Questions au gouvernement (Octobre - Novembre 2024) | Les grands débats
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:01OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes pour lutter contre la soumission chimique ?
- 9:01OuverteRéponse directe
Comment allez-vous aider les agriculteurs touchés par la fièvre catarrhale ?
- 15:01FerméeRéponse directe
Allez-vous bloquer la vente de Sanofi à un fonds américain ?
- 21:01OuverteRéponse directe
Quels dispositifs pour indemniser les victimes des inondations ?
- 26:01RelanceRéponse partielle
Comment réduire la dette publique sans augmenter les impôts ?
- 31:01RelanceRéponse partielle
Pourquoi durcir les conditions d'indemnisation des arrêts maladie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:01Fait
« le 14 novembre dernier j'ai été victime de soumission chimique »
- 26:01Chiffre
« la dette publique représente 113 % du PIB soit 3300 milliards d'euros »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
je voudrais saluer la présence des familles de deux otages français encore détenus aujourd'hui dans la bande de Gaza et qui sont avec nous aujourd'hui en tribune bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro des grands débats nous allons revivre ensemble quelques temps fort des questions au gouvernement de ces derniers mois tout commence en octobre 2024 la 17e législature vient de s'ouvrir et le gouvernement de Michel Barnier fait ses premiers pas face aux députés lors des questions au gouvernement et l'actualité en ce début d'automne cette ce tragique anniversaire 1 an plus tôt ce cette attaque terroriste lancé face à Israël par le Hamas qui avait fait plus de 1200 morts 1 an après le massacre du 7 octobre les députés ont tenu à rendre hommage aux victimes et aux otages encore au mains du Hamas dans la bande de Gaza le 7 octobre dernier Israël s'est trouvé confronté à une attaque terroriste d'une rare cruauté exécuté par le Hamas cette attaque a laissé plus de 1200 victimes derrière elle une année s'est écoulée depuis cette tragédie qui nous a marqué à jamais en sé jour nous tenons à adresser nos plus sincères condoléances aux familles de victimes et et tout particulièrement à celles qui sont présentes aujourd'hui le groupe les démocrates s'associe à leur peine ou à leur inquiétude nous sommes à vos côtés nous n'oublions pas les morts comme nous n'oublierons pas les vivants 10 un otage madame la Présidente vous venez de le dire sont encore retenus aux mains du Hamas dont beaucoup sont peut-être déjà morts nous le condamnons avec la plus ferme la plus ferme exigence et exigeons qu'il puisse être libéré sans délai alors que le conflit s'enlise et qu'il s'étend désormais à la frontière du Sud Liban et à l'Iran les perspectives d'apaisement s'éloignent et chaque mort civil est à mort de trop mes chers collègues ne nous demandons pas pour qui sonne le glas chaque jour un peu plus il sonne aussi pour nous et l'idée que nous nous faisons de l'humanité face à ce conflit historique la position de la France est claire il est urgent de parvenir à une issue par le dialogue diplomatique en vue de réunir les conditions d'une paix durable dans la région face face à cette crise il est aussi de notre devoir d'éviter la tentation d'une importation du conflit dans notre pays pour cela la montée des actes antisémie doit être combattu sans relâche et l'apaisement sans cesse recherché Monsieur le Premier Ministre trouver la paix est une exigence elle doit être garantie pour tous pour nos compatriotes de confessions juives qui se sentent aujourd'hui menacés et s'interrogent sur leur place dans notre pays pour prévenir un embrasement général défendre la position d'équilibre assurant à à Israël son droit à exister sans être menacé tout en répondant à l'aspiration des Palestiniens de disposer d'un État souverain et en préparant la paix Monsieur le Premier Ministre quelles sont les orientations que vous poursuivez à l'échelle nationale et internationale pour y parvenir n n'oublions pas euh la douleur ne passe pas nous pensons à toutes ces victimes innombrables près de 1200 à leur famillees toutes ces victimes d'un attentat planifié perpétré par le Hamas qui a provoqué l'embrasement nous pensons aux otages parmi lesquels deux de nos compatriotes je salue avec émotion les familles de OAD yalomi et deer Calderon nous sommes rencontrés hier j'ai pas oublié je le dis à l'ancien ambassadeur d'Israël à Paris qui est avec vous qui vous accompagne ce que vous m'avez dit il y a il nous faut nous méfier du Hamas et puis vous m'avez dit il faut également qu'on se méfie de l'oubli hein VO et donc je veux vous redire comme je l'ai dit hier soir que nous n'oublions pas et nous n'oublierons pas nous pensons à toutes ces victimes aussi civiles très nombreuses à Gaza en sjordanie aux victimes civiles des deux côtés de la frontière du Liban la France mesdames et messieurs les députés réaffirme son engagement indéfectible pour la sécurité d'Israël j'ai dit devant vous je répète aujourd'u auourd'hi que la sécurité d'Israël n'est pas [Applaudissements] négociable depuis depuis le début de cette guerre provoquée par l'attaque de Hamas trop d'hommes trop de femmes de personnes âgées d'enfants sont morts il faut d'abord que tous les otages d'abord que tous les otages soient libérés il faut que la guerre il faut que les déplacés puissent retrouver leur foyer et que l'aide humanitaire puisse entrer à Gaza et puisse se déployer au Liban monsieur le Président feno comme l'a rappelé le président de la République comme le ministre d'affaires étrangères qui était dans la région pendant plusieurs jours et le dira tout à l'heure comme je l'ai dit moi-même la France participera à tout ce qui peut être fait pour éviter l'embrasement elle participera avec l'Union européenne avec les États-Unis avec les pays de la région à toute initiative évitant cet embrasement et avançant vers comme vous l'avez rappelé ce qui doit être l'objectif une paix durable mais qui passe nous en savons la clé par la création de deux états un État palestinien un État d'Israël vivant en paix et en sécurité se reconnaissant l' un et l'autre côte à côte voilà la clé et voilà l'objectif que nous continuerons de rechercher juste un mot monsieur le Président F pour faire écho à ce que vous avez dit ce conflit est très ancien il est l'un des plus anciens et très tôt lorsque j'ai eu l'honneur d'être minist d' affaires étrangères de la France je me suis engagé à ma place pendant un temps trop court pour tenter de faire que ce conflit revienne en priorité dans les engagements des États-Unis de l'Europe alors qu'il était redescendu en bas de la liste il a ce conflit de grave de grave résonance dans notre propre société vous l'avez rappelé il provoque des émotions des solidarités qui sont d'ailleurs légitimes d'un côté ou de l'autre pour autant les principes fondamentaux de notre République la laïcité la le refus de toute