En Toute Liberté du jeudi 23 octobre 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est maintenant l'heure dans toute liberté sur 1 heure de décryptage et d'information et et de commentaires sans tabou, sans langue de bois, en liberté ensemble. On est ensemble jusqu'à 10h. Ça n'arrive qu'en France.
Il y a des pays où quand un problème surgit, on agit. Et puis il y a la France où on se réunit. Un problème, on se réunit.
Une crise, on se réunit plus fort. Et si ça suffit pas, on crée une commission. On ne décide plus, on partage un diagnostic, on ne réforme plus, on lance une concertation.
Prenez le Louvre par exemple. Après le vol de nos bijoux de famille, la patronne du musée, Laurence Descard a été auditionnée hier au Sénat. Elle est arrivée en 2021.
Le plan de sécurité, lui, est prévu pour 2026 voire 2033. 5 ans de concertation, de groupes de travail, de plan d'action en PowerPoint. Combien de réunions ? 100 200 plus.
On a déjà dépensé le prix d'un monnaie pour discuter serrure et caméras. 12 ans pour sécuriser un musée. C'est la productivité à la française dans le public et peut-être aussi dans le privé.
D'ailleurs, à ce rythme, Arcel Lupin peut prendre un abonnement. Kafka en aurait fait un cauchemarratif. Et peut-être une réplique dans ce style.
En France, quand on veut enterrer un problème, on crée une réunion. Quand on veut l'oublier complètement, on en crée deux. Ça n'arrive qu'en France. [Musique] Alors les amis, c'est toujours ma petite chorégraphie de la matinale.
Je me sens un peu miafraille, figurez-vous. Donc on va parler. Bonjour Eva Morleto, vous êtes notre bien-aimée journaliste italienne.
Vous êtes correspondante pour des de la presse italienne à Paris. Christophe Barbier tout de gris vêtu. C'est ravi ce gris perle.
Qu'est-ce qui se passe pas ? pas trop triste. Très jolie très jolie et puis Guillaume Oda notre spécialiste ben quoi des relations internationales vous êtes voilà reporter journalist reporter journaliste fidèles chroniqueurs dans toute liberté on fait des réunions, on fait des émissions.
On fait des réunions et on fait des émissions. Ouais, nous on fait euh Allez, première partie les amis. Euh France-Russie, une guerre d'ici 3 ou 4 ans, c'est un inv un avertissement qui raisonne comme un compte à rebour.
Le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, a prévenu la France doit être prête à un choc dans 3 ou 4 ans. On l'écoute. Le premier objectif que j'ai donné à aux armées, c'est de se tenir prête à un choc euh dans 3 4 ans qui serait une forme de test.
Peut-être un il le test existe déjà sous des formes hybrides mais peut-être plus violent. Avec nous le général Jean-Paul Peruche, général de corps d'armée, ancien directeur général de l'étatmajor militaire de l'Union européenne. Bonjour en général.
Bonjour. Qu'est-ce que c'est que cette que cette déclaration du chef d'état-major des armées ? Est-ce que c'est pour nous faire peur ?
Est-ce qu'il décrit est-ce qu'il est simplement lucide ? Comment vous prenez cette phrase ? Alors euh le chef d'étatma-major des armées est tout à fait dans son rôle euh de d'étude de contexte sécuritaire international et on voit bien que dans les derniers temps euh les rapports de force conduits par des empires euh s'imposent sur le droit international.
L'Europe après 30 ans de dividende la paix se trouve désarmé. Et donc il y a d'urgence, si je puis dire, à la lumière de ce qui se passe en Ukraine, un besoin pour l'Europe de reconstituer des forces parce que dans un rapport de force, la force militaire est évidemment essentielle. Et donc le général chef d'état-major des armées euh prévient que nous ne sommes pas au niveau convenable actuellement et que par rapport à l'évolution des risques et bien il faut rapidement se mettre à niveau de façon à ce que euh la première échéance qu'il envisage ces tr ou 4 ans.
Pourquoi ? Parce que ce qui se passe en Ukraine actuellement certainement affaiblit le potentiel de l'armée russe qui est notre adversaire principal potentiel si vous voulez et que il faut 3 ou 4 ans certainement au moins russe pour tenter une nouvelle action ailleurs. Donc il y a un lien entre cette analyse du contexte sécuritaire notamment à l'est de l'Europe et puis la capacité des armées européennes de s'opposer à une autre action de notre adversaire.
Regardez général proche, on a fait une petite infographie sur les forces en présence. L'armée française, c'est 200000 militaires, 40000 réservistes, 225 chars, 4000 chars en facein euh 196 avions de combat, donc 97 rafales, 1200 avions de combat en face, un porte-avion, un sous-marin nucléaire. Bon, on n' pas tout listé mais c'est quand même ça donne un rapport de force quand même extrêmement déséquilibré.
Et comment on peut rattraper ça en 3 4 ans ? Alors euh il ne s'agit pas, je pense pour la France de rattraper ou d'équilibrer son potentiel par rapport à la Russie. Deux remarques là-dessus.
Premièrement, les quantités euh indiquent une tendance, si je puis dire, mais la qualité des équipements est importante également. Et donc on peut pas comparer dans les 4000 chars qui ont été construits dans les années 60 avec les chars d'aujourd'hui. Donc il faut prendre ces ces comparaisons quantitatives avec les précautions nécessaires.
Maintenant je ne suis pas en train de vous dire qu'avec les 200 chars français on va équilibrer le potentiel de char de la Russie. Mais la France n'envisage pas de d'être confrontée à la Russie toute seule. Et donc il faut à ce moment il faut oui, il faut à ce moment-là prendre en compte le potentiel de nos alliés européens de l'OTAN notamment.
Et à ce moment-là, on rétablit des équilibres qui sont euh plus crédibles et et surtout plus fiables. Euh Guillaume, non, ce qui ce qui est intéressant, c'est effectivement le chef d'état-major de de l'armée Fabien Mandon, nouvellement nommé, il s'inscrit dans la droite ligne des propos qui avaient été tenus précédemment par lui par le général Burcard, pardonnez-moi, qui est l'ancien chef d'étatmajor et qui avait désigné la Russie comme étant une puissance hostile à la France. C'est la première fois qu'on on le faisait à ce niveau-là.
Là, il faut quand même imaginer que les propos du chef d'étatmajor des armées, ils sont quand même pesés au au trébucher. Et général Peruche, vous vous me le direz et peut-être le confirmer, ils sont tout de même validés ces propos là par le chef des armées et le chef des armées, c'est le président de la République. Bien sûr, bien sûr.
Absolument. Le chef d'état-major des armées, c'est l'exécutant de la politique de défense de la France. ce n'est pas le concepteur, il est le conseiller, l'analyste de plus haut niveau qui vient donner tous les éléments au chef des armées, au chef de l'État donc pour prendre des décisions.
