"Emmanuel Macron doit arrêter de faire le Gaulois réfractaire", fustige Marine Tondelier
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France Inter Bonjour, ravie de vous retrouver après deux semaines d'absence, deux week-ends d'élections, élections législatives. On se retrouve dans Questions politiques pour la dernière de la saison, l'émission politique du dimanche sur France Inter en partenariat avec le journal Le Monde. C'est aujourd'hui un drôle de 14 juillet, c'est le moins que l'on puisse dire après ces coups de feu cette nuit aux Etats-Unis, l'ancien président Donald Trump, victime d'une tentative d'assassinat en plein meeting. Il en est finalement sorti indemne, mais difficile de ne pas y voir, comme l'a écrit le président Macron, un drame pour toutes nos démocraties.
Et puis, drôle de 14 juillet en France cette fois, avec une assemblée depuis une semaine totalement paralysée, partagée en trois blocs, incapable de discuter. Et la gauche arrivée en tête aux dernières élections, qui ne parvient pas à s'organiser, elle n'a toujours pas de Premier ministre à proposer. Huguette Bello vient officiellement de décliner. Alors le nouveau Front populaire va-t-il finir par réussir à gouverner ? On va poser la question à celle qui a été la révélation de ces élections. Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, elle est notre invitée ce dimanche dans Questions politiques en direct et jusqu'à 13h.
Questions politiques, Karine Bécard sur France Inter.
Bonjour Marine Tondelier. Bonjour et merci de votre invitation. Merci de l'avoir acceptée. A mes côtés, pour vous interviewer, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions et Françoise Fressos du journal Le Monde, ça n'a pas changé. Bonjour mesdames. Bonjour. On commence toujours cette émission par des images qui ont marqué l'actualité. Difficile de passer à côté de cette tentative d'assassinat cette nuit de Donald Trump. J'en parlais à l'instant, visage en sang, mais point levé, fight, combatté, a exhorté le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine.
En quittant donc la tribune du meeting qu'il était en train de tenir en Pennsylvanie, la classe politique du monde entier a évidemment réagi. Qu'est-ce que vous avez ressenti, vous, Marine Tondelier, en apprenant ce matin ce qui s'est passé aux Etats-Unis ?
Déjà, j'adresse mes plus sincères condoléances à la victime puisqu'il y a eu un mort dans cette fusillade et ce n'est pas possible en 2024 de mourir parce qu'on participe à un meeting politique. Je le dis parce que ce qui se passe aux Etats-Unis, ce n'est pas juste aux Etats-Unis. Il y a une flambée de violence, une flambée de tensions dans nos sociétés qui peuvent arriver au pire et oui, cette nuit aux Etats-Unis, c'est passé le pire. Je le dis parce qu'en France, certains partis attisent la haine, attisent les tensions. Ils veulent une France qui vive face à face et pas une France qui vive côte à côte. Vous pensez à qui ? Je pense à l'extrême droite.
Ils veulent une France qui se dévisage et pas une France qui s'envisage. Moi, je viens d'une famille politique qui a toujours, toujours prené la non-violence, toujours, toujours prené la désescalade.
Mais le bruit, le chaos, c'est...
Et je le dis tranquillement, c'est la seule attitude responsable à avoir en ce moment parce que ça, cette tension permanente ravivée en permanence, plus des lois sur les armes à feu qui, dans certains pays, il faut le dire aussi, sont largement insuffisantes, et je pense notamment évidemment aux Etats-Unis, peuvent conduire au pire.
Mais on peut comparer comme ça les Etats-Unis et la France ? Parce que là, vous naviguez entre les deux pays, la situation de tension, la violence en politique est la même.
Il ne faut pas penser que ce qui se passe aux Etats-Unis est propre aux Etats-Unis. On voit bien que dans le monde entier, pas juste en France et aux Etats-Unis, dans le monde entier, il y a une tension qui s'accentue parce qu'il y a une crise sociale, une crise environnementale, une crise économique, que ça tend les rapports de force et que le monde se durcit. Et que plus c'est violent, plus on peut choisir d'être encore plus violent et de faire l'escalade. Et à ce petit jeu-là, il n'y a jamais de gagnant. Et vous, vous la ressentez particulièrement en ce moment ? Soit on prend la désescalade. C'est ce que les Verts ont toujours fait.
Moi, je vous le dis, on peut choisir la loi du plus fort. Elle ne mène jamais à rien de bon pour nos sociétés. Et l'histoire de l'humanité l'a toujours montré. Il n'y a qu'une seule solution, la désescalade, l'apaisement. Moi, je dis souvent apaiser, protéger, réparer ces salles triptyques. C'est-à-dire qu'il faut soigner cette société. Et on le voit en France. Je pense que les Français, ils ont besoin de reprendre confiance dans leur pays. Ils n'ont pas besoin qu'on ne leur balance que de nouveaux problèmes à la figure. Alors, c'est vraiment la mission des responsables politiques de ce pays en particulier, mais en réalité, de tous les pays du monde.
Est-ce qu'il n'y a pas une responsabilité plus large, notamment de la France insoumise ? Quand on voit France insoumise...
Attendez, on vous parle de Trump, vous vous arrivez sur la France insoumise.
Non, vous avez parlé de la France et de la brutalisation.
Je me demandais combien de temps on allait mettre pour arriver sur la France insoumise. Mais allons-y.
C'est une fois qu'on a dit que Donald Trump, ce n'était pas bien.
C'est une émission politique, on parle de politique.
Voilà, donc c'est simplement pour dire que quand on a appelé à des déferlantes dans la rue, quand on appelle à éventuellement une marche sur Matignon, c'est pas moi, c'est François Ruffin qui dit qu'il faut cesser de brutaliser la vie démocratique. Est-ce que vous ne considérez pas qu'il y a aussi une part de responsabilité du côté des insoumis, c'est tout ? C'est de dire les extrêmes, c'est pas moi qui invente ça.
Chacun a son style. Ce n'est pas le style des écologistes. Mais je suis écologiste. Et je crois aussi en la biodiversité. C'est-à-dire qu'au nouveau Front populaire, chacun a son style, son histoire, ses méthodes. Je ne veux pas passer mon temps à commenter celle des autres. Par contre, ce que je refuserai toujours, et je le condamne à nouveau ici sur ce plateau, c'est une forme de banalisation, de signes égales mis entre la France insoumise, qui est un parti républicain de gauche, et le Rassemblement national, qui est un parti d'extrême droite. Et vous voyez, quand je vous parle de Trump, attendez, c'est quand même assez symptomatique.
Je vous parle de Trump, je vous parle certes de la France, vous ne me dites pas, tiens, on va parler de l'extrême droite, qui sont les alliés naturels de Trump en France. Vous en avez parlé, je posais la question complémentaire. Vous me dites tout de suite France insoumise. Je pense que ce bruit de fond, car oui, il y a un bruit de fond là-dessus, à chaque fois que je viens à cette antenne, on parle plus de la France insoumise que du Rassemblement national. De façon générale, partout. Et ayant été élu d'opposition depuis dix ans, et ça continue, à un maire d'extrême droite, je vous le dis dans les yeux, l'extrême droite, ce n'est pas pareil que les autres partis.
On peut dire ce qu'on veut des autres partis, leur fausse, leur faiblesse, être pas content de certains trucs, le critiquer, voilà, mais ce n'est pas pareil que l'extrême droite. Allez, on va avancer, on va avancer, s'il vous plaît.
Alors revenons maintenant à nos images politiques qui ont marqué ces trois dernières semaines, depuis la dissolution voulue par Emmanuel Macron, en passant par les résultats renversants du second tour des élections législatives, et jusqu'à l'arrivée cette semaine de chaque groupe politique à l'Assemblée. Quelle est l'image de ces derniers jours qui vous a le plus marqué, Marine Tondelier ?
Eh bien, je vais vous citer évidemment l'image de l'arrivée des députés écologistes à l'Assemblée nationale, parce qu'il faut quand même se dire qu'on vit un moment incroyable, tous vos auditeurs l'ont bien en tête. Quatre semaines avant, on ne savait pas qu'il y aurait une dissolution.
En quatre semaines, il y a eu le choc de l'annonce de la dissolution, l'entrée très rapide et très intensive en campagne, une belle campagne, je le dis, j'en suis extrêmement fière, parce que là où Emmanuel Macron avait quand même expliqué à Oradour-sur-Glane, un lieu de mémoire pour le 80e anniversaire de ce massacre, il était arrivé flamboyant le lundi matin en disant « Ah, je leur ai jeté une grenade des goupilles dans les jambes, il parlait de la gauche. » A Oradour-sur-Glane, c'est un cynisme absolu. Je dois vous dire que n'importe quel candidat législatif aurait dit ça en France, il aurait été démissionné par son parti.
Parce que c'est inadmissible de faire ça dans une commémoration, avec la charge émotionnelle de ce lieu, et en plus en disant « je leur ai tiré dans les jambes », en sachant que les nazis, oui, A Oradour-sur-Glane, avaient tiré dans les jambes des hommes pour pouvoir ensuite mettre le feu à leur corps, mais qu'ils brûlent vif pour découpler leur sur France. Donc il y a un moment, des propos qui ne sont pas possibles. Donc on avait ça, cette surprise, et nous, nous avons fait une campagne concentrée, déterminée, extrêmement enthousiasmante, une belle campagne. Très différente de celle des Européennes, qui aboutit à 5%. Qui aboutit surtout à accroître la présence des écologistes à l'Assemblée.
