Déclaration conjointe du Président Emmanuel Macron et du Président allemand, Frank-Walter Steinmeier
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- 4:54InvitéFait
« le franco-allemand doit être le socle de la réponse à ces défis »
- 7:07InvitéFait
« être des acteurs essentiels dans l'intelligence artificielle, le quantique, les technologies vertes, le spatial et la défense »
- 9:39InvitéFait
« nous agissons de concert quand il s'agit de protéger l'Ukraine, de la défendre, de l'aider à se défendre »
- 18:18Invité politiqueFait
« il y a 36 ans quand notre pays a retrouvé son unité après la chute du mur »
- 19:19Invité politiqueFait
« une situation de l'économie mondiale avec un blocage des routes commerciales, une rupture des chaînes d'approvisionnement »
- 23:52Invité politiqueFait
« tu fais partie des Européens vraiment convaincus et qu'une Europe souveraine a toujours été un des moteurs de ton action »
Temps de parole
- Invité37 %
- Invité politique29 %
- ?28 %
- Emmanuel Macron5 %
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Gunther Krichbaum, ministre adjoint, chargée des affaires européennes, et madame Anke Rehlinger, plénipotentielle de la République fédérale d'Allemagne, chargée des affaires culturelles, ministre présidente de la SARP.
Mesdames et Messieurs, il y
a
suivi l'abonnement de
l
'Union européenne sur l'Union européenne
entre
la République de l'Union
européenne
et l'Union européenne
entre la République de l'Union européenne. Through
le ministre de l'Union européenne, le ministre de l'Union
européenne, de l'Union européenne,
la
femme
Anke Rehlinger, et le ministre de l'Union européenne, Jean-Noël Barraud.
Félicitations pour cette signature. Monsieur le président fédéral,
cher
Franck, Mesdames et Messieurs les ministres, Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs, à vos grades de qualité, Félicitations pour la signature qui aujourd'hui en effet vient d'être fait et qui renforce encore notre office franco-allemand de
la
jeunesse. Monsieur le président, c'est un immense honneur de vous accueillir,
votre
épouse et vous-même, avec votre délégation,
pour
cette visite d'Etat en France.
Il
y a deux ans, vous nous aviez fait l'honneur de nous accueillir
en
Allemagne pour la première visite d'Etat d'un président français depuis près de 24 ans.
Et
donc c'est un très grand plaisir de vous accueillir en retour.
Nous
le disions à l'instant, à la fin de la réunion que nous avons eue,
le
grand risque de la relation franco-allemande, c'est d'être habitué.
Parce
que les temps que nous vivons n'ont rien de temps ordinaire.
Et
nous voyons combien
nos
démocraties sont bousculées aujourd'hui par le doute,
par
aussi cette fragmentation, cette polarisation que nous vivons,
ce
que les réseaux sociaux d'ailleurs viennent accélérer dans nos sociétés,
par
le doute qui s'installe sur à la fois la capacité de nos démocraties à relever ces défis, tout à la fois le retour de la guerre en Europe, l'accélération de mutations technologiques qui changent nos vies,
les
dérèglements climatiques et ce qu'ils entraînent comme conséquences, et la transformation aussi de la géopolitique commerciale internationale. Tout ça vient percuter des certitudes qui pour beaucoup étaient établies depuis des décennies
et
sur lesquelles reposaient nos modèles économiques et politiques.
Je
crois au contraire que
le
franco-allemand doit être le socle de la réponse à ces défis.
Et
c'est exactement ce que nous avons voulu faire ces dernières années.
Et
je veux ici que chacun mesure la force qu'a la relation franco-allemande, une réconciliation que beaucoup jugeaient impossible et que d'ailleurs qui n'était jamais advenue avec cette intensité dans les siècles qui avaient précédé.
Et de
la rencontre de Reims au traité de l'Elysée jusqu'au traité de l'Aix-la-Chapelle en 2021, nous avons renforcé et consolidé l'intimité de notre relation. Nous l'avons renforcé entre nos gouvernements, nous l'avons renforcé entre nos landers et nos régions transfrontalières. Votre présence dit beaucoup de cela.
Nous
l'avons rendu plus concrète, nous l'avons rendu plus fréquente, nous l'avons rendu en quelque sorte inaltérable.
Et
derrière, c'est aussi la capacité de la France et de
l
'Allemagne ensemble à répondre à ces défis du moment.