forme de racisme mais d'antisémitisme ces principes là qui sont ceux de notre République doivent être rappelés et défendus et voilà pourquoi Monsieur le Président je pense que il est il restera inacceptable pour nous pour le gouvernement tout entier pour je pense aussi vous-même que beaucoup trop de nos compatriotes de confession juives soient menacé que des synagogues soient incendié comme on l'a vu l'été dernier dans le Midi tout çaa reste inacceptable il n'y aura je vous ai dit mes lignes rouges l'autre jour à la tribune aucune forme de tolérance aucune à l'gard du racisme à l'gard de l'antisémitisme qu'il se traduisent par des agressions par des menaces ou qu'ils se traduisent plus quotidiennement on a tendance à l'oublier à l'école dans la rue dans les réseaux sociaux il n'y aura monsieur le Président fau aucune tolérance depuis le 7 octobre la guerre fait donc rage au Proche Orient et elle revient souvent dans les questions des députés lors des questions au gouvernement des députés qui s'inquiètent notamment de la situation à Gaza mais aussi au Liban où Israël a lancé une seconde offensive pour tenter d'éradiquer le Hezbollah il y a un an l'attaque terroriste la plus mortrière en Israël avait lieu les otages israéliens doivent être libérés la lutte contre le terrorisme n'est pas terminé ce conflit ne date pas du 7 octobre mais il en a pris une tournée inhumaine ce jour-là et depuis ce jour-là depuis une semaine la guerre s'étend et toute solution diplomatique s'éloigne chaque jour des familles fuient les bombardements d'autres sont tués beaucoup sont inquiets pour leurs proches en un an à Gaza plus de femmes et et d'enfants ont été tués que dans tous les conflits dans le monde ces 20 dernières années cela ne peut plus durer nos hommages et nos pensées sont dirigées vers toutes les victimes civiles de ce conflit israélienne palestinienn libanais et leurs voisins nous devons saluer les divers appels au cess le feu demandés par la France et tous les autres pays le Premier ministre israélien est clair il n'a que faire de vos demandes si les mots restent inaudibles les actions de la France doivent être plus efficaces monsieur le ministre il faut reconnaître immédiatement l'État de Palestine au côté de l'État d'israëlé national avait déjà voté favorablement en 2014 il vous reste à signer cette reconnaissance il faut suspendre les exportation d'armes vers Israël comme l' invite le président de la République française dans son appel au cesser le feu il faut suspendre les accords commerciaux la France doit cesser de faire pression sur la CPI pour que puisse enfin être émis les mandats d'arrêt internationaux regardez attendre espérer condamner condamné fermement aujourd'hui agir agir agir pour ne plus être complice ainsi Monsieur le Ministre quels actes concrets pouront être entrepris par la France la France depuis un an agit sur le plan humanitaire et sur le plan politique sur le plan humanitaire d'abord c'est la France qui un mois après le 7 octobre a organisé la première conférence internationale qui a permis de lever 1 milliard d'euros pour le soutien humanitaire à à Gaza c'est la France aussi qui a été le premier pays occidental à soigner des Gazaouis blessés grâce à la mise en œuvre de moyens militaires et en particulier le porte hélicoptère d'xmud c'est encore la France qui a affêé 1200 tonnes de fretes humanitaire jusqu'à la bande de Gaza avec ses partenaires grâce à des opérations aériennes ou terrestres et sur le plan diplomatique c'est la France qui est le premier pays du G7 à avoir appelé au cesser le feu avoir soutenu les quatre résolutions qui ont été adoptées aux Nations unies sur ce sujet la France a aussi été un moteur pour l'adoption de sanction à l'encontre des colons extrémistes et violents en s-jordanie avec des sanctions prises à titre national contre 28 individus et deux trains de mesures pris au niveau européen après un travail de conviction qu'a mené la France et enfin c'est la France qui est l'un des rares des très RAR pays à soutenir directement l'Autorité palestinienne aujourd'hui tout cela si je puis dire c'est ce que nous avons fait depuis 1 an mais évidemment que nous ouvrons activement pour obtenir le plus rapidement possible un cesser le feu entraînant la libération inconditionnelle des otages et faisant terre euh les les larmes le feu et et et faire cesser le sang et puis pour travailler le plus rapidement possible sur cette solution à deux États qui passent par la création d'un état de Palestine la reconnaissance mutuelle et collective et des garanties de sécurité pour Israël autre actualité glaçante en cette rentrée le procès des viols de Mazan qui s'est ouvert en septembre une affaire dans laquelle 49 hommes sont accusés d'avoir violé une même femme Giselle pelic droguée à son insue par son mari Dominique pellic Sandrine joso député a elle aussi été victime de ce qu'on appelle la soumission chimique elle a réussi à échapper à son agresseur par ailleurs sénateur et elle se bat depuis pour informer et alerter sur ce fléo écoutez le 14 novembre dernier j'ai été victime de soumission chimique 7 mois après ce traumatisme et une lutte acharnée avec l'association mendorpa fondée par Caroline Darian peronis la fille de Giselle pellicot je démarraai avec la sénatrice Véronique guotin une mission gouvernementale mandatée par Gabriel Atal qui a été l'un de mes premiers soutiens avec François baayot notre objectif aider à à identifier et détecter les cas de soumission chimique pour améliorer la prise en charge des victimes aujourd'hui en plein procès historique se tient en Avignon un procès pour juger les crimes effroyables commis sur Giselle pellicot Monsieur le Premier Ministre dès votre nomination nous vous avons écrit pour que cette mission soit reconduite immédiatement nous le devons pour toutes les victimes de ce pays qui ont vu comme moi leur vie basculer après avoir été drogué à leur insu pour que cesse enfin ce crime parfait qui ravage anéanti et détruit la vie de milliers de Françaises et de français monsieur le Premier ministre le monde nous regarde et la France se doit d'être exemplaire il faut que la honte change de camp elle le pourra si et seulement si on comprend enfin la douleur des victimes et si on aide tous les professionnels qui les accompagnent pour leur reconnaissance et leur reconstruction pour qu'on puisse entendre partout victime on vous croit pour que les victimes ne soient plus seules pour que la société toute entière fasse bloc contre ces crimes il est urgent d'agir relançons ensemble cette mission je vous remercie merci beaucoup ma cher collègue la lutte contre les violences sexuel et sexiste a été érigé en priorité par le Premier ministre Michel Barnier dans sa déclaration de politique générale il a ainsi posé comme ligne rouge de son gouvernement je cite ces mots il n'y aura aucune tolérance à l'égard des violences faites aux femmes c'est la raison