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InterviewEurope 1 — L'interview politique du week-end (sur Podcast)· 29 mars 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseSécurité

Iran : «Le régime est déjà en train de tomber, et je n’ai aucun doute que les Iraniens prendront leur sort en mains» estime Joshua Zarka

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous le conflit au Moyen-Orient est en train de s'exporter jusqu'en France et qu'est-ce que vous attendez de la position de la France ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    La France doit-elle aller plus loin face à l'Iran ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France doit soutenir davantage Israël dans sa guerre contre le régime des Mollahs ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas un risque que l'armée israélienne s'essouffle ?

  • 2:55RelanceRéponse directe

    Est-ce que l'armée israélienne est épuisée ?

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous assumez toutes les frappes israéliennes au Liban ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35InvitéFait
    « les Iraniens ont toujours utilisé le terrorisme comme un moyen légitime pour leur perception d'influencer et de combattre une guerre contre Israël. »
  • 0:46InvitéFait
    « Nous avons vu les Iraniens attaquer notre ambassade en Argentine, nous avons vu les Iraniens attaquer le centre communautaire en Argentine, nous avons vu les Iraniens attaquer un centre communautaire juif en Allemagne, etc. »
  • 2:00InvitéChiffre
    « J'ai vu un sondage qui a été fait au Liban qui dit que 80% des Libanais ne veulent pas qu'il y ait une autre force armée à part les FAL qui soient sur le territoire libanais. »
  • 2:55InvitéFait
    « Nous sommes en guerre depuis deux ans et demi, alors nous aurions dû être déjà épuisés depuis longtemps, malheureusement. »
  • 3:19InvitéFait
    « les Iraniens disent d'une façon très claire qu'ils veulent nous exterminer »
  • 3:37InvitéFait
    « le Hamas aussi, 7 octobre, le massacre le plus terrible du 7 octobre, a tout commencé. »
  • 4:47InvitéFait
    « Oui, oui, tout à fait. Elles ne sont pas disproportionnées, non. »
  • 5:42InvitéFait
    « Ce fameux hôpital qui avait soi-disant été attaqué par Israël avait 500 morts et finalement on avait découvert après quelques jours que c'était attaqué par un missile du djihad islamique palestinien et qu'il y avait à peine un ou deux morts. »
  • 6:40InvitéFait
    « Nous avons averti le Liban et le Hezbollah de ne pas rentrer dans cette guerre. Ce serait une erreur terrible. »
  • 7:05InvitéFait
    « les bâtiments qui ont été ciblés étaient des bâtiments sous lesquels il y avait des usines de production de drones, ou bien sous lesquels il y avait par exemple l'argent du Hezbollah qui a été ciblé. »
  • 8:32InvitéFait
    « Il y a un processus diplomatique avec l'Iran qui a commencé en 2002, quand nous avons commencé à découvrir le programme nucléaire militaire iranien. »
  • 9:15InvitéFait
    « veut libérer les Iraniens du joug de ce régime terrible. Non seulement les Iraniens, mais la région toute entière du joug de ce régime terrible. »
  • 10:17InvitéFait
    « Est déjà en train de tomber. »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Présentateur35 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour monsieur l'ambassadeur, je voulais débuter cette interview avec ce qui s'est passé hier à Paris dans le 8ème arrondissement devant un bâtiment de la Bank of America, un attentat à l'explosif a été déjoué et le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez évoque une possible action liée à la guerre en Iran via des intermédiaires. Est-ce que pour vous le conflit au Moyen-Orient est en train de s'exporter jusqu'en France et qu'est-ce que vous attendez justement de la position de la France qui est pour l'instant dans une posture, il faut le dire, très défensive ?

0:35
Invité

Vous savez, les Iraniens ont toujours utilisé le terrorisme comme un moyen légitime pour leur perception d'influencer et de combattre une guerre contre Israël. Nous avons vu les Iraniens attaquer notre ambassade en Argentine, nous avons vu les Iraniens attaquer le centre communautaire en Argentine, nous avons vu les Iraniens attaquer un centre communautaire juif en Allemagne, etc. Il y a énormément d'exemples comme cela. Il n'y a aucun doute que les Iraniens aujourd'hui essayent partout dans le monde, que ce soit en Europe ou autre part, d'attaquer nos ambassades ou d'attaquer aussi des cibles qui seraient pour eux liées à quelque chose qui pourrait influencer la guerre.

1:15
Présentateur

Est-ce que la France doit aller plus loin ? Je rappelle qu'on a quand même perdu un soldat en Irak, le major Arnaud Frion. Il y a cet attentat qui a été déjoué, donc peut-être avec des liens avec l'Iran. Mais je le disais, la position de la France est très défensive pour l'instant. Est-ce que vous attendez à ce que la France soutienne davantage Israël dans sa guerre contre le régime des Mollahs ?

