Loi immigration : « C’est une victoire du Sénat sur le camp présidentiel »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à laquelle vous avez participé un texte largement inspiré par les mesures votées par la majorité de droite du Sénat est-ce que ce vote ça marque un tournant dans le quinquena d'Emmanuel Macron et ça montre et bien finalement une alliance entre la majorité présidentielle et les républicains al c'était loin d'être une alliance je dois dire que c'est plutôt un texte qui a été imposé un peu au forceps à la majorité présidentielle qui a souffert de ce que je dénonce moi depuis le départ c'est-à-dire du fait qu'elle soit à la fois relative et disparate ce qui la rend assez peu homogène et qui ne permet pas d'avoir de vraies décisions facilement en tout cas sur un sujet qui nécessite un positionnement clair comme est celui de l'immigration donc il y a pas eu d'oliance objective d'ailleurs la réalité c'est que les votes étaient aussi assez disparates du côté de la majorité présidentielle et ont montré au contraire que c'était pas une collaboration c'était une vraie victoire du Sénat et de la majorité du Sénat de la droite et du centre sur sur le camp présidentielle alors dans l'histoire on a eu l'habitude parfois d'avoir une différence un cordon entre la droite et l'extrême droite quand on voit les républicains qui défendent et bien une différence de traitement sur les aides sociales entre les Français et les étrangers d'ailleurs le RN parle de victoire idéologique de leur part finalement il y a plus vraiment de différence entre la droite et l'extrême droite alors la différence de traitement sur les prestations sociales elle existe depuis assez longtemps tout de même enfin on ne perçoit pas sur le RSA sur l'ASPA pas seulement mais je veux dire ça n'est pas tout à fait une nouveauté après je suis assez fascinée par la façon dont on nous dit qu'il faut absolument pas s'approcher de l'extrême droite et le fait que on analyse tout en fonction de ce qu'ils prétendent c'està-dire que on en fait tout de même une référence moi j'en fais pas une référence euh je n'en fais pas non plus un poussoir en réalité je défends mes propres idées comme le fait IR depuis assez longtemps enfin ce texte il est issu d'une réflexion qui est assez ancienne quand vous regardez tous les travaux d'ailleurs qui sont sortis du Sénat c'était le président François noëbffet qui s'occupait d' l'immigration depuis 2006 vous verrez que nous ne défendons jamais que ce que nous disons depuis des années et je ne crois pas qu'on puisse prétendre que le président retillo ou le président siioti se sont affermis au contact du rassemblement national on sait quet toujours é deux figures de droite qui avait une position assez ferme nous n'avons jamais fait que transcrire dans les textes la position qui est la nôre depuis relativement longtemps tout de même mais est-ce que ce texte largement inspiré par la droite sénatoriale il renforce le concept de priorité nationale qui est un concept phare de Jean-Marie Le Pen à son époque dans les années 80 c'est Fabien communiste qui le rappelé en séance on l'a pas tout à fait conçu comme ça d'ailles je suis assez étonné parce que le a une position extrêmement ambigue sur notre texte je rappelle qu'ici le RN a voté contre lorsque nous l'avons passé il y a quelques moin euh j'ai lu assez récemment que quelqu'un prétendait que nous avions calqué tout sur les amendements du RN ils ont tous était rejeté en CMP et et finalement il y a un vote pour hier alors qu'il était encore annoncé contre le matin donc je crois qu'on n pas enfin il est assez difficile de dire qu'il y a une cohérence du RN là-dessus après nous la façon don nous avons compris les choses c'était de définir quelles étaient les conditions auxquelles les étrangers avaient le droit de rentrer en France et quelles étaient les conditions auxquell ils devait rester et ont définit une sorte de statut c'està-dire ce à quoi ont droit les étrangers qui rentrent en France on s'est rendu compte quand même alors c'est un concept qui asse bien défini au Danemark qui est très État providence que le fait de promettre immédiatement un certain nombre de prestations pouvait faciliter la venue des étrangers en tout cas facilitait la façon dont les passeurs leur vendaient la France parce qu'il faut pas se lurer donc c'est une façon aussi de dire attention l'attractivité de la France en matière de clandestinité doit être limitée plus que limité mais ça n'est pas un concept de préférence nationale que nous avons ainsi théorisé dernière question Murel Jorda le gouvernement assure qu'il y a de nombreuses mesures de ce texte qui a été voté qui vont être retoqué par le Conseil constitutionnel les Français ne vont pas comprendre c'est on fait voter un texte mais on sait déjà qu'une partie va être rejetée par les sages alors on sait c'est beaucoup dire he parce que moi je ne connais pas les décisions du Conseil constitutionnel à l'avance on peut aussi penser que le Conseil constitutionnel applique le droit et que le droit n'étant pas une science exacte et d'ailleurs il l'a souvent démontré il pourrait avoir des positions qui évoluent dans le temps et il n'est pas non plus interdit que le Conseil constitutionnel se rappelle que le droit et bien c'est aussi le reflet d'une société aujourd'hui l'immigration est un problème une question que se posent les Français et peut-être que le Conseil constitutionnel dans cette grande plasticité qui est celle du droit va pouvoir aussi le prendre en compte dans sa décision qui sait c'est une sorte de Paris que vous faites que fait la N pas un Paris nous posons dans des textes ce à quoi nous croyons après et bien ces textes vont suivre leur cours mais nous avons au moins affirmé quelles sont nos positions sur cette question merci beaucoup pour votre réaction
Muriel Jourda