Le Grand Dossier du mercredi 4 février 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI. Aujourd'hui, cet enjeu États-Unis Iran premier affrontement direct.
Oui, il a eu lieu hier ce premier affrontement. La situation est explosive. Elle aurait pu [musique] basculer en quelques instants.
Certains responsables américains l'affirment. Donald Trump a même envisagé de quitter la table [musique] des négociations. De quoi parle-t-on ?
Un drone iranien abattu par un avion F35 près du porte-avion USS Abraham Lincoln. Et ce n'est pas tout. Six navires armés iraniens ont tenté d'araisonner un pétrolier américain [musique] dans le fameux des trois d'Ormous.
Preuve s'il en fallait encore une que la situation est extrêmement fragile entre l'Iran et les États-Unis. La guerre est-elle vraiment en [musique] standby sur fond de nucléaire accélération annoncé des négociations mais toujours le revolver sur la table. D'ailleurs, voyez comme l'Iran depuis des heures maintenant expose ses [musique] forces.
Regardez ces drones, image de propagande. Et si l'Iran faisait miroiter [musique] des négociations pour éloigner une frappe ? Et si les États-Unis cherchaient à gagner du temps pour protéger ses bases avant une frappe et s'il ne suffisait que d'une étincelle ?
Écoutez, regardez quand on voit les moyens qui sont installés dans le golf par rapport à ce que j'avais connu avant, quand on voit l'étincelle potentielle ici ou là, on le voit aujourd'hui avec le drone mais ça peut être autre chose. On sait que dans l'histoire les grands conflits finalement sont intervenus sur un ter, une [musique] situation qui existait de crise et puis un moment il y a l'étincelle. Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'écir sur ce plateau bien évidemment Ellisabeth Shepard Sellam.
Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maîtresse de conférence à l'université de tour et vous [musique] êtes spécialiste défense et sécurité. Bonjour à vous colonel Pierre Deon.
Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes consultant défense géopolitique [musique] LCI, vous êtes ancien colonel des troupes marines. Ça va compter dans cette émission.
On va le voir ensemble dans quelques instants. Grégory Philipps, merci également d'être avec nous. rédacteur en chef international LCI et nous serons rejoint dans quelques instants par Pierre Servant éditorialiste éditorialiste géopolitique TF1 LCI.
Le grand dossier États-Unis Iran premier affrontement direct donc parti. On va vous parler des provocations iraniennes. Un drone iranien abattu par un F35 américain pas loin de l'USS Abraham Lincoln.
Mais d'abord cette question : le pouvoir iranien est-il en train de vaciller, de se fissurer ? Réveil de dissension interne. Le directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Chatamaous à Londres a déclaré que les incidents de ces dernières heures qu'on va vous détailler dans quelques instants pouvaient signifier qu'il y a des factions dures dans les rangs du régime des dirigeants et qui eux ne veulent pas des pour parler.
Ce responsable dit quand ils sont attaqués tous les côtés politiques du régime fonctionnent ensemble. Quand il y a une médiation il se sabote mutuellement. On en parle avec vous.
Si Gazibon et merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes correspondant France 24 RFI à à Tran. Peut-on imaginer si vo des dissensions internes, en effet au sein des proches de Raméneille ?
Euh peut-on même imaginer deux camps qui s'opposeraient, un pro négociation et et un entier qui serait très ferme, très dur ? Il y a bien sûr des des points de vue différents au sein du système. Tout le monde ne partage pas le les mêmes habis.
Mais mais ce qu'il faut savoir, c'est que pour ce genre de décision euh c'est-à-dire négocier avec les Américains ou lancer une guerre ou euh par exemple comment répondre quand Israël a attaqué l'Iran, euh comment il fallait répondre, les décisions en général se prennent au sein du Conseil suprême de la ciné nationale. Ce conseil et donc regroupe tous les dirigeants politiques et militaires, les haut dirigeants politiques et militaires du pays. Il y a le président de la République, il y a le ministre pê franchère, le ministre des renseignements et le ministre de de de l'intérieur par exemple.
Il y a le chef des gardiens de la révolution, le chef des des armées, le chef d'étatmajor des forces armées et en plus il y a des gens qui sont nommés directement euh par le guide suprême euh qui en plus de cela a deux représentants directs dont l'un est le secrétaire du conseil suprême qui est en fait le véritable patron de de ce conseil. Et en fait euh toutes les décisions euh donc euh les grandes décisions de du pays concernant la la politique étrangère ou les question de sécurité par exemple euh sont prises au sein de ce conseil et pour que euh ces ces décisions soient effectives euh elles doivent être avalisées par le guide suprême iranien. Euh donc euh euh lorsque le le président iranien dit par exemple, j'ai ordonné de d'entamer des négociations avec euh avec les États-Unis, en fait, il exprime le point donc le la le la conclusion des des débats au sein du Conseil qui a abouti à une telle décision.
Par exemple, là euh les responsables iraniens disent que euh la reprise des négociations avec les Américains qui a été interrompue par la guerre de 12 jours euh sera sera euh donc reprise cette cette ces négociations euh de manière indirecte et et dans un second temps, s'il y a des garanties de la part des États-Unis, euh il faut y avoir des des discussions et des négociations directes. Donc il y a des points de vue différents mais il y a pas de euh beaucoup ne peut-être ne partagent pas mais ce genre de décision est prise par ce conseil suprême qui réunit quelques 30 ou 35 membres. Je vous remercie beaucoup Si Gazi.
Je vous dis à tout à l'heure. On se retrouve un peu plus tard dans cette émission pour revenir sur les attaques iraniennes contre l'armada américaine. Ça s'est passé hier.
On se dit à tout à l'heure. Je voudrais qu'on qu'on explique à nos téléspectateurs pourquoi c'est important ce point des dissensions au sein du régime. Si vous nous avez bien suivi depuis plusieurs jours, on vous l'a martelé.
Certains disent "Ça ne sert à rien de frapper l'Iran tant que le pouvoir est solide, tant qu'il n'y a pas de défection. Si ça bouge au sein du régime, est-ce que c'est un game changer comme on dit ? Est-ce que ça peut changer la donne ?
Grégory Philips ? Oui. D'autant plus que la semaine dernière, les services de renseignement américain ont quand même expliqué à Donald Trump que jamais en 47 années de République islamique, depuis 79, le régime n'avait été aussi fragilisé.
Fragilisé par évidemment les la crise économique qui a déclenché le les premières manifestations fin décembre. fragilisé évidemment par euh les gigantesques manifestations et la répression d'une violence sans nom euh qui a fait plus de 30000 morts sans doute. Et on se dit que là, il y a peut-être une fissure totale entre le peuple iranien et euh et les les dirigeants, fragilisé aussi par la pression américaine.
Donc ça c'est les services de renseignement on ont dressé ce tableau à Trump en disant voilà le le régime se fissure. Maintenant, il y a ces informations qui ditent qu'à l'intérieur du régime, il y a aussi des points de vue différents, des dissensions. Il faut bien comprendre d'abord Ramene, c'est quand même celui qui est tout à la qui est à la tête de tout ce régime et qui décide de beaucoup de choses.
Ensuite, vous avez des corps différents, vous avez l'armée, vous avez les gardiens de la révolution, vous avez le conseil suprême dont parlait Sivo à l'instant. Donc, il est possible effectivement que ces différents corps euh jouent l'un contre l'autre ou euh l'un euh en face de l'autre avec des des position assez différentes. Au final, c'est Ramene qui décide.
Alors, je voudrais vous montrer d'autres images par ailleurs. Des images de rassemblement à nouveau d'hommage à des victimes. Là, c'est à Tabritz, c'était ces toutes dernières heures, c'est pas rien.
