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interviewSud Radio (sur YouTube)· 9 février 2026 47 min

Combattre la malbouffe à l'école

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour, qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio. On y est d'autant plus heureux aujourd'hui que je reçois Olivia Grégoire, ancienne ministre de commerce et de l'artisanat. Aujourd'hui, député de Paris, la République en marche.

Quel courage de garder cette cette conviction. Et pour autant, cher Olivier Grégoire, vous êtes une femme courageuse et dans le personnel, dans le paysage politique actuel et le personnel politique, vous vous distinguez par une abnégation sur un combat qui peut sembler secondaire mais qui l'est pas du tout. et d'ailleurs de plus en plus de de nos concitoyennes et de nos concitoyennes et nos responsabilitiques ont conscience que l'acte alimentaire est un acte vital sacré qui implique des conséquences environnementales sociales historiques que le contenu d'autres acier détermine l'avenir de cette planète et que le pays du bien manger qui est la France est peut-être celui où la malbouffe se porte le mieux.

Vous avez donc décidé de prendre le taureau par les cornes avec une proposition de loi qui va être déposée le 16 février par lequel vous allez demander à ce que l'acte alimentaire, l'éducation au goût, celui qui va permettre au consommateur de demain et d'aujourd'hui de choisir les bons aliments qui respectent l'environnement avec l'histoire du mercur, on sait bien que la malbouffe est un fléo national dont les conséquences sont tragiques sur le plan sociétal, économique, sanitaire, l'obésité, on va en parler tout ça. Donc c'est une priorité nationale. devrait être le thème 2 ou 3 de la prochaine campagne présidentielle. vous allez déposer cette proposition de loi et vous me disiez à l'instant, je ne suis pas sûr qu'elle passe parce que si extérieurement tout le monde est d'accord au moment de passer à l'acte politique il y a des il y a des réticences et des et des pudeurs.

D'abord en un premier temps, Olivier Grégoire, femme politique, macroniste, ministre, pourquoi tout d'un coup vous êtes attaché à ce ce projet voilà de l'éducation alimentaire et de faire en sorte que la malbouffe doit reculer en France de façon efficace et réelle ? Merci de m'accueillir Perico Legas et je sais que c'est un combat que vous menez depuis des décennies aussi et peu importe nos parcours, on est nombreux à se reconnaître. Je j'en profite pour tout et je salue la femme politique parce que j'ai rencontré beaucoup de personnalités.

Vous êtes celle qui est allée le plus loin dans cette détermination et cet acte de courage. J'ai un peu de sang. Breton, Finister Nord, c'est une explication qui me va très bien.

Le basque, le basque le basque est tout à fait sensible à cette thématique. Comment est né cette idée ? Deux origines.

Euh, il y a 4 ans, j'ai eu le plus beau moment de ma vie. J'ai un petit être humain qui est arrivé et qui porte le douy qui est ma fille et je suis devenue maman alors même que j'étais ministre. Quand on est ministre, effectivement, on a un agenda de ministre, on a très peu de temps comme d'ailleurs beaucoup d'autres de nos compatriotes qui travaillent beaucoup et très vite s'est posé la question de l'alimentation de ma fille une fois que j'ai eu arrêté de l'allaitter et j'ai toujours mis un point d'honneur malgré ses agendas compliqués et grâce au soutien évidemment de son papa, mon mari, de la faire manger correctement.

Et donc malgré les agendas, j'allais faire le marché et je me débrouillais pour que elle mange des compotes faites par sa maman et pas des compotes industriel. Faites maison avec des produits frais. Avec des produits frais.

Ce qui Mais j'espère vraiment qu'on va y revenir. C'est c'est un produit très pratique. C'est aussi un dossier dont vous emparé le fait maison et le pour le portefeuille et meilleur pour la santé.

Et puis quandemis a eu à peu près 2 ans, je suis ministre des PME, du commerce et de la consommation. Et vous vous souvenez chericot qu'on a une période d'hyperinflation alimentaire très violente en 22 23. À l'époque avec Bruno Leer, on essaie de trouver des solutions pour faire baisser les prix.

On parle des années 2000 hein, pas 1922 c'est tout récent. C'est très récent. On n pas centenaire encore.

Mais parce que les gens se disent "Ah, c'était autre fois, c'est tout frais." Euh et donc je fais beaucoup de déplacements en province en France pour aller aux rencontres des lecteurs, des entrepreneurs. Et j'ai un face au lecteur dans le sud.

Tout ça est évidemment vrai ou une une jeune femme qui est enseignante revient sur le sujet de l'alimentation et la difficulté pour certaines familles modestes de faire des courses avec ces prix qui ont augmenté d'à peu près 10 % à l'époque. Et je lui dis et en plus il y a une double peine si je puis me permettre c'est que les familles les plus modestes sont souvent celles qui consomment le plus d'aliments ultra transformés qui clairement double peine sont ceux qui ont été euh les plus durement frappés par euh l'inflation puisque il faut beaucoup d'énergie pour des aliments ultra transformés. Votre équation est très claire.

On est bien d'accord pour le portefeuille et pour la santé. Et là je je dis une phrase je raconte l'histoire comme on a un tout petit peu de temps. Je dis une phrase que je pense ce qui est toujours mieux.

Je dis en fait fut un temps où on nous apprenait la base de de l'équation alimentaire, de l'équilibre nutritionnel à l'école et où effectivement les parents ou les grands-parents, ce qui est un sujet était aussi mise à contribution. Et je dis ce serait peut-être pas idiot de revenir avec un peu de bon sens à cette idée de donner un bagage à nos gamins pour que peu importe leur origine sociale, ils sachent faire la différence entre des produits bruts et connaissent leur saisonnalité et comment on peut les consommer. Et là, cherico, parce que je suis aussi une j'ai un petit caractère, dirons-nous, naî une polémique.

Quelques heures après la sortie de cette interview sur une chaîne d'info, je vois un bandeau. Euh Olivia Grégoire propose des cours de cuisine pour lutter contre l'inflation alimentaire. Je m'en souviens.

Et là, je suis très en colère. Je suis très en colère euh parce que il y a eu un raccourci, une caricature d'un propos qui était moins idiot que celui qu'on m'a prêté et je suis encore plus en colère parce que je trouve que c'est un faux jeu de mots, une fausse caricature d'une vraie réalité. Je fais de la politique depuis bientôt 10 ans.

J'entends et je m'y intéresse depuis 30 ans. J'entends matin, midi et soir, peu importe les partis entendre J'entends beaucoup parler de justice sociale, d'égalité des chances. Vous savez ces mots très jolis. euh mais qui, si on ne leur donne pas une réalité dans la vraie vie, deviennent des mots creux et vides, comme c'est malheureusement le cas sur certains domaines.

