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interviewyoutube.com· 25 mai 2026 17 min

La Grande Interview avec Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée Nationale. CNews du 09/09/2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:04
Présentateur

Bonjour Yael Broun-Pivet. Bonjour. Et bienvenue à la grande interview sur CNews et Europe 1. C'est votre première prise de parole depuis la nomination du Premier ministre. On va bien sûr en parler. Mais vous comptez tout d'abord la mort de cet agent municipal tué par balle en pleine rue à Grenoble après avoir voulu retenir l'auteur d'un accident. Le maire de la ville, Éric Piolle, a eu ces mots hier. Je le cite, personne n'est à l'abri d'une balle perdue. Christian Estrosi a vivement réagi ce matin. Carl Olive estime que M. Piolle est en partie responsable de ce qui se passe dans sa ville. Comment vous-même vous avez réagi à ces mots hier ?

0:38
Yaël Braun-Pivet

Déjà c'est un drame absolu parce que c'est un agent dont on sait à quel point ils sont dévoués à leur service et aux autres qui a voulu intervenir. Ce n'est évidemment pas une balle perdue. De ce que l'on voit et de ce que l'on sait, c'est un acte qui apparaît comme étant délibéré. C'est tragique, il faut évidemment penser à sa famille, ses collègues. J'espère que l'auteur de ce crime sera arrêté le plus rapidement possible. Donc pas de polémique aujourd'hui. En revanche, une chose est sûre, c'est que la sécurité c'est l'affaire de tous. Et donc l'État doit faire beaucoup et il le fait.

Nous avons nous-mêmes procédé à la création de près de 10 000 places de policiers et de gendarmes pour remettre des forces de l'ordre sur le terrain. Mais nous avons aussi considéré que la sécurité c'était une espèce de continuum et qu'il y avait le rôle de l'État, mais qu'il y avait aussi le rôle des villes, des maires, de la sécurité privée. Vous dites que c'est aussi l'affaire du maire.

1:42
Présentateur

Rappelons que Grenoble, c'est l'une des villes aujourd'hui les plus insécures de France. Il n'y a pas de sentiment d'insécurité, c'est une réalité d'insécurité, Madame la Présidente ?

1:51
Yaël Braun-Pivet

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que c'est l'affaire de tous et que personne ne peut se dédouaner de sa responsabilité. Donc je ne veux surtout pas m'immiscer dans la gestion de la ville de Grenoble et je ne veux que je ne connais pas précisément. Mais ce dont je suis sûre, c'est que la sécurité de nos concitoyens est l'affaire de tous, de tous les élus, qu'ils soient élus nationaux ou élus locaux. Et il faut que nos polices travaillent main dans la main pour assurer la protection maximale de nos concitoyens.

2:18
Présentateur

Dans l'actualité politique à Elbron-Pivet, le Premier ministre poursuit ses consultations en vue de la composition de son gouvernement, peut-être à la fin de la semaine. Vous l'avez reçu très rapidement vous-même à l'Assemblée nationale. Comment vous jugez aujourd'hui sa méthode ? Si vous deviez définir en quelques mots la méthode Barnier, que diriez-vous ?

2:35
Yaël Braun-Pivet

Écoutez, moi je l'ai reçu effectivement dès mon retour de l'étranger ce samedi. Pour tout vous dire, je ne le connaissais pas. Donc il s'agissait aussi d'apprendre à se connaître. C'est important, vous savez, derrière la politique, il y a des hommes et des femmes qui la font. Et donc il était important pour nous deux, je pense, de se jauger un peu et de voir qui était l'autre. Donc moi j'ai apprécié cet échange. Je partage avec lui cette envie de bien faire, cette envie d'être utile à nos compatriotes et cette envie de dépasser les clivages et les oppositions stériles pour construire ensemble.

Et donc c'est de cela que nous avons parlé et de voir comment nous pourrions le maximum être utile à nos compatriotes dans ce contexte compliqué.

