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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 12 novembre 2013 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Pierre Moscovici - Les Matins de France Culture, 12 novembre 2013

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00RelanceRéponse directe

    L'OCDE et la Commission européenne réclament des réformes de compétitivité. Cette crise d'autorité rend-elle ces réformes impossibles ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La note souveraine de la France a été abaissée par Standard & Poor's. Comment analysez-vous cette décision ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Le niveau des prélèvements en France a atteint 46% du PIB. N'est-ce pas le seuil du tolérable ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les Français sont prêts à descendre dans la rue en cas de nouvelle hausse d'impôts. Comment rétablir l'autorité de l'État ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    La révolution fiscale promise par François Hollande n'est pas menée. N'est-ce pas une erreur de tempo ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Où allez-vous trouver les ressources pour réduire les dépenses publiques ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bah on chez dans tout de suite peut-être un commentaire pierre moscovici à la chronique de philippe manière à prix libre des rouges la révolte dépôt d écidément le gouvernement est dans une mauvaise passe je suis pas un commentateur donc sur les passes je suis acteur et si le public c'était le combat c'est parce que je pense est au front je suis au front pour que notre pays s'en sorte je qualifie de manière et comme toujours intéressant comme toujours aussi avec une orientation idéologique qu'on lui connaît il parle quasiment de comment vous dites déjà ras-le-bol fiscale mais je voudrais d'abord le reprendre sur un point s'il le permet la france se suicide non je pense que la france est un pays qui n'a pas tout à fait content conscience aujourd'hui et pas forcément confiance non plus dans ses propres forces moi mes fonctions même m'amène à représenter la france beaucoup à l'étranger à l'international ou bien en europe et la france est un grand pays et la france doit avoir conscience qu'elle est toujours un grand pays c'est la cinquième puissance économique du monde c'est la deuxième puissance économique en europe c'est un pays qui a été touchée moins que d'autres par la récession et qui a su préserver son modèle social alors qu'il y ait maintenant des réformes à faire je suis le premier à le dire qu'il y ait une modernisation de l'état accomplir je suis le premier à le lire mais pour autant faisons ça j'allais dire en bon ordre c'est à dire sans casser ce modèle social sans altérer la justice sociale en respectant aussi ce qui fait notre identité historique parce que l'idée d'une défaisance comme ça généraliser brutale de l'état social ce serait pour le coup provoquer d'autres révoltes et c'est ça qui fait la difficulté de la tâche de françois hollande aujourd'hui c'est à dire de changer ce pays de changer ces structures mais en même temps de respecter son génie national dans une période où la crise est là où le chômage frappe encore beaucoup de français où le sentiment d'injustice faire gagner jusqu'à souhaiter vous en parler une révolution copernicienne à l'arrière je ne sais pas où était philippe bannière il a vu que la révolte des poneys billy a tout de même la sphère des huées sur les champs-elysées pendant les cérémonie du 11 novembre elle suscite beaucoup de commentaires dans la presse aujourd'hui y compris de billy tan ou d'élus socialistes comme malek boutih qui dit au fond dans le parisien il faut remplacer jean-marc ayrault d'urgence on parle de décrédibilisation du chef de l'ing les sondages je crois dans les 21 % comment abordez vous cette affaire-là il pensez vous qu'elle est un symptôme ou qu'elle n'est juste qu'une anecdote revenons d'abord sur cette affaire-là qui évidemment est profondément choquant profondément choquant qu'est ce qui fait qu'un pays est une nation et vous savez qu'on parle souvent de la france comme la grande nation c'est le respect de son histoire c'est là respect de ses institutions c'est le respect de l'état et il ya des jours où la nation doit justement communier être ensemble les jours on célèbre une victoire les jours où on célèbre la paix retrouvée c'est le cas du 11 novembre et cette histoire exigeait le rassemblement et autour de celui qui est légitimement le chef de l'état parce que les institutions c'est ça les français ont élu françois hollande en mai 2012 il est le chef de l'état il est le président de tous les français et les raies très impopulaire mais à l'envers 21 % sont satisfaits des randonnées moi c'est un autre sujet mais je veux d'abord traiter celui là parce que il ya la question du vivre ensemble dans ce pays qui est en cause et vivre ensemble c'est ça aussi c'est être fière de son histoire de ce qui nous fait vivre ensemble de ce qui nous cimente c'est accepter les institutions qui font que oui françois hollande est le président légitime des français j'ai parfois l'impression que pour une certaine droite ou l'extrême droite il ya le refus de la légitimité de la gauche au pouvoir je l'écris dans mon livre mais non la gauche est là parce que les français l'ont porté au pouvoir et françois hollande est là pour cinq ans et il doit être respecté et dans son mandat et dans sa fonction et dans sa personne et donc ce qui s'est passé hier c'est tout simplement inadmissible je trouve que c'est grave en effet il faut revenir à l'essentiel et france hollande ailleurs a donné son ordre de mobilisation quand il a lancé le cycle de célébration de du centenaire de la guerre de 14 18 il faut rassembler les français pour réformer ce pays qu'il a besoin de changement changement il faut être tous ensemble pour réussir 7h43 pierre moscovici invité des matins il regarde ses petits groupes ou bien ce sont des égarés qu'ils représentent qu'eux mêmes ils sont pas très nombreux ou bien c'est une espèce d'avant-garde vers lequel pourrait converger tout un tas de mouvement et ce serait des symptômes s'ils sont des symptômes et symptômes de quoi qu'est ce que vise d'abord de quoi parle-t-on si on parle de ce qui était hier aux champs elysées en parle dans votre eau oyonnax mais après les bonnets rouges et après mais il faut pas faire masse de tous il faut pas faire masse de toutes les protestations avaient