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interviewAssemblée nationale· 22 janvier 2026 131 min

🔴 Audition des représentants syndicaux de France Télévisions par la commission d’enquête

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Permettez-moi d'abord de dire que l'audiel public sont pas simplement des structures, des logos, des identités abstraites. Ce sont des milliers de salariés que vous représentez, des journalistes, des techniciens de l'image et du son, des monteurs, des réalisateurs, des documentalistes, des personnel administratifs, des agents de maintenance, des équipes numériques, des personnels de diffusion, des personnels d'antenne, des hommes de lumière, des femmes de l'ombre, des femmes de lumière, des hommes de l'ombre. Euh ce sont une diversité de métiers, sont des femmes et des hommes qui tous les matins euh se lèvent pour informer les Français, les divertir, leur permettre d'avoir accès euh au sport, à la culture, à l'information.

Et je veux vous dire très sounellement, mesdames et messieurs les représentants syndicaux que si cette commission d'enquête vise à mettre en lumière les dysfonctionnements, les manquements, vise à contrôler l'utilisation de l'argent public, vise à se s'interroger sur la manière dont peut fonctionner leel public, elle ne vise pas cette commission d'enquête à démolir les salariés de public, à les jeter en peinture ou à la vindicte publique et que cette audition ne sera pas le lieu où nous mettrons ici les salariés de le duel public qui ne fixent pas les règles qui les concernent. ce ne sont pas eux qui définissent le code du travail, des décisions que les dirigeants peuvent prendre. Et donc je sais que le rapporteur a beaucoup de questions à vous poser et je sais qu'il est attaché comme moi au fait que cette commission travaille sur les disfonctionnement, les manquements mais certainement pas sur les hommes et les femmes, en tout cas certainement pas sur le fait de jeter en pâure les femmes et les hommes qui portent l'audiovisuel public, d'autant qu'il est encadré par la loi et que nous sommes les représentants de la loi.

Et donc je voulais vous saluer, saluer à travers vous l'engagement de ces salariés qui contribuent à l'information des Français, à leur divertissement et aux missions de service public. Ça me permet de dire qu'on accueille les représentants des forces syndicales dans leur diversité parce que cette commission d'enquête est pluraliste. Qu'il y a un syndicat qui manque parce qu'il n'a pas répondu à notre invitation.

Et je vous salue en vous disant que les dernières élections professionnelles ont eu lieu en novembre et en décembre dernier, que les 26 membres du CSE Comité social et économique du siège ont été élus, le syndicat euh qui a remporté 10 sièges sur 26, donc la CGT, la CGTC en ayant chacun 5, la CFDT et le CNJ 3. Nous accueillons donc aujourd'hui pour la CFDT, madame Yvon Rorik, délégué syndical central SNME CFDT à France Télévision et monsieur Christophe Poli, coordonnateur groupe France Télévision. Pour la CGT, madame Éléonore Duplet, délégué syndical pardon CGT au réseau France 3, membre du bureau national du CJ CGT, monsieur George Pinol, journaliste à la rédaction nationale et DSC CGT.

J'espère que je me suis pas trompé dans les fonctions pour le CNJ, le syndicat national des journalistes de France Télévision, madame mesdames pardon Mathilde Goupile et Anne Guilet pour l'UNSA sont présents l'UNSA est là. Ah oui pardon monsieur le président c'est juste pardon c'est le SNJ SNGJ pardon je pense que syndicat national des journalistes on est d'accord Aldo Fogatti et pour FO monsieur Bertrand Chapau délégué syndical central FO F F FV et monsieur Renault Bernard coordonateur syndical de groupe. Je vous remercie tous d'être présents aujourd'hui.

Vous l'avez compris, cette commission d'enquête travaille notamment sur le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public et les salariés en sont des acteurs principaux qui porte, je l'ai dis, au quotidien, les mission de service public. Nous avons entendu ce matin les membres qui ont rédigé le rapport rendu par le CED AET sur les conditions de travail au sein de la rédaction nationale de France Télévision. Et donc c'est les auteurs de ce rapport que nous avons reçu ce matin et je pense que le rapporteur aura des questions à ce sujet pour mieux comprendre aujourd'hui la place des salariés dans l'entreprise dans le groupe France Télévision en terme de méthode parce que vous êtes nombreux et que nous avons envie et nous avons hâte de de vous entendre et d'entendre les réponses que vous apporterez au rapporteurs et aux députés présents que je salue que je vous demandais un propinaire de 3 à 5 minutes maximum que mon rôle il est pas évident de président ID d'être aussi le maître des horloges, mais que vous aurez tout loisir de vous exprimer lors des questions qui vous sont reposées.

Je suis garant aussi de de ce respect des des règles. Avant de de commencer, de vous donner la parole pour un propos liminaire et comme nous l'imposent les textes, je vais vous remercier chacun et chacune à votre tour de déclarer tout intérêt public ou privé au-delà de vos fonctions syndicales que j'ai rappelé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité rien que la vérité.

Je vais donc vous inviter chacune et chacun d'entre vous à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure je vous remercie par avant. Ça va peut-être commencer à main droite. Je le jure.

Merci beaucoup. Je le jure. Merci.

Je le jure. Merci beaucoup. Je le jure.

Merci. Je le jure. Merci beaucoup.

Je le jure. Merci. Votre collègue était plus rapide sur le micro mais c'est pas Allez-y madame.

Je le jure. Merci à vous. Je le jure.

Merci. Je le jure. Merci.

Et je vais commencer alors pour respecter les monsieur l'administrateur pour respecter les règles. La prvention de chaque syndicat. Je commence par la CGT peut-être.

Non. FO. Je vais donner la parole à FO en premier.

Je vous remercie tout d'abord pour ce rappel concernant les salariés de de l'audiovisuel public. Euh France Télévision manque-t-elle de neutralité ? Depuis plusieurs mois, la question est sur la table.

C'est la raison pour laquelle cette commission s'est déclenchée. Nous estimons qu'il appartient à l'Arcom d'avoir le courage d'y répondre. Notre syndicat EFO est particulièrement sensible à la plus grande neutralité.

Nos statut nous y obligent. et faux syndicat libre et indépendant de toute influence qu'elle soit politique, philosophique, religieuse et économique. C'est ce qui a conduit notre fondateur à être distingué du prix Nobel de la paix en 1951.

Notre rôle consiste à défendre les intérêts moraux et matériels des salariés. C'est cela le syndicalisme. Nous avons négocié et signé un accord d'entreprise en fonction de l'activité de France Télévision qui fonctionne, je le rappelle, 24h/ 24, 7 jours sur 7 y compris en Outre Mire.

Durant des années, nous avons réclamé à tous les gouvernements l'internalisation de la production. Mais depuis le scandale des animateurs producteurs en 95, rien n'a vraiment changé. Nous sommes conscients que France Télévision conditionne le travail de milliers de personnes dans le cinéma, dans la production, mais nous voulons que soi revue les règles d'attribution des commandes, qu'elles soient plus transparentes et que les droits restent à France Télévision comme à la BBC.

Les attaques inacceptables dont l'audiovisuel public fait l'objet de la part de ceux qui d'un côté nous insultent, de ceux qui veulent mener la révolution et de l'autre ceux qui exigeent notre privatisation. Ces attaques posent questions. Qu'avons-nous fait pour les susciter ?

Nous y réfléchissons sans cesse quand France Télévision du fait d'externalisation massive de ces activités ne contrôle pas la ligne éditoriale de dizaines d'heures de programmes chaque semaine. Tous les jours par exemple de 17h à 23h sur France 5 sur France 5 pardon. Nous ne sommes pas en mesure de garantir cette neutralité.

Euh d'autant que par neutralité, nous n'entendons pas l'observation impuissante et silencieuse des débat. Nous, audiovisuel public, sommes là pour garantir l'expression républicaine, l'expression de tous les points de vue, de toutes les sensibilités tant qu'elles s'inscrivent dans les règles de la République et au premier chef dans le cadre de la loi. Nous avons un devoir d'impartialité, d'expression plurielle mais aussi de modération.

France Télévision n'est pas une entité vague et éterée qui manque de neutralité pour les raisons invoquées. France Télévision, ce sont des personnels qui ont longtemps porter en eux l'envie, la fierté de créer des programmes d'audiovisuel publics. Des salariés experts, compétents, capables justement de modérer des débats pluriels.

Et cette richesse, cette expertise qui est lentement mais sûrement déclassée par la politique d'externalisation menée par l'entreprise, nous à tenons à la rappeler, à la défendre. La première solution pour redonner de la neutralité à la télévision publique consiste à assignir la gestion financière. C'est par exemple de cesser les externalisations, la délégation de la responsabilité de l'antenne à des producteurs privés.

Nous, personnel de France Télévision faisons mieux, plus impartial et moins cher. Ceux qui prétendent ceux qui prétendent pardon le contraire sont démenti par le bilan de ces 10 dernières années d'externalisation qui nous a conduit à une situation de quasi faillite. Ce pourquoi nous nous battons aujourd'hui consiste à refaire de la télévision à France Télévision.

Je vous remercie. Merci beaucoup pour ce propos introductif. Je vais donner la parole à la CGT.

Bonjour, merci de nous donner la parole. Euh nos organisations syndicales ont été informé ce matin de la limitation du temps de parole sur les liminaires à 5 minutes. C'est moitié moins que ce qui était initialement annoncé. le SNJ, la CFDT et l'UNSA ont accepté de nous transférer un peu de leur temps de parole pour que nous puissions vous lire ce que la CGT avait préparé et que nous vous présentons donc comme une forme d'introduction générale au liminaire de ces trois organisations que nous remercions chaleureusement.

Commençons par un bref rappel de ce qu'est France Télévision. Historiquement, c'est d'abord un bouquet de chaînes hertiennes qui produisent et diffusent de la fiction, du sport, du divertissement, des émissions religieuses, de l'information ou encore des programmes pour la jeunesse. C'est aussi sur le numérique la première plateforme vidéo gratuite en France et chaque jour des milliers d'articles écrits et publiés sur l'actualité nationale, régionale et dans les outres mères.

Une offre qui s'est construite depuis 20 ans sans coût supplémentaires pour le contribuable, preuve s'il en ait besoin de notre capacité d'évolution. Avec 24 antennes régionales et neuf chaînes de radio télévision dans les outresemers, notre maillage est unique en Europe et permet à la fois d'assurer une mission d'information quotidienne partout en France, mais également de produire des émissions patrimoniales, politiques, culturelles ou des documentaires de création régionaux. Cet engagement se traduit dans les audiences et dans un niveau de confiance inégalé.

Près de 60 millions de Français regardent France Télévision au moins une fois par semaine, soit plus de 80 % de la population. Si l'on regarde enfin l'économie France Télévision, ce sont près de 9000 salariés et 62000 emplois indirects. Nous ne représentons pas un coût mais une richesse.

Pour chaque euro d'argent public investi, France Télévision en rapporte 2,4 dans l'économie française. Si nous rappelons ces chiffres, c'est parce que nous subissons depuis plus de 13 ans une baisse constante de notre financement alors que les missions qu'on nous demande sont identiques. Elles ont même augmenté avec le développement du numérique.

Ces gains de productivité, ce sont les salariés de France Télévision qui les ont porté avec succès mais également au prix d'une accumulation des tâches qui rend le travail souvent plus difficile, moins soutenable à long terme. Avec la décision de notre direction de finir l'année 2026 à l'équilibre au prix de 140 millions d'euros d'économie, l'adaptation devient quasiment impossible. Avec cet objectif, ce sont des pans entiers de notre activité que nous craignons d'abandonner.

Parmi les pistes évoquées parmi par notre direction, les émissions Dimanche en politique qui pourraient s'arrêter ou n'être plus visible que sur internet, la suppression possible de certains émetteurs de proximité qui permettent aux Français de recevoir leurs programmes régionaux sur la télévision. Une crainte qui semble confirmée par l'annonce la semaine dernière du nouveau grand projet de France Télévision faire passer le streaming et les réseaux sociaux devant le linéaire. Dans une interview accordée au Figaro, Stéphane Sidbon Gomez, directeur des antennes et des programmes, explique que cela permettra de générer des économie et de faire face aux coupes budgétaires présentes mais aussi à venir.

Cette quête de nouvelles économies à tout prix augure selon nous de réforme d'une grande violence pour les travailleuses et travailleurs de l'audiovisuel public. Depuis 13 ans, nous subissons déjà une baisse constante de nos moyens. Dans l'entreprise, les accidents de travail et maladies professionnelles augmentent d'année en année.

Le risque psychosocial lié notamment aux réorganisation, à l'intensification du travail en est devenue la troisème cause. Depuis 2019, des dizaines d'alertes pour risquées dans tous les établissements, parfois pour des faits allant jusqu'à la tentative de suicide lié au travail. Dernier exemple en date, on y reviendra, l'expertise menée au siège de France Télévision.

Malgré cela, si l'on en revient à l'une des questions posées par cette commission, celle du pluralisme et de l'équilibre des paroles politiques, je rappellerai ici en accord avec le SNJ, la CFDT, l'UnsA de France Télévision à quel point le travail des équipes de notre entreprise est indispensable au débats public et à la démocratie. Pour chaque élection des municipales à la présidentielle, nos documentalistes effectuent un travail remarquable de décompte des temps de paroles des partis politiques à l'échelle de chacune de nos antennes. Partout en France, nos journalistes et nos équipes techniques organisent des débats en veillant à ce que toutes les formations politiques puissent exprimer leurs idées en fonction de leur représentativité.

En 2024, nous avons su et dans un temps record réorganiser l'ensemble de l'activité pour assurer la couverture d'une campagne éclaire pour les législatives anticipés, des reportages, des articles internet et des débats pour informer sur les enjeux et sur les candidats de chaque circonscription. La qualité du travail effectuée à cette époque a été saluée de manière unanime. Il faut aussi souligner que le contrôle de France Télévision existe déjà à différents niveaux. le rapport annuel de l'art comme le contrôle d'État qui possède des de bureaux au siège de l'entreprise avec des fonctionnaires du ministère des finances, le conseil d'administration avec plusieurs représentants du ministère de la culture et des finances, les commissions culture de l'Assemblée nationale et du Sénat, la supervision par l'inspection générale des finances et de la Cour des comptes.

Que faudrait-il de plus ? Cette commission d'enquête arrive après une longue histoire de fragilisation. En 2009, la suppression de la publicité après 20h qui représentait 450 millions d'euros et dont la compensation a progressivement disparu. 2022, la suppression de la redevance remplacée par une fraction de la TVA dont le montant est rediscuté chaque année à la baisse.

Et maintenant cette séquence de suspicion généralisée envers l'audiovisuel public qui s'est ouverte à la rentrée par la diffusion tronquée d'une vidéo volé par un média d'extrême droite reprise parfois à longueur d'antenne par des groupes de presse appartenant à cette même mouvance. Les conséquences de ce climat général de dénigrement de l'audiovisuel public, nous les vivons sur le terrain. Des journalistes nous rapportent des agressions verbales de la part de citoyens ou d'élus.

Cette détestation résulte aussi, selon nous de la qualité du travail journalistique mené sur le terrain par nos équipes en local comme au national. Lors des dernières législatives, les journalistes de terrain ont révélé les sorties racistes, les insuffisances ou les casseroles judiciaires de certains candidats ern. On peut aussi citer l'émission Complément d'enquête de juin 2025 qui a mis en lumière certaines activités controversées de l'actuel ministre de la culture.

Ce même magazine d'information qui s'était intéressé au parcours politique de Jean-Luc Mélenchon 2 mois auparavant. Juste juste pardon, c'est pas du tout pour vous interrom par souci d'équité comme FO a fait 3 minutes. C'est je suis garant du pluralisme de cette commission.

Comme il y a eu 3 minutes d'un côté et queils sont un peu plus représentatifs que vous, je voudrais pas déséquilibrer le temps de parole. Je sais que vous êtes attaché au al j'ai peut-être Attendez juste termine. Non mais juste une second je termine juste.

Il faut juste je suis je suis attentif aux équilibres des temps de parole. Voilà comme vous le faites dans votre métier au quotidien puisque c'est vra du pluralisme. Je vous voilà je vous de concurr j'aimerais bien qu'on puisse entendre aussi les autres représentants syndicaux.

Moins moins d'une minute. Très bien. Alors allez-y pour moins d'une minute.

