Le ministre de l'Économie ne veut pas "alourdir la fiscalité de celles et ceux qui travaillent"
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8h24 France Inter Léa Salamé, Nicolas Demorand Le 7-10 Et avec Léa Salamé nous recevons ce matin le nouveau ministre de l'économie, des finances et de l'industrie Dialoguer avec lui, questions réactions au 01 45 24 7000 Et sur l'application de Radio France Antoine Armand, bonjour Bonjour, merci pour votre invitation Oui, soyez le bienvenu sur Inter Et le bienvenu à ce micro, à seulement 33 ans Vous héritez donc du ministère stratégique de l'économie Dans un contexte budgétaire extrêmement tendu Et un contexte politique extrêmement instable Avec un gouvernement qui n'a pas de majorité à l'Assemblée Nationale Il vous faudra être inventif, diplomate, habile pour gouverner Et répondre aux grands enjeux qui attendent le pays Antoine Armand, ce n'est pas vous faire injure que de dire que les Français ne vous connaissent pas bien Vous êtes député Renaissance depuis deux ans Vous avez été élu président de la Commission des Affaires Économiques à l'Assemblée Nationale en juillet dernier Auparavant vous avez fait Normal Sup et Léna Question, malgré ce brillant CV Est-ce que vous avez été vous-même surpris, comme beaucoup, quand on vous a proposé ce ministère clé N'ayant jamais eu jusque-là d'expérience gouvernementale ?
Écoutez, vous savez, quand on a eu une expérience gouvernementale, on a un certain nombre d'habitudes Quand on n'en a pas eu, oui, c'est nouveau, oui, c'est impressionnant Mais je pense que c'est important que ça le reste impressionnant Parce que servir la France, c'est toujours immense Et donc ça doit rester impressionnant Mais la légitimité, je l'attire des électrices, des électeurs de Haute-Savoie qui m'ont élu Bien sûr, du parcours, bien sûr, de l'expérience, bien sûr, des travaux que j'ai menés Mais d'abord et avant tout, en démocratie, des électrices et des électeurs
Alors certes, comme vous l'a rappelé Bruno Le Maire hier lors de la passation de pouvoir La valeur n'attend pas le nombre des années Certes, la jeunesse est un atout Mais il y a urgence, il y a urgence Les hôpitaux sont en crise, le monde agricole aussi Ils attendent des réponses Et évidemment, il y a la situation des finances publiques Il y a un vent force neuf Et l'équipage est fait de Matelot Junior A résumer un conseiller dans les Echos Comment vous rassurer ce matin quand on dit Ils sont jeunes ou manquent d'expérience Dans une situation politique et budgétaire explosive ?
Je comprends cette question Je pense qu'il faut l'aborder de front Mais il faut aussi dire aux gens que Je n'ai jamais demandé à personne de chèque en blanc Je ne demande aucune forme d'indulgence Je ne demande aucune forme de tolérance Je suis là pour être jugé sur mes résultats Comme dans toute démocratie Vous avez cité un certain nombre de défis Les services publics Notre capacité à avoir de la croissance écologique, sociale Et puis notre capacité à dire à nos partenaires européens et internationaux La signature de la France est crédible La souveraineté de la France est intacte
Antoine Armand, vous aurez à manœuvrer face à une Assemblée nationale divisée Sans majorité Craignez-vous la motion de censure très rapidement ? Ou espérez-vous pouvoir travailler avec les autres groupes politiques ? Et si c'est le cas, c'est tous les groupes politiques de la France insoumise au Rassemblement national ?
Alors d'abord, quand je me lève le matin, je ne pense pas à la motion de censure Je pense aux décisions, vous en avez cité quelques-unes, qui sont urgentes Et qui sont indispensables Ensuite, nous avons été élus, nous sommes nombreux à avoir été élus dans le cadre du Front républicain Et ce Front républicain, j'aime dire que c'est notre histoire C'est notre héritage C'est-à-dire que nous l'avons avec nous, dans nos ministères Nous l'avons avec nous dans nos convictions Et donc, le trahir...
