Budget : Lecornu joue la montre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de science public.
Débats chronique, reportage et expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours à 18h et 22h sur Public Sénat. Et voici le sommaire de ce 3 novembre.
C'est un budget qui ressemble de plus en plus à un épouvantail. Il fait peur à tout le monde. Personne ne veut le voter.
Il dessine en creux. Les limites de la méthode le cornu le premier ministre voulait laisser la main aux députés en renonçant au 493. On se retrouve avec un calendrier intenable des hausse d'impôts en pagaille et la perspective de devoir recourir aux ordonnances.
Sébastien le Cornu peut-il éviter le pire pour lui d'abord, mais peut-être aussi pour le pays. On en débat dans une minute. Et puis dans la seconde partie de notre émission, je vous propose une plongée dans cette Amérique qui nous déteste.
La menace qui me semble la plus inquiétante pour l'Europe n'est ni la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur. La menace qui m'inquiète le plus vient de l'intérieur. L'Europe s'éloigne de certaines de ses valeurs les plus fondamentales des valeurs que partagent les États-Unis d'Amérique.
L'Amérique de Donald Trump et de son vice-président Jidan lanc un défi aux valeurs européennes démocratie, tolérance, réglementation, liberté d'expression, protection des citoyens, transition écologique. Comment l'Union européenne peut-elle se réformer sans se renier ? Qui sont encore nos alliés dans cette Amérique ultra divisée ? réponse dans 3/4 d'heure sur ce thème et évidemment sur l'actualité politique.
On vous attend, vous pouvez participer à l'émission en en flaschant ce QR code. Je poserai vos questions à nos invités notamment sur cette nouvelle journée de tractation politique qui a vu les socialistes et l'ensemble de la gauche refuser l'invitation de Sébastien Lecnu à Matignon. Cécile Sou.
Tous les partis ont répondu présent, sauf LFI, les écologistes et le Parti socialiste. Sébastien Lecornu n'a pas réussi à mettre tout le monde autour de la table pour trouver un compromis sur le budget. Le Parti socialiste notamment a décidé de boycotter la réunion à cause du car pour notre partons pas aller à une parodie de réunion avec l'extrême droite pas dans le même temps.
Vous expliquez à toutes les élections l'extrême droite est dangereuse pour la République et ensuite aller se taper sur le ventre et à se passer le vin et aux gazeuse. Absente, la gauche ne ferme pas pour autant la porte à la négociation avec Sébastien Lecnu. Le premier ministre très investi fait tout pour trouver une voie de passage et éviter la censure des socialistes.
Vendredi, il est allé lui-même dans l'hémicycle calmer la potentielle colère des socialistes après le rejet de la taxmane, l'une des lignes rouge du Parti socialiste en promettant des compensations que nous sommes prêts à regarder et des recettes et des mesures d'économie pour très très vite prendre des engagements. J'ai commencé déjà à le faire, je crois, de manière tout à fait certaine, devant le peuple français, devant la représentation nationale pour enlever l'essentiel des mesures qui nous semblent abrasives pour les plus fragiles de notre pays. La réponse est oui.
Éteindre le feu à gauche et trouver des compromis à droite. Le Premier ministre marche sur un fil semé d'embûche car selon la ministre du budget, il doit aussi composer avec LFI et le REN dont l'objectif serait de saboter tout compromis. La France insoumise qui est dans l'incohérence la plus totale qui vote maintenant de plus en plus de mesures avec la droite parce qu'au fond il cherche à bordelliser le débat.
Et puis vous avez le RN qui tout en votant des choses dit voyez monsieur Bardella ce weekend que toute façon à la fin ils n'en feront rien et que tout ça n'arrivera pas qu' veent la censure. En plus du chemin politique difficile, la lenteur des débats est l'autre point bloquant du projet de loi de finance. Le vote de la partie recette normalement prévu demain est repoussé car il reste plus de 1000 amendements à examiner.
Sébastien Lecnu jou laa montre. Quelles sont les limites de cette méthode ? On en débat tout de suite avec Pascal Perinot.
Bonsoir, bienvenue. Vous êtes professeur émériite des universités à sciences pot, auteur de ce livre Le goût de la politique, un observateur passionné de la 5e République publié chez Audil Jacob. Valérie Locab, bonsoir Valérie, bienvenue à vous.
Vous êtes éditorialiste au quotidien en ligne lejournal.info. Stéphane Zumek, bonsoir.
Bienvenue Stéphane, directeur du département politique et opinion à l'institut de sondage Ipsos BVA et Anne Charlin Bezina. Bonsoir AnCharline, bienvenue. Vous êtes constitutionnaliste et éditorialiste pour Sens Public et je vous rappelle que vous pouvez participer à l'émission en flashant ce QR code.
N'hésitez pas à poser vos questions notamment sur cette actualité politique. Pascal Pirino se file là entre les socialistes et Sébastien Lecornu. Je sais pas si c'est un élastique qui va finir par claquer.
Est-ce qu'il menace de se rompre ? Oui, peut il peut se rompre du jour au lendemain. On voit bien que au fond Sébastien le cornu a énormément lâché.
Ça a commencé bien sûr avec quelque chose d'emblématique sur la réforme des retraites, mais on voit bien que là dans le débat et on vient de l'entendre, il sur certaines mesures en effet, il a une oreille attentive vis-à-vis des demandes des socialistes qui paraissent en plus de ça extrêmement goulu comme si le fait d'avoir cédé sur la réforme des retraites avait ouvert les appétits socialistes. Et à un moment, surtout si cet appétit n'est pas satisfait, il y aura quoi ? Et bien, il y aura la mise en cause de la responsabilité du gouvernement Lecnu.
Les gouvernements précédents sont tombés à peu près de la même manière. Donc ce qui est arrivé peut très bien arriver demain, hein, parce que Berier, c'était plutôt le RN qui avait le doigt sur le sur le bouton. Les Renn sans la gauche, ça ne suffit pas.
Donc il faut bien des ces alliances improbables, hein. Euh donc il y a quelque chose qui qui est au fond Sébastien Lecnu, il l'a dit tout haut d'ailleurs. C'est que ce qui est agréable avec Sébastien Lecnu.
Il l'a dit tout haut. Il a il a appelé il y a quelques jours. En effet, il a dit voilà si on veut y arriver, il faut qu'il y ait la culture du compromis.
Oui, cette culture du compromis il n'y croit pas complètement. Il dit "Elle nous manque un peu." Là, c'est pas qu'elle nous manque un peu, elle nous manque beaucoup.
