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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 7 juin 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueOutre-merInstitutions & électionsImmigration & asile

Un an après les émeutes : la Nouvelle-Calédonie toujours dans l’impasse politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi êtes-vous vent debout contre le ministre de l'Outre-mer Manuel Vals ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Pourquoi le dialogue est impossible un an après et après trois référendums ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui fait que 30-40% de la population est contre le maintien de la Nouvelle-Calédonie ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de la justice pour les leaders indépendantistes emprisonnés ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que la cohabitation pacifique est possible en Nouvelle-Calédonie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Nicolas MeddorfFait
    « On est des Français comme les autres. On s'est battu pour être français depuis 40 ans. »
  • 5:30Nicolas MeddorfFait
    « Les émeutes du 13 mai ont été d'une violence particulière. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

parce que c'était aussi il y a presque un an des émeutes spectaculaires, très violentes par définition comme ce sont des émeutes qui avaient touché l'archipel de Nouvelle-Calédonie. Un an après, un blocage politique persiste entre d'un côté les indépendantistes et de l'autre ceux qui veulent rester français. Par ailleurs, la discorde semble être au plus haut point entre un certain nombre de députés de Nouvelle-Calédonie et le ministre de l'OTremè.

Manuel Valson reçoit l'un de ses députés. Nicolas Meddorf, bonjour. Bonjour, bienvenue sur Sud Radio.

Vous êtes député Renaissance, ça a son importance, de la Nouvelle-Calédonie. Député Renaissance, donc membre de la majorité du socle commun et pourtant vous êtes quasiment vent debout contre le ministre de l'outreem Manuel Vals. Pourquoi ?

Avant d'être un député renaissance, moi je suis un député pro français parce que la la lecture politique en Nouvelle-Calédonie, elle se fait sur deux blocs, un bloc indépendantiste et un bloc proançais. Et euh Manuel Vals, notre ministre des outresemères, a proposé tout simplement l'indépendance association de de la Nouvelle Calédonie malgré trois votes qui ont choisi la France en 2018, 2020 et 2021. Et donc pour nous c'est intolérable parce que on est des Français.

On est des Français comme les autres. On s'est battu pour être français depuis 40 ans. Et donc aujourd'hui, il y a une volonté de de céder face à la violence parce que comme il y a eu des émeutes, on se dit que pour arrêter la violence, il faut donner l'indépendance à la Nouvelle-Calédonie malgré la majorité des Calédoniens.

Alors, je précise que Manuel V se défend de proposer ou de vouloir proposer l'indépendance à la Nouvelle-Calédonie. En revanche, il insiste sur le fait qu'il est important de rouvrir le dialogue entre les indépendantistes et alors je sais pas comment on doit dire, les unionistes, les loyalistes, les partisans de la France, les partisans en tout cas du maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la France. Pourquoi le dialogue est impossible un an après et après trois référendums ?

Non, mais le le dialogue il existe bien évidemment et entre qui et qui ? Entre les indépendantistes et les partisans de la France. simplement euh c'est un dialogue de sour aujourd'hui euh puisque euh les indépendantistes veulent dialoguer mais de l'indépendance H et vous vous voulez bien dialoguer mais du maintien dans la France.

Voilà. Mais alors euh pour euh pour équilibrer les choses, enfin pour trancher la question, il y a eu un vote populaire enfin je c'est c'est pas comme s'il y avait pas eu des votes hein. Et puis c'est pas comme s'ils étaient pas récents.

On a voté trois fois, vous rendez compte, trois référendum en 4 ans, 2018, 2020, 2021. Trois fois, on a demandé aux Calédoniens. Trois fois, ils ont dit "Non, on ne veut pas de l'indépendance." Donc au bout d'un moment, moi je veux bien dialoguer, je veux bien échanger pour trouver une solution, mais ça peut pas être dans le cadre de l'indépendance puisque c'est pas le choix populaire.

Alors qu'est-ce qui fait dans ce cas-là qu'aujourd'hui euh et bien quoi 40 % peut-être 30 % de la population soit vend debout contre ce maintien de la Nouvelle-Calédonie qui pourtant a été décidée démocratiquement. Pourquoi il est impossible de convaincre toute une partie de la population de l'archipel ? Je crois que c'est euh c'est une lutte en fait hein qu'on a en face de nous.

Faut faut pas sous sous-estimer le parfois la la violence et la doctrine de des indépendantistes les les plus radicaux. Donc nous on essaie de négocier avec ceux qui sont démocrates et ceux qui veulent trouver une solution par le haut. Mais c'est vrai que les émeutes du 13 mai ont été d'une violence particulière. les les les leaders indépendantistes qui sont aujourd'hui emprisonnés ont essayé de de faire gagner l'indépendance par la force et par la rue quelque part.

Donc c'est vrai que c'est un c'est un pays qui est historiquement très violent sur ces questions politiques. Alors vous parlez de ces leaders indépendantistes, il y en a notamment un qui est le plus emblématique, c'est monsieur Christian Tin, élu l'an dernier au mois d'août, je crois, président du Front de Libération Canac socialiste. Il est aussi accusé d'avoir encouragé des violences.