pour laquelle le Premier ministre a décidé de vous nommer à nouveau parlementaire en mission sur la lutte contre la soumission chimique comme violence faites aux femmes de même que la sénatrice Véronique Guillotin qui travaille avec vous sur le sujet je salue cette décision qui était nécessaire et très attendue elle vous permettra d'achever la mission que vous que vous avez confié Gabriel àal le 8 avril dernier comme vous je suis convaincu qu'il faut accélérer pour protéger les femmes les enfants et les hommes de ses abus ils peuvent être aussi concerné le cercle familial comme l' montré les de Maan je serai très attentive aux recommandations que vous proposerez nous en avons déjà évooquer certaines comme le kit du lendemain permettant au aux victimes d'agir rapidement pour leur sécurité autre dossier brûlant sur le bureau du Premier ministre en cet automne 2024 les difficultés du monde agricole après la crise qui avait marqué l'hiver 2023 un projet de loi avait été présenté au Parlement censé répondre aux difficultés des agriculteurs notamment sur le plan financier mais la dissolution à stopénette son adoption et les paysans français continue d'alerter sur les revenus insuffisants et des normes trop complexes mauvaise récolte viticulteur en difficulté réduction de la collecte de lait par Lactalis fièvre catarale forceé de constater que cette liste non exhaustive fait office de bruit de fond à vos oreilles quand elle devrait raisonner comme un signal d'alarme non seulement vous restez sour à la détresse des agriculteurs mais pire tels des faossoyeurs du secteur vous continuez de négocier le traité du Mercosur à Bruxelles dont vous avez refusé de discuter à l'Assemblée le 31 octobre prochain voilà la considération que vous avez pour ceux qui nourrissent les Français visiblement vous n'avez tiré aucune leçon de la crise agricole du début d'année revenons à la fièvere catarale cette maladie touche durement le Nord provoquant de véritables écatomes j'ai ici une pensée particulière pour les agriculteurs de la veinois notamment de damouszi qui m'ont montré les ravages provoqués par la maladie les éleveurs comptent de nombreux cadavres et il faut financer les carissages il ne faut pas être mathématicien pour constater la double peine la manne financière attendue de la bête qui disparaît et les éleveurs doivent s'acquitter en plus de l'enlèvement du cadavre eu égard à la récurrence de la maladie la période de vaccination aurait dû être anticipé car je vous l'prends peut-être gouverner c'est prévoir que fereit donc que vous que ferez-vous donc Madame la Ministre allez-vous accorder des aides financières aux oleveurs comme au maladie à la maladie hémorragique épisodique allez-vous soulager les agriculteurs des cûps d'écarissages des frais d'hygiène préventive allez-vous enfin prévoir des vaccin pour tous les stéréotypes de la maladie sans distinction et j'ai vu que vous avez répondu j'ai bien entendu que vous avez répondu à deux question sur l'agriculture juste avant mais c'était du blabla nous on demande des actes car l'agriculture se meurt je vais vous répondre sur un autre ton que celui que vous avez utilisé car je crois véritablement que la crise que connaissent les agriculteurs mérite autre chose qu'une petite instrumentalisation [Musique] politique des réponses concrètes que vous appelez de vos vœux nous les apportons et ce bruit de fond auquel vous nous accusez de ne pas répondre nous l'avons bien sûr entendu et nous l'avons démontré au Sommet de l'élevage à cournom je l'ai dit où des mesures très précises ont été annoncées le fond d'urgence de 75 millions d'euros le fait que la décapitalisation des cheptel ne donne pas lieu à réfaction des aides européennes le fait que nous mettions en place que nous réfléchissions à la mise en place d'un prêt garanti voilà quelques-unes des mesures très précises très concrètes que nous allons mettre en œuvre vous évoquez madame la députée le mercosour sur le mercosour je voudrais tout de même rappeler que c'est grâce à la France qui a fait adopter un protocole additionnel que nous avons bloqué l'application du Mercosur il faut le rappeler il faut que vous le sachiez je vous l'apprend peut-être et la famille et la famille politique à laquelle j'appartiens c'est toujours opposé au Mercosur tout simplement parce que cet échange cet échange n'est pas équilibré e pas par des clauses miroir les contraintes que l'on impose à nos propres agriculteurs et donc vous voyez que sur cette question comme sur tant d'autres madame la députée dans les questions comme dans les réponses il faut être précis au début de l'année la détresse des agriculteurs a ému l'ensemble des Français leur mobilisation était motivée par une sévère crise du revenu que les mesures êt prises par le gouvernement précédent n'ont absolument pas réglé car ce qui menace aujourd'hui la productivité l'agriculture la souveraineté alimentaire et donc le revenu des agriculteurs c'est le dérèglement climatique c'est l'effondrement de la biodiversité la crise est donc structurelle et exige une réorientation profonde des politiques publiques afin de soutenir la bifurcation des pratiques vers des modèles plus résilients les agriculteurs méritent mieux que des mesures qui ne sont que pansement sur une jambe de bois les épisodes météorologiques et sanitaires de cet été confirment cette analse il plonge les agriculteurs dans une crise encore plus profonde renforce le caractère d'urgence des mesures à prendre avec audace et courage à quelle échéance allez-vous mobiliser la réserve de crise européenne outil de solidarité des agriculteurs entre eux pour indniser les pertes liées à la fiève catarale la maladie hémorragique les salesonénoses la grippe aviaire pour l'ensemble des souches pathogènes mais aussi pour les pertes de revenus induits par des phénomènes annexes tels que la stérilité ou l'avortement comme réclamé comme le réclamament les éleveurs au Sommet de l'élevage la semaine dernière permettez-moi de revenir sur quelques points d'abord il faut apporter des réponses parce que le monde agricole les agriculteurs connaissent une véritable crise de perte de sens lorsqu'ils ne se sentent pas soutenus par la nation lorsqu'ils sont accusés de tous les mots et lorsque les problèmes auquels ils sont affronté ne sont pas réglés prenons l'exemple de la crise sanitaire elle est majeure elle est profonde elle est grave elle touche tous les territoires du tous les tous les aspects de notre territoire national et puis c'est une crise qui se combine fco8 fco3 MHF vous savez tout ça par cœur le Premier ministre au Sommet de l'élevage à Cournon a annoncé un plan d'action et de soutien massif à la filière ovine qui est de toutes les filières probablement celle dans le monde animal qui souffre le plus c'est un fond d'urgence de 75 millions qui a été décidé par le Premier ministre annoncé à Cournon c'est l'extension de la vaccination