Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFM Business — La grande interview· 31 août 2023 16 min

Olivier Becht, ministre délégué chargé du Commerce extérieur - 31/08

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Olivier Becht

BFM Business présente Edwige Chevrion, la grande interview.

0:10
Présentateur

Bonsoir à tous, bienvenue dans cette grande interview. On va essayer de comprendre pourquoi la France a un déficit du commerce extérieur absolument abyssal depuis plus de 20 ans. Et puis surtout, quelles sont les solutions ? Ça tombe bien, le ministre en charge justement du commerce extérieur, Olivier Becht, est avec nous. Bonsoir Olivier Becht.

0:28
Olivier Becht

Bonsoir.

0:28
Présentateur

Merci d'être là. Aujourd'hui, vous avez présenté un plan, oser l'export, qui est en direction surtout des TPE, des PME, pour essayer de les convaincre, de changer de culture et de leur dire, il faut aller exporter. Alors il y a des secteurs où ça marche très bien. Hier, je recevais Philippe dans Nano, patron de Sisley, la cosmétologie, le luxe, ça évidemment, ça cartonne. Mais il y a d'autres secteurs où ça ne cartonne pas. Vous allez nous expliquer en quoi consiste ce plan, les 13 mesures que vous avez annoncées.

Juste d'abord, peut-être pour qu'on comprenne bien l'enjeu, le dernier chiffre que vous avez publié, je crois que c'était 54 milliards de déficit, c'était pour le premier semestre 2023. Bon, en petite amélioration quand même. Et là, vous voyez ce profilé quoi sur le dernier trimestre ?

1:17
Olivier Becht

Écoutez, il est un peu tôt pour faire des estimations sur le deuxième semestre. Je pense que j'espère en tout cas que la tendance qui était celle du premier semestre va se confirmer au deuxième semestre avec une réduction encore du déficit qui est due quand même, il faut le dire, en grande partie au reflux du déficit que nous avions l'année dernière sur l'énergie. Je rappelle simplement, si vous voulez, les trois composantes de notre déficit commercial. À peu près la moitié l'an dernier sur l'énergie. Il y a une crise énergétique, on a été obligé d'importer beaucoup plus d'énergie, elle coûtait beaucoup plus cher. Et en plus, l'euro s'était déprécié par rapport au dollar.

Ça, c'est essentiellement conjoncturel. Et on peut espérer que la même conjoncture, dans le sens inverse, efface une partie de ce déficit. Il y a ensuite le déficit structurel de notre commerce extérieur. Vous avez parfaitement raison de dire que celui-ci dure malheureusement depuis 20 ans et il faut qu'il s'arrête. Pourquoi ? Parce que ce déficit, il est dû en partie à la désindustrialisation et en partie à la faiblesse de nos PME à l'exportation. Alors, nous sommes en train d'oeuvrer sur les trois parties du déficit.

Sur l'énergie, c'est la transition énergétique, c'est le fait de renouveler notre parc nucléaire, de produire de plus en plus d'énergie renouvelable qui permettra demain d'avoir moins d'importation de pétrole et de gaz. La réindustrialisation, elle est en marche. On a mis en place déjà 300 usines qui se sont réimplantées sur le territoire. Ça prendra du temps, évidemment. On a pris 30 ans pour désindustrialiser.

3:01
Présentateur

Il faudra 30 ans pour qu'on retrouve 20 ans pour qu'on retrouve un commerce extérieur équilibré, vous pensez ?

3:08
Olivier Becht

Non, il faudra une décennie pour réindustrialiser le pays, c'est certain. En ce qui concerne les PME, en revanche, là, on peut agir à court terme. Parce que lorsqu'on regarde nos voisins, on se rend compte qu'en France, et c'est le succès de la Team France Export lancée en 2018 dans la stratégie de Roubaix, on est passé de 125 000 à 150 000 entreprises exportatrices, mais c'est toujours moins que nos amis italiens qui sont à plus de 200 000, c'est toujours moins que nos amis allemands qui sont à plus de 300 000.