vu la une du figaro mais je ne converge ligne figaro mais non les mouvements convergent pas lady peut y avoir des satisfactions il faut les traiter peut y avoir des écoutes qu'il faut apporter la des revendications légitimes et il faut les entendre celle là et le gouvernement est à l'écouté c'est pas un gouvernement qui n'entend pas un gouvernement qui impose sa gouvernement qui dialoguent sévèrement qui concerte oui parce que nous avons voulu faire en sorte que le dialogue social reprenne sa place mais il ya aussi parfois des mouvements comme ce qui s'est passé hier qu'ils ont sont tous ceux spontanée on le sait on sait qu'ils étaient présents on sait que le front national était là et je pense que le front national en l'occurrence a montré de lui même un visage qui est le essaye de faire oublier mais qui est un visage radical est radicalement hostile à aux institutions de ce pays en tout cas au président de la république et qui montre qu'il n'aime pas au fond ces moments de rassemblement du pays c'est un parti qui toujours divise et ça on ne peut pas le laisser passer est ce que vous n'avez pas laisser un peu passé laissé filer les désordres on a vu quand même notamment en bretagne des images qui si elle avait été transportée ailleurs dans certains coins de france aurait été considéré comme insupportable là on les a mais bien parce que sinon il ya je lui dis cette écoute quand une région ou un pays souffre il ne faut pas réagir avec brutalité et s'agissant de la bretagne il y a des problèmes que son gouvernement entend et il ya la crise de l'industrie qui peut frapper par exemple psa rennes et à la crise de l'agroalimentaire ya ce qui s'est cristallisé autour de cette écotaxe pour autant les brutalités elles ne sont pas admissibles donc il faut être à la fois dans les coûte dans la réforme est aussi dans la fermeté c'est ce que veut le chef de l'état et c'est ce que nous appliquons la quiétude cela dit que laisse filtrer en off de nombreux ministres le gouvernement sur l'autorité ou le manque d'autorité supposé de françois hollande les critiques qui se font malek boutih dans le parisien cette fois ci à visage découvert il faut remplacer jean-marc ayrault voulait percevait comme en effet les analyser comment moi je pense que il n'ya pas de place quand on est dans une situation de crise comme celle ci quand on a une des réformes aussi ambitieuse à mener quand on est au combat contre une crise aussi importante quand on est en train d'ailleurs on va y revenir d'obtenir des résultats parce que je le disais tout à l'heure la france grand pays oui la france cinquième puissance économique du monde oui la france est sortie de la récession récession oui la france est en train de retrouver la croissance oui là l'augmentation ya les hommages à la main vite investi d'être un peu optimisé normes en jeu et j'espère qu'on aura l'occasion d'y revenir sur un plan économique vous avez doit y aller tout de suite des choses très très précise à cet égard donc si vous voulez quand je dis tout ça c'est pour dire que encore une fois j'appelle la france à avoir confiance en elle mais il n'y a pas de place dans ce genre de situation pour les petites phrases ou pour les issues individuel il faut faire bloc autour de chef de l'état françois hollande est le président de la république et c'est lui qui donne le tempo qui donne le sens et il sait où il va ce qu'il sait il connaît de ce pays c'est d'ailleurs pour ça qu'il est élu président de la république il est proche des français et ça c'est aussi ce que les français attendent de lui sert de manifester cette écoute cette attente cette attention pardon et d'être l'homme des solutions l'homme des résultats mais l'essai décision tardive mais non c'est ce qu'il sait c'est que il y à des réformes profondes à mener et il ya notamment une action à mener dans trois directions qui prend du temps et d'abord des économies parce qu'il faut en effet adapté autre état il faut non pas le réduire mais faire en sorte qu' on puisse procurer des services publics à un meilleur coût avec plus d'efficacité ça s'appelle la modernisation de l'action publique ça c'est la première direction la deuxième c'est de leur philippe manière en parler des entreprises il faut doper la compétitivité française oui c'est vrai nous sommes un grand pays mais nous avons décroché notamment par rapport à l'allemagne et donc il faut que nos entreprises retrouvent les capacités d'investir pour plus de croissance et pour plus embauches et puis enfin et c'est la troisième chose il faut se mobiliser contre le chômage et pour l'emploi et tout ça en effet ça prend du temps mais je le répète il y a une direction vous savez d'autres pouvoir en grande-bretagne ou en espagne ont connu des moments comme celui ci les moments difficiles où les réformes semblait ne pas déboucher et pourtant il savait où il allait et aujourd'hui on voit d'une certaine façon de résultats l'espagne qui retrouve la croissance la grande bretagne qui elle a une croissance forte je dis ça en précisant que je ne suis pas de l'orientation politique des dirigeants britannico-espagnole simplement qu' il y a des moments où il faut tenir ce cap garder sa stratégie c'est ce que fait le président cela dit l'exemple et spécialement vous parlez risque d'aller raison à ceux qui produit le très grand de rigueur je ne saisis pas une chose pierre moscovici monsieur le ministre de l'économie et des finances quand vous dites la reprise sans doute cela la récession est derrière nous dans le même temps comment se fait-il que le ministre du budget va la case 9 10 ou là il va falloir se serrer la ceinture et sans doute faire une politique de rigueur ou l'austérité jusqu'à au moins 2015 à y rajoute 2016 et puis rajoute 2017 ça fait un quinquennat de l'austérité ça non d'abord d'entre eux ne prononce jamais ses mots austérité aurillac et peut-être un peu vite mais je vais prêcher belgique je crois qu'il faut vraiment distingué austérité rigueur et sérieux qu'est ce que c'est que l'austérité l'austérité c'est quand on en fait trop c'est quand on appauvrit tellement l'état qu'on réduit les capacités de justice sociale et que par ailleurs on crée de la récession dans le pays est ce que nous demandons nous ce sont des efforts oui budgétaires des économies oui elles sont nécessaires parce que jusqu'à 2017 nous devons réduire nos déficits et donc sa demande que ces efforts se poursuivent pas avec la même ampleur chaque année en 2015 ce sera à nouveau 15 milliard d'euros ça