Euh allez-y madame pour mo CGT est le syndicat le plus représentatif euh au sein de France Télévision. Très bien. Alors alors vous avez alors fini vous m'avez dit moins d'une minute, je vous laisse terminer madame-y.

Je vous en prie. On le constate donc peu importe le bord politique du sujet traité le journalisme pratiqué à France Télévision respecte bien la fameuse formule d'Albert Londres porter la plume dans la PLA. Pour conclure ce propéliminaire, je vous propose en accord avec le SNJ, la CFDT et l'UNSA France Télévision de vous interroger sur les conséquences qu'aurait l'affaiblissement ou la disparition de l'audiovisuel public.

Les conséquences également pour la démocratie comme le soulligne le dernier rapport de la fondation Jean Jorès qui met en garde contre la création de déserts médiatique rappelant qu'un tiers des Français ont constaté la disparition dans leur région d'au moins un média local ces dernières années. Comment comment les citoyens peuvent-ils voter de manière éclairée s'il n'y a pas d'information ou de débat de qualité ? L'audiovisuel public offre une garantie de qualité de l'information qui a été soulignée par l'ensemble des rapports de l'ARCOM.

Quel serait également l'impact économique de la disparition ou de l'affaiblissement d'un groupe qui irrigue la création audiovisuelle française dans son ensemble de la fiction télévisée au cinéma tout en faisant vivre près de 70000 personnes emploi direct et indirect. les je conclurai juste en ajoutant que les déficits de l'audiovisuel public sont liés à un choix politique, celui de réduire nos moyens années après année et à saluer en fait l'engagement de tous nos collègues travailleuses et travailleurs de l'audiovisuel public qui malgré tout assurent l'ensemble de leur mission. Merci.

Merci beaucoup et je laisse la parole à la CFDT. Je demande un propos entre 3 et 5 minutes et ensuite il y aura le CNJ. Je laisserai parler au rapporteur.

Voilà. Mais je précise juste qu'en fait si on vous a demandé de réduire pas du tout pour vous limiter au temps de parole, il se trouve qu'il y a au même moment, je vais devoir suspendre pour que les députés puissent aller voter, ce qui va réduire le temps d'audition. J'en suis absolument confus.

Le vote devait avoir lieu ce matin, il aura lieu cet après-midi. Donc ça va perturber un peu l'organisation de cette table ronde. C'est simplement pour ça je le dis parce que je sais qu'on est dans un monde où tout est déformé et parfois travesti.

Il y a aucune idée ici de vous couper la parole ni le micro mais comme on va devoir raccourcir un peu la durée de cette audition pour aller voter fa au travail de législateur, c'est pour ça que je vous ai demandé des introductions un peu plus courtes. Allez-y monsieur. Merci.

Bon, la célébité de France Télévision en profite pour présenter à la commission à la représentation nationale cœ de santé, de prospérité, de démocratie et de solidarité. On vous remercie de l'invitation que vous nous avez adressée. Nous sommes donc ici en tant que les représentants de la CFDT France Télévision.

À ce propos, si on n'est pas en mesure de répondre à l'une ou à l'autre de vos questions, vous ferons parvenir bien évidemment par écrit ultérieurement notre réponse. La CFDT France Télévision représente l'ensemble des catégories de personnels entreprises. Elle défend les intérêts individuels et collectifs des salariés de France Télévision.

à ce titre euh concernant votre commission d'enquête, la CFDT France Télévision vous alerte sur deux points. D'une part, euh elle constate que les prolongement des auditions, qui soient numériques, radiophonique, télévisé ou dans la presse écrite crée une souffrance au travail inédite euh chez les salariés de l'audiovisé publique. D'autre part, la commission d'enquête a fait le choix pour mieux s'éclairer sur son objet de constituer un panel d'invités très large.

La CDT de France Télévision souhaite exprimer le fait que la réalité quotidienne de l'audiovisuel public, de tout ce qu'il s'y produit, de tout ce qu'il s'y diffuse jour après jour le cœur battant de l'audiovisuel public, c'est le travail des salariés sur leur lieu de travail. Merci. Merci.

Ça c'était vraiment à propos consil nous vous en demandions pas de temps, mais je donne la parole maintenant au CNJ. Alors SNG monsieur le SNG excusez-moi syndicat c'est un syndicat c'est simplement c'est les auditions qui se multiplient allez-y allez-y ou d'abord une présentation je ferai pas plus que le temps d'un reportage c'est-à-dire pas plus de 2 minutes. Voilà d'abord une présentation rapide.

Le SNG est un syndicat indépendant créé il y a plus de 100 ans. Il est à l'origine de toutes les grandes avancées de la profession avec la charte d'éthique professionnelle des journalistes, un statut professionnel, la carte de presse et la convention collective nationale de travail des journalistes. À France Télévision, le SNJ est une organisation représentative dans toute l'entreprise, au siège à Paris, à France 3 en région et dans les stations d'outreemer.

Il a près de 3000 journalistes à France Télévision avec les CD, les précaires dont environ 2600 en CDI qui travaillent sur tous les supports. On l'oublie parfois la télévision, la radio et le numérique. Le SNJ se bat pour des conditions de travail qui permettent une bonne pratique professionnelle pour une information juste et vérifiée dans le respect de la déontologie euh déontologie journalistique et pour préserver la santé des journalistes et de tous les salariés soumis aux aléas de l'actualité. qui par définition ne se met jamais sur pause.

Mais depuis 10 ans, plus de 1500 emplois ont été supprimés à France Télévision. Vous le savez, la charge de travail se reporte de fait sur les salariés dans l'entreprise dans toutes les antennes. Des missions réduites, des journées à rallonge, l'épuisement de travail n'est pas rare avec parfois une perte de sens.

Par ailleurs, depuis quelques années, les journalistes, notamment ceux du service public, rencontrent l'hostilité d'une partie minoritaire, il est vraie de la population. Mais cela se tradit traduit très concrètement sur le terrain par des agressions physiques et verbales dans les manifestations et bien d'autres événements comme les procès, les reportages agricoles. Nous avons des exemples récents.

Le projet de privatisation de France Télévision au programme de certaines formations politiques constituent en outre une autre forme de menace pour les salariés de France Télévision. Dans ce climat dégradé, la création de cette commission a été perçue comme une nouvelle manifestation d'une défiance qu'il trouve infondé et injuste. Nous aspirons donc à retrouver un climat serein pour l'exercice de notre métier au service bien sûr du public.

Merci. Merci beaucoup. Ce qui me permet de de le rappeler, je je comprends ce que vous venez de dire, que que justement mon rôle de président et j'essaie de le faire avec la plus grande impartialité, c'est pas toujours évident.

Je j'ai mis en poid beaucoup d'énergie, c'est de s'assurer que nous ne sommes pas ici dans une entreprise de démolition de duel public euh ni tribunal politique. En revanche, et je l'ai toujours dit, le travail que mène le rapport que nous menons ici au sein de cette commission avec les députés, c'est celui des parlementaires qui ont la mission de contrôler l'État et donc les entreprises publiques et qu'on peut pas reprocher à la représentés nationale de contrôler. Et d'ailleurs, je crois que personne, aucune personne auditionnée ici ne le dit.

C'est notre mission de contrôler l'utilisation de l'argent public et et c'est mon rôle ensuite de veiller effectivement que cette commission d'enquête se déroule de manière impartiale et respectueuse des personnes que nous auditionnons et j'essaie d'en être le garant. Dernière intervention et après je cèderai la parole au rapporteur. Merci madame de votre de concision.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie de me donner la parole au nom de l'UNSA, des personnels de France Télévision, des régions de France 3, de France 3 Cors Astel, périmètre sur lequel je suis affecté et exerce des fonctions d'élus secrétaires et des territoires d'outre mer. France Télévision est le premier groupe audiovisuel public français. Chaque jour, ces salariés assurent une mission essentielle de service public.

Informer, cultiver, éduquer et divertir tous les publics sur l'ensemble du territoire dans le respect du pluralisme, de l'indépendance et de l'indépendance éditoriale. L'audiovisé public traverse une crise profonde, une crise marquée par l'instabilité du financement, des réorganisations à répétition et une pression croissante sur les métiers et les contenus. La suppression de la contribution à l'audiovisuel public a placé France Télévision dans une dépendance aux arbitrages budgétaire annuel empêchant toute vision de long terme.

Pardon. Concrètement cela se traduit par des gels de poste, des non remplacements, une intensification du travail et une fragilisation de la production. Cette instabilité pèse également sur l'indépendance éditoriale liée au contexte budgétaire, à la gouvernance et au climat de polémique permanente.

L'indépendance ne se proclame pas. Elle elle se garantit par des règles claires et des moyens stables. Enfin, les conditions de travail se dégradent.

Les équipes sont sous tension. La polyvalence est souvent contrainte et la précarité demeure forte pour les CDD et les intermittents. À terme, c'est la qualité des programmes et la confiance du public qui sont en jeu.

Les personnels ne demandent pas des privilèges, ils demandent des moyens à la hauteur des missions confiées, un financement pérenne et des garanties réelles d'indépendance. Renforcer l'audiovisuel public, ce n'est pas une dépense de confort, c'est un investissement démocratique. Les salariés sont prêt à assumer leur mission.

Encore faut-il que la nation assume pleinement les siennes. Merci. Merci beaucoup.

Alors en terme de méthode parce qu'on on doit conclure à à 16h30, je vais donner la parole au rapporteur pour 45 minutes. Le il aura la parole ensuite un deuxième temps aussi longtemps qu'il le voudra mais ça me permettra au bout de 45 minutes de donner la parole au députés présents et puis ensuite je redonnerai la parole au rapporteur. Ça me permet au cas où il y a une suspension pour aller voter et le rapporteur et les group politiques et puis s'exprimer.

Monsieur le rapporteur, je vous laisse la parole. Merci monsieur le président. Merci euh à tous d'être présents pour euh pour répondre à à nos questions pour cette audition.

J'aimerais déjà peut-être réagir à certains de vos propos liminaires, notamment au propos de des représentants de de FO qui expliquait, alors je ne veux pas travestir vos propos, mais vous expliquer par exemple que l'externalisation de certains programmes chez France Télévision, notamment vous parliez de certaines émissions sur France 5 à partir de 17h, ne permettait pas d'assumer une totale neutralité ou en tout cas une totale impartialité. J'imagine que vous faites référence à des émissions qui sont externalisées à des sociétés de production comme Mediawan dont certains actionnaires comme monsieur Pigas assume de mettre à disposition les moyens qu'il a notamment médiatique pour lutter contre la droite radicale. Est-ce que selon vous le fait d'attribuer autant de contrats à des sociétés de production de plusieurs centaines de millions d'euros est une rupture avec ce principe de neutralité ?

Monsieur le monsieur le rapporteur euh alors je n'irai pas dans l'analyse parce que euh jusque jusque là où vous venez de de d'aller parce que Force Ouvrière revendique, nous vous l'avons dit vraiment comme principe fondateur de ne pas être politisé. Euh ça fait partie de notre ADN et je me permettrais, je vais vous répondre très très brièvement et ça me permet de rappeler que si au siège à France Télévision euh Force Ouvrière est arrivée en tête aux dernières élections, c'est parce que le personnel de France Télévision en a assez d'être considéré comme non neutre ou comme partial. C'est pour cette raison que ils nous ont fait confiance parce qu'ils savent que chez nous la politique on la réserve au secret de l'isoloire.

Maintenant je vais vous répondre. Je n'ai aucun commentaire à faire sur Media One ou sur Monsieur Pigas. En revanche, factuellement oui, de 17h à 23h tous les jours sur France 5.

Nous n'avons pas le contrôle de la ligne éditoriale. Nous n'avons pas le contrôle des propos qui sont tenus, de la façon dont les émissions sont modérées. Ce n'est pas du personnel de France Télévision.

Je suis moi-même rédacteur en chef. Je ne suis plus en exercice parce que je suis syndicaliste, mais je un rédacteur en chef de France Télévision n'a pas de droit de regard sur la façon dont sont conduits les débats à dans l'air, la façon dont sont conduits les débats dans c'est ce soir, la façon dont sont conduits les débats dans c'est à vous. Je vous rappelle que par exemple euh euh c'est à vous, si je ne dis pas de bêtises, a été rappelé à l'ordre par l'Arcom pour une publicité déguisée ou pour un soupçon de publicité déguisée.

Euh je vous rappelle qu'il y a eu des polémiques aussi euh sur l'émission C soir et la façon dont certains propos n'étaient pas modérés justement et qu'il y a eu aussi des polémiques sur l'émission C'est à vous et la façon dont certains propos n'avaient pas été modérés aussi. Je peux vous garantir une chose, c'est qu'à France Télévision, quand nous avons le contrôle de nos éditions, de nos programmes et de nos magazines, nous assurons, nous garantissons la plus grande modération dans la façon dont sont conduits les débats. Donc oui, factuellement, nous n'avons pas le contrôle de la ligne éditoriale.

Donc, nous ne pouvons pas garantir la neutralité de ce qui se dit l'antenne, notamment sur France 5 ou dans les émissions externalisées. Si nous les internalisions, nous pourrions apporter cette garantie-là. Je vous remercie pour votre réponse.

C'est une question qui va s'adresser à l'ensemble d'entre vous et je vais vraiment vous demander d'être le plus concis possible. Vous êtes cinq dans vos réponses parce qu'on a nombre de questions à vous poser. J'entends que une plus grande neutralité pour être respecté si en tout cas il y a un certain nombre de contenus et de programmes ét réinternalisés chez France Télévision et pas délégué à des sociétés de production.

Ma question est assez simple. Aujourd'hui, le numéro 2 de France Télévision, monsieur Sidbon Gomez, a eu un parcours exclusivement militant avant de rejoindre France Télévision qui l'a rejoint comme directeur cabinet de directeur de cabinet de Delphine Arnut. Il est aujourd'hui numéro 2 à la tête notamment des programmes.

On a appris il y a quelques semaines que dans son périmètre, il prenait aussi la direction de l'information. En tout cas, il était le supérieur du directeur de l'information. Et donc de facto, il était le manager des près de 3000 journalistes de France Télévision.

J'ai l'impression que c'est un fait inédit. Pour la première fois que l'histoire de France Télévision, un vrai patron de l'info ne dispose pas d'une carte de presse, n'a pas été journaliste. En plus d'avoir un parcours militant, qu'est-ce que vous en pensez sur des soupçons en tout cas de d'entorse au principe de neutralité que ce type de profil pourrait représenter à la tête de l'information ?

Alors, allez-y et et comme je suis le garant du pluraliste d'expression, la FO FO a répondu sur le fait, je résume votre position, que l'externalisation pouvait euh euh poser des problèmes en terme de neutralité. Euh c'est important, si le rapport le permet, que chaque force syndicale puisse s'exprimer sur cette question-là et rapidement s'il vous plaît parce qu'effectivement vous êtes nombreux mais je pense que c'est important. Et puis ensuite et puis ensuite euh les questions les questions la question spécifique du rapporteur étant entendu que nous avons auditionner monsieur Sbon Gomè.

Allez, je vous donne la parole dans l'ordre. Allez dans l'ordre la CGT. Merci monsieur le président.

Merci monsieur le rapporteur. Euh donc sur la première question en fait sur la première question sur l'impact sur l'impact sur l'éditorial de ces de ces boîtes extérieures, l'argent donné à Media One, à Toger Media Brut en fait bien sûr qu' il y a il y a des interrogations, il y a des dérives qui ont qui ont eu lieu, hein, au fil des ans. C'est pas nouveau le fonctionnement en réseau, le fonctionnement avec certaines boîtes, ça existe depuis bien avant monsieur Sidbon Gomez et toute la direction et la présidence qui sont actuellement.

C'est comme ça, c'est un c'est historique. Euh c'est euh parallèlement, il y a il y a effectivement eu une chute de nos productions euh internes. Euh et donc euh aujourd'hui euh oui euh notre notre image dépend aussi de de ce qui est mis euh en fabrication par ces ces maisons de production extérieure.

Donc ça c'est un c'est un problème pour nous en fait. Euh et bien euh vous avez donné la solution monsieur le rapporteur, c'est réinternaliser de la production. Euh réinternaliser de la production, ça veut dire avoir aussi euh des moyens pour le faire évidemment.

Donc on en revient au financement. Donc réinternaliser, ça veut dire aussi moderniser nos outils actuels. On a besoin de ça.