Image également, c'était ce weekend manifestation à l'université des sciences médicales de Chiraz. Les étudiants en médecine qui ont protesté contre le sort des médecins tués, d'autres arrêtés lors de la dernière vague de manifestation en Iran. Écoutez, écoutez, regardez. et et Ellisabeth che parlam attention regardons ce qu'a dit Reuter ces dernières heures que lors de réunion de haut niveau des responsables ont indiqué au guide suprême directement que cette fois la colère publique suscitée par la répression avait atteint un point où la peur ne serait plus un frein et que à la moindre frappe américaine la situation pourrait totalement se retourner.
Là, on sent qu'on pourrait être au point de au point de rupture peut-être ce dont rêvent les Américains. Ce dont rêvent les Américains. Euh Greg disait euh que les services américaines disait qu'ils étaient à un point euh où euh ils étaient très affaiblis, mais ils sont pas les seuls.
On a entendu ça aussi des Saoudiens, on a entendu ça aussi des Israéliens qui ont fait le déplacement euh aux États-Unis pour en parler. Et on le voit dans la rue en fait, on le voit les étudiants. Ces étudiants risquent quand même de se faire eux-mêmes tuer.
On en on on sent qu'il y a quelque chose qui bascule et et comme ça se fait confirmer non seulement en interne mais par les alliés de la région qui sont quand même néanmoins inquiets parce que ça pourrait donner comme conséquence. Effectivement pour les Américains c'est quand même un information essentielle pour la suite. Colonel Pyon, vous savez c'est très compliqué.
Moi, j'ai toujours pensé que l'Iran était une armée d'opérette. Alors, c'est dur parce que par les temps qui court, on considère que l'Iran peut faire quasiment un jeu égal avec les États-Unis. Moi, je ne pense pas du tout.
Euh la guerre iron en Irak de 8 de 80 à 88 a été un carnage, était une guerre totalement conventionnelle. Premier point. Le deuxième point, il a par l' nucléaire qui n'ont toujours pas, ça reste une armée totalement conventionnelle.
Et c'est quoi la force vive de cette armée ? C'est 120000 hommes, 130000 hommes sont les passes d'aran. Donc c'est pas non plus une armée de 500000 hommes.
Donc quelque part, il y a une véritable faiblesse. Le problème, c'est les ultra communiquants. Et c'est très compliqué pour les États-Unis comme pour les Européens. d'imaginer un conflit avec une puissance terroriste parce qu'il faut savoir qu'avec le avec l'action qu'ils ont mené sur leur proxy, le Hamas, le esbola et cetera, ils ont fait comment dire ils ont démontré qu'ils avaient une capacité comment dire de de comment dire de d'agacement en tout cas de destruction sur toute série de pays.
Donc c'est vrai qu'aujourd'hui ils sont fragilisés par ce qui leur arrive et puis ils ont l'énorme marteau américain au dessus de la tête. Pierre Servant, je vous en prie, faites votre rentrée. Vous êtes bien sûr le bienvenu sur ce sur ce plateau.
Pierre Servant, éditoraliste géopolitique TF1 LCI, auteur du livre notamment hein les présidents et la guerre aux éditions périn. Comment vous dire à quel point je suis ravi de vous retrouver servant ? Je suis plaisir deir sur mon plateau à nouveau.
Alors Pierre Servant, vous nous avez suivi, on évoquait des informations, des remonter sur des points de rupture au sein du régime, des dissensions, des lignes dures et d'autres qui veulent négocier. Encore une fois, c'est important pour la suite pour la décision américaine de frappe ou non frappe. On disait depuis des jours euh tant que le régime est solide, ça sert à rien de frapper parce que c'est l'enlisement à la clé. s'il commence à se fissurer, ça peut changer la donne ?
Alors, je vais répondre à votre question mais euh juste une remarque, si vous le permettez, vous en prie. Euh dès que les sujets sont complexes et tous les sujets qu'on aborde sont complexes, euh on a besoin des intelligences croisées, c'est-à-dire c'est vraiment avec nos intelligences croisées qu'on arrive peut-être à euh éclairer les les les sujets. Alors, quand quand on parle de ce qui se passe à l'intérieur du pouvoir iranien, j'ai une petite réserve.
Hm hm. parce que c'est très difficile de l'infiltrer. C'est certainement les Israéliens qui sont les les les mieux au fait qui ont une connaissance la plus fine.
Mais le problème c'est que les Israéliens sont parties prenantes et donc ceux qui peuvent ce qu'ils peuvent transmettre y compris y compris à la France hein, les services de renseignement français israéliens, les forces spéciales françaises et israéliennes. J'en ai été témoin quand j'étais affecté comme officier de réserve au commandement de opération spéciale. on a des liens étroits avec eux, il y a une grande confiance.
Bon, mais sinon, le risque pour le gouvernement d'étanahou, c'est de fausser les éléments. Il y a aussi une guerre d'information permanente. Et donc, en tout cas, pour ma part, je suis incapable de dire avec des sources vraiment dans lesquelles j'ai très confiance, le pouvoir se fissure, se fissure pas, il y a les faucons et cetera.
D'autant plus que les Iraniens sont extrêmement habiles à mettre en scène euh un certain nombre de choses pour jouer leur propre parti. Il faut toujours rappeler que les Iraniens sont euh sinon les inventeurs en tout cas les précurseurs des inventeurs du jeu d'échec. En Allemagne, le jeu d'échec, ça se dit charge pileux, le jeu du chat.
Le chat c'est le chat d'Iran. Donc ils savent très bien jouer ces ces parties là. Alors maintenant euh les événements de ces dernières semaines marquent un cassure à tout point de vue et donc il est pas impossible qu'à l'intérieur de l'appareil d'État euh je crois que vous évoquez tout à l'heure l'armée qui est le parent pauvre he dans tous les systèmes dictatoriaux la garde prétorienne c'est elle qui a l'argent c'était vrai chez Kaddafi.
Donc les forces rapport qui rapportaient au au à Kaddafi étaient surpayé suréquipé et puis l'armée c'était la Valtaille, elle était pas payée. Donc est-ce que du côté de l'armée qui a des enfants he qui ont eu qui avaient peut-être des enfants dans les dans les manifestations et ça ? Est-ce qu'il y a des choses qui vaillent ?
Est-ce que les services occidentaux arrivent à fragiliser à à diviser le régime ? Voilà, je honnêtement je ne suis pas capable d'avoir une réponse cesse de le marteler un des systèmes l'un des régimes les plus complexes de cette planète et un des plus résilients également. Et d'ailleurs quand on écrit panique chez les molas, bien sûr nous avons conscience que c'est beaucoup plus compliqué que ça.
On peut pas tout exprimer en quelques mots. On l' en a bien conscience. Une certitude en revanche Pierre Servant, c'est que Donald Trump et Sinping se sont entretenus il y a quelques heures.
Ça s'est terminé un petit peu avant le début de de cette émission. Il était question bien sûr de pourparler entre Russie, États-Unis et Ukraine en ce moment même. Mais Donald Trump l'a confirmé sur son réseau social.
Le président chinois et l'américain ont bien parlé d'Iran. Je viens d'avoir une excellente conversation, ça vient de tomber hein, avec le président XI. Ce fut un appel long et approfondi au cours duquel beaucoup de sujets sujets importants ont été abordés.
Je sais pas si on peut voir la suite. Merci. Don le commerce, la situation et cetera.
Et vous voyez la situation en Iran. Est-ce que vous imaginez si Jin Ping tentait de venir au secours de l'Iran ? Est-ce que vous imaginez si Jin Pink tentant de retenir le bras américain ?
Alors, il y a deux choses. Retenir le bras américain par des discussions en flattant Donald Trump en lui rappelant que son grand objectif stratégique c'est l'argent. L'argent, l'argent.