Et je reviens sur le sujet de l'alimentation et je me dis voilà un sujet de terrible inégalité. On a presque le même âge. Vous connaissez Maxime le forestier, moi il a bercé une partie de mon enfance dont cette chanson.

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, on choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger. Pour apprendre à marcher, je me dis c'est pareil pour apprendre à manger. Très beau cours de vie.

Très belle le par que avant d'être ministre de la consommation et des entreprise, j'ai été en charge de l'économie sociale et solidaire. Cette économie dont on parle assez peu qui est celle qui notamment avec les associations, les coopératives agricoles mène beaucoup d' d'action au à destination des plus fragiles. Et quand j'allais voir des épiceries sociales, des épiceries solidaires, certains des auditeurs qui sont là aujourd'hui les connaissent.

Souvent, j'ai vu que les femmes qui accompagnaient ces femmes en difficulté, souvent ce sont des femmes, leur donnaient des paniers, vous savez que des fruits ou des légumes moches et que bien souvent sous les fruits et les légumes moches, il y avait une petite fiche recette. Parce que quoi qu'on pense les les bienpensants, on ne sait pas tous, peu importe sa dépend de sa culture, de son origine aussi géographique, familiale, comment cuisiner un panet ou comment cuisiner un potit marron ? Et donc je me suis dit bah une fois que je serai plus ministre, ce qui a été assez rapide dès septembre 2024, je me suis dit je vais d'abord commencer par écouter et je veux je veux dire à ceux qui nous écoutent que dans ce pays, on parle tout le temps de de ce qui marche pas mais si rarement de de ceux qui se battent et qui font en sorte que ça marche.

Et là, j'ai découvert Perico Legas qu'il y avait des dizaines et des dizaines d'associations, des centaines de bénévoles, des milliers de gens qui aujourd'hui interviennent dans les écoles, qui se battent de l'itanie à la presquille de Creuson, qui se battent avec Bleu Blanqueur que vous connaissez avec au goût du jour, avec Eurotoc, avec l'école comestible évidemment avec la semaine du goût que vous connaissez mieux que personne, le collège culinaire, la tablée des chefs, l'an étoilée, tous ces gens dont on ne parle jamais qui aujourd'hui se battent pour rentrer dans des écoles et parler éducation alimentaire à nos enfants. Et je me suis dit en écoutant aussi nos chefs dont certains me touchent, me parlent, je pense à Alain Fontaine qui est un grand monsieur, maître restaurateur qui se mobilise, je pense à Régis Marcon, immense chef, je pense à Arnaud Faille, je pense à Philippe Etchébest, à Thierry Marc, je pense à Nina Métayyer. tous ces cheèfres qu'on voit parfois à la télé souvent dans les journaux et qui lorsque je les ai appelé il y a un an m'ont dit "Mais évidemment on te suit et on est avec toi." Donc depuis un an, j'ai travaillé silencieusement sur un sujet qui n'est pas d'économie contrairement à mes habitudes et j'ai travaillé par rapport à l'existant puisque le ministère de l'éducation nationale est quand même un univers à part entière et j'ai fait en sorte malgré l'instabilité politique avec pas moins de quatre ministres différents en 12 mois de présenter de porter ce texte que je vous ai donc amené qui propose de rendre obligatoire on va y revenir l'éducation à l'alimentation de nos enfants de la première maternelle à l'entrée au lycée, ce qui ferait à peu près une séance par trimestre, soit 25 cours d'éducation à l'alimentation avant d'arriver au lycée.

Ça ne grève pas le reste de l'enseignement public, on est d'accord et privé. Justement, euh je je démarré à pas feutrer parce que il y a beaucoup de prétentions en général et notamment dans l'univers politique et moi je ne connaissais pas l'éducation nationale et c'est pas avec une enfant en première section de maternelle que j'ai la prétention de la connaître. Éid.

Donc j'ai écouté, j'ai travaillé évidemment avec les services du ministre, avec son cabinet. J'ai écouté aussi euh des syndicats de restauration scolaire notamment pour voir comment faire au mieux. La réalité c'est que bien souvent et c'est la députée de Paris qui le qui le dit, quand on veut apporter un nouvel enseignement ou renforcer un enseignement au sein de l'éducation nationale, bien souvent depuis Paris, nous votons un nouveau programme, une nouvelle thématique.

La réalité, c'est que nos enseignants en aval, ceux qui doivent mettre en œuvre ce que les législateurs décident, bah en réalité les journées ne font que 7 8h et on ne peut décemment pas créer de nouvelles obligations permanentes sans se soucier de la façon et des modalités dont ils vont la mettre en œuvre. Donc, j'ai fait un travail de fourmis qui a consisté à identifier au sein du parcours scolaire les moments où on parlait déjà d'éducation à l'alimentation. Parce que oui, notamment dans le primaire, ce qui est essentiel auprès de la petite enfance, il y a des modules qu'on appelle explorer le monde, découvrir le monde, puissance et technologie, juste avant la 6e où est mentionné l'éducation à l'alimentation.

Mais l'éducation à l'alimentation, elle est mentionnée au milieu d'autres savoirs qui sont tout aussi importants, je n'en doute pas. Gaspillage alimentaire, développement durable, sport et santé. La réalité c'est que comme l'enseignement éducation alimentation est un peu mélangé au milieu de ce panier d'enseignements fondamentaux, je propose avec ce texte de loi qu'on vérifie, qu'on expérimente, c'est l'objet dans quatre très grandes académies que c'est effectivement dispensé à nos enfants.

Olivier Grégoire, on y revient dans quelques instants. Appelez-nous auditeur de Sud Radio. Je suis sûr que cette thématique vous passionne, vous concerne, vous touche, que vous avez un avis sur la façon dont la malbouffe se déplou où où on sait que les fast food et la grande distribution se portent bien et quelquefois on peut faire des des rapports de cause à effet.

À l'école, les cantines scolaires, vous voyez peut-être autour de vous des enfants qui oublient les valeurs alimentaires, qui mangent mal et peut-être c'est quelque chose qui vous inquiète. Olivier Grégoire répondra à vos inquiétudes, à vos interrogations au 02 0826 300300. Vous appelez Emmanuel Galassou qui prend votre appel.

Je vous dis à tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, parlons vrai.