3:26
Présentateur

Bien sûr, on va en parler du contexte. Vous dites dépasser les clivages. Il faut écouter tout le monde. Il a affirmé, Michel Barnier, que les voix du Rassemblement national comptaient, il est respectué du RN. Est-ce qu'il a raison selon vous de se comporter ainsi vis-à-vis du RN qui, rappelons-le, représente le premier groupe à l'Assemblée nationale ? Vous-même, je le précise ce matin sur CNews et Europe 1, il y a le Brune-Pivet. Certains, à gauche, vous ont même accusé de collusion avec le RN.

3:51
Yaël Braun-Pivet

Alors moi, vous savez, depuis que je fais de la politique, j'ai toujours la même ligne. Déjà, je respecte chaque compatriote, quelles que soient ses opinions politiques, quelles que soient son expression. Il est important de respecter chacun et d'entendre ce que chacun nous dit. Après, moi, j'ai toujours, en tant que présidente de l'Assemblée nationale, respecté les équilibres institutionnels. Et donc, je respecte tout autant chaque député, quel que soit son groupe d'appartenance.

4:19
Présentateur

Je n'ai jamais fait le tri.

4:20
Yaël Braun-Pivet

Député RN, député LR, député Nouveau Front Populaire, tout le monde se vaut, si je puis dire. Ce n'est pas tout le monde se vaut, tout le monde. Chaque député qui siège à l'Assemblée nationale a été élu par les Français à cette légitimité, représente la nation. Et j'ai toujours dit que je ne faisais pas le tri entre les députés, que je les respectais chacun. Et ça, c'est extrêmement important. Et j'ai toujours, à l'Assemblée nationale, en tant que présidente, quand je reçois les présidents de groupe, je reçois tous les présidents de groupe. Je ne fais pas le tri entre eux. Et j'ai toujours veillé aux bons équilibres.

Lorsque, par exemple, je dois faire des nominations, il m'est arrivé de nommer des députés de la France insoumise. Il m'est arrivé de nommer des députés Rassemblement national. Et je vais toujours continuer à avoir cette règle de conduite. C'est mon devoir en tant que présidente de l'Assemblée nationale. Pour autant, ça c'est la présidente de l'Assemblée nationale. Mais en tant que femme politique et en tant que députée, en tant que femme engagée, je sais où sont mes partenaires de travail et où sont ceux que je combats. Et je continue à combattre le Rassemblement national. Et je continue à combattre la France insoumise. Je continue à combattre les extrêmes.

Je fais partie de ceux qui sont dans le camp, des gens qui sont modérés, des centristes. Et donc, je continuerai à avoir cette ligne politique-là.

5:43
Présentateur

Le fameux bloc central. Mais est-ce que ce que vous dites est aussi clair pour le Premier ministre ? N'est-il pas, comme on l'entend, comme on le lit, sous la coupe du Rassemblement national aujourd'hui ? Qui est le patron, pour résumer, aujourd'hui, Albrun Pivé ?

5:56
Yaël Braun-Pivet

Alors, le patron du gouvernement, c'est Michel Barnier. J'ai compris ma question. J'ai bien compris. La patronne de l'Assemblée nationale, c'est Albrun Pivé. Celui du Sénat, c'est Gérard Larcher. Et le président de la République, c'est Emmanuel Macron. Et donc, chacun doit être dans son rôle. C'est très important. Et le Premier ministre devra, à l'Assemblée nationale, nouer des alliances, aller chercher des majorités. Et il n'est en aucun cas obligé d'aller chercher des majorités avec le Rassemblement national, comme je l'entends parfois. Quel autre choix a-t-il ?

Eh bien, il a déjà tout l'arc central, qui est l'arc, et ça ne vous aura pas échappé, qui est en majorité relative à l'Assemblée nationale et qui m'a élue, au perchoir. Et puis, il ne tient finalement qu'aux groupes socialistes, qu'aux groupes écologistes, de travailler avec nous pour pouvoir élargir cette majorité.