Les 1000 milliards de dollars d'investissement de l'Arabie Saoudite promis par Mohamed Ben Salman à l'Amérique et et que si il rentre en guerre, le risque c'est qu'il perd tout cela. Seconde question, est-ce que les Chinois pourraient interférer plus directement sur le plan militaire ? J'y crois pas du tout parce que la partie que joue Xin Ping d'une façon assez fine, c'est regarder à quel point je suis sage, je respecte le droit international, enfin tout ça étant faux.
Mais donc c'est pas du tout le style, surtout à un moment à mes livres, vous l'avez tous noté où le haut commandement chinois est décapité. H et il n'est pas décapité que à la suite des dernières purges puisque X Kingping a purgé son meilleur ami, un un fils de prince rouge comme lui qui a été liquidé. Mais ça fait des mois euh il y a plusieurs mois, le responsable de l'armement nucléaire stratégique chinois a été limogé parce qu'à la suite d'une enquête, alors est-ce que c'est une enquête une vraie enquête ou une enquête euh à charge maoïste et cetera, mais dans les dans les dans le combustible des boosters pour les les les fusées, en fait, ils ont trouvé de la flotte, de l'eau.
Donc franchement, je crois pas que ça soit le moment. Juste une seconde, dans la déclaration à la fin, Trump dit "Et puis on va on va faire du commerce ensemble." Euh il y a quelques jours, il traitait le premier ministre, voilà.
Et la ch pété et de gaz américain par la chier. Voilà. Et il y a quelques jours, il traînait dans la boue le premier ministre canadien Marc Carnet qui a Davos a fait un discours remarquable parce que celui-ci comme d'autres puissances moyennes, joue un peu la carte de la Chine aussi.
Alors lui si vous voulez donc il tacle les autres mais quand il s'agit de faire du business avec le chinois il attend avec impatience la la rencontre. Regardez ces jeux de dupe qu'on a toute la journée. On va suivre la presse américaine pour essayer de comprendre un peu plus ce qui s'est dit entre le président chinois et le président américain.
Je voudrais qu'on en vienne maintenant à cette question. S'agit-il en effet du premier affrontement entre États-Unis et Iran ? Un drone iranien Sha 129 abattu par un avion F35C américain près du porte-avion USS Abraham Lincoln.
L'armée américaine a abattu hier un drone iranien tout près de son porte-avion USS Abraham Lincoln. Ce n'est pas rien et surtout ça ne s'arrête pas là. Un pétrolier américain a été approché par des navires armés iraniens dans le D3 d'Ormose avant de poursuivre sa route.
Et on lit dans le Wall Street Journal que l'affaire est si sérieuse que Donald Trump aurait bien failli stopper les négociations ou les espoirs en tout cas de discussion. Xavier de Jacomoni, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes avec Morgan Pope près du des tr d'ormous, il est juste derrière vous.
Racontez-nous la la tension est montée d'un coup. Oui, c'est un accrochage grave. Deux accrochages, même vous le disiez.
D'abord l'histoire de de ce drone. Cela fait plusieurs jours que des drones iraniens cherchent à repérer le porte-avion Abraham Lincoln et tout son groupe aéronaval. D'ailleurs, les Iraniens ne se cachaient pas.
Il il le disait ouvertement, un peu en provocation par rapport aux États-Unis, par rapport à Donald Trump. Et puis finalement, c'est un F35C, donc un F35 marine qui avait décollé du porte-avion Abraham Lincoln, qui était en fait en surveillance. C'est la première couche de surveillance et de protection du porte-avion qui a abattu ce drone Shaed qui aurait pu causer des dégâts sur le porte-avion.
Alors, il n'aurait pas pu le détruire, il n'aurait pas pu le couler bien évidemment, mais en s'écrasant sur le pont, il aurait pu tuer un marin endommagé du matériel. Donc évidemment, c'est une première alerte extrêmement forte pour les Américains qu'ils ont pris au sérieux et d'ailleurs, le drone repose maintenant en mer d'Arabie. Euh certainement d'ailleurs pas très très loin de l'endroit où les Américains avaient jeté à l'époque le corps d'Ousama Ben Laden.
Le second incident est peut-être beaucoup plus grave. En fait, ça s'est passé, vous le disiez, dans le D3 d'Ormouse. À la sortie du D3, à l'entrée du golfe Persique, des vedettes, des gardiens de la révolution parti de bande d'arabas, on pris d'assaut, on pris en chasse un pétrolier américain et pas n'importe lequel puisque c'est un pétrolier qui a l'habitude de ravitailler les navires de la flotte américaine dans le golfe Persique.
Donc c'est un élément essentiel de la logistique américaine dans le golfe. Finalement, le pétrolier en accélérant a réussi à sortir du piège, mais il y avait aussi un drone. Là aussi, les dégâts auraient pu être importants.
Et il a fini son trajet escorté par un destroyer de la marine américaine. Donc, on voit avec ces deux incidents qu'à chaque moment, il peut y avoir un accrochage et des accrochages qui peuvent devenir de plus en plus dangereux, voire même vous le disiez, annuler les négociations et donc de ce fait par la suite déclencher la guerre entre les États-Unis et l'Iran. Merci.
Merci précieux de vous entendre Xavier de Jacomoni avec Morgan Pa depuis le terrain. Pierre Servant le général de Villier, on l'a entendu en introduction de cette émission, il disait sur ce plateau, on le voit avec le drone mais ça peut être autre chose. On sait que dans l'histoire les grands conflits sont intervenus sur un terra, une situation de crise et un moment il y a l'étincelle.
On en est là, on en est au stade de l'étincelle. Alors, le général de Villier a raison. Rappelez-vous la l'assassinat d'Archiduc d'Autriche à Sarayevo et avec un système après une caisse de résonance des différentes alliance qui débouche sur la Première Guerre mondiale alors que des assassinats de princes d'archiduc en Europe par différents mouvements vous en aviez tous les 15 jours ou presque.
Alors là je je voudrais apporter un bémol. l'histoire du pétrolier euh il y a clairement une mesure d'intimidation avec ces horbord avec ces vedettes d'assaut qui sont une des menaces des des passes d'arun réellement. Je donnerai tout à l'heure un un détail que j'ai pu euh constater sur place il y a il y a quelques mois.
Euh sur l'histoire du Shad, je m'interroge. Normalement la flotte se trouve à 700 800 km du D3 d'Ormouse. Le Shadè 139 qui peut être soit un SH un drone d'observation ou un drone d'attaque.
Et là les Américains ont pas communiqué sur le point de savoir si c'était l'un ou l'autre. Normalement il a une allonge de 300 km 400 km. Donc euh si je fais des calculs, à mon sens l'agresseur ce sont les Américains entre guillemets.
Alors on va on va en rester là pour l'instant parce que on doit marquer une courte pause he comme on dit dans le métier. Voilà vous l'avez compris en tout cas la situation elle était extrêmement explosive en ce moment alors que l'Iran par le négociation vous voyez les actes. Vous voyez aussi les images encore une fois de drone relayés par la propagande.
On va s'arrêter sur cette situation qui semble pouvoir basculer à tout moment et on vous raconte tout. On sera devant cet écran avec le formidable Grégory Philips également pour vous refaire toute l'histoire. À tout de suite. [musique] Vous êtes devant le grand dossier avec toujours cet enjeu.
États-Unis Iran premier affrontement direct. On en parle avec nos invités bien évidemment mais là c'est le l'heure du rappel de l'essentiel de l'actualité. En Ukraine, [musique] au moins sep morts dans une frappe russe.