Il y a beaucoup de choses qui qui ont pas été mises à niveau aussi parce que les gens ne travaillaient plus le dessus et cetera. Enfin bon, bref, c'est c'est toute une chaîne à remettre en en ordre. Voilà sur le sur l'interrogation par rapport à cette réorganisation que vous évoquiez monsieur le rapporteur.

Alors je me permets de vous dire c'est pas tout à fait ce qui est en en marche actuellement à France Télévision. Voilà donc on ne peut pas dire que monsieur Sidbon Gomez pardon va diriger l'information. C'est pas c'est pas c'est pas possible en fait. pas possible pour plusieurs raisons.

Déjà, c'est pas l'organisation qui euh qui qui est en train de se mettre en place. Alors, c'est un peu difficile de parler de ça parce que actuellement en CS central justement, on est en train les élus ont pris connaissance, prennent connaissance, échange sur la nouvelle organisation qui est qui va impacter effectivement la direction de l'information. Euh cette direction de l'information, elle va bien rester autonome en fait. le directeur de l'information ne va pas recevoir d'ordre et de toute façon les journalistes ne peuvent pas ne pourraient pas accepter une telle une telle main mise sur l'info.

Juste c'est pour qu'on avance parce que si le rapporteur on est d'accord comme il y a effectivement une réorganisation qui est en cours madame a licencié enfin ch remplacé son directeur de l'information je fais attention à ce que je dis elle a remplacé son directeur de de l'information donc nous allons mener toutes les auditions pour comprendre la réorganisation qui est en train de se passer y compris d'auditionner à nouveau madame note pour comprendre la l'organisation qui est en cours mais comme effectivement si monsieur me le permet nous savons pas exactement le périmètre que sera celui de monsieur Bongom après cette organisation peut-être qu'on peut passer est-ce que est-ce qu'on peut passer une autre question ou vous voulez quand même sur le rapporteur la réponse parce qu'on ne sait pas effectivement dans les prochains jours s'il sera encore directeur de l'information ou pas. Je propose de peut-être d'avancer dans la la discussion si vous l'acceptez. Bon je vous laisse la parole monsieur rapporteur et et la question suivante ça pourra de réagir peut-être sur votre vision de l'externalisation.

Allez-y monsieur porteur. Merci monsieur le président. Une question désormais sur le climat social et les conditions de travail au sein de France Télévision.

La SLG de France 3 a missionné notamment la sociologue Daniel Linart qui était membre de l'observatoire de du stress et des mobilités forcées à France Télécom. Elle a par ailleurs été entendue comme témoin lors du procès de l'affaire des suicides de France Tellécom. Dans le rapport du CDAET qu'on a entendu ce matin, on lit, je le cite, Daniel Nilinart n'hésite pas à comparer la brutalité du changement à la situation vécue chez France Télécom.

Alors, est-ce que vous avez le sentiment que France Télévision et ses dirigeants ont importé certaines méthodes de France Télécom ? D'autant plus que la présidente de France Télévision, madame Delphine Arnut, a été et bien à travaillé chez France Tellécom pendant près de 30 ans. On a été la directrice, l'une des directrices lors de l'affaire des suicides de France Tellécom dans les années 2000.

Est-ce que il y a un risque aujourd'hui notamment de de de cas de souffrance au travail qu'on a pu entendre qui font suite peut-être à une méthode managériale importée d'une entreprise comme France Télécom ? pour essayer de de varier un petit peu peut-être donner la parole à la pour commencer à la CFDT si vous le voulez bien puis chacun pourra bien sûr répondre à la question du rapporteur des réponses un peu courtes qu'on est vous êtes nombreux c'est tout à fait normal allez-y alors je je moi je vois des similitudes sans dire qu'on va à la crise comme elle a pu exister chez France Télécom similitudes c'est par exemple l'effacement de l'identité à France Télécole Comme il y a eu le plan next, on a changé le nom de l'entreprise chez nous brutalement, on a débisé le réseau régional. On ne s'appelle plus France 3, als Kitaen et cetera.

Du jour au lendemain, on s'est appelé France ici sans savoir pourquoi et sans explication. Il y a aussi le le la transformation permanente qui est érigée en en modèle de management qui perd les salariés, qui fait souffrir les salariés parce que une entreprise sous prétexte d'agileté se désorganise au fil des années. Donc oui, il y a des similitudes certainement, mais je ne pense pas que demain on on assiste à France Télévision à ces manifestation de désespoir comme on a pu les voir chez France Télécom tout simplement parce que nous avons encore un corps social vivant, une cohésion des salariés qui même s'ils sont à la recherche du sens au travail voi encore le travail qu'il qu'il réalise.

Après, et j'en viens à la question précédente sur les externalisations, notre problème est que nous comptons en ETP et en masse salariale et que l'injonction de diminuer le nombre d'ETP et la masse salariale forcément nous conduit à ne plus pouvoir travailler sur tous les produits que nous devons fabriquer nous-mêmes. Donc, on externalise parce que ce n'est pas la même ligne budgétaire. Donc on est un peu pris au piège de l'externalisation parce que nous ne pouvons dans certains cas plus fabriquer nous-mêmes.

Monsieur le rapporteur va préciser sa question. J'aimerais bien le moment venu que chacun puisse répondre à une question parce que ce que vous êtes la FO la position de la FO est pas anodine les propos d'ailleurs sont même assez graves en disant l'externalisation peut conduire à à une rupture de la neutralité. C'est pas une vision enf c'est une vision voilà c'est la vôtre.

Je je pas là pour la commenter mais j'aimerais le moment venu que dans les différentes prises de parole chacun puisse au moins avoir donné son point de vue et sa position parce que pour cette commission d'enquête la position des syndicats sur ce sujet est importante comme l'aide l'éclairage des autres acteurs que nous allons auditionner monsieur le rapporteur je la précis concernant la déclaration de FO sur la garantie de la neutralité je suis tout à fait d'accord avec d'accord donc vous pensez que l'externisation ne permet pas de garantir non plus la même neutralité que c'est internisé donc c'est aussi votre position à vous allez-y monsieur rapporteur merci monsieur le président effectivement peut-être pour varier mais rester sur le même thème et préciser ma question pour les autres organisations syndicales. On a il y a eu une audition de monsieur Schramc à l'Assemblée le 26 mai 2015 qui était alors président du CSA et qui expliquait que les capacités managériales de Delphine Ernut avaient été bien questionné et que ça avait été l'un des engagements fondamentals d'instaurer un dialogue social sain chez France Télévision pour la nommer. Pourtant, on observe quand même depuis plusieurs années peut-être que cette qualité du dialogue social s'est s'est dégradé.

Il y a eu par exemple un boycotte du séminaire des journalistes de France Lévision qui a été prévu le 25 mars 2025, quelques semaines à peine avant la reconduction de Madame Hernot. Le titre du dernier projet aussi de Madame Hernot réconcilié semble peut-être faire écho à cette situation ou à ce climat social et et de travail dégradé. Je pense qu'on peut le dire.

Donc ma question pour la préciser 10 ans après la première nomination de Delphine Airnut sur la base de cette promesse d'instaurer des conditions de travail et un dialogue social sain, est-ce que vous jugez que le style du management de madame Hern et de la direction est conforme à ces promesses ? Je vais laisser la parole peut-être au SNJ pour varier un petit peu les pré. Merci monsieur le président.

Je vais répondre très rapidement au aux questions d'avant juste pour donner notre point de vue. Oui, c'est important d'avoir le SNJ aussi. Cette questionlà sur la neutralité qui est beaucoup mentionnée euh pour être très précis euh le cahier des charges imposées à France Télévision c'est l'impartialité, c'est l'indépendance et le pluralisme.

Voilà, je je pose cette question parce que c'est un terme qui peut être assez discuté. La neutralité c'est des obligations qui nous sont faites à laquelle France Télévision essaie de répondre le mieux possible. Il y a constamment, si vous étiez dans nos échanges de mail, vous verriez que sur les plateaux télé, on est toujours à compter.

Effectivement là, est-ce qu'on est un peu en avance pour telle couleur politique ? Est-ce qu'on est un peu en retard ? Le cahier des charges de la pluralité, c'est aussi la parité femme homme.

Enfin bref, c'est tout un tas de critères que l'Arcom est chargé de contrôler euh sur le le l'externalisation de la production. Effectivement, nous on la déplore. C'est pas le cas partout.

C'est beaucoup moins le cas, je crois chez nos confrères de Radio France. On a une maîtrise davantage sur les programmes France Télévision a des journalistes à le savoir-faire et donc en tant que syndicat, on déplore un peu que cette production soit systématiquement externalisée. Néanmoins, un élément qu'il faut quand même donner, c'est que là encore le cahier des charges nous impose d'acheter des programmes à l'extérieur.

Et donc cette dépendance de France Télévision vis-à-vis des sociétés de production, elle est entretenue y compris par le politique qui nous fait cette demande là. Donc voilà, c'est aussi un peu si on veut changer les choses. Il y a aussi c'est pas que France Télévision finalement qui en est qui en est responsable.

Et puis qu'est-ce que je voulais dire sur la sur la souffrance ? Je crois que le rapport CD était assez clair et surtout si vous avez entendu ces rapporteurs plus tôt aujourd'hui, il évoque assez largement une souffrance dans cette fusion des rédactions entre France 2 et France 3, des ex journalistes de France 3 avec voilà, je vais pas refaire le rapport et refaire ce que vous avez déjà entendu, mais nous on a pris connaissance de ce rapport et on et on comment dire on partage un peu les constats qui ont été faits. Très bien.

Plus pour résumer votre pensée pour être clair sur la question de l'impartialité, pluralisme, indépendance. Pour vous, l'externisation n'est pas le sujet parce que un producteur comme en interne doit respecter les règles liées au pluralisme politique, mais par contre, c'est d'autres questions qui vous font contester cette cette externalisation. J'ai bien résumé votre pensée pour être très précis.

D'accord. Oui. Oui, c'est ça.

Bah, c'est-à-dire que après, moi je ne suis pas dans les échanges entre les sociétés de production et France Télévision. Je sais pas ce qu' leur demandé et vous pourrez le faire dans le casadre de cette commission mais oui l'ARCOM contrôle tout y compris ce qui est produit à l'extérieur et ce qui permet effectivement de rappeler que le cahier des charges imposé par le politique que nous sommes, le ministère, l'État oblige aujourd'hui France Télévision à avoir recours à des producteurs extérieurs et que le moment venu si on veut évoluer et changer de modèle, il faudra bien que le politique prenne des décisions. Je laisse la parole à Luna peut-être pour si vous avez question peut-être juste de mot sur enfin sur l'indépendance et la neutralité peut-être.

Bon, il n'y a pas de consigne politique donnée au rédaction. Je pense que enfin si je à moins que enfin je sois pas mais la neutralité repose aujourd'hui sur le professionnalisme des équipes. Donc elle est fragilisée par par des pressions indirectes.

Donc ce qui ce qui c'est l'instabilité aussi du financement une gouvernance gouvernance politisée et un climat de polémique permanente. Du coup, ça peut peut-être créer des un sentiment de voilà de qu'il n'y ait pas de neutralité, mais il y a un professionnalisme au sein de des rédactions et je pense que il respecte cette neutralité. Merci beaucoup.

Allez-y monsieur. Allez-y. Ça change.

Oui. Alors, réagissz mon sur et je vous donne la parole après. Mais merci monsieur monsieur le représentant de l'UNSA. vous expliquer chez France Télévision en matière de pluralisme il n'y a pas de consigne donnée aux rédaction ce sont vos termes.

Pourtant on a pu noter et ça a ému français lors de la présidentielle de 2022 sur le plateau de France info TV, une chaîne de France télévision le présentateur le présentateur Gill Barnstein avait expliqué à l'antenne eril Zemour, je le cite, Eril Zemour n'a pas le droit de venir ici. Qu'est-ce que vous en pensez ? Il s'agit en en l'occurrence d'une affirmation ou d'une consigne de rédaction en rupture totale avec cet objectif de pluralisme inscrit dans la loi.

Est-ce que vous condamnez ces propos ? Et nous nous j'ai convoqué Gilles Bernstein. Le mot convoqué pardon, c'est le terme officiel.

Voilà, il il est il est il est extra auditionné euh lundi euh en 8. Voilà, il pourra répondre aux questions de la représentation nationale. Qui veut répondre en premier à cette question ?

Peut-être il m'a posé la question mais euh à part dire que il faut rester enfin dans le dans le respect de d'un cahier des charges et d'une neutralité voilà. Après, je condamné, je sais pas, peut-être non, je condamne pas mais d'accord. Euh bon bah j'ai alors franchement pour pour vous dire franchement j'ai pas vu le j'ai pas vu le j'ai pas vu ce qui s'était passé donc je peux pas si vous permettez je pense que ce que monsieur Fogat essaie de vous dire c'est que effectivement le respect du pluralisme et de l'imp impartialité doit être la règle.

Maintenant, ce qui s'est passé sur le plateau de France Info TV euh en 2022, euh les propos de Gill Bernstein en l'occurrence euh ben pardon euh en l'occurrence euh j'ai presque envie de vous dire ça l'engageait lui en fait. Donc vous voilà, c'est pas je ne pense pas que ça a été une consigne. Je ne pense pas que c'est je pense que c'est un accident industriel qui arrive sur un plateau de direct mais qui effectivement ne devrait pas arriver parce que nous avons une mission d'impartialité et de puraler c'est la loi.

Oui, pour force ouvrière, monsieur le président, monsieur le rapporteur, Gill Bornstein, c'est un grand professionnel, c'est un confrère. Pour ma part, j'ai longtemps travailler avec lui, donc je ne mets absolument pas en doute ni son impartialité ni sa neutralité. En revanche, et c'est très bien que vous le convoquiez, que vous l'interrogez.

Si Gill fait référence à des euh consignes ou à des à des faux de dire consignes parce que ça n'existe pas chez nous mais à des intention latente de la part de la hiérarchie de l'encadrement de France Info TV, sans ambiguïé, nous le condamnerions. Euh maintenant, il est impossible de condamner Gill Bstein, pas parce que c'est impossible en soi, mais parce que c'est un très grand professionnel et qu'on peut avoir confiance dans sa probité. Euh voilà, la question est de savoir s'il faisait référence à un climat à l'intérieur de la chaîne France Info TV qui aurait conduit à ce que on évite d'inviter ce un tel ou une tel.

Allez-y, rapporteur. Je je me permets simplement bon visiblement monsieur vous avez pas eu accès à l'extrê, c'est ce que vous semblez dire. Donc je me permets de vous citer la phrase exacte prononcée par monsieur Bornstein sur donc un plateau de France info.

Il est lui-même d'ailleurs présentateur ou journaliste sur France Info et TV. Il explique, je le cite, Eril Zemour n'a pas le droit de venir ici en parlant de France info TV. Vous pourrez retrouver mais c'est une séquence qui avait beaucoup tourné à l'époque parce qu'elle avait choqué.

Le pluralisme est un objectif à valeur constitutionnelle. Une fois que c'est dit et que c'est rappelé, euh vous comprendrez que j'ai un peu de mal à vous entendre sur le fait que vous ne condamnez pas ces propos. Maintenant que la citation est faite, qu'est-ce que vous avez à en dire sur cette injonction ?

En tout cas, je note que les deux premiers syndicats qui se sont exprimés ont rappelé votre attachement au pluralisme. Donc, et maintenant, je vous laisse répondre à la la CGT. Allez-y.

Alors, il nous appartient pas de nous prononcer en fait sur un extrait euh de la chaîne France info que nous n'avons pas visionné puisque les questions ne nous sont pas parvenues en amont. Euh voilà. Après euh pour avoir travaillé euh sur les rapports de l'ARCOM euh en préparant notre venue à cette commission d'enquête parlementaire, euh on voit que le pluralisme à France Télévision, c'est quelque chose qui est respecté.

Donc je ne pense pas que qui que ce soit n'ait pas droit de citer euh à France Télévision euh et sur une quelconque antenne de France Télévision, sinon cela aurait été pointé depuis longtemps par l'ARCOM. Je voulais revenir et c'est pour ça que j'avais levé la main précédemment en fait sur la question euh qui nous intéresse beaucoup plus nous en tant qu'organisation syndicale du climat social à France Télévision et de la santé au travail puisque euh je voulais vous citer quelques chiffres. Euh par exemple, en fait, vous avez sans doute longuement parlé ce matin du siège, mais dans le réseau France 3, sur les 24 antennes et euh les neuf euh emprises euh en Outreem, radio télévision d'Outrem, il y a eu depuis les décrets Macron euh plus d'une trentaine de risques graves et de dangers imminents en quasi totalité pour des raisons de troubles psychosociaux.

