Face-à-Face : François Ruffin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
BFM TV face à face AP Pauline de Malerbe il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC BFM TV bonjour François Ruffin bonjour Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions vous êtes député LFI de la somme mais député et reporter puisque c'est comme ça que vous vous définissez et vous aviez d'ailleurs publié un livre en 2018 qui s'appelait un député à la ferme vous parliez déjà des grandes difficultés du monde agricole et des pays an pour pouvoir se nourrir et vivre dignement de de leur travail on va évidemment tout au long de cette matinale également vous parler des cartes de blocage elle s'est étendu on vous informe en direct sur RMC BFM TV mais d'abord rien à voir on a appris hier soir que les députés allait toucher 300 € de plus c'est une augmentation de 300 € qui a été acté 300 € par mois pour chaque député pour des dépenses de de frais c'est même plus que l'inflation vous allez en faire quoi d'abord j'ai annoncé que je le reverse c'est pour moi solidarité paysan donc vous savez que je garde pas la totalité de ma rémunération et ça c'est pas pour la rémunération c'est pour le fonctionnement maintenant que les députés la démocratie a besoin d'argent pour fonctionner c'est une chose mais ça peut se concevoir moi ce qui me paraît choquant dans cette décision qui a été prise par tous les groupes sauf le groupe la France insom la France insomist s'est abstenu n'a pas voté pour et même a été contre cette décision pourquoi c'est choquant c'est choquant parce qu'on est dans une assemblée qui refuse l'indexation des salaires sur l'inflation et on va y venir la première demande des Français c'est de vivre de son travail de bien vivre de son travail donc dans cette emblée où on refuse l'indexation des salaires surinflation où on va doubler les franchises médicales où on va augmenter l'électricité de 10 % bon dans cette ce cadre là la les députés se permettent une augmentation pour leur budget à eux tout comme le président de la République c'est permet une augmentation sur son budget de fonctionnement à l'Élysée bah non c'est pas normal s'il y a à se serrer la ceinture ça doit commencer par les dirigeants ça doit commencer par montrer l'exemple ça doit commencer par le haut ou alors à l'inverse ou al à l'inverse vous appelez toujours à une indexation des salaires c'est évident que j'appelle à une indexation des salaires à minima sur l'inflation l'inflation a pris 5 % cette année ben normalement les salaires doivent pouvoir prendre 5 % de manière à ce que simplement les Français vivent de leur travail les points de blocage se multiplie partout en France c'était parti de haut Garon mais désormais c'est un peu partout notamment en Bretagne avec une grande manifestation qui est attendu à reen il y a des points sur lesquels ça se crispe sur l'ASS ce matin on a vu des des vraies tensions notamment entre les routiers des routiers étrangers ou dont la cargaison était étrangère qui a été vidée par les agriculteurs est-ce que vous ne vous redoutez que ça ne bascule dans une certaine violence ou dans une certaine colère non maîtrisée je suis toujours je P je dis toujours je le répète que pour moi la violence n'est pas la solution que même ça dessert bien souvent les mouvements plus que ça ne les sert maintenant je suis solidaire de toutes les personnes qui se battent simplement pour une chose c'est vivre de leur travail et là ce qu'on voit dans le monde paysan la demande est simplement une demande de pouvoir vivre dignement de son travail alors moi je reviens sur le fond hein sur le fond c'est quand même parce que cette crise c'est pas comme si elle était nouvelle Emmanuel Macron arrive au pouvoir et livre d'ailleurs il date de 2018 exactement parce que il entend à ce moment-là que bah c'est pas normal les prix vont pas les paysans sont pas payés comme il faut sur le lait sur le porc sur la volaille sur à peu près tout ils sont pas payés ne serait-ce que pour pouvoir remplir leur coup de revien bon déjà à l'époque et il y a une réponse qui est les