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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 juin 2013 8 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSécurité

Louis Aliot invité de LCI Matin le 24 juin 2013

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui domine ce matin dans votre esprit ? Est-ce que c'est la déception parce que votre candidat a quand même perdu ou bien c'est la satisfaction parce qu'il a perdu de peu ?

  • 0:36RelanceRéponse directe

    Donc vous êtes un peu déçus quand même.

  • 1:06OuverteRéponse directe

    C'est comme ça que vous expliquez que 7000 nouveaux électeurs se soient portés sur votre candidat ?

  • 1:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce qui s'est passé hier, c'est l'échec de ce qu'on appelle le Front Républicain ?

  • 2:05OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les villes que vous pensez rafler aux municipales ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Et est-ce que vous pensez qu'aux européennes, cette tripolarisation dont vous nous parlez, elle se fera au bénéfice du Front National ? Est-ce qu'aux européennes, le Front National sera le premier parti de France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Invité politiqueFait
    « c'est la satisfaction parce que je pense que le Front National, seul contre tous, a réalisé un score qui est assez impressionnant »
  • 1:06Invité politiqueChiffre
    « 7000 nouveaux électeurs se soient portés sur votre candidat »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Oui, c'est un échec du Front Républicain. Ça ne fonctionne plus. »
  • 1:40Invité politiqueFait
    « Je rappelle qu'en 2002, le Front Républicain avait permis à M. Chirac d'être élu avec 80% et 20% pour Jean-Marie Le Pen. »
  • 1:48Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, les Front Républicains, eh bien, ils donnent 51, 52, mais pas beaucoup plus. »
  • 2:43Invité politiquePromesse
    « on fera tout pour qu'il le soit »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « C'est une élection à la proportionnelle intégrale et les voix sont réparties en fonction du nombre de voix que vous obtenez. »
  • 3:06Invité politiqueFait
    « Arnaud Montebourg dit que c'est grâce à l'Europe que vous êtes aussi haut, que c'est grâce à José Manuel Barroso et sa politique d'austérité. »
  • 3:11Invité politiqueFait
    « je rappelle que c'est le ministre le plus improductif du gouvernement »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « Je pense qu'effectivement, nous arrivons petit à petit à du 50-50. »
  • 3:51Invité politiqueChiffre
    « il y a encore un sondage la semaine dernière qui donne 40% d'opinion favorable envers Marine Le Pen »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « la droite et la gauche gouvernent la France depuis plus de 40 ans désormais, avec les mêmes résultats désastreux. »
  • 5:14Invité politiqueFait
    « il y a de forts soupçons qu'il y ait eu magouille dans cet arbitrage. »
  • 5:23Invité politiqueFait
    « il y a des hautes personnalités de l'État qui sont impliquées »
  • 5:37Invité politiqueFait
    « Et ça reste Nicolas Sarkozy. »

Temps de parole

  • Louis Aliot87 %
  • Présentateur13 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et l'invité politique de LCI Matin avec vous, Julien Arnaud, c'est le vice-président du FN aujourd'hui, Louis Alliot. Effectivement, Louis Alliot, bonjour. On va retourner ensemble à Villeneuve-sur-Lôte si vous le voulez bien. Qu'est-ce qui domine ce matin dans votre esprit ? Est-ce que c'est la déception parce que votre candidat a quand même perdu ou bien c'est la satisfaction parce qu'il a perdu de peu ?

0:17
Louis Aliot

Écoutez, c'est la satisfaction parce que je pense que le Front National, seul contre tous, a réalisé un score qui est assez impressionnant pour le terrain que je connais particulièrement bien dans le Sud-Ouest. Mais vous aviez commencé à y croire quand même. Oui, bien sûr. Quand vous vous présentez à une élection, c'est pour y croire. Et quand vous êtes à un deuxième tour à si près du but, vous y croyez d'autant plus.

0:36
Présentateur

Donc vous êtes un peu déçus quand même.

0:37
Louis Aliot

Nous sommes déçus. Ça nous donne une obligation de responsabilité pour l'avenir, pour préparer les élections municipales et les élections européennes. Mais il est clair, et tout le monde le voit bien, les observateurs, que si c'est une défaite électorale, ça reste quand même une victoire politique et idéologique pour l'avenir. Et je vois bien que le PS et l'UMP s'agitent. L'UMP doit aujourd'hui sa victoire au Parti Socialiste. Et on voit bien qu'ils s'entendent comme larron en foire. Et les électeurs aussi, je pense, voient ça de la même manière. C'est comme ça que vous expliquez que 7000 nouveaux électeurs se soient portés sur votre candidat ?

