Paris-Algérie : un nouveau bras de fer ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et avec nous comme tous les lundis très bonjour. Merci d'être là directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Valérie Locable aujourd'hui. Bonjour Valérie.
Merci également d'être avec nous ditaliste politique pour le journal.info où trouver 40 milliards. C'est l'équation que va devoir résoudre le gouvernement d'autant que les fluctuations de Donald Trump sur les droits de douanes rendent incertaines.
Les prévisions de croissance alors pourra-ton se passer d'augmentation d'impôts ? Qui va payer la facture ? Vous nous direz ce que vous en pensez.
Et Alex, les temps sont agités au Parlement. Oui, quand on regarde le calendrier du Parlement derrière une forêt de proposition de loi déposée par les parlementaires et on cherche encore les projets de loi défendus par le gouvernement. On en parle dans quelques instants.
D'abord, c'est l'heure de l'actualité dans nos régions. Et avec le contexte international agité, les candidatures explosent pour devenir réserviste. L'objectif de l'armée, c'est d'en former 20000 chaque année pour aboutir en 2035 à une armée avec un réservice pour deux militaires d'actif.
Clémentine Louis s'est rendu auprès du 40e régiment de transmission près de Tonville qui accueillait il y a quelques jours des réservices pour une séance d'entraînement. Allez allez. Il est 8h ce samedi matin au cœur d'un sous-bois en Moselle.
Allez sergent accélère. Ils sont salariés, chefs d'entreprise, étudiants ou même retraités et ils passent leur weekend à franchir des obstacles, une dizaine de kilos sur le dos et une arme factice entre les mains. Ils sont en train de passer un parcours naturel valorisé, donc c'est-à-dire des différents types d'obstacles euh qui pourraient rencontrer en fait en situation de combat.
Et donc le but c'est de s'entraîner à les passer avec un sac et de l'armement afin d'être au plus proche des des conditions de réel. Environ 3 jours par mois, ces réservistes de l'armée française passent jusqu'à 15 he par jour à s'exercer au combat, au secourisme et à la vie de camp. Une forme d'engagement qui a de plus en plus la côte.
Depuis le début de l'année 2025, les demandes d'inscription ont été multipliées par 7 par rapport à l'an passé sur la même période. Ben, j'ai toujours été très patriote. J'adore ça.
Je pense que mon engagement, c'est une des meilleures choses qui me suit arrivé ces derniers temps. Donc je me plais beaucoup ici. On apprend énormément.
La camaraderie, la rigueur, de dépassement de soi, c'est une c'est vraiment une très bonne expérience de vie en fait. C'est c'est vraiment un autre mode de vie qui s'apprend. Il a quand même le le fait d'être là en cas où pour le pour pouvoir défendre le pays puis le drapeau.
Ça reste un honneur. Soulevez. On y va.
Avec le retour de la guerre en Europe, l'esprit patriotique a considérablement augmenté chez les jeunes entre 18 et 25 ans. Aujourd'hui, 57 % d'entre eux se disent prêts à s'engager pour défendre leur pays. Il y a un attrait pour pour cette manière en fait de de servir le pays.
Il y a pas que la situation géopolitive actuelle. Je pense aussi qu'il y a une une envie euh de découvrir ce qu'est l'armée euh d'une manière différente et la réserve aussi un bon tremplin aussi pour un certain nombre de personnes pour après euh s'engager en tant que dans l'armée d'actif. Euh tout soldat sait pourquoi il s'engage.
Donc donc si un jour on est appelé, on sera disponible. Mais encore une fois, je pense qu'il faut pas que ce soit la première motivation, c'est vraiment essayer de donner de son temps, de s'engager donc pour les autres. Si j'ai le pied ici, on peut me tirer dessus.
Depuis 3 ans, le gouvernement souhaite largement augmenter le vivier de réservistes. Un objectif a été fixé, doubl leur nombre d'ici à 2030. Lors d'une allocution télévisée le 5 mars dernier, Emmanuel Macron a invité les Français à s'engager pour leur patrie.
Le ton est donné et le 40e régiment de transmission de Tonville en ressent déjà les effets. Le but au sein du régiment, c'est de passer à deux compagnies, donc de doubler le volume des gens. On a commencé déjà cette montée en puissance depuis depuis l'année dernière et le but c'est à peu près d'arriver à 180 réservistes avant la fin de fin de l'année.