Il y a eu plusieurs tentatives de suicide lié au travail depuis 2019. euh de dans le réseau depuis 2019. Et puis euh on a aussi en fait le nombre d'accidents du travail reconnu qui augmente de manière considérable et en tête de motif de déclaration d'accident du travail et bien on a euh ce trio le risque routier, la chute de plein pied mais également les risques psychosociaux qui passent de la 4e à la 3e place.

Ça veut dire en fait qu'il y a effectivement un problème que nous à la CGT on relie à la conduite du changement. Mais euh si euh effectivement euh régulièrement on pointe en fait la responsabilité de notre direction dans cette conduite du changement, euh ces changements dans leur euh immense majorité euh ces dernières années nous semble étroitement lié à cette question du financement. Euh par exemple, en fait, la fusion des rédactions de France 2 et de France 3, elle nous semble être très largement dictée par la question du financement.

La disparition il y a 2 ans des éditions nationales de France 3. Euh ce n'est peut-être pas la seule raison, mais nous on y voit aussi très fort en fait l'ombre de cette question du financement. Et je voulais rappeler en fait ce chiffre.

Depuis 2008, l'audiovisuel public a perdu 1,252 milliards d'euros. Alors que, je vous le disais en propoliminaire, nos missions, elles ont augmenté le numérique. Ça n'existait pas ou quasiment pas en 2008 à France Télévision.

Donc en fait quand on conduit le changement avec moins de moyens, quand on nous demande de faire plus avec moins de moyens, quand on fusionne des rédaction parce que en réalité quelque part c'est parce qu'on n pas le budget en fait pour continuer à les faire fonctionner et bien forcément ça induit de la souffrance au travail, ça induit des accidents de travail, ça induit de la maladie professionnelle et donc oui effectivement le climat s'est dégradé mais on y voit surtout l'effet d'une politique budgétaire qui ne dépend pas de la direction de France Télévision mais bien du politique. Très bien. Propose de d'avancer.

Ben vous êtes vous êtes le même. Bon allez rapidement très rapidement. Oui.

Euh je complète ce que viens de dénoncer Éléonore. Euh attendez non pardon je vous propose d'avancer parce que sinon bah alors oui mais on peut pas avoir que la CGT pardon qui après on on y on viendra. Faut que chacun puisse avoir à peu près pas exactement le même temps de parole mais à peu près.

Euh donc je vais laisser le rapporteur poser une autre question. Je vous redonnerai la parole. Il y a beaucoup de sujets parce que votre collègue a ouvert beaucoup de voilà beaucoup d'autres réflexions importantes qui nous qui nous intéressent.

Je je redis juste très factuellement que nous auditionnons donc monsieur Bstein dans 10 jours qui pourra s'exprimer, répondre aux questions et que très factuellement à l'époque la direction de l'information avait expliqué qu'en aucun cas et de toute façon c'est interdit par la loi je le dis ici Zemour et le courant de pensée qu'il représente ne sont interdits d'antenne à France télé et Xemour sera bien évidemment invité mais les dirigeants auront l'occasion de s'expliquer et monsieur Benstein en premier pour qu'il puisse répondre aux questions du rapporteur et on va pouvoir avancer sur d'autres sujets. Merci monsieur le président. Un autre sujet effectivement le rapport de la cour des comptes que vous avez dû probablement lire adressé à un tableau sévère notamment des nombreux avantages dont bénéficie certains salariés, certains cadres dirigeants de France Télévision.

On parle par exemple d'une trentaine de cadres payés plus que le président de la République. On parle d'une cinquantaine de directeurs qui bénéficient de de voitures avec fonction. On parle d'une prime de performance, on l'a pris dans le cadre de cette commission d'enquête attribuée à Delphine Airnut de près 80000 € cette année alors que l'entreprise est au bord de la FIT.

On parle de suite d'hôtel au Majestic à Cann pour près de 10 dirigeants et d'phineirnut notamment pour des suites d'hôtel à pour certaines 1700 € la nuit. Est-ce que ces avantages au bénéfice de quelques cadres dirigeants sont dénoncés par les syndicats de France Télévision ? Est-ce qu'il y a une totale transparence sur l'utilisation de l'argent public ?

Est-ce que par exemple sur un cas aussi précis des nuits d'hôtel, est-ce qu'il y a des montants maximum qui sont imposés aux salariés de France Télévision ? Voilà comment ce cadre de de dépenses est parfaitement encadré chez France Télévision. S'il vous plaît, sachant que pour les nuits d'hôtel, il faut avancer parce qu'on a eu des réponses déjà de la dirigeante qui nous a expliqué tout un système.

Il s'agit pas de le cautionner, il s'agit pas de non, vous allez réagir et je le précise pour parce que si vous réppliquez chacun ce que c'est une nuit d'hôtel, on va pas y arriver. Voilà. Non, je j'explique juste, je vous demande juste de pas de donner votre avis.

Je demande de donner. Oui, c'était pour qu'on a gagne du temps. Donc me fait pas me faites pas perdre monsieur rapporteur.

Ce que je veux dire juste pas la peine de réexpliquer le montage. La question c'est est-ce que vous cautionnez cautionnez pas et votre avis ? Voilà, c'était allez-y.

Donc je donne d'abord la parole. On va essayer de varier un peu peut-être le sur ces questions qui veut commencer pas vous avez déjà parlé pas mal. Est-ce que force Ouvrière veut se lancer sur cette question des avantages des dirigeants de France Tévision qui était la question du rapporteur ?

Allez-y. Bien. Euh, on peut avoir une opinion tranchée effectivement.

Après, je chacun est libre de la sémantique, c'est tir avantage élément de rémunération. Euh par exemple, nous appartenons à un monde qui est le monde de l'audiovisuel dans lequel il n'est pas étranger euh euh à chacun que certaines rémunérations et même dans l'audiovisuel public peuvent être très importantes. Donc cela mériterait euh de savoir si l'on parle de personnes qui mettent euh qui mettent en jeu la réputation, l'image de l'entreprise et auquel cas leur image a de la valeur et cela se rémunère. ou euh ou si on parle de personnes qui ne mériteraient pas, mais je ne suis personne et mon syndicat non plus pour le juger, d'être aussi bien rémunéré.

En tout cas, en tout état de cause, mettre en avant euh une trentaine de salariés euh rémunérés euh plus que le président de la République. Nous ne sommes pas en mesure nous de les juger sur pièce peut-être, mais de façon comme ça globale non. Sur les véhicules de fonction, je dois avouer euh que euh cela nous semble quelque peu anachronique au vu de la décennie de serrage de ceinture, pardonnez-moi pour cette expression, à laquelle nous avons tous été collectivement soumis avec notamment des procédures pour ceux qui sont opérationnels sur le terrain, quelquefois au bout du monde et quelquefois en situation de guerre. des procédures pour se faire rembourser quelques frais de missions raisonnables qui sont de plus en plus serré, compliquées et restrictive.

Donc effectivement, savoir que certains euh entre guillemets sans pareillement les jugés mais certains auchaud jouissent d'un véhicule de fonction. Euh cela peut nous interroger. Euh enfin sur le Majestic, toutes est question de choix de man de choix de gestion. euh l'opération de de bar training dans la à laquelle vous avez fait référence et que nous connaissons, pareil, nous ne la jugerons pas.

Mais après, on peut apporter des solutions dans le cadre du dialogue social, c'est que nous, Force Ouvrière, nous aurions plutôt conseillé à France Télévision qui est très impliqué euh dans la création cinématographique et dans l'organisation du festival Lec. Nous aurions peut-être conseillé à France Télévision de louer un salon au Majestique pour y faire des affaires professionnelles sans qu'il soit besoin d'y résider la nuit. Voilà.

Merci pour votre réponse franche la CFDT on fait comme ça la CFDT vous voulez vous exprimer rapidement je donne ensuite la CGT et il y a effectivement comme le soulligne le rapporteur aujourd'hui selon les chiffres de la cour des comptes 534 qui ont des véhicules de fonction à France Télévision pour donner les chiffres précis adésimes. Alors, pour répondre à votre question sur la transparence, euh en réalité, les seuls éléments dont nous disposons, c'est dans le bilan égalité euh homme-femme, il me semble, euh les le nombre de femmes dans les 10 plus hautes rémunérations et puis une moyenne des 10 plus hautes rémunérations à France Télévision. Mais sinon, nous n'avons pas d'indication sur les rémunérations des cadres dirigeants de France Télévision, sur le nombre de voitures de fonction non plus.

Nous avons le nombre de chauffeurs hommes femmes dans le diagnostic égalité professionnelle, mais le nombre de voitures nous ne nous ne l'avons pas. Et concernant effectivement la la suite au Majestique, nous avons eu droit à une explication qui vaut ce qu'elle vaut euh lors d'un CS central puisque la question a été posée. Oui.

Sur la suite au Majestique, sur les chambres au Majestique, la question a été posée. Nous avons eu une réponse euh invérifiable en définitive pour nous. Euh mais voilà.

Donc oui, nous interrogeons nos nos dirigeants sur les éléments dont nous disposons ou pas. Mais la transparence non n'existe pas et je pense que dans aucune entreprise française la transparence sur les plus hautes rémunérations existe. C'est en tout cas ce qui est obligatoire c'est d'avoir la moyenne des 10 rémunérations les plus élevées que nous allons donc demander à France télévision et sur 3 ans.

Donc on voit qu'elles augmentent. Voilà le rapportur nous dira s'il a eu ses éléments et sinon on relancera France Télévision pour qu'il nous les donne la CGT. Oui, merci de me donner la parole.

Alors, sur les très hautes rémunérations, la CGT a souvent dénoncé les écarts de rémunération qui peuvent exister entre les plus hauts salaires de France Télévision et le salaire des travailleuses et des travailleurs de base. Mais sous, mais je rappellerai ici en fait que les très haut salaires de France Télévision et notamment principalement celui de notre présidente Delphine Not, ils sont soumis au contrôle de l'État et c'est l'État qui valide les salaires des cadres dirigeants de France Télévision. sur la question des notes de frais.

Je me prononcerai pas sur cette chambre majestique, euh j'ai pas d'éléments là-dessus, mais par contre en fait, je peux vous parler euh du réseau que je connais bien euh et je peux vous dire que moi ce que j'observe euh là où je suis dans le réseau Zo, c'est que nos cadres dirigeants y compris, nos directrices et directeurs régionaux en fait sont soumis à un encadrement euh très strict de leur frais de mission. et que quand ils doivent ils et elle se doivent se déplacer à Paris, en fait, ils le font dans les mêmes barês que le salarié de base de France Télévision. Donc de mémoire, une nuit d'hôtel à Paris avec le petit- déjeuner inclus, on doit être à 130 €.

Donc on est très 140 € on est très loin du prix de la chambre au Majestique et ça s'applique au simple journaliste comme je suis comme aux directrices et directeur d'antenne régional de France Télévision qui est le poste le plus élevé en fait dans une antenne de France Télévision. Et pour en revenir au rapport de la Cour des comptes, les charges d'exploitation ne sont qu'un seul des éléments de ce rapport qui soulligne également que la part du concours public n'a pas suffisamment augmenté pour compenser l'inflation ou les besoins de transformation de l'entreprise. Et ça s'est aggravé en fait depuis la fin de la redevance.

Et ce rapport recommande et bien en fait d'avoir une maîtrise des charges évidemment, mais également une stabilité de la ressource et un cadre budgétaire clair pour éviter des arbitrages budgétaires contradictoires et renforcer la prévisibilité des financements publics. Merci. En 10 secondes si le SNJ veut juste parce qu'près le rapporteur veut changer de sujet parfaitement son droit.

Non, mais rapidement, juste voilà. Et après je euh effectivement côté transparence, on a le montant global des des 10 rémunérations les plus élevées par sexe. On ne sait pas quel métier ils exercent. dans les discussions qu'on a, on peut euh comprendre que c'est à la fois des top managers, à la fois des présentateurs, donc des gens qui mettent leur visage à l'antenne.

Euh le SNJ, hein, évidemment ne fixe pas les salaires et nous aussi la question des écarts de salaires euh nous importe. Euh et donc on est favorable à resserrer ces écarts entre les salaires les plus élevés et les moins élevés. Vous pouvez d'ailleurs, je pense, légiférer pour introduire un écart maximum si vous le souhaitez.

Évidemment, les rémunérations dont on parle sont très loin des rémunérations euh des salariés lambda. euh le salaire d'embauche d'un jeune journaliste, hein. Après euh 5 ans d'étude, 2 ans d'expérience professionnelle, par exemple, c'est 2300 € nets euh d'après les informations que qu'on a à peu près.

Euh et puis sur euh sur le le découcher la question du Majestique, je rejoins ce que viennent de dire ma consœur. C'est 140 € petit-déjeuner inclus pour Paris qui est une zone tendue, mais sinon c'est 92 € hein pour les les reste la majorité des villes. On a également effectivement on s'est interrogé à ce sujet auprès de nos instances dirigeantes.

Comment ça se fait une suite a priori effectivement on n'est pas pour he que nos dirigeant restent dans des suites luxueuses quand ils se déplacent. Le la seule chose qu'on en a compris c'est que France Télévision n'avait pas payé ce montant. Effectivement la question se pose et c'est d'ailleurs pour ça que qu'on l'a posé.

Voilà ce qui me permet d'indiquer sur la rémunération que je remercie la société d'avoir précisé cet élément de compréhension, c'est qu'aujourd'hui c'est l'État qui décide de la rémunération de madame à la fois son contrat initial quand elle est embauchée puis ensuite la prime de performance et le conseil d'administration qui le décide et j'indique que nous auditionnerons la ministre de la culture qui représente l'État puisque c'est l'État qui fixe la rémunération des dirigeants de l'idovuel public et en l'occurrence pas que l'État mais le conseil d'administration qui valide ou non les primes de performance. C'est pas madame Hernot qui se fait elle-même son salaire ou ses primes et donc nous auditionnerons ceux qui ont pris ces décisions pour qu'ils puissent les expliquer. Monsieur le rapporteur, euh on peut pas faire de voix tout le temps.

Alors mettez-vous d'accord entre la CGT et Oui, mais alors euh vous vous mettez d'accord entre vous, je vous donnerai part après. Merci monsieur le le président. Un sujet qui je pense est vraiment important, c'est celui des UCC que beaucoup de Français ont d'ailleurs.

Donc des unités de compétences complémentaires qu'on a euh appris dans le rapport notamment de l'inspection des finances en 2024. Et donc on peut voir notamment et vous me dites hein si je me trompe mais à la lecture de ce rapport qu'à France Télévision quand il faut faire un reportage terrain, il y a quand même beaucoup de monde qui est mobilisé. On a par exemple, on doit mobiliser un reporter qui va poser les questions et prendre des notes sur le reportage.

On a un JRI, un journaliste reporter d'image, c'est-à-dire en fait un caméraman qui va filmer. On a aussi un preneur de son qui tient un micro euh ou une perche. On a aussi un monteur euh de permanence, souvent au siège, qui lui va devoir assurer le le montage des rush.

Ça fait au moins quatre personnes de mobilisé pour un reportage terrain et on a l'impression c'est une forme de spécialité euh chez France Lévision qu'on ne retrouve pas dans les autres médias puisque en lire le rapport de l'IGF chez BFM région, je vais citer le rapport, les journalistes non seulement filment seul avec leur smartphone mais également montent eux-mêmes le sujet. Et enfin donc si je comprends bien, quand il est demandé chez France Télévision à un caméraman de tenir aussi le micro, c'est-à-dire de prendre le son, il faut forcément lui accorder une prime puisque ce n'est pas dans sa fiche de poste. C'est d'ailleurs tout le sens des UCC que la direction à certains temps a voulu dénoncer.

Donc ce strict cloisonnement des compétences semble avoir été inscrit notamment dans l'accord syndical qui a été très discuté de 2013. Est-ce que vous pensez vous, syndicat de France Télévision que ce régime d'exception notamment par rapport aux autres médias, qu'il soi privé ou ou autres, à l'heure où l'entreprise d'ailleurs est au bord de la faillite, est-ce que ce régime d'exception doit perdurer ou est-ce queil y a pas une modification pour permettre plus de multicompéten chez les salariés de de France Télévision et s'accorder s'aligner un peu plus sur les pratiques notamment des chaînes privées ? Alors la CFDT m la parole.