Oui, je pense que dans les deuxièmes tours, il y a des gens qui voient bien que la gauche au pouvoir ne changera pas la vie, ne changera plus la vie. Et la droite donne des leçons, mais elle était encore aux affaires il y a un an. Et depuis 2002, sans discontinuer, ce sont des gouvernements de l'échec, la droite et la gauche. Et il y a des électeurs qui donnent une utilité à leur vote et qui votent pour une force alternative que représentent aujourd'hui Marine Le Pen et le Front National. Est-ce que ce qui s'est passé hier, c'est l'échec de ce qu'on appelle le Front Républicain ? Oui, c'est un échec du Front Républicain. Ça ne fonctionne plus.

Je rappelle qu'en 2002, le Front Républicain avait permis à M. Chirac d'être élu avec 80% et 20% pour Jean-Marie Le Pen. Aujourd'hui, les Front Républicains, eh bien, ils donnent 51, 52, mais pas beaucoup plus. Et plus nous allons aller vers les élections générales de mars, les municipales et de juin, les européennes, et plus, je pense, le Front National sera en capacité de s'installer devant les autres formations politiques. Quelles sont les villes que vous pensez rafler aux municipales ? Je ne suis pas Mme Soleil, mais il y a beaucoup de villes dans le nord, dans le sud, en Alsace ou en Lorraine, dont on verra, on regardera les résultats avec attention.

Mais dans la configuration que nous vivons aujourd'hui, vers une tripolarisation, en quelque sorte, de la vie politique, avec des forces égales, UMP, PS, Front National, eh bien, je pense qu'il y aura des villes qui basculeront dans notre camp aux élections municipales en 2014.

2:33
Présentateur

Et est-ce que vous pensez qu'aux européennes, cette tripolarisation dont vous nous parlez, elle se fera au bénéfice du Front National ? Est-ce qu'aux européennes, le Front National sera le premier parti de France ?

2:43
Louis Aliot

Écoutez, en tout cas, on fera tout pour qu'il le soit. Mais vous le sentez comme ça ? Oui, bien sûr, puisque là, c'est encore un autre mode de scrutin. C'est une élection à la proportionnelle intégrale et les voix sont réparties en fonction du nombre de voix que vous obtenez. Et je pense que sur une vision eurosceptique qui critique le modèle économique et social que nous oblige l'Europe, eh bien, le Front National sortira vainqueur de cette compétition électorale. Pourtant, Arnaud Montebourg dit que c'est grâce à l'Europe que vous êtes aussi haut, que c'est grâce à José Manuel Barroso et sa politique d'austérité.

Oui, enfin, je rappelle que c'est le ministre le plus improductif du gouvernement et qu'il partage le bilan désastreux qui est celui de M. Hollande aujourd'hui. Donc, il n'a pas de leçon à donner. Et je rappelle quand même que la France avait soutenu la candidature de M. Barroso pour le renouvellement de la présidence à la Commission. C'était à l'époque M. Nicolas Sarkozy. Mais le Parti Socialiste avait aussi appuyé cette candidature.

3:32
Présentateur

Est-ce que vous pensez, vous avez parlé tout à l'heure du score de Jean-Marie Le Pen face à Jacques Chirac en 2002, si aujourd'hui il y avait une confrontation entre Marine Le Pen et un autre candidat au second tour, le rapport de force ne serait pas le même ? Ce serait du 50-50, comme hier à Villeneuve-sur-Loc ?

3:43
Louis Aliot

Je pense qu'effectivement, nous arrivons petit à petit à du 50-50. C'est pas ce que disent les sondages sur le plan national, quand même. Oui, mais les sondages, il y a encore un sondage la semaine dernière qui donne 40% d'opinion favorable envers Marine Le Pen, ce qui n'était pas le cas encore il y a un an. Entre opinion favorable et voter pour, il y a quand même une marge. Oui, mais les choses progressent lentement, mais sûrement. Et aujourd'hui, nous en sommes dans cette configuration. Dans un an, ce sera autre chose. Je rappelle quand même que la droite et la gauche gouvernent la France depuis plus de 40 ans désormais, avec les mêmes résultats désastreux.

Et les électeurs en tiennent compte, ils le démontrent à chaque élection partielle.

4:18
Présentateur

Malgré ça, est-ce que vous êtes prêt à des alliances sur le plan local avec des élus UMP dans certaines villes ?

