Meurtre d'un Tunisen dans le Var : "On n'est qu'au début des affrontements identitaires" (G Le Bret)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Euh simplement euh il y a eu quelque chose de grave qui s'est passé dans le Var puisqu'un homme aurait tué de cinq balles un de ses voisins de nationalité tunisienne et en a blessé un autre de nationalité turque. Samedi soir dans la commune de Puget sur Argence euh le parquet national en terroriste s'est saisi de l'enquête. On fait le point avec Celia Barotte et puis on écoutera sans doute Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur qui s'exprime.
Le Parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête ouverte après qu'un homme de nationalité turque a été tué samedi soir dans le Var et qu'un autre nationalité turque a été blessé. Le mise en cause, un voisin du Tunisien est actuellement placé en garde à vue. Il est interrogé dans le cadre d'une enquête désormais confiée à la direction générale de la sécurité intérieure et à la sous-direction antiterroriste.
Les investigations sont menées notamment pour assassinat et tentative d'assinat en relation avec une entreprise terroriste commis en raison de la race, de l'ethnie, de la nation ou de la religion, mais aussi pour association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes. Le procureur de la République de Draguignan avait précisé, avait expliqué que dans son véhicule, plusieurs armes ont été retrouvées de type pistolet automatique, fusil à pompe et armes de point. Selon le procureur, adepte du tir sportif, le mise en cause avait diffusé avant et après son passage à l'acte deux vidéos sur son compte d'un réseau social au contenu raciste et haineux.
Des précisions complémentaires seront apportées par le parquet national antiterroriste à l'issue de la garde à vue du mise en cause. Merci Ciao. Louis, ça veut dire quoi que le parquet national antiterroriste soit saisi de l'affaire ?
Bien, c'est dire que le parquet antiterroriste considère que il y a un certain nombre de faits qui attirent son attention et donc il s'est saisi de l'affaire. On verra s'il qualifie l'acte de terroriste ou pas après bien sûr. Est-ce que vous avez des informations Grégoron ?
Euh et même si j'en avais, je les donnerai pas pour le coup. Oui, bien entendu parce que l'enquête est en cours. Mais Éric, c'est vraiment Oui, c'est un drame de toute façon.
Visiblement, il avait le tueur avait déjà posté des vidéos où il disait sa haine et son trop plein d'immigré. Donc si c'est un crime raciste et ne, il faut qu'il soit poursuivi. Évidemment, il y a pas il y a pas de sujet.
Mais euh moi je suis étonné quand même que le parquet antiterroriste se saisisse. C'est vrai que c'est peut-être qu'il a des éléments dont on dispose. Alors c'est pour ça qu'on va être prudent et on verra s'il reste saisi parce que le su dessaisir après avoir mis en lumière un certain nombre de d'éléments ou avoir écarté des pistes.
Moi, j'ai le sentiment que plus ça va, plus on a des meurtres identitaires, soit par rapport aux juifs, soit par rapport à l'origine des personnes et cetera, alors même que c'est à rebour de ce que nous sommes. Bon, OK. Euh, à votre GTER là-dessus, Moi, je pense à la phrase de Gérard Colomb. côte à côte, face- à face, on est à une polarisation extrême de la société française et on voit effectivement que les victimes peuvent être multiples.
Ça ça glace le sang et à mon avis, on on est coprélu de ce que certains pronostiquent cet affrontement identitaire. Donc par les Rachel, on va écouter bon Retaillot, il s'exprime en ce moment depuis l'hôtel de Matignon. Écoutons le ministre de l'intérieur.
Tunisien 45 ans pour ses proches, ses amis, pour sa famille, pour la communauté tunisienne en France. Euh j'ai eu l'ambassadeur ici à Paris de Tunisie qui m'a confirmé la très forte émotion jusque d'ailleurs à à Tunis. Je voudrais aussi remercier pour leur efficacité le GIGN d'Orange et les gendarmes du Var qui ont interpellé le criminel dans un temps vraiment très resserré, un temps un temps record.
Euh bien entendu, j'ai entendu aussi que le PNAT s'était saisi. Il s'était saisi parce qu'il considère, mais ça n'est pas à moi de le dire, que il y a une dimension terroriste puisque le criminel, le mise en cause en tout cas voulait tuer des étrangers. Donc ce cette dimension de la terreur, c'est de la terreur, le mot terrorisme vient de la terreur qu'a finalement conduit le PNAT, le parquet national antiterroriste à se saisir.
Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus. Simplement, il s'avère que ce crime est un crime qui était prémédité et qui était signé. Prémédité.
Il y a deux vidéos avant et après. L'individu avait des armes et il est signé. C'est un crime raciste au vu des éléments que nous avons actuellement que le PNAT évidemment devra confirmer.
Ce que je veux dire, c'est que le racisme en France et ailleurs, c'est un poison. Mais on le voit bien, c'est un poison qui tue. Et je veux rappeler que chaque acte, chaque acte raciste est un acte antifrançais.
Parce que la France, c'est aussi la République française et la République ne fait aucune différence selon les origines, selon la couleur de peau ou selon les religions. C'est la raison pour laquelle c'est un acte extrêmement grave et à juste titre, le PNAT s'en est saisi pour cette dimension terroriste. Voilà donc pour la réaction en direct de Bruno Rotaillot.
Chaque acte raciste est un acte anti-français. Rachel Kan, c'est important évidemment de de souligner le caractère raciste de ce meurtre si ça c'est confirmé par le parquet national antip. Oui.