Ça je vous interromps parce qu'on va y revenir sur la culture du compromis. Votre avis un peu général Valérie Locab sur la la stratégie du parti socialiste ? Alors moi j'aime bien prendre le contrepied même si j'adhère bien évidemment à ce que vient de dire mon camarade Pascal Périnot.
J'ai l'impression euh que et Sébastien Lecornu et Olivier Fort ont envie d'y arriver. Euh Olivier Fort l'a redit clairement ce matin. Il a dit "La voix est extrêmement étroite mais elle existe et je ne vois pas du tout l'intérêt qu'il y aurait pour lui à renverser le gouvernement le cornu maintenant.
Comme vous l'avez très bien dit, il a déjà gagné la suspension de la réforme des retraites. Il va aller dire à 3 millions et demi de personnes, écoutez, on va laisser passer cette occasion et vous allez partir à la retête plus tard. Tant pis pour vous.
Euh, il a gagné un certain nombre de choses quand même sur toutes ces histoires d'imposition, de taxation. On reviendra dans le détail plus tard. Oui, même si on va le rappeler, tout ce qui est tout ce qui est discuté, c'est pas du marbre, hein.
Euh, ça peut encore bouger. Mais par exemple, on lui on lui dit euh l'impôt sur la fortune improductif, euh il est pas idéal. En fait, ce qu'il explique Olivier Fort, il dit "On parle du budget Berérou." Le budget Bérou était un extrêmement mauvais budget.
C'est ce que dit Olivier for à tout point de vue. Et maintenant, qu'est-ce qu'on est en train de faire ? On est en train d'essayer étape par étape, coup de canif par coup de canif comme vous l'avez très bien expliqué par aller vers autre chose qui ne sera certes pas l'idéal dont on aurait pas dont on aurait ça ne sera pas un budget socialiste, mais ça sera un budget sur lesquels il y aura eu suffisamment d'avancé pour que nous finalement on préfère y aller que de renoncer et aller à l'échec.
Moi, c'est comme ça que je trouve son état d'esprit aujourd'hu il y a deux mots là que qui vont nous animer dans les minutes qui viennent. Il y a le mot compromis, il y a le mot cohérence aussi et on verra de dans les différentes parties de famille politique. Elle est peut-être pas, vous j'attends votre avis, facile à à tenir.
Si alors là, on va pas se projeter dans l'avenir avec vous Stéphan Zek, mais regardez un peu le bilan de ces derniers jours depuis que finalement cette discussion budgétaire s'est entamée. Que retiennent les Français de ce ces premiers jours de bras de ferme ? la suspension de la réforme des retraites peut-être comme victoire côté socialiste, pas de tax Zucman comme défaite.
Qu'est-ce que parce que il y a pas beaucoup de marqueurs plus forts que ces deux là à votre avis ? Oui. Mais ça a été la très mauvaise nouvelle pour le premier ministre finalement en lâchant sur quelque chose d'ussi emblématique, d'ussi symbolique, d'aussi politique que que la réforme des retraites.
Je pense que il devait sincèrement se dire que tout ça suffirait. Finalement, c'est ce qui avait manqué au Parti socialiste à un moment donné quand François Bairou était et quand Michel Barnier était était à son poste. Il est pas naïf quand même Sébasti ?
Non, il est pas naïf mais je pense qu'il ne s'attendait pas à cette alors je vais pas parler de jusqu'au boutisme du du Parti socialiste de Chantage. Je pense que ça va plus loin que ça dans le sens où ça n'a pas suffi. Ça a été une mauvaise une mauvaise surprise pour lui.
Ça n'a pas suffi. Ça ne suffit pas non plus dans l'opinion et notamment dans l'opinion de gauche. Je pense que le Parti socialiste, faut pas l'oublier, ce fameux bouger, ça fait deux fois qu'il le fait.
Le pact de non censure, ça avait été fait une fois avec François Baot. Ça a échoué. Le Parti socialiste l'a dit lui-même.
Nous avons été roulé dans la farine avec le conclave. Nous acceptons de le faire une seconde fois. Mais pourquoi faire ? pour montrer que il faut un budget et donc le Parti socialiste est un parti dit de gouvernement historiquement et donc responsable et donc va s'asseoir sur un certain nombre de ces principes pour pour qu'il y ait un budget ou alors le Parti socialiste et là qui est un parti de gauche qui explique que ce budget sera peut-être un budget de gauche ou partiellement de gauche mais en tout cas la gauche social-démocrate ça sert à quelque chose par rapport à la gauche plus radicale qui ne sert quelque part à rien et c'est plus beaucoup ça c'est beaucoup plus ça le parti socialiste ne peut pas se permettre une seconde fois de reculer parce que quelque Pareil apparaîtra un petit peu ridicule vis-à-vis de ses partenaires de gauche.
Mettez-vous à la place de la France insoumise si le PS lâche la fau d'optimisme Sébastien le cornu. Bon ok Charl sur la méthode le cornu justement moi je pense que c'est une méthode où tout le monde tombe en même temps en réalité. C'est quand on parle de la chute du gouvernement le corn on pouvait parler de la chute du gouvernement bar ou du gouvernementou avec des forces politiques qui restaient quand même relativement sauvegardé par la suite.
Là avec le compromis qui a été tellement joué avec le PS finalement c'est au moins un échec collectif à deux voire même l'échec de tout ce qu'on a appelé cette nouvelle méthode parlementaire. Et moi, ce serait mon deuxième point. J'ai le sentiment que cette méthode parlementaire elle a été un peu mal pensée par Sébastien Lecnu parce que le compromis ça n'est pas mettre tout le monde d'accord, c'est impossible. c'est irriter le moins de monde possible et j'ai le sentiment qu'en fait en essayant d'aller peut-être trop loin dans l'offre euh il est en train de susciter la demande et ça en économie c'est jamais très alors puisqu'on parle de la méthode le corps nu il y a évidemment un pilier euh qui a été le renoncement l'abandon de l'article 493 de la la constitution qui permet au premier ministre d'adopter un un projet de loi sans vote à l'assemblée quand il n'a pas de majorité et alors le ministre de l'économie Roland l'escur revenait là-dessus ce matin.
C'était chez nos confrères de BFM. qui demande aux députés de prendre leur responsabilité. Écoutez, l'année dernière, il y avait un 493, on votait tout ce qu'on voulait.
On savait que le papa ou la maman gouvernement allait passer derrière pour balayer tout ça. Ça n'existe plus. Donc ça veut dire que quand on a des choses qui de mon point, donc vous laissez les enfants jouer et vous avez plus les moyens de justement ce ne sont pas ce ne sont plus des enfants.