Midi [musique] 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États. Pericoléas reçoit Olivia Grégoire, ancienne ministre et peut-être futur ministre parce que la ville républicaine aujourd'hui est mouvementée et active. en tout cas député de Paris qui prend à bras le corps et avec tout son cœur le thème de l'enseignement du goût et l'école pour combattre efficacement la malbouffe parce que c'est évidemment par la transmission de ce savoir, c'est un savoir manger.

L'acte alimentaire est un acte politique, social, culturel, environnemental. Si nous privons surtout en France notre jeunesse de cette connaissance, de cette intelligence qui ne peut faire que du bien à notre environnement, à nos agriculteurs, à not à nos commerces extérieurs, tout ce que l'on veut et surtout à la vie familiale et à notre santé parce que la malbouffe engendre de maladie. Donc euh vous vous êtes emparé de ce sujet comme un enjeu politique majeur et on vous moque un petit peu d'ailleurs là-dessus, on considère peut-être d'autres priorités.

C'est une priorité et je voudrais y venir là très concrètement Olivier Grégoire cette proposition de loi que vous allez déposer le 16 février prochain. D'abord en deux mots, comment est-elle articulé ? Parce qu'attention, faut que ce soit très efficace, faut que ça corresponde aux réalités.

Comment est-elle articulé ? Ensuite, je vous demanderai quelles sont ces chances d'aboutir. D'abord, comment vous l'avez pensé ?

Je l'ai pensé simplement. Je vous le disais juste avant, il y a quelques minutes, je l'ai pensé en pensant à ce qu'il ne fallait pas faire. euh écue l'expérience ayant parlé.

Donc euh créer un nouvel enseignement à partir de rien depuis Paris et décider que toutes les communes de France et tous nos enseignants comme ça du jour au lendemain vont trouver euh les moyens, vont trouver les programmes, vont trouver le temps scolaire. C'est un un songe et je n'ai pas travaillé comme ça. J'ai travaillé question il y a le personnel potentiel où il faut aussi le le Aujourd'hui ce sont les enseignants de notre communauté éducative qui à chaque degré que ce soit au sein des enseignements découvrir et explorer le monde puis au sein de ce qu'on appelle le parcours éducatif de santé.

Oui. qui avec le chef d'établissement pour ce qui est du collège euh anime un un parcours éducatif au sein duquel l'éducation à l'alimentation est mentionné mais parmi d'autres et je souhaite que cet enseignement ne soit pas facultatif mais réellement obligatoire en lien avec la restauration scolaire et la pause des Vous avez établi le cadre. Le cadre est un cadre comme on ne souhaite pas faire un texte descendant qui fait plaisir à l'ego mais qui ne se met pas en œuvre.

Moi, je propose quelque chose qui marche bien dans notre pays en bon français dans les entreprises, pardonnez-moi Pericot, on appelle ça du test and learn. Oui. Oui.

Oui. C'est une proposition de loi de test and learn. C'est-à-dire que je propose dans quatre grandes académies volontaires que dans les 18 mois qui viennent, on se mette en ordre de marche pour que cette éducation à l'alimentation soit obligatoire au plan académique en lien avec la restauration scolaire qui doit être un temps d'apprentissage.

Petite parenthèse, je rappelle un fait historique que vous connaissez par cœur. Il y avait déjà eu une initiative de ce genre sur six régions portées, ça ne s'invente pas, par Jacques Lang qui était très sensible à cette thématique quand il était ministre d'éducation nationale et il y avait eu des clivages gauche droite qui fait que tout avait été abandonné. Madame Naj Valcassen a dit "On a beaucoup d'autres priorités que celle-là et tout avait foutu à donc il y a tout à reprendre à zéro juste pour dire que voilà la République avait été soucieuse et vous avez le courage de dire non c'est très important il faut le reprendre." C'est surtout vous vous disiez tout à l'heure ancienne ministre peut-être futur et cetera.

Je sais pas ce que je serai de futur. Ce que je sais, c'est que je suis désormais maman. Et ce que je sais, c'est que voir des enfants dans ce pays qui ne sont pas égaux devant le socle de connaissance minimum des fruits, des légumes, de l'équilibre nutritionnel et des saisonnalités important me préoccupe beaucoup.

Quand en parallèle tous les politiques vont au salon de l'agriculture qui sera ouvert dès la semaine prochaine et bondissent comme des cabris dans les allé en disant à nos agriculteurs et à nos producteurs mais oui, c'est important l'alimentation et qui sont pas derrière moi pour porter ce combat. Je peux vous dire aujourd'hui par exemple Carno Rousseau, le président de la FNSEA, il a pas fallu que je l'appelle trois fois pour qu'il me suive et qu'il m'accompagne. Pourquoi nos gamins ont envie ?

Ma gamine de 5 ans 4 ans a envie de de fruits rouges au mois de novembre. Comment on fait pour que nos enfants aient le réflexe comme nous avant ou n nos parents de se dire bah de fait ce sont pas des produits européens parce qu' croi que c'est la nous on nous on nous on nous toutes les semaines on nous parle du mercour on nous parle de souveraineté agricole et on a des gamins, rappelez-vous chers Pericot il y a 2 ans j'avais fait ce sondage qui font pas bien la différence entre un concombre et une courgette bon la réalité c'est que je pense que savoir manger est un savoir fondamental je pense que le contexte politique puisque c'est le sens de votre question. En fait, rien n'est simple.

Voilà, c'est le charme du moment. Je sais pas si c'était pareil avant et je crains que ce ne soit pareil après. Rien n'est simple.

Donc, j'entends et j'ai entendu en commission notamment certaines critiques qui pour certaines sont fondées. Donc, j'ai essayé d'améliorer mon texte pour rassurer. Mais j'ai envie de dire à ceux qui nous écoutent et qui notamment à droite estiment que l'école et ça s'entend.

Beaucoup de Français pensent pareil. D'ailleurs, je pense qu'on aura des auditeurs qui vont me dire ça. Lire, écrire, compter. on narrive déjà pas le bien à le faire avec nos gamins.

Est-ce que vous êtes sûr que les leur apprendre à manger, c'est le rôle de l'école, c'est pas le rôle des parents ? Alors moi je vais être très pragmatique. Bien sûr que c'est le rôle des parents, mais je le disais dans un un groupe de presse ce weekend centre france, si les parents le font mal ou pas, on fait comment ?