Aujourd'hui, les réservistes sont principalement utilisés pour des missions de patrouille dans le cadre du plan Vigy Pirate, mais à l'avenir, il pourrai être mobilisé dans des unités opérationnelles. Et on voit Valérie du coup cette explosion de candidature pour devenir réserviste. Oui, moi je trouve que ça fait euh chaud au cœur en fait parce que après la suppression du service militaire et la mise en sommeil euh du service national universel euh qui où les gens étaient un petit peu trop jeunes et pas totalement utile, c'était un peu compliqué.
Euh donc cette augmentation euh des réservistes, il y a quelqu'un qui dit très bien, c'est un engagement pour son pays, c'est une façon sans être soldat directement de faire quelque chose pour son pays. Et en s'étant troublé, euh c'est utile, c'est utile aux armées françaises qui sont nombreuses. Vous savez qu'il y a 250000 hommes dans l'armée française mais en active avec les les entraînements et tout ça, ça tourne pas de cette façon-là.
Et le chiffre de 20000 est celui qu'a donné Sébastien Lecnu comme objectif et du coup voir que bien il y a des jeunes qui sont volontaires très rapidement. Je trouve ça assez chouette. Non, c'est très bien.
Puis en plus, ça permet justement à des populations qui ne se fréquenteraient peut-être pas nécessairement de se réunir. C'est très bien. On peut que louer le patriotisme de ces jeunes femmes et jeunes hommes.
Alors, on va passer à l'actualité politique. François Baou qui réunit demain une conférence sur les finances publiques, le ministre de l'économie qui annonce un effort considérable de 40 milliards. Mais où les trouver ?
Avant de vous entendre, on va regarder ce sujet de Jonathan Duprièz. Faut-il craindre un nouveau tour de vis budgétaire ? Hier, le ministre de l'économie, Éric Lombard, a plaidé pour un effort supplémentaire pour 2026 avec 40 milliards d'euros à trouver.
Pour le ministre, pas question donc de repousser à plus tard la réduction du déficit. C'est 40 milliards d'économie fort où on espère que la croissance reviendra quand on aura géré le sujet avec les États-Unis. On va en parler.
Euh ça peut être aussi une augmentation des recettes liées à la croissance parce que la croissance elle produit aussi des recettes plus long en tête 2026 budget 2026 40 milliards d'efforts à faire. Oui. Cet effort budgétaire censé permettre au gouvernement de contenir le déficit à 4,6 % du PIB en 2026 sera essentiellement réalisé sous forme d'économie.
À ce stade, le gouvernement exclut d'augmenter les impôts du contribuable. Donc ça va être un effort considérable sans augmentation d'impôts. C'est ce que vous dites.
Sans augmentation euh d'impôts parce que euh évidemment c'est une équation qui est une équation difficile euh mais le premier ministre s'est engagé, le président de la République également dans cette dans cette voie à ne pas augmenter les impôts. Nous avons une fiscalité qui est une des plus lourdes d'Europe. Ces annonces sont fait réagir au sein de la classe politique.
À gauche, Jean-Luc Mélenchon s'est étranglé devant cette cure d'austérité annoncée. La Macronie vous présente sa facture 40 à 50 milliards à retirer du budget, l'équivalent du budget de l'éducation nationale. Au total, le peuple de France est traité comme la Grèce en 2010.
Ces annonces gouvernementales doivent être formalisées lors d'une conférence sur les finances publiques qui aura lieu mardi autour du Premier ministre François Baou. Et on va attendre évidemment la conférence des finances publiques demain. Alors a priori, il y aura pas de de grandes annonces, c'est plutôt pour faire de la pédagogie auprès des Français.
Mais la question, c'est où trouver les 40 milliards sans augmenter les impôts ? Est-ce que c'est tenable ? C'est la l'éternelle ritournel, hein.
Je dirais que ça fait quand même maintenant 40 ans que la France n'a pas voté un budget à l'équilibre. Ça fait 40 ans que enfin un peu moins maintenant puisquon a pris conscience de la gravité du déficit au fur et à mesure et ça fait des années et des années que tous les gouvernements nous promettent des économies et jamais ça se réalise. Pourquoi ? parce qu'on a un modèle social qui coûte très cher, un modèle social d'ailleurs qu'on ne veut pas quitter, qui est tout à fait essentiel pour l'équilibre de notre pays.