Et je suis très très fière que la quasi-intégralité des sortants a été réélue. Vraiment, je suis très malheureuse pour Francesca Paschini, qui n'a pas été réélue, et qui avait commencé un travail sur le MeToo dans le cinéma, qui me paraît essentiel, et qu'il faudra poursuivre sous d'autres formes. Mais je sais aussi qu'il y a plein de nouveaux qui sont arrivés. Benoît Viteau, notre député européen préféré, qui est éleveur en polyculture en Charente, qui parle de l'agriculture avec justesse et avec son vécu. Je pense à Boris Tavernier, qui est aussi, qui nous a fait l'ure députée, alors qu'il n'est pas issu de nos rangs, il n'a pas sa carte chez les Verts.
Mais on le trouvait hyper intéressant, parce qu'il mène un travail incroyable sur l'alimentation dans les quartiers populaires, en proposant des épiceries vraques. Et puis, voilà, Cyrielle Chatelain, notre présidente de groupe, qui est en train d'animer ça très bien. Et je lui accorde toute ma confiance, parce qu'elle fait un travail incroyable depuis deux ans. Et vous allez voir que ça va continuer. Les écologistes jouent un rôle clé à l'Assemblée nationale.
Donc voilà, on voit 33 députés écologie, les Verts, sur le perron de l'Assemblée nationale. Et vous n'êtes pas au milieu de cette photo ?
J'étais à ma place ce matin-là, en train de faire le reste. Chacun, vous savez, chez les écologistes, chacun est à son poste. On mène un travail d'équipe incroyable depuis le début de cette séquence, dans une grande confiance, dans une grande cohésion. Et moi, vous savez, j'ai passé mon temps à répondre, à subir des préjugés sur mon parti. C'est le jeu politique, il n'y a pas de problème. Mais je veux que chacun mesure que depuis quatre semaines, personne n'a rien à dire sur les Verts. On est à notre poste concentré, déterminé. Et vous allez voir que ça va continuer. Alors, on va rebondir sur tout ça
avec Françoise Fresseuse maintenant, qui a choisi la même photo que vous, mais concernant justement Jean-Luc Mélenchon et le groupe de la France Insoumise.
Expliquez-nous. Vous devriez mettre le groupe Rennes, j'avais des trucs à dire.
Oui, parce qu'aux dernières nouvelles, Jean-Luc Mélenchon n'est pas député. Il ne se présentait pas. Et il est quand même au milieu de ce groupe. Et au fond, le paradoxe de la situation actuelle, c'est qu'on le dit en retrait, on le dit contesté, on voit que François Ruffin a quitté LFI, on voit que certains élus, comme Alexis Corbière, Clémentine Autain, se dégagent. Et en même temps, l'homme est absolument omniprésent. Il a donné le la le soir du premier tour des législatives, en appelant au Front Républicain. Il a donné le la le soir du deuxième tour des législatives, en disant, je veux gouverner en appliquant le programme, tout le programme, rien que le programme.
Et depuis une semaine, il s'ingénie à faire capoter les négociations pour le futur gouvernement, parce qu'il ne veut pas voir les socialistes s'installer à Matignon. Et je pense qu'il ne veut pas non plus gouverner. ne veut pas gouverner autrement qu'à ses conditions. Et donc, le paradoxe, c'est qu'il y a une semaine, la gauche avait l'air vraiment aux portes du pouvoir. Une semaine après, elle n'en a jamais été aussi éloignée. Pour moi, j'appelle ça du sabordage. Mais au fond, ça correspond à exactement ce que veut Jean-Luc Mélenchon. Ne pas gouverner, et être en confondation directe avec Marine Le Pen.
Je le redis, on va évidemment disséquer tout ça, tout le long de cette émission. On va largement en parler jusqu'à 13h. Ne vous inquiétez pas. On va terminer ces images de la semaine avec Nathalie Saint-Cricq. Alors, rien à voir. Vous, vous nous parlez de l'éternel ambition des ambitieux.
Il y a quand même un petit rapport avec toi. Alors, dites-nous tout. C'est une image de Gabriel Attal et de ce qui s'est passé cette semaine, pour simplement incarner une espèce d'évidence qui est que la Macronie n'existe plus vraiment. Ou alors, vraiment, il y a trois représentants aux côtés d'Emmanuel Macron. Le symptôme, c'est la comportement de Gabriel Attal, qui a été décidée par trois éléments. Dissolution, déception, émancipation. Vous avez dit tout à l'heure...
Petite humiliation aussi, on pourrait même rajouter.
Mais ça, c'était pas...
On ne sait même plus qui a humilié qui, d'ailleurs.
Non, puis ça a commencé il y a un petit moment, quand même. Parce qu'Emmanuel Macron a une forte tendance à ne pas supporter que quelqu'un puisse briller, voire avoir un taux de popularité. Bon, à côté de lui, je précise que la grenade dégoupillée est un propos reculier, rapporté, qu'il ne l'a pas dit à Radeau.
Par des journalistes de qualité.
Deux journalistes de qualité, mais ça reste des journalistes. Voilà, c'est tout juste au passage.
Ce n'est pas gentil pour vos confrères.
Non, c'est juste pour dire aux auditeurs. Ce n'est pas respect pour les auditeurs. Alors, il est amer, mais ce n'est pas un perdreau de l'année. Gabriel Attal, ce n'est pas une victime ni collatérale ni directe. Donc, il a décidé, effectivement, que le meilleur tremplin, c'était d'être président de groupe. Il se trouve que Gérald Darmanin avait décidé la même chose. Mais il n'a pas réussi, y compris avec horizon, à faire quelque chose.
Voilà, on voit le ministre de l'Intérieur aussi sur la photo, d'ailleurs. Exactement.
Donc, si vous voulez, son but, c'est un de partir le plus vite possible pour ne pas s'abîmer. Il considère que sa popularité, déjà, c'est bien tenu par rapport à c'est Emmanuel Macron. Il ne voudrait surtout pas y laisser des plumes. Donc, voilà, on va avoir la guerre des prétendants. Alors, ça, on savait tous qu'elle était ouverte, mais maintenant, on a des choses concrètes. Darmanin, Gabriel Attal, Bruno Le Maire et Édouard Philippe, qui, pour l'instant, après ses dîners avec Marine Le Pen, n'est pas en position, forcément, de satisfaire le plus de mon nom.
Alors, elle a fini par renoncer. Huguette Bello, la présidente du Conseil Régional de la Réunion, pressentie par une partie de la gauche pour devenir Première Ministre, elle a estimé ce matin, elle a estimé ce matin que sa candidature ne faisait pas suffisamment consensus et elle considère, notamment, c'est ce qu'elle écrit, en tout cas dans un communiqué, qu'elle n'est pas soutenue par le Parti Socialiste. On ne vous a pas encore entendu, Marine Tondelier, sur le sujet, Huguette Bello, est-ce qu'Huguette Bello a bien fait ce matin de décliner cette proposition ?
Alors non, vous ne m'avez pas encore entendue sur le sujet parce que moi, je ne participe pas à une émission de télé-réalité. C'est-à-dire que je considère qu'on est en train de faire quelque chose d'extrêmement sérieux au Fonds Populaire. On décide qui sera le Premier ministre, comment nous allons gouverner, comment nous allons appliquer le programme sur lequel nous avons été élus. Et je regrette que parfois, le débat se fasse plus dans les médias, sur les plateaux télé, sur les réseaux sociaux que dans les salles où, je dois vous le dire, pendant 48 heures, nous avons eu extrêmement mal à mettre les gens.
C'est-à-dire que pendant 48 heures, les instances du Parti Socialiste se réunissaient et d'autres qui nous disaient qu'on doit attendre nos instances pour venir dans la salle et donc pendant ce temps-là, on attendait. La candidature du Guette Bello est sortie dans la presse et du coup, le débat s'est fait dans la presse. Mais vous parlez de qui exactement ? Pardonnez-moi, vous parlez de qui ? Des insoumis, des socialistes ? Qui est-ce qui a trop commenté ? Là, c'est le Parti Socialiste parce que je trouve que, vous voyez, il faut qu'on traite bien les gens.
On se cherche un ou une Première Ministre et si à chaque fois qu'un nom sort un nom un peu crédible, un nom qui prend un peu d'ampleur, tout le monde sort les revolvers pour régler ses comptes sur les réseaux sociaux, alors on s'abîme tous. Et vous n'avez pas l'envie ? Et je regrette très sincèrement la manière dont Mme Bello a été traitée par le débat public parce que Huguette Bello, elle n'a rien demandé à personne.
Oui, c'est le paradoxe de la situation qui n'a été pas candidate.
Oui, mais quand son nom est sorti, elle avait quand même été prévenue par Fabien Roussel et par Jean-Luc Pinson qui la connaissent puisqu'elle était communiste et elle a soutenu les insoumis aux élections européennes. Et vous, vous la soutenez ou pas ? Moi, je ne la connaissais pas. Je suis allée à La Réunion pendant les Européennes et c'est vrai qu'on avait échangé nos équipes et puis on s'était dit comme elle soutient Manon Brie et moi, Marie Toussaint, on ne voulait pas que ça fasse cafouillage et que ça fasse de la frissure sur la ligne. Donc on avait décidé d'un connexion d'accord qu'on se reverrait plus tard.