gratuite pour l'ensemble de la filière ovin et bovine si elle le souhaite contre la fiève cataralovine cérotype 3 autre dossier économique après l'agriculture la souveraineté industrielle française le groupe Sanofi souhaite vendre une partie de sa filiale opellaa qui fabrique le doliprane à une entreprise américaine une annonce qui a rapidement pris une tournure politique monsieur UDA le PDG de Sanofi n'avait pas cru bon d'alerter madame oua Castera membre du précédent gouvernement sur la vente de sa filiale orpella un fond de pension américain qui entraînerait de possibles délocalisations de poss possible suppression d'emploi notamment sur les sites de Lisieux et de Compigne qui font de l'assemblage du doliprane cette absence de patriotisme économique dont on ne peut pas être surpris aura pour conséquence d'entamer encore une fois notre souveraineté sanitaire mais également de livrer un fleuron rentable un fleuron qui a bénéficié du soutien de la puissance publique à travers une centaine de millions d'euros du crédit impôtrecherche à une puissance étrangère pourtant il y avait d'autres possibilités notamment des possibilités d'offre française qui existaient avec une des engagements sociaux plus solides et qui permettaient de maintenir cette structure sous pavillon français nous vous le disons tout Go monsieur le Premier ministre nous n'accepterons pas le discours de fier à bras de rouler les mécaniques nous avons le souvenir d'Alstom qui a été racheté par la Générale électronique l'enjeu est simple soit soit la France sauvegarde sa production d'ollyprane soit elle se vend au fond de pension américain vous n'avez plus d'excuses Monsieur le Premier Ministre pour utiliser le décret Montebourg ce décret qui soumet autorisation préalable avant session totale ou partielle à une puissance étrangère les fleurons stratégiques des secteurs de la santé en particulier voilà ce que ferait d'ailleurs un gouvernement sous l'autorité de la présidente Marine Le Pen ma question est simple allez-vous utiliser ce décret protecteur ou allez-vous comme d'habitude laisser faire je veux vous assurer de notre plein engagement sur ce sujet et comme vous l'avez dit dans le cadre de la procédure de protection des intérêts des investissements étrangers en France dès l'annonce par Sanofi de sa volonté d'entrer en négociation nous avons indiqué les engagements économique clair précis et sur le long terme qui devrait être respecté en premier lieu duquel et je suis sûr que nous nous retrouverons là-dessus le maintien de l'emploi le maintien de l'emploi de la production que le doliprane continue à être produit en France de la Recherche et Développement et plus globalement pour inclure également comp Pienne le maintien de l'empreinte industrielle et je vous le dis aussi clairement que vous l'avez demandé oui nous mènerons la procédure de contrôle des investissements étrangers en France telle que prévu par la loi et à ce stade il est impossible de dire comment finira la discussion mais je vous le dis très clairement rien n'est interdit rien n'est exclu et nous continuerons au fond loin des polémiques individuelles que certains voudraient susciter à défendre l'emploi industriel et à défendre la souveraineté sanitaire monsieur le ministre nous doutons nous doutons que cette opération serve pleinement nos intérêts et qu'elle s'inscrive dans la politique d'attractivité que nous menons depuis 7 ans cette politique qui a permis en 7 ans de créer de 7 millions d'emplois cette politique qui a permis de relocaliser nos chaînes de valeur au service de l'indépendance de la France un exemple le doliprane justement depuis 7 ans nous nous sommes battus pour l'implantation d'usine qui nous permettent aujourd'hui de relocaliser la chaîne de valeur du doliprane en France cette politique enfin qui a toujours servi notre intérêt national avec Gabriel Atal et Bruno Le Maire nous avons renforcé nos contrôles sur les investissements étrangers dans nos secteurs sensibles nous avons ainsi protégé des dizaines d'entreprises stratégiques comme biogarant du rachat ou de la disparition dans cette logique et dans l'intérêt de notre pays ni la représentation national ni le gouvernement ne peuvent laisser Sanofi mener cette opération sans contrôle de l'État l'état s'il y a projet sera saisi et je vous l'annonce ici en plein accord avec le Premier ministre je suis en train d'étudier Laib présence de l'État au conseil d'administration ainsi que la participation au capital parce que la stratégie industrielle et de souveraineté que nous avons constru ces dernières années ne se négocie pas comptez sur notre vigilance mais la santé n'est pas le seul sujet d'inquiétude dans cette fin d'année le climat la aussi entre le 16 et le 20 octobre des pluies exceptionnelles s'abattent sur le pays en particulier sur 11 département dont l'Ardèche et la Haute Loire entraînant inondation et coulé debout bilan plus d'un000 milliers de personnes évacué des routes des voies et des chemins de fer coupé et des écoles fermées ainsi que des milliers de foyers privés d'électricité ma question concerne les très graves inondations de jeudi dernier en quelques minutes des dizaines de communes de la Haute Loire de l'Ardèche de la Loire et du rô sont passé en alerte rouge submergé par des crus extrêmes de mémoire d'homme les E en torentebou ont pu dépasser par endroit tous les niveaux connus la France a découvert stupéfaite des image d'apocalypse dans la vallée du GI l'autoroute sous les EAU la voie ferrée coupée le centreville de rive deier dévasté givor et sa zone commerciale inondée chez notre collègue Jean-Luc fugit que j'associe volontiers à cette question bien sûr à l'heure d'un premier bilan nous nous réjouissons de ne pas C de victime je tiens ici d'ailleurs à saluer la solidarité des habitants et l'action efficace des services publics qui a permis d'éviter le pire mais le bilan des dégâts matériels est dramatique pour les commerçants les agriculteurs les habitants qui ont pour certains tout perdu pour les communes dont les équipements communaux ont été détruits ou endommagés sans parler des fortes perturbation de transport qui nous rappelle la fragilité de nos infrastructures entre givor et Saint-Étienne madame la ministre il va falloir agir très vite tirer très vite les leçons de cette crue agir au-delà de la reconnaissance de l'état de catastrophe naturel pour ces communes quel accompagnement des sinistrés face à des procédures d'indemnisation complexe comment mieux prévenir mieux protéger les populations notamment dans le secteur du j bref quelle est notre capacité collective d'adaptation au risque dans ce contexte de changement climatique nous allons donc agir agir c'est d'abord immédiatement instruire le dossier de catastrophe naturelle qui s'agissant des épisodes que vous mentionnez ne devrait pas prendre beaucoup de temps en terme d'analyse et vous savez que le ministère de