Alors que des pourparler entre Américains russes et Ukrainiens se tiennent en [musique] ce moment à Abu Dhabi aujourd'hui, le Kremelin affirmé que son offensive se poursuivra tant que Kiev n'acceptera pas ses conditions. Donald Trump fait-il marche arrière à Minéapolis. L'émissaire de [musique] Donald Trump sur place annonce le retrait immédiat, je cite de 700 policiers de l'immigration.
Pendant des semaines, cette ville américaine, vous le savez, était le théâtre de forte tension suite à la mort de deux manifestants tués par des agents fédéraux. Et bien sûr, revenons sur l'attaque d'une professeure à Sanar sur hier poignardée à plusieurs [musique] reprises lors de sa garde à vue qui se poursuit. L'élève de 14 ans a reconnu avoir prémédité son geste.
L'état de santé de l'enseignante est toujours jugé préoccupant. Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Nous reprenons donc le fil [musique] de ce grand dossier États-Unis Iran premier affrontement direct et toujours j'en suis ravie avec Ellisabeth Shepard Selam avec le colonel Pierre de Jyong avec Grégory Philippe c'est donc avec vous Pierre Servant.
Merci encore d'avoir accepté l'invitation. C'est un plaisir [musique] du livre présid notamment auteur de ce livrel. Il y en a tellement d'autres. [musique] Et donc reprenons notre affaire.
Un drone iranien Shaed abattu par un avion F35 américain tout près du porte-avion USS Abraham Lincoln et par ailleurs six navires iraniens qui ont tenté d'araisonner un pétrolier américain. Oui, il y a eu premier affrontement ces dernières heures. La situation est explosive et tout a failli vriller puisqu'on apprend dans la presse américaine selon des hauts responsables que Donald Trump a failli mettre un stop aux discussions, en tout cas à leur préparatif puisqu'on annonce les discussions pour vendredi.
De quoi parle-t-on avant d'aller plus loin ? Grégory Philips, venez donc avec moi au tableau. Voilà, Grégory Philips, un drone iranien abattu par un avion américain près du porte-avion USS Abraham Lincoln.
Grégoryi racontez-nous ce qui s'est passé. Bon, d'abord regardons la carte pour être complet. L'incident, si on peut dire, s'est déroulé en pleine mer.
On est à peu près à 800 km des côtes iraniennes. On est en mer d'Arabie. Euh c'est là qui déployé la l'USS Abraham Lincoln depuis environ euh une semaine et ça faisait plusieurs jours que les drones iraniens cherchaient à survoler le le bâtiment américain.
Ce qui s'est donc passé hier, c'est qu'un drone euh iranien de type Shid 139 s'est approché de manière agressive selon selon le commandement militaire américain. À ce moment-là, le drone a été abattu par un avion F35 qui a décollé de l'Abraham Lincoln et qui était en vol à ce moment-là pour le pour le protéger. Intervention en légitime défense évidemment aux yeux des Américains pour protéger ce bâtiment, pour protéger le personnel mais écouter la version iranienne telle que diffusée par la télévision officielle du régime.
Notre source a mentionné que la mission du drone était considérée comme une procédure standard et légale et qu'il avait transmis avec succès ses images de surveillance et de reconnaissance au centre de commandement. Elles ont toutefois ajouté qu'après avoir envoyé les données, le drone avait perdu le contact avec sa base et que la cause de cette déconnexion faisait actuellement l'objet d'une enquête dont les détails seraient communiqués une fois finalisés. Voilà, donc vous avez compris, les Iraniens parlent d'un drone d'observation qui est allé filmer le porte-avion américain.
Il y a aucune image évidemment de ce qui s'est passé. En revanche, regardez, on a retrouvé cette vidéo qui avait été prise déjà par un drone iranien qui avait survolé le porte-avion américain Eisenower en novembre 2023. Il y a un peu plus de 2 ans, on était dans la même zone en merabie aussi.
Les États-Unis à l'époque avaient qualifié ce survol de dangereux et non professionnel. Mais à l'époque le drone n'avait pas été abattu. Et donc, je le disais, il ne s'agit pas pour le drone d'un incident isolé.
Six navires iraniens armé ont tenté d'araisonner un pétrolier américain dans le détroit d'Ormouse. Oui. Alors ça c'est le deuxième gros moment de de tension.
Ça s'est déroulé quelques heures plus tôt dans le golfe Persique, juste au-dessus du D3 d'ormouse. C'est ce pétrolier américain là, le Stena impératif qui a été menacé par plusieurs vedettes rapides des horsbord iraniens. Au total de six a priori, ce sont les bateaux armés du corps des gardiens de la révolution qui étaient également accompagnés d'un drone.
Les Ianiens sont arrivés autour du pétrolier américain. Ils ont ordonné au capitaine d'arrêter les moteurs. Ils ont menacé de monter à bord. justification de Teran, il serait entré dans les eaux territori territoriales iraniennes euh du côté du des trit d'Ormouse.
Ce que conteste la compagnie euh maritime euh du pétrolier. Alors, regardez la carte, ça en rouge, ce serait le le trajet euh du pétrolier qui s'est approché effectivement euh des côtes euh iraniennes. Là, non plus, pas d'image, mais on sait que le capitaine a refusé d'obéir et qu'un destroyé américain, le USS Macfold, c'est celui-là, est venu porter secours à ce pétrolier.
Euh ça ce se ce destroyer évidemment fait partie de la gigantesque la magnifique Armada pour reprendre euh les termes de Donald Trump qui est déployé dans cette région du monde depuis euh plusieurs jours. Il a finalement escorté le pétrolier qui a poursuivi sa route avec en soutien les les FS de l'aviation amérique. Parfait.
Merci beaucoup Grégory Philippe. Et certains disent que cette tentative d'araisonnement est en fait beaucoup plus grave que l'affaire du drone. On va y venir.
Mais d'abord verbalisons, mettons les mots. Pierre Servant, est-ce qu'il s'agit en effet selon vous du premier affrontement direct ? Sommes-nous dans la menace ou dans le fait de guerre ?
Voilà, on est un mi-chemin entre les deux, hein. D'abord, tout à l'heure, j'ai commis une erreur. Le CH 139 peut avoir une allonge beaucoup plus importante, non pas 300 mais 1300.
Donc effectivement, les Américains pouvaient considérer, je ne sais pas à quelle distance du porte-avion que ce drone, même s'il était d'observation, représentait une menace. Et donc, je dirais que les deux parties se se testent. le la manœuvre sur le le pétrolier américain était d'autant plus significative que ce pétrolier américain est censé ravitailler aussi une partie de la flotte américaine qui se trouve dans la dans la zone.
Donc là c'était vraiment une démonstration de de de force dans une zone qui est très compliquée parce que le D3 d'Ormous étant très étroit avec peu de fond vous avez deux rails, un rail rentrant et un rail sortant pour les bâtiments. Vous avez un flux énorme, c'est plusieurs dizaines de bâtiments qui transitent par cette zone là et donc je crois que la largeur c'est 2 x 3 km5 de profondeur. Donc les passes d'aran dû jouer sur le la proximité avec la limite du rail pour dire vous êtes rentré dans nos eaux et la démonstration américaine c'est on laisse rien passer, il est pas question de de céder.
Donc je dirais que pour l'instant c'est c'est relativement euh tendu. Les messages sont envoyés. Pass d'aran montrent qu'avec leur horsbord qui qui qui qui une véritable force de frappe dans la dans la zone, je sais pas si on peut revoir la la carte 2 secondes, il y a un un un voilà, vous voyez, on voit Oman là.
Alors, on peut dire mais c'est bizarre, Oman là, vous voyez sur la carte sur la la pointe, le doigt qui rentre dans le détroit d'Ormous. Ouan, c'est beaucoup plus au sud. Mais c'est bien Om parce que c'est une esclave comme Kalilingrad c'est une partie détachée d'Oman où se trouve un petit port dans lequel je me suis rendu il y a quelques temps de Cassab et vous avez un trafic de horsbord entre les côtes iraniennes et Cassab en en sur Oman qui est un trafic avec des centaines de reborges.