Moi, quand j'ai vu son nom arriver sur la table, on l'a considérée qui est inspirante. Oui, qui est solide. Elle a été 22 ans députée et elle est présidente d'une région qui, comme chacun sait, n'est pas simple. Donc moi, ce que j'ai fait, j'ai eu une réaction, j'estime normale, j'ai décroché mon téléphone et je l'ai appelée. On s'est parlé. Elle vous a dit quoi ? Vous savez, ce qui m'a touchée, c'est qu'elle me connaissait par France Inter. Elle me connaissait parce qu'elle avait, comme beaucoup d'auditeurs, bouillonnée en écoutant Benoît Lemaire dans sa voiture. Renaud. Renaud Lemaire.
Il m'a tellement énervée que j'ai oublié son prénom dans sa voiture en se disant pourquoi personne ne l'arrête ? Qu'est-ce qu'il est en train de faire ? Comment va-t-on faire ? Et si ça commence comme ça, c'est sûr, le RN a gagné. Et elle m'a dit avoir été très touchée. Et on a aussi beaucoup parlé de son parcours. Moi, je vais vous dire, je pense à toutes les petites filles de ce pays, à tous les racisées de ce pays, à tous les ultramarins, des personnes qui ne sont pas assez présentes dans le débat public et qui se sont sûrement dit en voyant son nom arriver sur la table, enfin. Donc, c'était la bonne candidate
et vous la souteniez ?
Enfin, on va parler de nous. Moi, juste, ce que j'avais dit à Huguette Bello et ce que j'avais dit à mes partenaires politiques en encore une réunion hier soir, c'est que chez les Verts, on ne pouvait pas s'engager pleinement à 100% à fond sur la base d'un coup de fil de 10 minutes. C'est normal. C'est une manière sérieuse d'aborder les choses. Et donc, ce que nous avions demandé à Huguette Bello, c'est de pouvoir la recevoir de manière un peu collective chez les Verts pour faire plus ample connaissance et pouvoir bien défendre sa candidature.
C'était pas un truc de défiance, c'était vraiment un truc de soutien pour faire proprement les choses et je pense que chacun comprendra que c'est plus facile pour des insoumis ou des communistes qui ont déjà travaillé avec elle que pour nous, on avait très peu de contacts. Mais vraiment, elle nous semblait cocher beaucoup de cases et moi, je vais vous dire à un moment, la position des Verts depuis le début, elle est simple. Mon sujet, ce n'est pas que ce soit un insoumis ou pas un insoumis, un socialiste ou un socialiste. C'est qui ? Quelle histoire ça raconte ? Ça ne peut pas être grave. Est-ce que c'est un gouvernement de commun ?
C'est une militante, 40 ans de militantisme, tout le monde ne peut pas en dire autant en politique. C'est quelqu'un qui participait très jeune déjà au lycée aux marches contre l'apartheid en Afrique du Sud, qui a une histoire personnelle qui raconte tellement de choses que je trouvais ça extrêmement intéressant et pour avoir passé beaucoup de temps en Outre-mer, ça fait 10 ans que je travaille sur le sujet mais vous savez que je ne prends pas trop l'avion. Et donc pendant les Européennes, je me suis dit bon allez, il faut y aller, il faut aller sur place, on le fait pour la cause, pour aller défendre les sujets. Je suis allée en Martinique, à La Réunion et à Mayotte.
Je me suis pris des baffes dans la gueule, vraiment. Parce que ? Parce que j'ai eu honte d'être française, j'ai eu honte du sort que réservait la République française à ces territoires tout en disant l'Outre-mer c'est la France, on vous aime, on vous aime, mais alors pourquoi si c'est la France ils n'ont pas les mêmes écoles que nous ? Pourquoi ils n'ont pas le même accès aux soins ? Pourquoi ils n'ont pas accès à l'eau potable ? Donc ça aurait été bien qu'une ultramarine devienne la première ministre ?
Et surtout vous savez les gens, moi j'ai rencontré notamment des Amérindiens en Guyane, ils ont été déplacés trois fois pour construire Kourou, le centre spatial, ils n'ont même pas accès à l'eau potable et à l'électricité. Alors que la France les a déplacés et qu'ils sont quand même chez eux, on est venus chez eux, on les a appropriés. Et attendez, ils me disaient en pleurant, mais vous savez, est-ce qu'au moins on parle de nous en hexagone ? Est-ce que les gens savent ? Et je lui avais dit moi-même en pleurant, bah non, bah non. Et donc j'avais dit que je parlerais d'eux. Mais c'est dur de parler d'eux, on n'en parle jamais. Et au moins vous voyez...
Vous auriez été favorable à cette candidature à titre personnel.
Mais c'était la position de mon parti, nous en avons discuté hier. Et évidemment les gens ils disaient mais est-ce qu'on peut préciser ça ? Est-ce que là-dessus c'est quoi son avis ? Et moi je ne pouvais pas être sa porte-parole, je ne la connais pas assez. Donc on avait convu de faire cet échange. Mais vraiment, c'était accueilli avec beaucoup de bienveillance, d'enthousiasme. Pourquoi vous n'avez pas
soutenu la candidature d'Olivier Fort ? Le nom est sur la table
le vrai dialogue et celui dont tout le monde sort changer. Je pense que c'est comme ça qu'on doit aborder ces négociations. C'est-à-dire que si on a les insoumis qui disent qu'il faut un insoumis, les socialistes qui disent qu'il faut un socialiste et puis Fabien Roussel et moi qui regardons comme un match de Roland-Garros les balles passées, ce n'est pas intéressant. Il faut que tout le monde bouge. Et vous voyez, les insoumis, vous en pensez ce que vous en pensez. J'ai bien compris ce que vous en pensez dans ce studio. Mais ils sont pros. C'est-à-dire que quand ils disent une chose, ils s'y tiennent. Ils ne sont pas dans un mensonge, une manipulation.
Vraiment, ils sont réglo et on discute et bien. Le problème que j'ai eu avec le Parti Socialiste, c'est qu'ils n'ont mis qu'un nom sur la table. Olivier Faure, dont par ailleurs je pense beaucoup de bien sur plein d'aspects. Il raconte lui aussi une histoire. Mais quand on nous pose un nom sur la table en disant c'est lui parce que c'est notre chef. C'est lui parce qu'il est premier secrétaire du Parti Socialiste. Ah bon ? Pourquoi ? C'est quoi cet argument ? Et donc après on va dire nous c'est Marine parce que c'est la chef des Verts et puis nous c'est Fabien il est chef des communistes on ne va pas faire ça on ne s'en sort pas.
Et donc je trouve que les insoumis quelque part ça va vous surprendre avaient fait plus de pas dans la discussion et le fait même d'accepter Huguette Bélo qui n'est même pas adhérente de leur parti et qui les soutient quand même. Ce n'était pas Jean-Luc Mélenchon ce n'était pas Clémence Guetet ils avaient accepté ce pas. Il faut maintenant
que les autres fassent d'autres pas. Ce n'est pas accepter Huguette Bélo c'est qu'on a très bien compris globalement qu'entre Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon c'était une personnalité qui avait été choisie elle n'est pas sortie du chapeau par hasard.
Si vous avez mieux compris que moi qui étais dans la discussion je vous félicite je vais vous dire comment ça se dépassait. Oui mais alors méfiez-vous beaucoup parce que j'ai lu oui mais j'ai lu beaucoup de choses il se trouve que c'était moi qui représentait les Verts dans cette discussion et c'était une discussion entre quatre chefs de parti donc il n'y avait que moi dans cette pièce.
Alors attendez mais je me mets juste petite alerte méfiez-vous beaucoup de ce qu'on raconte sur les uns et les autres parce qu'on est dans une entreprise aussi d'intox et de contre-intox je lis sur les Verts beaucoup de choses qui m'agacent qui sont rapportées par d'autres à qui on n'a pas demandé leur avis et donc je le dis solennellement dans ce studio que seuls les écologistes sont habilités à parler sur les écologistes. Bien sûr mais je ne parle pas
des écologistes Nous sommes les seuls
à pouvoir engager notre propre parole.
La candidature du Guet-Bélo pour certains qui sont et avec vous et d'autres du parti socialiste ou du parti communiste ont quand même mis en cause le fait qu'elle avait voté contre la loi laïcité Elle n'était pas là. Elle n'est pas là non plus pour le mariage pour tous Alors attendez
on va avancer Et pour le 7 octobre
elle était là quand elle a refusé de condamner
On a compris qu'elle avait tourné la page On a voté une motion à la région La Réunion que vous auriez pu voter également La position officielle du Guet-Bélo
C'est ouvert de proposer Attendez S'il vous plaît Chacun son tour Prenez votre ticket Exactement Prenez votre ticket J'aimerais bien qu'on essaye d'organiser les choses Du Guet-Bélo On va tourner la page On a compris qu'elle avait décliné On a entendu votre réponse Madame Tondelier Marine Pardonnez-moi J'en oublie votre prénom Je voudrais qu'on parle Qu'on continue à parler Mon prénom Normalement on l'oublie jamais Je voudrais qu'on continue à parler des insoumis Parce qu'ils ont décidé Et c'était pas prévu De se réunir Là en ce moment Depuis midi Je voudrais qu'on écoute Clémence Guet-Bélo Députée à l'EFI Très proche de Jean-Luc Mélenchon Elle était ce matin Notre invitée sur France Inter
C'est pour parler du blocage du Parti Socialiste Parce qu'à ce stade Nous ne le comprenons pas Nous avons fini par comprendre Que le Parti Socialiste Ne voulait pas d'un insoumis Ou d'une insoumise Puis nous avons fini par comprendre Qu'il voulait d'un socialiste Puis nous avons fini par comprendre Que le socialiste en question Était M.