Après, c'est au chef de l'État de décider la de la tendance si vous voulez. Christophe, le chef d'état-major des armées ne parle pas de guerre, il parle de choc. Est-ce qu'on doit aussi envisager par exemple une cyberattaque ou bien des opérations de manipulation comme on l'a vu avec des des têtes de cochon devant les mosquées ou des étoiles juives pour troubler l'opinion ou bien peut-être aussi simplement des survols de drone inquiétant ?
C'est à cela qu'il faut se préparer. Oui. Alors euh évidemment bon vous parlez de cyberattaque, ça veut dire que la guerre dans le monde cyber elle est elle est actuelle déjà et elle est intense.
Donc c'est pas quelque chose qui va constituer un nouveau choc. Euh ça c'est une guerre souterraine qui se conduit tous les jours en entre euh pays adversaires euh pour nuire aux intérêts de de l'autre. Je j'en profite pour souligner que que nous sommes en fait en guerre avec la Russie déjà depuis un certain temps.
Ce n'est pas que la Russie est tenté d'envahir militairement la France ou ses dépendances, mais la Russie se livre à des guerres à une guerre hybride contre notre pays et d'autres d'ailleurs d'autres pays européens depuis très longtemps. On l'a constaté avec non seulement le cyber mais la désinformation, la corruption, la l'augmentation des fractures à l'intérieur de nos pays, fractures sociales notamment. Et puis faut ajouter aussi les attaques contre nos intérêts ailleurs en Afrique, on l'a vu dans le Sahel, mais ça existe aussi au Moyen-Orient, ça existe en Asie, un peu partout.
Donc cette cette guerre, elle est en route déjà, mais elle prend des formes euh variables et différentes. Et ce ce que le général chef d'étatmajor euh des ce chef d'étatmajor des armées se concentre, c'est une éventuelle participation à la résistance des Européens contre une attaque militaire quelque part de la part des Russes. On parlait de cohésion nationale.
Est-ce que la France après des années de désarmement, je dirais moral presque militaire est prête à entendre ce discours ? Alors c'est très important ce que vous dites parce qu'une armée ne peut être efficace que si elle a son la nation derrière elle. Alors, c'est vrai sur le plan naturellement psychologique et moral, mais c'est vrai aussi sur le plan de l'engagement euh des Français dans les armées, dans les forces armées.
Et or, on constate dans l'ensemble de nos démocraties depuis déjà un certain temps parce que euh nous nous nous sommes concentrés sur sur le bien-être individuel des gens. On s'est concentré aussi sur un état de paix à conserver. Il y a quelques temps, on certains considéraient dans notre pays que construire des armements c'était préparer la guerre.
Alors, c'est se préparer à la guerre mais pour l'éviter hein. Ouisem parabel, pardon. Oui, absolument hein.
C'est la devise de l'école de guerre française et et je pense que c'est vrai, c'était tout à fait euh vérifiable si vous voulez dans la mesure où chaque fois qu'un pays désarme, bien il subit une attaque d'un prédateur qui est assez frontière. Donc la meilleure façon d'éviter la guerre dans le futur, c'est de la préparer. Et à cela évidemment, il faut que les Français contribuent et et euh euh comprennent bien le besoin qu'on leurs armées pour les défendre.
Oui. Les les les Français doivent être impliqués. En effet, hein, l'armée, elle doit avoir le soutien et la cohésion d'une nation dans son ensemble.
Après, ce qu'il faut préciser, c'est que Fabien Mandon, qui est donc le nouveau chef d'état-major de l'armée française, euh il s'exprime euh devant la commission de de la défense. Il était auditionné euh à l'Assemblée nationale par la représentation parlementaire et évidemment on est en pleine discussion euh budgétaire. Donc, il y a aussi des arrières-pensées.
Euh faire corps avec son armée, c'est aussi la la budgéteré. C'est ça qu'il faut comprendre en général. Le budget de la défense, pardon Guillaume, avant que vous répondiez général, c'est 50,5 euh milliards pas à 57,1 milliard.
Voilà, il y a une loi de programmation militaire qui avait été négociée d'ailleurs par l'ancien chef euh ministre des armées qui est aujourd'hui premier ministre qui est Sébastien Lecnu. Il avait réussi à obtenir un consensus en général avec tous les partis impliqués dans cette discussion. Et l'idée c'est d'arriver à à 67 milliards d'euros à peu près.
Mais le poids de forme, avait-il dit Sébastien Lecornu, à l'époque où il était ministre des armées, ça serait 100 à 110 milliards d'euros euh par an le poid de forme du d'une armée capable de résister général Perruche à la menace russe. Alors, c'est non seulement le poids de forme, mais c'est l'engagement qui a été pris par l'ensemble des pays membres de l'OTAN lors de du sommet de de la du dernier sommet de de la faire 3,5 % euh du pip pour la défense. Et si vous multipliez notre pipe par 35 %, ben vous obtenez ces chiffres-là 100 à 110 milliards d'euros.
Et je voudrais rappeler que ce chiffre là correspond, le chiffre de 3 5 % correspond à ce que nous faisions en 1989. Et donc ce n'est pas, j'allais dire une surprise stratégique dans la mesure où la menace militaire est devenue une réalité sur notre continent. Euh Eva Morletau, comment ça se passe en Italie ?
Est-ce que vos gouvernants sont aussi euh préoccupés et puis est-ce qu'ils diffusent des messages aussi puissants quand même ? Parce que c'est quelque chose quand le chef d'étatmajor dit ça, ça a du poids. Oui.
Alors, l'Italie est très divisé sur ces sujets dans le sens que bien évidemment quand je vois ce titre France-Russie, je trouve un peu déstabilisant parce que l'OTAN existe encore, il faut le dire. Enfin, la la force de l'OTAN est encore bien là existante. L'Amérique malgré les caprices entre guillemets de Trump est toujours présente dans l'OTAN.
Donc ça serait l'affrontement de de ces deux forces là. Puis il faut considérer que voilà, il y a ces frais gigantesques pour un réarmement. Il faut considérer que dans ces frais, il y a énormément euh de moyens qui seront mises justement pour combattre une guerre hybride.
C'est là le point de la question. Une guerre hybride qui existe déjà. Une attaque armée, c'est encore une hypothèse.
Le général le rappelait, une guerre hybride, on y est déjà. Oui, on y est déjà. si on pense aux élections à Moldavie, euh tout le même ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie, je veux dire il y a plein de ingérence euh de hacker acquérage.