Je vous donnerai ensuite la CGT. C'est monsieur qui représentera cette fois-ci la CGT puis bien sûr les autres forces syndicales si vous souhaitez prendre la parole. Alors je vous laisse la parole.

Alors je vais probablement pas répondre à à l'intégralité de de de la question mais euh non un un caméraman, donc un JRI, un journaliste reporter d'imagortage euh qui prend le son n'a pas de prime pour prendre le son. ça fait partie de sa fiche de poste. Donc ça non, un monteur qui monte un sujet, c'est juste un métier monteur.

Et l'image est importante en télévision, l'image veut dire quelque chose et le regard du monteur est essentiel dans la construction d'un sujet. Je vous rappelle que nous faisons des sujets qui vont du off de 40 secondes au magazine euh de 13 ou 26 minutes. Donc le monteur, il est là pour assurer la cohérence de la construction euh du reportage ou du magazine.

Euh et il ne monte pas que un reportage dans la journée. Un monteur en région par exemple monte deux trois voire quatre sujets dans la journée. Il n'est pas mobilisé pour un reportage.

Ensuite sur il n'y a pas de preneur de son en équipe de reportage en région et au siège de moins en moins. Les preneurs de son une profession en voie de disparition à France Télévision. Donc non, nous ne partons pas à trois en reportage, on part à deux.

Et alors oui, monsieur à l'oncle, ben journaliste rédacteur, c'est un métier, ce sont des compétences, journaliste reporter d'images, ce sont d'autres compétences. Et effectivement, quand on est JRI et qu'on fait de la rédaction, c'est une acquisition de nouvelles compétences qui s'ajoutent à des compétences. Donc oui, il y a là une prime de bicalification parce qu'on exerce un autre métier en plus du sien.

Tout ça, ça a une logique. Alors certes, ça peut paraître obsolète. Vous nous comparez à BFM région.

Alors, je vous rappelle que les bureaux de BFM région sont en train de fermer partout. l'F. Oui.

Non mais oui. Non mais vous vous citez le rapport de l'IGF, mais je ne crois pas qu'on puisse comparer le travail des BFM région au travail des bureaux régionals régionaux d'information de France 3. On fait pas tout à fait la même chose.

On fait pas du flux d'infos en continu. On fait du reportage long, plus long en tout cas que les sujets de BFM région. Et c'est une autre façon de travailler parce que le format est différent.

Donc je je laisse mes camarades compléter mais euh allez-y. Oui. Pour vous répondre, monsieur le rapporteur, bah on vous invite à venir sur le terrain avec nos équipes.

Voilà. Euh passer une journée avec nos équipes sur le terrain et vous allez voir comment ça se passe exactement. En fait ce que vienent ce que vient de dire Yvon est tout à fait exact. on on ne on ne on on ne on ne part à 36 surra en fait ce qui se passe et c'est que généralement on part à un ou deux en plutôt deux on part plutôt à deux mais aussi des fois c'est le seul J qui part pour aller chercher des images voir faire un sonore en en tout cas prendre le son de de de d'une intervention Et par ailleurs en fait de moins en moins d'ingessons partent en reportage et la seule fois et les seules fois où ils sont sur du tournage en reportage devenez sur sur quels événements c'est et ben c'est sur la politique.

C'est sur la politique qu'on les qu'on les que généralement on les planifie. Bah oui pour pour faire hein ou la musique. Oui. ou la musique.

Donc voilà la réalité c'est celle-ci. euh BFM euh en région malheureusement et ça on les plaint beaucoup. Euh ils sont soumis à un régime euh assez terrible en fait et ils partent très souvent avant bien avant euh la retraite.

Ils arrivent généralement ils partent surtout sur d'autres sur d'autres médias. Alors, c'est pas spécial à BFM, mais ce mode de production que vous évoquez euh monsieur le rapporteur, en fait, il est pas un odin. Alors oui, ça peut peut-être euh faire gagner des sous, mais un ça ça empêche la qualité et de ça impacte la santé de des personnels.

Voilà, je je crois que les députés ruraux que nous sommes, quel que soit nos bords politiques, savons pertinemment que France 3 et DFM sont complémentaires mais ne font pas exactement les mêmes choses et que ce sont effectivement des j'allais pas dire des missions différentes parce que l'information est au cœur mais que c'est pas exactement la même manière la même présence sur en tout cas dans nos territoires euros puisque je suis un représentant de ce ce territoire calvadosien et bien sûr vous pouvez merci monsieur le président pas moi qui vais répondre à la question du rapporteur allez-y il y a une une réalité un constat Il a été établi par la cour des comptes qui a estimé que le système des unités de compétences complémentaires était inefficace et coûteux. C'est écrit dans le rapport. Et pourtant, de mois après, la France Télévision a décidé de reconduire ce système parce que nous n'avons pas été capables de le réformer.

Nous avions tenté, nous de notre côté, à force ouvrière avec la direction de réformer ce système dont on estime de notre côté qu'il est trop rigide, archaïque probablement. Et pour autant ça n'est pas ultra libéralisé l'organisation de l'entreprise et ce que nous prenons euh que nous prenons pardon formé, volontaire et rémunéré. Nous on est absolument ouvert à ce que les compétences se croisent, à ce que les corporatismes fassent tomber leur frontières et à ce que l'on fasse entrer comme dans d'autres groupes audiovisuels et bien France Télévision dans l'aire du 21e siècle.

L'air du 21e siècle n'est pas l'air de l'homme orchestre, mais l'air des compétences multiples comme les jeunes euh diplômés des écoles de journalisme euh en sont porteur aujourd'hui. Ils savent monter, ils savent tourner, ils savent prendre du son, ils savent aussi écrire très bien même et et ils ne font pas tout en même temps parce que dans n'importe quelle activité que ce soit, tout faire en même temps n'est pas un gage de qualité. Et ça, nous avons été confrontés avec la direction de France Télévision à des résistances.

Je vais vous prendre un exemple avant de conclure. Euh il y a 18 mois, nous étions sur le point de réformer h métiers h métiers dont nous allions ouvrir les compétences et et pas gratuitement hein. Certaines professions devaient se voir augmenter de 7 8 voire 9 % par mois.

Euh c'est pas c'est pas rien euh parce que je peux vous garantir que 8 % d'augmentation à France Télévision, cela fait peut-être 20 ans que ça n'est pas arrivé pour le commun des mortels salariés. Euh et ben pourtant ça n'est pas passé. Pourtant il y a eu une bronca qui a empêché cette réforme.

Il se dit que si notre PDG a dénoncé l'accord d'entreprise le 10 juillet dernier, c'est parce que notamment nous n'étions pas parvenus par la voie de la négociation à réformer ces métiers. Voilà, j'apporte juste une précision. Sur les h métiers, quatre ont été signés.

Donc la transformation n'est pas impossible. Merci pour cette précision. Le SNJ, j'arrive à le dire maintenant, le le S le C deven.

Merci beaucoup, monsieur le président. Non mais écoutez, simplement pour dire que bon, je rejoins un peu ce qui a été dit he par d'autres organisations sur le le fait que les données de de monsieur le rapporteur ne sont pas à jour. On part vraiment à deux, c'est la norme.

Il y a il y a enfin le preneur de son, moi je voyais, j'ai 33 ans, j'en ai jamais vu. Donc voilà, c'est France Télé en fait évolue, continue d'évoluer, se réforme, se modernise. Euh voilà.

Et on peut d'ailleurs déplorer he que c'est un métier qui disparaisse et que la qualité disparaisse aussi. Mais en tout cas, c'est déjà un état de fait. C'est c'est en train de disparaître. simplement, je je voulais ajouter qu' qu'il y a dans nos stations d'outre mer déjà euh des gens qui font à la fois de la télé, de la radio, du web.

Euh et en fait euh vous parliez de ces multicompétences, vous vous parliez des jeunes sortis d'école, je suis euh relativement jeune. Euh malheureusement euh il y a un sens au métier et quand on fait tout en même temps, et bien on fait rien de vraiment bien. Euh nos nos collègues en notre mère nous nous disent nous rapportent souvent le stress que c'est, le le la baisse de qualité que c'est de faire de la radio le matin, du web le midi et de de mélanger toutes les compétences.

Nous au SNJ, on s'intéresse aussi à ce qui est fait par le reste des audiovisuels publics en Europe. On a eu lors de notre assemblée générale annuelle des salariés de la RTBF qui sont venus échanger avec nous. La RTBF a une réforme il y a quelques années qui est allée justement vers les les polycompétences euh avec de l'intérêt qui pouvait être trouvé notamment pour les jeunes salariés de se diversifier en terme de compétences, mais aussi beaucoup de souffrance au travail, beaucoup de rédactions à deux vitesses et donc des rédactions où le le l'entente et où le le bon fonctionnement de la rédaction et bien est voilà malheureusement est constaté qu' il y a une des rédactions à deux vitesses et puis et puis beaucoup d'absentéisme et beaucoup d'accidents du travail.

Donc je vous invite évidemment à aller regarder aussi ce qu'a fait la RTBF à ce sujet. Merci. Est-ce que l'Unea veut réagir rapidement et on a où ?

Allez-y. Oui, je rejoins aussi mes camarades mais sur l'organisation et les tournages que ce soit à la rédaction ou ou à la production, il y a quand même une organisation qui est dans chaque périmètre. Euh il y a des planificateurs qui reçoivent des enem des prévisionnels qui sont aussi échangés avec l'ensemble des des services techniques, rédaction et antennes qui prévoit une organisation et un prévisionnel et à la sortie on a aussi un potentiel qui est qui est lié à toutes ces ces tournages et à ces à ces modes de production.

Donc euh c'est très euh je dirais dans les je parle pour ma région parce que euh on est quand même assez euh euh attentif sur ça et de partir à plusieurs, c'est pas le cas. Donc un journaliste JRI part avec part avec un rédacteur. Euh il y a pas de preneur de son, il y a pas de monteur.

Le monteur est en station. quand on est en extérieur sur je prends l'exemple sur l'assemblée de Corse, la collectivité quand on a une une session, il y a un monteur qui va là-bas parce que il faut monter sur place donc mais on n'est pas des multi postes qui partent sur des tournages ou sur des productions des événements qu'on peut tenir. Merci.

Merci pour vos Merci pour vos réponses. Je voudrais vous parler d'un d'un autre cas. On on enchaîne.

Ouais. Essayez de choisir. C'est pas parce que vous êtes deux c'est en plus parce que il y a des syndical sont du seul.

Donc c'est pas parce que malheureusement vous êtes deux et c'est c'est très heureux. C'est de vous partager le temps de parole entre vous en fonction des questions. Si vous aviez juste une précision, allez-y.

Mais vraiment rapidement et après je redonne la parole au rapporteur. Non non, je voulais dire je suis reporteur de terrain. Ça fait 20 ans que j'ai pas eu un ingénieur du sang et que j'ai pas travaillé avec un ingénieur du sang.

Voilà. Donc euh je je pense qu'il est euh complètement erroné d'en faire une généralité. Euh il n'y a plus de d'ingénieur du son, très peu.

Donc euh voilà. Merci de cette précision de terrain. Vous répondrez après.

Allez, je l'ai complé. Allez-y. Pardon, monsieur le rapporteur, allez-y.

Je voudrais simplement, j'ai j'ai encore on a encore euh beaucoup de questions euh à vous poser euh pour le je donner la parole après aux autres groupes politiques. C'est pour le temps, voilà, exactement le le temps qui nous reste. J'aimerais vous parler d'un d'un cas spécifique, c'est celui d'une journaliste de France Télévision qui s'appelle Claire Cos dont le professionnalisme n'a jamais été remise en question.

Elle a eu pour elle le malheur de publier un article sur le site de France I intitulé, je la cite, "On pense à ceux qui sont revenus, à ceux qui ne reviendront jamais et à ceux qu'on espère encore." Paris commémore les victimes du 7 octobre. Cet article a été publié le 7 octobre dernier, je l'ai lu, il est émouvant.

On suit les pas de Monique, de Julie, d'Alain, d'anonymes, mais aussi de personnalités comme Anne Saintclairc, comme Patrick Bruel qui sont venus regarder les photographies de visage d'otage au cœur du pavillon mémorial de la place des Vauges. Mais visiblement, cet article a fait polémique pour la CGT qui ne le juge pas à son goût. La SGT a immédiatement publié un communiqué dénonçant un article, je le cite communautariste, contestant le mot de Pogrome pour qualifier le 7 octobre.

Clercos, je crois, est aujourd'hui, de ce que j'ai pu en lire en arrêt de travail dans une situation et un état psychologique extrêmement préoccupant suite à une vague de harcèlement qui a été suscitée par ce communiqué de presse, par ce communiqué interne de la CGT. Elle a même contacté la le SNJ qui visiblement ne lui a pas répondu, en tout cas ne l'a pas aidé. Alors ma question est simple, elle s'adresse à la CGT et notamment au SNJ.

Comment expliquer qu'en 2025, au sein du premier groupe d'audiovisuel de France qui plus est un groupe d'audiovisuel public payé par nos impôts, on puisse avoir un syndicat important, la CGT qui décide de lancer une campagne de harcèlement contre une journaliste simplement parce qu'elle a osé commettre ou rédiger un article qui relate des faits de recueillement par rapport au 7 octobre à Paris. Je vous avoue que moi ces faits m'ont particulièrement choqué. Donc je j'aimerais vous entendre sur ce sujet qui permet de d'exprimer le quand j'ai dit en introduction le soutien à l'ensemble des journalistes et de dire bien entendu à même Cos si elle nous écoute que nous lui apportons le soutien de la représentation nationale et comme la CGT directement visée par cette question, je vous propose de répondre au rapporteur.

Oui. D'abord, je vais juste revenir très brièvement sur la question précédente parce que je voulais intervenir juste pour Écoutez, pardon là, moi j'essaie depuis le début équilibré si mais est-ce que les UCC ça ça ne qualifie pas en fait l'activité des journalistes, ça qualifie l'activité des techniciens qui font en fait d'autres tâches que celles de leur fiche de poste. Très bien.

Merci de cette précision. Alors, je laisse répondre maintenant je vais répondre à la question et euh et donc en fait euh d'abord la CGT euh n'est pas payée par les impôts euh les les personnes qui exercent des mandats syndicaux à France Télévision comme ailleurs ne sont pas payées par les impôts des Français. Deuxièmement, en fait, ce tracte, cette communication syndicale n'est pas lié à l'activité journalistique que peuvent pratiquer d'ailleurs par ailleurs les élus de France Télévision euh dans le cadre de leur travail.

Et euh enfin euh nous adressons également en fait euh euh voilà toute notre compassion avec envers cette consœur qui n'a pas été victime d'une campagne de harcèlement. Il y a eu une communication syndicale suite à un article qui n'apparaissait pas qui n'apparaissait pas à notre syndicat euh équilibré en fait dans le traitement de cette actualité puisque en fait il ne remettait pas les choses en perspective et ce tracte a été euh malheureusement mal compris et dans la foulée la semaine qui a suivi quand on a compris l'émotion que suscitait cette communication syndicale et bien on a publié un autre communiqué euh qui euh qui clarifiait en fait un petit peu les choses euh qui exprimait le fait que on ne souhaitait pas euh mettre une consour en difficulté et la soumettre à la vendicte populaire. Qui précisait aussi que notre organisation et là je cite la communication syndicale se bat et continuera à se battre contre toute forme de xénophobie et de discrimination.

Nous ne serions tolérés dans nos rangs et dans nos écrits ni antisémitisme, ni aucune forme de racisme. Donc on a clarifié les choses. Euh pour l'effet produit par cette communication euh sur une conseur.

On en est absolument désolé parce que c'est ça n'est pas l'objectif en fait d'une représentation du personnel que de mettre en péril la santé d'une salariée. Et je tiens à préciser en fait que suite à ce communiqué et bien certains de nos élus et notamment le secrétaire général du SNRT CGT ont été victimes eux également en fait d'une vague de harcèlement sur les réseaux sociaux d'appel à leur domicile en les traitant de salles antisémites. Voilà.

