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interviewLCP (sur YouTube)· 9 juin 2023 14 min

Éric Coquerel : un Président en sursis ? - Ça vous regarde - 08/06/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va parler de vous Eric Coquerel ça fait bientôt un an que vous pilotez cette commission des finances vous êtes imposé à entendre beaucoup de vos collègues même si la crise des retraites a élargi le nombre de vos ennemies on l'a entendu il y a un instant et bien regardez c'est dans l'invitation Marion Becker petit portrait et on discute juste après [Musique] si on vous invite Eric Coquerel c'est parce que vous êtes l'un des personnages clés du dernier feuilleton de l'Assemblée sur les retraites en tant que président de la commission des finances tous les projecteurs étaient braqués sur vous avec cette interrogation alliez-vous déclaré y recevable la proposition de loi d'abrogation de cette réforme des retraites et bien non non malgré les pressions ironie du sort vous défendez la proposition d'un homme qui n'a pas approuvé votre nomination il y a un an Charles de Courson s'y serait bien vu et lui comme d'autres doutait de vos compétences depuis vous avez su convaincre à ce poste crucial d'ordinaire confié à une personnalité modérée vous êtes même reconnu par vos opposants c'est bien mis dans son habit de Président il est courtois respectueux je dirais à la fois de manière collective vis-à-vis des groupes politiques et également de manière individuelle assez attentionnée finalement aux députés aux membres de la commission des finances comme président de la commission drôle de destin pour un homme qui a été annar à l'adolescence puis trop de kyste pendant vos années étudiantes pendant 15 ans à la Ligue et communiste révolutionnaire avant votre rencontre avec Jean-Luc Mélenchon en 2008 député depuis 2017 vos engagements restent intacts modérés sur la forme mais radicale intransigeant sur le fond et défenseur des classes populaires des quartiers l'un des premiers de votre partie à lutter contre l'islamophobie aujourd'hui vous voilà sur un siège éjectable le fait d'avoir validé la proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraites a provoqué le cours ou de la majorité et ce qui va bien c'est que là il a piétiné sa fonction en faisant cela j'ai rien contre le l'homme en particulier c'est simplement voilà il fait passer ses convictions politiques avant l'intérêt général de l'institution et ça je ne m'accepte pas vous pourriez ne pas être renouvelé à la tête de la commission des finances en octobre alors on a une question pour vous Éric Coquerel vous sentez vous vraiment menacé réponse certains menaces en tout cas mais j'ai remarqué pour l'instant en tout cas j'ai eu le plaisir de voir qu'aucun commissaire de des finances quels qu'ils soient à un professé ce genre de menace c'est vrai qu'en général les reconditions sont assises tous les postes clés à l'Assemblée vont être renouvelés c'est le cas chaque année cette fois-ci pour y avoir un vote une première vous me direz cette majorité fait beaucoup de premiers inédite mais ça voudrait dire plusieurs choses ça voudrait dire déjà que il faudrait trouver notre opposition qui est envie de jouer un rôle de perdez moi l'expression de de position croupion c'est à dire être l'opposition qui va bien à la majorité c'est pas ça que ça sert un président de la commission des finances pour et puis il faudrait aussi que la majorité vote ce qui n'a jamais été fait parce que si c'est pas le cas il y aura la même vote que la dernière fois ce qu'ils veulent un vote et je serai de nouveau élu j'ai même l'impression à écouter certains que il y a une reconnaissance un peu plus générale absolument mon rôle je pense que vous n'auriez trouvé aucune critique donc qu'est-ce qui s'est passé c'est que simplement je n'ai pas voulu accepter les déshyratta de la majorité sur quelque chose que j'estimais injuste c'est-à-dire de déclarer y recevable une proposition de loi dont la jurisprudence faisait qu'elle devait l'être elle devait être recevable et on a bien compris que vous l'assumez vous ne le regrettez pas mais donc il faut ça ça renvoie quelque chose je pense que je parle très souvent je pense que la majorité est arrivée à un moment un moment où il faut qu'elle accepte des oppositions voilà il faut qu'elle accepte que des gens ne soient pas d'accord avec elle et donc en l'occurrence un président de la commission des finances c'est le seul il y a pas d'autres présidents qui soient l'opposition parce que c'est un contre-pouvoir ce qui a d'ailleurs voulu que vous êtes sceptique sur le fait même d'intégrer qu'elle n'a pas la majorité absolue de le faire à vos yeux on verra bien moi ce que je sais c'est que tout le monde n'entonne