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interviewCNEWS (sur YouTube)· 16 juin 2026

La grande interview : Charles Rodwell

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Et notre invité ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Charles Rodouel. Bonjour à vous. Bonjour, merci pour votre invitation.

Député ensemble pour la République des Yvelines. L'accord annoncé entre les Etats-Unis et l'Iran ouvre la voie à la réouverture du détroit d'Ormuz et donc à une baisse du prix du baril de pétrole. Le gasoil est repassé sous la barre des 2 euros hier en France.

Mais les baisses ne se répercutent pas aussi vite que les hausses. Comment y remédier ? Est-ce qu'il y a une martingale pour que ça baisse aussi vite que c'est monté ?

Il y a deux manières d'y répondre. D'abord une de court terme. Je crois que toutes les aides que le gouvernement a prévues pour soutenir les Français qui en avaient le plus besoin.

Elles ne sont pas encore arrivées ? Elles vont arriver après la bataille ? Mais bon.

En tout cas, elles sont sur la table. Il y a des centaines de millions d'euros que le gouvernement a engagés et il a eu raison de le faire pour protéger les Français qui étaient le plus atteints par ces hausses de prix, notamment sur l'essence et le gasoil. Mais je répète, elles ne sont pas arrivées encore.

Alors ça dépend desquelles. Il y a des aides sectorielles qui l'ont été et d'autres qui ont été sur des compensations liées à la déclaration de vos impôts et de vos revenus. Et elles le seront d'ici à la fin de la semaine.

Et deuxième élément, je dirais de moyen terme, l'engagement diplomatique de la France aux côtés de d'autres nations pour faire baisser les tensions à l'échelle mondiale et notamment pour contribuer à la réouverture du détroit d'Hormuz était absolument fondamental. Vous pensez que la France a joué un quelque rôle que ce soit dans cet accord entre les États-Unis ? Moi je suis très fier que la France se soit engagée par exemple pour la défense des Émirats, pour la défense de nos alliés à Chine, pour l'implication.

Et moi je suis très fier qu'on ait pour le coup un président de la République qui se soit engagé depuis tant d'années à la défense de deux choses. Un, l'état de droit. Deux, la souveraineté européenne.

Parce que nous devons pouvoir sortir de ces dépendances que ces crises diplomatiques à l'autre bout du monde causent pour les Français. Cela passe notamment par l'électrification de notre mix énergétique et c'est la raison pour laquelle on a eu raison et de relancer massivement la filière nucléaire. Quelle place pour la France et les Européens ?

C'est parce qu'elle semblait trouver Donald Trump hier qui lui a dit « On n'a besoin de personne pour sécuriser le détroit d'Hormuz ». Emmanuel Macron a dû se rattraper en disant « Mais on a quand même le porte-avions Charles de Gaulle et on a notre future coalition internationale qui pourrait intervenir ». Il n'y a pas de place pour les Européens ?

Alors ce qui est sûr c'est que moi j'aimerais rappeler à tous ceux qui expliquaient que Donald Trump était l'allée de la France. Je rappelle par exemple une déclaration d'Erik Ciotti du 6 novembre 2024 qui disait que la victoire de Donald Trump est une espérance pour la France. Au vu de ce qu'on a vu cette dernière année et demie, je ne suis pas sûr qu'on puisse considérer que l'élection de Donald Trump soit bonne pour les Français et bonne pour les Européens.

Voici je crois de vrais patriotes comme ils se disent. Moi je défends à 200% la ligne qui est celle du Président de la République qui est de dire 1. que nous devons assurer la souveraineté française et européenne sur tous ces champs en matière d'intelligence artificielle, en matière économique, en matière financière, en matière industrielle, en matière énergétique pour pouvoir réduire notre dépendance notamment vis-à-vis des États-Unis.

Donc les États-Unis ne sont plus nos alliés ? Ce sont nos alliés, mais de facto, et leur histoire le montre, ils ont des intérêts qui ne sont pas tout à fait les mêmes que les nôtres. Ce sont leurs soldats qui sont morts en Normandie, vous vous rappelez ?