3:37
Présentateur

Et l'Italie, qu'on regarde souvent d'une manière un peu condescendante, finalement, ils ont une économie, ils ont beaucoup plus de PME, de TI que nous, et ils exportent.

3:44
Olivier Becht

Eh bien, c'est un pays qui a, comme beaucoup autour de nous, la culture de l'export. C'est-à-dire que pour une petite et moyenne entreprise, l'exportation, c'est naturel, on ne se pose pas la question, ça fait partie de la stratégie de croissance. Ce n'est pas le cas chez nous, et c'est ça ce qu'il faut changer, et ça, on peut le changer à court terme, et c'est le cœur du plan export.

4:03
Présentateur

Donc, on va y arriver, mais comme on a du temps, c'est intéressant aussi pour nos auditeurs et téléspectateurs de se remémorer un peu ce mal français, quand même, du commerce extérieur. Les grands piliers des industriels qui exportent, c'est l'aéronautique, le premier poste le plus important. Quand il y a une commande Airbus, tout va mieux.

4:25
Olivier Becht

Alors, évidemment, quand l'aéronautique se porte bien, le commerce extérieur va mieux, mais les grands postes, en réalité, c'est l'aéronautique, c'est le luxe aussi français.

4:37
Présentateur

En numéro un, c'est le luxe ou c'est l'aéronautique ? C'est l'aéronautique.

4:39
Olivier Becht

Enfin, si vous voulez, sur les excédents commerciaux, c'est l'aéronautique. Mais derrière, nous avons le luxe, nous avons les cosmétiques, nous avons la pharmacie, et puis nous avons aussi une partie du secteur agricole, les vins espiritueux, évidemment. Une partie, vous avez raison de le dire, là, vous jouez un peu sur les mots, Olivier Béck,

4:58
Présentateur

parce qu'on était exportateur, on ne l'est plus en termes d'agriculture.

5:01
Olivier Becht

On est, sur certains secteurs, de gros exportateurs. Sur les vins espiritueux, sur les céréales, sur les fromages, le secteur laitier, la filière laitière, c'est 40% de son chiffre à l'exportation. Donc, on a encore des grands secteurs agricoles, c'est vrai que nous ne le sommes plus sur les fruits et légumes, nous ne le sommes plus sur la viande, et c'est évidemment un sujet qui doit nous amener à être plus souverains demain, y compris en matière alimentaire, et c'est ce que nous sommes en train aussi de corriger avec Marc Fénault et les filières agricoles.

5:33
Présentateur

Vous pensez que la fin de l'année, on sera au-là des 100 milliards ou pas ? Vous espérez qu'on sera dessous ?

5:38
Olivier Becht

Écoutez, je ne suis pas voyant extra-lucide, je ne sais pas, si vous voulez, ça va dépendre de la conjoncture, vous l'avez dit vous-même à l'instant sur votre antenne, qu'est-ce qui va se passer sur les taux d'intérêt demain, est-ce qu'il va y avoir encore un resserrement monétaire, comment les entreprises vont se comporter sur leurs dépenses d'investissement, est-ce qu'en matière énergétique, on aura un début d'hiver qui sera plutôt froid ou plutôt tempéré, tout cela, si vous voulez, ça va jouer.

Ce qui est important, ce n'est pas de savoir est-ce qu'on sera au-dessus ou en dessous de 100 milliards, ce qui est important, c'est la tendance, c'est-à-dire est-ce qu'on est capable de redescendre aujourd'hui notre déficit commercial, et ça, je suis persuadé qu'on va le faire. Et ce qui est important, surtout, c'est les mesures que l'on prend et également l'engagement des entreprises à réduire. Parce que moi, je suis persuadé, si vous voulez, que la France peut et doit redevenir une grande puissance commerciale. On en a les atouts, on fait parmi les meilleurs produits au monde et ces produits, eh bien, il faut les vendre, il faut les vendre dans le monde entier.