On est face à nos responsabilités. On n'est pas dans une cours d'école. On est à l'Assemblée nationale, chaque vote compte et j'allais dire heureusement on s'est suffisamment plain de la déresponsabilisation du parlement pour qu'aujourd'hui chacun joue ses responsabilités.
Bon Pascal Perinot, vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure. On a un peu l'impression que les députés ont pas totalement intégré la nouvelle donne quoi. Oui.
Non, ils ne l'ont pas intégré. Alors, on peut pas le leur jeter la pierre. C'est vrai qu'il y a des décennies de 5e République où ils étaient pas habitués à la culture parlementaire et à la vraie culture de la construction passante de d'accord de compromis pour faire pour faire la loi, pour faire le budget, pour voter le budget de la sécurité sociale.
Donc en effet, ils ne rentrent pas dans le jeu. Ils appellent sans cesse au renforcement du pouvoir du parlement mais ils n'en ont pas la culture pour le faire fonctionner. Je suis assez d'accord avec le diagnostic euh de Roland l'Escure euh qui d'ailleurs n'est pas simplement le diagnostic d'un ministre qui en effet là et juge est parti.
Mais Philippe Agon, le prix Nobel d'économie est allé devant une commission de l'Assemblée, il en est sorti mais atterré et en disant mais véritablement euh il y a toute une série de députés, il faut pas fonctionner globalement, il y a toute une série de députés qui n'ont aucun souci de la construction patiente du compromis et qui n'ont aucune culture économique. Or, on est en plein budget et en plein budget de la sécurité sociale, hein. les les deux les deux lois fondamentales.
C'est un moment démocratique fondamental de la République. Donc comment fait-on quand on a une absence ou une quasi absence de ce type de culture ? Ça n'est pas simple.
Alors, on a un premier ministre qui fait le job. Euh, il appelle, il leur dit "Écoutez, voilà, vous m'avez privé d'un pouvoir essentiel, l'article 49 alinéa 3, j'ai répondu à votre demande, j'ai accédé à votre demande." OK, mais pour que ça fonctionne, il faut que vous soyez un peu raisonnable, hein, que vous ayez l'esprit de responsabilité et que vous ne fonctionnez pas simplement avec l'esprit de conviction.
Et bien faut le dire quand on regarde une semaine de débat parce qu'on a une semaine de débat on reste un peu sur sa fin. Il reste 1000 amendements. Les délais ne seront pas tenus.
Donc on va à on va est-ce que c'est sûr ou non, je ne sais pas, mais on va peut-être vers ce qui s'est déjà passé, c'est-à-dire un vote par des ordonnances. Oui, effectivement. Alors ça ce sera l'objectif de l'Edito d'AC Charlin dans un instant.
Donc on on va on va vous le laisser hein, on parlera des ordres mais on en parlera dans un dans un instant parce que il y a une question, moi j'ai j'ai promis la un débat autour du mot de de cohérence. Alors entre-temps, il y a une une question qui est venue d'Alba Auradour sur qui nous dit "Pourquoi le gouvernement n'essaie pas de rassembler plutôt que de bricoler amendement par amendement ?" Je disais budget épouvantail, c'est vrai que on sait plus trop à quoi à quoi il ressemble.
C'est aussi un peu le sens de la critique sur la méthode de Yannick Jade, le le sénateur écologiste de Paris qui voudrait une négociation un peu plus globale sur le budget. On l'écoute le bloc central à l'Assemblée les macronistes élargit. Ils disent "Ah ben nous tant qu'on a pas d'instruction du premier ministre, le cornu on peut pas négocier." Et le cornu dit "ça doit se passer à l'Assemblée." Donc là, il y a un yatus au sein du bloc central qui fait que ça ne fonctionne pas et on pourra pas avoir de bons budgets votable pour par qui que ce soit si on fonctionne par amendement.
Donc, il faut qu'il y ait une négociation globale sur les équilibres. Comment on protège les classes populaires, les classes moyennes, comment on investit contre le dérèglement climatique pour le logement, pour la santé et comment en même temps on réduit le déficit. Voilà, ça rejoint une question Lucien tiens qui vient de nous l'envoyer, Saint-Junis Laval.
À quoi ça sert de débattre des heures à l'assemblée si au final aucune majorité claire ne se dégage ? le l'incohérence de ce budget ce que dit Yannick Jade ressemble furieusement à ce que dit Olivier Fort c'està-dire que maintenant Olivier Fort appelle aussi à une vision globale sur le budget et il dit il faut arrêter de négocier amendement par amendement et il faut avoir une vision globale sur le budget ce que dit Yan il faut être plusieurs pour pour danser la bas donc qui est prêt à diser ministre Olivier Fort demande à Sébastien Cornu de porter maintenant une vision globale c'est quand même je veux dire c'est pas parce qu'il y a pas de 493 crois qu'on peut pas proposer un budget. Je veux dire, OK, c'est le parlementarisme et c'est les parlements qui décident.
Mais à l'origine, le gouvernement est quand même là pour l'article 20 de la constitution. C'est le premier ministre qui conduit la politique du pays. Et donc quoi de plus que le budget pour conduire la politique d'un pays ?
Il y a un moment où il va bien falloir que Sébastien le Cornu propose une copie. Enfin, je veux dire, ça va être Oui. Et donc ce que j'entends en creux, c'est que les parties alors je sais même plus comment appeler ça qui qui faisaient ce bloc central, il ronne pas à cette à cet enjeu de compromis plus.
Je trouve que la difficulté supplémentaire à ça que pointe très bien Yannick Jade dans dans cet extrait, c'est qu'il y a pas de bloc central. En vérité, quand vous voyez ce qui s'est passé avec la la le fameux impôt sur la fortune productive, euh tout le monde l'attribue au Rassemblement national parce qu'il l'a voté, mais qui l'a proposé ? C'est le modem qui l'a proposé.
Et qui est contre ? Renaissance et horizon. Pareil sur le l'impôt sur les multinationales, il y a 89 personnes qui le votent pas.
C'est qui ? C'est une partie du bloc central. Tous les autres, ils l'ont voté.
C'est-à-dire que ce bloc central n'est plus euh ni soudé ni central. Je sais pas comment dire. Ça ça a montré une espèce d'éclatement en fait.
Chaque groupe vote mais il y a un sujet dont on n pas parlé et sur lesquels ça va changer les comptes. Il y en a qui peuvent s'abstenir aussi. On n'est pas obligé de voter oui ou non.