états généraux de l'alimentation avec une loi égalime qui est plus qu'imparfaite elle elle elle est imparfaite vous l'aviez voté vous estimiez au moment où elle est passée que c'était mieux que rien aujourd'hui le problème c'est qu'elle n'est même pas appliqué certains agriculteurs et notamment les éleveurs laitiers disent que vis-à-vis dans le bras de fer là des négociations commerciales avec Lactalis laactalis leur dit ok on va vous augmenter d'1 % les les les éleveurs laitiers disent on a besoin de minimum 5 % personne ne vérifie et dans cette loi égalime que vous avez voté il y avait pas de contrainte il y avait pas de sanction d'accord jeis vous savez je prends toujours ce qui peut être mieux par rapport à rien donc à l'Assemblée j'ai cette démarche constructive bon ok vous vous nous donnez ça je vais le prendre d'accord mais je je n'ai cessé de plaider pendant toute la loi égalime avant la loi égalime après la loi égalime et aujourd'hui encore pour des prix planchés pour des prix planchés ça veut dire quoi ça veut dire queà l'époque de la loi Galim il fallait que le litre de lait soit à 40 centimes d'euros pour que les les agriculteurs il puissent être payés correctement et ben il fallait que l'État dise le prix plancher le minimum à payer c'est 40 centimes d'euros point or je peux vous lire la loi égalim si vous voulez parce que c'est une usine à gaz qui était construite à la place de dire prix pché on fixe un ça donne ça les accords cadres leur déé termination des prix devront prendre en compte un ou plusieurs indicatifs relatif au coût pertinent de la production en agriculture ou à l'évolution de ses coups et un ou plusieurs indicateurs relatifs au prix des produits agricoles et alimentaires chargeent ensuite à un médiateur de modifier ou supprimer 5 donner mal la tête voilà incprhensible usine à gaz donc c'est pas ça il faut pourquoi ils ont fait ça parce qu'au fond là ce que vous avez c'est une défaillance du marché le marché ne marche pas le marché il écrase les paysans vous savez moi j'ai cette image dans la Révolution française où on a un paysan du Tiers État qui a sur ses époiles C voilà qui a sur ses épiles un aristocrate aujourd'hui paysan il a sur ses épaules l'industrie agroalimentaire qui a sur ses épaules la grande distribution et ben il faut que là-dedans l'état il joue son rôle et qui ils rétablissent de la justice et rétablissajoute la question à cela s'ajoute la question aussi de l'Europe vous appelez à une exception agriculturelle on va y revenir je voudrais d'abord qu'on fasse un tour par le terrain parce que précisément sur ces réponses politiques qui sont attendu Nicolas Poincarré est sur la 64 en haut de Garon au niveau du point de blocage d'origine là où tout a commencé et Nicolas pocarré vous avez compris que ils attendent Gabriel hatthal ils ne lèveront pas le blocage tant que Gabriel hatal n'est pas arrivé et ils savent comment s'y prendre hein oui c'est ce que me disent les les les organisateurs de de ce point de de blocage ici ce qu'ils veulent c'est le déplacement du Premier ministre sous ce pont pour venir leur annoncer les mesures et effectivement pour faire pression sur Matignon ils ont un un joker dans leur poche qu'ils ont déjà utilisé plusieurs fois ils font ça voir à Matignon qu'ils sont en contact avec les équipes du rassemblement national qui leur ont proposé que Jordan Bardella vienne ici jusqu'à présent ils ont dit à Jordan Bardella non merci c'est pas le moment mais ils disent à matigon écoutez si si Gabriel hatal ne vient pas alors ce sera Jordan Bardella vous voyez qu'ils ont un sens politique aigu ces agriculteurs de haute Garon une forme de chantage de chantage au RN merci Nicolas François Ruffin est-ce qu'il y a quand même ce point de bascule on sait que dans les Pays-Bas par exemple avant l'arrivée de gtvers au au pouvoir c'est aussi la colère des paysans qui a fait monter l'extrême droite vous savez moi je défends les gens qu'importe le de vote qui glissent dans l'urne jamais j'ai demandé à un ouvrier quel est qu'est-ce qui votait avant de le défendre vous voyez donc c'est pour