devrait être un peu moins dans les années qui suivent il faut poursuivre cet effort vous savez nous avons 57 % de dépenses publiques dans le pib 57% la droite avait amené ce taux de 53 57 % il faut le réduire mais le réduire encore une fois en modernisant vraiment l'état et en améliorant la qualité des services publics ce qui est tout à fait fondamental mais si je reprends cela ce que dit bernard cazeneuve c'est donc il faut une gestion sérieuse parce que la réduction des déficits est insupportable parce que la dette publique nous menacent et même paul krugman l'a écrit ça ne peut pas se faire par l'augmentation paul krugman défense sa cellule en niant que 100 à rennes tours cbc l'aide de la france en dix ans mais non mais non que dit il que dit paul krugman il dit que vous ne coupez pas dans les questions sociales et budgets sociaux etc en revanche vous avez effectivement raison de baisser les dépenses de l'état et il y au fond c'est les libéraux aux américains qui ne supporte pas cela et il a il vole à votre secours il ya au moins mais c'est pas n'importe lequel c'est quand même rénové la prix nobel d'économie un homme qui est respectée sur lens on a pas dit non la france n'est pas en crise et oui il peut y avoir des aspects idéologiques dans telle ou telle notation est en effet jeudi qu' il en va ainsi mais que dit il aussi il dit il faudra bien en effet faire des économies et il faut les faire davantage par du sérieux budgétaire par des économies de dépenses publiques que par une hausse continue de la fiscalité une c'est ce que nous faisons est donc pas d'austérité là dedans mais en même temps une politique continûment sérieuses et c'est ça que nous allons faire alors qu'au bout ce quinquennat tout en constatant puisque c'était la question vous me posiez qu'en effet la france est sortie de la récession nous aurons probablement 0,2 point de croissance en 2013 ça n'est pas extraordinaire mais c'est plus que la zone euro qui aura moins 0 3 qui elle est toujours en récession nous aurons une croissance autour de 1 % je le crois en 2014 nous devoir retrouver en 2015 les 1,7 à 2 points qui justement permettent d'avoir une économie beaucoup plus dynamique ce qui veut dire que les efforts que font les français et je comprends que on est toujours de l'impatience on a envie que ça produit des résultats immédiats mais il y avait tellement réformes à faire il y avait de tels déficits il y avait de tels défauts de compétitivité que il fallait des réformes profondes ces efforts payent leurs fruits je le dis en effet et la france sortira plus forte de cette crise c'est un pari où ce sont des informations vous avez notamment sur la croissance vous avez à votre disposition des informations précises qui vous permettent d'être absolument sûr de ce que vous annoncez donc pour la croissance 2013 oui pour la croissance 2014 ya un consensus général et pour la croissance 2015 ce ne sont pas des chiffres que j'invente ce sont ceux à la fois du fonds monétaire international de le céder mais qui cette fois convergent parce qu'ils se sont trompés pas toujours dans un bon sens et on voit bien tout de même que justement il lui l'assainissement financier ce qui s'est passé c'est que nous avions une pyramide de dettes une pyramide de déficit et que oui il faut les réduire ce que vous savez ce qu'ils nous disent vous faites trop de rigueur par exemple où vous faites trop d'austérité où il faut arrêter les conneries quel serait le résultat le résultat ce serait un endettement continu de l'état et l'endettement toujours une traite qu'on tire sur lanières et puis surtout ce sont des taux d'intérêt qui remonteraient tout d'intérêt qui remonteraient c'est plus de difficultés pour emprunter pour son logement ou pour son investissement il faut rester très crédible alors cela dit ce qui donnerait du grain à moudre et qui pourrait donner raison fois ceux qui penseraient que vous fait il de politique radical libéral voire de droite c'est surtout de même les avis que l'on voit ça et là vendredi prochain la commission européenne doit se prononcer sur le budget français pour 2014 et monsieur barroso qui passe pas pour un dangereux gauchiste dit ça va dans le bon sens c'est pas si mal il y à des coupes dans les dépenses de l'état y rajoute bien fait tout de même la pression fiscale est inacceptable dans les écoles aujourd'hui des articles sur la réforme de l'assurance vie qui passeront bientôt en examen sont adoubés et les écolos s'ils ne passent pas franchement pour un journal tout à fait révolutionnaire donc c'est compliqué aujourd'hui malbec de chance pour vous alors que vous dites je ne suis pas le ministre des patrons quatre pages dans libération sur un françois hollande qui sait courtisé les grands patrons pour essayer au fond là aussi de faire passer le message écoutez ça c'est beaucoup c'est propre et ça me fait un peu sourire parce que au fond que voudrait-on dont voudrait que la commission européenne à laquelle nous avons soumis nos budget en vertu des traités que nous avons nous même souscrit nous disent rien ne va on voudrait qu'on nous dise votre politique est une politique inefficace vous avez gardé trop déficit vous faites trop d'impôts et vous ne faites pas assez d'économies non moi je dirais à bruxelles puisque c'est ma tâche jeudi et vendredi à la réunion de l'eurogroupe c'est à dire les mises des permis des finances de la zone euro puis la réunion du conseil ecofin cité dans les ministres des finances de toute l'école l'europe et et si on vient nous dire que la gestion des finances publiques de la france est sérieuse sans être injuste et bien je ne m'en plaindrai pas je pense qu'il faut en effet éviter les procédures les condamnations parce que vous savez ça c'est fondamental pour moi c'est aussi un aspect de mon livre pour moi l'europe ce n'est pas quelque chose d'extérieur c'est pas une politique étrangère je suis un européen et quand je parle avec la commission européenne je ne parle pas des ennemis de classe je parle à des partenaires avec lesquels souvent je ne suis pas d'accord car je me suis souvent pas d'accord avec vous barroso vous racontez chypre et ça ça m'arrive souvent de ne pas être d'accord avec eux mais ce sont des partenaires et il faut pas prendre l'europe comme quelque chose qui nous aide extérieure quand nous avons choisi de faire l'europe nous avons choisi nous mêmes d'abord drainé certaine part de souveraineté ou d'être dans un certain nombre de coopération pour le reste s'agissant de la réforme