C'est un impératif pour le pays, mais c'est un impératif aussi pour les entreprises.

6:46
Présentateur

Alors, vous voyez, juste, c'est un peu pour vous provoquer, pardonnez-moi, M. le ministre, mais on parlait d'un déficit qui pourrait éventuellement dépasser ou autour des 100 milliards, puisqu'on est déjà à mi-course à 54 milliards. Là, vous allez mettre, sur plusieurs années, 125 millions. Oui. On se dit, tiens, est-ce que c'est totalement en rapport à la hauteur de l'enjeu ?

7:08
Olivier Becht

Oui, mais si je mettais 100 milliards, ça ne changerait pas davantage. Si vous voulez, le cœur de notre déficit, je viens de le dire, c'est d'un côté la désindustrialisation. Et là, pour réindustrialiser le pays, on met 54 milliards d'euros. C'est le plan France 2030. Et c'est la faiblesse de nos PME à l'exportation. Et la faiblesse de nos PME à l'exportation, elle est essentiellement due à l'absence de réflexe export, de logique export, d'une grande partie de nos PME, qui se disent, finalement, on a un marché local, on a un marché national sur lequel on se trouve bien, on arrive peu ou prou à maintenir la viabilité de l'entreprise. Si on va à l'export, c'est un risque.

Eh bien, moi, je souhaite démontrer que c'est l'inverse. C'est-à-dire que c'est en n'allant pas à l'export qu'on prend le risque.

7:55
Présentateur

D'où votre plan, oser l'export, avec 3 points clés, 13 mesures. C'est le moment de nous les donner.

8:04
Olivier Becht

Alors, si vous voulez, on va commencer dans l'ordre. On va commencer par ce qui, à mon sens, est l'axe le plus important, c'est investir dans l'humain et dans les territoires pour donner ce réflexe export. Parce que je le disais à l'instant, vous pouvez mettre des milliards sur la table, le chef d'entreprise n'a pas envie d'aller à l'export, il ne va pas à l'export. Bon. Donc, qu'est-ce que nous allons faire concrètement ? La première chose que nous allons faire, c'est nous allons mettre la Team France Export sur le terrain pour aller voir individuellement chaque chef d'entreprise qui, aujourd'hui, n'exporte pas ou exporte très peu.

En lui disant la chose suivante, en lui disant, nous vivons dans un monde de choc. Un monde de choc qui, en plus, s'accélère. Choc sanitaire, choc géopolitique avec la guerre, choc de l'inflation, également le choc climatique, etc. Et on ne sait pas ce qu'il en sera pour l'avenir. Vous dépendez que d'un seul marché, vous mettez tous vos œufs dans le même panier, le fameux marché régional ou national, le marché se retourne, votre entreprise est morte. Donc, diversifier les risques, c'est aller à l'export. C'est aller à l'export.

Deuxièmement, les chefs d'entreprise nous disent, oui, mais moi, j'aimerais bien aller à l'export, mais vous comprenez, mon entreprise est petite, je n'ai pas les moyens des grands groupes, je veux de l'humain. Il me faut des ressources humaines. On avait les VIE à l'international, eh bien, on invente le VTE, le Volontaire Territorial à l'export, c'est-à-dire des jeunes bien formés qui vont venir dans l'entreprise pour épauler le chef d'entreprise, pour calibrer à la fois l'offre-export et l'entreprise elle-même pour aller à l'exportation.

9:37
Présentateur

Il y en aura combien sur le terrain, si j'ose dire ?