moi le sujet il faut pas transformer un sujet de fond en un sujet politique en un sujet politologique qu'est-ce que ça va donner aux élections AINS de suite on est là dans un moment qui a un moment de crise qui peut être un moment de vérité qui peut être un moment de bifurcation et un moment où la société française peut choisir au fond l'agriculture française elle a besoin d'un CAP et le gouvernement malgré je l'ai dit 6 années maintenant de crise larvé il ne donne pas de cap il tient un double discours il dit d'un côté il faut la monter en gamme il faut le bien-être animal il faut sortir des phyos et de l'autre côté il faut être compétitif avec les fermusines du Brésil avec les firmines de main d'Ukraine et ben non il y a un choix à faire il y a un choix à faire entre est-ce qu'on dit que la la priorité c'est de nourrir les Français de bien nourrir les Français ou est-ce que l'objectif c'est d'être compétitif à l'international sans protection et à ce moment-là et ben il y a un dumping mais comment faire entre les deux comment faire sur ce tiraillement au fond entre effectivement les normes environnemental et la question des revenus la question aussi bien sûr de la la concurrence vous avez évoqué à l'instant l'Ukraine après la le début de la guerre en Ukraine l'Union européenne par une forme de solidarité a décidé d'ouvrir les frontière commerciale avec l'Ukraine ce qui a eu pour conséquence une arrivée massive notamment de de tout ce qui est céréales Ukrainiens qui ne respectent pas les mêmes normes que nous et qui sont venus évidemment concurrencer la le travail des agriculteurs notamment français est-ce qu'il faut refermer cette frontière avec l'Ukraine normalement c'est ça devait être pour du transit ça devait être pour aller nourrir notamment l'Afrique du Nord puisque normalement l'Ukraine par ses bateaux va pas nourrir l'Afrique du Nord là à la place d' du transit ça a été déversé sur les marchés européens c'était pas la fonction de départ de cette solidarité enfin je note que cette solidarité vous savez donc vous vous appelez à ce que ça soit ce qu'on y mette fin à refermer C j' j'appelle à ce que ça soit vraiment du transit et que ça soit pas pour nourrir les marchés européens voilà qui est-ce qui a bénéficié aujourd'hui du poulet ukrainien ce sont très clairement l'industrie agroalimentaire française et européenne qui a eu du poulet deux fois moins cher que le poulet français voilà comment ça s'est passé mais vous savez pour choisir ce cap cette double orientation il y a à mettre à mal deux choses qui ne veulent pas mettre à mal parce que Emmanuel Macron est fait de ce dogmatisme là qui il est traversé par cette idéologie il y a premièrement une sortie du libre échange et deuxièmement une sortie du marché ou une tempérance du marché une régulation du marché je m'explique c'est ce que j'appelle l'exception agriculturelle de la même manière qu'on a fait une exception culturelle qui permet qui été acceptée par l'Union européenne avec l'un euréenne par l'Organisation mondiale du commerce pour queon a un cinéma français pour qu'on soit aux Oscars avec anatomie d'une chute ben c'est le résultat d'une politique et pas juste du génie du talent d'une personne B là si on veut avoir une écritulture Française si on veut la maintenir parce que c'est la question que je pose moi vous savez dans ma région j'ai vu partir les usines vers la Roumanie et vers la Chine on est en train de revivre la fin du monde industriel et là c'est la fin du monde agricole ben je ne veux pas qu'on délocalise d'agriculture comme on a délocalisé on a délocalis tiillement j reviens parce que parce que c'est c'est tout le problème un tiraillement entre l'environnement et les revenus des agriculteurs et là sur l'Ukraine je vous repose la question parce qu'au fond c'est une question aussi de solidarité on s'est dit on va faire ça par solidarité avec les Ukrainiens mais en fait vous dites la solidarité ok un peu mais enfin pas pas à n'importe quel prix moi je dis ceux qui font la solidarité pour les ukraen je dis non écoutez madame AP de si vous écoutez ce que j'ai