Fort Hier il y avait un conseil national Du Parti Socialiste Nous attendions de comprendre Exactement quels arguments politiques Il nous opposerait A la candidature de Mme Bellot Nous n'en avons eu aucun Et donc nous nous réunissons En effet notre coordination Pour discuter Et essayer d'analyser Quel peut être le blocage Et nous attendons Davantage d'informations Mais nous allons continuer A nous parler C'est une évidence Voilà et nous on va essayer De continuer à avancer Et j'aimerais bien
Qu'on parle effectivement Précisément du PS Qui visiblement Semble bloquer les discussions Est-ce que vous dites La même chose que Clémence Guettet Ce matin Marine Tandelier ?
Alors premièrement J'ai compris que vous vouliez Essentiellement que je parle De tous mes partenaires du NFP Pour une autre Vous avez vu bien J'en parlez de vous Mais je rappelle quand même Je rappelle quand même Que les premiers responsables De cette situation S'appellent Emmanuel Macron Parce qu'il a lancé Une discussion Une dissolution Sans aucune discussion Justement Sans aucune concertation Comme d'ailleurs Il a gouverné depuis 7 ans Dont ils n'acceptent pas Le résultat Parce qu'il faut quand même Rappeler que les français On leur a posé une question Ils ont répondu très clairement Donc maintenant Avant son Vous êtes arrivés en tête De ces élections législatives Et maintenant Vous vous organisez comment ?
Deuxièmement Qui vous voulez mettre A Matignon Donc est-ce que vous Vous avez un candidat A proposer Étant donné qu'on est En situation de blocage ?
Nous en avons proposé plusieurs Mais la position Des écologistes La position des écologistes Ce n'est pas De Comment dire D'ajouter des problèmes Au problème Nous on cherche des solutions Et donc Quand Avec Fabien Roussel Nous avons pris acte Du fait qu'il y avait Un veto insoumis Sur les socialistes Et un veto socialiste Sur les insoumis Nous leur avons dit Au bout de 3 jours Qu'il allait falloir Dégager un peu le jeu Ouvrir le jeu Et donc on leur a dit Est-ce que les insoumis Ont de nouveaux noms A mettre sur la table Ce qu'ils ont fait ? Est-ce que les socialistes Ont de nouveaux noms A mettre sur la table Ce qu'ils n'ont pas fait ?
Et puis on a dit Si de toute façon Ça continue On va mettre nous-mêmes Des noms sur la table On va les chercher autre part Que chez les insoumis Ou sur les sociétés Et donc Beaucoup de noms Ont été mis sur la table Parce que nous les écologistes Notre sujet c'est pas Dites quelques-uns Que vous soutiendriez Oui quelques-uns On en a donné plusieurs Parce qu'en fait Il y a beaucoup de noms Qui circulent dans le débat public Et ce que nous avons surtout dit C'est que ce n'était pas Des noms ajoutés Pour ajouter du blocage au blocage Mais c'était des noms Qui étaient là au cas où Si à un moment Ça permettait de sortir De cette situation Mais nous n'avons pas posé Que des noms écologistes Nous avons aussi proposé Des noms de la société civile Est-ce que ça peut être Une solution ?
Bien sûr Parce que la France A besoin de retrouver confiance Et parce que Quand vous gagnez une élection Il faut toujours se rappeler Comment vous l'avez gagné Pourquoi Et grâce à qui Et nous ne l'oublions pas Le Front populaire Ce n'était pas Que les quatre parties Qui sont dans la salle C'était des syndicalistes C'était des associatifs C'était des gens des quartiers Des gens de la ruralité Des français qui se sont levés
Alors Laurent Berger
Elle a déjà dit non
Malgré tout Vous avez bien compris Que je n'allais pas faire
Mes pronostics sur ce plateau Mais ce que je veux juste vous dire C'est que pour les écologistes Ce qui est important C'est de trouver une solution Et qu'on sera toujours du côté De la solution Et pas du blocage Donc quand nous proposons des noms Ce n'est pas pour s'arc-bouter En disant Eh ben nous aussi Maintenant on met des noms écolo Et si ce n'est pas nous On va hurler sur les plateaux télé On propose des solutions Tout en disant Moi j'ai cité des noms Qui étaient dans le débat public Je ne suis pas Comme ça À la recherche de la nouvelle star Je ne suis pas chef de casting On a cité des noms Avec ma délégation Composée de Cheryl Schaltlin Et de Bruno Bernard On a proposé des noms Qui étaient dans le débat public Et puis on leur a dit Si vous en voyez d'autres Allez-y
Sauf que ça fait une semaine Que ça discute Et une semaine Où il ne se passe rien En tout cas rien n'est toujours acté Alors
S'il ne se passe rien Je ne suis pas sur ce plateau ce matin En train de raconter depuis 30 minutes Donc oui il se passe beaucoup de choses D'accord Et c'est normal Et donc on avance On est dans une situation politique inédite Qui aurait pu prédire Cette dissolution Qui aurait pu prédire Que nous gagnerions Qui aurait pu prédire Que nous serions en train De composer un gouvernement Moi je vous le dis Il faut regarder autour de nous en Europe Le Danemark Ils ont mis un mois et demi Pour faire leur gouvernement de coalition En Allemagne deux mois En Espagne quatre mois Et aux Pays-Bas 222 jours Mais là on n'est pas dans la formation De la coalition Pour l'instant on est juste sur Le premier ministre Oui mais c'est le problème C'est qu'en fait On se retrouve dans une situation institutionnelle Auxquelles nos institutions Ne sont pas prêtes C'est-à-dire que nous Les Verts On est cohérents Ça fait 40 ans Qu'on demande un régime parlementaire Ça fait 40 ans
Là vous avez la possibilité Peut-être de jouer le jeu
On a la possibilité Mais sans les règles Qui vont avec Sans les traditions Qui vont avec Et donc on est tous en train De tâtonner De chercher des solutions
La constitution de la 5e Mais d'une grande souplesse Mais vous savez
Je vais quand même remettre les choses Dans la perspective On avait trois forces possibles Les macronistes Qui se sont fait éjecter Par les français 73% des français Volent une rupture Avec le macronisme Il y a nos électeurs Il y a beaucoup d'électeurs Qui n'ont pas voté pour nous Et beaucoup d'électeurs Qui n'ont pas voté du tout 73% Ensuite il y a le RN Alors le rassemblement national C'est confortable Parce que Moi je l'ai beaucoup dit Jordan Bardella C'est pas du muscle C'est de la gonflette Il est venu Moi je suis prêt Moi je suis prêt Puis petit à petit Alors déjà il dépiautait Tout son programme Il refusait de débattre Ils étaient embarrassés Leur candidat n'avait même plus le droit D'aller sur les plateaux télé Tellement c'était un festival De n'importe quoi Et il finit par dire Et alors moi j'irais à Matignon Que si j'ai la majorité absolue Royal au bar Il faut un tapis rouge Sinon j'y vais pas Comment on fait Dans la politique Si tout le monde a cette attitude Alors tout le monde va dire Bah moi non plus Bah moi non plus Puis on attend Donc vous vous dites
On va au gouvernement Mais on n'a pas de premier ministre On n'a pas de majorité Donc comment vous faites
Nous allons former Un gouvernement de combat Quand je dis un gouvernement de combat C'est pas un combat Pour brutaliser la société C'est un combat Pour mener les politiques Sur lesquelles nous avons été élus Mais avec quelle majorité
Il manque plus de 100 voix
Et bien les majorités Nous irons les chercher Une par une Et ça passera à la fois Par des recherches Évidemment De consensus De discussion Mais ça marchera aussi Par la bataille de l'opinion Donc Emmanuel Macron N'a pas su le faire Pendant deux ans Mais vous vous saurez Sur chaque réforme En même temps Et c'est en même temps Rien du tout D'ailleurs il est dans le comble Du en même temps Dans le paroxysme Du en même temps Parce qu'il a perdu dimanche Il explique qu'en même temps Il a gagné Excusez-moi
Il y a deux trois choses Mais je vais vous expliquer Comment vous allez gouverner La bataille de l'opinion Allons-y On prend dans l'ordre Comment c'est la bataille de l'opinion Ça veut dire Ça se passe comment C'est les sondages C'est par où
Je vous donne un exemple Le chariot de course De rentrée gratuit C'est quelque chose C'est la mesure Que j'avais moi présentée À la conférence de presse Quand j'ai dû en choisir une C'est celle-là Qui m'avait parlé En tant que maman Parce que dans l'école De mon fils À Hélène Beaumont Je vois bien Que pour la rentrée En fait il y a des mamans Qui vont devoir dire à leur fils Ce cartable-là tu peux pas Cette trousse-là tu peux pas C'est dur Que le prix de ce chariot de course Ça va remplacer Peut-être la journée à la mer Qui aurait pu constituer Leur seule vacance Et donc en fait C'est pas possible de faire ça À des enfants dans ce pays Et donc nous on disait Que l'école devait être Intégralement gratuite Et qu'on allait faire ça À la rentrée Il y a un million six De mamans solos dans ce pays Il y a aussi des papas solos Puis il y a des familles modestes Qui attendent de savoir Si on va réussir à le faire ou pas Alors quand nous aurons Constitué ce gouvernement Le plus vite possible Je l'espère Mais voilà Un pas à payer l'autre On va pas aller plus vite Que la musique Et puis ça sert à rien De s'énerver en criant Sur tout le monde Faut juste se contenter De rester calme Et de trouver des solutions Nous allons aller A l'Assemblée nationale Nous allons demander Je schématise Qui est pour Et qui est contre Ce chariot de course Gratuit pour la rentrée Et donc on pourra dire Oui Jean-Michel Tu es contre Bah vas-y dis-le Les français veulent savoir Qui va voter contre ça Donc il y aura une sorte De name and shame