Vous avez évoqué le soft power de la Russie euh en Afrique qui a effacé un peu le pouvoir de la France-Afrique. Je veux dire, il y a plein d'éléments euh les attaques de drone, donc tous ces formes déstabilisation là euh qui font que en fait on est déjà en plein dedans. Euh une hypothèse attaque armée, ça reste encore une hypothèse.
Là, il faut encore voir et c'est sur ça que l'Italie est divisée. Est-ce que c'est l'Europe qui provoque la Russie avec l'hypothèse d'un réarmement ou est-ce que c'est Moscou qui provoque l'Europe ? On est encore là-dessus en fait sur le problème.
Il y a encore beaucoup de politiques italiens qui pensent que la Russie adopte une espèce de doctrine monro donc de vouloir protéger ces ces frontières, de vouloir empêcher que des nations comme l'Ukraine mais aussi les mais aussi quand c'est passé en Finland, je veux dire, ils ont immédiat quand la Finlande a adhéré à l'Otane, immédiatement la Russie a déployé des troupes sur la sur la France qui a Ouais. Ouais. Euh général Per, juste pour conclure, euh le l'Europe est prête à une réponse commune face à la Russie ou est-ce que le but de Vladimir Poutine, c'est justement de la fracturer ?
Bah évidemment, euh le le but de toute adversaire militaire, c'est de fracturer l'opposition qu'il a en face de lui, si vous voulez. Donc euh il y a aucun doute sur le fait que Vladimir Poutine fera euh tout son possible pour d'abord séparer l'Amérique de l'Europe dans la le lien transatlantique et ensuite de diviser les pays euh européens entre eux, y compris à l'intérieur de l'Union européenne. Et vous avez vu d'ailleurs qu'avec euh euh ces agents en Hongrie ou en ou en Slovaquie, il y réussit un peu.
Donc il faut effectivement prendre toutes les précautions. Je serai une remarque sur ce qui vient d'être dit. Euh l'OTAN continue d'exister mais l'OTAN, je veux dire a changé de nature dans la mesure où les intérêts de sécurité euh américain euh ont glissé vers l'est et et ont quitté un petit peu l'Europe.
Alors pas complètement puisque la structure de l'OTAN existe. La question qu'on peut se poser à la lumière de ce qui se passe en Ukraine et et des volteface du président Trump, c'est de se demander si demain face après la Géorgie, après la Crimée, après l'Ukraine, s'il se passe quelque chose dans les pays baltes qui sont membres de l'OTAN, est-ce que l'Amérique va déclencher le feu suprême ? J'ai quelques doutes.
Donc si vous voulez, il faut que les Européens se préparent effectivement militairement à agir seul dans certaines configurations. Merci beaucoup général Jean-Paul Perruche. Le général Fabien Mendon, donc le chef d'état-major des armées, a dit face au défi pas de relativisme mais de la lucidité et du courage.
C'est justement le thème du livre de notre prochaine invité à la une 2. Ah voilà, Jean-Michel Favert. Bonjour, prenez place, asseyez-vous.
Vous êtes ancien chef du raid, auteur de ni capitulation ni résignation puisque vous l'avez votre livre, je l'ai oublié sur mon bureau, vous voulez bien le montrer à la caméra aux éditions Faillard. Euh alors euh Jean-Michel Fouverg, partout on a l'impression en France hein, sans faire de catastrophisme, de populisme, de démagogie, de je ne sais quoi, on a l'impression quand même que l'autorité vacille à l'école, dans la rue, euh dans l'espace public quand même. Euh et pendant ce temps-là, les symboles s'entrechoquent, un ancien président derrière les barreaux, un braquage spectaculaire relouvre.
Euh et puis il y a quelques semaines hein, mais c'est pas si loin, un policier roué de coup à Tourcoin, les types carrément euh sautent à pied joint sur sa tête. Pour vous, vous êtes donc ancien patron du raide, euh il faut ni capitulation ni résignation. Vous appelez à un sursaut, c'est presque un programme politique votre livre.
Écoutez, c'est Ouais, ça peut être un programme présidentiel. je mets à disposition de ceux qui n'ont pas d'idéo euh et en fait en réalité euh vous dites en euh le l'autorité Vassille, elle fait plus que Vassill et l'autorité du raide on a pardon l'autorité de j'étais en train pas du raid justement j'étais en même temps en train de lire le le bandeau qui est en face de moi. L'autorité d'une manière générale elle fait plus que Vassie, elle est largement remise en cause.
On a on a une espèce d'inversion des valeurs dans dans notre société. Alors pas que chez nous. Mais chez nous, c'est beaucoup plus marqué.
On a une aversion des valeurs. C'est c'est c'est dire que euh par exemple, c'est le c'est le c'est le flic le c'est c'est le policier qui euh qui amène du désordre. C'est euh c'est Ah oui, non, on dit on entend même dans les rangs de la France insoumise la police tue.
Oui. Oui. Bon, bien sûr qu'on on entend ça.
C'est c'est complètement Alors, la problématique, c'est pas d'entendre ça, c'est le fait que ça soit pas puni. Puni par une justice qui aujourd'hui euh de manière générale et est est hors sol et et ne punit que des cibles qui l'intéressent, quoi. Ah, c'est vous pensez ça de l'incarcération de Nicolas Sarkozy, par exemple ?
Oui oui oui par exemple mais pas que. Je je peux remettre aussi euh euh sur le sur le dans le débat l'idée de mettre en prévention prévent en détention préventive un policier euh quels que soient les actes qu'il est commis qui ce qui est donc présumé innocent euh un policier euh alors que il a toutes les garanties de représentation euh il va pas aller chez le chez chez la partie adverse pour pour la menacer. et cetera.
Il est contrôlé par sa hiérarchie tout un il est il est c'est le le le policier dans l'exercice de ses fonctions euh qui euh commet des violences qui sont des violences légitimes d'une manière générale jusqu'à preuve du contraire n'a pas se retrouvé en prison. C'est pas possible. C'est pas possible dans ce dans ce monde.
Quand quand je vous parlais tout à l'heure du braquage du Lou du tabassage à Tourcoin, est-ce que ces faits traduisent une perte d'efficacité de l'État, un effondrement du respect de la loi ? Écoutez, moi je mettrai je mettrai euh je fais une différence. Vous les mettriez pas tous dans le même sens ?
Non, je fais une différence. Alors, le braquage du Louvre tout aussi spectaculaire que ce soit qu'il soit pardon euh il y a il y a eu déjà des braquages, il y a eu des vols spectaculaires aussi par le passé dans notre histoire et cetera. Là, en fait, il y a une vraie faille de sécurité.
Bon, ça c'est ça c'est une et ça arrivera encore ça arrivera encore sur dans d'autres domaines et cetera sur le le tabassage du policier sur le fait que les policiers les gendarmes, les policiers municipaux tous les tous les les vecteurs d'autorité soient attaqués tabassés de cette manière-là. Là, il y a un vrai problème sociétal. Un vrai problème de société.