dit j'ai dit d'accord pour du transit c'est le le but d'accord maintenant vous savez la ça veut dire interdire au à l'agroalimentaire français par exemple de d'acheter du blé ou du poulet raen exactement tout à fait vous savez la solidarité moi je suis pour évidemment tout le monde est pour la solidarité de principe quand on a fait le l'extension l'élargissement au pays d'Europe de l'Est à la Pologne à la Roumanie à la Bulgarie on nous a demandé de le faire aussi par solidarité vous savez ceux qui prennent la solidarité ce sont pas ceux qui en payent le prix parce que vous êtes journaliste vous êtes protégé vous êtes pas c'est pas un journaliste roumain qui va remplacer à Pauline de malerme demain le commissaire européen il va continuer à toucher la même paye en revanche quand on ouvre les frontières de l'raine comme on le fait aujourd'hui si on met le poulet ukrainien à côté du poulet français que le poulet ukrainien est moins cher le consommateur même s'il a de la sympathie pour c'est le paysan mais c'est même pas le consommateur parce que le consommateur vous savez il sera même pas d'accord donc simplement il faut l'exception agriculturel c'est une sortie du libre échange c'est considéré que voilà quand c'est il s'agit de la terre de ces fruits de notre assiette on doit pouvoir avoir une exception au règles de libre échange ce qui me para c'est une forme de sortie des traités c'est une forme de sortie des traités ou en tout cas d'une partie traitagit de surtout de l'Organisation mondiale du commerce en fait on a un gros problème avec l'agriculture dans la mondialisation je vais faire depuis les accord de Ground en 1994 je suis pas d'accord à ce moment-là pour qu'on fasse entrer l'agriculture dans le la grande machine à laver de la mondialisation ça c'est un premier point mais il faut bien voir qu'il y a un deuxième point c'est le marché parce que même si on fait ça il restera quand même sur les épaules des agriculteurs la grande distribution et l'industrie agroalimentaire donc ça veut dire qu'il faut rég le marché intérieur quand bien même il y aurait cette sortie des traités de libre échange au niveau de l'organisation mondiale commerce c'est une deuxième chose et là dire que quand je propose des prix planchés vous savez on répond c'est le retour des colcos voilà ce qui m dit à l'Assemblée nationale en gros organisation communiste voilà ça serait la Corée du Nord le Venezuela enfin bon il y a une liste comme ça non vous savez c'est l'Europe c'est l'Europe d' 20 ans l'Europe il y a 20 ans elle avait des prix planchés elle avait des quotas d'importation elle avait des quotas de production elle avait des coefficients multiplicateurs elle a basculé pour vous l'Europe dans une forme de libre échange on sait bien sû l'accord récent avec la Nouvelle-Zélande une grande partie des Français étaient opposés c'est passé comme une lettre à la poste cette nuit ça a été avec le Chili et le Kenya et on apprend en effet que cette nuit donc l'Union européenne a conclu de nouveaux accords de libre échange avec le Chili et le Kenya et que bon alors je vous annonce que vous savez j'avais mis en place avec mon collègue Pascal Lecamp du MoDem un groupe transpart 6 ans contre le traité sur le Mercosur on renvoie une lettre ce matin au président de la République tous les signataires de de de de cette proposition qui Vinent de de T les de tous les bords sauf le rassemblement national on on envoie une lettre au président de la République qui dit maintenant il faut dire clairement stop à l'accord sur le mercosour mais je le redit il y a le libre échange vous attendez d'Emmanuel Macron quiil mette fin vous attendez quoi de Gabriel hatal on l'a entendu tout à l'heure Nicolas Poincaré nous le disait sur le terrain il l'attendent qu'est-ce qu'il peutvent faire est-ce qu' faut moi j'attends de Monsieur hatal j'attends du gouvernement j'attends de Monsieur monsieur Macron depuis 6 ans prix plancher j'attends qu'on vienent dire prix plancher que ça soit pas dans des accords cadres incompréhensible que se règle le conflit entre Lactalis et les agriculteurs mais