pas le même discours j'ai entendu quand même dans la macronie tout le monde ne dit pas la même chose donc j'espère que il va pas y avoir d'autres lignes rouges de franchis mais je vous dis encore faudrait-il trouver une opposition qui accepte de jouer ce rôle là et je ne suis pas du tout sûr de ce résultat donc je regarde ça on verra bien je veux pas vivre la règlement de l'Assemblée elle revient cette présidence de commission à l'opposition et ça ça ne va pas changer pour vous ça a changé quoi d'être présidente commission c'est une commission absolument stratégique elle est très puissante vous regardez les budgets mais pas seulement c'est plus compliqué qu'être dans l'opposition clairement ça me permet c'est une commission qui est intéressante qu'on touche à tout en fait et on touche absolument à tous les sujets puisque tout est financier donc du coup on peut développer déjà des connaissances des pratiques une connaissance aussi de de ce qu'il faut faire en termes financier économique et autres bon j'avais déjà un bon bagage quand même parce que je suis un militant politique depuis très longtemps donc militants politiques vous intéressez à l'économie mais c'est clair que ça m'a ça m'a permis de m'enrichir tu sais bien non mais en plus je suis naturel comme ça c'est moi je viens du rugby etc j'aime bien j'aime bien le collectif et c'est vrai que c'est aussi un plaisir d'essayer de à la fois mettre ma marque alors ma marque ça passe par exemple par rapport à des gens que jauditionne qui sont un moment qui vous a marqué dans ces un an de commission s'il devait y en avoir un j'en ai plusieurs j'ai fait en sorte une mission spéciale c'est chaque il y a des missions par qui sont définies par budget et qui sont donnés à des rapports spéciaux et j'en ai proposé une pour Charles Leduc sur l'évasion fiscale bon ça c'est quelque chose qui est un peu ma pâte c'est à dire que non il y a quelqu'un qui tous les ans travaillent là-dessus et puis c'est aussi la le fait de donner par un pas des commissaires spéciaux le soin d'avoir des cartes des cartes blanches ils invitent qui veulent pour parler de sujets alors c'est des sujets très différents ça peut venir les bailleurs sociaux d'autres c'était sur l'économie de montagne etc et puis enfin là par exemple on va auditionner Pisany ferries dans peu de temps la présidente de France Télévision il y a des problèmes de budget donc j'essaye de diversifier diversifier les gens que nous auditionnons voilà c'est aussi et puis il y a aussi les autoroutes où je me suis un peu je me suis un peu débrouillé pour que le dossier révélé par les cadres enchaînés monte un peu en puissance sur la façon dont les les concessionnaires d'autoroute avaient largement profité de la privatisation et j'ai vu que ça avançait donc vous voyez c'est aussi ce genre de dossier donc vous pesez il y a un impact on le sent à regarder de près les budgets les réformes de ce gouvernement est-ce que vous rejetez tout en bloc de la politique économique d'Emmanuel Macron les chiffres de l'emploi sont tombés ce matin et ils sont encore bons Céline c plus 0,3% c'est le 9e trimestre en hausse c'est pas rien d'avoir fait vraiment baisser le chômage non oui alors il faut regarder un peu plus précisément c'est pas pour vous l'aviez mais je vois aussi que on est dans la sixième puissance économique au monde et on a un record de pauvreté comme on n'a jamais eu j'observe aussi ce que disent les statisticiens sur le chômage par exemple aujourd'hui malheureusement ceux qui sortent du chômage c'est plus des gens qui se désinscrivent et qui ne sont plus sur le marché de l'emploi plutôt que des gens qui cherchent un emploi c'est aussi le fait que par exemple depuis maintenant un an on a changé les statistiques on compte les gens qui sont en apprentissage et vous savez que l'apprentissage est une politique massive qui a voulu ce gouvernement à mon avis au détriment des lycées professionnels mais c'est une autre question des emplois créés le sont directement au CDI ça ça change l'emploi industriel aussi repart industriel niveau de 2015 je dis ça parce que on a on a comme ça des des annonces de chiffres qui ne correspondent pas à la situation économique du pays d'accord ce qu'il y a aussi c'est un pouvoir d'achat en berne et des salaires qui ne suivent pas l'inflation ce qui fait que les gens de plus en plus de mal ce qui a aussi c'est une crise de logement absolument centrée d'exploser une crise de nos services publics notre économie elle crée 250 à 260 000 emplois par an des emplois ça peut être quelques heures par semaine d'après l'Insee donc je trouve que le bilan d'abord il est pas meilleur que d'autres pays européens et il est pas aussi mérifique que le gouvernement et je crains d'après