Je m'en rappelle parfaitement. Je suis d'ailleurs franco-britannique et j'ai le souvenir de voir, qu'on m'ait appris depuis mon plus jeune âge, de voir des soldats britanniques, canadiens, français, américains, débarquer sur ces plages pour assurer notre libération. Mais je crois qu'on peut parfaitement dire aussi, et c'est légitime, que les États-Unis ont des intérêts qui sont un peu différents des nôtres, et qu'il faut donc que nous assurions aussi notre propre sécurité.

Charles Rodouel, venons-en à ce qui se passe dans notre pays, qui est extrêmement grave, qui préoccupe beaucoup les Français. Hier, il y a encore eu une manifestation après la mort de Liana. La colère ne retombe pas.

Liana, cette petite fille de 11 ans, qui a été massacrée par un suspect qui est actuellement en garde à vue. Une autre petite fille, on a appris qu'il y avait eu une autre agression d'une autre petite fille. On en est quasiment à 10 dossiers distincts pour des violences sexuelles sur les mineurs, pour le principal suspect.

Comment cet homme a-t-il pu rester libre aussi longtemps ? Comment la justice a-t-elle pu dysfonctionner autant ? Charles Rodouel, est-ce que vous avez des mesures à proposer aujourd'hui ?

Vous savez, le lendemain de la mort de Liana, cela m'a rappelé le lendemain de la mort de Philippine, il y a près de deux ans. Et vous portez une...

Qui habitait ma circonscription. La loi Philippine. Et je tiens à dire d'emblée que les causes, a priori, du décès de Liana et du décès de Philippine n'ont pas grand-chose à voir l'une avec l'autre.

À part la barbaine. Mais elles ont un point commun. C'est que ce sont deux jeunes femmes qui ont été violées et assassinées.

Enlevées, violées et assassinées. On se lance une petite fille. Et je crois que l'on peut dire assez simplement que la République a perdu sa capacité de protéger tous ses enfants.

Et par les propositions de loi que nous portons et par l'action à la fois du gouvernement et de la justice, nous devons redonner à la République le pouvoir de protéger ses familles et ses enfants. Et c'est la raison pour laquelle, un, je soutiendrai vraiment à 100% et sans faille la loi intégrale contre les violences sexuelles qui est portée par une députée qui n'est pas de mon camp. Mais je crois qu'un sujet comme celui-ci ne peut pas faire l'objet de conflits d'affrontements politiciens et doit rassembler les représentants du peuple français.

Et la deuxième des choses, c'est que cet après-midi aura lieu un vote important, le vote sur la loi Philippine, dite Philippine, que nous portons en sa mémoire, pour apporter des réponses très concrètes à des failles législatives, judiciaires, administratives qui ont pu mener à des drames tels que la mort de Philippines, tels que la mort de Laura et de Morane, tels que la mort de Lola, tels que la mort d'autres enfants de la République qui sont morts parce qu'il y avait des individus en liberté qui n'auraient jamais dû être en liberté et qui sont passés à l'acte et parce que l'État et la classe politique ont failli à protéger ses enfants et ses familles. Est-ce que, encore une fois, vous avez été surpris par les mots du président de la République ? A-t-il pris la mesure de l'émotion nationale qui s'est emparée d'un concitoyen après la mort de Liana ?

Il a dit, voilà, on ne peut pas répondre à un drame par décrit, précipitation et démagogie ne sont pas des réponses. Puis il a finalement quand même un petit peu rectifié en disant, oui, il manque peut-être ici et là des moyens pour la justice. Est-ce que, encore une fois, on peut dire, on ne répond pas à un drame par décrit ?

Ça ne vous choque pas, ça ? Charles Rodouel ? Il se trouve que moi, quand j'ai constaté la mort de Liana...

Vous avez eu envie de crier ? Je me suis dit surtout, qu'est-ce qu'on a fait ? Comment est-ce qu'on a pu en arriver là ?