Et deuxièmement, j'ai envie de dire, comme ça vous aurez les deux axes qui ont pu être des axes de critique. à gauche aussi. Moi, je mets en article 2 dans ce texte, au-delà de l'expérimentation, un fond d'action où je mets un peu d'argent public que je peux que j'ai réussi à trouver, mais aussi que je dis aux entreprises qui pour certaines se mobilisent déjà, vous pourrez euh contribuer en messen pour essayer de faire en sorte que nos enfants à l'école puissent avoir des cantines pour certaines mieux adaptées à ce type d'enseignement et pour qu'on puisse aussi former des enseignants et des enc vous impliquez toutes les forces vives de du pays et c'est ça Non, mais parce qu' on me dit souvent et notamment à gauche, mais le texte fonctionne même sans le fond d'action.

Oui, mais il ira l'ambition sera un peu coupée, il ira moins loin, il ira moins fort et on aura encore puisque c'est ça la politique, faut regarder le bout du chemin, des communes riches où les enfants auront de belles cantines, où ils pourront avoir des des cours d'éducation alimentation et des communes très modestes, pour pas dire pour certaines avec des cantines non salubres qui ne pourront pas faire ses ateliers. Donc, c'est vrai que je mets un dispositif financier pour l'aider. Alors justement, nous avons Christophe qui nous appelle du Tarne.

Bonjour Christophe. Bonjour Péicour. Bonjour madame la ministre.

Oui, merci de merci de nous appeler. Vous êtes déjà préalablement vous êtes père de père de famille, vous avez été confronté à ou là là moi j'ai moi j'ai 62 ans. J'ai mes enfants sont grands.

Oui. Voilà. J'habite à la campagne et je en vous écoutant, j'étais en train de déjeuner.

J'ai du côté madame la ministre qui a de bonnes idées et toujours faire des lois. Mais est-ce qu'il faudrait pas éveiller simplement la curiosité ? Moi je suis en train de me faire je m'étais fait des petits poids là des des glacés au vinaigre avec des échalotes.

C'est pas très compliqué de de vouloir bien manger. C'est une volonté. C'est une volonté.

Il faut avoir envie. Et dans un pays comme le nôtre, on est dans l'opulence de tout et en plus les jeunes ils ont des portables. C'est pas compliqué vous taper topinamb recette ça sort.

Moi je le fais à 62 ans pour travailler des trucs différents. Topy lambour, pané, ce que vous voudrez, les légumes, les trucs. Mais vous avez vu les pubs qu'on a sur les moi je regarde pas la télé mais quand on allume la télé c'est la malbouffe, c'est les fast food.

Vous rentrez dans des supermarchés, des rayons de chips, de gâteaux à péro, ça mais excusez-moi, je vais dire quelque chose de peu vulgaire mais ça dégueul de choses comme ça. Les industriels sont coupables. Enfin, il y a plein de choses, il y a plein de choses à faire.

Il faut éduquer, il faut éduquer. Elle a raison. Bien sûr, votre question Christophe, c'est comment susciter au-delà de la législation qui est nécessaire pour créer un cadre scolaire, comment susciter chez le consommateur et chez les jeunes l'envie de consommer des choses qui font du bien à tout le monde ?

Par quel par quel moyen ? Avec avec les moyens sociaux, vous allez me dire est-ce qu'on peut pas alerter davantage le consommateur ? Bah déjà, cher Christophe, bon appétit.

Merci. C'est un peu loin le tard mais je serais bienvenu pour déjeuner mais je vais être là pour le goûter plutôt. Mais moi je moi je me fais toi je suis je suis musicien donc je suis souvent à la maison donc je me fais trois repas par jour.

Je veux dire bonne santé. Vous êtes où exactement dans le tarn Christophe ? Exact à côté de l'abord un peu Oui bien sûr bien sûr.

Très beau terroir. Très bien. Très très beau terroir.

Vous avez raison sur plusieurs points mais je vais reprendre votre exemple très concrètement cher Christophe sur Topinambourg et Pané. Alors là où vous avez raison, c'est que on caricature beaucoup nos jeunes et j'ai fait un sondage important pour m'accompagner dans ce texte de loi qui démontre assez clairement que les jeunes se servent aussi et de de façon équitable des réseaux sociaux pour trouver des recettes et des recettes saines de produits bruts. Donc en fait nos enfants, les 15 24 ans, les plus les jeunes adultes et les ados se servent des réseaux sociaux soit à part égal, soit pour aller chercher ce qu'on appelle de la junk food, soit pour aller chercher des recettes LC saines à partir de de produits bruts.

Donc déjà, je leur jette pas la pierre parce que contrairement à ce qu'on pourrait croire, ils ne vont pas que voir des recettes de trucs plein de fromages fondus et plein d'aliments ultra transformés. La réalité c'est que vous parliez de votre âge un peu plus de 60 ans. Moi ce que je crois c'est qu'on a perdu ça.

On a perdu cet enseignement de génération en génération. Et je vais vous dire j'ai un peu l'impression que c'est ma génération. Moi j'ai eu 47 ans qui est la génération de rupture.

La transmission c'est c'est ma faute. Alors moi, on me l'a faite. Voilà.

Bien sûr, j'ai eu la chance de l'avir. Heureusement mais tout le monde fait mais je vois que tout le monde ne l'a fait pas. Et euh j'aime pas en ce moment dans la société actuelle, on est vraiment dans une société du bouqu émissaire.

De qui c'est la faute. Bon, c'est la tendance. Euh de qui c'est la faute, je sais pas.

Où on trouve la solution, ça m'intéresse plus. Qu'est-ce qu'on a ? On a des familles qui ont explosé depuis 25 ans.

Monoparentalité, papa solo, maman solo. C'est plus compliqué en solo, je l'admets, et ça peut être plus compliqué. On a aussi, je reviens sur votre histoire de la volonté, on a aussi des horaires décalés.

Euh, il y en avait à l'époque des 3 h, hein, ça m'a pas échappé. Mais quand vous avez euh vous êtes seul, maman ou papa, avec un enfant et que vous êtes soignant ou anesthésiste ou agent de sécurité, euh moi je donne pas de leçon. Je peux comprendre que le frigo soit pas plein tout le temps de bonnes choses et parfois de choses déjà préparées.

Ce que je remarque juste, ça va jusqu'à ce que mon ami Richard Ramos, député modè dit souvent jusqu'au temps du repas, on mange en nomade maintenant. Vous avez remarqué tout le monde vient chercher son truc dans le frigo et puis on marche l'un devant le canapé, l'autre dans sa chambre. Donc on a perdu l'échange de de la discussion avant le repas, on a perdu la connaissance des produits et les histoires autour des produits et on a même perdu le lien du temps du repas.