On on va massacrer les policiers et après il faut voir ce qui se passe après. C'està-dire une fois que l'enquête est faite, de quelle manière sont punis les les agresseurs, les gens qui ont fait ça ? D'ailleurs, j'allais dire les les pour l'instant, ils ont tous été remis en liberté.
Oui. Bah oui, mais c'est voilà, vous avez vous aviez une question. Oui.
Non mais je je veux rebondir sur ce que ce que vous dites dans c une question passionnante. Mais c'est une question passionnante mais c'est surtout un entretien passionnant. Ce sont des propos passionnant.
On va la poser juste après la pause. La réclame [Musique] de retour sur le plateau de En toute liberté sur LCI. Nous sommes avec euh Jean-Michel Fauverg, ancien chef du raid et auteur de ni capitulation ni résignation.
Ça donne le ton Guillaume. Vous aviez votre question passionnante. Bah j'espère en tout cas la réponse le le sera davantage.
Ni capitulation ni résignation. Jean-Michel Faverc, c'est c'est quand même le livre d'un ancien patron du du raid. Dans des années de crise 2013-27, vous avez affronté des crises extrêmes et au front le terrorisme, ce qui commande un sang frroid exceptionnel quand on on commande ces hommes mais à titre personnel.
Un courage hors norme, il faut le souligner et surtout un sens du sacrifice porté au plus haut. donner sa vie pour sauver celle des autres. C'est ça la vie d'un de d'un d'un policier.
Et vous avez également frayé avec la politique. Vous avez été ancien député et vous avez un chapitre dans votre livre qui qui s'appelle l'État ce roi nu. Et j'ai été frappé parce que vous écrivez de personnes n'imaginent la difficulté de transformer des idées simples, les vôtres et pratiquent en texte législatif.
Racontez-nous la difficulté de transformer une idée simple en un texte législatif qui produit des effets sur la vie des Français. D'abord, j'ai pas frayé en politique, je me suis engagé en politique, je me suis engagé sur quelque chose de de simple, c'est de continuer l'action de protéger les Français par la par les moyens politiques. C'était ça qui qui m'animait.
Et pour répondre véritablement à votre question, effectivement ce chapitre, les taruan c'est un chapitre très politique et qui me vient de mon expérience politique. Je m'aperçois que l'État et d'ailleurs quel que soit demain, les gens qui seront aux commandes de notre État n'ont plus les moyens de transformer des idées simples en en action efficace sur le terrain. Tout simplement parce que d'abord et bien il faut passer par la loi.
Mais ça c'est pas un gros problème. La loi, c'est toujours un compromis, un compromis entre les uns, entre les autres avec les amendements et cetera. Mais quand on a une fois que avant d'arriver à cette loi-là, vous êtes d'abord vous vous autocensurer parce qu'il faut demander l'isseil du conseil d'État et éventuellement faire ce qu'on appelle une étude d'impact.
Voilà, c'est déjà là, on se censure sur ce que l'on veut faire. Ensuite, vous avez d'autres d'autres par exemple une autorité administrative indépendante comme comme la Knil qui va donner son avis sur informatique et liberté. la la qui va donner son avis sur l'utilisation de drone par exemple.
Bon, après vous faites votre loi, il y a des compromis, vous discutez avec les uns avec les autres, euh vous avec le Sénat, vous réussissez à la à la faire voter et une fois que vous la fait vous la faites voter, elle est elle est elle passe par sous les fourches codines du Conseil constitutionnel. Et le Conseil constitutionnel aujourd'hui euh ne juge pas forcément euh avec la par la Constitution, mais par un espèce de bloc de constitutionnalité, un gros magma de de d'ensemble de de lois et de de décret et de jurisprudence. Euh et et par rapport à ça, il va euh de euh euh il va détruire votre loi.
Et vous et vous ce qu'on entend là depuis le début de votre intervention sur notre plateau à à 9h12, c'est quand même qu'il y a une grande défiance vis-à-vis de la justice, hein. Ben de alors, il y a une défiance vis-à-vis des des contrepouvoirs qui à mon avis euh sont nécessaires dans une démocratie. sont nécessaires dans une démocratie.
Je le répète et moi je suis un je suis un démocrate et je mais je suis pour une démocratie quand même un peu plus forte euh mais euh qui ont ces contrepouvoirs-là euh et c'est toute l'analyse de ce paragraphe-là ont pris le pouvoir dans notre pays on tout simplement. Alors, c'est pas une une prise de pouvoir en bande organisée euh avec des plans très particuliers, mais le fait de de de d'avoir des des véaux comme ça successifs par rapport à des hommes et des femmes qui ont été élus par le peuple et pour le peuple. Et vous avez un exemple précis à nous donner d'un texte que vous avez porté qui s'est heurté justement à moi sur dans la loi sécurité globale dans la loi sécurité globale que j'ai porté avec ma collègue Alice Tourau à l'époque nous avions nous nous nous nous avons restructuré la sécurité privée et ça nous a servi d'ailleurs pour les Jeux Olympiques et nous avons parlé beaucoup et restructuré les polices municipales.
Euh et dans l'article 1 de cette loi-là et je vais donner que ça comme exemple. Dans l'article 1 de cette nous donnions des pouvoirs nouveaux d'amende pénale forfaitaire, pas des des voilà sur c'est-à-dire que un policier municipal qui voyait quelqu'un dans la rue dilestup euh ajouter ses stupes, il pouvait faire comme le policier national mettre une amende pénale forfaitaire. Et bien tout ça a été détricoté par le par le Conseil constitutionnel et on est en train aujourd'hui d'y revenir là-dessus de de de d'essayer de redonner de nouveaux pouvoirs à la police municipale.
Un deuxème exemple euh très récent euh Gabriel Atal quand il était premier ministre euh voulait réformer une partie euh de de de la des lois sur les mineurs. Voilà avec ave avec Ou bien sûr. Ça s'est heurté cet été avec la responsable voilà, ça a été présenté par son successeur le Premier ministre d'alors on sait plus et et et ça a été durement séché, sanctionné en dernier.
Oui. Alors alors que les les les Français étaient pour ça, alors que c'est une nécessité alors que voilà, mais ça a été quasiment cassé. Donc ce qui fait que le le le job a été réduit à néant et que demain ceux qui seront au pouvoir, s'ils font pas preuve d'un de courage et de réorganisation de tout ça, on a besoin de contrepouvoir, on a besoin mais il faut qu'ils restent dans leur case de contrepouvoir, pas qu'ils prennent le pouvoir.