Donc en fait la réalité elle est beaucoup plus nuancée que ce qui s'est produit et ce communiqué on l'a regretté publement. Je faut être précis et je voudrais que le rapporteur obtienne une réponse à sa question. Dans votre communiqué, il est écrit noir sur blanc et vous reprochez donc cette journaliste d'avoir adopté le point de vue de la communauté juive et de relayer les tests du crive.

C'est écrit noir sur blanc. Donc je vous c'est écrit dans le communiqué à moins que je l'ai mal lu mais il me semble que c'est écrit noir sur blanc. La question du rapporteur et je là je je souhaite qu'il obtienne une réponse et c'est normal a ému une grande partie des Français, c'est-à-dire reprocher à une journaliste, vous êtes représentant des salariés, d'avoir adopté le point de vue de la communauté juive et de relayer les tests du CRIF.

C'est une accusation portée contre contre l'une de vos consœurs qui est quand même pas tout à fait à noine. Donc il y a ça interroge sur la déontologie entre les journalistes et puis au-delà de ça sur les propos tenus. Donc le rapporteur vous pose la question, j'aimerais vous la préciser.

Est-ce que vous maintenez ces déclarations ? Parce que dire que vous êtes contre l'antisémitisme et le racisme de toute manière ce sont des délis et ici j'espère que tout le monde est contre l'antisémitisme et le racisme. La question du rapporteur c'est de savoir si ces propos vous les maintenez ou non.

Dans la phrase qui précède, il est je cite précisé que l'article n'adoptait qu'un seul point de vue, celui d'une communauté juive qui se sent légitimement légitimement meurtri par ce massacre, mais sans jamais le resituer dans un conflit plus large. Donc en fait et derrière la phrase dit "Il reprend pour une bonne passes du CRIF qui prétend représenter l'ensemble des juifs de France, ce qui est loin d'être le cas." Donc en fait que vous pensez laisser le rapport parce que vous pensez que sur les otages ce que le sentiment qu'on peut avoir par sur les otages israéliens c'est un c'est c'est un point de vue différent de la communauté juive de la communauté musulmane catholique.

C'estàd que quand on parle des otages, on a un regard particulier quand on est un juif en France ou quand on est un citoyen français, quel que soit sa conviction. que c'est c'est admettez, je laisse rapporteur, c'est pas moi le rapporteur, je vais le laisser préciser mais admettez parce que je suis le président, je suis aussi garanté juive parce qu'on parle d'otage israélien, enfin je suis très choqué par cette voilà cette phrase, j'aimerais que vous puissiez l'expliquer je par rapporteur, on ne on ne disait on ne reprochait pas à ce reportage d'adopter euh le point de vue de la communauté juive, mais de reprendre les thèses du CRIF qui ne représentent qu'une partie en fait de la communiqué notuté juive. Après pardon, jeess rapp là on peut pas dire n'importe quoi et je vois monsieur Saintou des épaules.

Le CRIF ne représente pas la communauté juive de France, c'est pas son rôle. Il représente les organisations qui offrent dans le domaine mais non mais pardon parce que j'ai vu D'accord. D'accord.

D'accord. Je je vous donnerai la parole tout à l'heure, monsieur. Vous je vous donnerai la parole.

Pardon ? Je me suis tourné, je me suis Monsieur Saintoui se trouve Monsieur Saint Monsieur Allez-y. Bon, monsieur Saint-oule, j'ai Il se trouve que je me suis tourné vers vous, monsieur Saintoule, pas la peine de déjà vous me tutoyez pas déjà vous remettez pas en cause ma présidence.

Monsieur Saint-oule a pas commencé là. Il se trouve que je me suis tourné vers vous, je vous ai vu aussi les épaules. Donc, j'ai pensé qu'il faut clarifier, faire attention à ce qu'on dit.

Ce sont des sujets éminemment sensibles. Je ne vous tutoie pas, vous ne me tutoyez pas. Et on avance.

Monsieur Rorteur, ce que vous voulez reprendre. Je voudrais je voudrais simplement préciser, j'ai entendu hein vos vos remarques. Euh je pense que d'ailleurs vos regrets seront entendu par la par la journaliste qui a l'air d'être dans un état psychologique vraiment vraiment inquiétant.

Donc je je voudrais simplement préciser préciser un point et ce sera ma dernière question sur ce sujet. Euh vous vous écrivez dans ce communiqué, vous contestez en tout cas dans ce communiqué le mot de pogrome car vous expliquez qu'il est utilisé par certains interlocuteurs pour qualifier les massacres du 7 octobre. Il permet certes d'en souligner l'horreur, mais il n'est pas approprié et critiqué par de nombreux historiens.

Et quand on lit la définition du Larousse, pogrome correspond à des émeutes sanglantes dirigées contre une minorité ethnique ou religieuse. Est-ce que à la CGT de France Télévision, ça vous dérange autant au point de publier un communiqué contre une conœur qui est aujourd'hui en situation de de grande difficulté, qui est en arrêt de travail ? Parce que l'utilisation simple du terme de pogrome pour définir et bien les massacres du 7 octobre est à la CGT une ligne rouge.

Monsieur le rapporteur, euh évidemment évidemment que pour nous les massacres du 7 octobre sont euh un événement tout à fait extraordinaire et qui montre une violence inacceptable. et euh qu'on ne peut pas soutenir ou légitimer. Enfin voilà, c'est clair.

Euh il y a sur ce tracte, il y a eu des erreurs. Voilà. Euh il y a eu des erreurs, disons-le.

On on l'a reconnu. Euh donc vous le regrettez pour avancer ? Écoutez, oui, on regrette, on regrette question monsieur.

J'ai posé une question, je question, on regrette d'avoir en fait euh créer une polémique avec ce ce tract. C'était pas le c'était pas le but. Euh on prend bonne note que vous le regrettez et votre madame Lég Saintal vient s'en expliquer.

Oui. Voilà. Et je pour évidment euh voilà tout euh toutes nos pensées à cette coneur.

Mais euh voilà le le but c'était c'est c'était euh c'était faire une une déclaration mais qui a été mal comprise et nous regrettons ce qui a été euh mal compris. Merci de de d'avoir répondu avec Franch questions. Encore une question du rapporteur.

Je passe la parole aux trois collègues présents après pour qu'ils puissent s'exprimer. Merci pour vos réponses. Une question sur le pluralisme puisque j'ai eu connaissance d'un d'un autre tracte ou d'un communiqué de votre part qui est intitulé, je sais pas si on peut le voir mais aucun compromis face à l'extrême droite donc du réseau CGT en date du 9 décembre 2025. et vous écrivez dans ce communiqué, je vous cite la CGT déterminée à jouer son rôle dans cette instance qui a plus de jamais besoin de clarté vis-à-vis de l'audi public en général et plus précisément face au risque d'arriver de l'extrême droite au pouvoir.

Dans ce communiqué que j'ai parcouru, vous reprocher à certains représentants de syndicat, notamment FO de s'être exprimé dans le JDD, dans le JD News ou dans valeur actuelle. Et d'ailleurs, vous expliquez que ce syndicat n'a pas être politique. Euh vous avez, on peut le dire d'une certaine façon, participer un peu à la cogestion de France Télévision pendant 10 ans.

Euh ceux qui, et je vous laisserai l'occasion de répondre à à cela, mais ceux qui votent pour vous sont des salariés de l'audiovisuel public qui sont tenus à une obligation de respect et bien de pluralisme, d'indépendance et d'honnêteté. Où est la frontière entre le syndicalisme qui défend des conditions de travail, un cadre social euh qui représente les salariés de cette entreprise France Télévision et une démarche profondément éminemment politique que vous assumez. Est-ce que pour vous aujourd'hui la CGT doit être un rempart contre ce que vous qualifiez de l'extrême droite ou au contraire un syndicat centré sur le cadre social et les conditions de travail des employés de France Télévision ? s'il vous plaît, si vous me permettez, je vais je vais répondre pour la CGT.

Euh monsieur le rapporteur, alors sur la cogestion, c'est beaucoup beaucoup d'honneur que d'imaginer que nous avons un tel pouvoir d'être cogestionnaire, nous la CGT avec la direction de France Télévision. Euh si euh vraiment euh nous avions été cogestionnaires, bah je pense que on aurait fait un peu différemment, [rires] il me semble. Bon euh en tout cas euh pour euh pour la pour pour terminer sur cette cogestion, sachez que en fait euh d'autres syndicats ont été présents dans les instances, dans les majorités et cetera.

Ça c'est voilà euh pour le concernant le concernant l'extrême droite euh oui, nous avons pris en tant que syndicat, nous avons pris nos responsabilités, notre engagement aussi mais en fait nous ne sommes pas le seul syndicat, je vous le rappelle, il y a eu des déclarations aussi des de nos syndicats partenaires sur l'extrême droit. droite et leur positionnement. Euh nous à la CGT évidemment notre première tâche la défense des salariés, c'est la défense des conditions de travail des salariés, de leur santé et de porter leur revendication.

Mais historiquement, nous avons aussi ce qu'on appelle à la CGT une double besogne. La double besogne, c'est quoi ? c'est d'aller d'aller se projeter dans une société meilleure, dans une société qui défend des valeurs que nous pensons fondamentales comme par exemple la liberté, l'égalité, la fraternité et en fait quand nous voyons les projets de l'extrême droite pour la nation, ça ne va pas vers cette société.

Euh donc nous sommes obligés d'intervenir et et de nous positionner. Euh c'est comme ça, c'est notre c'est notre positionnement qu'on peut appeler politique mais enfin aussi euh éthique. Et et nous l'assumons.

Euh nous l'assumons. Euh par ailleurs, euh l'extrême droite euh euh aujourd'hui euh si l'on revient à la problématique de France télévision et de l'audiovisuel public, et bien l'extrême droite c'est pas c'est pas nos alliés. Voilà, c'est pas nos alliés.

Euh comme vous le savez euh dans leur déclaration et dans leur projet, il y a euh l'audioo l'audiovisuel public pardon, France Télévision, en particulier Radio France euh n'ont pas d'avenir en fait. Euh donc euh nous ne pouvons pas euh ne pas réagir et ne pas agir, d'où cette position que encore une fois nous assumons complètement. Merci monsieur rapporteur.

Vous aviez un rebond rapidement s'il vous plaît. Et pour réagir à votre réponse, je vous remercie de votre réponse. Est-ce que vous considérer par exemple que il faudrait mettre en place en France comme en Belgique et donc en cela changer la loi parce qu'il y a une obligation de de pluralisme qui est un objectif à valeur constitutionnelle.

Est-ce qu'il faudrait comme en Belgique sur les médias publics euh mettre en place ce qu'on appelle le cordon sanitaire contre ce que vous qualifiez de l'Uxtram droite ? On a eu d'ailleurs une audition hier où un certain nombre de syndicats étaient assez flou et assez ambigueux sur cette solution. Parlant d'idées intéressantes tout en expliquant que le cadre légal ne permettait pas de la mettre en place en France.

Quelle est votre position vous au titre de la CGT, vous qui luttez au quotidien contre l'extrême droite ? Alors euh ce qu'on a et qu'on soit bien précis, c'est-à-dire que euh euh moi c'est un autre communiqué qui m'avait interpellé euh parce que moi je suis le législateur et un citoyen français, je respecte la loi et la loi de mon pays dit que le pluralisme politique est une obligation et c'est un tract effectivement 2024 qui avait été signé par plusieurs, ça c'est la même question que le rapporteur mais c'est par plusieurs organisations syndicales présentes ici ce qui permettra pas simplement à la CGT de répondre à la question du rapporteur ou à la fin du tracte il était dit nous journalistes techniciens administratifs représentants sadicaux, n'acceptons pas de rester impartiaux. Et moi, j'ai pas les mêmes idées politiques que le rapporteur, ça se sait.

Et je pense que l'impartialité c'est la loi et le pluralisme c'est une obligation légale. Et donc c'est vrai, admettez que ça peut suer des interrogations légitimes quand des représents syndicaux disent bah finalement que ils ne resteront ni un parti. Et c'est pour ça que je voulais préciser la question du rapporteur pour savoir on est bien d'accord que c'est pas pour vous dans votre dans votre esprit un appel au non respect du pluralisme politique.

Vous ne refusez pas. Ça c'est la question du rapporteur. Est-ce que vous refusez ou non que l'extrême droite soit invité dans les médias publics comme la loi l'oblige ?

C'est ça la question. Je euh si chacun pourra répondre. Si si l'expression syndicale effectivement euh marque un refus euh d'accepter en fait les idées et le projet politique de l'extrême droite qui vise quand même à détruire l'audiovisuel public.

Et je rappelle là-dessus en fait les déclarations récentes de monsieur à l'oncle sur Figaro TV qui disait avec le budget total de l'audiovisuel public, l'État pourrait sauver 6000 églises menacées de disparition. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on veut supprimer notre budget pour enfin voilà.

En en tout cas, j'ai j'ai lu ça euh quand nos communiqués et nos expressions syndicales en fait euh parle de ne pas accepter en fait euh euh de rester les bras croisés euh devant en fait la possibilité de la mise en œuvre de ce projet politique, euh il s'agit évidemment en fait en tant que citoyen. Quand nous exerçons nos professions de techniciens, de journalistes, nous respectons en fait et bien l'éthique professionnelle de notre métier, notre devoir d'interroger et de donner la parole à tous les courants politiques et de respecter une forme d'équilibre. Après euh l'idée du cordon sanitaire euh en Belgique en fait euh contre l'extrême droite, d'abord ça n'est pas possible en France mais euh je rappelle peut-être euh ce que de quoi il s'agit puisque en fait il s'agit pas de ne pas donner la parole à l'extrême droite, il s'agit de ne pas lui donner la parole en direct.

Voilà, c'est c'est quand même pas tout à fait en fait. C'est ce que permet pas la loi française. Vous l'avez rappelé donc pas vous avez rappelé que c pas la loi, que vous respectiez la loi.

Euh euh enf je vous cite hein, allez-y pour la CFDT rapidement. Oui, sur ce sujet en fait, je pense qu'il y a un malentendu. Ce tracte a été sorti parce que certains de nos collègues ont été interdits de campagne électorale pour avoir signé une tribune publiée par Mediapart et la direction de France Télévision nous a expliqué que c'était dans un souci d'impartialité et c'est pour ça que nous avons dit et bien non nous protestons contre cette mise à l'écart et non nous ne voulez nous ne voulons pas de cette impartialité là c'est ça que signifie ce tract ça ne signifie signifie pas non, nous on veut exprimer nos opinions personnelles dans nos reportages.

C'est pas ça que ça signifie. Juste c'est pour ça qu'on vous donne la la possibilité de vous exprimer. Je que c'est intéressant que vous puissiez bien préciser, que chacun comprenne ce que vous vouliez dire.

C'est pas que je on a posé. Mais j'espère que vous l'avez le track dans son intégralité. Oui, oui, je l'ai.

C'est pour ça qu'il faut clarifier. Non, mais comme les notions d'impartialité, vous l'avez dit vous-même, sont des notions importantes, essentielles. C'est c'est important quand vous vous exprimez dans un tract, on dit "Nous ne resterons pas impartiaux de savoir de quoi il en retourne." Vo cette si vous voulez, c'est un effet de style.

Voilà. Bon, en tout cas, nous reprocher de poser la question. Est-ce que FO veut répondre à la question du rapporte ?

Je laisserai mon camarade Renault compléter. Je voulais simplement dire, comme je vous l'ai dit dans mon proposiminaire, à FO, on ne fait pas de politique. On nos statut nous l'interdisent.

Je vais je vais laisser la parole à Renault en ce qui concerne les propos qui nous ont été reprochés dans le JD. En vérité euh les propos n'ont pas été rapportés. C'est plutôt le fait de s'être adressé au JDD qui nous a été reproché si j'ai bien compris.

Je te laisse la parole Renault. Voilà. Euh et ça me permet de compléter très rapidement parce que l'auteur de ces propos c'est moi dans le JDD, dans valeurs actuelles, avec une consour de l'humanité aussi.

Mais ça ça m'a pas été reproché. Euh et quand on lit la nature de mes propos, ils sont purement syndicaux. Je m'exprime sur la stratégie de l'entreprise, je m'exprime sur euh les projets de réforme, je m'exprime sur la défense des salariés, je m'exprime sur des questions qui sont purement syndicales et absolument pas politiques.