9:40
Olivier Becht

Il y en aura, si je puis me permettre, autant que de nécessaire. Si vous voulez, sur les VIE, nous sommes aujourd'hui à 10 000 VIE par an. On va bientôt engager le 100 000e VIE. Donc, les VTE, nous allons monter en puissance et j'espère qu'il y en aura bientôt autant que de nécessaire pour l'ensemble des entreprises pour les porter. On va mettre aussi en place une académie de l'export, c'est-à-dire former à l'intérieur de l'entreprise les cadres, les salariés, pour aller justement vers l'exportation. Et puis, derrière, on va développer un deuxième axe qui me semble important. C'est accompagner les entreprises davantage sur les salons.

10:22
Présentateur

Dans les salons, dans les fonds internationaux, quelque chose comme ça ?

10:24
Olivier Becht

Oui, et sur les grandes plateformes. Quand on regarde aujourd'hui, vous voyez, derrière vous, il y a ce magnifique porte-conteneur. Aujourd'hui, 90% du commerce international passe par la mer. Mais, la réalité de la transaction, c'est que 80% quasiment du commerce B2B, eh bien, il se passe sur Internet. La relation se passe sur Internet. Et donc, si on veut pouvoir attraper ses clients, eh bien, il faut être sur Internet. Et les Français ne sont pas assez sur Internet. Donc, nous allons mettre sur les grandes plateformes, avec le développement des e-vitrines françaises, pour faire en sorte que nos entreprises soient présentes partout dans le monde.

Ça ne sert à rien de faire les meilleurs produits du monde, si on ne le sait pas, et si on n'est pas capable de les vendre dans le monde entier.

11:16
Présentateur

Il y a des super verpés pour ça. Ça s'appelle le président de la République française ou le Premier ministre. Et souvent, du reste, c'est ce que vous disent les patrons de PME, qui disent que lorsqu'ils vont à l'étranger, lorsqu'ils vont en Chine, lorsqu'ils vont à je ne sais pas où, eh bien, ils emmènent des grandes entreprises. Donc, effectivement, il y a tout le CAC 40 qui est dans l'avion. Mais ils emmènent très, très peu de PME, de PMI, alors que les Allemands, on s'en souvient, Nangela Merkel, elle arrivait avec des wagons de patrons de PME, de PMI. Il faut aussi changer la culture au niveau politique, non ?

11:49
Olivier Becht

Figurez-vous que c'est ce que le président de la République a dit lundi matin à la conférence des ambassadeuristes et des ambassadeurs. Oui, mais ça fait quand même quelques temps qu'il est président. Alors, si vous voulez, d'abord, je pense que l'un n'exclut pas l'autre. On a besoin de nos grandes entreprises. C'est aussi elles qui tirent le commerce international.

12:06
Présentateur

Tout à fait. On a besoin des deux.

12:07
Olivier Becht

Et nous avons besoin des PME et des PMI. Il se trouve que moi, j'ai fait l'année dernière une quarantaine de déplacements dans le monde. et que dans chacun de mes déplacements, j'ai emporté des délégations avec Business France, avec les chambres de commerce et d'industrie française à l'international, avec la BPI. J'ai emmené des PME, des PMI. Je peux vous dire que dans chaque pays, on défend les marchés et que lorsqu'elles vont à l'international, nos PME sont plébiscités. Nous avons des produits qui font rêver et des services qui font rêver. Et chaque fois que nous nous déplaçons, il y a des affaires à la fin de la délégation.

12:46
Présentateur

Et votre plan, il commence tout de suite, j'ai envie de dire. Ah mais attendez... Si il y en a qui nous écoutent, qui nous regardent, allez-y.

12:53
Olivier Becht

Je veux dire, le cap, il est très clair. Le cap, c'est 200 000 entreprises exportatrices en 2030. C'est le fait de retrouver à l'horizon 2030 un équilibre, idéalement un excédent dans nos échanges avec le monde. Et pour y arriver, il faut démarrer tout de suite. Voilà. Le plan, il a été lancé cet après-midi. Et nous avons déjà fait d'ailleurs des premiers déplacements en Ile-de-France. Je le ferai dans l'ensemble des régions françaises. Voilà. Il faut y aller, il faut aller vite et aller loin.