de l'assurance vie il faut dire peut-être d'un mot allah en quoi il s'agit je l'aï conseil des ministres choisis juste un mot bien sûr il s'agit de faire en sorte que les français nous entende il ya 14 milliards d'euros de contrats d'assurance-vie 40 % de l'épargné est aujourd'hui vers ce qu'on appelle des contrats renouvelables et l'échangé où les arrestations de l'esport je voudrais que cette orientation de l'epargne aille vers l'entreprise l'investissement justement pour la croissance ou l'emploi parce que j'entendais à ce que tous les gens qui ont une assurance vie mettre des bonnets rouges descendent dans la rue à nouveau avec des poneys comme disait vrai pas du tout parce que là il ya des incitations fiscales positives pour justement orienter différemment les pareil et ça me conduit à ma dernière réflexion sur les patrons écoutez moi je suis pas le camarade des patrons le miz des patrons en revanche je veux atomisé entreprises parce que je pense qu'un pays ne s'en sort pas si les entreprises n'ont pas perçu un climat qui leur donne envie d'investir pour embaucher et ne considérons pas non plus que tous les patrons là encore ne vise que leurs intérêts propres non il ya besoin de faire en sorte que ce pays s'en sortent par et avec ces entreprises pierre moscovici revotera on retrouve tout à l'heure à 8h15 pour une demi heure plus longuement détaillé de nombreux sujets 8h15 qui est introduit le débat par brice couturier aujourd'hui bonjour bonjour marc bonjour monsieur ministre est oui alors l' ocde la commission européenne les agences de notation et même notre cour des comptes nous réclame un ensemble de réformes de compétitivité parce que notre compétitivité s'est érodée au cours des dernières années or le crédit politique du gouvernement on le voit s'affaiblit de jour en jour alors cette crise d'autorité ne rend elle pas ces réformes dorénavant impossible en tous les cas avant un éventuel remaniement ministériel vous avez 8h16 c'est l'heure de la chronique de brice couturier bonjour brice alain bonjour marc bonjour monsieur le ministre pour la deuxième fois en deux ans l' agence de notation standard and course vient d'abaisser la note souveraine de notre pays lagence doute que les réformes adoptées par le gouvernement à savoir l'accord sur l'emploi et le crédit impôt compétitivité suffisent à débloquer le potentiel de croissance de notre pays presque au même moment presque au même moment la bce annonçait une baisse de ses taux d'intérêt à presque zéro pour cent que la presse économique internationale analyse comme une bouée de secours lancé à la france menacée sinon d'une hausse des taux d'intérêt auquel nous empruntons l'état de nos finances est en effet préoccupant après une croissance nulle cette année celle de l'an prochain est attendu à -2 1% 09 en 2015 notre pays devrait atteindre 1,7 pour cent c'est très insuffisant pour faire reculer le chômage notre catastrophe nationale mais surtout l' agence de notation constate que face à la montée de ce que vous avez appelé vous même le ras-le bol fiscale les pouvoirs publics disposent désormais je cite d'une marge de manoeuvre réduite pour augmenter les recettes ce qu'a confirmé hier soir josé manuel barroso votre dixième marque en affirmant que le niveau des prélèvements en france avait atteint je cite le seuil du tolérable et de fait le niveau des prélèvements atteint 46% du pipe cette année le dépassera l'an prochain tandis que les dépenses publiques je le rappelle souvent à ce micro dérape engloutissant 50 ça lui 1% du pib' des taux dangereusement supérieure à celle de nos voisins européens d'autant que cette année ce sera aux ménages de supporter les hausses les entreprises étant elle épargnée mais le pire est encore à venir l'an prochain avec la hausse de la tva l'augmentation des cotisations retraite et les effets de la défiscalisation des heures supplémentaires quelles seront les réactions d'une opinion qui ne vous soutient plus la cote du président de la république est tombée ce week-end à 21 % d'opinions favorables alors que monte la fronde anti fiscale dans tout le pays le gouvernement auquel vous appartenez a été obligé de reculer sur plusieurs ressources prévues l'écotaxe la taxation rétroactif sur les pel et les pea comme vous aviez déjà dû renoncer à l'impôt spécial sur l'excédent brut d'exploitation des entreprises alors comment allez-vous compenser ces manques à gagner car votre gouvernement avait obtenu un délai de deux ans pour ramener les déficits à 3% en échange de réformes de structures devant lesquels les gouvernements successifs se dérobe un peu comme les chevaux refusé l'obstacle mais comme disait raymond aron la france est un pays hémiplégique dans lequel les alternances politiques n'ont pour effet que de faire passer la paralysie du côté droit au côté gauche et la cipr augmente mais le plus inquiétant c'est que les hausses d'impôts entamé lors de la dernière année du gouvernement fillon qui se sont accélérées depuis que vous êtes à bercy n'ont pas permis de réduire les déficits les gouvernements le gouvernement ne s'est jamais vraiment résigner à une authentique baisses de dépenses standard and poor's critique je cite l'incapacité du gouvernement à réduire les dépenses globales le financial times relève que cela contraste avec la politique menée tant en irlande que par nos voisins méditerranéens qui ont consenti eu de grands efforts et qu'ils commencent en percevoir les bénéfices du côté de leur commerce extérieur mais ajoute le ft les élites dirigeantes françaises acquises ou colbertisme estime que la dépense publique est toujours bénéfique et les gouvernements vivent dans la hantise du retour des grandes grèves de 1995 car l'état français a toujours été considéré comme fiable parce que nos institutions apparaissent est solide et que l'autorité de l'état n'était pas contesté ce n'est plus le cas le pays semble au bord de la jacquerie deux français sur trois se disent prêts aujourd'hui à descendre dans la rue en cas de nouvelle hausse d'impôts selon le csa aujourd'hui c'est l'impuissance publique qui provoque la défiance alors comment enrayer ce phénomène et rétablir une autorité sans laquelle aucune réforme d'envergure ne sera plus toléré la chronique de brice couturier à réécouter sur france culture point fr pierre moscovici il ya énormément de choses là dedans je vais commencer par raymond aron juste rla citations savoureuses mais en même temps je la crois tout à fait injuste pour le coût pour le pays parce