Mais ce qui me permet quand même d'apporter la position de force ouvrière, c'est que nous nous n'avons pas oublié que depuis 50 ans, nous avons réussi à faire basculer l'audiovisel publique de la télévision d'État en télévision publique et nous ne souhaitons pas revenir à la censure. que nous ne l'appliquons à personne et que tant qu'on se trouve dans l'arc républicain et jusqu'à preuve du contraire, le JDD comme l'humanité, comme Libération, comme le monde, comme toute cette presse appartient à l'arc républicain, participe du débat démocratique, nous leur répondons ce qui permet de mesurer la la différences qui existent dans les forces syndicales de France Tévision et c'est pour ça que vous êtes venu dans votre pluralité, dans votre diversité. Je donne la parole à madame Calves pour le groupe Ensemble pour la République.

Je remercie les collègues députés d'avoir été patients. Merci monsieur le président. Merci à vous toutes et tous pour vos propos.

Moi, je voulais revenir sur un constat que vous aviez fait, monsieur Bernard, en disant que de 17h à 23h sur France 5, on ne contrôle rien. Et donc abordé par vous vous pourrez de 17h à 23h, ce sont des productions externes qui sont à l'antenne et ça me permettait de de venir sur l'externalisation. Comment aujourd'hui vous appréciez ce niveau d'externalisation et puis surtout comment on peut la l'expliquer ?

Est-ce que c'est pour répondre à des obligations qui pourraient exister ? Je crois que c'est surtout pour les œuvres que ça doit exister. Est-ce que c'est pour des raisons économiques, c'est-à-dire pour des raisons de faire des économies ?

Est-ce que c'est pour des raisons d'agilité ? Est-ce que c'est des raisons de contourner ce que vous en tant que syndicat vous pouvez porter et défendre ? Et je voulais savoir comment les salariés que vous représentez vivent ces projets et parfois ces changements de production interne à production externalisée.

Et puis vous faites partie d'une grande famille qui est celle de l'audiovisuel public. que nous avons d'autres entités dans l'audiovisuel public comme par exemple Radio France qui n'est pas sur un degré d'externalisation euh telle. Je voulais savoir comment vous appréciez euh ces différences et comment justement ça pose aussi des vrais défis quand on parle de gouvernance de l'audiovisuel public.

Et puis euh enfin, je voulais aussi revenir sur la question des fusions. Euh certains je ne sais plus laquelle d'entre vous a dit que c'était pour faire des économies. Moi, je pense que on peut vouloir faire des économies mais que surtout parfois on veut faire des fusions pour avoir plus de cohérence et parfois plus de puissance.

C'est peut-être tout à fait compatible avec les principes d'indépendance, d'honnêteté, mais si oui, à quelles conditions ? Merci. Je crois que vous avez précisé que vous aviez été vous l'avez précisé madame CS.

Je vous laisse le préciser. Oui, que je l'ai précisé ce matin. J'ai été membre du conseil d'administration de France Télévision en 2023-2024 et membre du conseil d'administration de Radio France de 2017 à 2022 au titre de l'Assemblée nationale.

J' explique la connaissance fine de l' duel public de notre collègue et ces questions précises. Vous voulez répondre ? Oui, monsieur le président.

Merci madame Calvest. Non, j'ai j'ai dit pour être très précis que nous ne contrôlions pas la ligne éditoriale ou le contenu éditorial de ces programmes, pas que nous ne contrôlons rien. Euh même si certains pourraient considérer que cela revient en même, mais je ne l'ai pas dit.

Euh c'est pas vous que je vais l'apprendre. Le budget de France Télévision sont 3/3. 1/3 de masse salariale, ce qui pour une entreprise de l'audiovisuel et la norme, 1/3 de d'achat de programme à l'extérieur euh et 1/3 de de frais de fonctionnement, on va dire.

Euh bien sûr, du fait de la loi, euh nous devons euh et nous sommes très fiers de participer de la création de de l'animation de tout un pan de l'industrie française dans l'audiovisuel. C'est la génère des emplois. Donc mais c'est quand même presque 1 milliard d'euros sur un budget de 3 milliards d'euros.

Sur ce milliard d'euros, vous avez 450 millions pour la création culturelle, le cinéma, le spectacle vivant, les programmes culturels et là aussi nous en sommes très fiers parce que nous considérons que cela appartient à l'ADN de l'audiovisuel public. euh qui d'autre que l'audiovisuel public va pouvoir diffuser certains types de programmes euh que nous finançons. Et puis il y a quand même 509 millions d'euros cette année euh qui relève eux du financement de programme de flux.

Et là, oui, nous force ouvrière soulevons la question. Euh ce que fait euh c'est ce soir, mais nous l'avons déjà fait. Produit en interne, ça s'appelait ce soir ou jamais.

Et c'était France Télévision qui en assurait la production. et ça a duré presque 10 ans et c'était un lieu de débat pluriel et c'était parfaitement modéré par un garçon qui s'appelle Frédéric Tadéi. Donc nous avons un exemple précis pour démontrer qu'il y a peut-être quelques millions d'euros qui sont investis à l'extérieur et qui seraient bien plus productifs à l'intérieur.

Vous avez posé la question et je m'arrêterai après la réponse à ce cet élément là de savoir pourquoi très probablement parce qu'effectivement ça n'aggrave pas au-delà du fait que la loi nous impose de financer à l'extérieur mais je pense qu'on le fait de façon un peu trop excessive qu'on devrait le faire moins, mais que cela permet aussi de modérer la masse salariale que cela permet aussi peut-être de faire fonctionner tout un port de l'industrie. Bref, il doit y avoir de bonnes raisons qui expliquent que l'on consacre un milliard d'euros par an au financement de production extérieure. Merci euh monsieur Saint pour le couple la France insoumise.

Merci monsieur le président. Merci mesdames et messieurs de votre présence et de vos propos et et navré de vous faire subir ce moment particulier puisque encore une fois le rapporteur a décidé de tourner cette commission d'enquête comme une sorte d'enquête ou d'inquisition à votre égard. Monsieur Monsieur Monsieur Saintou, je pense que vous allez peut-être me laisser libre de mon intervention.

Monsieur Monsieur Saintou, vous avez été rapporteur. Monsieur Saintou Monsieur Saintou, monsieur Monsieur le rapporteur et monsieur l'ancien monsieur jusqu'à maintenant, je crois que le échanges Monsieur Saint Écoutez quand vous serez bon attends quand vous serez président d'une commission d'enquête, vous présez la commission d'enquête et je la précide. Je pense que vous êtes vous avez été rapporteur, vous avez exercé votre mission de rapporteur comme vous l'avez entendu.

Moi je ne vous ai jamais jugé dans votre mission de rapporteur comme je ne juge pas monsieur aujourd'hui. Donc s'il vous plaît, je n'en ai aucun et vous avez ça ne me pose aucun problème. En revanche, j'ai minutes de temps.

J'ai monsieur monsieur je vais qualifier du rapporteur à l'oncle. Si ça me chante, je vais préciser monsieur je peux finir et après je vous donne la parole. Monsieur, je vous dis simplement que vous mauvais monsieur monsieur Saintou monsieur Saintou monsieur Saintou je vous dis je vous dis simplement que quand vous avez demandé à l'époque vous étiez rapporteur la convocation de personne personne a remise en cause les personnes que vous avez convoqué vous avez convoqué une diversité d'acteurs et vous allez pas reprocher quand même à une commission d'enquête qui porte le duel public d'entendre les représentants syndicaux qu'auriez-vous dit si nous n'avions pas si si c'est absolument rapporteur d'interrogatoire contrairement vous avez participé à crois à l'objet de cette commission monsieur monsieur manifestement un problème avecé syndicale monsieur saint donc à cet instant monsieur saintou et sinon je vais suspendre donc sinon suspend 2 secondes monsieur saintou je m'excris je croyais je vous ai mal entendu que vous avez remise en cause le fait que nous auditionnions aujourd'hui des forces syndicales je vous ai mal compris je vous prie de m'en excuser maintenant je vous demande de pas remettre en cause le rapporteur et je vous propose d'aller poser vos questions aux forces syndicales.

Au contraire, évidemment, je suis ravi de d'entendre les syndicats. Je pense que ce sont les meilleurs les meilleurs spécialistes de la vie de leur entreprise et que leur diversité montre précisément que elle est garante de la diversité des points de vue qui s'expriment en réalité sur les antennes et que en revanche, j'ai noté que le rapporteur a une méconnaissance totale des libertés syndicales dans ce pays et qu'il les digère très mal parce que en réalité il est membre de l'extrême droite et que il est parfaitement logique que des syndicalistes ne soient pas à l'aise à l'idée que l'extrême droite puisse gouverner un jour parce que elle en a après les libertés syndicales comme Ces questions l'ont largement montré. Il a sous-entendu que il n'était pas possible pour des syndicats et à force dans dans l'audiovisuel public de s'exprimer sur le bien public en général.

Et fort heureusement, l'une des personnes auditionnées a rappelé que c'était pas sa conviction ou sa forme de syndicalisme et d'autres organisations syndicales pensent exactement la même chose. Plusieurs sont par exemple ont pour référence la charte d'amien. Le rapporteur pourra aller s'y reporter, ça l'instruira.

Merci monsieur obligé on n'est pas obligé de commenter euh la manière dont le vous pouvez le faire à l'extérieur faire le moment venu sur vous justement votre vie a commenter les questions la pertinence je comm pas votre question je vous dis que je vous dis que on reproché de vouloir rapporteur pour demander qu'on respecte le rapporteur on respecte l'ensemble des personnes auditionné des personnes qui sont auditionnées et maintenant j'ai une question à poser sur la situation sociale au sein de France Télévision Le Delphine Airnut a dénoncé l'accord d'entreprise. J'aimerais vous entendre sur ce sur ce sujet-là. Et bien je leur donne la possibilité de développer précisément parce que vous aviez un point prè j'étais en hémicycle de il y a deux il y a plusieurs endroits où on travaille dans cette assemblée.

L'extrême droite était en train d'avancer ses pions dans l'hémicycle. J'ai fait ma part du travail en allant voter contre son texte. Et vous euh vous question et en l'occurrence je vais suspendre hein, je vais suspendre je vais suspendre maintenant.

Allez, on avance l'audition se passait bien jusqu'à maintenant. Alors alors, merci monsieur Saintoule. C'est pas une tribune politique ici.

D'accord. C'est pas c'est ni un tribunal politique ni une tribune politique. Vous avez des questions à poser, on va vous répondre et et je demande qu'on puisse respecter les personnes auditionnées et qu'on puisse également respecter le rapporteur.

Je n'ai eu de cesse quand vous étiez rapporteur d'une commission d'enquête, même si je désapprouvais vos méthodes, de demander que vous soyez respecté. Donc allez pas aujourd'hui remettre en cause le rapporteur. Voilà, je vous dis juste que c'est que qu'on peut se respecter dans cette assemblée.

On on sait pertinemment que LFI et l'UDR ne partagent pas les mêmes idées politiques et que vous n'irez pas en vacances ensemble. C'est pas une question pour ne pas respecter le rapporteur et remettre en cause sa manière. Surtout que l'audition et j'en suis le garant monsieur Saintoule, vous n'étiez pas dans l'audition et je peux dire et je pense que les forces syndicales, si elles sont totalement objectives, reconnaîtront que il y a eu des échanges très courtois et respectueux et que les questions du rapporteur dont on peut ensuite remettre en cause si on le souhaite et c'est votre droit, la pertinence.

Mais monsieur le rapporteur a respecté les forces syndicales. Les forces syndicales ont été très respectueux dans un échange. On a eu un dialogue approfondi, nourri. avec la diversité des points de vue.

Donc allons-y, terminons s'il vous plaît cette audition dans des conditions dignes et respectueuses. Allez-y. Euh donc sur le climat social et la dénonciation de l'accord collectif, euh moi je m'exprime au nom de la CGT.

On regrette évidemment et on a contesté en fait la manière dont s'est déroulé en fait cette dénonciation de l'accord collectif puisque ça s'est déroulé dans un conseil d'administration euh où la le sujet n'avait pas été mis à l'ordre du jour au point qu'un des membres de conseil du conseil d'administration qui n'était pas présent et qui votait par procuration a dû a dû faire modifier son vote puisque comme ça n'était pas inscrit à l'ordre du jour enfin voilà euh Après, en fait ce qu'on regrette dans la méthode également, c'est que en fait, il est possible de faire évoluer l'accord collectif et d'ailleurs, ça a été le cas depuis la signature de cet accord. une trentaine d'avenants ont été signés, ce qui a permis à la à l'entreprise d'évoluer, au métier d'évoluer et et donc en fait les choses n'étaient pas bloquées. Ce qu'on craint avec la dénonciation de l'accord collectif, c'est euh bah une forme de réorganisation encore plus brutale que ce qu'on a connu en fait ces dernières années.

Après, je reviendrai également en fait sur la question peut-être de madame Calvez sur la fusion qui qui pourrait engendrer en fait, c'est ce qui était sous-entendu par la question, je me rappelle plus exactement de la formulation, mais peut-être plus de puissance et à quelles conditions. Alors nous si on se réfère par exemple à la fusion de la rédaction de France 2 et de France 3, en fait c'est pas ce qu'on observe. On observe pas qu'il y a plus de puissance en fait pour l'information depuis la fusion des rédactions de France 2 et France 3.

Et ce qu'on a observer en fait depuis cette fusion des rédactions et bien c'est d'abord la disparition du soir 3 qui était une édition d'information nationale très suivie et très appréciée des téléspectateurs qui permettaient de s'informer à 23h. Puis on a observé en fait la suppression de l'édition des éditions nationales de France 3 complètement au profit en fait de cette réforme qui a été mise en place il y a 2 ans, la réforme tempo euh et le lancement des éditions ici qui ont remplacé en fait les journaux nationaux de France 2 et France 3 par euh des sujets nationaux diffusés dans les antennes régionales. qui soi-disant aurait la main en fait sur l'actualité nationale et internationale.

Dans les éditions nationales, on avait on avait compté à l'époque, on avait fait la comptabilisation du nombre de thématiques abordées par journal. On était entre 10 et 15 thématiques abordées dans une édition nationale du midi ou du soir de France 3. Je parle des sujets développés et des offs.

Voilà. aujourd'hui en fait sur une édition régionale de France et avec une vision euh un éditorial en fait euh et une ligne éditoriale qui était euh différente de celle de France 2. C'est-à-dire que je vais vous prendre un exemple en fait euh sur euh une taxe sur euh enfin ou sur le recyclage des emballages en fait euh voilà, on avait un reportage de France 2 qui était très sur les chiffres et cetera et on avait un reportage de France 3 en fait sur la même édition. qui euh retraçait le parcours d'un pot de yaourt.

Et en fait, c'était complémentaire. Ça s'appelle la pluralité éditoriale. Et de la même manière en fait qu'on a des journaux différents à France Culture, France Interre, France Info dont personne ne conteste l'intérêt, et bien en fait on avait des éditions différentes et aujourd'hui sur France 3 et c'est là où en fait on voit que c'est pas vraiment plus de puissance pour l'information.

On a euh aujourd'hui quatre ou cinq sujets maximum en fait qui sont abordés dans une édition régionale sur en ce qui concerne l'information nationale et internationale et avec du temps d'antenne aussi qui a été réduit pour l'actualité régionale. Donc nous sur tout ce qui va concerner les fusions de l'expérience qu'on peut en avoir en fait on y voit pas du tout un gage d'avoir plus de puissance. Merci beaucoup.

Bon, je propose que pour la question de madame Aida d'autres syndicats répondent, ça permettra d'avoir entendu différentes voix. Merci monsieur président. C'est un peu dommage qu'elle s'adressait à madame Duplé.

Ah bah allez-y, allez-y. Les autres peuvent répondre mais c'est un c'est par rapport à un groupe propos que vous avez tenu dans vos propos liminaires. Euh quand euh il y avait la CFDT qui l'a dit.

Non, c'est c'est peut-être la CFDT qui l'a dit, mais vous l'avez dit aussi. Euh vous disiez que euh les dégrad la dégradation constatée des conditions de travail, des conditions sociales sur lesquelles on a passer du temps ce matin aussi euh était réelles. Elles étaient même documentées dans un rapport qu'on a étudié ce matin euh et que mais que vous constatiez quand même que euh le climat d'attaque de l'audiovisuel public euh notamment cette commission d'enquête venait créer, je lis mes notes, une souffrance des souffrances au travail inédites.