On a le droit de s'abstenir. Et ça modifie le comptage de ceux qui ont besoin de voter pour. Parce que je pense à ça parce que les écogistes pourraient s'abstenir par exemple.
Pourquoi pas ? Oui effectivement ça rentre dans l'équation. Stéphansake sur ce côté politique des des petits pas quoi.
C'est ça manque de souffle on peut pas dire ça manque de souffle mais je ne vois pas quelle autre solution à Sébastien Lecnu hein. On parlait de stratégie de Sébastien Lecnu. Je pense qu'il serait bien mal en peine de trouver une stratégie parce que c'est bien au-delà de ce qu'il est capable pas lui l'homme mais de ce qui est capable de faire un chef de gouvernement compte tenu de de la fracture de de l'Assemblée.
Dans ce contexte et du fait qu'il y a 11 groupes et il y a quasiment presque j'exagère rappelle en disant qu'il y a 11 lignes différentes et antagonistes. Non, il y a pas à court terme, je ne vois pas de solution. Vous disiez tout à l'heure, on manque Yannick Jado appelle à un accord plus large de gouvernement.
Mais avec qui vous voulez vous passer ? Parce que vous voyez bien que les partis de toute façon la droite ne veut pas d'une suspension de la réforme de retraite. Quand je dis la droite, je mets Horizon dedans.
Horizon a toujours été droite mais en tout cas n'appartient plus à ce bloc central. Elle a rejoint ça fait partie des bougers pas inintéressants à analyser des derniers jours. Ce qui restait de la bloc central est en totale délicat.
Vous avez un modème qui joue le rôle de l'aile gauche un peu de la macronie. Vous avez Horizon qui est qui a définitivement basculé à droite et tout ça encore été accéléré par la déclaration de candidature avec ses mots à lui de d'édouard Philippe à l'élection présidentielle et vous avez des députés renaissance qui ne savent plus où ils habitent. En fait, on le voit bien sur chacun des votes, il y a une une proportion de députés qui votent contre des amendements présentés par leurs anciens alliés ou qui s'abstiennent.
Il y a plus de majorité. Donc à partir de là, comment dégager ? Je reprends les termes de Jad un accord plus global de gouvernement mais c'est encore plus impossible il y a quelques mois alors que la situation était déjà bloquée.
Oui. Parce que même le premier ministre tente d'être une sorte de chef d'orchestre la réunion d'aujourd'hui de lundi hein voilà où il appelait tous les présidents de groupe parlementaire. Bah toute la gauche n'y va pas.
Donc est-ce qu'il considère que le comidère que le RN fait pas les partis de gauche fait pas partie de la républicain ? Comment peut-on j'allais dire dans un orchestre essayer de de trouver le là si la moitié de l'orchestre les violons, les violoncelles sont partis et cetera ? C'est c'est un véritable problème et c'est là où on voit bien le cette interrogation mais moi que j'ai depuis des mois et des mois sur la nature du Parti socialiste.
Le Parti socialiste était un grand parti de gouvernement, a été un grand parti de gouvernement. À la fin de la présidence Hollande, il a redécouvert autre chose. Il est redevenu un parti de contestation.
Et d'ailleurs, vous retrouvez autour d'Olivier Fort des hommes qui étaient dans la contestation vis-à-vis de François Hollande et aujourd'hui au fond ce parti socialiste hésite à redevenir un parti de gouvernement. Ça reste encore un parti qui a beaucoup de caractéristiques des partis d'opposition et qui est, je termine par là, sous influencé les filles. Il regarde sans arrêt sur sa gauche.
Alors ça ça ouvre un chapitre qui est passionnant et je veux bien que Valérie Lecab réponde là-dessus. Est-ce que c'est encore juste làdessus ? Je vais je vais vous répondre juste là-dessus.
Ce qui s'est passé aujourd'hui à mon avis il y a plusieurs explications. La première c'est que c'est pas Sébastien Lecornu qui la convoque. C'est le ministre des relations avec le Parlement et que du coup c'est pas le même enfin quelque part c'est pas tout à fait le même niveau.
Deuxièmement, le Parti socialiste ne cesse d'être accusé en ce moment et Jean-Luc Mélenchon le pilonne toute la journée de flirter avec le bloc central, de flirter avec la Macronie, de trahison, de cette vendu, de pluette de gauche, de machin et cetera. Donc là, c'est peut-être un peu too much. d'aller assister à cette réunion machin et la trè raison qui à mon avis est la vraie c'est que comme ils arrêtent pas de parler entre fort et le corn ils ont pas besoin Sébastien Cornu c'est exactement ce que pense Olivier Fort il a absolument toutes les cartes en main de ce que pense for ils s'entendent extrêmement bien il y a des discussions de couloir en permanence et je pense que cette réunion avait plus pour objectif de savoir ce que pensent les autres parce qu'ils doivent tous être en train de faire les comptes des voix qui vont voter pour compte s'obstenir machin et cetera parce que je crois qu'ils ont pas renoncé à essayer de faire voter le je me trompe peut-être he c'est peut-être totalement impossible c'est peut-être totalement irréaliste mais je trouve que aussi bien Sébastienu que Olivier Fort continue à dire il faut tenter de faire voter ce budget je sais pas s'il y a une possibilité mais voilà pour moi c'est ça l'explication d'cord alors il y a encore beaucoup de chapitres passionnants à à ouvrir he dans ce débat on va notamment parler du projet de loi de financement de la sécurité social pas une masse à faire non plus pour pour Sébastien Lecorn Ça peut être une une sacrée peau de banane.
Elle a eu la peau, si j'ose dire, de Michel Barnier il y a pas si longtemps. Finalement, ça passe ça passe vite un peu plus d'un an. Donc à ce chapitre là, on parlera évidemment de ce match entre les insoumis et les socialistes.
Cette pression permanente que les insoumis mettent les socialistes, vous avez commencé à l'évoquer mais on y consacrera du temps. Mais j'en viens maintenant à c'est cette conséquence de l'abandon du 493. Charlè, on voit ressurgir avec ces débats budgétaires qui s'éternisent deux options pour le premier ministre.
Et oui, on commence à s'habituer aux procédures constitutionnelles exceptionnelles et là nous allons parler des deux choix inédits qui s'offrent à notre actuel premier ministre. Alors, je vais commencer par les ordonnances. On en a déjà parlé dans ce débat et il faut le dire, ce sont les nouvelles stars de ce budget.