Mais ce qu'il faudrait faire, c'est exactement ce qu'on fait les pays scandinaves au tournant du du 21e siècle, c'est-à-dire euh réfléchir à ce que doivent être les missions assurées par l'État, les missions prioritaires et puis laisser tomber les autres. C'est ce qu'a fait le Canada, c'est ce qu'a fait euh nombre de pays scandinaves et aujourd'hui bah ils sont dans un une situation euh qui est euh budgétairement meilleure que la nôtre. Et nous, c'est vrai que on a il y a un tas de de missions qui sont euh inutiles euh inutilement remplies par l'État et même des missions de service public qui pourraient très bien être assurées par des opérateurs privés et qui coûteraient sans doute moins cher dans l'exécution.
Le problème qu'on a, mais c'est un problème que devait euh résoudre d'ailleurs Emmanuel Macron, il a été élu en 2017 là-dessus, c'est de dire il faut dépenser moins peut-être pour que ça fonctionne mieux. Euh et le problème, c'est qu'on dépense toujours plus et que ça fonctionne pas nécessairement mieux. Oui.
Ce qui est très intéressant dans ce qui a été dit hier par Eric Lombard pour préparer le terrain de la conférence sur les finances publiques demain, c'est le changement et c'est la bascule d'état d'esprit. Donc on va voir s'ils y arrivent ou pas. Mais finalement, Emmanuel Macron euh à partir d'un certain moment, en tout cas depuis 2020 au minimum, c'est devenu le quoi qu'il en coûte.
Et euh Lombard, il annonce exactement l'inverse, c'est-à-dire le quoi qu'il arrive. C'est-à-dire que le déficit à 4,6 % et à l'issue du conseil des ministres de mercredi, il y aura ce qu'on appelle la trajectoire budgétaire de la France envoyée à Bruxelles qui prévoit les 3 % seulement 2029. on se donne beaucoup le temps pour le faire, il n'y dérogera pas sous aucun prétexte.
Voilà, c'est-à-dire la contrainte aujourd'hui, c'est de réduire le déficit. Pourquoi ? Parce que la France est au bord de la faille, tu en as vu avec les États-Unis, pourquoi les États-Unis ont renoncé au droit de douane ?
Parce qu'il y a eu une attaque sur leur dette sur leur dette en fait. C'est ça qui s'est passé. Et quand il y a une attaque sur la dette et bien c'est dangereux.
Et d'ailleurs Mélenchon ne s'y trompe pas en disant "Mais c'est la Grèce ?" Oui, parce que notre dette est l'une des plus élevées d'Europe, donc on ne peut pas continuer comme ça et on est ils sont au pied du mur en vérité. Donc il promet quoi ?
Alors rapidement, on élimine la croissance, on va on passe de 0,9 à 07 là en ce moment à cause des droits de douane. Donc il attend pas grand chose avec des incertitudes he baisse encore. Il en attend pas grand-chose.
Et il y a un petit bout de 2 milliards d'euros qui vont être demandé au contribuables les plus aisés en pérénisant. C'est technique et compliqué mais la lutte contre la suroptimisation fiscale en 2026. Donc il reste quoi ?
Il reste réduire les dépenses. Amélie Monchalin depuis qu'elle est à Ber elle elle travaille bien cette femme d'ailleurs. Elle a lancé ce qu'on appelle une revue des dépenses publiques.
C'estàdire reprendre poste par poste combien coûte à la France. Est-ce que c'est utile ? Est-ce que c'est inutile ?
Est-ce qu'on peut améliorer ? Donc ces économies vont être faites sur la réduction des dépenses publiques. Il faut rappeler que c'est 57 % du PIB de la France aujourd'hui.
C'est trop, c'est trop cher. Le intérêts de la dette nous coûte vont nous coûter en 2026 70 milliards. C'est davantage que le le budget de la défense, donc c'est quand même très important.
Ça nous coûte trop cher. Donc il faut que ça cesse. Moi la seule inconnue que j'ai, je trouve c'est assez cohérent. qui dit je sais pas si alors un très important il renvoie beaucoup la balle aux partenaires sociaux à plusieurs reprises.
Il a dit les partenaires sociaux sont réuni en conclave le MEDF et la CFDT discutent en ce moment parce que ça va être un/ers l'État un collectivités locales et un tiers les dépenses sociales en fait réparti à peu près équitablement. Donc il renvoie beaucoup la balle au à cette à ce conclave dont personne ne parle plus mais tant mieux comme ça il travaille pour trouver des solutions. L'inconnu qu'il n'a pas évoqué hier c'est comment on finance le réarmement de la France.
Ça, moi j'ai pas compris. Il y a quand même deux limites. La première limite c'est qu'il y a pas de majorité et sans majorité je vois pas très bien ce qu'il peut faire.