J'ai vu ça transportant des marchandises. les les Iraniens échangeant des tapis, des chèvres et parfois par étit de l'armement et de la drogue et les eau mané échangeant avec des produits d'électroménager. Ce que je dire par là, c'est que ces centaines de horbord remplis jusqu'à la gueule de produits manufacturés, enfin produit manufacturés ou de tapis pour faire des échanges.
Vous prenez cette flotte, vous mettez des passes d'aran et vous les remplissez de tireur de RPG, de lance-roquette ou de lance-missile ou de bateau Kamikaze. C'est une flotte de guerre à partir de petits bateaux qui peut poser vraiment de gros problèmes à la flotte américaine. Alors, certains responsables américains, je le disais, c'est important, assurent que Donald Trump, suite à ces actes-là agressifs de l'Iran, a réfléchi à stopper les négociations, en tout cas les préparatifs de de négociation.
Mais regardez le discours officiel, c'est la porte-parole de la Maison Blanche, madame Lévit, qui fait savoir que Donald Trump reste déterminé à privilégier la diplomatie. Il faut être deux pour danser le tango. Et Donald Trump lui-même s'est exprimé.
Rien d'agressif dans son propos. Regardez, il négocie. Ils aimeraient faire quelque chose et nous verrons si quelque chose va être fait.
Ils ont eu l'occasion de faire quelque chose il y a quelques temps, mais cela n'a pas fonctionné et nous avons lancé l'opération Midnight Hammer. Je ne pense pas qu'ils souhaitent que cela se reproduise, mais ils aimeraient négocier. Nous sommes en train de négocier avec eux.
Honnêtement, je pense qu'il est justifier de se dire Ellisabeth chepardelam, je me tourne vers vous parce que la la question américaine c'est quand même votre sujet. Il s'agit de la première puissance mondiale. L'Iran en pleine discussion balance des drones et tente d'araisonner un pétrolier.
On pourrait s'attendre à une réaction forte des États-Unis. Nous sommes la première puissance, on vient pas nous chercher. Je résume de manière un tout petit peu simpliste.
Et pourtant voilà la réaction officielle de la Maison Blanche. Est-ce qu'ils veulent tout faire pour éviter de passer à l'étape militaire ? Alors, je dirais deux choses.
Ils ont quand même répondu assez rapidement au drone quand même même si ça a coûté très cher par rapport à ce que c'est Enchad avec une réaction qui était de avec des F35 qui qui qui sont de sortie qui qui le le le sortent du ciel. Donc quand même, il y a une réaction militaire assez fort. Je pense que le président qui est effectivement dans des négociations et on pourrait parler comment les négociation aussi ont changé de lieu des acteurs enfin il y a quand même beaucoup de flou autour de ces ces soi-dis enant négociation parce que pour l'instant on a quand même beaucoup de plus de questions presque que d'informations concrètes.
Je pense que Donald Trump qui s'est-même en quelque sorte mis dans cette situation avec ses postes en envoyant l'armada aimerait peut-être surtout sur le nucléaire trouver une une sortie qui lui permettrait peut-être de ne pas entrer en guerre parce que il a quand même en Pierre parler de des intérêts israéliens mais il y a aussi beaucoup d'alliés des États-Unis dans la région qui ne sont pas aussi chauds pour une guerre parce qu'ils ont peur des conséquences et surtout de l'après. C'est-à-dire OK, vous frappez mais qu'est-ce qui se passe pour nous après et quels sont les réprésailles des des Iraniens ? Donc je pense que Donald Trump est quand même au courant des options.
On sait qu'il a été présenté avec les différentes options, avec les conséquences et il peut-être il essaie de trouver une sortie. Ceci étant dit, on entend beaucoup aux États-Unis aujourd'hui beaucoup de bruit sur le ils vont pas vouloir, il y a quand même un certain nombre de demandes pas simplement sur le nucléaire américain, le le balistique, les proxis et aussi finessions et la fin de la répression. Et on a quand même si on on parle beaucoup avec les les les renseignements et et les experts sur l'Iran aux États-Unis, beaucoup de bruit en disant il faut pas trop croire qu'ils sont prêts à en gros soldur régime pour Donald Trump.
Je veux pas le faire patienter plus longtemps, je parle de SAV Gazi qui nous attend depuis Thes an merci beaucoup d'avoir patienté CAV Gazi correspondant France 24 et RFI. Euh quelles étaient selon vous les motivations derrière cette tentative euh iranienne d'araisonner un pétrolier américain dans le D3 d'Ormouse derrière ce drone iranien shed abattu par un F35 américain tout près du porte-avion USS Abraham Lincoln. Je pense que en fait je pense qu'il il y a il y a des messages qui ont été envoyés quand on lit les médias officiers iraniens notamment les médias proche les gardiens de la révolution.
Par exemple le drone euh les médias proches les gardiens de la révolution ont affirmé que le drone avait accompli sa mission et avait pu envoyer des images euh donc à la base avant de que avant que le contact soit coupé. Qu'est-ce que cela veut dire ? Ça veut dire que dans la bouche des Iraniens, l'Iran sait où se trouve le porctavillion américain et donc a envoyé un drone donc pour prendre des images.
Bon bien sûr, on n pas vu les images. Donc c'est un message pour dire aux Américains, on sait euh où se trouve donc ce groupe naval. pour le pour le pétrolier, c'est pas n'importe quel pétrolier qui a été euh donc sur lequel il y a une tentative de d'arraisonnement euh ou d'avertissement selon les les médias iraniens, c'est un pétrolier qui euh donc euh est destiné à ravitailler donc les les navires de guerre américains.
Et donc les Iraniens veulent par ce biais là montrer que en fait il ils contrôlent donc les le trafic et savent très bien quel quels sont les les bateaux et les navires qui donc qui traversent le le D3 d'Ormous et et selon les les médias officiell iraniens donc ce pétrolier est entré dans les eaux territoriales iraniennes et a a quitté le ces eau territoriales après avoir reçu un avertissement et puis 3è message ce soir dans une demi-heure à peu près la télévision iranienne va montrer les images d'une visite euh donc aujourd'hui ou hier sans doute euh du chef d'état-major des forces armées et euh accompagné par le chef du programme balistique donc sous le contrôle des gardiens de la révolution, le chef euh de la force aéroespatiale des gardiens de la révolution dans une base souterraine domicile balistique supersonique. Et là, c'est donc c'est un autre message qui est envoyé pour dire que nous disposons toujours de ces missiles balistiques et donc nous nous pouvons les les utiliser pour frapper Israël, pour frapper les bases américaines dans la région et même envoyer des des missiles contre le groupe naval américain donc qui est arrivé dans la zone. Donc c'est c'est des messages très clairs dessinés euh aux Américains alors que les négociations doivent donc reprendre euh vendredi à Oman comme cela a été dit par les méga irraniens.
Merci infiniment. Précieux encore ces informations si Gazi depuis Teran correspondant France 24 et et RFI. Effectivement en terme de messages fort l'Iran sait faire he ces dernières heures par exemple ils font circuler beaucoup ces images de drones comme ça qui se multiplient dans des souterrains, dans des cafes comme vous voulez mais voilà l'image elle est là. regarder ce dont nous disposons toutes sortes de de drones différents.