13:28
Présentateur

Est-ce que, puisque vous parlez beaucoup de réindustrialisation en disant ça passe par là, le succès de la France à l'export, c'était le moment de décaler la suppression de la CVAE, Olivier Vechte ?

13:38
Olivier Becht

Alors, on a, d'abord, si vous voulez, si on veut être totalement objectif, nous avons baissé les impôts de production dans le dernier mandat de 10 milliards d'euros. Nous avons ramené...

13:48
Présentateur

Oui, mais il en reste 44 milliards encore différencié.

13:50
Olivier Becht

Nous avons ramené le taux d'imposition des sociétés de 33,3% à 25%. Et nous avons supprimé l'année dernière la première part de la CVAE à 4 milliards. Il reste 4 milliards à supprimer. On va le faire de manière lissée.

14:06
Présentateur

Oui, oui, mais ça, Elisabeth Borne, à ce même micro, elle a expliqué.

14:08
Olivier Becht

On va le faire de manière lissée. Et autant... C'est dommage, non ? Ça fait contradictoire. Oui, mais est-ce que... Excusez-moi, mais est-ce que, si vous voulez, si on avait baissé de 4 milliards tout de suite, est-ce qu'on aurait eu les 200 000 entreprises exportatrices demain ? Non. Non. Bon. Donc, si vous voulez, il faut aussi se concentrer sur l'équilibre des finances publiques et faire en sorte que les engagements soient tenus. Les 4 milliards seront supprimés. Ils sont supprimés de manière lissée. Et en attendant, nous accompagnons encore davantage nos entreprises pour faire en sorte qu'elles exportent davantage.

14:42
Présentateur

Toute dernière question sur le Gabon. Parce qu'on sait que l'enjeu est quand même très important pour les entreprises françaises, nos entreprises françaises, très présentes au Gabon. Est-ce que vous... Je ne sais pas qu'est-ce que vous avez mis en place et que vous leur conseillez au niveau puisque vous défendez du ministère des Affaires étrangères ?

14:59
Olivier Becht

Ce que je peux vous dire, c'est que nous suivons la situation au Gabon avec la plus grande attention. Nous veillons tout particulièrement à la sécurité de nos ressortissants, de la communauté française et également, bien sûr, de nos entreprises. Nous avons condamné le coup d'État et, bien sûr, nous sommes en faveur d'un processus démocratique à la fois libre et transparent. Voilà. Et donc, nous continuons à suivre cette situation de manière extrêmement attentive, encore une fois, pour veiller à la sécurité des ressortissants et des entreprises.

15:34
Présentateur

Objectif, objectif à l'export, c'est 200 000 entreprises, c'est ça ? 200 000 PME ?

15:38
Olivier Becht

Le cap est clair. 2030, nous avons 200 000 entreprises exportatrices et nous essayons de retrouver l'équilibre et peut-être même un excédent dans nos rapports avec le monde. C'est un objectif qui est à portée de main.

15:51
Présentateur

Vous viendrez nous voir, Olivier Vechard. Je viendrai vous voir

15:53
Olivier Becht

en 2030. Mais dans 2030, bon, alors bien. Je viendrai vous voir en 2030 et je viendrai vous voir avant parce que nous avons des objectifs de tendance. Le résultat, il ne se gagnera pas entre 2029 et 2030, il se gagne dès aujourd'hui, il se gagne sur le terrain avec nos entreprises car ce sont celles

16:12
Présentateur

qui font l'export. Dès ici, puisqu'on vous a écoutés, merci beaucoup en tous les cas d'être venus exposer vos ambitions pour le commerce extérieur dans la France. Merci beaucoup. Olivier Vech, le ministre justement en charge du commerce extérieur et de l'attractivité, c'est ça que je ne voulais pas oublier, était notre invité.