l'Intérieur prévoit de déclarer cet état dans les prochains jours c'est ensuite lancé l'mission d'inspection avec ma collègue Catherine Vautrin pour aller évaluer les dégâts puisque c'est un processus nécessaire pour pouvoir ensuite déclencher la dotation de solidarité aux collectivités locales qui sont touché par des épisodes climatiques c'est encore comme l'a fait mon collègue Antoine Armand mobiliser le secteur des assurances pour s'assurer qu'ils agissent vite déclenchent les expertises et apporte le plus vite les réponses aux sinistrés qui veulent faire jouer leur assurance ça c'est l'immédiat et puis il va falloir construire l'après l'après c'est à la fois reconstruire mais reconstruire de façon à mieux faire face à des risques dont on voit que l'ampleur est en train d'augmenter c'est tout l'enjeu de l'adaptation au changement climatique mieux prévoir mieux construire mieux se protéger développer une culture de risque c'est tout l'enjeu du plan national d'adaptation au changement climatique que nous annoncerons dans les prochains jours ces événements autrefois exceptionnels s'inscrivent désormais dans une série noire d'épisodes climatiques intenses qui frappent notre pays de plus en plus régulièrement et le pas de calé que j'ai l'honneur de représenter avec ma collègue avec ma collègue Pauline levasseur n'a pas non plus été épargné avec des précipitations et des crus historiques l'hiver dernier à la tête du gouvernement Gabriel Atal avait réagi promptement se rendant sur place dès le jour de sa nomination puis chaque mois afin de suivre l'avancée des dossiers comme vous avez pu le faire il y a quelques jours madame la ministre dans la Loire ainsi que monsieur le Premier ministre depuis le centre opérationnel de gestion interministérielle des crises aussi malgré 250 millions d'euros débloqués par l'État ainsi que l'engagement des collectivités de nombreux travaux restent à réaliser ce qui nous l'inquiétude des habitants alors que l'hiver approche et qu'une nouvelle catastrophe est à craindre nommé rapporteur de la mission d'information sur l'adaptation deaménagement des territoires au changement climatique des pistes me remontent déjà madame la ministre quelles actions immédiates le gouvernement compte-il mettre en place pour répondre aux attentes légitimes de nos concitoyens et renforcer l'adaptation de nos territoires face au dérèglements climatiques qui bouleversse nos vies tant en métropole que dans les outres mèes c'est plus de 250 millions d'argent public vous l'avez dit c'est plus de 500 opérations qui ont été réalisées je connais votre engagement sur ces sujets de la prévention des risques et d'adaptation au changement climatique ainsi que celui des députés fujit Riester j'étais également au côté du député Riester lors des inondations en cenmarne et je salue à cette occasion la création d'une mission d'information parlementaire sur le sujet et votre nomination en tant que rapporteur vous le savez nous allons annoncer un plan national d'adaptation au changement climatique dans les prochains jours son objectif sera de porter des actions très concrètes à la fois sur la prévention des risques les investissements la culture du risque mais également il n'y a pas que les inondations il y a les canicules il y a les vents violents et l'objectif c'est derrière tout cela de mettre à disposition des collectivités locales une boîte à l' outil qui leur permett de mieux se protéger c'est d'abord une question d'ingénierie on l'a vu dans le pas decalé prévoir anticiper les inondations savoir correctement aménager les vatringues savoir correctement entretenir les fossées pour que l'eau s'écoule au bon rythme pas trop vite pas trop lentement prévoir les zones d'expansion tout cela demande de l'ingénierie deuxième élément la question de la gouvernance vous l'avez également mentionné il faut rassembler la gouvernance le faire au juste niveau de territoire mais nous avons besoin on l'a vu dans le pas decaler de rassembler les acteurs encore mieux troisièmement il y a évidemment un sujet de moyen et ça je compte sur le Premier ministre pour pour accompagner les collectivités locales et l'État enfin c'est une question de procédure là aussi nous avons innové dans le Pas de calé et nous appuyons sur cette expérience autre grand dossier de cette fin d'année 2024 évidemment la bataille budgétaire le projet de loi de finance va faire l'objet de questions enflammées lors des questions gouvernement monsieur le Premier ministre en 1978 quand vous arrivez dans cet hémicycle la dette publique représente 21 % du PIB soit 80 milliards d'euros la dépense publique 45 % du PIB et le déficit public 18 milliards d'euros aujourd'hui la dette publique représente 113 % du PIB soit 3300 milliards d'euros et le déficit public 174 milliards d'euros et puisque les Français ont un bon sens qui échappe à leurs dirigeants ils sont 80 % à juger très urgent de réduire la dette alors la réponse de la gauche est claire les taxes taxes sur l'eau touristique taxes sur les animaux de compagnie taxes sur les vélos nous voici revenus dans Robin des boois avec dans le rôle du shérif de Nottingham la France insoumise qui s'endort le soir en rêvant de nouvelles taxes la dage populaire nous dit qu'à tous les problèmes il y a une solution la gauche se l'approprie et ça devient à tous les problèmes il y a une taxation mais après tout depuis la doctrine Hollande on sait que recette comme dépens je cite c'est gratuit c'est l'État qui paye quelle est la réponse du gouvernement augmenter encore et encore et encore les prélèvements obligatoires dans le pays le plus taxé de l'OCDE votre gouvernement a décerné un peu mieux faire de 40 milliards d'euros au français et comme tout change mais rien ne change comme vous ne présentez aucune réforme structurelle pour baisser les charges de cet état hypertrophié devenu une maladie autoimmune notre dette toujours elle sera encore plus lourde plus insupportable dans un an 66 milliards supplémentaires vous évoquez la hausse de l'endettement de notre pays il serait je crois honnête de rappeler pourquoi la dépense publique a augmenté ces dernières années nous l'avons fait d'abord pour protéger cet état a été au rendez-vous face à la crise covid cet état a été au rendez-vous face à la crise énergétique qui aurait pu faire flamber les factures de nos concitoyens et de nos entreprises s'il vous plaît s plî ce n n'a pas été le cas alors que nos voisins européens eux voyaient une inflation bien supérieure cela a été fait en maintenant une croissance supérieure et en maintenant un taux d'emploi supérieur à nos voisins européens ceci étant dit la réalité de la dépense publique exige exige que nous devons agir aujourd'hui pour redresser nos comptes et cela ne se fait pas dans le projet de loi de finance initiale d'abord par la hausse des prélement obligatoire je ne vous laisserai pas dire cela c'est d'abord la baisse de la dépense