Et c'est le même ressenti que j'ai ressenti lors du moment de recueillement où des milliers de Français se sont réunis, aussi autour de la famille des Philippines, pour pouvoir tout simplement commémorer sa mort. La question des moyens est, à mon avis, centrale. Depuis 2017, depuis maintenant près de 10 ans, on a augmenté les moyens du ministère de la Justice de plus de 50%.

On a recruté des milliers de magistrats. Mais force est de constater que nous sommes au milieu du guet. Pourquoi on est au milieu du guet ?

C'est quand vous prenez le gâteau des dépenses publiques, vous avez une explosion des dépenses sociales qui nous oblige, à chaque budget, à réduire toutes les autres dépenses. Les dépenses pour l'éducation, pour la transition écologique, pour la justice, pour l'intérieur, pour la santé. Et donc si vraiment vous voulez résoudre la question des moyens, nous n'avons pas d'autre choix que de réduire massivement le coût de notre protection sociale et notamment de nos retraites.

Et donc peut-être qu'il y a des déclarations qui sont absolument choquantes, et je comprends ce que vous dites, mais ce qu'il y a de plus choquant, ce sont ceux qui vous expliquent qu'il faut plus de moyens, mais qui défendent en même temps la retraite à 60 ans, les 35 heures voient les 32 heures, et qui n'expliquent pas aux Français, et qui ne disent pas la vérité aux Français. Vous pensez au Rassemblement National ? Mais je pense, là j'ai pas envie de communiquer sur ce sujet, LFI, le RN, on a eu notre propre incohérence aussi sur ces questions, mais on ne peut pas dire aux Français qu'on va à la fois baisser l'âge de départ à la retraite, ou ne pas l'augmenter, et en même temps leur dire qu'on peut augmenter infiniment les moyens pour la justice, pour l'intérieur, pour l'éducation, pour la santé, pour la transition écologique, c'est impossible.

Et c'est l'une des raisons pour lesquelles, Laurence Ferrari, je défends coûte que coûte la retraite par capitalisation. Je sais que ça peut paraître un peu loin, mais plus on change taux de modèle, notamment pour nos retraites, plus nous pourrons décager des dizaines de milliards d'euros de marge de manœuvre pour financer toutes nos autres politiques publiques, notamment la justice. En attendant, Charles Rodouel, on est sur CNews et Europe 1, on rajoute des lois aux lois, on va faire voter une loi globale, et tant mieux.

Mais comme vous le dites, c'est une réforme complète de notre système qu'il faut mener. Qui est prêt à le faire aujourd'hui ? Est-ce que vous l'entendez dans les programmes des candidats ?

Je pense qu'il y a deux temps. Un, il y a évidemment un temps pour la présidentielle, et je crois que nous ne pouvons plus souffrir en même temps en matière migratoire et sécuritaire. Je crois que d'ici à la présidentielle, nous avons des mesures massives à prendre, notamment pour assurer la sécurité des Français.

Et j'en veux pour preuve la proposition de loi qui sera portée cet après-midi à l'Assemblée nationale en vote final. Nous avons dix articles. Chaque article répond concrètement à la mort d'un Français, d'un enfant, ces dix dernières années.

Jamais nous ne rendrons justice aux familles qui ont perdu l'un des leurs. Jamais parce que ce qui leur est arrivé est absolument innoblable. En revanche, nous pouvons faire en sorte, par la loi, par les moyens alloués à l'État, à notre justice, à nos forces de sécurité, que ce qui est arrivé à ces familles ne se reproduise pas pour d'autres familles de France.

C'est l'objectif de cette proposition de loi. Qui prévoit de porter à 210 jours la durée maximale de rétention administrative pour les étrangers sous EQTF, jugé dangereux. Toutes les mesures ont, selon vous, été soumises pour avis au Conseil d'État.

Afin de contourner les obstacles juridiques, vous avez une garantie que ce texte ne sera pas retoqué ? Nous avons suivi toutes les recommandations du Conseil d'État. Moi, j'assume d'avoir travaillé avec des magistrats, avec des personnes qui connaissent parfaitement le droit, parce que je suis convaincu d'une chose, c'est que jamais l'État de droit ne doit nous condamner à l'impuissance.