Je vous ai pas entendu sur le sujet encore colonel Pierre Deong, mais comment analysez-vous ces messages iraniens en pleine en plein je presque le soi-disant préparatif de discussion en fait on va vers l'épreuve de force et en fait consciemment ou consciemment les Iraniens montent des opérations soit pour déstabiliser soit pour communiquer. C'est ce qu'ils font fort bien. Maintenant ce que je constate c'est que la réaction américaine elle est plutôt elle est plutôt linéaire.
On voit bien que du côté militaire, ben un le bateau ne s'est pas arrêté donc a continué sa route. Et le deuxième point, ils ont détruit le Shaed sans en parler plus que ça. La communication américaine de très très bas niveau.
Et le président Trump en final, il dit "Écoutez, ils voulaient négocier, ils veulent pas négocier." Donc en fait, il se met dans une situation d'attente qui est plutôt favorable aux Américains me semble-t-il. Mais il y a quand même une question moi qui me qui me revient Pierre Servant avant de parler de la situation de notre marine française à nous.
C'est est-ce que tout ça n'estce pas que du temps gagné entre guillemets ? Est-ce que la guerre n'est en fait que retardée ? Du temps gagner.
Les Iraniens tentent de gagner du temps pour s'éviter une frappe. Les Américains tentent de gagner du temps pour pouvoir mieux protéger leur base dans la région et Israël particulièrement avant de frapper. Alors c'est c'est une vraie question.
Évidemment, j'ai j'ai pas la la réponse. Moi, j'ai une conviction. Je pense que Donald Trump ne veut pas frapper, ne veut pas la guerre.
Je pense qu'il a écouté les arguments de Mohamed Ben Salman, l'homme qui lui a promis 1000 milliards de dollars d'investissement, donc le le patron de l'Arabie Saoudite de fête aux États-Unis qui lui dit "Si là tu passes vraiment, si l'Armada attaque massivement, ça sera la Syrie avec une guerre civile puissance 100 parce que c'est un pays qui fait trois fois la France, 90 millions d'habitants, tu vas pas t'en sortir." Et par ailleurs, selon les informations que je peux avoir, mais c'est pas très compliqué de les avoir, le le Haut commandement américain est incapable de promettre à Donald Trump l'opération du Venezuela, c'est-à-dire 98 % de réussite. Là, on est, sachant qu'on ne sait pas exactement les objectifs de guerre, mais au mieux, on est sur du 70 % si ça se passe très bien.
Or, Donald Trump ne peut pas se permettre 30 % d'échec avec une situation asymétrique où le faible iranien, s'il arrive à écorner la peinture du porte-avion, va sortir dans une situation triomphale. À quelques mois des midterms, Donald Trump étant d'une situation difficile, ne peut pas se par l'état. Donc je pense que lui veut alors non pas négocier, je termine juste vraiment d'un mot si vous me le permettez, je veux pas vous retarder pour tarder par rapport à un correspondant mais il y a pas de négociation, il y a des discussions pour arriver à trouver un cadre, un calendrier et cetera.
Il faut se rappeler que sur le nucléaire iranien, il avait fallu des mois de discussion secrète à Oman et des mois sur le nucléaire iranien seulement et ça avait tourné très court. Voilà. Non, ça a débouché sur le le l'accord qui a été cassé par Trump en 2015.
Et ce que je veux dire par là, c'est que Trump a rajouté des sujets et qu'il est impossible dans des réunions à Oman en 3h, en 4h de résoudre ça. Donc en fait ce qu'il voudrait c'est sortir avec un calendrier et des engagements sur les points à aborder et les Iraniens qui sont des fins manœuvriers sont prêts à jouer le jeu en disant "Ah ouais, on est prêt à discuter et cetera." et ça renvoie les choses.
Mais celui qui veut éviter la guerre aujourd'hui à mon avis c'est Donald Trump jusqu'au moment où il va considérer que son ego est insulté, menacé et alors ça peut péter dans quelques secondes. Voilà qui est parfaitement résumé. Alors on vous parle beaucoup de l'armada américaine qui est en place, on vous en parle de tous les jours et notre Armada à nous.
Qu'en est-il ? La marine française a besoin de plus de bateaux, de meilleures armes et c'est le chef d'étatmajor des armées et qui le dit, il l'assure, il y aura un combat difficile en mer. Donc il faut des armes et en quantité, il appelle à l'augmentation des moyens de la marine française.
Mon aspiration dit-il c'est de regagner en létalité en nombre. Écoutez le général Mondant, un milieu dans lequel on n'est pas chez nous et ça aussi dans le combat, ça compte euh s'adapter à l'environnement dans lequel on opère et euh et donc j'aurais besoin de nombre euh de frégates, nombre de sous-marins et nombre d'autres bâtiments qu'il faut concevoir à l'avenir. Il faudra plus de missiles à bord, plus de létalité et des porté renforcées face à des compétiteurs qui modernise tous leurs senseurs et tout leur système de protection.
Michel Paco, je vous en prie, soyez le bienvenu. Vous êtes expert en aéronautique et expert des questions de défense et de nucléaire. Merci beaucoup d'être avec nous.
Navire missile, la France est-elle dépassé ? Tout d'abord, Colonie, allons devant l'écran pour aller plus loin pour nos téléspectateurs. Donc donc dit le chef d'état-major des armées, ce n'est pas assez.
Qu'est-ce qui nous manque pour être à la hauteur ? Visiblement un porte-avion puisque le président de la République a annoncé l'année dernière la construction d'un deuxième porte-avion. Un porteavion pour quel est le problème ?
C'est il porte des avions. Tout d'abord le problème quand il est en réparation ou en maintenance comme on dit ben il passe 6 mois dans les garages donc enfin comment dire sur le chantier naval et donc il en faut un deuxième premier point et deuxième point très concrètement il manque des frégates parce que le programme initial des frames des années 2000 était prévu sur une cinquantaine. Aujourd'hui on en est une petite dizaine.
Tout n'est pas si noir. De quoi dispose-t-on quand même dans les faits ? D'abord un la force nucléaire stratégique autour des des sous-marins nucléaires d'engin.
Il y en a quatre. Ensuite, vous avez un accompagnement avec des sous-marins nucléaires d'attaque qui sont quand même des outils extrêmement performants. Donc, vous les avez là.
Donc, vous avez deux systèmes, je dirais de comment dire de de motricité nucléaire. Et puis après vous avez un outil de combat, je dirais de surface. Un le porteavion vient d'en parler.
C'est quandme un outil incroyable he on peut mettre globalement une centaine d' enfin 60 avions sur le seul porte-avion. Donc, c'est un outil de projection de puissance comme on dit. Ensuite, vous avez des outils, je dirais, qui vont autour du groupe aéronaval, autour de la, comment dire, de la du porte-evien ou éventuellement pour protéger les sous-marins nucléaires d'engin en surface, vous avez tout un toute une série de frigades de combat qui ont évidemment toute une série de missiles à bord, des missiles anti-aériens, des missiles destinés à détruire d'autres bateaux, éventuellement à détruire des des comment dire des des des sites terrestres.
Mais je pense qu'on sera d'accord en disant que c'est pas tout d'avoir des bateaux. Il faut avoir des stocks, il faut avoir des munitions. Et ça c'est le grand sujet qui a été évoqué par le par le monsieur le cornu l'année dernière quand il était ministre de la défense où il a clairement dit aujourd'hui qu'on est on avait pas la dotation suffisante de missile.
Je retiens trois exemples. Un le missile Aster qui est un missile antiaérien qui vaut globalement 2 millions d'euros l'unité. Le deuxième ben vous avez un autre modèle c'est le modèle mer pour tirer de la mer vers la mer vers un vers un autre bateau.
Il en faut il en faut un certain nombre. Il vaut en gros il vaut en gros 155 c'est quandme extrêmement cher. Il faut les stocks et puis trois et le scalp.