publique qui est à l'origine du redressement de nos comptes publics et nous aurons le débat dans quelques minutes et sur les prochains jours pour que vous puissiez démontrer que ce n'est pas par la hausse d'impôt par le vote pour ou par l'abstention que vous laisserez faire effectivement le matraquage fiscal que j'évoqué tout à l'heure au collègue berger et nous le verrons vote par vote et nous le verrons vote par vote en attendant monsieur le député je seraiis extrêmement heureux d'entendre vos propositions sur la baisse de la dépense publique et nous nous donnons rendez-vous lors de la deè partie de ce projet de loi de finance où vous verrez que quand il faut faire des choix courageux pour faire mieux avec moin on verra si vous et votre groupe est au rendez-vous après 50 ans de déficite le gouvernement de Michel Barnier a proposé en 15 jours seulement une copie permettant de baisser la dépense publique de 40 milliards d'euros et d'augmenter les recettes de 20 milliards c'est vrai qu'avec Leurent voquier avec tous mes collègues de la droite républicaine nous trouvions déjà que 20 milliards même provisoire même ciblé c'était déjà considérable trop même sans doute mais voilà la semaine dernière en commission des finances la France insoumise et ses alliés ont décidé d'adopter non pas 20 mais 60 milliards d'euros supplémentaires d'impôt 60 milliards il disait qu'ils allaient taxer les Ultra riches et les grosses entreprises en réalité ils ont décidé d'attaquer les Français tous les Français de taxer tout tout le temps les résidences principales taxe les résidences secondaires taxes aussi même le logement social sur Taxe les entreprises familiales et leur transmission taxe encore l'assurance vie l'épagne oui il faut dire la vérité vous avez décidé de tout taxer même les Français de l'étranger il passe taxe taxe et taxe encore il faut le dire aussi vous l'avez fait avec la complicité du rassemblement national qui par son vote ou par son abstention a permis l'accumulation de ces monstruosités fiscales nous sommes déjà dans le pays champion du monde de la fiscalité et ça ne vous suffit pas mes chers collègues d'ailleurs vous vous apprêtez à voter ensemble l'abrogation de la réforme des retraites qui générait jusqu'à 15 milliards d'euros de déficit supplémentaire il faut le dire à tout le monde cela ruinerait non seulement le pays mais mett en danger les retraites de tous les Français alors Monsieur le Ministre ma question est simple allez-vous enfin oser vraiment la baisse de la dépense publique allez-vous donner des garanties à tous les Français que vous les protégerez contre le programme du rassemblement national et de la gauche le même programme qui en définitive aboutit à un seul résultat semer la misère fiscale dans notre pays permettez-moi de rappeler ce qu'est le texte initial parce que vous l'avez dit à justet titre la copie de la commission des finances même si le texte a été rejeté Infiné prévoyez vous l'avez dit entre 50 et 60 milliards d'euros d'impôts et nous ne parlons ici que d'impôts supplémentaires et ça j'y reviendrai nous ne l'acceptons pas ce que propose ce gouvernement c'est un redressement fort rapide pour que nos finances publiques puissent avoir une trajectoire de retour sous les 3 % à horizon 2029 pour y parvenir l'année 2025 est ambitieuse mais elle est nécessaire 5 % de déficit et vous avez raison cela doit d'abord passer par la réduction de la dépense publique alors bien sûr la procédure budgétaire veut que nous parlions d'abord des recettes mais je vous le confirme dans toute la deuxième partie il y a bien 40 milliards d'euros de baisse de réuc de réduction de dépenses publiques dont la moitié plus de la moitié à hauteur de 20 milliards d'euros sur l'état et cela nous nous y tiendrons et c'est dans la copie initiale ceci est dit monsieur le député il faut savoir ce qui est acceptable et pas acceptable et nous l'avons déjà vu dans les débats qui ont commencé depuis lundi qui finalement jusqu'à présent reflète exactement de la même façon ce qui s'est passé en commission des finances dit autrement ça part mal ça part mal pour le contribuable ça part mal pour le contribuable particulier ça part mal pour le contribuable entreprise et nous avons effectivement une vraie question à poser aux Français voulons-nous un matraquage fiscal pour redresser nos comptes publics pour tous voulons-nous enfin prendre la responsabilité de la baisse de la dépense publique d'abord alors une des pistes évoqué par le ministre de la Fonction publique pour faire des économies c'est d'augmenter le nombre de jours de carence pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie en le faisant passer de 1 à 3 comme dans le privé une annonce qui a provoqué la colère des députés de gauche monsieur le ministre de la Fonction publique ou plutôt dirais-je de la liquidation de la fonction publ vous avez récemment déclaré en plus de la suppression de la jipa que l'absentéisme des fonctionnaires représentait un coût insoutenable pour l'État et vouloir donc durcir les conditions d'indemnisation des arrêts maladies en les alignant sur les conditions du secteur privé sauf que vous oubliez de dire que les 2/ers des salariés du privé sont couverts par des conventions collectives vous ne visez donc pas l'équité publique privée mais bel et bien de faire encore et toujours des économies plutôt que traiter les causes de l'absentéisme vous vous en prenez aux conséquences en pointant du doigt les absents quelle honte de pointer ainsi les serviteurs de l'État stoppez cette stigmatisation respectez-les dans la fonction publique nous sommes à 14,5 jours d'absence en moyenne par agent alors que dans le privé nous sommes à 11,6 le coût de l'absentéisme monsieur le député est aujourd'hui de 15 milliards nous devons regarder la réalité des chiffres en face humiliation est permanente selon vous il s'agit d'un alignement sur le privé pourtant 2 tiers des salariés du privé n'ont pas de jours de carence 70 % des salariés du privé bénéficient pendant les arrêts maladies de 100 % de leur salairire vos mesures ne s'aligne pas sur les conditions du privé mais sur celles des entreprises les moins disantes sur le plan que vous citez je l'ai déjà annoncé il contient effectivement vous l'avez dit deux mesures de responsabilité le passage jour de carence à 3 dans la fonction publique ainsi que la baisse de la prise en charge qui est aujourd'hui à 100 % dans la fonction publique à 90 %. ces mesure vise à rapprocher le système public et le système privé et Madame la Députée vous avez émis un chiffre le fait que les 2/ers des salariés ne seraient pas concernés par la carence mais d'où vient ce chiffre madame la députée quelle est votre source la réalité sur ce chiffre madame la députée c'est que les choses sont beaucoup plus compliqué il y a 650 conventions collectives dans notre pays j'ai passé une partie de la nuit dernière les dépouillés pour