C'est un Front républicain qui est sous surveillance du Rassemblement national Là, il n'y a plus beaucoup de Front républicain Dans la nouvelle configuration politique
Pardon, il est sous surveillance du Rassemblement national et du nouveau Front populaire Vous parlez de motion de censure Une motion de censure, ce ne serait pas une motion de censure qui passerait si elle n'était votée que par le Rassemblement national Il faut le rappeler, ce serait une motion de censure de l'extrême gauche ou de la gauche Avec le Rassemblement national Et ce serait aussi une trahison du Front républicain de la part de la gauche de s'associer au RN Donc, oui, nous avons à construire un socle Et pour finir sur votre question Je l'ai dit pendant la passation de pouvoir Ma porte, elle restera toujours ouverte Avec le parti socialiste Avec les écologistes Avec les communistes Avec les insoumis Mais si un député a été élu par les électeurs Et si on ne respecte pas la fonction On n'a pas compris ce que c'est que la démocratie Donc je crois qu'il ne faut pas commencer par dire avec qui On ne va jamais travailler Pour peu qu'il soit dans l'Arc républicain Il faut commencer par se poser les questions De l'agriculture, de l'industrie, de l'hôpital
Pour peu qu'il soit dans l'Arc républicain Pardonnez-moi, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que le Rassemblement national Contre lequel nous avons été élus Avec lequel, face auquel nous avons fait un Front républicain N'y appartient pas Il faut être très clair dessus Même si on respecte
Pour vous, le Rassemblement national n'appartient pas à l'Arc républicain Les insoumis ici
Mais même si Même si certains insoumis ont malheureusement Dépassé les bornes de la République très souvent
Alors, on va aller au fond de vos sujets Lors de votre passation de pouvoir hier Vous avez affirmé que chaque minute passée à Bercy Doit être consacrée aux Français Et aussi, notre travail à nous dans ce monde C'est de faciliter la tâche des entreprises De celles et ceux qui travaillent Votre objectif numéro un Est de faciliter la tâche des entreprises C'est ainsi que vous entendez La mission d'un ministre de l'économie C'est défendre l'intérêt des entreprises Ou l'intérêt général ?
Alors, dans le discours juste avant Il y avait deux objectifs principaux La souveraineté et l'écologie Et ce sont ces deux combats-là Qui doivent être menés Maintenant, vous parlez de la tâche des entreprises Moi, je vous donne un indicateur Il y a aujourd'hui plus de 40 millions de mots De normes, de lois et de décrets Il y en avait 20 millions il y a 15-20 ans Ça protège les Français L'environnement, c'est important Mais si on n'est pas capable, à un moment De s'interroger sur la question de la complexité Qui nous touche tous, au quotidien Dans nos démarches administratives Pour une entreprise, pour un particulier Alors, on a du mal à regarder la réalité en face Et moi, mon travail, c'est d'être lucide
Antoine Armand, vous avez salué le bilan De Bruno Le Maire et des gouvernements précédents Lors de votre prise de fonction Je mesure la chance d'hériter d'un tel bilan Avez-vous dit ? Ce qui vous avait lu un tweet ironique de Marine Le Pen Au moins, ils ont le sens de l'humour A tel écrit Quand vous saluez le bilan dont vous héritez Vous parlez des 3 000 milliards d'euros de dettes Du déficit qui se creuse Qui pourrait atteindre les 6% C'est ça aussi le bilan dont vous héritez ?
Je crois que, face à la déferlante populiste À laquelle on assiste Faire la part des choses est très important La France est devenue le pays le plus attractif d'Europe Notre croissance est supérieure à celle de l'Allemagne Alors qu'avant, on la prenait comme exemple Et puis, le taux de chômage est au plus bas depuis 40 ans Maintenant, vous soulignez un point crucial À part une ou deux années de crise exceptionnelle Ces 50 dernières années On a un des pires déficits de notre histoire Donc, sur ce plan-là La situation est grave Le Premier ministre l'a rappelé
Il l'a dit dans ses mots Il l'a rappelé Et ce sont les vôtres ce matin
Et ce sont les miens Et je le dis Sous l'autorité du Premier ministre Nous allons travailler à la hauteur De la gravité de cette situation
Alors, dans ce contexte Monsieur le ministre Antoine Armand Il faut trouver 20 milliards de plus Dans le prochain budget Michel Barnier n'exclut pas Des hausses temporaires d'impôts Non pas sur les classes moyennes Et les plus modestes Mais sur les personnes les plus fortunées Via des prélèvements ciblés Qui toucheraient aussi Certaines grandes entreprises Ce sont les mots du Premier ministre On s'achemine vers cela Vous allez demander un effort De solidarité nationale Au plus aisé Aux grandes entreprises C'est ça la feuille de route ?