que ça soit l'état vous savez il y a un fort et il y a un faible entre les deux Lactalis Monsieur Emmanuel beignier qui a vu son patrimoine augmenté de 70 % ces dernières années qui est la 8e fortune française bon bah il a un poids énorme comparé aux agriculteurs qui vont aller négocier avec lui et ben l'état il doit être là entre les deux pour servir de protection on entend très peu d'ailleurs les la grande distribution euh et c'est pas faute de les avoir invités hein je le redis sur ce plateau puisque je dis tout euh j'ai évidemment proposé à la fois michelor Leclerc à Dominique chelcher de SuperU à Intermarché à auchamp de venir parler et on les sent tous extrêmement prudent euh ils nous disent à demi-mot que tout ça est trop explosif et donc dans ce moment où normalement ils seraient tous sur les plateaux hein puisque c'est la dernière semaine de négociation commerciale et ben euh ils sont aux abonnés absents et euh je regrette d'autant plus que que le gouvernement ne dise pas clairement pris plancher que pendant les états généraux de l'alimentation monsieur Leclerc que vous citez il avait dit si il faut ça pour sauver l'agriculture française et ben mettons des prix planchés il y avait le patron de de Intermarché à l'époque Monsieur Serge parpin qui avait dit s'il faut ça mettons c'est SuperU excusez-moi qui avait dit s'il faut des prix planchés faisons des prix planchés le le le responsable Monsieur Olivier Allin des États généraux l'alimentation il disait il faut des prix planchés donc il y avait un est- que ça c'est comptible avec le problème de l'inflation mais pour moi vous savez on a d'abord oui parce que en fait les prix on que les Français vont vous suivre làdus il quand même à ce que leur cadit soit moins cher si à ce moment-l vous leur dites ouais ok c'est sympa mais on va faire des prix planchés on va faire des prix planchés mais qui aujourd'hui se gave sur le dos des consommateurs et en même temps sur le dos des agriculteurs l'industrie agroalimentaire vous avez c'est c'est Danon c'est lactalice comme vous disz on peut généraliser le taux de marge de l'industrie agroalimentaire aujourd'hui c'est 49 % ça n'a jamais étaé aussi élevé donc dire qu'il faut augmenter les prix au départ pour les agriculteurs pour mieux les rémunérer mais que bah voilà la marge de l'industrie agroalimentaire elle doit diminuer je pense que c'est pleinement audible par tout le monde vous restez européen vous restez pour le fait que la France reste dans l'Union européenne ce matin j'avais plusieurs témoignages d'agriculteurs et et je je garde en mémoire cette phrase l'un d'eux qui était sur un tracteur avec notre repter il était en direction de Rennes et il avait cette phrase il disait l'Europe a décidé de notre mise à mort alors dans la durée je me souviens d'un d'un aujourd'hui un fruits et légumes sur deux en France est importé et je me souviens d'une discussion avec un agriculteur qui s'appelle risobna dans la Drome qui me dit lui ayant eu à subir les importations de de fruits d'abricot de pêche venant d'Espagne notamment et il me dit je suis monté à Bruxelles et j'ai rencontré les petits soldats de Milton Friedman donc des des économistes ultralibéraux américains bon donc on a ce souc-là que il faut qu'on fasse entendre pour la France donc pour l'Europe oui à long terme mais cette Europe maintenant telle qu'elle est non il faut que on on fasse entendre que il y a eu des instruments qui ont existé je le dis l'Europe a été qui nous a apporté une grande agriculture aussi mais avec des instruments de régulation il faut qu'on retrouve les instruments de régulation coefficient multiplicateur quota d'importation quota de production et et prix plancher prix plancher prix plancher j'ai un message à faire passer j'ai bien compris c'est prix plancher François Ruffin il y aura tout à leur arrêne non seulement les agriculteurs mais aussi les pêcheurs avec une forme de convergence de lutte quand vous voyez que là pendant 1 mois le golfe de Gascogne il y aura 450 bateaux qui vont devoir rester à quai pour laisser un mois de répis au dauphins les pêcheurs