Et deuxièmement, il sortira rien du conclave. Une crise oui une crise sociale. Il va y avoir une crise politique.
C'est c'est c'est gros comme le nez au milieu de la figure. Il peut pas y avoir quoi que ce soit dans ce ce le fibinet a dit ce matin il faut redonner la parole soit au parlement soit au peuple avec un référendum sur les retraites. Ah voyez.
Donc non mais ça c'est la CGT qui est qui est pas dans le le tour de table je dirais. Mais je vois pas ce qui peut sortir du conclave. Quand on est un pays où à 75 % de la population qui veut pas comprendre qu'il faut pas qu'il faut augmenter là je départ à la retraite on est plutôt mal parti hein.
Pour trouver ces 40 milliards. Je vous fais réagir Valérie. Faut-il faire contribuer les Français les plus riches ?
Oui selon le président de la commission des finances Ericrel. On l'écoute. C'est très clair.
Faut taxer les patrimoines. C'est la taxe Zucbane vous savez qui rapporterait à minimum 15 milliards. Il faut restaurer l'ISF.
Il faut faire aussi d'en finir avec la flat taxe qui est un bouclier pour le capital et il y a quoi récupérer à peu près 30 40 50 milliards assez facilement au lieu de baisser les dépenses publiques qui je le répète non seulement vont impacter sur la vie de tous les jours des français vous croyez qu'on a de quoi encore se payer moins 1,5 milliards dans le logement alors qu'il y a une crise absolument terrible et d'un autre côté on irait chercher des recettes on pourrait à la fois ne pas laisser filer le déficit de ce fait là et en même temps investir notamment dans l'écologie parce qu'on a bien besoin est-ce qu'il faut faire contribuer les plus riches Lombard a dit hier qu'il était pour péréniser la contribution sur les haut revenus. Elle est exceptionnelle à l'heure actuelle. Ouais.
Mais ce qui est en train de d'évoquer Éric Ocrel, c'est pas les revenus des plus riches, c'est leur patrimoine. Et c'est là où ils sont pas d'accord en fait. C'est-à-dire que le patrimoine, c'est le stock.
Et là, les chefs d'entreprise notamment français euh les qui ont des entreprises familiales et qui souvent ont leur argent dans leur entreprises demandent de ne pas y toucher. Dit si vous y touchez, on partira, on quittera la France. Donc ce que propose Éric Lombard, c'est de toucher leur revenus, ce qui n'est pas la même chose.
Et sur les revenus, il y a une espèce de consensus euh des plus riches pour faire euh un effort euh supplémentaire. Après, pour revenir euh sur ce con avec juste Marc Fenot qui dit la même chose, hein. Marc Fenot, euh, premier vice-président du modèle, le parti de François Bou qui dit non, KC Lar, qui dit il faut péréniser la contribution sur le revenus.
Oui, sur les revenus, on est d'accord, mais il veut pas ils veulent pas par exemple hier quand on lui pose la question "Est-ce que vous rétablissez l'ISF ?" Il dit "Non, parce que l'ISF c'est plutôt le patrimoine." C'est pas la même chose.
Il faut bien comprendre la différence. Après, sur l'histoire du conclave, oui, vous avez raison sur le papier. Ce conclave ne devrait rien donner.
Sophie Binet n'y est plus, elle a claqué la porte, FO a claqué la porte le premier jour. Il y a que le MEDF et la CFDT. Le seul petit espoir qu'on peut avoir, c'est que la CFDT depuis des années demande qu'on la responsabilise.
C'est-à-dire de faire le contraire de ce qui a été fait pendant la réforme des retraites par Emmanuel Macron, d'écouter rien ni personne et de n'en faire qu'à sa tête. Eux, ils disent "Nous, on peut y arriver et on peut trouver une solution." Et je remarque que la grande crainte c'était que le MEDEF ne continue pas à discuter et le MEDF est toujours là.
Le MEDF discute donc on entend rien filtrer de ce qui est en train de se passer. On voit un ministre de l'économie qui met des espérances dans ce résultat qui devrait pas être avant fin juin à mon avis. Donc pas tout de suite.
Moi je sais pas, laissons-leur le bénéfice du doute pour l'instant parce que cette histoire d'âge légal de la retraite et on on en est pas là et il y a il y aurait un jour une possibilité al on n pas le temps avant 2027 mais après qu'est-ce qui compte ? Le nombre d'années où les gens cotisent ou l'âge légal auquel ils parttaient à la retraite ? Il y a qu'en France qu'on a la double peine.