Bien sûr, et je le dis en tant que maman plus qu'en tant que femme politique, tout ça relève du rôle de la famille et vous avez face à vous une femme qui a pas très envie, même pas du tout, que l'État vienne fourer son nez ni dans mon frigo, ni dans ma chambre à coucher. Donc moi, j'appelle tout le monde à avoir cette conscience, d'autant plus que cette conscience, elle est bonne pour votre estomac, elle est bonne pour votre santé, elle est bonne pour votre portefeuille et elle est bonne pour nos agriculteurs. La réalité, la réalité et la politique c'est du réel, c'est que on a aujourd'hui beaucoup de parents qui ont envie de bien faire notamment chez les 35 nir 40 nir mais qui ne savent plus ou qui ne savent pas par quel bout prendre le machin.

Ils ont pas forcément les codes. En tout cas, vous dites bien Olivier Grégoard que l'instant de table est un acte social et culturel et humain. On y revient dans quelques instants.

Vous nous appelez au 0826 300. Vous appelez Emmanuel Galasso Olivia Grégoire répondra à votre question parce qu'il est évident que vous êtes concerné et intéressé. Comment combattre la malbouffe et comment réintroduire dans notre jeunesse les valeurs alimentaires qui fait que la France est un pays où il fait bon vivre.

À tout de suite. Sud Radio. Sud Radio.

Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio [musique] midi 14h Sud Radio.

La France dans tous ses États. Pericolas est très fier de recevoir Olivier Grégoire. Nous nous menons ce combat en commun.

On a peut-être des divergences politiques sur le les orientations politiques de la France, sur le personnel politique, mais nous sommes des patriotes et des républicains de l'assiette. Et et nous avons compris que l'essentiel, voilà, autour du contenu de l'acte alimentaire, c'est notre patrimoine agricole, c'est notre patrimoine culturel, du contenu de l'assiette dépend l'avenir de demain. Nous avons une jeunesse au pays du bien manger dont on pourrait penser qu'elle est très éduquée.

On en parlait au renten à l'instant. Olivia, vous me disiez que votre fille, elle connaît et les miens, nos enfants connaissent le nom des produits, le nom des fromages, peut-être pas tout, mais enfin ils savent autant vous avez une jeunesse qui ne fait pas la différence aujourd'hui entre la viande et du poisson et quand vous citez un nom de légume ou un nom de volaille, ils ne savent pas à quoi ça correspond. Euh cette nécessité vitale, votre proposition de loi va être déposée le 16 février.

On va mettre, c'est le cas de dire, mettre les pieds dans le plat. L'idée est très belle. Je suis sûr que vous êtes entouré de gens qui vous disent formidables.

Dans la réalité concrète, dans le cadre de l'Assemblée nationale où vous êtesù vous siégé, est-ce que vous sentez un consensus très clair et très strict pour que ce projet de loi aboutisse ? Déjà, je tiens à vous remercier parce que l'enthousiasme et le soutien qui est le vôtre n'est pas nécessairement celui qui m't train dès que je parle du sujet. Donc parmi les choses critiques en ce moment dans mon panier de critique qui est assez fourni, j'ai le fameux Franchement vous avez pas plusieurs urgents.

Alors je rappelle votre projet c'est pas d'apprendre à faire des gâteaux à l'école et de faire de la Alors la gastronomie c'est très bien. On n'apprend pas à faire de la cuisine avec un tablier. On apprend aux enfants à savoir s'alimenter en fonction de produits sains qui font du bien au pays, à eux et à notre culture alimentaire.

C'est la pédagogie pure. Pour ceux qui nous entendent et qui connaissent les programmes, ce qui est le cas de nombreux Français. Encore une fois, je ne dis pas que ça n'est pas mentionné dans le code de l'éducation.

Pour l'avoir lu, c'est mentionné une fois. Alors les mentions c'est très bien. On aime bien les juste vérifier que dans la vraie vie des bêtes comme on dit ça existe et j'ai comme un doute si après 18 mois d'expérimentation dans les quatre académies volontaires on me dit mais tout roule bien ça marche dans toutes les écoles de toutes les communes des quatre académies volontaires et cetera très bien j'ai comme un doute aujourd'hui qu quel est globalement l'accueil est plutôt bon je vais être très concret Marine Le Pen Laurent Voquier Marc Fenot Matilde Pan monsieur de Courson sont-ils venus vous voir en disant Olivia, on te soutient parce qu'on su toi, on est avec toi, de quoi tu besoin ?

D'abord quand on on est toujours plus longtemps ancien ministre que ministre. Donc moi je je suis redevenu mais c'est sa vie et tout va très bien. Avis en tant que ministre, ça c'est un phénomène unique.

Je suis redevenu euh et c'est honorable et c'est un mandat qui m'honore et donc je n'ai déjà pas eu affaire contrairement à certains sujets chers Pericot hein, je suis pas sûr que ça aurait été un sujet sur l'immigration ou l'augmentation de la taxation des impôts des entreprises. Je ne doute pas que j'aurais eu des signaux euh de de tous les le coin de l'échiquier politique. Moi, j'ai plutôt travaillé avec des députés qui sont pas des stars mais qui sont des députés engagés sur ces sujets et je les respecte.

Je pense par exemple à Boris Tavernier, député écolo, on n'est pas d'accord sur tout. Il a porté un certain nombre d'amendements, on a pu échanger de toute façon plutôt éclairé. Mais je suis pas avec des stars.

Je vous dis ça parce que la dernière fois que j'ai cité, c'est pareil en plateau tous ceux avec qui je me bat sur mon deuxième combat qui est là. Je vous parler de président de groupe qui on Ouais, mais j'ai pas eu de président de groupe à date. Voilà.

Euh ont voté en commission ce texte de loi. Euh et je pense que c'est effectivement un sujet plutôt consensuel. Il a été adopté en commission sauf euh son article 2 qui doit donner un bras armé et financier pour permettre d'améliorer la les les cantines scolaires dans certaines communes modestes.

Donc ça va être mon combat le 16. Qu'est-ce qui a sur l'articlequé ? toujours un peu la même chose et je l'entends, c'est ce que j'ai dit d'ailleurs en commission, c'est que bon, je vais vous dire les choses très simplement si c'est le parlon vrai que j'aime bien merci de l'invitation.

On n'est pas très riche, ça a échappé à personne. Les finances publiques sont un peu dans le rouge. Bon, donc moi je suis pas arrivé en disant même si j'espère que ce sera un des sujets de la présidentielle comme vous le disais au disiez au début, il faut 1 milliard, 2 milliards ou 5 milliards sur l'alimentation dans nos écoles.