Et en la matière, notre texte de loi, il porte trois séries de mesures très concrètes. Un, l'allongement de la rétention pour des étrangers illégaux, qui sont quand même, je dois dire, le haut du spectre. C'est-à-dire qu'on parle de gens qui ont été condamnés pour des faits de terrorisme, qui ont été condamnés pour des faits de torture, d'actes de barbarie, pour des faits de viol, et qui sont des personnes qui ne doivent absolument pas rester en liberté, que nous devons garder en rétention avant d'assurer leur expulsion, afin qu'ils ne passent pas à l'acte.

Deuxième série de mesures. Nous renforçons toutes nos dispositions en matière de lutte contre le terrorisme. Nous allons notamment créer la rétention judiciaire pour les terroristes.

Mesure extrêmement importante pour assurer notre sécurité. Troisième série de mesures. Nous allons traiter, mieux accompagner, des personnes malades atteintes de troubles psychiatriques graves, tout simplement parce que ces personnes malades sont à la fois extrêmement dangereuses pour elles-mêmes et pour la société.

Et moi, je ne me résous pas à attendre impuissant qu'elles passent à l'acte en restant les bras croisés. Je veux que l'on puisse accompagner ces personnes avant qu'elles ne passent à l'acte. Trois séries de mesures concrètes qui répondent à des drames que la France a connus ces dernières années, afin de réduire et de faire en sorte que ces drames ne se reproduisent plus sur le terrain.

Sur les OQTF, Charles Rodonnel, vous savez quel est le point d'achoppement ? C'est la non-coopération des pays tiers à l'expulsion de leurs ressortissants. Là, vous avez avancé ?

Par exemple, concrètement, avec certains pays, vous avez la garantie que ces étrangers dangereux, dont vous nous avez rappelé les crimes, seront bien récupérés par leur pays ? Ce texte ne peut être que la première étape d'une grande reprise de contrôle de nos flux migratoires. Ce n'est que la première étape.

Comment ? C'est-à-dire qu'il y a deux éléments sur la question de l'immigration illégale, sans parler même de l'immigration légale. Premier point, exercer un rapport de force avec les pays qui refusent toute coopération.

On n'en prend pas le chemin avec l'Algérie, vous le savez. Ma position est différente de celle du gouvernement. J'ai eu l'occasion de le défendre ici.

Je vous remercie de m'avoir invité pour cela également. Je souhaite que nous dénoncions les accords franco-algériens de 1968 parce qu'ils nous empêchent de reprendre le contrôle de nos flux migratoires, notamment illégaux. Il est temps d'exercer un rapport de force avec le régime algérien, non pas avec le peuple, mais avec le régime algérien, qui refuse de coopérer à la hauteur que nous voulons.

Deuxième des choses, la question centrale de l'immigration illégale, c'est certes d'expulser ceux qui sont présents sur le territoire français, mais c'est d'empêcher les autres de rentrer sur notre territoire. Nous avons aujourd'hui près d'un million d'étrangers en situation irrégulière sur le territoire français. La France n'a tout simplement pas ses capacités d'accueil.

C'est donc absolument crucial de réduire les flux migratoires illégaux entrants. Je ne crois pas que ce soit fasciste, raciste, xénophobe ou qui que ce soit d'autre de dire une chose pareille. J'ai proposé des mesures concrètes, elles sont sur la table et j'espère que les candidats à la présidentielle s'en empareront afin que nous puissions durablement reprendre le contrôle de notre immigratoire.

Charles Rodoel, un million d'étrangers en situation irrégulière sur le sol de France, c'est le bilan d'Emmanuel Macron. Je crois que l'immigration est l'un des...

Mais c'est le bilan d'Emmanuel Macron. Factuellement, c'est l'un des bilans d'Emmanuel Macron et c'est aussi l'un des bilans de tous les gouvernements de ces dernières décennies. La vérité, c'est que les flux migratoires, notamment illégaux, se sont accrus depuis 50 ans parce que des décisions ont été prises ces dernières décennies, depuis 10 ans aussi, qui nous ont empêché de reprendre le contrôle de nos flux migratoires.