que quand on vous écoute on saisit d'un sentiment de désespérance rien ne va toutes les protestations mondondo rien faire alors que ce pays je le répète et c'est pas un slogan pour moi c'est un pays magnifique c'est un pays où il ya énormément d'entreprises qualité extraordinaire une capacité d'innovation qu'on nous envie un système éducatif et d'enseignement supérieur qui dira même reconnu par standard and poor's des infrastructures de qualité des services publics qui permettent aussi la cohésion sociale et ce pays est la cinquième puissance économique du monde alors s'il était si paralysé depuis si longtemps on se demande ce qui se produit non il ya génie france c'est vrai que nous ne fonctionnait pas exactement comme les autres c'est vrai que tout d'abord un modèle social un peu différent mais c'est vrai aussi que ce modèle social se combine avec une créativité économique qu'il ne faut pas comme ça d'un coup ni deuxième remarque elle est sûre standardandpoors la banque centrale européenne la banque centrale européenne n'a pas baissé ses taux d'intérêt pour faire plaisir à la france on a le moment c'est une coïncidence troublante je peux vous assurer que la banque centrale européenne n'était pas informé de la notation de standard and poor's et heureusement d'ailleurs parce qu'il ya quand même une étanchéité je ne viens pas une muraille de chine entre ces différentes institutions dont la banque centrale européenne a fait ça parce qu'elle estimait qui avait rang en europe des risques d'une inflation basse longtemps contenue qui pouvait tourner la déflation et qu'il fallait soutenir la reprise quand à standard and poor's écoutez moi ce que je constate aujourd'hui c'est un que nous avons une des notes les plus élevées de la zone euro c'est d'eux que cette note est stable et c3 que les investisseurs ont réagi à ça avec une extrême indifférence parce qu'ils savent pouvoir faire confiance à la france et d'ailleurs nous conservons et c'est fondamental des taux d'intérêt extrêmement bas bref qu'est ce que je déduis de tout ça j'en déduis qui évidemment la situation est compliquée qu évidemment les français sont marquées par la crise sont dans l'attenté de résultats économiques qui lient à des inquiétudes des souffrances dans ce pays que sous la main les entend évidemment mais que les réformes elles sont là et ce sont des réformes qui permet de les énumérer les fameuses réformes j'en ai cité 203 plus est je vais être long mais je vais commencer d'abord puisque vous parlez compétitivité par à la réforme du marché du travail qui est certain qu'ils étaient obtenus par le dialogue une réforme historique ce n'est 40 ans qu'on ne veut pas fait une réforme de cette ampleur qui permet à la fois de préserver les intérêts des travailleurs et donner plus de souplesse dans la gestion de procès aux collectivités aux sévères la flexisécurité le une avancée deux puisqu'on parle compétitivité là il y en a pas eu de réforme y en a 10 mais je vais citer deux éléments d'abord le crédit d'impôt compétitivité emploi qui est une baisse du coût du travail qui permet en effet de rattraper une partie de notre retard les mâles aident à une hausse des prélèvements sur les entreprises qui veulent quant à eux complètement je poursuis par le fait que nous sommes en train de réduire le déficit et que nous le faisons fortement avec arrive en même temps qui est compatible avec la croissance et que nous faisons désormais par une politique d'économies il ya bien 15 milliards d'économies dans cet indicateur est cité est ce que je suis d'origine je suis déjà à trois mois de pas vous raconter comme ça enfin c'est vrai je citerai la quatrième qui est la réforme des retraites qui chacun sait qu'elle est insuffisante il n'ya pas n'est pas dénué de vous dire une chose le critère d'une réforme structurelle ce n'est pas de mettre deux millions de personnes dans la rue et le fait que cette réforme était constatée bref vous reculé devant les réformes parce que vous avez peur de l'explosion sociale non suspecte de 1981 sais pas si je suis en effet plus proche de paul krugman que de tel ou tel intellectuel de droite et je pense qu'on ait fait qu'on peut faire des réformes qui sont de la forme de progrès social je suis un homme de gauche et quand on met en avant la pénibilité ce qui n'empêche pas pour autant de faire des prélèvements et des économies qui permettent d'équilibrer le système des retraites ont fait des formes qui est une réforme structurelle et je pourrais poursuivre en parlant de la réforme du financement de l'économie de la loi bancaire je pourrais citer aussi la création de la banque plus d'investissements qui est la banque des pme et ce t il dans ce pays qui leur permet d'exporter je pourrais parler de la réforme de la formation professionnelle et là il ya un rendez vous pour le 12 décembre non il ya toute une série de réformes structurelles qui permettent d'avoir une compétitivité pour maintenir le cap les réformes sont suffisantes et on veut en obtenir les bénéfices hollande avait dit eti danger âge et j'étais avec françois quesnay vendredi matin c'était le jetant dans une tour s'annonçait c'est vrai que sa propre note j'aime pas le mot dégradation est ce que la france n'est pas dégradée et les marchés ne l'ont pas dégradé mais ce jeu qu'at-il dit il nous étions avec le président la banque mondiale monsieur kim il a dit oui il ya un cap il ya une stratégie et ce cap c'est un des économies ces deux là compétitivité et c3 l'emploi l'emploi l'emploi est en effet c'est comme ça que ce pays à la fois retrouvera une économie plus forte et c'est en train d'arriver et aussi qu'on battra le chômage qui est le fléau qui mine notre société homair sk libérer les réformes que vous énumérez pierre moscovici tout de même ça ressemble ça n'a pas vraiment l'air à la fameuse révolution fiscale cadencé et françois hollande qui était au fond au coeur de sa campagne électorale et pour des raisons d'ailleurs même de compétence c'est son entourage vous michel sapin voilà il y avait une révolution fiscale a mené elle n'est pas menée c'est très serré j'étais moi le directeur de campagne de françois hollande je connais un peu sa campagne et je connais un peu son programme et françois hollande étaient extrêmement lucide dès la campagne présidentielle sur les difficultés de la france il avait dit j insiste beaucoup dans mon livre on fera pas comme d'habitude c'était va pas commencer par faire les dépenses importantes versées aux français que j'appelais