On en entend parler sur tous les bancs de l'opposition. Marine Le Pen, premier jour de dépôt. Jean-Philippe Danguy estime déjà que Sébastien Lecnu prépare les ordonnances.
On a même pas encore commencé à discuter. Éric Coquel, président de la commission des finances à l'Assemblée nationale qui euh critique le gouvernement comme jouant la montre. Donc on voit bien qu'elles sont dans tous les esprits.
D'abord, je voudrais qu'on reprenne l'idée de ce qu'est une ordonnance. Alors, c'est l'article 38 de notre constitution. Une ordonnance, c'est 3 ans au fond.
C'est un partage assez équilibré entre le parlement et le gouvernement. Le Parlement habilite le gouvernement à venir piocher dans un de ses domaines pour un sujet, pour un délai déterminé. 2e temps, le gouvernement travaille et 3e temps, le gouvernement est censé revenir au parlement présenter sa copie pour que euh le parlement donc avalise.
Ça c'est la procédure normale. Sauf que pour les ordonnances dont on nous parle depuis le début du mois d'octobre sont des ordonnances budgétaires qui n'ont pas la même nature. L'article 47 nous dit tout simplement si le Parlement ne sait pas prononcé dans les délais, alors le gouvernement pourra procéder par ordonnance.
Mais lesquels exactement ? C'est-à-dire, est-ce que le gouvernement doit à nouveau avoir l'aval du parlement comme ces deux coutumes ou est-ce qu'au contraire, on considère que le gouvernement procède seul ? Et s'il procède seul, est-ce qu'il peut choisir de retenir des amendements ou pas ?
Toutes ces questionsl restent en suspend pour la simple et bonne raison que nous n'avons aucune pratique, sous la 5e République de ces ordonnances de l'article 47, aucune jurisprudence du Conseil constitutionnel à se mettre sous la main. Donc l'interprétation euh qui reste ouverte et toujours en matière d'interprétation, qu'est-ce que ça veut dire se prononcer ? Il y a une autre incertitude là-dessus.
Le parlement, c'est la deuxième incertitude. Le parlement se prononce. Alors la Constitution, elle adore employer ce terme, se prononcer, c'est décider au fond.
Mais faut-il que l'Assemblée nationale et le Sénat se soient prononcé ou faut-il seulement que l'Assemblée nationale est par exemple rejetée ? Et si le Sénat rejette mais que l'Assemblée adopte, comment ça se passe ? On ne le sait pas.
Et donc on voit bien que [rires] on ne sait pas quand est-ce que Sébastien Lecnu pourrait dégainer. On ne sait pas ce qu'il pourrait dégainer. C'était la phrase préférée pendant l'article 49 aliné.
On nous disait dégainer l'article 493. Alors on va peut-être dégainer l'article 47 aujourd'hui et là avec quelque chose qui risque de faire très mal parce que le parlement ne se sera pas prononcé et on aura évidemment l'abandon de toutes les mesures un peu on va dire au bénéfice du PS. Oui.
Alors, on va on a évacué lesan qu'il y a beaucoup d'inconnus encore. Alors, il y a une autre hypothèse il y a une autre hypothèse et celle-là, j'ai envie de vous dire, c'est presque l'hypothèse de la réassurance parce qu'on la connaît. C'est la loi de finance spéciale de l'année dernière où on voit bien qu'en fait bon bah, il y a il y a plus de peur que de mal puisqu'il s'agit de reconduire le budget de l'année précédente découpé en tranche.
On essaie de de dépenser seulement ce qui est nécessaire par mois jusqu'à ce qu'on se mette d'accord sur un nouveau budget. Donc c'est la procédure qui avait été choisie post renversement de Michel Barnier. Sauf que quand même le gros inconvénient de la loi de finance spéciale, c'est que là encore, on abandonne toutes les mesures qui ont été fait sur la base de ce compromis et on risque même de faire rentrer des Français dans l'impôt.
On voit bien que rien n'est finalement indolore dans ces solutions de rustine. Alors entre un parlement court circuité ou un provisoire qui dure et bien on en vient à regretter l'article 49 aligné à 3 comme c'était hautement prévisible. Il avait deux avantages.
Il permettait de conserver le délai et de conserver la face. Et là, ce sont deux choses qui nous semblent aujourd'hui définitivement perdues. Bon et et je vais vous poser un peu la la même question.
Tiens, je commence avec vous. Pascal Perino, je crois que vous avez déjà un peu répondu. C'était une erreur de renoncer au 493.
Personnellement, je crois que c'était une erreur. Euh toutes les armes du parlementarisme rationalisé avaient été mises en place au début de la 5e République pour palier au genre de situation que l'on connaît aujourd'hui, hein. Et ce considérer qu'on peut piocher comme ça ou enlever une arme de ce parlementarisme rationalisé était à mon avis une initiative dangereuse.
Il faut reconnaître que l'article 49 aligné 3 était devenu même on faisait des manifes dans la rue contre l'article 49 aliné 3. Vous imaginez faire une manifle de la constitution. Donc c'est en effet, on le voit dans les sondages d'opinion, c'est un instrument dans la mesure où on le connaît, c'est un instrument qui est oni par l'opinion publique et pas simplement par certains parlementaires.
Oui, mais parce que justement Stéphan, ce qui est intéressant, c'est ce qu'il a fini par symboliser cet article 493. Ouais. une sorte de dénis de démocratie alors que c'est une disposition de la la Constitution, ça peut paraître singulier et surtout de brutalité en fait.
C'est ça le passage en force, c'est associé à à de la brutalité. Mais et c'est pour ça que si on devait on passer par les ordonnances ou par une loi euh de finance spéciale, de toute façon, tout le capital qui a été engrangé par le premier ministre sur son humilité, sur le respect du parlement, ce ne sera pas le projet de ce ne sera pas le budget du gouvernement, ce sera le budget des parlementaires. Tout ça s'évaporera assez vite et s'il doit passer par là, ce sera lui qui sera tenu responsable par la représentation nationale de cette nouvelle forme de brutalité alternative au 493.
Et comment éviter la censure après ça ? Parce que j'imagine mal le Parti socialiste accepter finalement un tel passage en force, même si on peut considérer que ce n'est pas un passage en force. Et surtout ça signifiera une seconde chose.
On parle beaucoup de la dévalorisation de la parole politique, on en parle depuis des années maintenant. Mais une fois que les Français auront assister pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines à ce travail où on vote on vote des amendements, on on change le budget en fonction des envies ou des ou des des objectifs politiques d'un groupe ou de l'autre et qu'à la fin tout ça de toute façon est supprimé d'un trait de crayon. parce que a y il y a plein d'éléments dont on parle disent "Ah tiens, ça ça me concerne en bien ou en mal d'ailleurs finalement ça disparaît.