Je suis convaincu que pour reprendre le contrôle de nos flux migratoires, il faut que nous misions sur deux piliers. Un, des lois nationales qui nous permettent de reprendre le contrôle. Deux, une coopération européenne massive afin de réduire ces flux.

D'autres États européens l'ont fait, notamment des États sociodémocrates. Nous pouvons le faire également. Justement, au niveau européen, le pacte Asie, l'immigration est effectif depuis vendredi.

Il a fait l'objet d'un accord la semaine dernière à Bruxelles, sous l'impulsion notamment de François-Xavier Bellamy. Il ouvre la porte à la création de oeuvres de retour dans des pays tiers hors de l'Union européenne. Est-ce qu'en France, rien n'est prêt ?

Ça vous surprend, en fait, qu'on soit en préparation ? En l'occurrence, les travaux préparatoires ont été menés depuis longs mois. J'y ai participé en tant que rapporteur sur le budget de l'immigration.

Donc, je peux vous dire très factuellement que les travaux préparatoires...

Vers quel pays, alors ? Il y a deux éléments, deux textes importants. Pardon, c'est un sujet technique, mais c'est vraiment important.

Premier point, le pacte pour la migration et l'asile qui a été voté il y a déjà plusieurs années par le Parlement européen. Je regrette que l'extrême droite et la droite françaises se soient opposées à ce texte, alors même qu'elles expliquent qu'il faut reprendre le contrôle de nos flux migratoires. Nous ne pouvons pas reprendre le contrôle de nos flux migratoires sans la mise en oeuvre du pacte asile et migration contre lequel ces droites et extrêmes droites ont voté.

Deuxième champ, la directive retour, qui a été transformée au Parlement et en commission il y a maintenant plusieurs semaines, doit être mise en oeuvre à l'échelle européenne et à l'échelle nationale pour nous permettre d'accélérer le renvoi d'immigrés en situation irrégulière du territoire français vers d'autres pays, pays d'origine ou pays de transit. C'est dans lesquels ces centres de retour doivent être placés. Quel type de pays, par exemple ?

Vous avez des noms à me citer ? Exemple concret. En 2023, il y a un accord qui a été signé entre l'Europe, les États européens, la Commission européenne et la Tunisie.

Cet accord, il a été fondamental. Pourquoi ? Parce qu'en un an, on a réduit l'immigration irrégulière de Tunisie vers l'Europe de 84%.

Parce qu'un accord de coopération a été signé entre un pays de transit, la Tunisie, et les États européens. C'est ce type d'accord que nous devons signer, d'abord pour protéger des hommes et des femmes afin qu'ils soient empêchés de traverser au péril de leur vie la Méditerranée. Deuxième des choses, pour protéger nos pays d'un afflux migratoire, mais aussi pour coopérer avec des pays comme la Tunisie.

C'est ce type d'accord qu'il faut que nous continuions à signer. Mais il ne s'agit pas des hubs dont on parle qui seraient des hubs de retour pour être installés dans ces pays de transit. En tout cas, c'est une position à laquelle je suis complètement favorable.

Et nous assurons aussi leur financement lors du prochain budget. J'y veillerai en tant que rapporteur du budget sur l'immigration lors du prochain budget. Charles Rodouel, on est sur CNews et sur Europe 1.

Le Mondial de football a commencé, il y a le premier match des Bleus ce soir. Est-ce que vous redoutez les violences du type de celles qu'on a vues après la victoire du PSG ? Est-ce que chaque événement festif, sportif, musical, sera désormais l'objet d'inquiétude pour les Français ?

En disant, est-ce que je peux sortir ce soir-là ? Ou est-ce que je vais me faire agresser ? Est-ce que tout va être ravagé ?

Oui, je les redoute. Tout simplement parce que lors du dernier match, la victoire du PSG à la Ligue des Champions, j'ai assisté à des scènes de guerre civile sur ma circonscription. Des gens déchaînés qui étaient prêts à casser.