6:55
Présentateur

Les socialistes, les écologistes, les socialistes qui n'ont pas voulu de M. Cavsneuf, vous pensez qu'ils vont vraiment vouloir de la politique de M. Barnier ? Le nouveau Front populaire menace déjà et a mis la censure sur la table.

7:07
Yaël Braun-Pivet

Mais moi, je ne connais pas aujourd'hui la politique que va mettre en œuvre le Premier ministre. Moi, ce que je souhaite, c'est que pour définir sa feuille de route, il puisse prendre en compte l'ensemble de l'arc républicain à l'Assemblée nationale, qui, pour moi, s'étend avec les écologistes, les socialistes et l'ensemble de la majorité qui m'a élue. Et je crois que c'est ça qui est fondamental. Expliquez-nous ce matin. En fait, aujourd'hui, quand on regarde les chiffres à l'Assemblée nationale, comme tout le monde le sait, personne n'a la majorité.

Mais ce qui est surtout important, c'est que si on additionne les deux extrêmes, Rassemblement national et le France insoumise, ils n'ont pas la majorité non plus. Donc ils n'ont pas de majorité pour s'assurer le gouvernement.

7:47
Présentateur

Quand on regarde qui est le premier groupe à l'Assemblée nationale, arithmétiquement, nous sommes d'accord, c'est le ? Rassemblement national, évidemment. Vous avez dit tout à l'heure, écoutez tout le monde, et vous m'avez dit à l'instant, il faut tenir compte de l'arc républicain. Est-ce à dire que le Rassemblement national et la France insoumise ne sont pas dans cet arc républicain ?

8:03
Yaël Braun-Pivet

Écoutez, moi, quand j'ai vu cette campagne législative qui est très récente, et nos compatriotes l'ont vue également, il y a des propositions du Rassemblement national qui visaient à trier les Français selon leur origine, en les empêchant d'accéder à des fonctions extrêmement importantes dans les cas s'ils avaient une double nationalité. On a vu des propositions qui étaient discriminatoires en fonction de ses origines. Et moi, ça ne me parle pas, et c'est quelque chose que je combats profondément, que je continuerai à combattre.

Cela étant dit, nous avons des millions d'électeurs dans cette élection, mais j'ai envie de vous dire, je ne fais pas le tri non plus dans les électeurs, donc il faut écouter tout ce que les électeurs nous ont dit,

8:52
Présentateur

et donc ils nous ont parlé. Avez-vous le choix ? Aujourd'hui, on a plutôt l'impression que c'est Marine Le Pen qui tient un petit peu dans sa main le sort du gouvernement et du Premier ministre, et qu'il y a eu un deal, ou du moins un accord de circonstance entre le président de la République et Marine Le Pen.

9:07
Yaël Braun-Pivet

Vous le conteste ? Je le conteste, moi je conteste cette lecture-là. Je considère que si, par exemple, les socialistes travaillent avec nous pour pouvoir construire des solutions utiles aux Français... Et quels socialistes parlez-vous de M. Proulx ? Mais je parle de tout le monde. En fait, la question aujourd'hui, vous savez, moi quand je me suis engagée en politique, je m'étais engagée justement en disant, on va dépasser les clivages, on va se rassembler, les bonnes idées, peu importe d'où qu'elles viennent.

Les Français aujourd'hui, en tout cas, c'est ce qu'ils me disent, dans la rue, à la foire de Chalon, quand je les ai rencontrés, c'est, retroussez-vous les manches et répondez à nos difficultés. Et on sait quelles sont ces difficultés. Les déserts médicaux, la question de l'éducation, de l'ascenseur social, la protection de notre nation. Et donc, ces sujets-là, mettons-nous autour d'une table. Et moi, je ne comprendrai pas que les socialistes, que les écologistes refusent de se mettre autour d'une table pour en discuter. En tout cas, vous savez, c'est ce que nous faisons à l'Assemblée nationale.