Olivier préalable très simple, la bonne bouffe, combattre à malbouffe, c'est faire des économies sur la séconomie, on est d'accord ou non ? 125 milliards institut, vous proposez 125 milliards d'économies. Donc vous avez tous les groupes qui sont à vos genoux en vous suppliant de faire passer ce projet là tout de suite.

Presque et le gouvernement vous suppli d'aller jusqu'au bout. Presque presque. Déjà tant qu'on m'en empêche pas, c'est une bonne nouvelle.

Moi je dis on a plus beaucoup d'argent là au moment où on se parle dans le budget. Donc j'ai trouvé des lignes budgétaires. On va pas embêter les gens sur leur du déjeuner là-dessus.

Je dis juste, il y a aussi euh des entreprises pour certaines de l'alimentaire, d'autres non, qui au moment où on se parle et depuis des années finance de de l'éducation à l'alimentation dans nos écoles en mettant de l'argent dans leur fondation. Donc moi, j'ai un parti prix très simple. Je dis plutôt que de laisser 15 20 entreprises chacune dans sa fondation mettre un peu de sous, pourquoi on ferait pas un pot commun pour que toutes les entreprises mettent des sous et qu'on puisse financer des opérations de plus grande envergure de de rénovation de cantine et aussi de formation comme la fondation Nestle qui est une des premières avril sont soucieux ils sont soucieux de ça ils le font mais comme on aime que les taper ces acteurs on les entend jamais Carrefour via sa fondation Carrefour c'est une discussion que j'ai eu avec Alexandre Bombard fait des choses.

La réalité c'est que chacun est dans son couloir comme souvent dans ce pays. Donc moi je dis et si on ouvrait un grand couloir où tout le monde mettrait des sous et où les entreprises ne chercheraient pas et ne pourront d'ailleurs pas chercher, je vais l'écrire dans la loi dans l'amendement que je rapporte le 16 février, elles ne pourront pas dire moi j'ai contribué à refaire la cantine de trifouiller les ois. C'est comme si on reprojet le frais de Nobel d'avoir fait le prix Nobel de la paix.

Il était le fabricant de la dynamite. Il a le droit de faire le nom de la paix en disant "J'ai fait des bêtises, je veux je veux réparer." Olivier, on c'est un vrai débat économique derrière ça.

Est-ce que nos entreprises ont le droit de financer leurs externalités négatives ? J'ouvre le débat pour 27 parce que c'est un vrai débat. Nous avons Chantal qui nous appelle de Bastia en Corse où l'instant de table est important et où j'allais dire l'acte alimentaire est constitutif de l'identité de la Corse sans autres sujets politiques.

On vous écoute. Chantal. Oui.

Bonjour madame Grégoire. Alors, comme vous disiez, monsieur Peréot, comme vous disiez, il faut arrêter l'idéologie. Je pense que la santé de nos enfants, c'est primordial.

On va faire de des économies à la sécurité sociale. C'est c'est du préventif, donc c'est important. Maintenant, s'il faut aller chercher de l'argent, euh il y a des moyens aussi.

Quand je vois tous les dans les supermarchés, la TVA des boissons gazeuses, euh des chips des qui sont à 55, je me dis que si déjà on veut réduire la malgouffe et ben il faut les mettre à 20 % déjà parce que et enlever les TVA sur les fruits et légumes. Chantal, c'est un projet, je vous interromps juste pour vous dire que c'est un projet du groupe socialiste au Sénat qui a provoqué que l'on augmente la TVA sur les produits qualifiés de malbouffe. Évidemment, ça n'a pas abouti.

Les républicains n'ont pas été d'accord. Oui, mais justement parce qu'on est toujours dans l'idéologie. Moi, je ne suis pas une fan de monsieur Macron.

D'accord. Ça n'empêche que madame Grégoire, même si elle a fait partie de son gouvernement, à un moment, il faut penser à nos enfants et être un peu intelligent. C'est-à-dire que si on a on est là toujours à regarder de qui ça vient ou de qui ça vient pas, c'est pour ça qu'il faut penser à la France.

Bien sûr, mais bon et aux enfants. Je veux dire à un moment donné qu'ils arrêtent avec leur sauce là que c'est un coup c'est le PS qui est pas d'accord, un coup c'est le LR qui est pas d'accord, un coup c'est si écoutez, pensons un petit peu. Je pense que madame Grégoire a une très bonne idée.

Après on peut en discuter hein parce que la fondation Avril, ça me fait doucement rigoler mais pourquoi pas. il participe et ben pourquoi [rires] pas. C'est-à-dire qu'à un moment donné, il faut prendre l'argent où il est et je pense que oui, la TVA aurait été une bonne idée et tous ces fast food, on est en train de perdre tout notre toutes nos brasseries, tous nos restos, je veux dire.

Donc à un moment donné, moi vous savez, moi j'ai été à l'école parce que comme je suis je suis handicapée, j'étais dans une école spécialisée. Dès la 6e, j'avais des cours de cuisine. Je l'ai même présenté au B deep.

C'était obligatoire parce que étant donné que on s'en souvient, on les anciens s'en souviennent. C'était dans le programme scolaire. Oui.

Puis nous comme nous étions euh bon ou aveugle ou malvoyant, il fallait qu'il nous apprennent à être autonome. Donc c'est vrai qu'on avait des cours de cuisine qui étaient très poussés parce qu'il fallait qu'on apprenne à être autonome. Et je bon, j'étais pas dans une école publique, vous pensez bien, mais ça fait rien.

Et je je souhaite que tous les enfants donc on nous apprenait à cuisiner, on nous apprenait les fruits, les légumes de saison. Et bien pourquoi pas, je préfère qu'on apprenne ça aux enfants que la théorie du genre. Chantal, on a compris votre message.

Olivier Grégoire vous vous répond. Je précise. Est-ce qu'il y a, vous sentez Olivia, dans vos démarches politiques, des clivages idéologiques qui viennent se greffer sur ce débat qui est un débat de consensus national.

Oui, mais là où où vous avez raison madame, c'est que j'ai même eu cher Ah, de Bastia, j'avais pas entendu. Euh, bonjour Chantal. Euh, et je suis un peu jalouse parce que Bastia me manque et la Corse en général.

Vous soulevez des points chères madame, madame Chantal qui ont été abordés lors des débats qu'on a eu il y a une dizaine de jours par exemple sur la TVA. Moi, je pense que c'est un des gros sujets qu'il va falloir pousser en 2027. Je vais pas vous enquiquiner surtout à l'heure du déjeuner, mais il y a il y a deux trois faits importants sur la TVA alors qui peuvent vous énerver hein et je m'en excuse mais ce sont des faits.

