Liban : Israël et le Hezbollah s’accordent sur un cessez-le-feu|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va tout de suite partir à Modine en Israël pour rejoindre notre correspondant sur place, Dror Even Sapir. Drawor, on vient donc de la prendre, c'est en tout cas un américain qui vient de nous un américain, j'ai perdu mon mot, vous voyez, mais un officiel américain qui vient de l'annoncer à la FP conclue entre Israël et le Esbola au Liban. Oui.
Et cette annonce a été confirmée par au responsable israélien cette fois-ci qui a donc confirmé cette cette information en insistant bien et c'est important du point de vue d'Israël que les troupes israéliennes déployées au sud de Liban resteront sur place dans ce que les Israéliens appellent les les zones de sécurité au sud du Liban à partir desquelles et bien les troupes israéliennes combattent le resbola, la milice chite proiranne. Euh une fois de plus, les Américains manifestement ont fait pression sur Israël. pour que la riposte à la mort de quatre soldats la nuit dernière au Liban soit contenu de manière à ne pas remettre en cause, on revient toujours euh euh à la même histoire, à ne pas remettre en cause donc les efforts visant à ce que c protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis soient signé publiquement.
Ça devait être le cas aujourd'hui en Suisse. Ça a été reporté en raison des tensions précisément au Liban. Merci beaucoup pour ces précisions Dror.
Donc en direct d'Israël. Bon, on comprend bien Michel Gerzanski, même si encore une fois on le dit, c'est à prendre avec des pincettes. Il faut voir sur le long terme comment ça se passe notamment au Liban et sur des frappes cette nuit encore.
On rappelle frappe meurtrière, 18 morts, au moins d'une trentaine de blessés dans le sud dans le sud du pays. Mais il y a en fond évidemment la pression des États-Unis de toute façon contre Israël et Benjamin Netaniaahou pour cesser les hostilité et pour que cet accord puisse signer car ça fait partie de l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour qu'on le rappelle bien nos téléspectateurs. C'est aussi un coup de pression des États-Unis.
C'est ça. C'est d'ailleurs annoncé par un officiel américain. C'est pas àin.
Je vous lis ce que disent les responsables israéliens qui vient d'être publié. Un cess le feu est entré en vigueur avec le esbola. Sal ne se retire pas de la zone de sécurité du sud de Liban.
Si le esbola attaque l'armée, Israël répliquera. Ce qui veut dire que ce cesser le feu, il est conditionné en fin de compte au fait que le esbola n'envoie pas de drone qui est pas de déchauffé hein, ça peut aussi se traduire comme ça entre les Israéliens sur le terrain et le esbola. Autrement dit, c'est quelque chose qui est fragile et tout ça alors que justement on apprend que potentiellement le D3 d'Ormous a à nouveau fermé aujourd'hui.
Nivine Potros vous êtes à DOA au Qatar, on a cette information difficile ou pas de la confirmer. Justement, quelles sont vos informations Nivine ? Alors effectivement, d'après un message les gardiens de la révolution euh diffusé il y a 2h sur le canal 16 de la Marine, le D3 d'Ormous serait de nouveau fermé et ça jusqu'à nouvel ordre.
La raison invoquée par Teran et bien les Américains ne respecteraient pas plusieurs points de l'accord pourtant signé jeudi soir à Versailles. Parmi ces points, il y a les frappes qui continuent au Liban. On vient de l'évoquer à l'instant, le blocus naval qui ne serait pas complètement levé, mais également la présence de troupes américaines dans les pays du Golfe Persique.
Les Américains ne respecteraient pas donc les termes de cet accord et jusqu'à qu'ils se mettent en conformité avec le texte et bien les gardiens de la révolution ne laisseront passer aucun bateau. Ceux qui s'y aventureraient et bien seraient tout simplement pris pour cible par la marine iranienne. Cette consigne, elle a été mise il y a 2h et vraisemblablement et bien elle est pour l'heure respectée car selon les données disponibles sur marine trafic, seuls les navires en transit vert ou depuis des ports iraniens sont actuellement en mouvement.