10:08
Présentateur

Mais ils sont dans la rue. Alors, ils sont dans la rue. Ils l'ont été samedi. Et ils dénoncent, pour la plupart, sinon la grande majorité, un déni et un coup de force démocratique. Nous en sommes là.

10:18
Yaël Braun-Pivet

Écoutez, ce faisant, ils mentent aux Français. Ils mentent aux Français. La démocratie, vous savez, elle s'exprime dans les votes, dans les urnes, à l'Assemblée nationale, à nouveau. Ce n'est pas leur candidat qui a gagné l'élection de la présidence de l'Assemblée, c'est moi. Et moi, j'ai été élue avec des voix qui venaient des Républicains, qui venaient du groupe centriste, du groupe Renaissance, du groupe Modem, du groupe Horizon. Et ces voix-là, l'Assemblée nationale, elles étaient plus nombreuses. C'est simple. Il suffit de regarder le résultat. Donc, ne parlons pas de dénidémocratie, parce que ça entraîne les Français sur une pente qui est dangereuse, je crois.

Et moi, je tiens toujours un langage de vérité. Et à l'Assemblée nationale, j'ai toujours réussi à travailler avec les socialistes, avec les écologistes, avec les communistes. Et donc, pourquoi nous n'y parviendrons pas demain ? Eh bien, pour moi, moi, je suis confiante. Je sais que nous y arriverons. Il le faut, parce que les Français attendent cela.

11:18
Présentateur

Autrement, nous finirons par nous détester. Peut-être parce que certains sont sous la coupe de Jean-Luc Mélenchon, mais on verra à l'épreuve des faits. Deux questions importantes, Mme Bouroune-Pivet. Vous avez souhaité qu'il y ait une session extraordinaire, très rapidement, justement, au Parlement. Peut-être qu'il y aura une formation du gouvernement à la fin de la semaine. Est-ce que vous avez une réponse sur cette session extraordinaire pour reprendre le travail ?

11:38
Yaël Braun-Pivet

Alors, je n'ai pas de réponse à ce jour. Moi, je l'ai demandé pour deux raisons. D'une part, parce que je considère que si le gouvernement est nommé, il doit se présenter devant la représentation nationale. Nous sommes les élus du peuple. Et moi, je ne conçois pas, comme vous, vous ne le concevriez pas, que des ministres puissent travailler pendant 10 jours, 15 jours, venir sur votre plateau, Mme Mabrouk, et ne pas répondre à la représentation nationale. Donc, ils devront, s'ils sont nommés rapidement, évidemment que s'ils sont nommés le 28 septembre, je ne demanderai pas de session extraordinaire.

Mais s'ils sont nommés rapidement, s'ils viennent répondre à vos questions, je pense qu'avant, ils doivent répondre à la représentation nationale. Et également, il y a des sujets sur lesquels nous pourrions avancer dès à présent. Moi, j'ai cité des textes qui sont justement des textes transpartisans, qui émanent de tous les groupes. Je pense au délit d'homicide routier. On voit bien encore cet été, quel drame il y a eu. Et nous souhaitions au Parlement créer un délit spécifique. Nous avons cette résolution sur cette commission d'enquête sur les violences, dans le cinéma, qui avait été demandé par Mme Gaudrèche, qui avait été lancé, qui avait été voté à l'unanimité.

N'attendons pas pour pouvoir la relancer.

12:52
Présentateur

N'attendons pas aussi sur la réforme des retraites. Par exemple, le Premier ministre se dit ouvert, justement, pour reprendre le débat. Est-ce qu'il faut, il y a le Brune-Pivy, une suspension de la réforme des retraites ? Est-ce que c'est logique de la suspendre avant d'en débattre ?