Je crois que c'est la CFDT qui a dit ça. Voilà. Et donc je voudrais en savoir un peu plus sur la nature de ces souffrances inédites que vous avez constaté dans le cadre de cette commission enquête.

Ce que je trouve particulièrement navrant. Je je tiens à vous le dire et je le regrette et là je je vous donne mon point de vue personnel. Une commission d'enquête parlementaire n'est pas là pour créer de la souffrance pour quiconque.

Elle est là pour chercher une vérité. Et si euh on peut vous entendre sur ce sujet-là et rectifier le tir pour mettre fin aux souffrances qu'on crée chez les salariés, il faut absolument qu'on le que nous le faisions. Et j'aimerais vous entendre alors je sais pas qui peut répondre mais je crois que c'est la CGT, la CFDT qui avait souvé ce point lors de ces de ces propos.

D'accord. Merci. et et je crois que ma collègue était là mais j'ai pardon je commencé monsieur juste une seconde juste parce que je rejoins ce que vient de dire la collègue socialiste.

Je sais plus si vous étiez là au début mais j'ai commencé justement cette introduction en rappelant que que l'au duel public c'était pas des logos des entités abstraites c'est des et des et des marques, c'était des salariés que cette commission d'enquête si elle devait mener son travail de contrôle et aller au bout des des des questions et comprendre les dysfonctionnement les manquements, elle était pas là pour démolir les sariés de l'au duel public qui porte au quotidien. Donc voilà, je laisseraai répondre mais je voulais le préciser que ça avait été fait d'entrée. Je m'étais permis de le faire au nom de la représentation nationale.

Allez-y monsieur. Pour la CFDT on posé enfin on a on est allé très rapidement dans le liminaire il est très comment dire il est très dense. Voilà on pourrait le développer, on pourrait le temps prendre le temps de développer mais là je vois que de toutes les façons l'audition est plutôt sur la fin et que malheureusement on n' pas abordé la profondeur des choses et les situations et les conditions de travail des salariés.

Pour vous répondre clairement, ce qui était dit, c'est que tous les prolongements de cette commission à l'extérieur, jour après jour, ça crée une souffrance pour des gens qui travaillent au quotidien pour l'audiovisuel public. J'ai mes camarades de la CGT, mais c'était un peu ce qu'on disait aussi quand on disait que euh voilà, vous vous vous auditionnez énormément de personnes, mais le camarade de la CGT l'a dit d'une manière différente quand on disait la fin de notre liiminaire. Euh venez euh nous voir travailler, venez voir la réalité.

Enfin, c'est euh c'est voilà. Enfin, je je pense qu'ici à la fois vous n'avez pas de volonté par rapport à ça, mais en fait tout tout ce qui tourne autour de tout ça, ça atteint les personnes au quotidien. Et si ça dure une journée, OK, là ça dure pas une journée.

Et ça continue. Et l'audiovisuel public à chaque fois qu'il y a une perspective de comment dire d'échéance électorale, on a toujours un plusieurs partis politiques, une ou plusieurs personnes candidates à la présidence de la République qui a son projet pour le public. C'est làdedans qu'on vit depuis 30 ans ou 40 ans.

C'est c'est systématique. On vit aussi à ce rythme là. Donc je et ça c'est pas du tout abordé, c'est jamais pris en considération.

Et et aussi on peut regretter que même si les choses sont défaits, ça se passe. OK. Mais si à chaque fois on comment dire on essaie de dire des choses sur l'audiovisuel public à partir d'un événement qui est une exception, ça c'est un peu compliqué aussi de de répondre et de et de faire du constructif par rapport à tout ça.

Et qu'est-ce qu'on apporte nous ici ? Pardon ? et ce qui permet de rappeler le la responsabilité des politiques.

Moi, je suis le rapporteur de la loi qui porte réforme deel public et les salariés, quelle que soit leur entreprise, qu'elle soit publique ou privé, effectivement, s'ils ne savent pas quelle va être l'évolution de leur entreprise, est-ce qu'on va faire une fusion, est-ce qu'on va mener créer une holding ? Est-ce qu'on va pas toucher à la gouvernance ? C'est effectivement quelle que soit l'entreprise dans laquelle travaille des salariés et là je le dis collectivement, c'est notre responsabilité aussi à un moment donné politique nous politique d'arbitrer ce que l'on souhaite faire de l'épublic, la gouvernance que l'on souhaite mettre en œuvre.

Après qu'à la présidentielle chaque groupe politique, chaque candidat à la présidentielle et son projet pour le diu public, ça me paraît tout à fait normal puisque c'est un élément essentiel de notre démocratie. Euh le vrai sujet à ça un moment donné d'arbitrer euh les réformes qui sont en cours. Et je rappelle pour celles et ceux qui nous écoutent qu'il y a un projet de loi en discussion, une proposition de loi qui est en discussion depuis maintenant plusieurs mois et que euh et que et que il est temps queon puisse voter pour ou contre ce texte mais que l'Assemblée nationale puisse définitivement décider si oui ou non nous allons dans ce pays créer une holding ou pas de l' duel public.

Je pense que quand on est salarié, quand on est salarié, on a besoin d'avoir de la visibilité sur la manière dont la gouvernance de son entreprise va être réformée ou non. Est-ce que quelqu'un veut compléter madame ? Alors puisque la question initiale d'accord.

Voilà. Je voulais compléter les propos de mon collègue. Euh, il y a la commission, il y a tout ce qui s'est passé avant avec les débats sur la holding, la fusion.

Euh, il y a la dénonciation de l'accord collectif qui a été extrêmement brutale, qui a été très mal vécu par les salariés parce que c'est notre texte fondateur de plus de 350 pages. Toute la vie du salarié est dans ce texte collectif. C'est assez rare quand vous allez voir les accords collectifs dans d'autres entreprises.

Ça ne couvre pas tous ces champs. Chez nous, toute notre vie professionnelle est régie par ce texte. Et que tout ça soit remis en cause et culmine quelque part euh dans une commission euh qui convoque, qui auditionne, ce sont des mots durs pour les salariés qui de retour sur le terrain entendent les gens dire "Alors, comme ça vous gagnez plus de 70000 €.

Alors comme ça vous êtes à 5000 € de moyenne par mois. Alors comme ça c'est quoi votre voiture de fonction ? C'est extrêmement dur quand on est un salarié lambda de l'audiovisuel public de France Télévision qui ne gagne pas 70000 € par mois.

Non. Je vous avoue que quand j'ai vu le chiffre, je me suis dit je gagne combien moi par an ? Puis j'ai vérifié bah j'y suis pas et j'ai 32 ans de maison.

Alors qui y est ? Voyez, c'est ce genre de question qu'on se pose ensuite et être remis en question en tant que individu qui a choisi le service public, en tant que professionnel qui veut faire bien son métier, être remis en cause en permanence depuis quelques années. Cette petite musique de fond qui nous enlève notre légitimité aussi parce qu'on l'a choisi ce service public, on a choisi ce métier.

C'est difficile, c'est très dur. Les économies font que nos conditions de travail se dégradent. Ça s'ajoute à tout ça.

Tout le monde est en stress permanent. Les encadrants sont sous pression. Je moi je ne voudrais pas être encadrant intermédiaire à France Télévision.

On sent que Delphine elle-même est sous pression puisqu'elle prend des décisions qu'elle n'aurait peut-être pas prises il y a 6 mois et qu'on ne comprend pas toujours. L'entreprise est en restructuration permanente depuis 10 ans. Euh comprenez que le salarié lambda se dit "Est-ce que mon avenir est dans cette entreprise ?" Moi, je n'ai jamais entendu autant de gens me dire euh je suis allée sur le site de la caisse de retraite pour voir quand je peux partir ou je peux partir dans 3 ans.

Est-ce que tu penses que l'indemnité départ à la retraite sera maintenue d'ici là ? On en est là des gens qui aimaient leur métier, qui l'ont choisi, qui viennent vous dire "C'est quand que je peux partir ? Parce que j'en peux plus." Donc oui, c'est grave.

Et oui, il y a une responsabilité effectivement des politiques mais aussi de l'ensemble de la société française qui semble ne plus savoir quel trésor elle a entre les mains euh avec cet audiovisuel public. Et j'ajouterai, c'est pour ça que on avait souhaité en fait faire un long propoliminaire pour rappeler en fait euh alors on a dû malheureusement couper on a fait beaucoup de coupes puisquon était calibré sur 10 minutes initialement. Je laisser à parler 8 minutes.

Alors il y a eu 2 minutes de de et là vous pouvez conclure, je vous laisse je vous laisse arriver. Je vous laisse conclure vous de paroles que vous souhaitez. Allez-y.

Et euh et et donc en fait, on avait tenu à faire ce liminaire pour rappeler en fait à quel point euh la France Télévision, c'est un service qu'utilisent tous les Français au quotidien, parfois même sans s'en rendre compte. C'est-à-dire en fait que quand un enseignant par exemple va se servir de la plateforme Lumni pour diffuser en fait des contenus pédagogique pour aider les enfants à comprendre un concept en classe et ben ça c'est France Télévision également. Enfin il y a il y a il y a tout un champ le financement du cinéma, le financement de la création, le financement de la création du cinéma de de l'animation.

Voilà, tout ça c'est également France Télévision et c'est vrai que le problème c'est pas tant l'existence de cette commission mais c'est ce qui s'en dit derrière en fait par exemple sur les réseaux sociaux ou dans la presse quand on oui dans certaines formes de presse mais quand on lit bah que en fait quelque part ce serait bien de plus financer l'audiovisuel public pour réparer des églises. Enfin c'est extrêmement violent quand on le reçoit. Euh et euh et je compléterai ce que dit Yvon Rig.

Moi aussi, je l'entends en fait dans mon antenne et autour de moi des gens qui euh se posent la question de quand est-ce qu'ils vont partir à la retraite, mais aussi de se dire "Ah bah si demain on n plus financé, si onxiste plus, qu'est-ce qu'on fait comme métier ? Qu'est-ce qu'on sait faire d'autre ? Dans quoi on peut se reconvertir ?

Voilà. Et puis euh et puis pour citer un exemple en fait de Attendez, je que je laisser la parole à d'autres. Je je pense que votre message il est important parce qu'effectivement non pardon, je termine juste, je termine parce que il faut que on avance.

Je pense que c'est important que vous puissiez effectivement expliquer à la représentation nationale et dans cette assemblée que quels que soient les choix politiques des uns et des autres, certains ici portent la privatisation, d'autres souhaitent renforcer au public. Chacun a des convictions. Mais et je vous remercie d'expliquer que queles que soient les convictions des uns et des autres, derrière il y a des salariés qu'il faut entendre.

Voilà, dans la diversité, on n'est pas toujours d'accord. Voilà, je pense que chacun dans son rôle. Moi, comme président, j'essaie d'expliquer que cette commission d'enquête, elle est le lieu où on peut exercer notre travail de député.

Moi comme député, mon rôle comme monsieur le rapporteur, comme les députés présent, c'est de contrôler l'État et donc de contrôler les entreprises publiques. Regarder comment l'argent public est utilisé. Regarder comment fonctionnent les entreprises publiques.

C'est notre rôle. C'est ce que nous demandent les Français. C'est le mandat que nous on confié les Français.

Mais je l'ai rappelé, vous venez de le rappeler que on doit à chaque instant et je le dis assez régulièrement prendre en compte le fait que derrière il y a des hommes et des femmes qui se lèvent le matin pour aller travailler, qui portent une mission de service public et que queles que soit nos convictions, on doit respecter. J'avance juste parce que la CGT a eu beaucoup de temps de par au début, je vous ai redonné un temps de parole, il y avait le SNG qui voulait s'exprimer et chacun pourra avoir un mot de conclusion et ensuite je suspendai cette audition. Merci monsieur le président.

Pardon ? Non, c'était comme Pas de souci. Merci chers collègues.

Je voulais effectivement répondre en partie à votre question mais il y a il y a pas de souci. [rires] Allez, euh je je souscris à tout ce qui a été dit par mes confrères et mes consœurs juste avant sur euh l'inquiétude que suscite cette commission et plus largement le débat euh politique sur la place de l'audiovisuel public. Évidemment, c'est de l'argent public.

Évidemment, bien sûr qu'on doit être responsable et je pense que tous à France Télévision, tous les salariés, on a on a à cœur ça. On je pense qu'on est assez effaré parfois de voir le portrait qui est peint dans cette commission. euh des soi-disants euh avantages qui seraient les nôtres et qui sont très loin honnêtement des réalités qu'on connaît tous les jours.

Je voulais juste euh pour le petit mot de la finisce que j'ai l'impression que c'est le cas, peindre enfin rappeler aussi que France Télévision c'est une entreprise qui se modernise. Euh voilà, moi je suis une jeune salariée, j'ai travaillé dans le privé avant aussi avant de rejoindre France Télévision. Ça a du sens pour un jeune journaliste de travailler pour le service public et c'est une entreprise qui se modernise et qui aussi est intéressante pour les jeunes salariés.

Et euh j'ai l'impression que parfois ici on peint l'idée d'un mammou qui ne saurait se réformer. C'est pas le cas. On a rappelé, on a signé une trentaine d'accords collectif.

Je je Non, je vous demande juste de pas de pas commenter la la la la la commission d'enquête. Voilà, le rapporteur en plus a dû a dû partir. Donc je pense que euh moi je je suis là pour vous donner la parole et vous entendre.

Comment je vous demande s'il vous plaît pas comment cette commission d'enquête ? J'en suis le président et je vous le redis. Je l'ai dit en introduction, je l'ai dit pendant les auditions, je vous le redis.

On exerce notre mission de contrôle et j'ai imposé et je l'ai fait à de nombreuses reprises. On m'a d'ailleurs reproché de vouloir censurer ou bayonner alors que j'ai simplement dit qu'il fallait que les questions posées soient dans un cadre digne, respectueux. Je crois que contentons-nous à la limite, si tu voulais commenter l'échange que nous avons eu, je crois qu'ici euh il y a eu du respect, il y a eu de l'écoute, il y a eu un dialogue constructif.

Donc voilà, je suis le garant de cette commission d'enquête. Essayons d'éviter de la commenter. Je l'ai demandé au collègue député, j'ai demandé au rapporteurs, je vous le demande aussi, je vous laisse vous exprimer.

Mais moi, je verrai tant qu'elle aura lieu cette commission d'enquête et qu'elle se tiendra, elle ira jusqu'au bout cette commission d'enquête. Je ne censurerai ne bayonnerai jamais le rapporteur. J'ai simplement demandé qu'on puisse poser des questions dans un cadre digne, respectueux des personnes auditionnées, que nous n'instrumentalisions pas ou ne déformions pas les propos tenus par les uns et les autres, ni les miens.

Je regrette quand ils sont instrumentalisés et déformés, ça a été le cas sur un sujet récent, ni ceux du rapporteur, ni les vôtres. Et je verrai d'ailleurs à ce que les propos que vous avez tenu aujourd'hui ne soient pas déformés, pas instrumentalisés, mais voilà, essayons de de voilà d'avancer. Cette commission d'enquête, elle a lieu.

C'est le droit absolu des députés de créer des commissions d'enquête et je suis le garant de son fonctionnement. Allez-y. Vous avez raison, monsieur le président.

Le but n'était pas de déformer vos propos, simplement de dire que tous ici qui travaillons à France Télévision, on fait le choix du service public, on fait le choix de France Télévision, on représente des salariés qui sont fiers de travailler pour France Télévision et que France Télévision c'est une entreprise qui a toujours su se moderniser. Preuve en est la création d'un site internet il y a plus de 10 ans qui figure depuis des années sur le podium des sites d'information les plus lux en France. Preuve en est la création d'un service réseaux sociaux pour amener à France Télévision et à l'information de services public un nouveau public.

Preuve en est la création des missions spéciales d'information sur la jeunesse. C'est quoi l'info ? Mission info.

D'ailleurs, je crois que celle-ci vient de battre un record d'audience. Voilà, donc ça marche. Merci.

Est-ce que bon tout le monde s'est exprimé ? Écoutez, je crois qu'on a pu on a pu vous entendre dans la diversité de vos convictions et des syndicats que vous représentez et je vous remercie, je remercie les collègues députés d'avoir permis cette audition approfondie et nourrie et je suspends donc cette audition et vous remercie encore d'y avoir participé.