7H45 l'invité du jour : Bruno Rojouan, sénateur de l’Allier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour et merci d'être à notre micro en direct ce matin.
- 2:00OuverteRéponse directe
Ce rapport est un droit de suite : qu'est-ce que cela signifie concrètement ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux constats après 2 ans ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous évoquez un changement de paradigme nécessaire : pouvez-vous préciser ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment réguler les installations des médecins sans bloquer leur liberté ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures proposez-vous pour la téléconsultation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Bruno RojouanChiffre
« on a perdu 2500 médecins sur le territoire national »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ils font lactu et ils sont sur RJ FM 7h45 l'invité du jour 38 propositions pour un meilleur accès aux soins évidemment ça nous concerne tous c'est ce qui figure sur le rapport d'information en tout cas le droit de suite du rapport d'information sur les inégalités territoriales d'accès aux soins rédigé par la Commission de l'aménagement du territoire et du développement durable et le rapporteur de ce de ce texte là il s'agit du du sénateur de l'Allier Bruno rejoin bonjour bonjour bonjour à tous et merci d'être à notre micro en direct ce matin ce rapport dont vous étiez déjà venu nous nous parler il y a 2 ans désormais puisqu'il était sorti en mars 2022 là c'est un droit de suite qu'on explique bien aux auditeurs ce que ça veut dire finalement bah ça veut dire que on met le gouvernement et le ministère principalement sous surveillance le Sénat sa commission aménagement du territoire a décidé tous les 2 ans de faire le de faire le point donc vous le disiez il y a pas si longtemps que nous étions effectivement ici dans ce dans ce studio pour faire un état général de la situation et donc ça a été en 2022 le rapport mître un peu et là en fait il s'agit de voir un petit peu qu'est-ce qui a progressé et qui est-ce qui n'a pas progressé qu'est-ce qui s'est détérioré dans la situation en France de l'accès aux soins le constat c'est qu'en 2 ans bah il y a pas eu de miracle he pasvtion non et non il n'y a pas eu de miracle donc ce qui avait été prévu est ainsi malheureusement fait on a perdu 2500 médecins sur le territoire national donc la situation ne s'est pas pas arrangé et jusqu'en 2028 2020 les années 2028 2029 vont être les années les pires en terme de présence médicale sur les territoires partout en France puisque on sait queune grande partie de que ce soit les territoires ruraux ou les territoires urbains sont concernés par ce qu'on appelle alors je je fais très attention à ne plus utiliser ders médicaux parce que lorsque je mène mes auditions lorsqu'on discute avec les jeunes médecins quand on dit déserts médicaux ils ne retiennent que désert tout court donc il faut faire attention péjoratif dans le terme absolument absolument donc on on y réfléchira nous aussi on va essayer d'éviter le le terme de déserts médicaux évidemment donc le constat c'est que 2 ans après peu de choses ont évolué le constat on le connaît évidemment il est il est indiqué dans ce rapport hein sans sans surprise finalement ce qu'on rappelle pour construire ce rapport vous avez interrogé évidemment tous les les acteurs de la santé oui bien sûr hein c'est toujours la même chose qui se passe quand on bâtit effectivement un rapport d'information au par Parlement alors ce qu'il faut comprendre quand même c'est que les choses en 2 ans ont quand même un peu progressé dans le sens où des décisions ont été prises qui ne se connaissent pas encore véritablement dans l'opinion publique mais il y a eu un certain nombre d'avancé nous en avions déjà parlé ici même deux professions sont toujours très bien représentées dans les territoires ce sont les infirmiers et les pharmaciens ces deux professions ont vu un certain nombre de compétences qui il aurait été transféré par la loi il y a eu deux lois la loi riste et la loi valt qui ont permis effectivement un certain nombre d'avancé je vais je vais donner deux exemples pour les auditeurs par exemple aujourd'hui vous n'avez plus besoin de passer par un médecin pour obtenir pour avoir un certificat de décès un infirmier peut le faire par exemple chez un pharmacien bon tout le monde connaît la vaccination mais vous avez aussi votre pharmacien a la possibilité de renouveler trois fois une ordonnance ce qui n'était pas le cas avant donc la la thématique générale qui est de dire de toute façon former des médecins c'est long c'est compliqué et donc un des études de médecine étant de 10 années on va pas j'allais dire amener des des médecins sur le territoire tout de suite il faut continuer