Tous les autres navires sont présentement à l'arrêt dans le D3 d'Ormouse. Plus tôt, Teran avait pourtant émis des consigne en expliquant au bateau qui souhaitait traverser le D3 qu'il devait formuler une demande sous 48 he ce qui semblait plutôt aller dans le sens d'une ouverture du D3. Et visiblement les choses bougent très vite.
La trêve annoncée entre Israël et le esbola et bien pourrait là aussi changer la donne même si pour l'heure c'est la confusion qui règne. Merci beaucoup Nivine Potros. Donc en direct de Doa au Qatar.
Alors général, on en parlait, c'est le flottement, c'est la guerre, c'est chacun utilise ses leviers parce que là, on pourrait imaginer que si le détroit d'ormous a fermé parce qu'il y avait les frappes au Livan, vu qu' là on annonce une trêve, et bien peut-être que dans quelques minutes, il va ouvrir à nouveau. Alors, c'est là que ça devient un peu dingue notamment pour tout le monde et aussi pour ceux qui nous regardent, c'est qu'en fait c'est ça, c'est chacun utilise les armes qu'il a pour faire pression sur les uns et les autres pour arriver au bout à ce que chacun veut. Ça devient un peu complètement dingue, on peut le dire quand même, non ?
Oui. Et aussi c'est le jeu non, c'est le jeu des vainqueurs. Les vainqueurs des Iraniens donc demandent toujours de plus en plus hein.
Là, on se disait il y a eu une escarbouche au Liban, donc c'est assez normal. Ils disent non, en plus il faut retirer toutes vos troupes euh des pays du golf. Et je pense que les les Iraniens qui tiennent Trump par la par la jugulaire d'ormous en quelque sorte, hein, vont vont pousser le le le plus possible.
Oui. Et quand on entend notamment alors on entend Moabbar, non, on ne l'entend pas. Généralement, ce sont des communiqués qui sont lus par des journalistes à la télévision iranienne.
Il l'a quand même dit. Voilà, on a signé cet accord. J'étais pas vraiment vraiment favorable sur tout mais on veut nous négocier en face à face.
Marion, on le voit depuis le début et on le dit souvent depuis maintenant plus de 100 jours, ils sont en position de force. Ils l'ont été en tout cas dans cette négociation et dans tout ce processus de guerre avec les États-Unis. L'Iran position de force.
Oui, en tout cas c'est leur sentiment et quoi que Donald Trump puisse en dire, c'est un petit peu ce qu'on ce qui ressort un peu de ce premier mérandum qui a été qui a été signé. Et donc Mabaramé qui s'est donc exprimé par voie de communiqué dit que il n'était pas d'accord. Il avait des divergences avec cet accord mais qu'il fait confiance au président et qu'il a signé.
Cependant, il met quand même aussi une petite nuance que les négociations en face-à ne vaudront pas pour acceptation de toutes les conditions américaines. Donc il laisse aussi penser que peut-être ils iront un peu plus loin, qu'ils iront essayer de négocier d'autres choses et aussi qu' a un retour en arrière et que la cessation des négociations est encore possible côté iranien. Et euh c'est par ces mots-là que Mosaba met un peu Moshaba Ramen met un peu le le doute sur l'issue de ces négociations et maintient aussi une pression sur les Américains.
Euh Niagale et Bagayoko euh on sent bien que le ton en plus reste menaçant. Euh il y avait encore ces déclarations justement du régime iranien qui dit "Si les ennemis euh franchissent les lignes rouges, attention parce qu'en fait on répliquera." Donc ils ne doivent pas franchir les lignes rouges.