Vis-à-vis de l'opinion Alors je vais vous dire
Il y a une passion politique Française dans ce pays Depuis la dissolution Tout le monde s'est dit Tiens ma vie peut changer
Mais c'est pas suffisamment Mesurable ça La bataille de l'opinion Si c'est mesurable Il y a des choses
Qui s'appellent les sondages Dont vous aimez User et abuser Sur vos antennes Les super profits 80% des français Sont pour taxer Des super profits Des super profits C'est des super profits Qui tombent sur la tête Des gens comme ça Ils ont pas à travailler plus Pas à mériter plus Pas eu plus de talent Juste parce qu'il y a Une crise énergétique Une guerre en Ukraine Tout d'un coup Donc on s'était dit A gauche et chez les écologistes Que ça pourrait être juste De l'exercice 15 milliards par an On peut faire beaucoup de choses Avec 15 milliards par an Donc c'est une sorte de programme Avec des priorités Et donc on va dire Mais les gens prendront Les responsabilités Ils assumeront devant les français Parce que c'est leur travail De député Ce qu'ils votent Et là je parle du gouvernement
Vous allez jusqu'au LFI Est-ce que vous êtes jusqu'au LFI Est-ce que vous pourriez prendre Des gens Des macronistes Des LR Dans votre gouvernement On va pas faire le gouvernement
Du en même temps Parce qu'on sait Où le en même temps Nous a conduits D'accord Auquel ils ont répondu clairement Oui nous voulons une alternance Nous sommes en train donc De construire cette alternance Le mandat qui m'est donné Par les écologistes Et qui est important
Vous trouvez sincèrement Que les français ont dit On veut une alternance Vous arrivez en tête Certes Vous avez 182 sièges Moi Je veux bien être dans la modestie
Mais je peux pas être dans le déni Emmanuel Macron Qui est président Il a un premier ministre Qui est macroniste Gabriel Attal C'était quand il s'entendait Encore bien la semaine dernière Il dit aux français Je remets ma confiance en question Dissolution Grenade des goupilles dans les jambes Rappelez-vous Vous en avez parlé Et donc ils posent une question Les français répondent En les éjectant du pouvoir Alors moi je vous dis pas Qu'on a une majorité absolue Je suis quelqu'un de très lucide Ils les ont pas éjectés du pouvoir Ils sont encore 173 à l'Assemblée 173% des français disent Qu'ils veulent une rupture politique Avec le macronisme Ils en peuvent plus De l'injustice sociale Ils en peuvent plus De l'injustice environnementale C'est ça la réalité Et je vais vous dire Par rapport à tout ce que j'ai pu dire Entre deux tours Quand j'ai vraiment Était extrêmement inquiète Que l'extrême droite arrive au pouvoir Moi on va pas me ressortir Avec ma veste verte A chaque élection Entre les deux tours Parce qu'en 2027 Si on n'infléchit pas Les politiques qui ont été menées Dont les français ne veulent plus Ce sera pas la peine De venir nous chercher en 2027 Mais vous êtes d'accord Qu'aujourd'hui il y a trois blocs ?
Ce parti Ce pays il est fracturé A cause d'Emmanuel Macron
Avec qui vous gouvernez ? C'est ça la question Est-ce qu'il n'y a pas Des macronistes à récupérer Pour les macronistes de gauche ? Alors arrêtez Avec les macronistes de gauche Parce qu'en 2010 En 2017 Ça n'existe pas
En 2017 On disait C'est en même temps Il y avait des macronistes de gauche Des macronistes de droite Alors en 2017 Les macronistes de gauche Voyaient ce que c'était En 2018 2019 Un peu moins Là aujourd'hui Excusez-moi Ceux qui restent encore là Ils sont quand même Bien accrochés au prenier Qui a été très très secoué Donc c'est-à-dire Il y en a beaucoup Qui sont partis Là ceux qui restent Sont quand même assez déterminés Et je vais vous dire L'histoire va s'écrire Au fur et à mesure Mais vous dire aujourd'hui Sur ce plateau Ah bah oui les trois là Moi je suis vraiment sûre Ils sont en fond pour le programme du NFP Je parle de votre philosophie
De composition de gouvernement Et bah ma philosophie Elle est très claire D'où il sort
Ma philosophie est très claire Le nouveau front populaire Accomplit un miracle Dans cette élection Il noue Il vous a sauvé Du rassemblement national On va se le dire C'est parce que nous avons fait Ce que nous avons fait Auquel personne ne croyait Je vous rappelle Le lundi dit ce matin Pendant qu'Emmanuel Macron Était à OURADUR-sur-Glane Tous les éditorialistes disaient La gauche est terminée Ils vont se faire laminer Le RN a gagné Pendant 4 semaines Je réponds à vos questions Pendant 4 semaines Tout le monde nous a expliqué Que le RN c'était impossible Qu'ils ne gagnent pas Tous les bookmakers Tous tout le temps Pourquoi nous avons gagné ?
Parce que nous avons été concentrés Déterminés Le lundi matin D'ailleurs la nuit du dimanche au lundi Nous avons vu tout le monde Lundi on les a réunis Le lundi soir on a annoncé On va le faire Les gens m'ont dit Ils vont le faire On va bien rigoler Ils n'arriveront jamais A se mettre d'accord sur le programme On l'a fait Ils n'arriveront jamais A se mettre d'accord sur les circonscriptions On l'a fait Alors ça c'était le jeudi Mais vous verrez Ils ne vont jamais réussir A faire campagne On l'a fait Parce qu'on est resté concentrés Non mais je vous rappelle quand même Et puis après On a dit Bon ils font campagne C'est sympa Mais c'est sûr Ils ne vont pas gagner Qu'est-ce qu'on a fait ?
On a gagné Et donc maintenant On arrive à l'état suivant Vous nous dites Attendez
Vous êtes arrivée en tête
Alors arrivée en tête Madame Fressoz Ça s'appelle gagnée On peut ressortir le dictionnaire Si vous voulez Est-ce qu'on a perdu ? Et comment ? Est-ce qu'on est les premiers ? Donc on a gagné On n'a pas la majorité absolue On a gagné Et je finis mon raisonnement Si c'est possible La nouvelle question Après avoir contredit Tous les bookmakers On nous dit Ils n'arriveront pas à gouverner Et je vais vous dire Moi je n'attends pas Pour faire des choses Que Madame Fressoz Et Madame Saint-Crick me disent On est sûr que vous allez y arriver Notre travail c'est de vous convaincre Je vous demande avec qui
Vous voulez faire un gouvernement C'est quand même
Non mais notre travail C'est de vous convaincre Et de vous montrer Qu'on va y arriver
Ils me convainquent de quoi ? C'est pas moi qui fais le gouvernement Je ne suis pas ministre Non mais je suis là Pour convaincre vous dire Qu'on va y arriver Pour leur garder cet espoir Qui les a fait vibrer Qui les a fait voter pour nous
Ne désespérez pas chers auditeurs
On va y arriver Alors attendez justement Jusqu'où vous allez ? Tous les autres Enfin les autres La ligne des écologistes Elle est claire On sait Qui il y aura dans votre gouvernement Vous vouliez qu'il est Laurent Wauquiez Dans notre gouvernement ? Mais pas du tout Je vous ai dit Laurent Wauquiez Elle a dit par exemple On fait notre pacte Mais on ne participera A aucune coalition On ne fera pas ça Je vous demande Si vous pourriez aller Mais c'est normal Que Laurent Wauquiez Il ne va pas soutenir La justice sociale et environnementale On ne se bat contre sa politique Nationalement et localement Je me fous de Laurent Wauquiez Alors nous Les choses sont claires
On sait Encore une fois Comment Pourquoi Et grâce à qui on a gagné Grâce au nouveau front populaire Et donc si vous croyez Que je vais retourner ma veste verte Le lendemain matin En disant Allez ciao les gars On va se faire de nouveaux copains On vous laisse vous débrouiller Non On a une demande d'unité Et je vais vous dire Chez les écologistes Notre mandat des négociateurs Est très très clair Un d'aboutir Deux de toujours chercher des solutions Trois de maintenir L'unité du nouveau front populaire On ne cherche pas une solution A trois Et je vais vous dire pourquoi Si on avait Depuis le début Accepté de prendre partie Avec l'AFI contre l'EPS Ce que l'EPS craignait Ou avec l'EPS contre l'AFI Ce que l'EFI craignait Il n'y aurait pas de nouveau front populaire C'est parce que nous avons cette ligne De recherche de consensus Parce qu'on veut L'unité des écologistes De la gauche Ça fait un an que je le disais Nous l'avons fait Et on va s'y tenir
Mais si Je vous résume Donc il n'y a pas de coalition envisagée Il n'y a pas de contrat législatif Il n'y a pas tout ça
Nous sommes pour un front républicain A l'Assemblée nationale D'accord Mais je vais vous dire Moi quand j'ai entendu parler Il y a une bonne privée Qui mange avec le RN Je n'ai rien compris à cette histoire Le front républicain Il a été très très large
Pendant les élections C'est ça que je ne comprends pas Parce qu'en fait Vous avez un gouvernement De nouveau front populaire Ça on a compris Pur Voilà Mais après vous dites On veut un gouvernement Front républicain C'est beaucoup plus large
Non j'ai dit à l'Assemblée nationale
A l'Assemblée nationale Mais c'est beaucoup plus large Ça veut dire Vous êtes prêt à des alliances Avec les macronistes