Je précise que lui s'en défend. On saura dans une semaine si la justice le remet en liberté. Trois autres leaders indépendantistes sont aussi emprisonné.

Qu'est-ce que vous attendez de la justice pour vous ? Est-ce qu'il est possible qu'elle le remette en liberté et est-ce que ça peut aider surtout à rouvrir le dialogue ? Moi moi je pense qu'au contraire on ne doit pas les remettre en liberté.

Vous savez euh ce qui me ce qui me marque à chaque fois, c'est qu'on parle toujours des coupables et jamais des victimes. La Cédonie a perdu 15 % de son PIB. Euh des gens ont dû se barricader chez eux euh pour se protéger parce que toutes les forces de l'ordre étaient mobilisé ici à Paris pour les Jeux Olympiques.

Donc les gens se sont protégés eux-mêmes pendant des semaines et des mois. Euh beaucoup ont perdu leur travail, beaucoup ont perdu leur entreprise. Il y a des gens aujourd'hui qui qui meurent devant les hôpitaux parce que les hôpitaux sont fermé à cause de la crise économique.

Vous savez que nous on est très autonome. C'est nous qui finançons notre système de santé. Et quand on c'est un territoire d'outre mer avec une une autonomie déjà très prononcée.

L'autonomie la plus large. En fait l'État gère que ce qu'on appelle les compétences dites régaliennes. L'armée, la police, la justice, les relations internationales et la monnaie.

Tout le reste c'est nous qui gérons la santé, l'enseignement. on a notre propre système et donc quand on perd 15 à 20 points de PIB, on peut plus subvenir en fait à nos politiques publiques. Donc aujourd'hui, notre pays est à terre à cause de ces gens-là.

Donc dire que on va les sortir de prison pour apaiser les choses mais moi ce que je sais c'est que des dizaines de milliers de Calédoniens vont pas être contents du tout que ces leaders indépendantistes soient libérés et ça va remettre en cause les discussions actuelles. Sauf que d'autres dizaines de milliers de Calédoniens seront tout aussi furieux qu'ils soient maintenu en détention. Comment on fait pour vivre sur le même archipel avec un tel désaccord ?

Aujourd'hui euh il y a des discussions en cours malgré le fait qu'ils sont en prison. Donc c'est plutôt c'est plutôt les faire sortir qui dérangerait la dynamique actuelle. Après la question que vous posez, c'est une question de fond, mais je crois qu'on se pose aussi euh sur toute la France hein, c'est comment on vit ensemble ou comment des civilisations différentes avec une culture différente avec une vision de la vie différente arrive à vivre ensemble.

Écoutez, nous ça fait les les premiers Européens sont arrivés il y a 200 ans en Nouvelle-Caédonie. Vous savez, moi je suis la 8e génération, donc ça ça commence à dater. C'est difficile.

C'est difficile parce que le rapport à la vie est est pas le même. Et nous, on vit en plus petit et en plus rapide parce qu'on est moins nombreux ce que la France métropolitaine commence à vivre et finalement elle se pose les mêmes questions qu'on se pose nous depuis des décennies. Et donc vous pensez que c'est possible de continuer à vivre ensemble sous un même régime ?

Ce que je peux dire c'est que ça fait je me sens pas très convaincu. Bah vous parlez à quelqu'un qui essaye depuis longtemps et aujourd'hui on n'a pas réussi. Oui.

Ce qui veut dire qu'il y a pas de solution pour vous. Alors ben on essaie de la chercher mais c'est vrai qu'aujourd'hui il y en a qui proposent dans le dans le débat actuel en Nouvelle-Caéie de de peut-être organiser la Nouvelle-Céduni de manière à ce que chacun se retrouve un peu chez soi. C'est-à-dire qu'il y a une cohabitation pacifique et qu'on a qu'on arrête de vouloir mélanger les gens.

Jusque on a voulu une partition de la Nouvelle-Calédonie. Non pas une partition mais une forme de d'organisation interne provinciale qui existe déjà hein qui existe déjà mais qui serait de lois différentes sur territoire. Oui, mais il y a déjà, vous savez, il y a il y a déjà des personnes de de droitier du droit commun, il y a déjà une organation encore plus encore plus loin làdedans.

Si les les les Calédoniens n'arrivent pas à fusionner, hein, il faut bien organiser la société pour qu'elle vive paisiblement. Vous savez, moi ça me fait penser ici, on a on a longtemps cru à ce que disait Mélenchon. Alors pas lui parce que personne ne vote pour Mélanchant, Nouvelle Academy, mais mais vous savez la créolisation que défend Jean-Luc Mélenchon.

On a cru qu'on a arrivé à faire ça Nouvelle Kenny puisque la population est très différente. Ouais. Et ça ne marche pas.

Vous croyez plus au mélange en tout cas des populations en Nouvelle-Calédonie ? Je je les populations au quotidien on se fréquente, on vit ensemble et ça se passe bien mais le rapport à la société est différent. C'est-à-dire qu'à un moment donné au moment de choisir l'avenir du pays et et la hiérarchie des valeurs n'est pas la même.

Et donc vous demandez à Manuel Vals de prendre ça en compte de prendre ceci en compte. Le message sera passé sur Sud Radio. Merci Nicolas Medzor.