Mais vous voulez pas vous présenter sérieusement ? B, j'ai je ça ça me plairait bien mais j'ai pas les moyens euh financiers et j'ai pas j'ai pas derrièement une perz bien une prochaine législative ou les ch leschusés législative j'ai donné donc je vais essayer la la présidentielle mais je j'ai pas les j'ai pas les moyens derrière c'est un sacré ave donc ceci dit si si donc je me présente pas c'est à ce programme est à disposition de de des candidats aujourd'hui dont certains n'ont pas beaucoup d'idées Christophe vous a un mot qui a agrippé votre œil dans le début du livre de Jean-Michel Fou toute votre introduction est placée sous l'g de Marc Block donc grand soldat de la première guerre mondiale, grand résistant de la seconde, il y a laissé la vie et surtout auteur de l'étrange défaite. Il a analysé à chaud et de manière extrêmement lucide pourquoi ça s'est effondré en mai juin 40 et il trouve des responsabilités partout, les institutions politiques, militaires et cetera, mais il ne fait pas grâce aux français de leur responsabilité.
Il voit dans chaque français, dans les structures les plus intimes, la famille, l'individu, une forme de lâcheté collective. Est-ce que vous pensez qu'on en est là ? Oui, très clairement.
C'est pour ça que j'y fais référence. Je je pense qu'on a on a des il y a des similitudes avec cette époque là. Alors il y a il y a des choses qui sont pas comparable.
On parlait hors plateau et je maintiens que à cette époque-là nos généraux étaient en retard d'une guerre. C'est pas le cas aujourd'hui. On avait l'Allemagne hitlérienne, on avait pas la Russie lointaine.
C'est différent ou Oui oui. Donc c'est pas le cas aujourd'hui. Mais il y a une grande lâcheté des politiques aussi. rappelons-nous les des accords de Munique.
Euh c'est plutôt pas le cas aujourd'hui non plus parce que sur ce dossier-là, le président Macron a été en première ligne et maintenant il est rejoint par d'autres pays européens. Euh mais on on a eu aussi mais par contre on a eu des lâchetés politiques de la part de d'opposition ou ou même de ou même de gens du même camp que que que le président actuel. Mais on a aussi des lâchetés importantes de la part des populations qui ont exigé exigé à cette époque-là que les villes euh de de plus de 20000 habitants soient ouvertes à l'ennemi plutôt que de résister.
On a aussi euh des des des syndicats, euh la CGT pour ne pas la citer qui à l'époque était très communiste et je vous rappelle qu' germanoviétique la CGT qui disait à ses adhérents, ils avaient beaucoup d'adhérents à cette époque là, ce qui change un peu maintenant. Euh elle elle disait notre combat c'est contre le patronat, c'est pas contre euh contre les Allemands, c'était pas contre l'ennemi. Euh ce qui fait que on s'est effondré de cette manière-là et bien d'autres choses aussi.
Dans votre livre précédent qui était un roman, toujours dans l'univers du RAID, on avait l'impression que vous donniez l'impression que l'État était noyauté au plus haut niveau. Je vais pas euh divulgacher le le roman, mais il y avait des infiltrations un petit peu partout. Vous le pensez par rapport à un ennemi islamiste, j'entends là.
Non, alors ça peut arriver un chapitre làdessus dans d'ailleurs très Il y a un chapitre làdessus làdessus dans votre livre d'ailleurs. Ah ouais. sur l'islamisme, sur le Oui.
Oui. sur le et sur le la lutte contre le contre le terrorisme, surtout contre le terreau du terrorisme qu'il faut Oui. Alors, je pense qu' qu' il peut y avoir des infiltrations et d'ailleurs pas que des islamistes he de de puissance inverse, de puissance adverse, pardon, mais je pense pas que c'est un noyaotage général.
Euh serait bien étonné là-dessus. Euh EV, ça vous surprend vous ce manque d'autorité en France, ce rapport à l'autorité ? Oui et non dans le sens que si on constate et là c'est j'arrive avec mon mon poids lourd inconfortable euh comment on peut respecter les piliers de la démocratie de la République de l'autorité si euh il y a un ex-chef de l'État qui est en train de divulguer une sorte de storytelling victimaire sur le fait que voilà il a été condamné avec un faitchud d'épreuves qui est conséquent qui est concret.
Ah, vous remettez en cause remet en cause dans le sens que pourquoi on remet C'est ça que vous percevez en Italie ? Oui. Pourquoi on remet en cause la justice euh quand elle fait son travail ?
Pourquoi on aime les juges que quand on les fait sauter sur un sur un bord d'autoroute euh comme c'est arrivé à Giovanni Falcon mais on les critique quand ils font son métier ? Pourquoi voilà, on les met jamais en question leur travail sauf que quand c'est un puissant, vous êtes en désaccord avec Jean-Michel Fauver, sauf que quand c'est un puissant qui est jugé en fait. Non, je dis la jeunesse a un peu du mal à mon avis à comprendre où elles sont les frontières de l'autorité du moment que même un chef d'état le contexte.
Voilà. Attendez, moi je moi je critique pas les juges quand ils font leur métier, je critique les juges quand ils font pas leur métier, ce qui est souvent le cas. H euh c'est-à-dire que moi ce qui m'intéresse, bon dans l'affaire dans l'affaire Sarkozi, puisque c'est c'est de celle-là qu'on parle, euh c'est c'est une affaire à part.
J'ai pas tous les tenants les aboutissants mais moi ce qui m'intéresse, mais je vais revenir sur Sarkozy, ce qui m'intéresse, c'est que les les délinquants soient punis à la hauteur de des faits qu'ils ont fait et le plus rapidement possible, si possible avec des courtes peines pour pour éviter que mais aujourd'hui, on est en défaillance là-dessus. La la notre justice est en et quand vous la justice est en défillance et bien la justice c'est le bras armé de l'État. Le le le l'état n'a plus de bras armé sur l'affaire Sarkozi.
Permettez-moi de vous dire une chose. D'abord, moi j'ai j'ai une admiration pour Sarkozi, non pas en tant qu'homme politique, mais parce que ce qu'il a fait en tant qu'ancien chef du raid, moi je je j'ai une admiration ce qu'il a fait sur la prise d'otage de human bombé chercher au milieu d'une salle bourrée d'explosifs de deux trois gauches, je sais plus combien il en a sorti. Alors évidemment cher c'est ces adversaires ont dit "Ouais, c'est politique, il se fait sa pub et cetera." Moi je connais très peu, je connais les gens politiques maintenant, je connais très peu qui qui qui irit dans dans dans une pièce pleine.
Et la deuxième chose et que je voulais vous dire qui qui me semble très important, c'est qu'il est condamné sur l'association de malfaiteur. Nous aimerions nous aimerions que les dealers, les trafiquants de cigarettes et cetera, parce que c'est un trafic qui monte ça aussi, les dealers soient condamnés aussi sur le sur l'association de manfaat, ça n'existe pas. Il a été condamné là-dessus.