En fait, on peut remplacer l'un par l'autre au bout du film si on bosse sérieusement et qu'on y arrive. Donc, mais vous croyez vous valérez une issue à ce conclub où tout ça ça va se terminer par une motion de censure ? Et ben les deux sont possibles.
Les deux sont possibles. Mon côté optimiste euh espère une issue et la réalité du pays et du parlement. D'ailleurs, il en a pas beaucoup parlé le bar du parlement hier.
Et en fait son pari c'est de dire ils vont trouver une issue et quand l'issue sera verrouillée entre le MDEF et les syndicats minimal à CFDT, le parlement sera bien obligé d'écouter ce que disent les partenaires sociaux. Mais c'est un paris hein. Sauf que le Parlement comme vous le rappelez, c'est un peu compliqué en ce moment et Alex fixé par le gouvernement quand on regarde le calendrier du parlement.
Ah oui, dans une assemblée nationale où il n'a pas de majorité, le gouvernement de François Baï porte dans l'hémisycle très peu de projets de loi, c'est-à-dire de textes de son initiative pour ne pas subir euh de revers politique. Alors, même si la semaine dernière, il défendait quand même le projet de loi de simplification économique, mais c'est un vieux texte un texte déposé il y a 1 an et qui s'est transformé aujourd'hui en bataille politique autour des normes environnementales. Un débat d'ailleurs qui a été interrompu la semaine dernière jusqu'à la fin du mois pour cause de vacances parlementaires.
Et pour le reste, le gouvernement s'appuie sur une succession de propositions de loi, c'est-à-dire des textes à l'initiative des députés et des sénateurs sur des thèmes très différents. Alors, quelques exemples, la proposition de loi narcotrafic dont on a beaucoup parlé, mais aussi par exemple une proposition de loi sur la sûreté dans les transports ou un texte sur la parité au municipal dans les communes de moins de 1000 habitants. Une stratégie qui du coup est moins lisible en terme d'action politique mais assumée par la porte-parole du gouvernement.
Est-ce que le gouvernement a complètement perdu la maîtrise du calendrier parlementaire ? Non, pas du tout. Nous faisons avec le la nouvelle assemblée, la nouvelle constitution de l'Assemblée, la place belle à l'ensemble des propositions de loi parlementaire et donc nous inscrivons à leur demande un certain nombre de textes qui sont issus soit de l'Assemblée nationale, soit du Sénat.
Ce ne sont pas des projets de loi mais ce sont des propositions de loi issues du parlementarisme et ça aussi c'est la nouvelle façon pour François Berou de faire la loi. Alors nouvelle méthode pour faire la loi. Autre exemple de cette multiplication des propositions de loi.
Un texte qui modifie le mode de scrutin des élections municipales à Paris, Lyon, Marseille. Et François Beirou a souhaité mettre ce texte en débat en ce moment, c'est-à-dire moins d'un an avant les élections municipales 2026, ce qui est quand même très tard pour changer le mode de scrutin. Et cette proposition de loi à l'Assemblée, elle a été adoptée grâce aux voix des députés macronistes, de la France insoumise et du rassemblement national.
Une alliance de circonstan pour le moins baroque mais qui là encore est assumée par le bloc central. C'est la démocratie qui s'applique ou alors on dit on dit l'assemblée c'est 577 - 140 et au nom de quoi ces gens-là ont été élus hein. C'est des adversaires.
On trouvera pas le modèle sur le fait que ce soi des adversaires irrésolus. Il y a eu aussi parfois sur le budget une alliance entre le RN et et LFI voir complètement le Nouveau Front populaire pour faire battre le socle. Bon c'est la vie démocratique et un un député RN il vaut un député modèle.
Voilà, des alliances très variables dans cette assemblée nationale et puis des textes importants qui subissent aussi cette stratégie de la fragmentation. C'est le cas du projet de loi fin de vie stoppé net l'an dernier par la dissolution de l'Assemblée et qui réapparaît 10 mois plus tard sous forme de deux propositions de loi. L'une consensuelle pour développer les soins palliatifs et puis l'autre plus clivante sur la création d'une aide active à mourir.