Le Premier ministre aura l'occasion De l'exprimer la semaine prochaine Avec mon collègue qui s'occupe du budget Laurent Saint-Martin La question que nous devons nous poser C'est face à la gravité De la situation budgétaire Comment est-ce que chacun Peut contribuer intelligemment ? Mon travail C'est que les prélèvements éventuels Qui existeront N'entravent pas notre croissance N'entravent pas la création d'emplois Et quand je vois Le patron du MEDEF Qui se dit prêt Ce matin dans le parisien
Il se dit prêt à discuter D'une hausse Des impôts des entreprises Mais sous condition
Exactement Et nous allons y travailler Avec lui Avec l'ensemble des entreprises De toutes les tailles Avec évidemment Les partenaires sociaux Et je veux le dire ici Avec un peu d'humilité Je crois que Le dialogue avec les partenaires sociaux Il doit être repris Il doit être Remis en musique Et retrouver une forme D'équilibre Et de respect Du paritarisme Auquel je tiens énormément
Il doit être repris Dites-vous Ça veut dire qu'il a été Un peu abandonné Ces dernières années Le dialogue avec les partenaires sociaux
On a vécu des réformes Qui étaient nécessaires Mais qui étaient très difficiles Et qui ont abîmé Je crois Ce dialogue A nous de nous reprendre
Quand Michel Barnier dit Ça ne se fera pas Il n'y aura pas de hausse d'impôts Sur les classes moyennes Mais sur les plus fortunées A partir de combien On est dans la classe moyenne Et à partir de combien On est dans les plus fortunées
C'est toute la question Et c'est une question Qui anime je crois Vos matinales Depuis longtemps maintenant En la matière Il ne faut pas faire d'idéologie Mais ce que dit aussi Le Premier ministre ici C'est que L'action que nous menons Depuis plusieurs années Avant Michel Barnier Notamment sous l'impulsion Du Président de la République C'est que le travail paye Et donc celles et ceux Qui pour vivre N'ont que leur revenu N'ont que leur salaire Et qui ont des difficultés A se loger A se nourrir Ne peuvent pas être Dans la période pénalisée Moi je défends par exemple Un travail sur le salaire décent Pour que chacun puisse se loger Se nourrir Se déplacer Maintenant les gens Qui ont des patrimoines Très importants Qui parfois d'ailleurs Ne payent pas beaucoup D'impôts Peut-être cela On va le regarder Dans les prochaines semaines Le Premier ministre Décidera Peuvent-ils Contribuer davantage Dans la situation Que nous connaissons
C'est le patrimoine C'est le patrimoine Plus que le salaire
Il faut regarder la question On ne va pas trancher Cette question
Un Français qui gagne Mettons 3000, 4000, 5000, 5000, 6000 euros Vous les classez où Ces Français-là ? Classe moyenne Les plus fortunés Qu'on ait une idée ?
Je vais vous dire Ma conviction Je pense qu'on a En France Un rapport très particulier À l'argent Et qu'on a besoin De classer Très vite En riches En pauvres En classe moyenne Quand vous demandez Aux Français Où ils se situent Ils se situent très largement Dans la classe moyenne Eux-mêmes Donc ce travail C'est un travail De fiscalité C'est un travail budgétaire Pour savoir aussi Quels peuvent être Les rendements Et puis c'est un travail Et ça je le dis C'est très important C'est un travail global C'est-à-dire que Si vous augmentez Plusieurs impôts En même temps Sur les mêmes personnes Là vous avez un impact Très négatif Sur l'activité Sur la croissance Sur la consommation Mon travail C'est de préserver L'activité L'emploi La croissance Dans le pays
On ne va pas vous refaire Parce que c'est votre Première interview Et donc on ne va pas Vous refaire la question À François Hollande On est riche à combien Est-ce qu'à 4 000 euros On est riche selon vous Mais c'est vrai que Ce n'est pas qu'une question De rapport à l'argent C'est une question De rapport aux impôts Il y a des gens Qui nous écoutent ce matin Et qui se disent Est-ce que je vais rentrer Dans la tranche Qui va voir ses impôts Augmenter ou pas Est-ce que si je gagne 5 000 euros Je vais voir mes impôts Augmenter l'année prochaine C'est ça qui se pose
Et c'est une question Extrêmement légitime A laquelle nous apporterons Une réponse très vite Vous ne l'avez pas Pour l'instant On y travaille Le Premier ministre Dans sa déclaration De politique générale Il reviendra sans aucun doute
Selon la tribune Et les échos Le gouvernement envisagerait Un gel des barèmes De l'impôt sur le revenu Mécanisme qui aboutirait A une hausse des impôts Pour tout le monde Et pas seulement Les plus fortunés Je simplifie à l'extrême Ce projet est-il sur la table ?