Et tout ça laissera des traces cette fois-ci en terme de dévalorisation du travail parlementaire parce que qu'est-ce qu'un français ou une française pourrait se dire mais finalement on nous a servi un spectacle où chacun votait ce qu'il voulait. De toute façon, ça ne servait à rien. Les gens avaient bien compris, les politiques avaient bien compris que de toute façon tout serait remis à zéro et que on appliquerait le budget de l'année dernière.
C'est aussi très grave en terme d'image alors que du parlement alors que c'était censé être sous avec le moment le grand retour du parlement. Ouais. [rires] La Pierre, elle est dans le jardin des députés là en l'occurrence.
Non mais c'est pour ça rêvons 5 minutes. Je sais pas si les constitutionnalistes vont approuver ou pas. Allez rv.
Allons-y. Allez ron. Euh voilà, les parlementaires ont travaillé, enfin, ils ont encore mis l'amendement, mais disons queils vont finir par travailler, ils ont jusqu'au 23 novembre, hein, pour euh adopter euh en première lecture et cetera.
Bon, et est-ce que l'ensemble avec parce que on parle pas encore du PLFS, mais ça va être terrible, hein, parce que tout ce qui concerne l'augmentation des franchises médicales, ça va être balayé par la gauche. Ils sont pas du tout d'accord. Voilà ce que je veux dire.
Rêvons d'un premier ministre qui fait sa tambouille avec ses parlementaires. Il a tout un tas d'amendements comme une espèce de il va au marché, il y a des carottes, des poireaux, des tomates et des cerises et il dit bon bah les poireaux je prends, les carottes, je les laisse les machins j'ai l'impression que c'est un peu ça que la gauche lui demande maintenant, c'est de dire "OK, on a beaucoup débattu, on a beaucoup voté, on a beaucoup qu'est-ce qu'on retient de tout de tout ce travail ? Qu'est-ce qu'on retient ?" Et lui, il a la possibilité quand même d'avoir l'initiative de proposer non pas son projet à lui mais de proposer ce qui ce qu'il par exemple regardez, il y a que 89.
Juste un petit mot de réponse ensuite par rapport au fait que pas tant que ça en fait, il peut pas tellement choisir étant donné que si vous voulez ce qui a été débattu en première partie en recette, il faut encore qu'on le répercute dans les dépenses et seulement si on a le temps d'avoir une discussion d'ensemble, on pourra avoir une vision globale. Mais tout est déterminé par le délais au fond. Ce que ce que je veux dire c'est que sur la taxe sur la multinationale qui rapporte 26 milliards quand même, excusez du peu c'est pas rien 26 milliards, il y a que 89 députés qui ont voté contre.
Alors ce qui est dommage c'est que c'est les députés de son propre camp. Donc il va dire bah ça on le garde pas, il va pas prendre quelque chose. Emmanuel Macron c'est le résultat du vote parlementaire de toute façon il y est tenu.
Il peut pas le réintégrer. Le réintégrer ? Est-ce qu' normalement l'amendement pourquoi il le prendrait pas ?
Mais s'il a été rejeté, c'est pas possible. Non, il a été adopté. D'accord.
Il y a que 89 contre et il y a 200. D'accord. Donc oui, donc ça ça évidemment ça fera partie de la Sauf que s'il le prend, ça pose des questions avec les lois international, ça pose des questions vis-à-vis de son camp qui compte, ça pose plein de questions.
Non mais donc la question c'est qu'il y a bien un moment, il va falloir choisir dans ce dans ce Mikma et et faire une proposition. Tiens, plusieurs réactions. Ce que j'ai dit sur le 493, pouir Yve qui nous écrit de Gonville sur Ronfleur.
Pourquoi dit-on que c'était une erreur d'avoir supprimé le 493 ? C'est un outil qui permettait un passage en force. C'est une victoire démocratique cette suppression du 493.
Ça va rejoint ce que vous disiez Stéphane, on est obligé de passer par le compromis. Et puis alors une autre question, ce qui ce qui c'est c'est vraiment bien d'avoir votre participation parce qu'on voit que nous parfois on on oublie les questions de base. Youssef de Rohan, quel députés doivent jouer le jeu pour que le budget passe le PS seul suffit-t-il ?
Pascal Perino, il faut faire des maths quoi. Mais mais il faut expliquer pourquoi peut-être en quelques mot le PS seul ça ne suffit pas hein. Donc il faudra en effet que d'abord le bloc central reste un bloc central à une époque où il est en train de d'éclater dans tous les sens.
Il faudra le soutien d'une partie de toute ou parties de la de la droite de la droite républicaine LR. Donc vous voyez, on en est loin de ce dispositif, sauf s'il y en a qui s'abstiennent parce que là pour l'instant Oui, mais pour l'instant tout le monde cultive ses différences et puis là c'est facile. On est dans la partie en effet recette.
Alors il y a on joue la partition qui est très populaire en France. Bon on va taper sur les riches et puis voilà tout ira mieux. Mais euh ce qui va être intéressant, c'est si on y arrive, quand on va discuter en effet euh euh des dépenses, réquilibr là, il va falloir rééquilibrer tout ça et pour l'instant euh tous ces gens qui poussent, toutes ces forces politiques qui poussent en effet euh à taper sur les riches, sur les couches moyennes, les couches moyennes supérieures et cetera, euh ils sont tout de même d'une discrétion extrême hein sur l'économie, sur les dépenses et ça laisse présager tout de même d'une c'est très étrange si vous voulez je vais vous dire parce que là on parle de projet global venant de le cornu mais quel est leur projet global Alors ben tiens j'allais vous poser la question par exemple sur le rassemblement national regardez cet article de nos confrères du Figaro à l'Assemblée le RN vote 34 milliards de hausses d'impôts en 24 heures le parti de Marine Le Pen dans la tourmente budgétaire Stéphane Zumstegg est-ce que le RN passe entre les gouttes ou est-ce qu'il est lui aussi abîmé par ces par ses débats d'une certaine façon qu'il passe entre les gouttes très longtemps On a dit sur les questions économiques et donc sur les questions fiscales, il y a deux lignes antagonistes et ils hésitent, ils ne savent pas quoi faire.
On disait la même chose à l'époque de ils vont soutenir Barnier ou ils ne vont pas soutenir Barnier. Toujours la même chose. On croit toujours qu'il y a deux lignes et qui ne savent pas les trancher.