Mais vous savez comment ça se passe Alors c'est sûr C'est sûr qu'Emmanuel Macron Il nous a déshabitués Mais normalement On a un gouvernement compact Solide et solidaire Autour d'un projet Et dans le contexte actuel Il va falloir un gouvernement De combat Très déterminé A y arriver Pas en brutalisant Mais en étant très ferme Sur ses objectifs Et en étant à la recherche Constante de solutions Pour y arriver On le doit A toutes celles et ceux Qui nous ont élus A l'Assemblée nationale La réalité est autre Et donc à l'Assemblée nationale Je pense que Ça c'est la question des groupes Et encore une fois Moi je fais entièrement Confiance à Cyril Châtelain Pour mener ces discussions On ne sait pas aujourd'hui Déjà le périmètre exact De chaque groupe Ça va continuer un peu Lundi et mardi Si les macronistes Qui nous ont fait Croire ou comprendre Ou qui sous la force Et la contrainte On finit par faire Un front républicain Et je les en remercie Si ils nous réexpliquent La semaine prochaine Qu'en fait Ils vont aller chercher Le RN Pour mettre Le nouveau front populaire En minorité A l'Assemblée On en prendra hâte Nous notre ligne Et je vais vous dire Chez les écologistes Elle est constante C'est que le rassemblement national Ils ont été élus Par des électeurs Et donc ils ont une légitimité A siéger à l'Assemblée Tout ce à quoi Ils ont droit En tant que députés Ils doivent y avoir accès Est-ce qu'on doit par contre Leur construire des ponts d'or Leur faire à courte échelle Y compris pour des intérêts électoraux C'est-à-dire La réponse C'est nous Nous avions été les seuls A l'époque A nous y opposer Et vous allez continuer A vous y opposer J'étais dans le même état Que le matin Que Bruno Le Maire Quand j'ai vu ça Parce que j'étais Depuis Élin-Beaumont A me battre un peu seule Un peu dans l'indifférence générale Sauf celle de mon parti Que je remercie Contre la mairie d'Élin-Beaumont Et je sais Quel est leur danger Je sais comment ils gagnent Je sais ensuite Comment ils gouvernent Et je sais comment ils conservent Le pouvoir Et quand je voyais Ces personnes Qui nous font des grandes leçons D'art républicain Toute la semaine Venir nous expliquer A la télé Que franchement L'URL était vraiment Très crédible Très respectable Alors que l'AFQ était très méchant Je me disais Mais franchement Ils sont là Je suis privilégiée Ça fait 10 ans Que je me dis ça C'est pour ça que j'ai trouvé ces mots Très facilement Mais il y a 8 à 10 millions D'électeurs derrière eux Exactement Et donc c'est pour ça que je vous dis Moi mon maire J'accepte qu'il soit maire Je vais au conseil municipal Je m'inscris dans le cadre Des institutions Mais leur faire des cadeaux D'accord Attendez Ce que vous appelez cadeaux Pour les contenter Et penser qu'ils vont être Contents et gentils Soyons clairs
Parce que jeudi Il y a toute l'élection des instants Ça veut dire
Vous allez être précis Il y a une semaine importante Qui s'annonce A l'Assemblée nationale Et notamment jeudi Où effectivement Tous les noms De personnalités A responsabilité Vont être effectivement élus Dont le président Ou la présidente De l'Assemblée nationale Le bureau Les caisseurs Les présidents de commissions C'est une semaine Effectivement très importante
Comment est-ce qu'elle va se passer Et donc la ligne des écologistes Et nous ne sommes pas les seuls A porter cette ligne Au sein du nouveau fonds populaire C'est que nous voulons Un front républicain C'est toute la gauche Qui porte cette ligne Moi je ne parle pas Pour mes partenaires Je n'aime pas quand ils le font Donc chacun parle pour soi-même Nous sommes bien organisés La ligne C'est un front républicain L'Assemblée nationale Ce n'est pas un poste Ils auront Les postes auxquels ils ont droit Mais on ne va pas Se mettre dans une petite salle Avec eux Pour faire des petits comptes Sur nos feuilles Il y a des petits croix Des petits plus Des petits moins Pour dire Si tu te mets là Je me mets là Et on gagne ça On ne fait pas de combination Avec l'extrême droite
Il peut y avoir Une forme de légitimité A ce qu'ils aient Quelques postes
Mais nous
Ils auront les postes Auxquels ils ont droit Pas plus Et la présidence De l'Assemblée nationale C'est forcément
Pour le nouveau Front populaire Ou pas ? Je laisse cette discussion Se mener à l'Assemblée nationale D'accord Vraiment C'est leur travail Et ils ont ma confiance Moi je ne suis pas en train D'essayer de contrôler tout Et de m'imposer partout Je suis à mon poste Et j'essaye de bien faire Ce que j'ai à faire Alors je voudrais vous faire réagir
A un tweet De Fabien Roussel Qui vient d'être publié Il demande instamment Une réunion Des chefs de parti Le plus rapidement possible Vu le contexte politique Dans lequel on est Depuis Depuis Huguet de Bélo Sa décision De décliner Le poste de première ministre Il faut sortir Des ambiguïtés Vous êtes d'accord avec lui Ou pas ? Il faut vous dépêcher De vous réunir Il faut assainir la situation Tout devient trop compliqué Lui aussi visiblement Trouve que c'est compliqué
Oui je ressens Une grande forme d'impatience Chez Fabien Et il a raison C'est légitime Moi aussi je suis fatiguée Moi aussi j'ai envie Qu'on s'en sorte Je vous l'ai dit Quand on s'est retrouvé Plusieurs fois Entre chefs de parti A arbitrer un peu Le match Et avec Fabien On est celles et ceux Qui disent Nous on ne sera pas bloquants Les communistes Les écologistes Ils sont sur la même ligne On ne sera pas bloquants Mais si les insoumis Ne veulent pas d'un socialiste Et ceux Ils ne veulent pas d'un insoumis Il va falloir chercher D'autres solutions Je vous ai indiqué Que la société civile Pour nous c'était important Parce qu'ils ont tellement Été méprisés En plus par Emmanuel Macron Ce qui fait partie du problème On en est aujourd'hui Dans une société
Mais là vous décalez Lui parle de double langage Par exemple Donc vous vous parlez Directement ou pas Entre les chefs à plumes
Oui on se parle directement J'ai échangé encore Par texto ce matin Avec Fabien Roussel J'ai eu Manuel Bonpart Au téléphone J'avais eu Olivier Faure La veille Et on va continuer Et il y a les chefs de parti Et puis il y a tous les autres On cherche des solutions Et vous avez l'espoir
D'y arriver avant le 18 Toujours Puisque c'est un terme C'est bien sûr L'espoir et la détermination
Parce que l'espoir fait vivre La détermination
Les socialistes disent 18 Le 18 Donc est-ce que
18 juillet Alors tout le monde Va être le maître des horloges Je les admire Vous savez les gens Qui ont dit lundi On va y arriver avant vendredi Qui jeudi ont dit En fait ce sera avant lundi Et qui lundi nous disent Avant le 18 Arrêtez de donner des dates En fait Je n'ai donné aucune date Parce que je suis quelqu'un De sincère Et donc je ne dis pas Des trucs faux
De la personnalité De la société civile Vous faites partie On n'arrête pas de parler Tout à l'heure On a parlé de candidats On n'a jamais parlé de compétence On a parlé d'une femme Ah si j'arrête pas d'en parler Non mais Quel est le profit Dans une période difficile Avec une inflation Qui commence à baisser Des incertitudes économiques L'Ukraine et tout ça Il faut peut-être aussi Pas uniquement parler De la symbolique Des gens que vous pourriez
Mais vous avez compris Enfin moi J'ai tweeté hier Une citation De Jean de La Fontaine Patience et longueur de temps
Font plus Que force Ni courage
Parce que En fait Si tout le monde s'énerve Tout le monde s'énerve On peut faire des bras de fer Bon quand en plus Il ne se résout pas Au bout de 4 jours On peut le faire encore une semaine Ça ne va pas changer Et donc Oui il faut se remettre Autour de la table De manière apaisée Et sereine Si tout le monde crie On va y arriver Et ce n'est pas ça Qu'on fait quand on se rencontre Et donc il faut prendre Les problèmes un par un Nous avions Nous écologistes Proposé une méthode Au consensus Je remarque que d'ailleurs Tout le monde nous reparle De consensus C'est que cette méthode A été acceptée Nous avions ensuite Proposé 4 critères On les met sur la table Celui qui veut en enlever En rajouter un Fait ce qu'il veut Nos 4 critères Premièrement Oui La compétence et l'expérience Oui quand même Et il y a beaucoup D'hommes et de femmes Et de femmes De compétences et d'expériences Au sein du nouveau front populaire Des gens qui ont fait Plein de choses dans leur vie Qui dirigent de grandes Collectivités locales Qui ont fait même autre chose Que de la politique Il y en a plein Au sein du nouveau front populaire Et chez nos compagnons de route Ensuite nous avons parlé De une personnalité Qui fasse consensus Au sein du nouveau front populaire Parce que Quand vous faites un vote S'il y a 51% des gens Qui de justesse élisent quelqu'un Et qui énervent 49% des autres C'est pas pratique Parce que je rappelle Que le poste de premier ministre Dans ce contexte particulier Ça va être sportif Je pense d'ailleurs Qu'il y a des gens Qui sont prêts à prendre Leur responsabilité Mais quelqu'un qui a envie En disant C'est mon moment C'est mon rêve dans la vie J'y vais Ça va être simple Si quelqu'un vous dit ça Inquiétez-vous Et donc Il y a ce critère-là Ensuite il y a le critère Évidemment D'être sincèrement aligné Avec le programme Du nouveau front populaire Et lequel ?
