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interviewRMC· 5 octobre 2022 6 min

François Ruffin : "Aurore Bergé doit regarder la poutre qui est dans son œil"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

alors autre question d'actualité ce qui s'est passé hier après-midi à l'Assemblée nationale séance à s'étendue première séance de questions ça a été tendu notamment après une question de la chef du groupe Renaissance aubergé qui évoquait sans le citer votre collègue insoumis Adrien cadenas sur l'écoute depuis plusieurs semaines on loue la vertu de celui qui reconnaît des faits de violence conjugales depuis plusieurs semaines on entend ce qui parle de leur affection pour un homme qui frappe sa femme depuis plusieurs semaines on fait fier des règles élémentaires de l'État de droit François Ruffin est-ce que Adrien cadenas peut rester député il s'agit pas là de demander sa démission moi je dès le lendemain de son communiqué j'ai dit que je souhaitais une mise en retrait qu'elle me paraissait nécessaire à la fois dans le mouvement et dans le groupe parlementaire le temps que les esprits s'apaisent qu'on voit quelle est la nature des faits ainsi de suite et je veux quand même répondre madame berger je veux dire comme aurait dit le Christ il faut quand même regarder la poutre qu'on a dans son oeil plutôt que la paille dans l'œil du voisin quand on a sur les bancs de renaissance aux côtés de Madame berger Damien Abad que Katch a été sorti du gouvernement oui mais d'accord mais il est là il est à l'Assemblée et manifestement ça démission et pas posé sur la table quatre femmes l'accuse de viol il y en a deux qui ont bu un verre avec lui qui ont se retrouver avec une scie substance chimique et finalement derrière nu dans une chambre d'hôtel d'après leur dire et en fait on a comme ministre monsieur Darmanin quand même un moment lieux il reste des faits les faveurs sexuels et en échange qu'est-ce qu'il fait il tente d'influencer la justice des faveurs sexuels et en échange qu'est-ce qu'il fait il trouve un logement il trouve un emploi avec des messages qui sont parus dans la presse très très insistant sur une femme qui s'est considérée comme violée et qui me dit qu'il lui dit ne me contactez plus oublier mon numéro la justice enquêté il y a eu des non-lieu de il y a eu les deux affaires on peut revenir sur la distinction entre sanction et finition monsieur Darmanin que dit la psychologue qui est qui observe de sa victime aldique on est dans une situation de soumission et d'emprise en état de choc avec des troubles dissociatifs hypocrisie d'Aurore berger c'est pas une hypocrisie c'est carrément deux points de mesure enfin je le dis il faut qu'elle regarde la poutre qui est dans son œil maintenant il faut sortir de on va il s'agit pas de se jeter des cas comme ça tout azimut mais quand même un peu ce que vous faites ce matin nous Adrien pour l'instant il n'est pas sur les bancs et on a Monsieur Darmanin qui est sans difficulté maintenant il faut distinguer deux choses il faut distinguer le la loi le tribunal et il y a les sanctions qui peuvent être pris par des partis politiques par des groupes vous savez si vous piquez il y a quelque chose de précis dans un cadenas il s'agit pas de d'attendre une éventuelle mise en examen ou condamnation il a lui-même avoué avoir frappé sa femme il siège aujourd'hui même s'il ne vient pas physiquement mais il est dans votre groupe insoumis et vous savez ce que ce que les gens qui nous écoutent pensent comment peut-il se mettre en retrait et continuer à être payé comme député six mois j'avoue que j'ai tapé ma femme je peux pas me mettre en réseau entreprise et si je me mets à rentrer entre mon entreprise je veux pas toucher ma rémunération c'est un autre entrepreneur c'est aussi la question disons quand même que avec Adrien catenas on a un homme qui n'est pas devenu député pour faire de l'argent mais par conviction qui devait défendre l'intérêt des gens dans le pays ensuite si on dit demain il y a une part de sa mère rémunération qui qui décide de faut se garder le salaire moyen d'un français et que au dessus et ben c'est donner à des associations ainsi de suite ça peut être une mesure qui complète mais enfin le cœur du sujet pas celui-là le cœur de sujet aujourd'hui ce que je veux poser moi je pense qu'il nous faut une charte nationale il nous faut une charte nationale parce que vous savez c'est pas seulement les parties c'est ça c'est l'association les entreprises qui fait que quand il y a un cas qui se produit comme ça l'agresseur ou la personne qui est mise en cause et bien elle se retrouve pas à continuer à être là entre les murs mais que ça soit pas des mesures d'entreprise si la même s'il y a une sanction qui est prise contre un employé qui est qui qui en raison de violence non seulement il est mis en retrait mais il est suspendu il ne touche pas ses rémunération et il est Limoges ça dépend derrière il peut y avoir un retour dans dans l'entreprise ainsi de suite mais ce que je veux dire c'est que il y a un temps pour les sanctions internes mais ça ça doit être cadré juridique d'accord ça doit être cadré c'est chacun qui fait sa sauce dans son coin BFM fait à sa sauce les Verts font à leur sauce les républicains font à leur sauce enfin voilà tout le chacun fait ça ça non il doit y avoir une charte nationale de bonne conduite de qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce que ça veut dire une violence parce que là on est sur un sujet où on a quelques noms qui ressortent mais en vérité c'est toutes les entreprises on a on a un fait social qui émerge parce que il a été vous savez moi c'est dans des usines où j'allais et des ouvrières me raconter comment elles étaient convoquées par le contremaître et comment ça se passait dans le bureau du contremaître comment elles acceptaient ou comment elles acceptaient pas mais comment il y avait une pression qui était mise sur des jeunes femmes qui rentrait puisse revenir travailler quelques mois plus tard ce qui s'est passé en vérité bien souvent c'est que le contreimat il a continué à travailler pendant des décennies dans l'entreprise c'est ça qui se passe donc aujourd'hui quel est le chemin il faut poser un cadre national une charte nationale où on sait comment ça doit se passer et où les femmes ont la garanti d'une protection et les ou les personnes mises en cause on la garantie de pouvoir échanger aussi