Il a il a pris une grosse peine 5 ans. Nous aimerions que les dealers prennent 5 ans de prison ferme et nous aimerions aussi qu'il y ait qu'il y ait une sanction immédiate avec aucun appel ce qui a été ce qui a été visé sur ce président de la République et pas sur les dealers ou sur les autres. Il fait appel mais il y a l'exécution provisoire.
Voilà, c'était la supplique de Jean-Michel Fauverg. Merci beaucoup d'être passé sur le plateau dans toute liberté. Merci pour votre livre.
Euh on passe maintenant à la petite phrase. La phrase qui fait du bruit. Exactement, la phrase qui fait du bruit.
Alors la phrase qui fait du bruit euh c'était Marine Tondelier en veste verte et en marche aussi vers la présidentielle de 2027. La secrétaire nationale d'Europe écologie les vert a lancé sa campagne sur TF1. On l'écoute.
Oui, je vous le dis très clairement, je suis candidate à l'élection présidentielle et cette candidature, c'est un geste d'amour, un acte fort d'amour pour la France parce que on ne peut pas aimer son pays et le laisser s'abîmer ainsi. Euh Christophe, pour l'amour de la France, c'est donc avec ses mots que Marie Tandolé a officialisé sa liaison, pas sa liaison liaison dans sa liaison avec le pays. Oui, bien sûr.
Bien sûr. Une décoration d'amour. sa candidature, un slogan inattendu presque Goli pour une élue.
Oui, oui, tout à fait. Elle s'adresse déjà au pays comme si elle était candidate à la vraie présidentielle, celle de 2027. En fait, elle part pour un parcours du combattant puisque d'abord faut qu'elle soit désignée comme candidate officielle des vers.
Ça ça prendra pas trop de difficulté parce qu'elle a verrouillé le parti depuis 2 ans de manière rarissime chez les verts. Rappelez-vous, en 2021, cinq candidats à la primaire des verres et ça se termine à 5149. Jado contre Rousseau après une campagne très difficile, ça sera pas le cas, elle sera quasiment désignée à l'applaudimètre.
Mais après, il y a la fameuse primaire de gauche qu'elle veut à la fois organiser et à laquelle elle veut participer. Ça ça sera très compliqué. Rufin, Clémentine veulent en être mais Raphaël Gluxman a dit non et Jean-Luc Mélenchon a dit non.
Donc cette primaire, elle n'aboutira pas. Et donc on se retrouvera sur la ligne de départ de la présidentielle avec plusieurs candidats de gauche. Mélenchon, c'est évident, un socialiste, c'est probable.
Luxman aurait tort de ne pas y aller. Il y aura sans doute une figure type ruin ou autin et il y aura donc euh Marine Tondolier. Est-ce que vous pouvez m'expliquer vous qui êtes un fin connaisseur de la vie de politique française, à quoi ça sert ce trucl ?
Ça sert à prendre l'ascendant dans l'opinion avec veste verte et puis franc parler parce qu'elle a une certaine spontanéité médiatique pour montrer à ses adversaires de gauche qu'elle est la seule qui peut passer devant Jean-Luc Mélenchon pour représenter la gauche et pour se faire elle a tenu une stratég Emmanuel Macron est parti de rien. Je vous rappelle que Jean-Luc Mélenchon était à égalité avec Annie Dalgot dans les sondages de janvier 2022 que ça s'est terminé à 22 contre 1 et demi. Donc voyez, en politique rien n'est définitif.
Elle aurait tort de ne pas y aller. Si elle n'y va pas, elle est sûre de pas gagner. Voilà.
Et elle y va. Et regardez avec quelle stratégie elle y va pendant 3 semaines, un mois là, qu'est-ce qu'elle a dit ? Elle a dit au socialistes, "On va vous aider avec le corn, on va trouver une solution, on va faire du compromis." Puis elle a voté la censure avec la France insoumise sur tous les sujets, elle joue l'ouverture et la fermeture.
C'est incroyable. C'est ça. C'est de la petite politique.
Non, c'est la stratégie intelligence. C'est de la stratégie parce que Marine Tondelier, c'est bien que 2027 ça va pas être facile mais qu'est-ce qui se passe au soir de la présidentielle 202 ? C'est fini pour Mélenchon, il y a pas de leader de remplacement à la France insoumise et donc elle pourra tenter une opéa sur cette grande gauche radicale qui est la France insoumise en achevant de l'écologiser.
Elle a toujours été la gauche radicale Marine Tondelier anticapitaliste, anticroissance. Elle est très dure, elle est pour la désobéissance civile, elle est sur une ligne très gauche au sein de l'écologie politique. Et bon et en même temps vraiment une lichette.
Oui. Non mais c'est une toute petite question Christophe. Euh certes, c'est une stratégie qui soulève une contradiction, c'est-à-dire qu'elle appelle à une primaire et en même temps elle y va individuellement, mais il y a quand même en fait des éléments sur lesquels on peut raisonner.
D'abord le score des des écologistes aux européennes 5,5 % et puis elle elle a été battue par Marine Le Pen. Oui, mais elle a affronté trois fois Marine Le Pen. Donc elle a capitalisé à gauche le côté soldat courageux.
Oui, ils ont fait 5 et demi mais ils avaient fait 13,5 à aux européennes précédentes. Par ailleurs, ils n'ont jamais réussi à la présidentielle les écolos. Ils font 1 32 en 74 et c'est ils ont jamais dépassé au 6 c'était avec Benoît Amou en plus, il était pas vraiment écolo et 5,2 avec ma mère euh en en 2002.
Donc donc c'est une intelligence artificielle très très c'est pas une élection pour eux mais elle elle se dit cette fois-ci ça va être une élection pour moi. Encore une fois je pense pas qu'elle se voit présidente de la République même si toutes les aventures sont possibles. Elle préempte la réorganisation de la gauche sur une ligne écoloradicale après 2027 quand Mélenchon sera sorti du jeu et quand le PS sera allé au bout de sa décomposition.
Merci cher Christophe pour ce petit cours de pédagogie public. On ressort moins bête quand on vous entend. Christophe.
Euh, allez, une pause et dans un instant. Alors là, on va on y va tout droit. Carton rouge, la fac de la honte.
À tout de suite. Sur de retour sur le plateau dans toute liberté. Carton rouge, c'est l'heure de notre carton rouge à Paris 8.
Une vidéo a déclenché les amis la stupeur. On y va un groupe d'étudiants réuni dans un amphithéâtre. Certains tenant des propos justifiants ou minimisant à tout le moins les attaques terroristes du 7 octobre mené par le Hamas.
