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interviewPS - Parti socialiste· 28 avril 2023 9 min

« J’appelle les Français·es, où qu’ils se trouvent, à rejoindre les cortèges du 1er mai. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] le 18 20 France Info Julie Marie Leconte bonsoir Olivier Faure bonsoir vous êtes le premier secrétaire du Parti socialiste vous défilez à Paris lundi pour le 1er mai espère les syndicats vous vous pariez sur combien de personnes je ne parle pas ce que je demande simplement à ce que j'appelle les Français à faire c'est où qu'il se trouve puisque c'est un weekend prolongé et bien où qu'il se trouve qu'il rejoignent les cortèges et qui serait s'entendre leur voix et qu'il fasse comprendre au président de la République que lui qui joue le pourrissement n'y parviendra pas nous sommes toutes et tous toujours mobilisés et je vois les enquêtes d'opinion qui se succèdent et qui font apparaître le fait que les manifestations sont toujours très soutenues et que les Français n'ont pas changé d'avis même mieux encore ils sont plus nombreux chaque semaine à approuver la contestation de cette réforme pour vous comment est-ce que le combat peut continuer nous allons le premier mai est un moment important je rappelle que l'or du vote du CPE qu'on le contrat premier embauche par Jacques Chirac et Dominique de Villepin le président avait promulgué après un avis du Conseil constitutionnel qui était favorable et qu'il avait fini par renoncer constatant la mobilisation et le fait que le pays était bloqué et que quelque chose était absolument impossible à faire passer on ne peut pas de prouver tous les jours qu'il avance et moi je fais partie des gens qui ont voté pour lui au second tour et qui l'ont fait non pas par adhésion à son projet mais simplement parce que je ne voulais pas que nous connaissions le pire ça nous donnons aucun mandat pour à cette réforme et l'évidence c'est qui de majorité ni dans le pays ni à l'Assemblée nulle part et donc s'il n'en est pas convaincu lui-même qu'il organise un référendum et d'ailleurs le 3 mai prochain le Conseil constitutionnel donnera un nouvel avis sur une proposition de référendum d'initiative partagé que nous avons déposé et j'espère qu'il sera conclusif et qui permettra d'aller chercher les 4,7 millions de signatures qui permettront ensuite d'obtenir un référendum bon vous vous dites que la constestation va continuer de poursuivre l'exécutif la préfecture de police interdit ce soir le rassemblement des syndicats qui étaient prévus demain près du stade de France parmi les motifs invoqués il y a le risque d'affrontement entre militants anti réformes des retraites et supporters des ultras dit la préfecture pourrait s'en prendre au syndicaliste vous en pensez quoi j'en pense tout simplement que je vois qu'on met les moyens de l'État au service du déni présidentiel et que on a aujourd'hui un préfet de police qui se transforme en prince Grégory alexandreville je sais pas si vous vous souvenez de lui parce que c'est assez vieux 787 et voilà le village potenkin et donc ce prince qui avait décidé de faire construire des bâtiments et des villages entiers en carton pattes pour permettre à l'impératrice Catherine II de Russie de visiter la Crimée en toute quiétude et en ayant le sentiment que la pauvreté avait disparu et bien le problème aujourd'hui c'est qu'on a les services de l'État qui sont là pour organiser au fur et à mesure un monde parallèle pour le président de la République pour qu'il puisse se déplacer pour qu'il puisse aller au match en ayant le sentiment qu'il est adulé par son propre peuple mais la réalité c'est pas parce qu'on fait parce que pas parce qu'on casse au thermomètre qu'on fait baisser la température et malheureusement pour le président de la République il est fort heureusement pour la démocratie et bien les Français trouvent toujours des moyens de s'exprimer et ça a été les casseroles ce sera les sifflets ce sera les cartons rouges tout on trouvera toujours un moyen d'exprimer ce dont on a besoin ce qu'on a besoin de dire et évidemment moi je préférerais de loin plutôt que les casseroles plutôt que les sifflets je préférais un référendum parce que ce serait la meilleure moyen dans d'en finir et de trouver un débouché démocratique à une crise qui n'est plus seulement sociale mais qui est devenue aussi une crise démocratique vous vous n'avez pas au stade demain non je n'ai pas cette chance mais