Une manière pour François Baïou d'éviter un camoufl sur un projet de loi globale autour de la fin de vie. Et puis le Premier ministre joue également la montre puisque euh ce gouvernement souhaiterait euh que le Parlement ne siège pas sur l'ensemble du mois de juillet lors de ce qu'on appelle une session extraordinaire comme c'est le cas habituellement chaque année. Euh pas de pas de session extraordinaire officiellement pour le gouvernement pour le gouvernement pour prendre le temps de préparer ce budget compliqué qui s'annonce pour l'aut prochain mais aussi officieusement pour offrir pour ne pas offrir au députés une nouvelle fenêtre afin de censurer le gouvernement.
C'est compliqué au Parlement en ce moment. Oui, c'est compliqué. Le le l'objectif c'est de ne rien faire.
L'objectif c'est de ne rien faire. Et il faut mieux qu'il refasse rien d'ailleurs jusqu'en 2027. Bah oui, parce queà partir du moment où vous ouvrez quelque chose, vous dépensez.
On revient au sujet précédent. Donc je pense que la meilleure des choses, il faut pas s'en faut pas s'en s'en indigner, bah c'est que rien ne se passe d'ici 2027. parce que tout ce qui est mis sur la table, tout manière, c'est des propositions qui sont souvent très farfelues euh qui qui emmènent la France dans le dans le mur.
Donc le mieux euh vous savez la Belgique, elle a vécu sans gouvernement pendant longtemps. Elle a fait beaucoup d'économie pareil pour l'Italie et c'est pas en faisant des coups de barre dans tous les sens qu'on arrive à quelque chose. Eddard Philippe qui a pris la ils disent que l'immobilisme c'est compliqué par les temps qui cour mais l'ob le le l'immobilisme est en marche et c'est le c'est c'est l'objectif évidemment de François Bairou.
Allez oui, c'est vrai que François Berérou, il veut durer surtout, c'est surtout ça qui est compliqué et à chaque fois que vous avez une nouvelle proposition, elle est clivante et euh vous savez très bien que le Rassemblement national depuis quelques temps et notamment la condamnation de Marine Le Pen rebrandit cette menace de censure. Alors le les LR et les socialistes sont tous les deux l'un dans la course à la présidence et l'autre dans un congrès dont l'issue est incertaine aujourd'hui. Donc ils n'ont pas immédiatement de raison de d'aller censurer. ne sont pas prêts pour la la prochaine une prochaine mandature, mais la vérité quand même c'est que il y a tellement de scories politiques dans tous les sens que tout le monde peut être assez imprévisible en fait à mon avis aujourd'hui.
Donc pour du riz, il va rien faire François Baou pour vous. Moi je pense qu'il est quand même obligé de faire parce que il y a cette histoire Betaram là sur laquelle il va être obligé de répondre euh avec cette commission d'enquête parlementaire à partir du 14 mai et surtout un Paul Vanier extrêmement offensive. député LFI extrêmement offensif et je suis pas totalement sûr que ce poison lent qui se répand n'aura pas au bout du compte certaines conséquences même si c'est un petit peu tôt pour le dire.
Je pense que François Berot est attendu effectivement sur le budget 2026 dont on a parlé avant parce que ça c'est fondamental et que là il peut si jamais leur Éric Lambard c'est l'ancien patron de la Caisse des dépôts. Il a beaucoup d'expérience euh c'est un bon négociateur, il connaît bien les syndicats, c'est un ami personnel de Laurent Berger de Olivier Fort aussi qui est à la tête du PS et cetera. ils peuvent arriver peut-être à faire bouger les lignes sur cette cette déficit structurel de ce pays et si jamais ils arrivaient à faire ça, ça sera mis au bénéfice du gouvernement donc François Béo.
Donc je pense qu'il y a quelques fondamentaux de ce style là sur lesquels ils doivent avancer mais c'est vrai que la multiplication sincèrement mais la loi PLM, vous parlez d'immobilisme Yve, la loi PLM, c'est François Ber qui l'a voulu et on se demande bien pourquoi d'ailleurs, pour quelle raison à même pas un an des municipales, sincèrement euh celle-là pour celle-là il aurait pu s'en passer. Bon, il y a des mauvaises langues qui disent qu'il y a eu des arrangements sur des circonscriptions et des échanges. C'est une loi qui plaît pas trop trop au Sénat quand même.
Elle plaît pas au Sénat. Alors, je pensais que les LR allaient être assez offensif. On va voir.
Euh, ils sont divisés, hein. J'ai lu ce weekend, j'ai lu ce weekend que Gérard Larch était en train d'évoluer, peut-être de prendre en compte la situation municipale parce que effectivement, vous savez qu'il y a notamment quatre grands sénateurs réduits de Paris ou cinq, je sais plus, pardon. euh et leur avenir en dépend.