13:06
Yaël Braun-Pivet

Alors, pour moi, cette réforme, elle était importante, elle était même vitale pour préserver notre système. Et on voit qu'il y a plus d'un million sept cent mille de nos compatriotes qui en bénéficient aujourd'hui directement par la hausse de leur petite pension. Et c'est important. Donc, elle n'a pas que des effets, comme on pourrait l'entendre, négatifs. Pour autant, on sait qu'il y a des sujets sur lesquels nous n'avons pas été au bout. Il faut rediscuter avec les organisations syndicales et avec le patronat. Donc, moi, je ne suis pas pour une suspension, mais je suis pour le fait que l'on travaille sur la pénibilité, sur les carrières des femmes.

On en a beaucoup parlé de ces inégalités cruciales. Vous allez reprendre à la marge. Travaillons sur ces sujets-là. Alors, je suis désolée, mais l'égalité hommes-femmes, ça n'est pas un sujet à la marge. Bien sûr, mais vous ne touchez pas au cœur du réacteur de la réforme des retraites ? Alors, le cœur du réacteur qui était effectivement le rallongement de l'âge de la retraite, je pense qu'il ne faut pas y toucher. C'était important de faire cette réforme. Tous les pays européens autour de nous sont à cet âge-là, voire beaucoup plus loin. Donc, de la même façon, ne mentons pas aux Français. Nous avions besoin de cette réforme. Maintenant, regardons ce que nous pouvons améliorer.

Et réfléchissons également à une réforme plus systémique, la réforme par points, introduire de la capitalisation. Il ne faut rien fermer.

14:26
Présentateur

Il n'y a pas de tabou. Ne soyons pas dogmatiques. Vous avez dit dire la vérité, donc j'attends la vérité pour cette dernière question. Il y a le bourron de pivot. Vous avez eu l'occasion de rencontrer vos homologues présidents de l'Assemblée des pays du G7. Je suppose que vous avez évoqué la situation de la France, peut-être même la situation du président de la République, Emmanuel Macron, à ce sujet. Édouard Philippe s'est déclaré candidat au moment où la France se cherchait un Premier ministre, candidat à la présidentielle. Gabriel Attal a fait savoir tout le mal qu'il pensait de la dissolution. Que reste-t-il de la Macronie aujourd'hui ?

14:57
Yaël Braun-Pivet

Écoutez, il reste... Langage de vérité, n'est-ce pas ? Langage de vérité, mais je pense déjà, nous sommes présents. Le président de la République est là, et moi je le vois extrêmement motivé. Nous avons une force politique d'importance à l'Assemblée nationale, au Sénat, et puis nous sommes, en tout cas, moi, je suis toujours convaincue de cette nécessité absolue de dépasser les vieilles querelles pour se rassembler. Et à nouveau, les Français attendent ça de nous.

Donc, ce qui reste de la Macronie, c'est justement cela, je crois, cette envie et cette capacité à rassembler, à rassembler les énergies, et puis un attachement à l'État de droit, à l'Europe, au progressisme, à une société qui se tient droite, fidèle à ses valeurs, à son histoire, à sa grandeur. Moi, je crois en tout cela, et moi, je suis un peu triste dans cette rentrée politique, lorsque je vois que certains partis politiques restent dans des logiques d'affrontement, d'alternance, de « tout est à jeter, si nous arrivons au pouvoir, il faudra tout reprendre à zéro, arrêtons cela, arrêtons cela ». Non, mais en tout cas, moi, vous savez, je crois aussi en cette force de l'engagement.

La Macronie, on oublie souvent, c'est des hommes et des femmes de la société civile, comme moi, qui menaient leur vie tranquillement et qui ont eu envie de s'engager en politique pour agir et pour faire. Et je crois que cet élan que le président de la République a levé en 2017, plus que jamais nous en avons besoin, construire une nation d'engagés, où chacun se sent concerné par son destin, mais aussi par le destin du pays.

16:38
Présentateur

Merci, Elbron Pivet, président de l'Assemblée nationale. Merci d'être venue ce matin sur CNews. Merci à vous. Excellente journée à vous.