Mais non, elles sont complémentaires ces lignes à chaque fois. Et c'est en ça que le Rassemblement national pour reprendre votre expression passe entre les gouttes. D'un côté, il vote 34 milliards priorité au pouvoir d'achat des Français.
Nous sommes le parti politique le plus proche des préoccupations des Français. Ça tombe bien, c'est comme ça que le considèrent les Français. Et d'un autre côté, il votent contre l'attaque du Zukman pour ne pas faire peur à une partie de leur réservoir ou de leur leur cœur de conquête électoral.
En l'occurrence, cet électorat de droite qui sur les questions régaliennes a déjà rejoint le Rassembl national mais qui hésite encore pour des raisons économiques. Donc très souvent on a pointé les incohérences ou les peurs du RN. Je pense qu'il y avait incohérence et surtout c'était un personnel politique qui était très mal à l'aise sur ces questions.
Maintenant, ils ont réglé le problème. C'est ils il selon selon les cas, ils votent pour une ligne ou pour l'autre ligne. C'est complémentaire et c'est mieux pour eux.
Il nous reste une dizaine de minutes et je veux quand même qu'on ait du temps pour parler du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Un mot Charl pour faire un tir groupé et répondre aux deux questions en même temps. Ce pourquoi c'est dommage d'avoir apport abandonné l'article 49 alinéa 3, c'est justement par rapport aux décomtes des voix.
C'est-à-dire que cette fois-ci, il nous faudra 290 députés pour ou des abstentionnistes ou un peu moins de personnes présentes. Sauf que là, tous les groupes risque de venir et de ne pas avoir piscine. Donc, de ce fait-là, l'article 49éa 3, vous permettaz de dire "Je ne suis pas pour le budget mais je ne suis pas contre le gouvernement." Ce qui permettait quand même au PS ou à certains partis de s'en sortir par le haut et c'est là que c'est dommage.
Allez, le budget de la sécurité sociale et c'est le moment où Steve Jourdain nous rejoint sur ce plateau. Bonsoir Steve, bienvenue à vous. débat qui débute dès demain à l'Assemblée nationale.
Attention, ça va secouer. Ouais, c'est un texte très inflammable que les députés ont d'ailleurs rejeté vendredi en commission. C'est la version initiale du gouvernement qui arrive demain dans l'hémicycle.
En l'état, Thomas, il prévoit plusieurs grandes mesures d'économie avec un objectif chiffré. Il s'agit de réduire le déficit de la CQ à 17,5 milliards d'euros en 2026 contre 23 milliards cette année. Parmi les mesures politiquement sensible, on trouve notamment, vous en parliez tout à l'heure, le gel de l'ensemble des retraites de base en 2026.
Il y a aussi le gel des prestations sociales comme les allocations familiales, le revenu de solidarité active, le RSA ou encore les aides personnalisées au logement. Ces prestations ne seront pas comme d'habitude indexées sur l'inflation. Ça signifie donc moins de pouvoir d'achat pour ceux qui les touchent.
Et puis il est aussi question Thomas d'un doublement des franchisses médicales ou encore d'une surtaxe exceptionnel sur les complémentaires santé. Les mutuels qui pourraient à leur tour décider d'augmenter les tarifs. Donc ça c'est la copie initiale face à une levée de bouclier des oppositions.
Sébastien Lecnu a déjà décidé de lâcher du la. Le premier ministre qui est un peu historien. Il se souvient qu'un lointain prédécesseur du nom de Michel Barnier avait chuté déjà sur le budget de la CQ.
En conséquence, il met un peu d'eau dans son vin, écoutez, le vendredi dans l'hémicycle. Vous êtes nombreux en croire le courrier parlementaire à dire que la question du gel des retraites est quelque chose qui n'est pas acceptable et qui n'est pas accepté par nos concitoyens et nos concitoyens. Et donc je le dis, le gouvernement est favorable à regarder l'ensemble des amendements qui viendront dégeler les pensions de retraite de notre pays.
Et ce budget de la sécurité sociale contient évidemment également la fameuse suspension de la réforme des retraites. Autre concession effectivement de Sébastien Lecorn en direction des socialistes. Peut-être la concession la plus symbolique.
Les députés ont approuvé en commission vendredi le décalage de la réforme jusqu'à janvier 2028. Les socialistes revendiquent une première victoire. côté.
Il y a un engagement du Premier ministre prononcé à la tribune le jour de sa déclaration de politique générale. Si il n'y a pas de suspension de l'application de la réforme des retraites dans le texte du PLFSS, alors celui-ci sera sera rejeté immanquablement. Une suspension Thomas qui coûtera près d'AR400000 € en 2027. une somme qu'il va falloir trouver ailleurs.
Merci beaucoup Steve Valérie Locable. Est-ce que la difficulté de trouver un compromis sur le budget vaut aussi ou encore plus sur le celui de la sécurité sociale ? Oui, ça va être compliqué parce que ça a été très bien expliqué.
Il y a beaucoup de mesures qui sont contestées. Alors ce que dit Jérôme Gedge quand il dit s'il n'y a pas la suspension de la réforme des retraites, ça ne passera pas. Ça c'est sûr et certain. sa seule certitude absolue.
C'est-à-dire que si dans la proposition finale ne figure pas la suspension de la réforme de retraite, les socialistes censureront sans aucun doute. Ils ont pas d'autres solution que de censurer et ils censurent. C'est leur grosse victoire politique.
Sur le reste, ils sont prêts à faire des efforts, ils sont prêts à lâcher du l'est, ils sont prêts à pas avoir ce qu'ils veulent mais là-dessus, il en est juste hors de question. Mais en gros, leur état d'esprit sur la sécurité sociale, c'est très simple, c'est que toutes les économies fonctionnelles, par exemple le parcours de santé, dire euh je vais chez un médecin, puis chez un autre, puis chez un autre, ça suffit, maintenant on va rationaliser. Tout ça, ils sont d'accord.
Tout ce qui donne des économies comme ça, ils sont d'accord. Ce qui pèse sur le patient lui-même, c'est-à-dire l'augmentation de la franchise, l'augmentation des complémentaires et cetera, ils vont batailler. Alors, ils vont pas tout obtenir, mais ils vont batailler sur ces sujets-là.