Regardez, armons-nous de cette détermination à mettre en acte cette indomptable résistance pour nous engager en première ligne pour qu'en France également l'étincelle embrase de la plaine. Donnez-vous le 7 octobre. Voilà.
En défendant George Abdallah, nous étions préparés à ce soutien inconditionnel, à la résistance héroïque du peuple palestinien et à cette résistance principalement qui passe par la lutte armée. Et donc le 7 octobre, nous y étions prêts et nous n'avons eu aucun problème à revendiquer ce 7 octobre. C'est incroyable et Morleto.
Ça vous choque ces images ? C'est pas si incroyable parce que je veux dire le l'antisémitisme à l'université ne date pas euh de 7 octobre et euh du conflit israélopalestinien date bien d'avant depuis que les frères musulmans petit à petit ils ont influencé les réseaux universitaires et pas qu'en France même en Italie. En Italie, je rappelle il y a quelques mois il y a eu une leçon tenue par un imam au sein de l'université de lettre à Turin sur le djihad par exemple. une leçon une leçon faite par une imam et et on peut aussi évoquer tous les financements qui ont été donnés par des puissances du Moyen-Orient sur les universités américaines.
Ça c'est un autre sujet. Donc la l'antisémitisme fait partie de l'ADN un peu de de l'idologie ferriiste. Donc on en est là.
On en est là. Moi je j'ai suivi les manifestations propales. Alors au début parmi les jeunes, il y avait une condamnation de l'antisémitisme.
Après euh je veux dire on a réussi quand même à créer un effet pernicieux. C'est-à-dire euh les jeunes euh qui n'a pas été euh n'a pas eu des grands idéaux quand on avait 20 ans euh dans les années 70, on défiler pour les sandinistes contre les dictatures de l'Argentine ou du Chili et cetera. Donc c'est plutôt sain, on va dire.
Sauf que là, on est réussi à faire une chose. Quand on protestait contre les générals Vidè en Argentine, ici ça n'arrivait rien. Or aujourd'hui, quand on proteste pour que les Palestiniens, et ça c'est c'est tout à fait audible et une vie comme tous les autres sans être massacré, et ben là, je veux dire, on a réussi à faire passer politiquement le message euh "Je lutte pour la liberté du peuple palestinien" à être proamas, ce qui en soit euh je veux dire ne devrait pas être la même chose.
Et là, on y est arrivé quand par exemple j'ai demandé à certains étudiants "Mais qu'est-ce que tu en penses de la montée de l'antisémitisme et des actes antisémite qui ont augmenté de manière exponentielle depuis le 7 octobre ?" Il me répondait : "Et oui, mais il faut considérer que les juifs se sont tous alignés sur le discours du CRIF, ils doivent euh monter la voie euh pour se dissocier." J'ai dit "Mais est-ce que on a demandé en France aux musulmans défense après les attentats du 13 novembre de euh hausser la voie contre les islamistes on l'a pas fait parce qu'il y a pas de logique là-dedans.
Et pourtant, c'est on prend des faits, on prend aussi des informations euh des manières très qui sont factuels mais de manière très ciblée à alimenter cet antisémitisme. Ce fameux sondage qui a tourné partout sur le fait que les tous les Israéliens seraient d'accord sur la guerre sur le conflit et sur le fait de continuer les conflits. Mais écoutez, si on avait demandé aux Américains les mois successifs au 9/11 au 11 septembre 2001, qu'est-ce qu'ils en pensaient des ennemis qui avaient fait ça ?
Qu'est-ce qu'ils auraient répondu ? Ils auraient répondu de raser euh je veux dire ce qui était l'ennemi ennemi un ennemi désigné qui en plus c'était à l'autre bout du monde. Là on parle de leurs voisins.
Donc ce sondage si on le regarde de ce côté-là est plutôt euh compensif même l'été vachement utilisé et puis il y a des figures politiques qui influencent tout ça. Vous on évoquait riassan mais on peut aussi parler de Francesque albanaise la reporteresse de l'ONU qui a euh mais c'est incroyable cette femme. Ouais.
Je sais pas si vous avez assisté à cette scène en Italie ou elle quitte le plateau, c'est ça ? Exactement. Non, elle s'indigne parce que ce maire qui lui donnait un prix euh il évoque le fait de de cesser le de cesser les feux juste.
Et aussi elle dit "Espérons la libération des otages." Et là elle dit "Je vous pardonne pour avoir dit ça." En disant elle était indignée au fait qu'elle a pu dire ça.
Alors il y a quand même eu une réaction Christophe Philippe Baptiste, le ministre de l'enseignement supérieur qui a quand même réagi, il faut le dire, on l'écoute. J'ai découvert les images hier comme enfin comme beaucoup d'entre vous. Euh et évidemment ce que j'ai vu c'est honteux.
Enfin c'est c'est abominable. C'est le contraire même de ce que doit être une université. Euh c'est un sentiment profond de vraiment de de de honte.
Je veux dire enfin ce qu'on a vu, c'est pas des propos militants, c'est pas une discussion, c'est pas c'est quoi ? l'apologie du terrorisme. C'est des propos qui, me semble-t-il, sont de nature directement antisémite.
Enfin, ce qu'on a vu là est vraiment éminemment condamnable. C'est c'est vraiment triste de voir ça et c'est triste de voir ça dans un amphithéâtre. Christophe, vous avez l'air bien éploré.
Bah oui, parce que c'est le même homme qui le 7 juillet sur une chaîne de télévision parlementaire disait "L'islam gauchisme n'existe pas. C'est un concept qui n'a pas de réalité. Il y en a pas à l'université ou alors peut-être des cas isolés." C'est quoi ?
Qu'est-ce qu'on a vu à Paris 8 ? On a vu un syndicat étudiant FSE lié à SU étudiant organiser quelque chose qui est un meeting proama. Il devait y avoir George Ibrahim Abdallah en visio.
Il y a eu un autre cadre du FPLP, donc une organisation terroriste. Donc l'islamogauchisme, il est là. La convergence d'une volonté révolutionnaire gauchiste avec les revendications islamistes les plus les plus abominables.
On l'a sous les yeux. Qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui ? Est-ce que la justice va faire en sorte que ces locaux soient interdits désormais, qu'on filtre mieux les réunions, que ce syndicat soit éventuellement dissous ?
Qu'est-ce qu'on fait concrètement à la Sorbogne il y a un mois ? Une bouclée d'étudiants. Les juifs, on les garde, on les garde pas.
Qu'est-ce qu'on a fait ? Ah, il y a eu un communiqué indigné de la direction. Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
On sait pas. L'apologie du terrorisme, il y a un article 421 dans le code pénal qui la réprime. Chaque fois qu'il y a des plaintes, des enquêtes, ça se perd généralement dans les sables.