Et c'était le cas partout en France, en tout cas en région parisienne et dans d'autres grandes agglomérations en France. Et je suis convaincu que la réponse doit être l'ordre, l'ordre et l'ordre. Deux éléments à cela.

Un, un déploiement policier massif. Et je tiens vraiment à saluer nos policiers qui s'engagent de manière extraordinaire au service de la sécurité de chacun d'entre nous. Deuxième des choses, un renforcement de notre arsenal judiciaire et pénal.

C'est la loi anti-casseurs que le Premier ministre a proposée en début de semaine. Je la soutiens 200%. Oui, mais vous savez aussi combien sur les 900 interpellations qui ont eu lieu après cette victoire du PSG, combien se sont traduites en condamnation ferme ?

C'est bien la raison pour laquelle je soutiens ce texte. Ah oui, mais le ratio n'est pas bon. C'est la raison pour laquelle nous devons changer nos lois en la matière.

A encore changer des lois. Je soutiens. Ce n'est pas une question de volonté politique au front, Charles Rodouel.

Écoutez, moi je suis député. Arrêtons d'empiler les lois. Il y a un moment, il faut juste les appliquer.

Écoutez, moi je suis député. En l'occurrence, mon rôle, c'est de changer les lois pour assurer la sécurité des Français. Cet après-midi, on a un vote extrêmement important sur une proposition de loi qui va nous permettre de trouver un juste équilibre entre la protection de nos libertés et la protection massive de nos familles et de nos enfants.

Chaque article de ce texte permet de répondre à un drame qui a eu ces dernières années. Je suis convaincu qu'il nous faut un vote le plus large possible pour permettre l'adoption de ce texte consensuel au service de la protection de nos familles. Si vous m'autorisez un dernier mot, l'enjeu.

Je voudrais aussi remercier votre groupe, vous et votre groupe, parce que depuis des mois, voire des années, vous avez donné écho à ce combat politique qui était le mien, à ce combat politique collectif, au service de la protection de nos familles et la protection de nos libertés. Je suis vraiment très honoré et heureux d'avoir pu m'exprimer aussi sur vos antennes pour porter ce combat. Je suis convaincu que la voix que nous pouvons porter collectivement sur votre antenne est absolument essentielle, aussi pour assurer la sécurité de nos familles, la sécurité de nos enfants et la protection de nos libertés publiques.

Et donc, merci à votre groupe et à vous-même de m'avoir permis aussi de porter ce combat sur vos antennes. Je vous remercie de ce soutien. Et nous travaillons au nom de la liberté d'expression.

Et évidemment, c'est la bannière sous laquelle nous travaillons tous dans cette antenne. Un dernier mot concernant ces événements que j'évoquais. Jean-Luc Mélenchon organise une fête de la musique antiraciste à Paris le 21 juin.

Est-ce qu'on peut prendre la musique en otage au service d'un agenda politique, Jean-Luc Mélenchon ? Vous savez, moi, ce qui me fait sourire quand il parle d'agenda antiraciste, c'est que moi, dans l'hémicycle, il y a un député de la France Insoumise qui m'a expliqué que parce que j'avais un acte de naissance étranger, je suis né à Londres, je ne pouvais a priori pas être français. Vous savez, moi, ce qui me fait rire, c'est que quand j'entends, ou rire évidemment jaune, quand j'entends des députés de la France Insoumise sur un texte honnêtement consensuel comme celui que je porte, qui m'a expliqué que c'était un texte de déportation, que c'était un texte où on allait créer des camps de concentration, un texte sur lequel l'honneur de la République serait de régulariser des migrants sous UQTF accusés de faits de terrorisme et condamnés pour des faits de terrorisme plutôt que de les enfermer.

Moi, je dénonce l'hypocrisie, le mensonge et même une part de racisme de la part des élus de la France Insoumise qui prétendent combattre le racisme en portant une politique antiraciste, mais qui font tout l'inverse. La France Insoumise est bien le danger de la République et je serai toujours mobilisé pour combattre les extrêmes, notamment la France Insoumise. Merci beaucoup Charles Wodell, c'était votre grande interview sur CNews et sur Europe.

Bonne journée à vous.