Celui du début là ? Celui sur lequel on a été élus Qu'on a écrit nous-mêmes Ça veut pas dire Qu'on y va A coup de sabre laser Contre ceux qui sont pas d'accord On va aller rechercher Des compromis Des négociations Mais tenir bon aussi Parce que quand vous posez vos fesses Sur le toboggan du renoncement Ça glisse très vite Et on a des histoires Qui parlent pour nous Quand je dis ça Et donc il y a ce critère-là aussi Et puis dernier critère Quelqu'un qui soit en mesure D'apaiser le pays Parce que ce pays En a grand besoin Et donc c'est aussi
Important comme critère Ça me fait rebondir On n'a pas du tout parlé de lui Depuis le début de cette émission Emmanuel Macron Ça doit être quoi son rôle ? Ah si moi j'arrête pas d'en parler Quel doit être son rôle ? Lui dit dans sa lettre aux Français Cette semaine Voilà je jouerai un rôle D'accompagnateur De facilitateur même je crois
Eh bien je dirais Qu'Emmanuel Macron Je vais le citer Tiens comme ça Ça vous fera plaisir Je pense qu'il doit arrêter De faire le gaulois réfractaire C'est une expression Qu'il a utilisée Pour se moquer un peu De son pays Mais aujourd'hui Le gaulois réfractaire C'est lui C'est-à-dire que vraiment Il nous a mis dans une situation Intenable Il a posé une question Les Français ont répondu Et là moi je suis très Pour que le nouveau Front populaire Fasse preuve de modestie Sans faire cocorico On a gagné On est les champions du monde Nous avons gagné Nous n'avons pas de majorité absolue Ça nous met dans une situation Inconfortable Mais nous avons le niveau Et les solutions Et les ressources Pour la surmonter Emmanuel Macron lui Non seulement il n'est pas dans la modestie Mais en plus il est dans le déni Il explique à tout le monde Qu'il a gagné Il fait des petites techniques Pour aller enlever Vous répondez pas à la question Du rôle qui pourrait jouer Quand même Eh bien le rôle qui peut jouer C'est d'arrêter en fait De mentir C'est d'arrêter De ne pas reconnaître ce résultat C'est de se soumettre En fait à la réalité Je sais pas ça me paraît normal Quand on est président de la République Démissionner ou pas ?
Bah je vois pas trop Ce que ça résoudrait en fait Puisque je vous rappelle Qu'on peut pas dissoudre L'Assemblée nationale Pendant un an Quand on l'a fait une fois Et donc imaginons Qu'il démissionne Imaginons qu'on refassait une élection Le sujet du président Pourrait changer Mais trouver un Premier ministre Qui ait un vote de confiance Dans cette Assemblée là La question se poserait Dans les mêmes termes
Alors il y a aujourd'hui Les Insoumis Qui ont lancé des rassemblements Le jour de 14 juillet Pour soutenir la gauche Au pouvoir Il y a notamment Un rassemblement annoncé Place de la Nation à Paris C'est une bonne initiative Vous la partagez Vous avez prévu d'y participer ?
Bon on a eu une longue discussion C'est pas l'initiative Du nouveau Front populaire Si c'est votre question Les Insoumis Après je vous le dis Encore une fois Chacun pense qu'il veut Des Insoumis Mais quand on a un président De la République Qui refuse de lâcher le pouvoir Que faut-il faire ? Rester tout chez nous
A suivre à la télé ? On comprend pas très bien Parce qu'il refuse de lâcher le pouvoir Mais vous voulez pas Non plus qu'il démissionne
Est-ce que je veux qu'il nomme Un Premier ministre
Vous n'êtes pas à quel spectacle Collectif que vous donnez Aux Français depuis une semaine ?
J'ai honte de ce que je vois Mais collectivement ou pas ? J'allais vous répondre J'ai honte de ce que je vois Parce qu'il y a eu une élection Demandée Exigée Même imposée En prenant de court tout le monde Par le Président de la République Qui posait une question aux Français Les Français lui répondent Nous voulons une alternance Et il leur donne pas
Mais attendez Vous n'avez pas fichu De proposer quelqu'un Vous-même Là pour le coup C'est pas de se faire Il a tous les torts de la terre
Il a fait fichu de proposer quelqu'un Comme vous dites Un peu Outrément Non mais attendez
Je parle comme les gens dans la rue Ou comme les gens qui tout Mais attendez Emmanuel Macron Effectivement La dissolution Je l'ai dit tout à l'heure D'accord
Est-ce que vous avez l'impression Qu'il a appelé Les chefs de partis Du nouveau Front populaire Pour nous demander un nom de Premier ministre Parce que moi j'ai pas l'impression Il se trouve que mon téléphone Vous êtes ensemble
Au contraire Il vous met la balle dans votre camp Même si c'est ordu de le faire
Non Il est en train d'organiser Parce qu'il sait très bien que c'est ce qui va se passer Parce qu'il sait très bien que c'est ce qui va se passer Nos oreilles bien avisées Et les vôtres le sont aussi Vous savez pertinemment Qu'il est en train d'organiser Plans d'autres scénarios possibles Bien sûr Pour essayer De ne pas avoir un Premier ministre Du nouveau Front populaire
Vous le savez À vous de Le court-circuiter Non non non
Il est Président de la République Et la logique institutionnelle Qui est forte Quand on est Président de la République Exige Dicte Que vous appeliez Les gens qui ont gagné L'élection législative Pas la majorité absolue Madame Présseuse Vous avez raison Mais qui l'ont gagné quand même Qui sont arrivés en tête Et c'est pas lui qui est arrivé en tête Il doit appeler Non
Les textes sont D'abord les textes sont flous Et deuxièmement Normalement Le Président de la République Nomme un Premier ministre Qui s'est assuré D'avoir la confiance De l'Assemblée nationale Donc voilà Ça on n'y est pas Donc il ne respecte pas Les règles
Il ne peut pas jouer avec la démocratie Il doit reconnaître Le résultat de ces élections Et nous appeler Et nous trouverons des solutions Mais ne faites pas sans manque C'est nous le problème C'est pas vrai J'ai pas dit que c'était vous le problème Non mais vous avez dit Vous avez 80 noms Mais attendez Allez On va pas refaire tout le débat Et on va le faire On va y arriver
49 minutes Merci Marine Tondelier Vous restez avec nous bien sûr C'est le moment d'accueillir Notre seconde invitée Pour le livre de la semaine
France Inter Question politique Karine Bécard
Va-t-elle réussir à calmer un peu l'ambiance dans ce studio ?
Bonjour Camille Vigogne Lequatt Merci de nous avoir rejoints dans le studio 511 de la Maison de la Radio Vous êtes journaliste Grand reporter au Nouvel Obs Et vous êtes l'autrice d'un livre qui n'est pas passé inaperçu cette saison Son titre Les Rapaces Paru aux éditions Les Arènes C'est une enquête Que vous avez menée sur la mafia varoise A sa tête on y trouve un homme David Racheline Un très proche de Marine Le Pen Le maire RN donc de la ville de Fréjus Et on s'est dit que ce livre allait peut-être nous permettre de mieux comprendre ce qui s'est passé Ces trois dernières semaines au Rassemblement National D'abord Camille Vigogne Lequatt Est-ce que vous avez été surprise Vous par le résultat du RN dimanche dernier Arrivé en troisième position Loin finalement de la majorité absolue qui lui avait été annoncée Surprise ou pas Vous qui suivez de très très près tout ce qui se passe au Rassemblement National
Alors moi j'ai comme règle de ne jamais être ni surprise ni consolidée dans mes convictions pour les élections Surtout que j'ai passé toute la campagne à dire qu'on ne savait pas projeter en siège à l'Assemblée Nationale Les élections législatives En revanche je pense qu'on a tous constaté la résurgence du Front Républicain Qu'on avait un peu vite enterré Alors avec des nuances évidemment mais je pense que c'est quand même la grande leçon à retenir de cette élection C'est que face à l'imminence d'une possible victoire du RN qui était arrivé quand même en tête Dans plus d'une circonscription sur deux au premier tour des législatives Une partie des Français s'est mobilisée pour dire non Et c'est vrai que ce phénomène là on pensait l'avoir un peu enterré qu'il pouvait être d'une autre époque Et ça montre la fragilité du discours du Rassemblement National qui tente de se présenter comme un parti Ayant achevé sa dédiabolisation, sa normalisation Et ce qu'on a vu c'est que ce n'était pas un processus qui était arrivé à son terme
Front Républicain très fort effectivement On a redécouvert aussi j'ai envie de dire le niveau de certains candidats RN Leur impréparation, leur incompétence aussi parfois sans oublier leur antisémitisme et leur racisme Vous écrivez dans votre livre dans les toutes toutes premières pages Que l'antisémitisme et le racisme ne sont jamais loin Est-ce que ça a pesé selon vous dans le choix des Français dimanche dernier ?