de transférer des compétences à deux professions dont on vient de parler et c'est ce sens-là c'est la base même de ce rapport révisionnel qui propose d'aller beaucoup plus loin avec deux textes importants qui concerneraient les infirmiers et les pharmaciens vous estimez oui qu'il faut mettre on a passé la première en gros faut mettre la seconde si on image un peu comme ça alors oui on peut dire ça il faut effectivement accélérer le mouvement ilut on a avec le travail que j'ai fait avec les représentants des pharmaciens et les représentants des infirmiers est très très clair et très net ils savent exactement jusqu'où ils peuvent aller ils nous ont fait un certain nombre de propositions pour que on va dire les petits mots du quotidien puissent être pris en charge par ces deux professions-là sans passer par un par un un un médecin généraliste et donc il faut aller beaucoup plus loin dans ce domaine làà mais mais il y a un mais c'est que en fait les médecins généralistes de toute façon ne sont pas assez nombreux aujourd'hui donc ils vont redevenir et on va retrouver un nombre de médecins généralistes dans les années qui vont venir mais ça va prendre du temps mais il faudra c'est et ça c'est là le le le mot tabou que moi je j'utilise et que je n'ai absolument pas de gène à à mettre sur la place à ce public c'est que il va falloir réguler cette profession sur le territoire il n'y a pas il n'y aura pas d'autres solution alors aujourd'hui on peut pas le faire puisqu'on a pas suffisamment de médecins mais quand on va avoir le un nombre suffisant de médecins il va falloir se positionner pour envoyer ses médecins dans les territoires où il y en a véritablement besoin alors évidemment on en avait parlé il y a 2 ans c'est une question un peu tabou notamment chez les médecins cette fin de la liberté totale d'installation vous appelez aujourd'hui un changement de paradigme paradigme pardon qui est nécessaire pour assurer un accès aux soins équitable pour les Français parce qu'au final sans ça sans l'obligation au moins en début de carrière pour des médecins qui s'installent à venir dans des zones peu densément peu densément fourni en médecin ça en passera par là en fait une amélioration concrète de la situation malheureusement il faut qu'on en vienne là ça avance ça avance hein vous savez il y avait tout le monde connaît le fait que il y avait déjà il y a déjà des professions médicales qui sont en France largement régulés pharmaciens Vous pe pas vous installer n'importe où professurs et après oui je rest dans le médical mais évidemment il y a beaucoup mais dans le dans le médical vous avez pas mal de profession et vous en avez deux qui viennent d'entrer laarrc depuis depuis les 2 ans dans ce nouveau système de régulation ce sont les mur Kys thérapeutes et les chirurgiens dentistes certes un petit pourcentage mais c'est un pas donc en fait les esprits les l'état d'esprit changent et petit à petit et bien il va falloir arriver aussi à réguler les médecins alors on peut je avec mes collègues par ex on est allé voir les Allemands régulent le système comment fonctionne-t-il et bien ils ont mis en place un système très simple qui est en fait on détermine une des zones de population combien faut-il de médecins sur cette zone de de population et donc les médecins au fur à mesure où ils vont sortir ilils ont terminé leur leurs études et bien ils sont agréés alors c'est ce qu'on appelle le conventionnement chez nous c'est en Allemagne c'est c'est le c'est l'agrément mais c'est le même système c'estàdire vous conventionnez ou vous ne conventionnez pas selon l'endroit où il souhaite s'installer donc en fait finalement vous régulez l'implantation des médecins en fonction des populations qui sont sur les territoires alors ce que vous proposez dans ce rapport c'est que toute nouvelle installation dans les zones les mieux dottées soit conditionné à un exercice partiel dans une zone sousdotée le partiel est c'est vraiment un premier pas partiel est important voilà c'est pour pour pas j'allais dire en rajouter encore par rapport à ce à ce système tabou oui alors c'est ça la première idée ce serait ça serait de dire on a quand même des territoires en France qui sont à peu près dotés convenablement hein c'est existe quand même en terme de de médical bon alors on n'interdit pas un un médecin de s'installer mais on lui dit voilà euh vous pouvez vous installer sur ce territoire là mais par exemple une journée par semaine vous le vous la consacrerez à par exemple une consultation dans un territoire des consultations dans un territoire qui est qui est sousdoté c'est un deal on pourrait commencer comme cela et ce qui serait le mieux ce qui serait parfait et je ne sais pas si on pourrait on pourrait y arriver c'est que en fait ce soit la profession elle-même qui s'autorégule parce