Donc là encore une fois ça démontre ce que vient de dire Marion. Non, mais en effet, il se positionnent les Iraniens véritablement comme les vainqueurs de cet épisode de 4 mois. Et euh on voit que le système dans son ensemble fait front puisque cette déclaration de Mtabar Améney fait référence au président en exercice et on sait très bien qu'aujourd'hui ce sont ni le guide suprême ni le président qui tiennent les reines du pouvoir mais que ce sont en réalité les gardiens de la révolution et que ce sont eux qui sortent renforcés de cette épreuve de force.
On ajoutera aussi, c'est important de le dire, que la situation actuelle signifie aussi que la répression particulièrement féroce à laquelle a été soumise la population iranienne est loin quant à elle d'être promise à un terme puisque Donald Trump avait annoncé que les troupes américaines arrivaient aussi pour libérer les activistes et les manifestants iraniens. Là, plus personne n'en parle du devenir du peuple iranien. Il est s que le régime sera euh encore sans doute beaucoup plus la vi contre sa population.
Oui. Et le régime iranien qui veut montrer qu'il est toujours là et présent et justement bien c'est donc communiqué qu'ils sont lu. Voilà ce serait Mabarameney qui en tout cas écrit ses communiqués lu par des des journalistes à la télévision iranienne.
Pour que vous compreniez bien, on va justement regarder cette séquence. Sur le principe de l'accord. J'avais une opinion différente mais j'ai donné mon autorisation en raison de l'engagement que le respectable président Pesquian en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du Front de résistance et par respect de son acceptation explicite d'en assumer la responsabilité.
J'ai donc donné mon autorisation. Jamais vu Oui, on l'a toujours pas vu depuis le 28 février général, ça c'est certain. Alors après, est-ce que c'est une question stratégique ?
Est-ce que c'est qu'en effet finalement il ne peut pas se montrer, il est très affaibli, touché. On sait qu'il a été quand même gravement blessé. Donc il y a évidemment toujours cette interrogation.
Mais tout à l'heure on se posait encore cette question et il y a quand même de facto quelque chose, c'est que les États-Unis superpuissance n'a pas réussi à gagner la guerre contre l'Iran. Ça a même renforcé le régime en place selon vous. à alors ça a abîmé militairement le régime mais ça l'a renforcé à ce point même que moi je pense que ça va quelque part on on est en train de voir renaître l'empire l'empire pers l'empire pers on voit déjà que les les Émirats arabes unis vont payer vont payer l'Iran pour que l'Iran ne ne les frappe plus on voit que la cohésion des golfeurs, des pays du golfe est en train de se casser avec des pays qui sont sortis de de l'OPEP avec des pays qui sont sortis On les a eu d'ailleurs du conseil de sécurité du golf.
Et on voit donc que la belle unité est en train de se casser au profit de l'Iran qui risque fort à la sortie de cette de cette guerre de de devenir le maître en quelque sorte de cette région du goof. Et vous avez raison. C'est pour ça que moi je je n'aime pas enfin je je crois qu'il ne faut pas parler de puissance militaire américaine.
Vous savez la puissance ça vient de poter pouvoir. Vous savez que la guerre ça sert à produire un état politique différent et meilleur que le précédent. Et euh effectivement, les Américains ont ont beau être extrêmement forts, ils ne sont pas puissants et ils l'ont montré dans multiples exemples puisqu'ils n'ont gagné sérieusement aucune guerre depuis la deuxème guerre mondiale.
Et la raison la raison profonde, moi il se trouve que mon doctorat d'histoire portait sur les manières de guerre américaines et je crois que le problème des Américains, c'est qu'ils ne peuvent gagner des guerres que totales. D'ailleurs, depuis le début de 150 ans de la création des États-Unis, ils ont conduit des guerres totales. Et donc quand quand il s'agit de s'engager en moitié h pas suffisamment d'armement ou bien en allant pas au sol, ils ne sont pas capables de gagner.