s'en plaignent disent que c'est très dur pour eux de devoir laisser les bateaux alors certes ils aurent une indemnité 80 % du chiffre d'affaires vous êtes plutôt pour sauver les dauphins ou pour sauver les pêcheurs parce que en fait c'est quand même comme ça que se pose la question désormais et pour la suite vous savez euh euh madame Apoline de malerme on doit prendre au sérieux la situation écologique moi ce que je viens dire aujourd'hui c'est pas qu'il y a un dumping à opérer sur la question quand on a 30 % des oiseaux qui ont disparu pendant une génération la votre la mienne quand on a 70 % des insectes quand on a à peu près la même chose chez vertébrés on pourrait parler des Lom briques vous savez qui qui animent le sol le sous-sol bon euh quand il y a ça qui se produit on on doit pas dire bah je vais sacrifier euh l'environnement au profit non il s'agit de se demander comment on a un accompagnement aujourd'hui mon souci c'est qu'il y a pas d'accompagnement il y a du contrôle il y a pas d'accompagnement je suis en fait assez admiratif moi de ce qui a été fait par l'agriculture française dans l'après-gerre en une génération on retrouve notre souveraineté alimentaire en 1972 pourquoi parce que l'État dit voilà on va faire de la production il nous faut de la chimie il nous faut de la mécanique il nous faut du remembrement le souci que j'ai c'est que depuis 1972 on n'a pas dit aux agriculteurs français voilà le cap con on veut aujourd'hui il faut que l'état donne un cap et qu'il accompagne et qu' donne des outils pour ça par exemple la crise de l'eau dire que aujourd'hui est-ce qu'on peut reprendre la construction des mégabassines au risque donc de créer une crispation entre écolo et et agriculteurs mais si vous voulez on va avoir des solutions de court terme qui vont être dans l'adaptation il faut s'adapter il faut s' oui mais là j'ai pas compris on en met ou pas des mégabassines François Ruffin des mégabassines non des bassines potentiellement oui mais pas des méga bassines mais en revanche se dire une alternative à ces mégaabassines si vous voulez les solutions immédiates on peut trouver des solutions immédiates par un abaissement de norme et ainsi de suite mais dans la durée on s'en sortira pas comme ça quand en France il y a 1 L sur 2 qui est consommé par l'agriculture et 1 L sur 2 dans cette agriculture qui est consommé par le maïs il y a une interrogation à voir sur la culture Maï dire dans ces cas-là bah faut peut-être faire un peu moins de maïs et puis un peu plus d'autres cultures qui sont plus adapté à aut cultur mais je vous dire laquelle je vous dire laquelle j'ai posé sur la table j'ai posé une question au ministre deagriculture le sorgo le sorgo est une plante qui consomme beaucoup moins d'eau maintenant on va il s'agit pas mais vous AZ remplacé le maïs par le sorgo tout à fait et il y a des agriculteurs qui le font comment on mange du maïs on mange du maïs transformé vous savez dans la plupart du temps c'est pour nourrir les animaux c'est pas du nourrir du maïs qui vient directement pour pour la nourritureuminer mal maintenant la question si jamais on veut avoir ce ce cette bifurcation c'est qu'on peut pas demander aux paysans de le faire tout seul dans leur coin on doit faire ce qui a été fait dans l'après guerre par un par un accompagnement par des ingénieurs vous savez le les ingénieurs agricole français on a cette richesse qui est absolument formidable ils sont on a une capacité à avoir des mais on les envoie pas sur le terrain pour être une force d'accompagnement donc aujourd'hui cette bifurcation il faut qu'elle soit voulue par l'État protégé avec une protection je suis venu ici pendant la CR crise des retraites pour vous dire de quoi a besoin le pays il a besoin de protection il a besoin de stabilité quand vous avez des cours des matières agricoles qui comme pour moi sur la betterave sont divisés par de pu multiplier par comment vous inscrivez une stabilité comment vous inscrivez dans la durée merci François Ruffin député Lafille de la somme je rappelle votre livre un député à la ferme il est
François Ruffin