Et
à ce titre, ce que nous avons su faire
au
dernier Conseil des ministres franco-allemands dit beaucoup aussi de l'Europe que nous voulons.
Nous
venons ensemble
de
bâtir une stratégie commune pour la protection commerciale de nos industries.
C
'est le fruit d'un très long travail que nous avions préparé. Nous venons de le rendre public et il va créer un entraînement
dans
notre Europe.
Et
donc, je veux ici dire qu'au fond, notre relation et votre présence aujourd'hui dit la force et l'intensité de cette relation. Et on va continuer de la consolider.
Pour
notre jeunesse, c'est tout le rôle de l'ophage, et nous y tenons combien. Pour consolider la défense de nos démocraties, c'est ce que nous faisons avec Arte, la plateforme que nous européanisons, ce que nous faisons aussi dans le rapprochement entre Le Chevéleux et France Média Monde.
C
'est ce que nous voulons faire en matière de coopération transfrontalière, je viens de le rappeler. C'est ce que nous voulons faire en matière de culture, en matière de coopération économique, etc.
Mais
derrière ça,
ce
en quoi nous croyons très profondément,
c
'est un pacte renouvelé
entre
l'Allemagne et la France, un pacte d'avenir
pour
bâtir justement une Europe plus libre, plus indépendante. Et ce pacte d'avenir repose sur notre capacité à, ensemble, innover,
être
des acteurs essentiels dans l'intelligence artificielle, le quantique, les technologies vertes, le spatial et la défense.
Et
cette ambition commune que nous allons porter
et
servir, c'est, je crois, celle qui doit permettre à nos deux pays
de
continuer à créer des emplois et offrir des perspectives à nos sociétés, de montrer que nous avons des solutions d'avenir dans la compétition internationale et de permettre à l'Europe d'avancer sur ces solutions. Beaucoup reprochent souvent
aux
Allemands, aux Français, de dire, au fond, quand vous avez réglé les choses entre vous, tout est dit et on devrait suivre. Ce n'est pas vrai. On a toujours montré ces dernières années que l'Europe se faisait à 27 et dans 27 capitales, notre Union européenne.
Mais
une chose est sûre, c'est que si
l
'Allemagne et la France n'avancent pas de concert, l'Europe n'avance pas du tout.
Et
nous sommes à la fois ce socle qui protège et ce socle qui peut impulser
et
qui ensuite est relayé, démultiplié par notre complicité.
Et
donc, je veux ici dire combien, pour moi, le dialogue renouvelé entre nous doit permettre tout à la fois de consolider nos politiques historiques, nos liens, permettre de renforcer nos démocraties, leur vitalité,
dans
un moment où le complotisme et le scepticisme l'emportent parfois,
et
doit permettre aussi de construire les solutions d'avenir pour nos économies et nos sociétés.
Et
sur tous ces domaines, nous allons redoubler d'efforts. Combien aussi,
cette
ambition commune que nous portons, et nos débats hier soir, ce matin l'ont montré, doit permettre à l'Europe d'avancer, mieux protéger
ses
acteurs économiques face aux actions inéquitables de certains compétiteurs,
mieux
investir, et ce sera tout le débat que nous allons justement avoir à bâtir ensemble en matière de perspectives financières pour notre Europe pour les années à venir, mieux investir dans notre agriculture, nos politiques de cohésion, mais aussi dans la compétitivité européenne, bâtir un socle de défense commun
qui
permettra de protéger notre continent,
et
savoir aussi embrasser une transition énergétique qui permet tout à la fois de répondre aux défis de la compétitivité, de la souveraineté et du climat.
Ce
sont aussi les défis contemporains qui nous lient que sont les guerres du moment.
Et
je veux ici saluer
votre
travail, votre engagement comme ministre des Affaires étrangères puis comme président quand l'Europe s'est trouvée attaquée par le retour des guerres.
Et
en effet, nous agissons de concert quand il s'agit
de
protéger l'Ukraine, de la défendre, de l'aider à se défendre, tant nous sommes conscients l'un et l'autre
qu
'il s'agit là de l'avant-poste de la sécurité européenne et que se joue là aussi en Ukraine l'avenir d'une architecture de sécurité européenne à laquelle nous oeuvrons ensemble.
Et
je me félicite que nous ayons su entamer aussi des dialogues nouveaux sur la dissuasion avancée, innover en la matière sur le plan stratégique.