Le scalp est un outil polyvalent un missile de croisière polyvalent qui va évidemment sur les rafales qui sont à bord des à bord du porte-avion mais également c'est un engin qui est tiré à bord de la à partir de la frégate ou éventuellement à partir des sous-marins nucléaires d'attaque. Donc c'est un engin polyvalent. Il vaut en gros 850000 € donc effectivement il faut également des stocks.
Tout ça c'est un investissement mais invisible. Merci beaucoup colonel. C'était parfait.
Euh donc bienvenue à vous Michel Polaco. Merci. Alors, j'ai envie de vous dire euh pour de vrai ravi de vous voir parce qu'en général on vous voit en petite vignette sur notre écran.
Vous êtes donc réel. [rires] Merci beaucoup d'être avec nous. Euh la situation, elle est si catastrophique que ça pour faire très simple.
Est-ce qu'on est déjà dans le mur où il faut un peu raison garder ? Est-ce qu'il faut un peu relativiser ? On est dans une forme, j'excède un peu, mais de dramatisation pour alerter les esprits et surtout peut-être ceux qui sont en charge des budgets.
Alors, je dirais que ça dépend de nos ambitions, de nos projets et de ce à quoi on est prêt à participer ou ce dans quoi on peut s'engager. Si on est dans la logique qui est la logique de la défense française depuis le début des années 90, c'est-à-dire depuis l'effondrement du mur de Berlin, depuis la fin du pacte de Varsovie, globalement, on a à peu près ce qu'il faut. C'était cohérent si vous voulez.
Simplement, on a beaucoup démonté, démonté, démonté. On est passé d'une armée de 600000 hommes à une armée de 200000 hommes dont pas mal de civils. On est passé d'une flotte d'environ 40 bateaux de première classe à environ une quinzaine.
On est passé de sous six sous-marins nucléaires lanceur d'engin à quatre. Je dirais que la seule chose qui a pas été touchée et qui est de très grande qualité et qu'on modernise bien, c'est les sous-marins nucléaires d'attaque parce que on est passé de la classe ruby à la classe suffrain, enfin les baracudas qui sont des bateaux absolument magnifiques, extrêmement modernes, extrêmement performants et qui pour nous ont une importance vitale, c'est que d'abord ils peuvent nous permettre d'assurer la sécurité du départ et du retour de la mer de nos sous-marins nucléaires lanceur d'engin et deuxièmement, ils peuvent accompagner nos flottes, le porte-avion bien sûr, mais les autres bâtiments. Ça c'est très important.
Mais on manque d'homme, on manque d'avion, on manque d'armes, on manque de missile moderne. L'exoset, il a 45 ans. Comprenez, on attend l'ANS, le l'antidavire supersonique, on l'attend depuis 25 ans et c'est tout comme ça.
Alors pour vous poser une question encore une fois assez simple et pardon Pierre, le temps nous manque un peu mais euh si demain il y avait confrontation, on n'est pas prêt. Non, je crois pas qu'on qu'on puisse dire ça parce que confrontation avec qui ? Avec quel type d'alliance ?
Le fait de se retrouver seul avec notre marine face, je sais pas la marine russe en Méditerranée, elle est coincée parce qu'il en a une partie qui est coincée en mer noire. La partie en Méditerranée n'a plus le port de de Tartou. C'est là.
Donc comment dire, il faut raison garder. Ce qui est clair, c'est que depuis Michel l'a dit des décennies, on a on est descendu, descendu, descendu. Ce qui reste est remarquable, servi par un personnel qui est tout à fait remarquable.
Ce que dit Mendon, il fait un constat. La France est une très grande puissance maritime. Nous sommes sur 11 à 12 millions de kilomètres carré, la 2è la 2è puissance derrière les Américains.
Et qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui ? Les prédateurs, ils piquent les ressources, ils coincent les canaux d'approvisionnement et de transition des grands commerces maritimes. Si nous n'avons pas les forces de projection pour défendre cet empire maritime et les ressources qui passent par là, et bien dans 2 ans, 3 ans, 4 ans et 5 ans, on va se retrouver extrêmement coincé.
On se retrouve dans un instant avec cette information qui est tombée il y a quelques instants. C'est une information signée l'express. Il faut sourcer, c'est important.
Emmanuel Bea le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron, se serait rentu rendu discrètement hier à Moscou. Parler avec Poutine, parler avec le cremelin, c'est bien sûr au cœur des préoccupations, des discussions et je sais déjà que ça vous fait beaucoup réagir. Donc gardez tout ça pour vous un instant, on en reparle tout de suite. [musique] Allez, on se retrouve avec cette information de l'Express.
Cette information, la voici. Selon l'express Emmanuel Bone, le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron s'est rendu discrètement [musique] à Moscou hier pour y rencontrer son homologue du cremelin Yori Chakov. Voilà, ce n'est pas rien.
Je sais que ça vous fait déjà réagir sur ce plateau. Ellisabeth Shepardsam, colonel Pierre Deon, Grégory Philips. Merci encore une fois monsieur Paolaco d'avoir accepté l'invitation et toujours ravi d'être avec Pierre Servant bien évidemment.
Tiens d'ailleurs Pierre, vous [musique] êtes celui qui a réagi le plus fortement quand j'ai transmis l'information. Pourquoi ça vous fait bondir ? Alors, d'abord un, c'est pas complètement surprenant parce que ça fait plusieurs mois que le président Macron fait lever une petite musique sur le thème "Faudrait reprendre langue avec président Poutine." Donc là, la formation de l'Express confirme une première approche.
L'Allemand Freedrich Schmers ces dernières ces dernières heures avait lancé des appels à la France pour dire "N'allez pas discuter directement ou directement". une erreur magistrale. Magistrale.
C'est-à-dire que le président Macron retombe dans l'ornière dans laquelle il était au début de la guerre en Ukraine. Rappelez-vous les propos sur faut pas humilier la Russie et cetera. Le fait de faire cela pour moi, ça veut dire que le président Macron n'a toujours pas compris la nature du régime poutinien, la vision stratégique et religieuse stratégique de de de Poutine qui a besoin de la guerre, qui a une vision hégémonique.
Et le fait de faire ce type de démarche, c'est d'une certaine façon apporter la soupe à un personnage et un régime qui est notre ennemi. Donc je trouve ça extrêmement grave. Ça ça ne peut être porteur d'aucune avancée mais ça correspond à cette espèce de fascination que le président Macron a pour l'amitié entre guillemets ancienne qu'il avait avec Poutine quand il invitait à Bréganon et cetera.
Cette conviction qu'il est possible de sortir par le haut et cetera. Il y a pas de sortie par le haut avec un personnage pour qui l'agression, la prédation, la domination, c'est un outil stratégique. C'est une vraie vision stratégique.
Donc c'est une vraie faute politique. Donc information de l'express, je le rappelle, faute stratégique politique. Vous êtes d'accord Michel Polaco avec ça ?
Je suis entièrement d'accord. Je ne par on comprend que la diplomatie française dit nous on veut rester dans le jeu, il faut rester dans le jeu. Mais ce que je trouve épouvantable c'est que la posture de la France, la politique de la France depuis quelques années, elle est devenue totalement illisible.
On ne sait plus qui sont nos ennemis. On ne sait plus qui sont nos amis, on ne sait plus avec qui on discute. On ne sait plus vis-à-vis de qui on passe pour des gens sérieux et pour des gens fiables.
C'est épouvantable. Il y a il y a c'est impossible d'avoir confiance dans ce pays, dans ce gouvernement et donc du coup ça a des répercussions terribles. C'est que la voix de la France bah elle a très très peu de poids.
