Narcotrafic : pour Jean-Pierre Colombies, les prisons de haute sécurité ne «résoudront rien»
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 10 %
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il y a deux façons de vous répondre. Une façon un peu euh qui serait un peu dans le même esprit que celui du ministre en vous disant "C'est formidable, on fait des choses terribles, on va enfin mettre le paquet." Et puis il y a peut-être une façon quand même plus honnête et plus je dirais plus factuelle de vous répondre que ça ne résoudra strictement rien pour plusieurs raisons.
D'abord parce que je crois que les détenus, quoi où qu'ils soit, ont toujours des droits, ils ont toujours des avocats, ils ont toujours un droit de visite. Alors à moins qu'on ait modifié la loi ou la constitution, je ne crois pas que ce soit le cas. Ils ont malgré tout la possibilité de communiquer avec l'extérieur et ça on y peut rien.
C'est comme ça ça s'appelle la loi qu'on aime ou qu'on aime pas ou alors il faut la modifier et puis on parle de plus en plus je sais pas ça a échappé à personne. Il y a des craqueux dans la rue aussi. Peut-être que ces ces millions d'euros dont on nous parle aurait peut-être dû être consacré, de mon point de vue, à la création de de sites d'accueil qu'on aurait pu alimenter d'ailleurs en modifiant peut-être les textes de loi là encore sur l'exemple des hach des hospitalisations d'office, c'est-à-dire forcé pour une raison simple, c'est penser aussi aux citoyens.
Là, on nous annonce avec beaucoup de grandes beaucoup de coups de menton, l'incarcération nouvelle, l'arrivée prochaine de 20 détenus. 20 détenus. Mais on parle de quoi là ?
Le narcotrafic sur l'ensemble du territoire, ça représente des dizaines des centaines de points de deal avec un narcotrafic qui a explosé, qui s'est atomisé. Il y a pas de de Kamora, il y a pas de Endrangeta, il y a pas Caustre en France. Non, par contre, il y a des unités atomiques quelque part qui se sont qui se sont délocalisées sur l'ensemble du territoire.
Vous avez du narcotrafic partout, Valence, Bordeaux, Nant, enfin bref, on pourrait citer la moitié des villes de France. Tout simplement parce que ça c'est mon point de vue, c'est ce que j'essaie d'expliquer, de défendre comme comme théorie, en tout cas comme tactique, c'est de prendre beaucoup plus de recul que d'avoir la focale uniquement sur ce que dit le ministre de la justice, ex ministre de l'intérieur qui d'ailleurs se dédoigne particulièrement de façon un peu maladroite de mon point de vue, c'est le moins qu'on puisse dire, sur son ancien ministère, mais tout simplement de d'envisager le problème de la toxicomanie dans sa globalité. Si il y a beaucoup de ventes de stupéfiant, et bien vous me l'accorderez qu'il y a beaucoup de demandes.
Or nous sommes et c'est pas moi qui le dit des des rapports de la commission de euh de de la cour des comptes mais même en fait les gens qui sont à peu près, je dirais qui prennent plus de recul que des déclarations politiques à l'emporte-pièce vous disent la même chose. C'est-à-dire que nous avons un système global sociologique à créer une société anxiogène qui est très en demande de produits anxiolitiques, toxicomaniaque, cannabis et produits dérivés et autres. Donc si vous voulez lutter efficacement contre le trafic, c'est pas simplement en ouvrant des quartiers de nouveaux QHS d'une certaine manière parce que c'est un peu ça qu'on réinvente he c'est de nouveaux QHS XXL quelque part.
Il aime bien le XXL Géraldo Darmana. Rappelez-vous ces opérations XXL qui ont fait mourir de rire la plupart des trafiquants de drogue de de la cité fossienne que je connais bien, j'ai travaillé 15 ans et notamment à la brigade des stupes. Donc si vous voulez, il s'adapte, il c'est une entreprise, c'est des businessman les les dire ça ça les dissuade pas, ça les inquiète pas de voir que on va dire ce qu'on nous présente comme les plus dangereux parce que c'est ça aussi don dont il s'agit, ça répond aussi à à l'évasion de de Mohamed Amra qui a voilà malheureusement qu' dit à la meurtre de deux agents péniten ça c'est les têtes d'affiches. doit pas échapper qu'il y a eu quelques règlements de compte dans certaines cités où les tueurs étaient des gamins de 15 ans et on les classe pas dans la catégorie des caill de très très haut niveau.
C'est cette atomisation de la criminalité dont je parle. C'estd que vous n'avez plus de gros caïes qui tiennent les villes comme on a connu à Marseille et ailleurs. Vous aviez les empas, vous aviez les Belges, vous aviez Benamram de mémoire qui tenait les quartiers.
Or c'est des gamins là, c'est des gosses. C'est des gosses mais parce que ça s'est éclaté. La demande s'est éclatée, elle s'est répandue et tant qu'on aura, je dirais cette vision binaire du bien, du mal, les méchants consommateurs qui sont souvent des gens euh, fortunés, mais ça c'est c'est c'est pour les médias, c'est pour l'opinion publique.
Ce discours, ça tient pas la route. Une seconde, toutes les couches de la société consomment et elle consomme ce qui est le moins cher à porortter de main et qui répond à leurs besoins. C'est du donnant donnant, c'est du business.
Les dealers s'adaptent à la demande. Est-ce qu'au bar disait si demain le cours de la banane est à hauteur du du de la cocaïne, je vendrai des bananes. On on C'est ça.
Et eux les dealers sur le territoire sur notre territoire qui ne sont pas des producteurs puisque le cannabis vient d'Afrique du Nord, l'héroïne vient de l'Asie Sud-Est du du du la plaine de la B aussi parfois a été fabriqué en en masse là-bas. L'Amérique du Sud, la cocaine, enfin bref, je vais pas vous faire un cours sur la géopolitique mais on vous on boit vos paroles parce que vous savez de quoi vous parlez. des stupéfiants, eux sont des inter sont des commerçants.
C'est l'épicier du coin qui reçoit une matière première qui lui est amenée par les goface ou par ce que vous voulez et et ils revendent. Ils ont affaire à leur petite main leur détaillant si vous préférez. Mais vous savez cette situation a été dénoncée il y a longtemps.
J'ai commencé en 85 dans les dans la brigade des stupes au quai des orfèves 1985. J'ai rencontré quoi qui des anciens flics qui avaient connu le pavau qui était importé d'Asie du Sud-Est. parce que nous produisions du pau des pain d'opium.
J'ai rencontré en 90 dans les années 90 à Marseille les anciens qui avaient travaillé sur la French. Ça veut dire quoi ? Ça veut pas dire que on était les meilleurs.
Ça veut juste dire qu'il y a toujours eu des trafics que ces trafics ont évolué dans l'histoire du monde notamment depuis le 19e siècle avec la guerre de l'opium où on a fait la guerre à la Chine pour pouvoir importer de l'opium. Donc c'est un produit financier la CAM et c'est aussi parfois et souvent un produit d'équilibre géopolitique. Alors quand on dit ça, ça fait hurler mais c'est juste une réalité.
Vous avez des pays qui tiennent parce que la c mais vous
Gérald Darmanin