1:39
Invité

Je pense qu'il fut un temps, oui, maintenant beaucoup moins, malheureusement. Je pense qu'aujourd'hui la France pourrait aider, par exemple, le Liban à désarmer le Hezbollah. Sans aider Israël, le gouvernement libanais a dit d'une façon très claire qu'il pensait que le Hezbollah ne devait pas être armé. J'ai vu un sondage qui a été fait au Liban qui dit que 80% des Libanais ne veulent pas qu'il y ait une autre force armée à part les FAL qui soient sur le territoire libanais. Et donc, la France, qui se définit comme étant un ami du Liban, devrait peut-être aider le Liban à désarmer le Hezbollah. Ce serait un bon pas dans une bonne direction.

2:23
Présentateur

Alors justement, je ne voulais pas forcément parler du Liban tout de suite, mais allons sur le terrain libanais. On a appris qu'un militaire israélien avait été tué au Liban. On a appris ça aujourd'hui. Est-ce qu'il n'y a pas un risque que l'armée israélienne s'essouffle ? Il y a le front libanais, il y a l'Iran, il y a aussi la guerre à Gaza contre les terroristes du Hezbollah qui se poursuit. Est-ce que l'armée israélienne, il n'y a pas un risque à un moment donné d'un potentiel épuisement ?

2:55
Invité

Vous savez, c'est une guerre que nous menons depuis deux ans et demi. Nous sommes en guerre depuis deux ans et demi, alors nous aurions dû être déjà épuisés depuis longtemps, malheureusement. Bien sûr, c'est très difficile pour la société. C'est très difficile pour la société parce que chacun d'entre nous a quelqu'un qui combat, qui est lié à ce qui se passe directement sur le terrain. Et donc oui, c'est difficile, mais d'un autre côté, ce n'est pas que nous avons vraiment d'autres options.

3:19
Présentateur

Bien sûr.

3:19
Invité

C'est-à-dire que les Iraniens disent d'une façon très claire qu'ils veulent nous exterminer, c'est-à-dire pas le régime iranien disait d'une façon très claire qu'ils voulaient nous exterminer et développer les capacités de le faire. Le Hezbollah nous a attaqué, ce n'est pas que nous avons nous attaqué le Liban. Le Hezbollah nous a attaqué, donc nous avons répondu. Nous sommes obligés de mener cette guerre parce que nous nous défendons. Et le Hamas aussi, 7 octobre, le massacre le plus terrible du 7 octobre, a tout commencé. Alors donc, ce n'est pas que nous avons choisi de mener ces guerres.

3:50
Présentateur

Malgré les pucements, ce que vous nous dites ce matin, c'est que vous n'avez pas le choix en fait.

3:54
Invité

Nous n'avons pas le choix et donc, à cause du fait que, vous savez, Golda Meir avait dit une fois dans un de ses discours que quoi qu'il arrive, Israël n'a pas, les Juifs sont là pour rester, Israël ne pourra pas disparaître parce que nous n'avons pas où aller. Et c'est clair. Alors donc, vous savez, nous sommes comme un peuple à coller. Et donc, nous n'avons rien d'autre à faire que combattre et gagner ces guerres, ce que nous faisons.

4:22
Présentateur

Concernant les frappes israéliennes au Liban, j'ai écouté les déclarations de Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères d'Emmanuel Macron, ministre de la Défense au François Hollande, qui accuse le Hezbollah de faire passer l'Iran avant le Liban, mais il critique aussi quand même Jean-Yves Le Drian certaines frappes israéliennes qui seraient disproportionnées. Est-ce que vous assumez toutes les frappes israéliennes au Liban ?

4:47
Invité

Oui, oui, tout à fait. Elles ne sont pas disproportionnées, non. Il est clair que chaque cible qui est attaquée au Liban est liée de façon directe au Hezbollah, est liée de façon directe même aux opérations du Hezbollah. Que ce soit par exemple des cibles financières qui sont liées au financement des opérations du Hezbollah, que ce soit liée à des personnes qui travaillent pour la télévision du Hezbollah, qui envoient en arrière vers le Hezbollah les locations des forces israéliennes, que ce soit des terroristes qui sont directement liés, qui sont dans les voitures, etc. Le fait que c'est présenté d'une façon différente des fois par certains médias ne fait pas de cela une vérité.

Nous avons vu pendant ces deux dernières années, dans ces deux ennemis il faut dire, énormément de fois où les médias ont d'abord accusé Israël d'avoir fait certaines choses. Je vous donne l'exemple le plus connu. Ce fameux hôpital qui avait soi-disant été attaqué par Israël avait 500 morts et finalement on avait découvert après quelques jours que c'était attaqué par un missile du djihad islamique palestinien et qu'il y avait à peine un ou deux morts. Mais par contre les médias nous avaient attaqué, nous avaient accusé d'avoir fait ce... Alors c'est la même chose. Alors malheureusement, le Drian et d'autres utilisent les rapports médiatiques qui sont souvent faux.

6:10
Présentateur

Et peut-il y avoir vraiment, certains auditeurs d'Europe 1 se posent peut-être la question ce matin, une guerre contre des terroristes du Hezbollah sans que de civils au passage malheureusement soient là au mauvais endroit, au mauvais moment ?