4:23
Louis Aliot

Je pense qu'il y a des individualités sur des programmes bien précis où l'on pourrait s'entendre avec quelques-uns. Mais si pour vous, ils sont nuls, pourquoi vous alliez avec eux ? Je dis des individualités dans quelques villes. Toi, t'es bien, toi, t'es pas bien, toi, t'es pas bien. Il suffit de regarder la manière dont sont gérées les villes. Vous savez, la plupart du temps, c'est désastreux, même lorsqu'il s'agit de l'UMP. Et en aucun cas, nous ne pouvons avoir d'accord national avec l'UMP, qui est quand même, contrairement à ce que disait d'ailleurs M. Copé hier, le parti de l'échec. Échec au gouvernement, échec à la présidence de la République.

Ils ne sont même pas capables d'organiser des élections internes. Comment voulez-vous que demain, ils gouvernent mieux la France que le font les socialistes aujourd'hui ?

5:00
Présentateur

Alors, il n'y a pas que Villeneuve-sur-Lôte dans l'actualité aujourd'hui. Il y a également Bernard Tapie qui est convoqué, qui sera entendu. Est-ce que dans cette affaire, il y a eu escroquerie, d'après vous ? Est-ce que c'est une affaire d'État ?

5:08
Louis Aliot

En tout cas, il y a de forts soupçons qu'il y ait eu magouille dans cet arbitrage. Et dans cette magouille-là, on l'appelle comme on veut, corruption, magouille, il y a des hautes personnalités de l'État qui sont impliquées. Et on a vu le directeur de cabinet de Mme Lagarde. On a vu Mme Lagarde qui a le statut de témoin assisté. M. Tapie est entendu, mais on voit bien que tout cela se rapproche quand même du seul personnage important qui décidait de tout sous sa présidence. Et ça reste Nicolas Sarkozy. Quand vous ajoutez à cela l'affaire Kadhafi, l'affaire de M.

Guéant et quelques autres affaires qui traînent autour de lui, on peut se poser quand même un certain nombre de questions sur le système Sarkozy au sommet de l'État pendant cinq ans. Et ça serait quoi la contrepartie, d'après vous ? C'est ça qu'on a du mal à comprendre ? On va la chercher. Il y a des juges d'instruction pour cela. Et je pense que l'enquête déterminera s'il y a eu des mouvements de fonds, des contreparties financières ou des avantages de quelque nature qu'il soit. Je pense que ce sera intéressant de le savoir.

6:08
Présentateur

Autre événement important en ce moment sur le plan mondial, c'est Nelson Mandela qui se trouve dans un État critique. Qu'est-ce que vous pensez, vous, Louis Alliot, vice-président du Front National, de l'héritage de Nelson Mandela ?

6:17
Louis Aliot

Je pense que c'est un héritage considérable pour l'Afrique, d'ailleurs, qu'elle soit anglophone ou francophone. Mais positif ou négatif ? Il est une icône positive puisqu'il est un facteur de paix. Et j'ajouterais en ce qui concerne Nelson Mandela qu'il est un facteur de réconciliation nationale. Après le régime d'apartheid, il n'y a pas eu, comme dans d'autres régimes où on peut le voir, une chasse aux sorcières, un acharnement. Il y a eu la prise en compte d'un fait historique et la fameuse commission de réconciliation nationale qui a permis la transition démocratique et apaisée, la transmission du flambeau d'une manière totalement apaisée.

Je pense que c'est ce qu'il faudra retenir de Nelson Mandela. Ce qui a fait de lui une icône, c'est aussi sa défense d'une société multiethnique. Est-ce que vous partagez ce point de vue avec lui ? Non, c'était sa condamnation d'un régime d'apartheid. Ce n'est pas pareil. Et de ce point de vue-là, d'ailleurs... La nation arc-en-ciel, ça a un sens. De ce point de vue-là, d'ailleurs, si vous aviez Jean-Marie Le Pen en face de vous, il vous dirait qu'il n'a jamais cru au système d'apartheid. Et je rappelle qu'en 2002, nous avions monté un voyage où Jean-Marie Le Pen devait rencontrer Nelson Mandela et que ça a été, si je puis dire, contrarié par les calculs de M.

Chirac et de l'administration française. Et donc, vous rêvez d'une nation arc-en-ciel en France ou pas ? L'Afrique n'est pas la France. Nous avons, nous, une histoire, une culture, des traditions, une identité. Je pense que l'Afrique, et notamment l'Afrique du Sud, est un pays beaucoup plus compliqué. Pas de victoire électorale, mais une victoire idéologique, nous dit ce matin Louis Alliot sur LCI. Merci beaucoup. Merci.

Louis Aliot invité de LCI Matin le 24 juin 2013 — Louis Aliot · Pourquijevote