On rappelle une évidence peut-être Stéphan Zumsteg, la santé, les déserts médicaux, l'état de l'hôpital public, ça c'est c'est très haut dans les pré sûr bien sûr avec le pouvoir d'achat, ça c'est pas une surprise, on en a déjà parlé évidemment mais les franchises musicales, c'est pas que la santé, c'est aussi une baisse du pouvoir d'achat. Donc c'est évidemment inacceptable pour la gauche en général et surtout pour le Parti socialiste qui là encore, je répète veut apparaître comme un partie de gauche utile. C'estàdire une gauche qui permet des avancer, qui permet de d'infléchir des décisions a priori trop brutales d'un gouvernement de centre ou de centre- droit.
Ouai. Question de Raphaël de Montsintignan. Les débats sur la sécurité sociale ne risque-il pas de creuser encore plus les division à gauche entre le Parti socialiste et la France insouise ?
Tiens, démonstration de ces divisions Éric Coquel ce matin sur Public Sénat. Je sais pas jusqu'où ils vont aller. Je sais pas, je sais plus où ils habitent les socialistes réellement.
Je pense que tous les groupes Non, c'est pas ce que je vous dis. Je sais plus en ce moment où ils habitent parce que ils sont tellement dans l'idée de trouver à tout prix un compromis pour éviter un retour aux urnes qu'ils en arrivent finalement à être accompagné le gouvernement dans cette espèce de théâtre d'onde qui laisse penser que un compromis est est possible alors qu'en réalité ils essayent de passer leur budget. Éric Cocrel qui traite aussi les socialistes d'idios utiles du macronisme.
Pascal Perinot, l'avenir pourrait-il lui donner raison ? On ne fait pas on fait pas dans la nuance hein dans la guerre des gauches hein. Euh et Cocrel en dépit de sa position qui est tout même une position éminente de président de la commission des des finances en effet ne fait pas dans la nuance.
Euh si vous laissez la vieille guerre hein entre la gauche réformiste et la gauche qui se veut, je mets de multiples guillemets, qui se veut révolutionnaire euh qui euh qui continue et il dit est-ce que ça par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure, pardon de vous interrompre, est-ce que ça n'ancre pas de nouveau quand même le PS au sein des partis de gouvernement ? H ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas.
Ça ne suffit pas. Il faut que le PS fasse encore un geste hein et revienne en effet à une véritable culture de gouvernement qu'il a connu dans son passé avec Lionel Jospin, avec François Mitteran, avec Laurent Fabius, avec Michel Rocard et cetera hein. Et là, on voit bien qu'il n'a bon il a initié, c'est extrêmement important, il a initié une échappée mais fait faut qu'il aille jusqu'au bout de cette échappée hein.
Et on voit bien que le personnel parlementaire socialiste aujourd'hui n'est pas n'est plus le personnel qui entourait Lionel Jospin, qui entourait Michel Reocard qui entourait Laurent Fabius. C'est un un profil qui est un profil plus contestataire et qui il y a quelques mois était dans une union avec les fill au sein du fameux Nouveau Front populaire, hein. C'est ce qui leur a permis d'être élu.
C'est là-dessus que ces socialistes ont été élus. Donc il ils sont en train de de brûler ce qu'ils avaient adoré euh il y a quelques temps. Oui.
Mais est-ce que Valérie Locap c'est pas quand même un un nouveau chapitre là qui est clairement en train de s'écrire pour le Parti socialiste ? Si tout à fait et donc le renoncement à cette stratégie qui qui a prévalu pendant longtemps. Mais je suis absolument convaincu.
Euh c'est l'histoire de la gauche qui est en train de raconter Pascal Perino. C'està dire qu'est-ce qui qu'est-ce qui fusile le le quinquena de François Hollande ? Ce sont les frondeurs.
C'est c'est c'est d'avoir des frondeurs à leur basque du début à la fin. C'est-à-dire qu'il y a clairement en fait la vraie rupture qui est intervenue à aux universités d'été de rentrée de LFI qui s'appelait autrement peu importe. Le mot d'ordre et le slogan c'est on déteste le Parti socialiste.
On déteste le Parti socialiste. La rupture ce matin on lui dit fort on l'interroge sur LFI, il dit "Arrêtez de me parler de lui, il m'intéresse pas" et il balait d'un revers de main. Eric Ocrel dit "Je ne comprends plus rien de ce qu'ils font." La rupture est claire, elle est nette et elle est évidente.
Pourquoi ? pour une raison extrêmement simple, c'est qu'Olivier Fort veut se présenter à l'élection présidentielle et que bien évidemment celui qui a une chance d'aller à son présidentiel, c'est celui qui dominera l'autre. Et ce n'est plus le temps de l'alliance, c'est le temps de la bataille pour être celui qui sera en tête à l'élection présidentielle.
Alors ça veut pas dire que jamais dans leur vie ils s'alliront de nouveau. Ça on verra la vie est longue. Mais en ce moment le le chapitre actuel, il est clairement l'un contre l'autre et c'est extrêmement clair.
C'est clair dans leur votes, c'est clair dans leur attitude, c'est clair dans les réunions auxquelles ils assistent ou pas, c'est clair dans tout absolument et dans toutes leurs déclarations. On va terminer, je vais vous poser une question de de téléspectatrice. Je pense Inaya de Paris parce que c'est vrai que ça peut sembler incohérent.
Pourquoi le budget de l'État est mis entre parenthèses pour se concentrer sur celui de la sécurité sociale ? C'est quand même un drôle de un drôle de fonctionnement. Alors, de toute façon, la succession, elle a toujours été habituelle étant donné qu'en fait, on a les deux qui tombent à peu près avec les mêmes deadlines dans les mêmes semaines.
Le la seule panique qu'on peut voir là-dedans, c'est qu'on n pas réussi à voter la partie recette avant d'en arriver au budget de la sécurité sociale. C'est pas très bon signe. Mais encore une fois, on peut aussi tout à fait chanter la voix de l'espoir en se disant que le PS est attendu au tournant par LFI sur le vote final en disant finalement jusqu'à présent, ils ont été les idiots utiles, mais on va voir ce qu'ils feront à la fin.
Donc tout le monde a intérêt à voter et c'est pour ça qu'on ménage un peu le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ça nous donnera un peu d'oxygène. Bon, on a rêvé, on a chanté la voix de l'espoir.
Quel bon débat. Merci beaucoup [rires] d'avoir d'y avoir participé. Je rappelle le titre de votre livre Pascal Perino.
Le goût de la politique, c'est aux éditions. Auil, Jacob, on en manque pas évidemment sur ce plateau. Valérie Locable, on vous lit dans le le quotidien numérique, le journal.info.
Je vous dis à bientôt sur sur Publ. C'est là.
Sébastien Lecornu