6:25
Invité

C'est exactement la question qu'il faut se poser. Malheureusement, j'en parlais en venant ici. C'est exactement la question qu'il faut se poser. Une guerre n'est pas quelque chose de stérile, n'est pas quelque chose de propre, malheureusement. Et encore une fois, c'est une guerre qui nous a été imposée. Nous ne l'avons pas demandé, c'est bien au contraire. Nous avons averti le Liban et le Hezbollah de ne pas rentrer dans cette guerre. Ce serait une erreur terrible. Il n'y a pas de guerre contre une relation théoriste qui se cache derrière la population civile, qui peut être une guerre stérile. Comme le Hamas à Gaza notamment.

Comme le Hamas à Gaza, c'est exactement ce que fait le Hezbollah par exemple. Vous savez que dans la Dark, dans ce fameux quartier du sud Beyrouth où se trouve le Hezbollah, les bâtiments qui ont été ciblés étaient des bâtiments sous lesquels il y avait des usines de production de drones, ou bien sous lesquels il y avait par exemple l'argent du Hezbollah qui a été ciblé. Et donc, c'est cela que nous ciblons. C'est des cibles très nettes et totalement liées au Hezbollah.

7:23
Présentateur

Revenons, si vous le voulez bien, monsieur l'ambassadeur, sur l'Iran. Donald Trump a proposé un plan de paix américain en 15 points, notamment avec la fin du nucléaire iranien. C'est un point très important. Mais est-ce qu'on peut vraiment... Est-ce que la voie diplomatique est vraiment envisageable avec un régime comme celui des Mola ? Est-ce que ça passe par là ? Ou est-ce que Donald Trump se trompe en voulant passer par la voie diplomatique ? Est-ce qu'il ne faut pas finalement peut-être aller plus loin avec des troupes au sol, avec la prise de l'île de Cargues, avec des choses comme cela ?

Est-ce que la voie diplomatique qu'a proposée Donald Trump n'était pas forcément la bonne solution ?

8:01
Invité

D'abord, ce n'est pas du tout à moi de critiquer les déclarations qui sont faites par Donald Trump. N'oublions pas que Donald Trump et Benjamin Netanyahou gèrent ensemble cette guerre de la façon la plus coordonnée possible. Les déclarations sont souvent faites, il faut les lire, il faut les voir au long terme, pas seulement au court terme. Pour ce qui est de la diplomatie, premièrement, avec l'Iran, nous avons essayé la diplomatie depuis de longues années. Il y a un processus diplomatique avec l'Iran qui a commencé en 2002, quand nous avons commencé à découvrir le programme nucléaire militaire iranien.

Et donc ces derniers mois aussi, ces dernières années, il y avait un processus diplomatique qui n'a mené à rien. Ensuite, je pourrais ajouter à cela, pour chaque opération militaire, il y a toujours besoin d'un mouvement de fermeture diplomatique. Que ce soit une résolution du conseil de sécurité, que ce soit un accord, que ce soit... c'est quelque chose qui a été étudié très souvent.

9:03
Présentateur

Et le plan de paix a été rejeté par les Iraniens tout de suite.

9:05
Invité

Exactement. Alors donc, éventuellement, il faudra faire un mouvement diplomatique qui fermera cette guerre, une guerre qui, n'oublions pas, veut libérer les Iraniens du joug de ce régime terrible. Non seulement les Iraniens, mais la région toute entière du joug de ce régime terrible.

9:22
Présentateur

Vraiment un dernier mot, monsieur l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarca. Est-ce que vous ne craignez pas que les Américains, on sait qu'il y a des élections de mi-mandat qui arrivent très vite, se retirent peut-être un peu trop vite, parce que la guerre n'est pas forcément soutenue par les Américains aux États-Unis ?

9:40
Invité

Vous savez, nous avons atteint la plus grande partie de nos cibles. Maintenant, ce que nous faisons, c'est que nous approfondons la destruction des infrastructures militaires et nucléaires iraniens. Et aussi, il faut dire, cette nuit, des bases de la Révolution et du Basile ont été très fortement attaquées pour permettre, encore une fois, aux Iraniens de prendre leur destin dans leurs propres mains. Non, je ne pense pas que même si demain, même si demain, cette guerre s'est arrêtée, la situation sur le terrain en Iran est telle que le régime n'est plus le même. Ce régime... Doit tomber ? Non, est déjà en train de tomber. Est déjà en train de tomber.

Le régime n'est plus le même, quoi qu'il arrive. Alors, même si demain, la guerre s'est arrêtée, ce qu'il reste de ce régime se trouve sur une pente très glissante, très raide. et je n'ai aucun doute que les Iraniens prendront leur jour de leur sort en main et se débarrasseront de ce qu'il reste de ce régime terrible.

10:40
Présentateur

On suivra tout ça avec beaucoup d'attention. Merci infiniment, Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France, d'avoir été avec nous en direct ce matin, en studio, dans les studios d'Europe 1. Merci à vous. Merci à vous.

Iran : «Le régime est déjà en train de tomber, et je n’ai aucun doute que les Iraniens prendront leur sort en mains» estime Joshua Zarka · Pourquijevote