D'abord la TVA, on a toute une ribambelle de taux différencié. Vous avez remarqué quand vous allez par exemple au restaurant, c'est pas le même sur les boissons que sur les plats. Bon, on est un des pays en Europe qui avont le plus de taux différenciés de TVA et peut-être moi je ne ferme la porte à rien que réfléchir à ces taux serait une idée.

Je vous mets en revanche enfin je vous partage une expérience, je vous mets pas une alerte, je vous partage une expérience. L'année dernière, des députés très sérieux ont voté l'augmentation des taxes sur les sodas sucrés. Et comme euh je fais mes courses, je suis allé quelques mois après faire mes courses, quelques semaines après dans un hyper en dehors de Paris et là, j'ai vu que devant le linéaire d'une très grande marque de Cola, il y avait une affiche qui avait été déposée par le fabricant expliquant que les prix avaient augmenté et que ça n'était absolument pas la faute de ce fabricant de colat, mais la faute des députés, le mot était écrit sur le panneau, députés qui avaient voté une augmentation de la TVA sur les produits sucrés.

Ce que je veux vous dire, Chantal, c'est que pour moi je l'ai pas voté cette augmentation de TVA sur les produits sucrés. Pourquoi ? et on peut le trouver dans les archives de l'Assemblée.

Je l'ai dit en prenant le micro parce que l'histoire a démontré c'est valable uniquement pour les les hausses de TVA que lorsqu'on augmente les taxes sur ces produits de consommation courante et souvent de consommation populaire la taxe est intégralement répercutée sur le prix final du bien de consommation dit autrement c'est pas les industriels qu'on tapent avec cette taxe c'est les gens les consommateurs et comme je le disais tout à l'heure à Pericot les cas quand il y a eu beaucoup d'inflation qu'est-ce qu'on a remarqué ? On a remarqué que malgré tout, et je ne peux pas et je ne veux pas leur jeter la pierre, certains parents continuit à acheter soit les colats dont je parlais, soit des pâtes à tartiner ultra transformé malgré l'explosion du prix parce que c'était l'achat entre guillemets plaisir coupable mais c'était un achat dont ils ne pouvaient pas se priver vis-à-vis de leurs enfants quit à virer les gâteaux et les glaces mais il fallait préserver ça. Les addictions sont euh sont elles jouent un rôle important.

Euh oui, mais ce que je veux dire c'est que la fiscalité est un bon outil cher Chantal à une seule condition, c'est qu'on crée le mécanisme pour pas que ce soit les pauvres gens en bout de chaîne qui le payent parce qu'aujourd'hui on l'a toujours pas démontré et il y avait d'ailleurs un restaurateur qui voulait faire ça pour les fast food et qui s'est qui a pris le mur aussi à cause de ça. On y revient dans quelques instants. On est sur Sud Radio avec Olivier Grégoire.

Nous parlons de la malbouffe de la jeunesse et comment faire en sorte que nos enfants soient conscients des enjeux alimentaires de demain. Vous nous vous rappelez, je crois qu'il y a Xavier qui est qui est à Handa qui va nous qui va nous rappeler qu'on va voir en ligne et nous concluirons cet échange pendant encore un quart d'heure sur cet enjeu essentiel qui à mon avis donnera l'occasion de nous revoir ma chère Olivier Grgoire. À tout de suite sur Sud Radio et vous appelez Emmanuel Galasso 0826 300300.

Midih 14h [musique] Sud Radio, la France dans tous ces états. Péricoas reçoit Olivier Grégoire et nous débattons, j'allais dire à cœur ouvert et et à bâton rompu. Alors, ce sont des bâtons pleins de goût et de saveur sur les enjeux alimentaires et comment j'allais initier notre jeunesse à cette connaissance de l'acte alimentaire de façon à ce qu'elle se nourriss bien, qu'elle soit heureuse en bonne santé et qu'elle fasse travailler nos agriculteurs.

Xavier vous appelé DA ? Est-ce que je peux vous-ce que je peux vous appeler Chabi ? Oui, bien sûr.

Bon, alors Chaby, quelle est la question que vous avez envie de poser ? [rires] Alors, j'ai une question et une remarque. La question, ça concerne la saisonnalité.

Alors, je suis d'accord qu'il faut acheter des produits de saison, mais alors comment on peut expliquer qu'il y a des pommes toute l'année ? Très bien. Et la remarque, c'est au sud de la Bise à soi, il m'arrive d'aller faire des courses et il y a déjà des des TVA différenciés sur les produits agricoles bruts et les produits déjà transformés.

Par exemple, si si vous achetez des petits pois frais, c'est une une TVA minimum, mais si vous les achetez en boîte, c'est plus la même TVA. Vous voulez dire que la législation du gouvernement espagnol a déjà entré en a longtemps déjà. ça.

Bonjour cher Bonjour cher Xavier. Enchanté. Quand d'abord je voulais vous dire que sur la question des pommes est intéressante mais elle est pas exclusive.

Ce que je veux dire, c'est que euh c'était pas le sens de votre question, mais sous prétexte qu'on trouve des pommes aujourd'hui toute l'année, euh ça nous empêche quand même pas de rappeler que les endives, enfin les oui, les chicons c'est plutôt en en hiver et les tomates en été, les fruits rouges en été. Euh donc ça n'est pas parce que certaines saisonnalités d'ailleurs par des pratiques de d'ingénierie et parfois aussi d'intervention humaine ont fait que aujourd'hui on a certaines certains légumes ou certains fruits qu'on peut trouver toute l'année que ça nous empêche pas l'effort sur le reste des produits bruts. Et moi je pense que c'est un un effort important.

Voyez récemment, je vais pas dire les noms parce que mon objectif est pas de faire leur pub, mais il y a deux acteurs de la grande distribution qui d'abord ont pris des engagements rapport au produits sur le mercosour et qui travaillent aussi beaucoup euh à la à la au fait de pousser des produits de saison dans le cadre de leurs opérations commerciales. Je sais pas si vous l'avez vu avec le chouffleur par exemple ces dernières semaines pendant les fêtes en crise on a vu beaucoup et encore une fois moi je donnez les noms Olivia je pense à Intermarché et coopérative U on fait des très grosses opérations pour soutenir aussi ces produits bruts de saison sur le coup donc Intermarché SuperU on avait du mal à les écouler la deuxième chose que vous dites monsieur pour connaître la Bidas et pour aimer le le Pays Basque pour y avoir vécu d'ailleurs, c'est qu'il y a des TVA différenciés. Je la France d'ailleurs, je répondais à Chantal encore juste avant, on a d'ailleurs Toutin Ribel et je pense, je le disais juste avant que d'ailleurs pas que sur la restauration hors foyer comme on dit, mais aussi sur la restauration, il va nous parce que c'est un de mes combats aussi pour information de soutenir nos maîtres restaurateurs et ceux qui font encore à manger dans les restaurants puisqu'il vous a pas échappé qu'ils sont de moins en moins nombreux. du fait maison parce que là aussi ça coûte plus cher de faire maison que d'acheter parfois en en grossiste et de réchauffer au micro-ondes.