Le le président le président Rosevelt a été capable de monter complètement son peuple en disant on ira jusqu'au bout. Et depuis mais les guerres ti, les guerres grises, ils les ont toutes perdues. Ils ont eu des succès techniques et ponctuels, mais des guerres non.
Et dans cette affaire-là, effectivement, ils ont voulu conduire, vous l'avez dit, la guerre sans la guerre. La guerre sans on l'a fait complètement en acceptant les risques de la guerre. Et là, on peut produire un état de paix meilleur que le précédent, sinon on n'y arrive pas.
C'est encore une démonstration très claire de cette vérité éternelle. Mais alors, est-ce qu'on peut même aller plus loin Michel Derzanski ? C'est-à-dire que dans cet accord, d'ailleurs, on l'a vu, c'est qu'on ne parlait plus de missile balistique, on ne parlait plus des drones.
L'Iran a presque on dirait carte blanche pour poursuivre son expansion militaire en fait. C'estàdire que aujourd'hui ce mémorandum permet à terme si ce mémorandum était transformé dans un traité de paix noir sur blanc où ce qui est mis dans le mémorandum paraîtrait dans le traité de paix effectif entre les États-Unis et l'Iran. Alors effectivement le fait de renoncer au fait d'inclure tout ce qui est balistique, au fait de renoncer d'inclure ce qui est missile, de remettre au calandre grec la question nucléaire, de délivrer plus de 300 milliards de dollars au euh gardiens de la révolution euh iranienne.
Alors effectivement là-dessus et et et derrière ça, aucune traçabilité américaine, si ce n'est que la parole iranienne, de dire "On restera calme." Si c'était cela qui était traduit dans 60 jours dans du marbre, alors effectivement ce serait une défaite américaine. Et c'est pour ça que des sénateurs aujourd'hui républicains mettent l'alarme en disant on peut pas signer ce genre de chos aller au bout de ce processus de cette manière-là.
Et comme vous l'avez dit tout à l'heure mon général, le politique c'est lui qui va déclencher la puissance politique au sens strict du terme dans cette affaire-elà. Et la question c'est que là en fin de compte ce que mesurent pas les États-Unis, du moins ce que mesurent pas les États-Unis mais l'administration Trump, c'est que lorsqu'on est face à un totalitarisme, parce qu'on est face au 21e siècle à un totalitarisme tel que Anna Rent les a décrit, on est face à de l'idéologie. On n'est pas face simplement à quelqu'un qui va faire du winwin, du gagnant gagnant.
Là, on est face à du politique et effectivement, comme le disait tout à l'heure général, quand il y a une inflexion du politique d'un côté et de l'autre côté, vous avez un totalitarisme, un totalitarisme où ça s'effondre, où ça va jusqu'au bout. Aujourd'hui, ce que je trouve intéressant, c'est que les Iraniens un vont jusqu'au bout, montent effectivement les enchères comme le disait le général et comme le disait madame. Mais au-delà de ça, il y a aussi quelque chose derrière, c'est que ça montre que l'idéologie va bien au-delà que la question monétaire, que la question d'ormous et cetera.
Et comme vous le soulignez tout à l'heure, aujourd'hui, il y a quand même une prise en otage d'une population que sont les Iraniens. On ne peut pas dire aujourd'hui que la République islamique d'Iran représentée par les Passes d'Aran, ce sont les Iraniens, ce sont les Perses, c'est autre chose. Aujourd'hui, c'est un euh c'est c'est une gouvernance totalitaire qui meurtrit à la population iranienne.
On va continuer à en parler parce que c'est important. Vous restez dans le général. Je sens que vous avez envie rajouter quelque chose rapidement.
Moi, je voulais citer Ron, ça fait toujours bien, qui disait "Ceux qui croient que les peuples négligeront leur passion pour leurs intérêts se trompent." À la fin, les peuples et les gouvernements font prévaleur leur passion et on est un peu dans ce