Il y a eu un syndicaliste CGT. Il y aura, je crois, un rendez-vous judiciaire pour Rima Assad. Mais sinon ça se perd dans les sables.
La justice est désarmée où elle ne se sert pas de ses armes. Et en effet, on assiste à ce que vous évoquez avec Francesca Albanaisé, c'est-à-dire qu'on détourne la solidarité avec le peuple palestinien vers la complaisance, voir la complicité avec le Hamas. Et on trouve ça aussi dans les partis de gauche radical européen notamment la France assommise.
Ouais. Tout ça sur fond de et c'est et c'est abject parce que sur fond de compétition des des souffrances, il faut quand même rappeler ce qui est le 7 octobre. 7 octobre c'est une attaque terroriste à grande échelle. sont des hommes d'une vingtaine d'années qui sortent de Gaza, qui tirent sur des jeunes euh des vieillards, des enfants dans des kibout comme on tire sur sur du gibier.
Et donc quand on voit, et c'est ça qui m'a frappé, des étudiants applaudissants, applaudissant et un amphithéâtre applaudissant euh ce que ça conceptualise le 7 octobre, je pense qu'à un moment donné, il y a quelque chose qui du point de vue des fac a été totalement raté du point de vue de ce syndicat effectivement quelque chose de totalement tous ceux qui sont sur les images risquent 5 ans de prison et 75000 € et je note et je note que ça intervient donc le 15 octobre 2 jours plus tôt était signé à CC le feu. à Gaza. Donc on aurait pu imaginer de la part d'une fac qu'elle organise quelque chose de de l'ordre de quelle solution, quel pacifisme, on se regarde les yeux dans les yeux, on se dit quelles sont nos colères, quels sont nos ressentiments, mais mais on avance vers quelque chose de l'ordre de la concorde, de la paix entre juifs, entre musulmans, entre israéliens, entre Palestiniens, entre français dans une société fracturée.
C'est le contraire qui vient de se passer. Mais il y a un moment donné, on marche sur la tête. Et c'est là que je vous voudrais terminer.
Relant antisémite dit le ministre. Pourquoi Rand ? Parce qu'en réalité tout ça établié d'un d'un mot qui s'appelle antisionisme.
Et je rappelle encore une fois et je pense qu'on doit le rappeler, le sionisme c'est un projet politique qui a abouti en 1948 à la création d'un état qui s'appelle Israël. Quand on se dit aujourd'hui en 2025 je suis antisioniste et cetera, qu'est-ce que qu'est-ce qu'on dit en fait en creux et en filigrane ? J'appelle à l'effacement de cet état qui est Israël.
C'est ça qu'on est en train de se dire et c'est ça qu'il faut à un moment donné remettre. Si je puis dire dans les crâne, ce que devrait organiser cette facissime, malheureux, c'est quelque chose de l'ordre d'une d'une réunion de de concorde, reprendre les choses de A Z réunissant ses étudiants et leur disant parlons de la paix, parlons de la concorde, parlons de ce qui est possible plutôt que d'imaginer quelque chose. On voit bien que c'est contre Israël et pas au palestinien et on le voit aujourd'hui alors que Hamas dans ces jours-ci est en train d'exécuter des Palestiniens qui étaient ses opposants.
On entend un grand silence de la part très grand silence. Ces étudiantsl n'ont pas une seule idée de la manière dont les Palestiniens de Gaza ont un ressentiment mais extrêmement profond pour le Hamas qui est en ce moment en train d'exécuter une partie de de son peuple à Gaza. Ça les palestin de faire une transition.
Je vais vous dire falloir quand même. Disons que l'espoir fait vivre. C'est la rubrique il y a encore un peu d'espoir.
Il y a de l'espoir. Voilà pourquoi il y a de l'espoir. Astérix voyage au pays de Vasco de Gama.
Astérix en Lusitanie, c'est-à-dire au Portugal. Et si finalement le rôle de ce petit goois Christophe, c'était pas de redonner le sourire au français. Le 41e album sort aujourd'hui donc direction Portugal.
C'est pas mal quand même, non ? Oui, le seul rival que j'ai, disait le général de Gaulle. Et oui, il disait il disait ça de Tintin général de Gaulle.
Le seul mon seul rival finalement c'est le S Tintin qui était belge. Mais en fait, c'est aussi Astérix parce que Astérix, il a il a parcouru la planète entière. Il a découvert l'Amérique, il est allé à Rome, il est allé en Égypte et là il est il est en Portugal.
Il est même allé en Corse, c'est dire s'il est courageux et à chaque fois il s'en sort à cette histoïque. Peut-être que c'est un modèle à suivre pour la France, non seulement de gaulois réfractaire hein, le gaulois gron c'est quand même un gaulois réfractaire, irréductible gaulois. mais d'ambassadeur de la France et de la curiosité pour tous nos amis sur la planète et notamment nos amis européens.
Alors, il est scénarisé par Fab Carot et décidé par Didier Conrade. Il est chez vous Astérix en Italie C'est d'ailleurs à Sérix, ça m'a fait aimer la culture française. Je pourrais tricher et dire que c'est Balzac Vuggo mais en réalité les premières choses que j'ai lu c'est Astérix et Astérix qui correspond d'ailleurs très bien au l'esprit français parce que Astérix son village sont contre l'autorité des Romains mais en même temps ils se battent entre eux parce que ça finit toujours en risque.
Donc c'est plutôt alors ils se battent entre eux ça finit toujours en risque mais aussi après en banquet on serait pas on serait pas français. Je je vais vous dire que il y a de l'espoir parce que l'album sort, écoutez-moi bien, dans 19 langues et dialect dont l'anglais, l'allemand, l'italien, leis, le basque. Dans environ 25 pays, il est tiré à 5 millions d'exemplaires dont 2 millions pour la France.
C'est quand même incroyable le prix. Bon ben voilà, la Suisse et le Canada, au total 400 millions d'albums, voilà, d'Astérix ont été vendus dans le monde depuis sa création. Ça fait du bien quand même.
Il y a plus de lecteurs d'Astérix qu'il n'y a de français, donc oui, ça ça fait du bien. C'est traduit en 130 langues déjà. Ça veut dire que la planète, mais c'est ce que vous nous disiez Eva, elle nous aime aussi pour pour ce qu'on est à travers Astérix et Obélix dans la potion magique.
Non, Eva amour, vous nous vous aimez pour ça aussi. Oui, d'ailleurs je suis très content que ça soit Fab Caro à écrire les textes parce que il est vraiment super drôle et ouais, c'est vrai. Allez, on se prend à CX pour ce weekend les amis.
Merci à tous. On se retrouve demain à 9h.
Marine Tondelier