Nous
avons beaucoup d'ambition en matière d'espace, en matière justement aussi d'épaulement de cette dissuasion avancée sur laquelle nous avançons ensemble.
Et
nous avons beaucoup d'ambition
ensemble
pour la sécurité de l'Europe
et
pour aider l'Ukraine à résister jusqu'au dernier quart d'heure
et
à pouvoir bâtir une paix solide et durable qui est la seule possible et souhaitable pour notre Europe.
C
'est aussi ensemble que nous prenons des positions communes pour avoir un monde plus sûr lorsqu'on parle du Proche et Moyen-Orient et également défendre les intérêts européens dans cette région quand il s'agit de notre énergie.
En
tout cas, M. le Président, cher Franck, je veux ici vous dire que
votre
visite d'Etat
est
très importante pour nous.
Elle
l'est à titre personnel parce qu'elle me permet de vous dire
l
'amitié et l'estime que nous vous portons.
Et
ça n'est pas rien, 10 ans, de compagnonnage.
Vous
avez été élu président de la République fédérale quelques mois avant aussi ma première élection et depuis 10 ans, nous cheminons côte à côte
et
nous avons connu quelques tempêtes.
Mais
ces tempêtes, nous les avons toujours affrontées
main
dans la main.
Vous
êtes aimé et estimé des Français et vous êtes un ami. Et votre présence aujourd'hui nous permet de vous le dire de manière directe. Et je veux aussi vous remercier pour tout ce que vous avez fait durant ces années, pour l'amitié entre nos deux pays,
pour
cette relation jamais
banale
entre l'Allemagne et la France et essentielle à nos yeux et tout ce que vous avez fait pour l'Europe.
Et
je veux aussi vous dire que
j
'ai la conviction
que
jusqu'à nos derniers quarts d'heure, l'un et l'autre,
nous
nous battrons avec la même énergie, le même enthousiasme, mais que nous portons aussi la même espérance
pour
nos pays,
pour
ce que l'Allemagne et la France ont à faire ensemble et pour notre Europe.
Je
suis convaincu que sur ce continent qui a connu tant de guerres et tant de guerres civiles et fratricides,
ce
que nous avons su bâtir ces dernières décennies est inaltérable et que notre responsabilité, elle se joue aussi
dans
les mois et les années qui viennent pour les décennies à venir,
c
'est de rendre cette paix
impossible
à rompre
et
c'est de permettre à nos deux pays
d
'être aux avant-postes
d
'une prospérité nouvelle, de démocratie revivifiée et d'une force redoublée. Et je sais que nous le ferons ensemble. Merci infiniment pour cette visite d'Etat et pour être là.
Monsieur
le Président de la République, cher Emmanuel, cher ami,
merci
beaucoup pour ta chaleureuse invitation.
La
première visite d'Etat d'Allemagne en France depuis 13 ans, c'est un
grand
honneur.
Ce n
'est
pas à vous
de nous dire merci, c'est à nous de vous
remercier pour cette
chaleureuse invitation
que vous nous avez
fait parler à Berlin, en Allemagne. Et vous l
'avez dit, l'Allemagne et
la
France sont liées désormais par
une amitié très profonde qui
revêtent
une importance vitale ou, comme vous l'avez dit,
une importance essentielle et non seulement pour nos deux pays, mais pour toute l'Europe.
Voilà pourquoi il
ne faudrait pas avoir
peur d'entendre quelques voix critiques concernant cette coopération parce que d
'aucuns
pensent
que l'Allemagne et la France domineraient trop l'Europe. Mais l'expérience a montré que sans la coopération, entre la France et l'Allemagne, l'Europe ne
s
'en porte pas mieux. Au contraire,
et dans ces temps
difficiles, on ne peut pas se
permettre ce
luxe.
Et
je suis heureux d
'être née dans un
temps
qui m'a
permis de vivre comment la
France et l'Allemagne
se sont créés des
liens
indissociables
tels
que les liens
entre
les deux
ventricules de nos cœurs.
Et
comme tu l'as dit, Emmanuel, on ne peut concevoir un pays sans
l'autre. Et devant
la toile de fond de notre histoire
commune, cela n
'est pas une évidence.
Et
je voudrais également
rebondir
sur tes
remarques sur
notre coopération.