Regardez en Europe, regardez dans les autres régions du monde, regarder sur le conflit à Gaza, regardez maintenant dans l'affaire iranienne. Nous sommes devenus illisibles. Mais justement encore une fois, je pense que la volonté de la diplomatie française ce serait de vous répondre et justement on veut revenir dans le jeu, on veut être dans le jeu et ça ne se ça peut se passer que si on est dans le dialogue nous directement.
Vous vous notiez tout à l'heure que il y avait une nouvelle séance de négociation qui s'est ouverte à Abu Dhabi entre russe, ukrainien et américain. Je crois que la séance de discussion s'est terminée tout à l'heure, elle reprendra demain. Et il y a pas les Européens, il y a pas les Français qui certes organisent des des réunions des des de la coalition des volontaires à Paris, mais ils sont pas là où ça discute en en avec trois les trois parties impliquées.
Donc je pense qu'il y a une volonté. Vous parliez de la petite musique Pierre, le mot c'était de dire peut-être que ça redeviendra utile, c'est l'utilité. Alors, on peut interroger cette utilité effectivement de de dialoguer avec Poutine quand on sait le dernier coup de fil entre les deux hommes, je crois que c'était l'été dernier.
Bon, ça n'a pas empêché Poutine de continuer à balancer ses drones et ses missiles sur la population civile ukrainienne. Donc moi, je pense que la vraie question c'est ça. Qui est une volonté d'être acteur dans ce la tentative de résolution de ce conflit ?
Je le comprends. Maintenant, on peut s'interroger sur l'utilité des contacts avec Poutin. Est-ce qu'il y a une différence à faire diplomatiquement en terme de message entre parler avec un un homologue entre conseiller et parler à Poutine ?
Ah bah Emmanuel Bon, c'est le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron. C'est c'est pas Emmanuel Macron mais c'est c'est donc il y a pas de nuance à faire pour ceux qui nous regardent en se disant bon attendez c'est pas non ce n'est pas Macron qui parle à Poutine. Non c'est quasiment la même chose.
Oui c'est c'est à l'Élysée. C'est l'homme le plus proche d'Emmanuel Macron sur toutes les questions de diplôme. Alors voilà c'est important parce que tout le monde ne sait pas de qui on parle quand on parle d'Emmanuel Bone le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron.
Donc on est vraiment voilà une immense proximité. Allez-y colonel. Après on va écouter Emmanuel Macron.
C'était tout juste hier et peut-être laissait-il entendre qu'un tel rendez-vous était en préparation. un peu le propos de de Pierre que je comprends très bien en demeurant. Le problème c'est que Macron aujourd'hui c'est la solutive du courur de fond.
Le problème c'est du côté gauche les Américains jouent leur propre carte et du côté droit du côté russe on est ignoré. Donc en fait il une espèce de tube au milieu dans lequel la diplomatie européenne n'existe pas et c'est vrai qu'il y a une carte à jouer. On bien que les Allemands cherchent à la jouer.
On va bien que madame Vandalien cherche cherche à le jouer. Donc quelque part il se dit qu'il y a une opportunité de réexister dans le domaine diplomatique. Il lui reste un an à faire et je pense qu'il va jouer cette carte là.
D'autant que là, je rejoins Pierre à 100 %, c'est son idée initiale. Euh en 2022, rappelons-nous, c'était l'objectif de Macron, c'est de discuter avec Poutine. Ça pas fonctionné parce qu'il était rejeté sur le sur le banc de touche.
Ben, il va essayer de revenir par le côté gauche, le côté droit. Qu'est-ce qu'il a offrir ? OFIR un espace de discussion, c'est de la diplomatie pure dans lequel il va exister quelque part.
Donc, alors je disais Emmanuel Macron, il a été interrogé hier en déplacement sur faut-il parler avec Poutine et il a mis sur la table la nécessité d'avoir nos propres canaux de discussion. Regardez, on prépare les discussions le jour d'après avec le travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité et dans ce cadre-là, il est important que les Européens en effet restaurent leurs propres canaux de discussion. C'est en train de se préparer d'un point de vue technique.
Ce serait utile sera utile, je pense que ce serait utile mais je ne pense pas aujourd'hui qu'il y ait disponibilité de la Russie à conclure une paix dans les prochains jours ou les prochaines semaines. Quelqu'un utile oui ou non de parler à Poutine. Ça vous choque ou pas vous Élisabeth Shepard ?
Moi ça me choque pas que les Européens essayent de se s'insérer dans le jeu. C'est c'est on est les grandes manquants de de ces négociations. Alors que ça ça nous concerne très très largement.
Moi je je rejoins Grégori. Je me pose la question de l'utilité surtout quand le président dit je pense que les Russes sont pas disposés dans les prochains jours à à négocier. Et je me pose une question. la France qui se pose beaucoup dans cette leader des coalitions des des volontaires et on n pas entendu une réaction euh ukrainienne.
Moi ça m'intéresserait de savoir s'il a fait en parlant avec Zelenski avant en en sondant à les Ukrainiens parce que si c'est pas si s'il l'a pas fait, il y a quand même un un par rapport à à nos alliés européennes enfin ukrainien notamment, il y a quand même un un un petit positionnement un peu à ce qui s'interroge. Allez-y Pierre. Je crois qu' il faut il faut vraiment écouter les les discours de Poutine, de Medvedev, de Patrouchef depuis des mois et des mois et des mois pendant que Trump disait voilà la paix va arriver pendant que le président français disait "On prépare la coalition des volontaires pour un cesser le feu pour une paix dont on voit pas le début du commencement de la queue d'une amorce." Bon et bien les déclarations russes c'est l'Ukraine disparaîtra dans les mois prochains.
Sera c'est des déclaration, c'est pas Pierre Servant, c'est disparaîtra. Vladimir Poutine qui a un discours de guerre sur le thème ou des proches nous avons déclaré la guerre à l'Europe et tout montre que ce régime a déclaré la guerre à nos valeurs et toutes les actions indirectes qu'on appelle hybrides vis-à-vis de l'Europe montrent que ce régime nous a déclaré la guerre concrètement avec des des des cyberattaques, avec des pénétrations d'avion de combat, de drones, de rupture de câbles et cetera. Nous sommes déjà en situation de guerre ou en état de guerre avec cette Russie-là et ce personnage.
Aller parler euh via le conseiller effectivement, on l'a tous rencontré, très important de de de Macron, c'est apporter de l'eau au moulin. C'est servir la soupe de la propagande de Poutine alors que ce pays nous a déclaré la guerre, nous a boté les fesses pour nous faire partir de de d'Afrique. Je trouve ça incompréhensible.
En quelques mots, Michel Polaco, en quelques mots. Non, je crois que je peux rien ajouter à ça. Effectivement, euh nous avons une situation avec les Russes qui est une situation cataclysmique.
On a coupé à peu près toutes les passerelles et je dirais même que c'est très dommage parce que du coup, ça nous a enlevé tout pouvoir d'intervenir dans les débats et dans les négociations. Euh, je pense qu'on peut envoyer notre conseiller diplomatique à Moscou. C'est pas lui qui va débloquer la situation.
Moi, je sais que vous auriez pu en parler encore pendant des heures. Je sais votre frustration. Le temps nous manque.
Merci Michel Polaco. Merci infiniment Pierre Servant d'avoir été avec nous. Quel point j'en suis ravie.
Je le répète Ellisabeth Salam. Ravi toujours d'être avec vous. Bien sûr Grégory Philipps.
Merci. Merci beaucoup colonel Pernuyon. Merci à vous de nous regarder et je le rappelle vous pouvez nous écouter le podcast en marchant vous douchant en mangeant Spotify [rires] Apple Podcast et non mais ça marche de mieux en mieux en plus notre petite affaire.
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Maintenant, c'est l'actualité avec Sylvia Amicon.
Emmanuel Macron