les regarder attentivement et et vous découvrirez que nombre nombre de convention collective ne prévoit absolument pas la prise en charge quelle qu'elle soit c'est le cas de la convention collective sur la coiffure les services à la personne la restauration rapide la boulangerie nombre de conventions collectives ne prévoi dans le privé aucune prise en charge particulière et quand elle le prévoit dans certains cas elles le font sous conditions soit d'ancienneté du salar soit parce que il y a un nombre d'absence maximum toléré dans l'année et donc dire que dans le privé le système serait merveilleux et que tout serait pris en compte est un élément qui est faux madame la députée plutôt que de lutter contre la maladie contre les causes de la maladie contre la souffrance au travail contre l'augmentation des suicides contre les accidents du travail vous punissez 100% des malades sous les applaudissements du président du Rassemblement national Jordan Bardella qui s'est dit favor vos provocation vous voulez imposer 2 jours de carence supplémentairire c'est-à-dire que tout le monde comprenne bien 2 jours sans rémunération lorsque le fonctionnaire est malade quand un salarié est malade il a besoin de soins de repos pas qu'on lui supprime 2 jours de rémunération vous avez également annoncé vouloir réduire de 10 % le salaire de fonctionnaire lorsqu'il est malad et arrêter jusqu'à 3 mois et ainsi vous prétendez je vous cite responsabiliser les agents tout est dans ce mot donc pour vous les agents malades ne sont pas des gens responsables ce sont des feignants et des tricheurs c'est obsè monsieur le ministre c'est obsè vous n'avez aucune étude de démentre votre propos je vais donner deux arguments il y en a plein contre ce que votre propagande les agents de la fonction publique en particulier hospitalière sont plus malades que les autres fonctionnaires et C du privé mais je vais vous dire une chose quand on est face à la maladie au malad et bien on est plus malade c'est une banalité monsieur le ministre deuxièmement les fonctionnaires sont certes plus un arrêt maladie que ce du privé mais ils sont plus âgés au moins de 6 ans et je vais vous dire notre scoop quand on est plus âgé on est plus malade deuxème banalité je n'ai jamais eu le moindre propos méprisant vis-à-vis des fonctionnaires j'ai toujours affirmé mon respect mon remerciement mon admiration pour l'ensemble des 5,7 millions d'agents de la fonction publique et ce n'est pas parce que nous mettons l'accent sur un vrai problème qui est celui de l'absence vous dites que ça n'existe pas monsieur corbierre ça existe il y a des services oui l'absentéisme l'absence est plus importante et elle dérive avec le temps c'est-à-dire qu'il fut un temps dans le public et dans le privé nous comptions le même nombre de jours moyens d'absence par an et avec le temps depuis 10 ans les choses ont divergé et il y a beaucoup plus de jours d'absence moyen par agent dans la fonction publique y a dans le privé vous apportez des explications sur le fait que il y aura un contact avec les gens mais dans le privé aussi il y a aussi des contacts humains qui peuvent exister dans un certain nombre de métiers o on nobserve pas exactement le même nombre d'absence et donc et comment expliquez-vous aussi que dans la fonction publique territorial le chiffre que j'aiévoqué tout à l'heure monte à 17 donc vous voyez bien que ce n'est pas qu'une question médicale par rapport au contact avec les malades monsieur corbierre ce que je veux dire par là c'est que plutôt que de mettre le sujet sous le tapis comme vous le faites plutôt que de monter au créneau qu m'insultant en expliquant que j'ai pas de respect pour les fonctionnaires regardons les chiffres en face et essayons d'y apporter une réponse on n peut-être pas les mêmes réponses monsieur corbierre mais essayons de ne pas enfouir le sujet sous le tapis et dans le plan que je propose il y a effectivement des mesures de responsabilité je reviens pas dessus je les ai évoqué mais il y a aussi une mesure d'accompagnement des conditions de vie au travail avec l'ergonomie des postes avec une amélioration des conditions il y a une mesure sur la simplification administratif pour les agents pour qu'ils regagnent du sens dans leur travail quotidien il y a une mesure de d'accompagnement face aux AGR face aux attaques de protection fonctionnelle le plan que le gouvernement présence monsieur corbierre il est sur tous les angles à la fois des mesures de responsabilité mais aussi des mesures d'accompagnement et de justice vous qui aduz le secteur privé vous devriez savoir que de tiers de salariés du privé sont protégés contre la perte de revenu c'est un récent rapport de Ligas mais nulle trace dans votre projet d'une quelconque mesure compensatoire pour les fonctionnaires en arrêt maladie ils étaient déjà mal payés et mal considérés vous choisissez maintenant de les insulter aider les gens à bien exercer leur métier et moins vendeurs que de les pointer du doigt alors plutôt que de vous attaquer au causes qui engendrent les absences vous faites le choix de fragiliser toujours plus l'état de santé des agents publics et de ceux qui sont à leur contact monsieur le ministre nous voulons vivre dans un pays dans lequel les personnes n'ont pas peur de se soigner et sont même encouragés à le faire mais plus vos amis d'extrême droite vous applaudissent plus votre gouvernement tombe dans la surenchère la plus crasse à après votre loi immonde visant à mettre à la rue les personnes les plus précaires vous vous parez une nouvelle fois de votre plus beau costume de démolisseur public avec à la fin une fois de plus les Français comme seul victime je suis le ministre de la Fonction public je défends le service public je défends la fonction publique je défends les agents publics dans notre pays arrêtez d'insinuer l'inverse ce n'est pas parce que l'on essaie de traiter et d'améliorer les conditions de travail des uns et des autres et de résoudre un vrai problème qui existe ne vous en déplaise qui est celui de l'absence de l'absentéisme que pour autant on a un problème avec la fonction publique rationalisons un tout petit peu les choses madame la députée gardons un peu notre calme sur le sujet ce que je veux dire par là c'est que vous avez parlé encore une fois de cette fake news qui est celle de la prise en charge sur les 2 tiers des salariés madame la députée je vous propose de travailler ensemble sur les conventions collectives des 650 conventions collectives et de chacun des accords dans entreprise vous verrez bien que ça n'est pas le cas donc regardons les choses à plat non dans le privé tout n'est pas pris en charge les 3 jours de carence sont pas pris en charge et on est à 90 % au maximum quand il y a une prise en charge madame la députée vous avez parlé de la question de la santé et des maladies c'est un sujet sur lequel bien évidemment nous sommes sensibles je tenais à