Ce
n'est pas
vraiment, ça n'arrive pas souvent que
pendant de
nombreuses années, une
décennie et demie, d'avoir une relation de travail aussi
étroite, des relations de travail où il y a aussi des
divergences de vue entre l
'Allemagne et la France, ça a toujours été présent, mais que nous avons toujours su gérer de façon à faire grandir une amitié tout au long de ces 15 dernières
années. Et d
'après tes
remarques, cette
visite
d'État
a pour moi aussi un
air de nostalgie.
Nous nous sommes rencontrés
dans des temps où,
pour les deux, ce n'était pas
encore
envisageable
qu'à un moment,
on aura
notre service
à
faire
au palais de l'Elysée
ou
au
palais de la présidence en Allemagne. Toi, à l'époque, tu étais sur les premiers jalons de la politique. Moi, je me trouvais dans l'opposition, même pas au gouvernement. Et ce
n'était que beaucoup plus tard, cinq ans plus
tard,
nous sommes devenus les présidents respectifs de nos pays.
Et
notre coopération
était tellement
étroite
que
c'était presque
au même moment que nous avons assumé nos fonctions. Et l'année prochaine, ce sera presque
au
moment que
nous allons
donc finir nos mandats. Et
je
dois te dire, Emmanuel, devant cette toile de France, c'est quand même un
cadeau
d'adieu tout à fait particulière que
tu me fais, que tu nous fais. Ce n'est pas
tout
une évidence, mais
c
'est quelque chose qui me fait vraiment plaisir que pour
clore
mon mandat, tu m'as encore une fois invité à
faire une
visite d'État pour me donner aussi l'occasion de
dresser
un bilan
conjoint
de
ces années de coopération
que nous avons passées
ensemble. Mais
tu l'as dit aussi que c'est une
visite, une visite
d'État,
aussi un peu une
visite d'adieu,
mais une visite dans des temps vraiment, vraiment
difficiles.
Les changements
géopolitiques
entraînent des défis qui ne sont
pas faciles à relever. Et
ils
ont également fait revenir
la guerre en Europe,
la
guerre
de la Russie
contre l'Ukraine.
Tu l'as déjà dit dans tes
propos. Dans
nos deux
pays,
nous
avons à constater une polarisation des sociétés avec la montée en
puissance des marges des extrêmes, ce qui ne rend pas plus facile l'action du gouvernement puisque la communication
sur la politique
a changé et
se passe
notamment dans les
réseaux
sociaux. Il y a quelques jours, j'ai prononcé
un discours lors de la journée
de l'unité allemande et j'ai rappelé un moment de bonheur dans l'histoire de l'Allemagne il y a 36 ans quand notre pays a retrouvé son unité après la
chute du
mur.
Et
je sais que tout cela
n'aurait pas été possible sans le courage des citoyens, des citoyennes de l'ex-RDA.
Mais
la réunification n'aurait pas été
possible
non
plus sans le soutien de nos amis et voisins.
Et
jusqu'au jour d'aujourd'hui, nous sommes très reconnaissants à la France pour ce soutien.
Il
est aussi vrai
que ces
moments de bonheur
ne
durent pas trop
longtemps parce qu'il y a la réalité, parfois la réalité amère de l'actualité, devient oppressante.
Il
y a aussi
une situation de l'économie mondiale avec un blocage des routes commerciales,
une rupture des chaînes d'approvisionnement
qui
nous causent des difficultés en tant que
nation exportatrice qui pèsent
lourd sur nos
taux de croissance. Et
tu sais comme moi que cette
crise de croissance ne saura être surmontée si tout reste sans changer. En même temps,
il faut des
réformes
dans une situation politique aussi polarisée qui sont d'autant plus difficiles. Voilà pourquoi
la possibilité
de faire une visite, de dire quelques mots, c'est
également l'occasion
de dire en tant
qu'amis, en tant
que
voisins, il faut qu'on se dise aussi les uns aux autres. ne permettant
pas que les autres
nous critiquent ou
par le mal de nous ou de l'Europe, nous avons laissé dire et nous
un passé difficile
où nombreux étaient ceux qui
n'étaient
pas optimistes qu'on pouvait
surmonter
ce passé, qu
'il y aurait un partenariat, voire une
amitié. Et je crois que c'est
une obligation pour
notre génération d
'aujourd'hui et celle qui va nous succéder dont en fonction c
'est une
obligation donc de
savoir
gérer ces défis
tels que
l'ont fait ceux qui ont assumé ces responsabilités
avant nous. La
question que tu m'as posée hier soir,
cher Emmanuel, quel est donc le regard
que portent les
Allemands sur la France ? C
'est assez
facile
à
répondre. Ce n'est pas seulement
avec du
respect que les Allemands regardent la France, c'est de l'affection,
c
'est
voire de l'amour.