Le Premier ministre A dit très clairement Que nous n'allons pas Alourdir la fiscalité De celles et ceux Qui travaillent Qui appartiennent A la classe moyenne Au sens large C'est mon travail C'est ma mission Et j'y tiens énormément Parce que C'est au fond La base du contrat social Celles et ceux Qui s'investissent au quotidien Parfois dans des conditions De travail difficiles Dégradées On ne peut pas leur dire Vous vous serez Davantage pénalisé Vous vous allez contribuer davantage
L'augmentation du taux De la flat tax Il est sur la table ?
On regarde globalement La question Je vous le disais On instruit à la demande Du Premier ministre Avec mon collègue Laurent Saint-Martin Ces questions Ce qu'il faut comprendre C'est qu'on a fait Un certain nombre de réformes Depuis 10 ans Qui vont dans un sens Favoriser l'attractivité du pays Et permettre aux gens D'investir Non pas Dans des fonds d'investissement Chinois A l'autre bout de la planète Mais dans nos PME Dans nos TPE Et si on veut que demain Nos entreprises Continuent à croître Continuent à avoir de l'activité Sur notre territoire On a besoin aussi Qu'elles soient financées Et on a besoin d'aider Les françaises à investir
D'accord Mais ça passe Dans ces réformes-là Il y a eu la flat tax Il y a eu la baisse De l'impôt sur les sociétés Qui a été très sensible Ces sept dernières années Où Emmanuel Macron Est président de la République Est-ce que vous allez arrêter ça ? Est-ce que vous allez remonter L'impôt sur les sociétés ? Est-ce que vous allez remonter Le taux de la flat tax ? C'est ça C'est les questions très précises Alors je comprends Vous n'avez pas les réponses à tout Mais est-ce qu'on va vers ça ? Est-ce que c'est en tout cas Sur la table ?
Ce que je vous dis C'est qu'on va se poser la question Dans la globalité Et on va y répondre Dans la globalité C'est-à-dire que Réfléchir impôt par impôt C'est pas la méthode La méthode c'est préserver l'emploi Préserver aussi le pouvoir d'achat De l'ensemble des français Et puis s'assurer Que l'effort est réparti Ménage et entreprise J'entends que les entreprises Y sont prêtes Ce qu'il faut rappeler C'est pourquoi On a réformé Et transformé l'ISF en IFI Pour que les personnes Qui aient des revenus Ou qui aient du patrimoine mobilier En l'occurrence Puissent l'investir Dans l'économie réelle De notre pays Ça c'est très important Et c'est ce qui a contribué aussi A la croissance en France Donc des prélèvements Ciblés sur les ménages Les plus aisés Comme l'a dit le Premier ministre C'est à l'étude Des prélèvements ciblés Sur les entreprises En lien avec elles Pour que ce soit Le plus efficace possible Et le moins affectant Sur la croissance C'est en réflexion Mais il faut regarder La question dans la globalité
La réforme des retraites Elle va être aménagée ?
Le Premier ministre l'a dit Et je crois qu'on peut dire Que Michel Barnier C'est un homme d'expérience De dialogue Et de résultat Et donc Quand le Premier ministre dit Je veux améliorer La réforme des retraites En fait ce qu'il nous dit Et il l'a d'ailleurs exprimé Comme ça C'est je vais demander Aux partenaires sociaux Quelles sont les pistes D'amélioration De la réforme des retraites Il a par exemple Cité la pénibilité Je crois que Ce qu'on peut faire mieux Que les dernières années C'est prendre en compte Le quotidien des gens C'est-à-dire que Bien sûr qu'on nous parle De salaire Et moi je veux qu'on travaille A un salaire plus décent Mais les gens Les femmes Les hommes qui travaillent Elles nous parlent aussi De la manière dont Elles ont mal au dos Au travail De la manière dont Elles ont mal au poignet Quand elles sont Ou ils sont dans un supermarché Les soignants aussi Cette question des conditions de travail La pénibilité Elle est centrale