Donc c'est une loi qui n'est pas neutre et qui n'est pas favorable à tout le monde en fait. Elle est surtout favorable à Rashida Dati. Il y a une autre loi qui qui plaît pas trop au Sénat mais qui est en train d'avancer à l'assemblée, c'est la loi sur la fin de vie que François Bairou a décidé de de couper en deux.
Euh là, ça va être plus compliqué. Bah l'idée de François Verou, à mon avis, ce qu'il voulait que on que la la les soins sur les soins palliatifs, ça soit adopté. faire en sorte de laisser pourrir l'autre branche euh puisqueil à mon avis hostile sur la qui va mourir une partie qui a déjà été adopté sauf qu'il y a une partie qui a déjà été adoptée en commission.
Est-ce que du coup ça complique sa stratégie ? Bah oui parce que à mon avis c'est quelque chose qui pourra difficilement passer le câble du Sénat. Mais je trouve que moi je trouve que c'est bien d'avoir séparé les deux lois en deux quand même parce que avec les soins palliatifs, c'était sûr que ça allait passer comme une lettre à la poste parce que tout le monde est favorable au soliatif et là au moins les parlementaires, ils peuvent donner une vraie opinion sur un vrai sujet quand même qui est la DAC à mourir.
Donc la séparation, quel que soit le résultat était utile. Allez, on termine par euh l'actualité de ce matin et cette nouvelle escalade de tension entre la France et l'Algérie Alger qui demande à 12 agents de l'ambassade de France de quitter le pays. On va écouter la réaction du vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenusté ce matin.
Jean- Noël Barre peut aller s'aplatir toutes les semaines en Algérie, peut parler de ripost gradué. Bruno Retaillot peut faire des moulinets euh des bras. La l'Algérie nous mène par le bout du nez.
Boem sans sal emprisonné. Les EQTF ne sont toujours pas renvoyés et nous avons une augmentation du nombre de visas euh algérien de 91 %. Euh donc l'Algérie se moque de nous.
Est-ce que l'Algérie nous mène par le bout du nez comme dit ? Oui. Ben c'est un jeu qui est un jeu qu'elle pratique depuis maintenant euh près de 60 près de 65 ans.
Donc effectivement il nous mène par le bout du nez avec cette espèce de rente mémorielle qui lui sert de ressort. L'Algérie, c'est un pays compliqué. C'est un pays qui, il faut le savoir euh n'est pas un pays euh qui était pris qui a été pris en main par l'armée, mais depuis le Irak qui est le mouvement populaire qui a eu lieu au tournant des années 2000 2020, euh l'armée a repris le dessus et Teboun aujourd'hui, le président Teboun que je connais bien et est dans les mains de l'armée aujourd'hui.
C'estd c'est l'armée qui fait la pluie et le beau temps et c'est l'armée qui a peur de perdre son pouvoir parce que je peux vous dire une chose, c'est que l'opinion, il y a pas d'opinion publique en Algérie, mais que si cette opinion s'exprimait et bien il y aurait une révolution qui serait une révolution qui serait la poursuite du Irak. C'estàd qu'une ça serait il y aurait un mouvement car les dirigeants de l'Algérie sont très contesté dans leur propre pays. Et d'ailleurs les influenceurs là aujourd'hui dont on parle en France très souvent ce sont des influenceurs qui sont hostiles au régime actuel.
Mais est-ce que pour vous Jean Noël Barot il va réussir à à faire revenir l'Algérie sur sa décision ? Je je lui souhaite le meilleur Jean- Noëel Barreau évidemment mais je pense que ça ne peut se résoudre que au niveau et d'ailleurs on l'a vu au niveau de Emmanuel Macron et du président Teboun. Oui, c'est tout à fait exact.
Ce qu'il faut dire c'est qu'est-ce qui s'est passé en un mot ? En fait, il y a un agent consulaire algérien qui a été mis en examen et arrêté euh pour avoir pour être soupçonné d'avoir effectivement aidé un un influenceur algérien euh dans des euh malversations. Enfin bon, peu importe.
Euh c'est vrai que et du coup les Algériens sont furieux ets veulent rapatrier en France 12 12 personnes de chez nous de l'ambassade. Le sentiment global que ça donne c'est que quand même Emmanuel Macron et le président Teboun se sont parlé il y a quoi une semaine pendant un long coup de fil qui a duré un bon moment et le bras de fer continue en fait. C'est-à-dire qu'on a quand même l'impression que qu'on utilise la méthode forte comme Bruno Ratayot a voulu le faire, qu'on discute avec le président comme Emmanuel Macron l'a fait à la demande du président qui ne voulait plus parler à Rotaillot, qui voulait plus en entendre parler ou que Jean-Nol Barot aille dans une rencontre assez froide.