ce que dit aussi l'Insee que les que l'avenir soit moins rose que ne le prétend le gouvernement Emmanuel Macron parlons un peu de la France insoumise votre mouvement vous le fidèle d'entre les filets de Jean-Luc Mélenchon vous faites partie de ces insoumis qui ont été écartées de la coordination du mouvement vous l'avez bien vécu ça bon je dis ce que j'avais à dire à ce moment là et puis c'est derrière vous oui oui parce que je me concentre sur des questions qui me semblent plus important je dis pas que les questions de de d'organisation démocratie ne sont pas ça m'intéresse mais moi j'ai toujours fait le choix de de travailler à l'Assemblée il intervient ça c'est pas rien je finis juste c'est vrai que par exemple si on regarde aujourd'hui je préfère concentrer mon temps sur la question de la me poser la réforme des retraites etc que à la vie interne de France insoumise c'est pas que mon préoccupe pas c'est que je suis obligé de hiérarchiser parce que j'ai qu'une vie je comprends tout à fait et c'est là que ça se passe aujourd'hui l'assemblée est au cœur du pouvoir désormais mais il intervient beaucoup dans cette vie parlementaire sans siégé Jean-Luc Mélenchon se souvient de son fameux tweet sur l'article 7 la volonté de continuer à vous faire entendre la colère certains diront l'obstruction franchement vous vivez bien ça ça vous met pas de mal à l'aise de stratégies au moment de l'article 7 bien évidemment on peut être d'accord ou pas d'accord mais c'est normal on est un mouvement avec 75 députés très certainement le plus gros mouvement politique de ce pays en termes de noms d'adhérents donc fort heureusement vous voudriez quoi qu'on soit tous alignés dans notre groupe nous votons donc c'est bien voilà qu'on n'est pas forcément le même avis et puis après on fait des bilans il y a une ligne qui a certains moments l'emporte enfin souvent c'est uniquement tactique c'est pas des grandes questions stratégiques moi ça je veux dire c'est l'inverse qui me poserait problème bon et quand est Jean-Luc moi je l'ai toujours dit je continue à considérer Jean-Luc aujourd'hui une autre leader voilà il y a de français soumise même si il s'est mis avec un pas de côté mais n'empêche pour l'instant c'est lui qui d'un point de vue stratégique programmatique et tribunicien continue à nous représenter le comportement possible en plus c'est mon ami diriger tout ça fait que non ça ne me dérange pas que Jean-Luc Mélenchon interviennent ce qui ne m'empêche pas y compris quand des fois je pars des différences et bien de le défendre dans les réunions de groupe et autres et c'est pas pour ça qu'il m'en veut donc il aura je ne sais plus exactement mais 75 ans en 2027 et donc est-ce que il est temps de passer la main est-ce que vous souhaitez qu'il soit candidat moi j'ai dit que là aujourd'hui ici si les élections potentiel arrivé maintenant parce que lui-même met la question du temps la question de voilà de notre de notre finitude quelque part dans la balance dans ce qu'il pourra être fait aussi c'était aujourd'hui je pense que ça serait le notre meilleur candidat et pas François Ruffin c'est pas la relève non je me dis aujourd'hui je vous dis ça on verra bien ce que dit voudra dire à Jean-Luc dans dans les mois à venir quels sont ils le dis même quels sont les circonstances et puis après c'est parfait parce que figurez-vous nous sommes plusieurs Françoise il fait des propositions moi je vous dis une chose j'apprécie beaucoup François on a des discussions des fois on n'est pas toujours d'accord mais c'est parfait je trouve que c'est bien qui quelqu'un qui qui justement comme ça monte en gamme il y en a d'autres on est plusieurs à le faire je pense d'ailleurs vous voyez vous me parlez je pense qu'on est plusieurs à monter en gamme c'est parfait et on verra bien toute la gauche mais moi je vous dis 2027 c'est terminé là dessus c'est que aujourd'hui là ce qui me paraît le plus important pour gagner en 2027 c'est le fait que la nupaise continue à être ensemble sur un programme de rupture parce que c'est ça elle ne pèse pas seulement unité c'est sur un programme de rupture à l'Assemblée nationale aujourd'hui les élections législatives et ça marche drôlement bien l'assemblée vous nous avez vu faire un serment aujourd'hui dire que nous abrogerons la réforme cette réforme économique tu nous reviendrons vers la retraite à 60 ans donc nous disons des choses ensemble moi j'ai bon espoir et en tout cas je crois que c'est nécessaire parce que c'est la condition pour pouvoir remporter ses élections et si on est ensemble on pourra l'emporter et dans ces cas-là viendra le temps de savoir qui le thème vieux classique merci c'est bien d'avoir le programme avant fait on a fait une journée en 2012 et en 2017 et en 202