Et
donc l'importance
de
la France et
de
cette
amitié franco-allemande,
ça
se voit également
dans la délégation qui
m
'accompagne, donc des ministres du gouvernement fédéral, trois ministres présidents, des lenders transfrontaliers.
Il
y a des acteurs de l'économie,
des écrivains,
des
artistes
qui
m'ont
accompagné
tous depuis Berlin pour ne pas parler, bien sûr,
des millions de touristes
qui,
bien sûr, viennent chaque année ici
en France.
Tout
cela a
preuve du
fait que la France
a un
grand respect,
une grande estime chez nous en Allemagne. Il y a aussi, bien sûr, des programmes qui
font une visite d'Etat et je vous suis très reconnaissant, monsieur le président de la République, que
cette situation
changée de la sécurité
de
la
menace a également eu
son impact sur notre
programme parce que demain, à Bordeaux,
on va
visiter des
entreprises franco-allemandes du secteur
du spatial,
des
technologies d'avenir
pour vraiment élever l'Europe, si vous voulez
bien, dans de nouvelles sphères.
On
vient de signer un
nouvel accord cadre
sur l
'Office
franco-allemand pour la jeunesse,
donc le
socle pour de nouvelles
générations
qui devront façonner l'avenir
dans
notre amitié franco
-allemand, tel
que l'ont fait d'autres dans les années et les décennies avant.
Et troisièmement, la question de la
sécurité va être très
importante. On va parler de comment on peut
renforcer
et donner de la souveraineté à l'Europe dans
ces temps difficiles. Et à Bordeaux,
on va
découvrir un peu l'épicentre technologique
de la dissuasion nucléaire française.
Et
bien sûr, on a beaucoup parlé de l'Europe. Hier
soir, on vient d'en parler également dans la
réunion élargie
avec nos délégations. et je te le dis très
sérieusement, cher Emmanuel, il
n'y a pas d'Européens
convaincus
qui naissent tous les jours.
Et je suis très
heureux et je te dis un temps calmant que depuis
le premier jour que tu as
assumé
tes factions avec tes premiers grands discours sur l'Europe, nous savons que
toi, tu fais partie
des Européens
vraiment convaincus et qu'une
Europe souveraine
a
toujours été un des moteurs de ton action.
Et
je t'en suis très reconnaissant. Il est
d'autant plus important
que
dans ces temps
où il y a aussi des élections en Allemagne, on vient d'en avoir, dont on parle beaucoup ici et dans le monde entier, il est d'autant plus important pour moi également de te rassurer et toi et nos voisins français.
Aussi nous, les Allemands, nous allons rester
de bons Européens
avec tous les changements
économiques, politiques,
également en matière de politique de sécurité. L
'Allemagne, c'est ma conviction,
jusqu
'à mon
dernier jour dans mes fractions et au-delà,
l'Allemagne ne pourra
réussir qu
'en étant une Allemagne
européenne, étroitement
intégrée dans l'Union européenne.
C
'est comme ça aujourd'hui et
cela restera comme
cela à l'avenir également. Cher
Emmanuel, hier,
avant de mon départ de Berlin,
j
'ai donné
une
petite
interview
aux journalistes allemands qui m
'ont accompagné et je leur ai dit ce que nous
allons faire ces trois jours
à venir, c'est une visite, une visite
d'État dans les temps difficiles, mais exactement
pour cela, à cause de cela,
ça devrait être une visite
d'encouragement,
un encouragement, si
vous me
permettez,
pour
l
'âme franco-allemande, un encouragement que malgré
tous les défis du présent,
que
nous travaillons
à
l'avenir
commun,
européen, toi,
tu le feras,
moi, si
je peux, je vais également y faire ma contribution et cette passion pour l
'amitié franco-allemande
et
pour l'avenir de notre Europe commune, on va la transmettre à d'autres. Merci beaucoup. Merci.
Emmanuel Macron