Il a pas été accueilli à bras grand ouvert. Tout ça n'est pas très utile et effectivement on voit pas trop l'issue merci à tous les deux. Vous restez avec nous en garne de la presse régionale ce matin. [Musique] Et Alex, on commence par une enquête sur la prostitution des mineurs.
C'est à la une de Cor ce matin. Ah oui, l'enquête qui lève le voile sur la prostitution des mineurs encore et qui est publiée dans un livre par la sociologue Marie Peretti Ni. interviewé dans ce cadre par le journal Corse Matin.
Elle explique la prostitution des mineurs en Corse se développe comme sur le reste du territoire national. Ces 5 dernières années, 16 mineurs entre 13 et 17 ans ont été identifiés dans des réseaux de prostitution en Corse, même proportion par exemple que dans le département des Alpes Maritimes. Sociologiquement, ces jeunes filles sont souvent issues de la protection de l'enfance, de placement en foyer, même si certaines viennent également de milieux sociaux privilégiés dans lesquels elles ont subi des violences intrafamiliales ou sexuelles.
La fin du HLM avis, c'est la une de la Provence. Oui, retour sur une euh proposition de loi, encore une déposée euh par Guillaume Cassbaran, l'ancien ministre du logement, pour euh durcir les conditions de maintien dans un logement euh social. Alors, ce texte devait être débattu à l'Assemblée nationale euh fin mars.
Il a été retiré pour être réécrit et mieux adopté euh par la suite par l'Assemblée. Et ce texte, il prévoit d'abaisser les seuils de revenus à partir desquels un bailleur de logement social peut demander à un locataire de quitter son logement. Un texte pour éviter, je cite et bien les HLM à vie pour des personnes qui auraient dépassé les seuils de revenus nécessaires.
Et ce texte en tout cas, il a enflammé le secteur du logement. Réaction du groupe Habitat, bailleur social dans la région sud-est. Je le cite, le vrai sujet reste malgré tout le manque de logement et non pas quelques locataires qui dépassent un plafond.
Dans la région sud-est, il y a 241000 demandeurs de logements sociaux et un logement attribué pour 12 demandes. À la une de Westfance, la visite médicale bientôt obligatoire pour les automobilistes. Oui.
Une proposition loi transpartisane qui prévoit d'imposer aux automobilistes un checkup en bon français, un contrôle médical, une visite qui devra avoir lieu tous les 15 ans voire même tous les 5 ans pour les plus de 70 ans et qui permettra le renouvellement ou l'obtention du permis de conduire. Alors, une centaine de députés de gauche du bloc central et DLR ont déjà signé le texte. La France est à la traî sur ce sujet en Europe, explique le député socialiste Arthur de la Porte.
Il y a des drames sur la route qui pourraient être évités. Et puis de son côté, l'association 40 millions d'automobilistes dénoncent une atteinte, une remise en cause du permis de conduire à vie. Allez, comme tous les lundis, on finit par du sport mais pas du foot.
Ah non, on change là. On va parler vélo à la une de la Voie du Nord et du courrier Picard. le triplé.
La 3è victoire d'affilé de Mathieu Van Derpool dans la mythique course Paris-Roubet. Le néerlandais petitfils de Raymond Poulidor, il faut à chaque fois le préciser, il s'est imposé sur les pavés du nord au terme d'une bataille titanesque face à ses rivaux le Slovè Tade Pogaatchar et le Danois Mats Spedersen. Et puis en rugby, Toulouse se qualifie en demi-finale de la coupe d'Europe face à Toulon.
Une victoire 2118, c'est à la une de la Dêche et de Varmatin. Merci beaucoup Alex. Merci.
Merci Valérie Locable, merci. Merci la une de du Figaro, l'automobile européenne en pleine tourmente. Bah oui, à cause de la transition énergétique premièrement et puis deuxièmement à cause de de Donald Trump qui veut évidemment taxer lourdement les l'industrie automobile européenne notamment allemande.
Merci. C'estàdire dans le Chigaro. Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
Merci à tous de nous avoir suivi à 18h. Vous avez rendez-vous avec Thomas Huc pour sens public et nous on se retrouve demain. Très bonne journée. [Musique]
Jean-noël Barrot