samoa le captain à l'inversé si on commence par l'effort et puis viendra l'essor on commence par le redressement et puis viendra le dépassement et nous sommes dans ce moment où on est en train de passer de l'un à l'autre les réformes fiscales et à toutes les mercures chaque fois qu'on lui pose une question sur l'économie comment ferez vous il disait à la réforme fiscale ou et c'est pas que ça te faudrait pour rappeler que non mais ça je encore une fois je sais un peu de quoi jouer à la première proposition la première du programme de françois hollande c'était le redressement productif et c'était la création d'une banque publique d'investissement pour permettre aux entreprises de disposer enfin d'une banque qui soient investis sur patients de long terme qui soit à leurs côtés alors pour le reste de la forme fiscale nous en avons fait beaucoup certains considèrent peut-être même cousin fait trop mais nous en fait beaucoup mais vous savez c'est la famille des sparadraps partout si ce qu'on vous reproche encore je citais quelques réformes puisqu'ils vont dans le sens de la gauche dans la progressivité nous avons créé une tranche à 45% de l'impôt sur le revenu pour ceux qui gagnent plus nous avons aligné les la fiscalité des revenus du capital sur le site et des rites et des revenus du travail vous avez dû reculer sur les pel 1 nous avons laissé 15 % vous n'avez pas pu finalement non mais d'abord c'est totalement faux parce que je rappelle que la taxation 1 15% elle existe depuis 2012 que la droite augmenter les primes voulait les rendre si vous avez reculé écoutez quand une mesure comment vous avez récupéré l'argent quand on enclenche une mesure apparaît comme une mesure qui même si c'était une mesure d'harmonisation même si ce n'était pas une mesure de rendement pas très importantes étaient 600 millions d'euros il reste d'ailleurs 400 millions d'euros il fallait maintenant qu'est ce que vous désirez banque 200 millions d'euros et qu'allons nous faire c'est effectivement ce que disait bernard cazeneuve ce sont des économies parce que les ajustements les réformes de se faire de ce côté là vous avez cité les 57 % de dépenses publiques je dirais pas que c'est trop et c'est tout le monde beaucoup quand on est dans ce niveau là il faut être capable d'avoir un état est un état social et de seuils de sécurité sociale et les collectivités locales qui participent à notre sens la même chose ils vont et c'est ce que nous attend et c'est d'une réforme que je ne voudrais pas oublier c'est ce que nous appelons la modernisation de l'action publique qui passe par l'évaluation de chaque politiques publiques pour des réformes de fonctionnement et enfin des économies les trois allons ensemble caroline fourest la stratégie vous avez annoncé pendant la campagne présidentielle c'est effectivement d'abord des économies d'abord la révolution fiscale puis la redistribution est ce que l'erreur n'est peut-être pas quand même dans un léger réglages de tempo c'est qu'on a eu le sentiment qu'il eut d'abord la montée de la pression fiscale puis les économies puis l'arrêt distribution ce qui est trois crans au lieu de deux et votre difficulté c'est que vous allez maintenant fâché en gros la gauche de la gauche après avoir fâché la droite vis-à-vis la pression fiscale et que vous allez perdre cette marge de manoeuvre politique qui vous manque pour aller vers un troisième étape qui est celle de la redistribution première pierre moscovici première chose je voudrais revenir sur mai 2012 quand nous arrivons réponse était moi j'arrive à bercy qu'est ce que nous trouvons et vous enlevez la coquette et bray je suis à venir ça me faisait mal aux yeux donc c'est très compliqué de voir comme ça par terre et brême face à ces plus qu'avant de voir la moquette lorsque j'ai vu c'est les déficits et il y avait un déficit de la france qui était à 5 2 ou 3% du pib vous savez nous avons on est obligé de le dire trouver les finances publiques dans le plus mauvais état de tous les grands pays européens cela pour le coup je le dis le plus mauvais et donc il fallait réduire les déficits que nous disait le fmi ou le cd ou la commission européenne c'est que à court terme l'instrument qui étaient disponibles et celui qui avait aussi le moins d'effets récessif c'était la fiscalité donc la première année nous avons fait 66 % de l'effort part de la fiscalité ou des prélèvements et 33 par les économies la deuxième année nous y sommes c'est 80 % d'économie 20 % de prélèvements la troisième année ce sera 100 % d'économies parce qu'on a besoin de basculer vers cela et puis faut aussi des réformes pour faire des économies intelligentes mais vous savez qu'est ce qui s'est passé et qu'est ce qui explique ce petit décalage c'est qu'en effet personne je dis bien personne n'avait vu que l'année 2013 serait dans la zone euro une nouvelle récession si je me souviens des prévisions de là du début d'année 2012 pour 2013 elle correspondait à peu près aux prévisions que nous avons à la fin 2013 pour 2014 et celles ci sont plus sûrs et donc nous avons fait le plus dur c'est à dire le plus grand effort avec la plus grosse demande fiscale dans une année qui était une année de croissance nulle et c'est ça qui aujourd'hui créé ce hiatus et quand je dis les résultats arrivent en effet nous sommes en train de sortir de ça il fallait le faire mais maintenant la france est sortie de la récession et maintenant la france doit retrouver la croissance là où je suis d'accord et l'egypte qui voit donné jeudi c'est une croissance zéro pour le troisième trimestre vous confirmez je n'en sais rien mais ce que je lance la reprise n'est pas là contrairement à ce que disait françois hollande était par définition je ne connais pas les chiffres qui sont donné à tout le monde et tout le monde les donne dans la presse aujourd'hui ya une chose que nous savons déjà parce que l'insee l'a dit c'est que le profil de croissance pour l'année 2013 sera heurté autrement dit nous avons eu un très fort deuxième trimestre à 0,5 point de croissance nous savons que le troisième tri-nations je ne sais pas qui nous est vrai pour moi un bon et que le quatrième 10 0% c'est le chiffre de l'insee mais non il est déjà dans la presse ce matin c'est le chi des prévisions de l'insee le chiffre de l'insee je peux vous assurez le suivi des communes financent que personne je dis bien personne ne connaît et peut-être même pas lu ni c'est encore aujourd'hui donc mais en attendant le chiffre du troisième trimestre devraient être