Oui alors quand on suit avec Constance ce parti on est toujours un peu triste de voir que c'est en toute dernière ligne d'une campagne électorale Qu'on semble redécouvrir le fait qu'il reste une composante xénophobe, raciste, antisémite au Rassemblement National Et à chaque fois c'est dans les derniers jours à l'élection présidentielle ça avait été la même chose C'est vraiment pendant l'entre-deux-tours qu'on avait remis l'accent sur cet aspect du parti Moi je suis toujours très attachée à regarder au-delà des discours dans les faits Qu'est-ce que c'est que le Rassemblement National ?
Et pour ça il faut aller voir, on n'a pas grand chose pour y aller voir, il faut aller voir les votes Il faut aller voir le programme et il faut aller voir les quelques bilans C'est pour ça que je me suis intéressée à la ville de Fréjus
David Racheline, vous le présentez comme un antisémite quasi pathologique
Alors il y a énormément d'antisémitisme et de racisme à la mairie de Fréjus sous couvert d'humour Sous couvert d'alcool, sous couvert de soirées C'est quelque chose qui est diffus, qui concerne le maire, ses adjoints Mais qui ruisselle, j'aime bien cette expression macroniste C'est-à-dire qu'à partir du moment où on s'autorise, quand on est à la tête d'une collectivité À tenir des propos outranciers, des propos sous couvert d'humour À faire un salut nazi avec son collaborateur, etc Évidemment, d'autres s'autorisent aussi ce même genre de comportement Et ça pose plus qu'un problème Et c'est surtout en contradiction flagrante avec un discours qui, de façon officielle Je rappelle que David Rachin, il est vice-président du Rassemblement National, toujours Et le discours qu'on entend sur les ondes et à la télévision des cadres du Rassemblement National N'est plus du tout celui-ci Et c'est cette différence entre la vitrine et l'arrière-boutique qui est importante Ça ne veut pas dire que tout le parti est antisémite et raciste Et que le parti n'a pas évolué Je suis assez claire sur le fait que le RN d'aujourd'hui n'est pas le FN de Jean-Marie Le Pen On comprend qu'il y en a d'autres et qu'il y en a même beaucoup d'autres, c'est ça ?
Oui, et c'est cette comment... Notamment au niveau local où le parti n'a jamais réussi à monter en gamme À structurer ses fédérations À construire une jeune génération de cadres locaux Alors ça a un petit peu changé avec les législatives en 2022 Et l'accès de 89 députés Rassemblement National Mais on garde toujours cette fragilité qui est liée à ce que le parti est en partie à son histoire Et avec lequel il n'a pas toujours tiré un trait définitif
Mais ça c'est intéressant, pourquoi le RN finalement ne s'est pas recruté des candidats ?
Alors pendant longtemps, l'étiquette du Front National était quand même une étiquette extrêmement affamante Qui signait la mort sociale dans beaucoup de régions C'était assez difficile de convaincre, même s'ils pouvaient faire de bons résultats ici et là Des personnes avec un certain bagage aussi De pouvoir incarner, de pouvoir représenter le parti Il y a eu toute une série de scissions Qui ont aussi expliqué que le parti ne réussisse pas forcément Ça reste une allésienne, on nous promet tout le temps une école des cadres Il y en a eu une récemment à nouveau On nous promet des séminaires, etc. Et ce qu'on voit c'est... Mais ça a lieu ou pas tout ça ? Ça se fait ou pas ?
Il y a trois formations Zoom sur Internet et puis 120 Ce que dit au moins Jordan Bardella ou qu'il laisse entendre En gros il y a deux lignes Il y a la ligne Bardella qui est d'essayer de faire une... Pas une purge parce que le terme est... Mais en gros de se débarrasser de tous les gens Et la ligne Marine Le Pen qui dit ce sont des braves gens Vous savez ce qu'elle a dit l'autre jour en parlant de tous les candidats douteux Qui étaient douteux depuis 150 ou 2000 Entre racisme, antisémitisme ou simplement bêtises Pour vous il y a une seule ligne qui est de... En gros on fait semblant de faire du nettoyage Ou il y en a deux et avec un Bardella qui serait un peu plus strict dans le ménage ?
Pour moi il n'y a pas deux lignes Il y a une patronne au Rassemblement National C'est Marine Le Pen Il forme un duo avec Jordan Bardella Après ils peuvent en fonction des circonstances Se répartir les rôles Le gentil, le mauvais flic Celui qui tape du poing sur la table Et celui qui caresse et qui rassure les militants et les électeurs
Il n'a pas exclu mon maire du parti Parce qu'il trouvait qu'ils étaient trop... Marine Tondelier Qu'ils n'étaient pas assez d'extrême droite pour le coup Il n'est pas exclu mais il a privé de certaines... Ils ont sorti de la direction
Voilà et de la commission nationale d'investiture Etc. Mais je crois qu'ils sont un peu rabibochés maintenant C'est ça Mais en l'occurrence Non je pense qu'on aura une réorganisation Comme souvent à l'issue d'une contre-performance Dans l'été David Rachin, on en parlait Ça ne m'étonnerait pas qu'il perde à cette occasion Son poste de vice-président Son poste de vice-président Mais je ne suis pas devin Ça permettra... Mais le problème c'est qui recruter ? Depuis...
Ça fait deux ans qu'on entend pas mal parler Par exemple de la recherche d'un directeur général du parti Qui serait issu d'un grand groupe privé Ou d'une ancienne gestion d'une grande collectivité Ils n'arrivent pas à recruter ce genre de profil aujourd'hui encore Et il faut faire attention à ne pas prendre à la lettre Les discours du parti qui dit On croule sous les candidatures De gens extrêmement capés, etc. Quand on regarde le profil des assistants parlementaires Le profil des collaborateurs de groupe On se rend compte que la réalité est quand même encore différente Même s'il y a des changements Mais c'est pas...
Alors je vous vois noter plein de choses Marine Tondelier Je ne sais pas ce que vous pouvez noter à ce point-là Il y a quand même 8 à 10 millions d'électeurs Qui votent pour le Rassemblement national Vous l'avez vu évoluer, j'imagine quand même Ce Rassemblement national depuis Hénin-Beaumont
Oui, moi je ne l'ai pas vu évoluer Moi je l'ai vu me harceler, m'humilier, m'intimider A chaque conseil municipal Dans chaque journal municipal Depuis 10 ans, comme ça par mois Ça en fait 120 Donc petite statistique Un peu fiable maintenant Oui, ils ont des méthodes d'extrême droite Et on a l'impression que ça vous étonne Moi je remercie énormément Madame Vigan pour le travail qu'elle a mené Parce que je sais à quel point On s'expose aussi personnellement Quand on s'oppose à ces gens Je suis bien placée pour le savoir Je sais à quel point Ils ont réussi à endormir une moitié du pays Parce que leur stratégie de dédiabolisation Qui n'est pas une dédiabolisation Qui est une stratégie de dédiabolisation Et moi je suis bien placée pour savoir Que la mèche est bien lustrée La stratégie de la cravate Le costume est bien ajusté Et son noeud de cravate est très bien nouée Plus que certains du candidat du NFP On commande beaucoup les noeuds de cravate du NFP Tout le monde a eu des remarques sur son noeud de cravate Mais on s'en fout du noeud de cravate Ce qui compte c'est quand même que les gens sont arrivés au pouvoir Et moi je vous le dis aussi Quand vous parlez de l'antisémitisme Moi quand ils ont gagné la mairie des Nimbomont Une employée municipale, RN A dit à un autre employée municipale Pas RN T'es sur la liste de Schindler Tu vas bientôt monter dans le train Ce qui en plus n'a aucun sens Parce que c'est dans l'autre sens Et donc oui Leur montée en puissance Leur accession au pouvoir Libère la parole C'est extrêmement violent Et juste je vous fais un petit commentaire De la part de la ligue de protection des oiseaux Parce que quand je dis moi-même Que Marine Le Pen est un vautour Ils m'écrivent toujours La commission rapace De la LPO dit Les rapaces et les vautours Ce sont des animaux très utiles à l'écosystème Donc ils disent que c'est diffamatoire pour les vautours Mais moi j'aime beaucoup cette image Je l'utilise aussi Mais quand même un petit mot de soutien Aux rapaces qui n'ont pas mérité cette comparaison
Merci à toutes les deux Merci à vous Merci Kaby Vigone-Lecouat Je rappelle le titre de votre livre Les rapaces aux éditions Les Arènes Merci Marine Tondelier D'être venue dans Question Politique Un grand merci Et garder l'espoir surtout Tout le monde On a bien entendu la même couleur que la veste L'espoir, le vert A toute l'équipe en tout cas en particulier A Fabienne Lemoyle Merci pour sa rédaction en chef Sans oublier à la programmation Notre ami Amaury Baucher C'était aujourd'hui la dernière émission de la saison Merci infiniment pour votre fidélité Vous êtes près d'un million huit cent mille auditeurs Ça nous fait chaud au cœur Je vous souhaite évidemment un très bel été Et on se retrouve à la rentrée Bonnes vacances Au revoir
Marine Tondelier