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Discours / meetingNathalie Arthaud· 5 juin 2023 3 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Editorial du 5 juin 2023 : Pour dire non à tous les reculs, en grève et dans la rue le 6 juin

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Nathalie ArthaudFait
    « Il faut en être, il faut en être pour dire que notre opposition est intacte, que cette réforme injuste ne passe pas et qu'elle ne passera pas. »
  • 0:25Nathalie ArthaudFait
    « ce vol de deux ans de retraite »
  • 0:45Nathalie ArthaudFait
    « les salaires qui n'augmentent pas, ce racket que constitue l'inflation »
  • 1:15Nathalie ArthaudFait
    « ils ont une stratégie, c'est de faire diversion bien sûr, et de diviser le monde du travail »
  • 1:45Nathalie ArthaudFait
    « les travailleurs immigrés font partie de la classe ouvrière et de ceux qui sont les plus exploités »
  • 2:15Nathalie ArthaudFait
    « les plus grands parasites, que les plus grands voleurs et les plus grands assistés sont du côté de la grande bourgeoisie »
  • 2:45Nathalie ArthaudFait
    « La proposition de loi censée abroger cette réforme ne sera pas mise au vote. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Aujourd'hui. Je vais bien sûr appeler à la mobilisation demain, mardi 6 juin. L'intersyndicale appelle à faire grève et à manifester demain contre le recul de la retraite à 64 ans.

Il faut en être, il faut en être pour dire que notre opposition est intacte, que cette réforme injuste ne passe pas et qu'elle ne passera pas. Evidemment, ce n'est pas à cette journée qui va impressionner Emmanuel Macron et le faire reculer. Mais c'est important de dire que nous ne nous résignons pas, que le feu couve toujours et que tôt ou tard, nous remonterons sur le ring.

Alors là, il faut effectivement profiter de cette occasion pour tout mettre sur la table. Il y a cette colère contre ce vol de deux ans de retraite, mais aussi les salaires, les salaires qui n'augmentent pas, ce racket que constitue l'inflation et qui nous est imposé par les grands groupes capitalistes. Donc soyons encore nombreux demain.

Il ne faut pas laisser le champ libre à Emmanuel Macron et à son gouvernement, à leurs mensonges et à leur démagogie antiouvrière. Là, ils ont une stratégie, c'est de faire diversion bien sûr, et de diviser le monde du travail en visant un jour les bénéficiaires du RSA qui ne “voudraient pas travailler”, ou alors le lendemain en dénonçant l'immigration alors même que les travailleurs immigrés font partie de la classe ouvrière et de ceux qui sont les plus exploités et sans lesquels les milliards de profits des capitalistes ne pourraient pas être réalisés. Alors, contre toute cette politique là, eh bien affirmons demain, le plus nombreux possible, que nous ne sommes pas dupes, que nous ne nous laisserons pas diviser, que les plus grands parasites, que les plus grands voleurs et les plus grands assistés sont du côté de la grande bourgeoisie.

Les dirigeants des confédérations syndicales ont choisi d'appeler à cette date, le 6 juin, parce que c'est à la veille d'une énième péripétie parlementaire, mais il n'y a absolument rien à attendre de tout ce cirque. La proposition de loi censée abroger cette réforme ne sera pas mise au vote. Il n'y a aucun miracle à attendre de ce côté là.

En fait, c'était un calcul de la part des confédérations syndicales pour montrer au pouvoir leur sens des responsabilités et aussi, finalement, pour faire passer au second plan la mobilisation, la question du rapport de force. Eh bien, quels que soient les calculs des dirigeants syndicaux, il faut être des centaines de milliers, le plus nombreux possible en tout cas, à dire que non, nous, on n'a aucune illusion dans tout ce cirque institutionnel et qu'on a la conscience, justement, que seul le rapport de force, les luttes collectives peuvent nous permettre de peser à la fois sur le gouvernement et sur le grand patronat. Donc, c'est cette conscience là qui doit s'exprimer, le plus massivement possible, demain.