vous rassurer sur ce plan la question des affections longue durée euh des accidents de service de l'invalidité des maladies graves des affections liées à la grossesse des affections de type Parkinson infection cardiaque AVC tuberculose puisque vous avez parlé aussi des sujets de contamination tous ces sujets-l sont exclus de la réforme que nous proposons en réalité rien ne changera pour des pour des agents qui sont dans cette situation là et sur lesquels les règles seront exactement les mêmes mais l'actualité c'est aussi ces mauvaises nouvelles sur le front de l'emploi les entreprises auchchamp et Michel ont annoncé des plans sociaux entraînant la suppression de plusieurs milliers d'emplois en France le gouvernement doit répondre sur le sujet à des députés préoccupés aujourd'hui de nouveau en France on ferme plus d'usine que l' en ouvre Michelin qui ce matin a annoncé la fermeture de deux sites àcholet avan 1254 salariés général électrice àant et saint-nazer 360 saintofi dans les sones 330 vancourx près de Grenoble probablement 500 emplois stéentis à poissi 250 stalès à Toulouse et et la liste s'allonge c'est la maltraitance des sous-traitants ma France à HN souousblois impéial wheels dans l'Indre Valéo dans la Sarte et je peux en rajouter encore dans tous les domaines tous les secteurs sont concernés même les plus rentables en mai dernier étit recensé 132 plans de licenciement depuis septembre 2023 entre 60 et 90000 emplois menacés autant de vie brisé de cicatrice profonde pour nos territoires les salariés sont toujours les variables d'ajustement de la course au profit pour les actionnaires et face à ça il n'y a ni impuissance ni fatalité cette situation doit changer en tant que puissance publique votre responsabilité est en jeu nous avons besoin d'un état stratège or vous donnez le sentiment qu'il n'y a pas de pilote ou un pilote qui abdique systématiquement tout d'abord au vu des annonces qui ont été faites ce matin notamment par Michelin je souhaite témoigner au nom de du gouvernement du ministre de l'économie Antoine Armand toute notre sympathie au salariés qui sont concernés et surtout leur témoigner d'une chose leur témoigner du fait que l'État s plî s'il vous plaît le gouvernement va suivre avec énormément d'attention les suites qui seront données à ces plans j'étais au téléphone hier soir ce matin avec les élus des territoires concernés mes équipes également ont donné un certain nombre d'informations concernant la suite des opérations accagement social des salariés devra être exemplaire voilà le message que nous avons passé à la direction de Michelin la revitalisation des territoires la recherche de repreneurs nous allons y mettre toute notre énergie afin que nul salarié ne soit laissé sur le bord du chemin c'est la méthode que nous allons appliquer que nous appliquons déjà à l'ensemble des dossiers d'entreprise en difficulté dont nous sommes saisis monsieur le Premier ministre je reviens sur l'annonce de fermeture par Michelin des usines de Cha de Vann avec 1254 postes supprimés et celle par auchamp d'un large plan social détruisant 2389 emplois ces annonces mettent à mal la fable que colpte à l'envie les différents gouvernements du président Macron non la politique de l'offre caractérisée par des cadeaux phénoménaux aux entreprises et aux plus riches n'a pas permis de créer une dynamique de croissance et de réduire le chômage et ces 33 milliards d'euros de chiffre d'affaires a déjà supprimé 2000 emplois en 2020 tout en touchant 500 million d'euros de cice son propriétaire la famille muliaèise qui a multiplié sa fortune par 4 en 25 ans annonce à présent la fermeture de dizaines de magasins comme celui de clarmontferrand et ses plus de 200 emplois Michelin qui a versé en 2024 1,4 milliards d'euros à ses actionnaires à toucher aussi des dizaines de millions d'euros d'êes publiqu à quoi ont-elles servi sinon à détruire l'emploi sur le territoire nationale la prétendue lutte contre le risque d'effacement industriel se fracasse contre le mur du réel pas une semaine ne se passe sans l'annonce de planans de licenciement dans l'industrie et le commerce tandis que la précarité se développe votre Ministre de l'Industrie affirme que sa stratégie marche sur deux jambes protéger existant et encourager l'investissement mais la vérité c'est que la valeur ajoutée de la production manufacturière est aujourd'hui inférieur de 2 % à son niveau de 2017 avec une production en recul de 0,2 % chaque année monsieur le Premier ministre en cette journée noire pour l'emploi allez-vous encore dire aux milliers de familles toucher que vous êtes fier de cette politique qui distribue des milliers d'aides aux entreprises sans jamais sans jamais protéger les salariés le groupe Michelin est un grand groupe ancré dans les territoires d'abord à ClermontFerrand c'est un groupe qui a toujours eu à son honneur d'accompagner euh la reconversion la formation notamment à clamentferrand euh d'être attentif aux gens au tissu local euh il l'a prouvé d'ailleurs dans des précédentes difficultés industrielles à jouer les tours ou à La Roche Sur Ryon il a même rapatrié récemment certaines activités d'Allemagne sur le territoire national voil donc on a fait un groupe qui est responsable j'ai rencontré son président Monsieur menego il y a quelques jours je suis en désaccord avec cette décision naturellement je je veux le dire et j'ai pour la même sentiment que vous je regrette cette décision de qui touche Cholet et Van ce que je veux simplement dire dans le prolongement des propos du ministre ferci que je soutiens et que je soutiendrai dans son travail stratégique c'est que nous sommes en solidarité nous le serons en exigeant de ce groupe comme du groupe au champ de travailler avec le tissu local les élus locaux n som beaucoup d'entre vous les syndicats le patronat local Chambre de commerce de mettre en moyenne ensemble tous les outils dont nous disposons pour accompagner individuellement chacun des salariés et accompagner ces territoires dans le la possibilité de reconversion ça a été fait ailleurs ça doit être fait là aussi pour cette expertise et cette richesse humaine ne soit pas perdue ou laissée de côté et puis en offensive monsieur jass en offensive nous devons créer ou recréer de l'emploi industriel comme maintenir l'emploi agricole dans notre pays et ça vaut pour les crédits que nous mobilisons dans le budget dans le cadre de la France 2030 dans le casadre des soutiens que nous apporterons à telle ou telle entreprise je veux d'ailleurs monsieur chass vous dire comme un d'autres députés que j'ai le souci de savoir ce qu'on a fait dans ces groupes de l'argent public qu'on leur a donné hein je veux le savoir et donc nous allons poser des questions et nous verrons si cet argent a été bien ou mal utilisé pour en tirer les leçons voilà c'est la fin de ce numéro des grands débats bonne suite de programme sur LCP [Musique]
Michel Barnier