Et de rappeler que être français, c'est très précisément ne pas ce n'est pas du tout au regard d'une couleur de peau, pas du tout au regard d'une religion, pas du tout au regard d'une ethnie. être français, c'est être avoir un contrat euh avec nos principes républicains, nos fondamentaux républicains et euh et normalement ça veut dire aussi aller dans le même sens mais comme le disait Gautier tout à l'heure, on voit bien que aujourd'hui la société se fracture et c'est plus qu'une fracture d'ailleurs, c'est du séparatisme sur des alors on va écouter, excusez-moi, je vous interromps parce que Betaill évoque les événements liés aux violences sur le PSU. Écoute, ne mettra jamais des cordons de CRS devant chaque vitrine de magasin.
Vous ne mettrez jamais des escadrons de gendarmes mobiles sur chaque carrefour dans chaque rue. La question est beaucoup plus vaste. C'est pas une question de doctrine de maintien de l'ordre.
D'ailleurs, les consignes qui avaient été passées dont nous avions discuté avec le préfet de police que le préfet de police avait passé à nos force de sécurité intérieure était très clair. C'était d'intervenir systématiquement immédiatement dès qu'il y avait des exactions. Et du reste, je serai amené sur une durée un peu plus longue à faire des points de comparaison.
Quand on voit le nombre d'interpellations et de garde à vue, on a des chiffres qui sont record. Donc, il y a eu des interventions qui ont été rapides et il y a eu des interpellations. J'espère que les sanctions de l'autorité judiciaire seront exemplaires et seront très lourdes.
Et c'est un fait beaucoup plus général que la question du maintien de l'ordre. S'il ne s'agissait que de maintien de l'ordre, ce serait simple et ce serait déjà résolu. C'est une question de société.
J'ai eu déjà l'occasion de le dire en utilisant volontairement le mot de barbare et il va falloir reconstruire une société sur d'autres piliers, sur d'autres murs porteurs qui ont été méticuleusement méthodiquement ces dernières décennies euh déconstruit. Est-ce que vous en savez plus sur le profil des Voilà pour Bruno Retaillot cette fois-ci c'est évidemment sur le schéma du maintien de l'ordre. On ne pourra pas mettre un policier devant chaque délinquant.
Grégorie Geron vousquêtes de policier. Oui, évidemment. Oui, évidemment.
Après euh je pense que ça ça se regarde quand même d'un peu près enfin le maintien de l'ordre il a raison. Il y a pas que le schéma national l'ordre. Maincien d'ordre c'est 3 an temps.
C'est une danse à 3 an temps. C'est ce qu'on fait avant pour éviter peut-être et prévenir ce qu'on fait pendant et ce qu'on doit faire après. Et ça c'est la c'est la réponse.
C'est la justice. Juste Alors justement justement on va se rendre au tribunal judiciaire de Paris. Mathieu Devz vous vous trouvez sur place avec Axel Rébond.
Quelques comparisions immédiates au tribunal judiciaire. Bonsoir à vous. Qui sont les les les jeunes qui sont passés devant les juges aujourd'hui ?
Bonsoir Laurence. Écoutez Laurence, il s'agit de trois jeunes hommes âgés d'une vingtaine d'années. On leur reproche à tous les trois d'avoir tiré avec des mortiers d'artifice contre les forces de l'ordre.
Il s'appelle Aurélien, Bayo et Brahim. Les audiences d'Aurélien et de Billot sont terminées. Et Aurélien, il y a quelques minutes, Laurence vient d'être condamné.
Ce cariste de 20 ans connu des services de police pour délit routiers, notamment conduite sans assurance. Il vient donc d'être condamné à 3 mois de prison avec surcis 500 € d'amende mais pas de travaux d'intérêt général contrairement finalement aux réquisitions du procureur qui avait lui requis 140 he avocate un peu plus tôt nous expliquait qu'Aurélien avait pris conscience de la gravité des faits qui lui était reproché. Il se sent gêné et honteux, tellement honteux finalement qu'il n'a pas osé en parler à ses parents, son avocate qui préfère parler de bêtises humaines.
Bayo à présent, étudiant de 22 ans, son audience est également terminée. On a retrouvé dans son portable et c'est intéressant des vidéos de lui en train de se filmer quand il était finalement en train donc de viser les forces de l'ordre avec ses mortiers d'artifice. Il aurait également publié ses vidéos sur le réseau social Snapchat.
Le procureur a demandé 180 heures de travaux d'intérêt général, un stage de citoyenneté et 2 ans de surcis probatoire. Nous attendons désormais Laurence, l'audience du 3e suspect. Mathieu, vous avez aussi recueilli pendant tout le weekend les les confidences des forces de l'ordre qui étaient sur le terrain et samedi et et dimanche soir.
Racontez-nous ce qu'il vous ont dit parce que c'est important de savoir leur ressenti à eux qui étaient sur le terrain en première ligne. Effectivement Char Laurence et notamment hier, vous savez, j'étais à l'Élysée pour la réception des joueurs parisiens, des champions par le président de la République Emmanuel Macron et j'ai donc pu m'entretenir avec deux policiers mobilisés autour de l'Élysée. Il m'expliquait être extrêmement fatigué.
Nous n'avons pas dormi de la nuit mobilisé notamment avenue de Vagram samedi soir. Vous savez c'est une avenue parallèle à celle donc des Champs Élysées. Il m'expliquait s'être retrouvé à un moment donné en face de 500 peut-être 1000 disait-il individus qui les visaient avec des mortiers d'artifice.
Il m'expliquai avoir eu peur pour leur vie. L'un d'eux m'a raconté clairement ces gens-là voulaient tuer du flic. M.
Marina Ferrari