Les femmes Le travail des femmes Et la prise en compte De leur travail Également Dans une idée d'aménagement De cette réforme des retraites Qui a été adoptée par 49.3 On se rappelle Il y a deux ans Les 64 ans Restent un marqueur On ne va pas bouger L'âge pivot 64 ans
Ça dépend de la pénibilité Ça dépend d'un certain nombre De critères Donc au fond Il ne faut pas forcément Se focaliser sur un âge En revanche Ce n'est pas parce qu'on a changé De gouvernement Que les lois de l'économie Et de la finance Ont changé Et que donc Les équilibres budgétaires Et le besoin de rééquilibrer Notre régime Restent le même
Allez on passe Au standard d'Inter Elisa nous appelle Bonjour Bienvenue
Bonjour à tous Merci Donc la France Est un paradis fiscal Où les ultra-riches Ne payent que 2% d'impôts Il n'y a plus d'ISF L'impôt sur les sociétés A été réduit de 8% Donc cet argent manque Pour financer La santé Les écoles Alors un autre exemple Il y a 160 milliards par an D'aides publiques Pour les entreprises Sans contrepartie Sanofi A licencié 3000 chercheurs productifs Au champ 800 salariés Etc Et en 8 ans La fortune Des 500 français Les plus riches Est passée De 460 milliards A 1230 milliards Soit une hausse De 170% Alors quand allons-nous Réguler les marchés financiers Les firmes Instituer de la justice fiscale
Merci Elisa Pour cette question La France Un paradis fiscal Monsieur le ministre Antoine Armand
D'abord je me permets De rappeler Que la France C'est quasiment Le pays au monde Qui taxe le plus Et donc Il est important De partir De ce constat Elle parlait Des ultra-riches Et j'entends La question De la répartition A l'intérieur Mais commencer par dire Que la France Serait un paradis fiscal Alors que C'est le pays Qui taxe le plus Au monde Je pense C'est important De le rappeler Ensuite Il y a quelque chose D'important L'ISF N'a pas disparu Il y a un impôt Sur la fortune Immobilière Qui existe Et qui est toujours Important Mais au fond La question Qu'on se pose ici C'est comment Est-ce qu'on s'assure Que ceux Qui ont un revenu Important Ou un patrimoine Important Payent un minimum D'impôt Je trouve que C'est une piste Extrêmement intéressante Ensuite Sur le soutien Aux entreprises Vous savez ce crédit Qui permet aux entreprises D'embaucher des chercheurs Mais si elles n'embauchent Plus de chercheurs Elles ne l'ont plus Donc il ne faut pas Croire que les entreprises Auraient des cadeaux En fait elles s'en servent Immédiatement Pour embaucher Et c'est ce qui nous a Permis d'avancer Donc je crois qu'il faut Quand même avoir Cet élément en tête Et il faut aussi Se dire peut-être Que On n'est pas obligé D'opposer On n'est pas obligé De se dire Que si les riches Avec tout ce qu'on s'est dit Tout à l'heure Sur le fait que c'est Difficile à définir Paye plus Nous irons mieux Ce n'est pas Les mêmes ordres de grandeur Ce n'est pas aussi simple que ça Et c'est mon devoir Comme responsable politique modéré De le dire Et de rappeler Les ordres de grandeur Le déficit De la France C'est des dizaines Des centaines de milliards d'euros La dette C'est des milliers De milliards d'euros L'impôt sur la fortune Telle qu'il existait avant C'était 4 à 5 milliards d'euros
Les déficits Bruno Le Maire A estimé début septembre Que nous pouvons Je le cite Nous pouvons Et nous devons tenir Nos 5,1% De déficit en 2024 C'est à notre portée Et nous pouvons Et nous devons tenir Nos 3% en 2027 5,1% de déficit En 2024 C'est impossible Nous a dit Pierre Moscovici Le premier président De la Cour des comptes Il y a la semaine dernière A ce micro Vous dites quoi ?