parce que votre collègue Eric Coquerel donc député insoumis de Seine-Saint-Denis lui a dit qu'il allait brandir un carton rouge vous auriez fait pareil il va cette chance moi je ne suis pas invité au match de foot rouge c'est ce que vous auriez fait si vous aviez pu aller au stade mais oui oui je vois pas pourquoi ça c'est un acte parfaitement pacifique qui permet de manifester et fort heureusement dans une grande démocratie on a encore le droit de manifester des accords et je trouve incroyable le fait qu'aujourd'hui on cherche par tout moyen à interdire la manifestation d'hostilité parce que on voudrait ne pas déranger le président et bien le président a dérangé les millions de salariés français il aura collé deux années de plus de travail et bien il n'est pas anormal que les Français en retour lui disent qu'ils n'en veulent pas et qui le fasse par tout moyen bon la semaine prochaine c'est pas seulement la fête du travail c'est aussi l'anniversaire de la nuque cette alliance inédite que vous aviez passé avec les insoumis les communistes et les écologistes l'année dernière pour les législatives vous allez fêter ça comment très simplement nous sommes d'abord au service des Françaises et des Français donc que nous allons chercher à voir comment continuer comment prolonger parce que la division conduit inévitablement à l'échec et on le voit aujourd'hui c'est l'alternative ne vient pas de la gauche viendra de l'extrême droite et donc nous avons une responsabilité incroyable et donc nous devons continuer même si ça n'est pas tous les jours simples comme vous le savez selon la formule consacrée l'Union c'est un combat et donc nous n'avons pas toujours converger sur tous les sujets il y a des sujets plus durs que d'autres et puis malgré tout il faut avancer chercher à faire en sorte que dans quatre ans le débouché politique à cette colère qui est née aujourd'hui qui est né non seulement de la réforme des retraites mais aussi de la réforme de l'assurance chômage plateau de la réforme du RSA et puis aussi vous êtes inflation qui galope et pour lequel pour laquelle le gouvernement n'est pas les bouchées doubles et bien il y a là largement matière à ce que la gauche reprenne pied et donc réaliser comment concrètement ça va se matérialiser comment Jean-Luc Mélenchon a évoqué une réunion au sommet la semaine prochaine des réunions chaque semaine et ça c'est plusieurs semaines déjà que nous évoquons ce qu'on a appelé l'acte 2 qui simplement la prolongation de cette aventure inédite et qui suppose de se caler en permanence et d'accepter l'idée qu'il n'y a pas de force dominante hégémonique et qu'il y a besoin les uns et les autres de se parler en permanence pour cheminer ensemble c'est toujours le plus compliqué mais moi ce que je plaide c'est que nous puissions ensemble nouer pour 2027 un accord de coalition pour de coalition un accord sur 50 qui permet de dire ce que nous ferions si nous étions au gouvernement pendant 5 ans ce qui ne solde pas tous les désaccords il y en aura d'autres qui subsistent notamment pour les européennes en 2024 liste commune Palise commune évidemment des difficultés particulières sur la question européenne qui est la question qui divise la gauche depuis moins le référendum sur le traité constitutionnel européen mais ce n'est pas le seul sujet il y a beaucoup de sujets sur lesquels nous avons besoin nous accorder et nous avons aussi besoin de réactualiser ce que nous avons signé ensemble tout simplement parce que nous avons réussi un score qui était un score méritoire 151 députés à l'Assemblée contre moins de la moitié auparavant nous avons permis d'avoir un débat sur les retraites qui n'auraient jamais eu lieu s'il n'y avait pas eu la nups à l'Assemblée mais maintenant il faut faire mieux et donc aller plus loin trouver le projet qui permet de nous lier ensemble pendant 5 ans pallier simplement des parties mais des citoyens il y a des organisations qui sont en non-gouvernementales les syndicats etc et faire en sorte que cette grande nébuleuse qui s'exprime dans ces manifestations en ce moment et qui va très au-delà la question du travail du rapport à la vie et bien puisse trouver un débouché et puis enfin permettre un autre monde possible merci Olivier fort d'avoir été l'invité du 18-20 politique et c'était avec vous Julie Marie Leconte [Musique]

« J’appelle les Français·es, où qu’ils se trouvent, à rejoindre les cortèges du 1er mai. » — Olivier Faure · Pourquijevote