plus faibles celui du quatrième trimestre il ay aura des prévisions qui vont sortir sera nettement meilleur et on est sur une tendance annuelle de 1% de croissance aujourd'hui voilà le chiffre voilà la vérité est-ce que c'est suffisant non il faut aller au delà si on veut en effet créer de l'emploi dans ce pays et donc tout notre effort quand on parlait y compris des patrons etc non c'est de faire en sorte que les entreprises de ce pays retrouvent de l'intérêt pour lui pour y investir pour y embaucher et j'ajoute d'empresa ils sont d'éviter que vous allez plus taxés de toute la zone euro d'après josé manuel barroso hier soir encore une fois c'est une des raisons pour lesquelles nous avons fait ce que vous sembliez dénoncé quelques minutes c'est à dire une stabilisation fiscale en 2014 avec pour les entreprises aussi ce crédit d'impôt compétitivité emploi qui permet d'alléger les charges alors que du travail et une relance de caroline fourest non mais pour vous permet de détailler un petit peu ou est ce que vous allez faire des dépenses publiques puisqu'au fond pendant la campagne c'est un sujet qu'on a quand même un peu évité dans le détail maintenant vous nous dites le temps de la stabilité fiscale est venu nous allons vers surtout des ennemis dépenses publiques ou est-ce que vous allez trouver les principales ressources écoutez d'abord pierre moscovici le gouvernement va être mobilisée autour de ce qu'on appelle la modernisation de l'action publique qui suppose cette cette démarche est ce que c'est important d'abord on évalue chaque politiques publiques après on en déduit ce qui doit être réformé et enfin on voit le quantum ou le montant d'économies qui est possible et je vous donner un exemple parce que comprend les départements par exemple je suis le miz économie et des finances qui vous dire que j'ai la foi j'ai la responsabilité la politique économique financière du pays mais je suis aussi le chef d'une administration qui emploie 165 mille personnes dans mon administration le ministère des finances on va supprimer 2500 64 emplois budgétaire l'an prochain à la direction générale des finances il va y avoir des rouges a versé mais justement pas parce que oui les poneys mais non mais moi j'ai reçu j'ai avec mes ministres des idées avec bernard cazeneuve avec benoît hamon montebourg était présent nous avons réuni le comité technique ministériel et quelques semaines est évidemment de telles mutations de telles adaptations ne peuvent se faire que si ça se fait en relation avec l'usager et deux avec les fonctionnaires et ça veut dire qu'il faut aussi être capable de créer une modernisation concomitants faille à des gens comme une reddition par exemple j'ai besoin d'aidé moi je puisse qu'on me demande de faire de plus à leur aise où les faits mais non c'est pas un rapport si on supprime 2564 emploi après il faut que de manière concomitante encore une fois il ya une dématérialisation qui est une informatisation qu'il ya un enrichissement des tâches il faut aussi que la politique indemnitaire fasse en sorte que les catégories dites c c'est à dire les moins bien rémunérés elle ne soit pas touché qu'on ait un effort de justice qu'on demande davantage aux agents du haut de l'échelle il ya tout un travail de relations humaines et de modernisation de l'administration qui doit se faire à côté et dans ces conditions et je dis pas que ça réjouit ça devient admissible et les français peuvent le comprendre et donc c'est cette démarche là que je mène dans mon ministère avec aussi 300 millions d'euros d'économies sur les investissements sur les subventions ou sur le fonctionnement les dépenses de communication par exemple et chaque ministère chaque politique publique doit être amené à ça et c'est cette masse là mais ça n'a pas suffi si ça fait 15 milliards d'euros en 2014 c'est ce que le parlement est en train de voter ils le votre mission par mission on pourrait aussi parler politique immobilière on peut parler de politique de gestion du patrimoine public nous sommes dans cette recherche systématique des économies intelligentes qui permettent aussi d'avoir une efficacité plus grande dépense publique parce que tout de même personne ne me fera croire qu'avec 57 % de dépenses publiques dans le pib on ne peut pas faire des économies sans pour autant casser le modèle social français non on peut garder le modèle social français on peut garder un état est un état stratège et protecteur on peut garder un système de sécurité sociale qui est plus qu'un filet de sécurité on peut avoir des collectivités locales qui sont un soutien fort à l'investissement et en même temps faire des économistes sondés lorsque j'ai déjà fait quand j'étais à la tête d'une collectivité locale je fais aujourd'hui dans mon ministère libertas au delà de la dimension technique de des réformes delà du nombre de ses réformes de l'efficacité de ces réformes il ya une question qu'on a abordé dans la première partie mais sur laquelle je voudrais revenir qui est un petit peu la méthode de gouvernement et là je vais vous renvoyer au prologue de votre livre vous racontez le conseil des ministres des finances européens à bruxelles le 16 mars il 3 heures du matin on y parle de chypre et on penche pour une taxation de tous les comptes bancaires vous vous l'expliquer dans le livre vous est contré puis de guerre lasse vous laisser faire vous expliquez que la semaine suivante les fai vont vous donner raison mais qu'il est un peu tard est-ce que cet épisode que vous mettez en exergue donc il est important n'explique pas à lui seul le sentiment de faiblesse que donne ce gouvernement puisque vous aviez raison et que vous le saviez pourquoi n'avez vous pas dit non gaullistes mans non mais c'est juste que je vais vous l'expliquer je pensais en effet qui n'était pas possible de faire ce qu'on appelle un bel hymne de taxer tous les portefeuilles y compris ceux qui étaient en dessous et vous emmènera et du coup jean luc mélenchon c'est accuse de faire partie des dix sept salles au paraguay où je m'en souviens bien il a fait entrer ou le moutonnier face était de la pierre dans les mondes adresse que j'ai trouvé une élégance qui participent à ce climat sympathique chaleureux démocratique et républicain dans ce qui fait le charme du pays parfois non mais de façon plus sérieuse vous savez ce qui s'est passé c'est que c'est assez simple c'est qu'on est dans une situation où le président de chypre lui même le président de chypre lui-même a consenti à ça nous étions dans