Je dis que nous sommes Avec mon collègue Laurent Saint-Martin En train de travailler A cette question Laurent Saint-Martin Je précise Pour ceux qui vous écoutent Le citer
C'est le ministre du budget Puisque le budget Désormais est chez lui Il n'est plus à
Et nous travaillons Main dans la main Vous savez Avec Laurent Saint-Martin Notre coopération Elle est Et elle sera Je pense Exemplaire Parce qu'on a Le même intérêt C'est à dire Rétablir les finances publiques Sans entraver la croissance Moi je crois que C'est très difficile Oui mais Je vais vous dire Le premier ministre l'a dit Et je crois que c'est Une conviction majeure La dette écologique Compte tout autant Que la dette financière Et lâcher La dette écologique Pour la dette financière Ce serait lâcher La proie pour l'ombre
Oui Mais c'est pas ma question Le message est clair ce matin Mais ma question c'est Est-ce que vous pensez Que vous tiendrez 5,1% de déficit En 2024 Ou ça vous semble compliqué
Le nouveau ministre des comptes publics Qui a été nommé Samedi et Travail Je suis assez coté Avec le premier ministre Pour que nous ayons Ensemble quelque chose De crédible à présenter
On va passer au standard Où nous attend Martine Bonjour Vous nous appelez D'Aix-en-Provence
Oui bonjour Bienvenue Bonjour à tous Merci Voilà J'ai une question précise A poser Après les fonctionnaires Est-ce que les retraités Je suis retraitée depuis un an Vont devenir les nouveaux Boucs émissaires On sera là pour En quelque sorte Après l'augmentation Des cotisations sociales Après Bon On sera là encore Pour Disons Combler les déficits Et Voilà Une fois de plus On ne s'est pas compte Du fait Que les retraités Aident énormément A leurs enfants Leurs enfants Qui ont à leur tour Des difficultés On est solidaires D'eux Parce qu'ils sont Des difficultés Pour trouver un emploi Pour Acheter une voiture Bêtement Etc Et donc Je sens arriver Encore une fois Le fait que Les retraités Vont être Le boucifère Et vont payer la note Une bonne partie De la note Parce qu'on est Vécu comme des gens Entre guillemets Ensuite un peu Inutiles quoi Finalement On n'est plus Des gens actifs Oui Alors voilà Je voulais dire qu'on est actifs
Alors que vous êtes très actifs Alors que vous êtes très actifs Martine Auprès de vos enfants Vous l'avez dit Antoine Armand Vous répond Oui Je voudrais d'abord dire à madame Très simplement
Je rencontre beaucoup de retraités Dans ma circonscription Des bénévoles Des aidants familiaux Et je voudrais vraiment Qu'on dise à quel point Ces gens sont utiles Au quotidien Et vous rendre hommage Pour ça Dire aussi que On a indexé Les pensions de retraite Pour que les retraités Ne soient pas victimes De l'inflation Ça a été un geste très fort Vous savez Certains nous ont même dit Vous privilégiez Les retraités Non c'est un combat Pour que les retraités Ne tombent pas Vous revenez pas Dans une forme De précarité
Vous revenez pas Sur l'indexation Des retraites Sur l'inflation
On verra pour Les prochaines années Dans l'équilibre Global des choses Mais je pense que c'est C'est vraiment important De dire qu'on a préservé Ce pouvoir d'achat Et de dire à quel point Le service social Si vous me permettez C'est l'expression Que rendent les retraités Retraiter les retraités Et de France Est important A mes yeux
Alors vous le savez Le programme du NFP C'était d'augmenter aussi Le SMIC A 1600 euros Plusieurs patrons réclament Une revalorisation du SMIC Comme Thierry Cotillard A la tête des mousquetaires Qui était notre invité Il y a quelques jours Vous dites non Je dis qu'il ne faut pas
Se laisser enfermer Dans la polémique Chaque année On augmente le SMIC Chaque année Il y a une revalorisation Du SMIC Alors Où on peut le prendre Sur un mode politique Politicienne C'est à dire qu'on peut dire Sortir le chiffon rouge Dire ce que le NFP propose Est abominable Nous nous sommes très responsables Ayons un tout petit peu Le courage de regarder Précisément De combien On peut augmenter le SMIC De combien les entreprises Sont capables de le faire Parce que Alors de combien Je le disais Mais c'est la discussion Qu'on va avoir Dans les prochaines semaines Comme chaque année Mais je ne veux pas Qu'on soit des ministres Qui augmentent des salaires Par décret Qui sont payés Par des entreprises Par ailleurs Et donc ça doit se faire Évidemment en co-construction En dialogue avec les partenaires
Bruno Le Maire Vous a offert un maquillard Hier Lors de la passation de pouvoir C'est un bâton basque Qui sert à la fois A marcher Et à se défendre Vous a-t-il expliqué Une baguette magique N'aurait-elle pas été Plus efficace ?
Justement non Comme l'a dit Le Premier ministre Il n'y a pas de miracle En politique En politique économique Les miracles Ça n'existe pas Mon travail C'est de dire la vérité Telle qu'elle est Et de faire des propositions Par rapport à cette vérité-là Et je le ferai Avec mon maquillard
Merci Antoine Armand D'avoir été au micro D'Inter ce matin Je rappelle que vous êtes Ministre de l'économie Des finances Et de l'industrie Il est 8h47 Et de l'économie
Antoine Armand