que en fait les médecins prendraient dans leur responsabilité alors c'est à déterminer est-ce que serait une représentation sous forme par l'intermédire du Conseil national de l'Ordre je sais pas c'est c'est c'est à discuter ce genre de chos mais qu'ils soient j'allais dire impliqués dans leur propres régulation pour pouvoir finalement euh avoir cette espèce de responsabilité avec les partenaires publics évidemment mais cette espèce de double responsabilité de accès aux soins des Français parce qu'on sait qu'il y a un blocage he de la par ou oui mais c'est absolument c'est terrible c'est c'est plus qu'un blocage c'est en fait un dogme qui est là en France par rapport à cette à cette profession et on sait très bien que pour casser des dogmes c'est pour ça que je dis souvent on fera ce n'est ce ne sont que des politiques de petit pas c'est assez dramatique mais quand vous devez vous attaquer à des citadèles comme ça ou des domes qui sont aussi puissant et bien c'est à petit pas petite conquête petite il il faut convaincre aussi pour essayer d'avancer dans ce dans ce sensl il faut y aller à pasfeutrer on a bien compris pas faire de blocage finalement avec tout le monde il y a aussi tout un volet sur la téléconsultation pour mieux réglementer tout ça parce qu'aujourd'hui on se rend compte peut-être que ça a des effets un peu pervers et bien la la cible est ratée faut le dire clairement hein la téléconsultation en fait quand on regarde la patientelle elle se trouve principalement dans les zones qui sont des zones urbaines des zones plutôt bien dotées et pas dans les territoires où finalement la télé consultation aurait dû se substituer au manque de médecin donc là il y a un certain nombre de mesures pour rectifier le tir et faire que par exemple une pharmacie en dans un milieu rural par exemple une pharmacie qui a un petit chiffre d'affaires et bien elle soit aidée par exemple pour s'équiper en cabine de téléconsultation alors que une pharmacie située dans un territoire qui est bien doté et qui est un bon chiffre d'affaires il y a aucune raison de l'aider à s'équiper en téléconsultation donc voilà de pour remettre la cible où nous voulions qu'elle soit pour les territoires sousdotés il nous reste une minute 30 pour savoir ce qu'elles vont devenir ces 38 propositions finalement c'est quoi le cheminement là de le cheminement normalement donc c'est en février donc une proposition de loi pour essayer effectivement j'allais dire de de de convaincre alors il faut dire aussi qu'à l'Assemblée nationale il y a ce qu'on appelle un intergroupe parce qu'on essaie de travailler quand même un peu en collaboration sur ce sujet-l qui est un sujet qui je dire qui trans desend un peu tous les courants politiques il faut bien le le le reconnaître et là justement on sort de la semaine du Congrès des Maires de France certes les financements publics étaient le sujet numéro 1 mais le sujet numéro 2 des discussions qu'il y avait c'était l'accès aux soins de T de tous les Français donc à un moment donné si les professions ne prennent pas en charge eux-mêmes leur choix d'implantation et de régulation sur le territoire et bien évidemment le législateur devra le faire et il le fait il le fera je pense avec un un certain courage parce que c'est c'est absolument déterminant pour l'avenir des des Français et leur accès à leur santé en 15 secondes vous avez espoir vraiment que tout cela aboutisse on sait qu'il y a pas mal d'instabilité parlementaire aussi en France dans 6 mois c'est c'est long c'est long bien sûr tout est long je trouve que tout est long mais j'ai l'habitude de dire que de toute façon en fait contrairement à une une commune une municipalité le Parlement souvent et sur le temps long et on ne peut pas bousculer les choses comme ça il faut que les états d'esprit se préparent à des à des changements et on le fait au fur à mesure que les situations se présentent à nous donc ce que je veux montrer quand même c'est que dans ces 2 ans il y a eu un certain nombre d'avancé et bien si dans 2 ans on se retrouve à nouveau ici dans ce studio et que nous comparons ben j'espère que on aura encore progressé un peu plus et que finalement le la la la sphère publique aura été capable de prendre des décisions que l'opinion publique ne connaît pas encore suffisamment d'ailleurs rendez-vous dans 2 ans ou avant merci en tout cas Bruno rejoint d'avoir été avec nous sénateur de l'alliier rapporteur donc de cette de ce rapport d'information sur les inégalités territoriales d'accès aux soins merci d'avoir été avec nous ce matin en direct 7h57 on est en direct et on revient dans quelques minutes tous les matins 7h45 l'invité du jour en direct sur RJ FM retrouver l'invité du jour en podcast sur rjfm.net et laappli RJFM mais aussi en replay vidéo sur Youtube et Facebook RG FM
Bruno Rojouan