une pièce une pièce fermée il y avait monsieur rehn le commissaire chargé de ces affaires il y avait volga de schaub le ministre allemand moi même il y avait christine lagarde et il y avait le président de chypre et quand le président de chypre a dit non moi je préfère cette formule qu'est ce que voulait dire non gaullistes mans je vous expliquais que jeune femme ben écoutez ça c'est à sécuriser leur issue alors que la mairie avait donné le sentiment bien que vous l'ayez pressenti à écrire derrière ce qui s'est passé non je bako est derrière moi même ce qui s'est passé d'ailleurs c'est que la position française a finalement prévalu puisque dès le mardi on s'est aperçu que ce n'était pas admissible mais à quel prix politique mais je ne pensais pas sur la tâche je comprends que vous pouvez avoir une nostalgie d'une certaine europe du rhône anti al anon comme d'un homme et dans l'entrejeu pour la voir où il suffisait que la france dit non pour que ce soit non quand la france est elle seule contre tous les autres pays et que le pays lui même concerné dit oui on peut dire non j'ai dit non et puis on peut y revenir mais sur le coup alors quand une forêt ses pivots ce couturier je voudrais être bref on va arriver à peu près la question que se devait osciller bertha c'est celle de la mise en forme politique c'est à dire que autant nicolas sarkozy ne me n'est pas vraiment de réformer avait un talent certain pour faire croire qu'il réformer le pays absolument tous les jours autant vous finalement quand on vous écoute rationnellement vous menez plutôt des réformes mais vous avez un talent certain pour ne pas le faire savoir pour ne pas être là dessus la pédagogie père bosco vie mais si j'ai écrit un livre c'est aussi pour mettre ces choses-là au clair pour dire quelle était la cohérence de tout ça parce qu'il y en a une cette cohérence en effet c'est le redressement du pays puis le dépassement ce soit un certain nombre de réformes qui sont indispensables pour permettre que notre offre productive je prononce le mot que nos entreprises se sentent mieux et soit plus forte c'est la réduction des dépenses publiques que je crois indispensable c'est l'engagement européen qui ne peut pas être mièvre ou tiède ou partager pour moi je le répète l'europe ce n'est pas une contrainte extérieure l'europe c'est un choix que nous faisons mais il faut changer l'europe de l'intérieur d'où la réorientation de l'union européenne vers la croissance que fait françois hollande d'où aussi le fait que nous gagnons nous mêmes un délai qui nous permet de mener des politiques sérieuses mais en même temps de préserver notre croissance voilà ce qu'il faut faire mais d'où vient le déficit de communication politique écoutez ça je vous en laisse le commentaire parce que c'est simplement que ce ministre bat au jour à koné 6 mois j'ai fait des choses mais en imprime jacques salaun prime passé je vais je dois être d'une espèce à peu dépassé j'ai commencé ma vie politique en étant aux côtés de lionel jospin j'ai une certaine conception de ce que doit être l'action publique avec une forme de dignité personnelle je ne fais pas de commentaire off et je ne tape jamais sur les petits camarades je suis profondément solidaire des autres et je verrai bien martine rivet à la place de jean marc et je redis ici toute hypothèse il faut faire bloc il faut faire bloc autour du chef de l'état parce qu'il ya un cap parce qu'une stratégie parce qu'il sait où il va après qu'il faille plus de pédagogie plus de communication sont des choses que j'évoque aussi dans mon propre livre je crois en effet qu'il il y a un sens à tout ça qui doit être davantage affirmer par chacun d'entre nous moi j'ai fait cet effort pour ce qui me concerne brice couturier oui enfin à la carène question caroline fourest montre aussi que peut-être vous n'avez pas la majorité de votre politique et que c'est pour ça que vous la faites de manière dérobés mais c'est un autre question je voudrais vous revenir à une question très politique vous dit quelque part de votre majorité de français qui acceptent une majorité de la mocheté majorité des gens c'est qu'ils acceptent les efforts la file vous dites dans quelque part dans votre livre à plusieurs reprises hier que la finance de la financiarisation de l'économie c'est en fait l'intérêt des baby boomers un l'épargné bien rémunérés les pensions de retraite sont élevés et du coup l'intérêt des jeunes générations ont été largement sacrifier au pas seulement par votre gouvernement par tous ceux qui vous ont précédés en gros qu'est ce que vous comptez faire pour inverser la tendance et faire que les jeunes qui non seulement sont touchés par le chômage touchés par la hausse de l'immobilier mais en plus vont devoir payer les dettes accumulées par les générations précédentes puissent enfin vivre dans ce pays normalement et pas choisir l'exil comme tant d'autres mais c'est bien c'était la priorité de françois hollande bros accompagne la jeunesse et sa demeure la priorité son action je vais citer là encore incertain de choses qui nous sont d'abord la priorité qui est donné je parlais des économies de mon ministère elles sont nécessaires il ya aussi des priorités en petit nombre qui se marque par des dépenses supplémentaires d'abord l'éducation nationale et puis aussi le soutien à l'enseignement supérieur il ya le fait que nous avons mis en place pour cette jeunesse qui souffle notamment pour celles qui peut qualifier des programmes spécifiques en termes d'emplois et puis il y a et vous venez de démontrer de manière absolument implacable la nécessité de se désendetter on ne réduit pas les déficits pour le plaisir on le fait un pour que le pays soit crédible deux pour que les taux d'intérêt soient bas ce qui permet d'investir et d'emprunter aussi pour préparer son avenir et on le fait trois pour que le mouvement d'ascension de la dette publique et nous sommes où seront à 95% la fin 2014 s'interrompent et l'objectif qui est le mien c'est de faire en sorte qu'à partir de 2015 le poids de la dette dans le pib décline et 95 % aujourd'hui sera 95% mais il ya aussi des éléments extra venise ou 1,81 entre 93 et 95 % à la fin 2014 se sont donnés comme budgétaire eh bien ce n'est pas comme ça qu'on prépare l'avenir la jeunesse voilà pourquoi la réduction des déficits la réduction des déficits c'est pas une politique de droite non c'est une politique qui préparent l'avenir tout simplement et investir dans l'avenir du pays c'est la tâche de ce président est sous