Donc je soutiens à la fois nos bistroos. J'avais déposé quand j'étais ministre un texte sur le fait maison pour faire en sorte que on informe mieux le consommateur sur ce qu'il mange. Et je pense euh pour aller non pas pour vous faire plaisir Xavier mais parce que je le pense et j'ai appelé les acteurs à le faire et je voudrais le faire avec eux qu'on doit être force de proposition pour la présidentielle sur ce sujet.

La fiscalité peut permettre euh un certain nombre d'évolutions. Il faudra juste qu'on en profite pour simplifier un peu parce que on a déjà plusieurs dizaines de taux différenciés. Donc si on en recrée d'autres, j'appelle à ce qu'on en simplifie certains pour pas qu'on se retrouve avec 50 taux différenciés de TVA.

Mais oui, la fiscalité est un est un bras très utile et je pense qu'il faudra l'activer dans le cadre d'une loi cadre entre guillemets que j'appelle de mes vœux sur l'alimentation. euh pour l'élection présidentielle et au Pays-Basque, je pense pouvoir affirmer que la conscience de l'enjeu alimentaire par tradition locale, par par culture, par culture nationale est un enjeu important et que et que ça joue un rôle déterminant quand il y a déjà cette prise de conscience au niveau social. Olivier Grégoire, aujourd'hui est-ce qu'on pourrait penser à une décentralisation de cet enjeu ?

Est-ce qu'au niveau régional, on pourrait pas aussi avec les pouvoirs dont disposent les régions de faire en sorte qu'il y ait dans la continuité de votre projet de loi l'application locale en tout cas sur j'allais dire on recense tous les produits agricoles une région pour les cantines et est-ce que en périscolaire en périscolaire on touche pas au programme d'éducation qui dépend de l'État les les les autorités régionales pourraient pas organiser une prise de conscience une mobilisation Alors je dans la vie comme en politique moi j'aime pas les généralités donc je vais pas dire les régions parce que c'est tellement qui voudront bien celles qui voudront bien qui sont exceptionn là il y en a quatre déjà dans votre projet qui dev il y en a quatre qui vont il y en a deux qui ont déjà témoigné de leur souhait d'être d'être possiblement volontaire je vais attendre d'en être quatre et alors il y en a d'autres qui qui veulent venir est-ce que vous les accueillez on les accueillera et je ne doute pas que le ministre de l'éducation nationale saura élargir le champ de l'expérimentation par le biais du décret qui prendra pour mettre en œuvre cet texte de loi en bonne intelligence avec l'agriculture et l'alimentation évidemment de toute façon c'est mais c'est un des avantages un des inconvénients du sujet interministériel comme on dit donc ça concerne l'éducation nationale l'agriculture et l'alimentation mais aussi la santé et solidarité donc pour par expérience de ministre quand il y a plusieurs ministères qui sont en charge c'est à la fois une bonne nouvelle parce que on a plus de force de frappe. Ça peut être une mauvaise nouvelle aussi parce que tout le monde pense que son voisin est en train de s'en occuper. Voyez donc ça peut prendre du temps aussi.

Vous avez vu que Sébastien le Cornu a demande à passer une loi. Toute la relation collective d'État devra faire appel à des produits européens. Le premier ministre, je n'en doute pas, euh l'a démontré d'ailleurs localement à Vern a une vraie conviction en la matière.

Et le le deuxè la deuxème jambe de ce texte de loi que je porte, c'est effectivement la restauration scolaire et je salue au-delà de sa prise de parole sa volonté de de passer à l'acte. On est quand même dans un pays où en 2026 quand un établissement scolaire veut voir quelles sont toutes les associations agréées et disponibles pour intervenir dans l'établissement, il ne sait pas où trouver ses coordonnées. Voyez ?

Donc, il y aura un décret après ce texte de loi qui doit recenser tous les acteurs de l'alimentation au niveau local pour que en fonction de la localisation de l'établissement, on puisse faire venir qui des diéticiens, qui des producteurs locaux. Et effectivement, alors certaines régions le font avec ce qu'on appelle, vous le savez, des plans alimentaires territoriaux. Ça marche bien comme ça marche bien, on en parle pas. des voyez les pâtes c'est pragmatique c'est à hauteur de bassin de vide bassin d'emploi et les pattes c'est des financements publics privé donc pas trop de pudeur de gazelle sur les financements publics privés pour aller aider des communes modestes comme je le propose dans le texte de loi on le fait déjà avec les pattes c'est pas un truc d'intellectuel he moi ce que je propose c'est un truc bourré de bon sens que des éleveurs, que des restaurateurs, que des cantiniers que des que que des des agriculteurs, des diéticiens viennent dans nos écoles expliquer à un gamin en plus.

C'est drôle l'histoire du Topinembourg quand il mange du célerie rémoulade, vous avez déjà montré un céleri rave à un gamin, il croit que c'est un martien. C'est très rigolo. Donc faisons ça avec conscience, avec humour.

Mais je le redis, pour moi c'est un sujet de protection de l'enfance et c'est un sujet de terrible inégalité. J'entends et je salue ceux qui s'intéressent et qui me disent "Oui, mais enfin c'est le rôle des familles. Oubliez pas quand même qu'il y a certaines familles qui n'y arriveront pas.

Est-ce que c'est normal de laisser nos enfants dans l'ignorance, je vous cite à comparaître sur cette antenne pour nous donner le résultat de votre démarche. Comment la République vous traite. On n pas parlé d'une du Nutriscore.

Tout ça c'est c'est un jeu important. Je reviendra. On reviendra.

Alors vous reviendrez préparez votre agenda parce que je vais avoir besoin de votre témoignage et j'allais dire votre soutien parce que c'est un combat que nous menons aussi sur cette Antonne. Quant à nous, je vous dis je vous dis à demain et là je vous laisse en compagnie d'excellente Brigitte La. qui va parler aussi de sensorialité peut-être sur un autre registre.

On a aussi besoin d'amour quand on parle de ces enjeux.

Combattre la malbouffe à l'école — Olivia Grégoire · Pourquijevote