Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMBUSINESS· 7 juillet 2026 28 min

Google investit dans les réacteurs nucléaires européens - 07/07

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Invité

Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.

0:05
Présentateur

20h02, le retour de Tech & Co, la quotidienne. On commente l'actu tech de ce mardi avec ce soir sur le plateau Philippe Devost, stratégique advisor chez Joel Capital, président de Filéo, c'est cofondateur de Wanadu. On rajoutera la prochaine fois ta nouvelle fonction, mon cher Philippe. À tes côtés, Frédéric Simotel, journaliste à BFM Business, et Clément David, président de Théodaux Cloud. Je vous propose maintenant de parler de Google, qui investit dans des petits réacteurs nucléaires européens. Et c'est le municoie Proxima Fusion qui a pu lever plus de 400 millions d'euros grâce au capitaux du géant américain et de l'énergéticien allemand RWE.

Le spécialiste de la fusion nucléaire est devenu un espoir pour l'hyperscaleur de façon alimentée et forcément ses data centers. Astre et Olivier nous expliquent tout ça. Cette levée de fonds de Proxima Fusion devrait permettre de construire un premier prototype de fusion nucléaire au début des années 2030. Au lieu de scinder deux atomes, la fusion reproduit la réaction qui alimente le soleil. L'énergie obtenue est décarbonée, abondante, sans déchets nucléaires, parfaite pour répondre aux besoins des data centers et de l'IA. Avec les petits réacteurs nucléaires, il n'y a plus de délai de raccordement au réseau électrique. Une multitude davantage bien cernée par les hyperscalers comme Google.

La start-up allemande désormais valorisée à près de 3 milliards de dollars vient s'ajouter à la longue liste des investissements du géant américain en matière de SMR. Mais c'est la première fois que Google mise sur une entreprise européenne. Des capitaux bienvenus car la concurrence est importante sur ce marché. Aux Etats-Unis, Sam Altman et Microsoft investissent eux aussi, à coups de centaines de millions de dollars, dans des concurrents de Proxima Fusion. Voilà, donc reportage signé, je le disais, Astré-Olivier, sur cette volonté de la part de Google d'investir dans ces petits réacteurs nucléaires européens.

On le voit aujourd'hui, le premier moteur de tous ces géants de la tech, c'est l'énergie, Philippe. Donc forcément, il faut investir. Et pas qu'aux Etats-Unis, on le voit aussi en Europe.

2:20
Invité

Mais oui, c'est ce qu'avait repris Arthur Mensch lors de son audition il y a quelques semaines sur… Transformer l'électron. Voilà, l'IA, c'est l'énergie, c'est des électrons transformés en token. On voit que l'appétit et les investissements absolument démentiels, je pense qu'on ne mesure pas la vague d'investissement qui est en cours. En termes de volume ou de comparaison, c'est colossal. Bon, ils cherchent à s'approvisionner en énergie partout où ils le peuvent, y compris en Europe, ce qui n'est pas une mauvaise idée. Moi, ce que je trouve intéressant, c'est qu'en Europe aujourd'hui, il y a manifestement deux pays qui tirent leur épingle du jeu.

Il y a deux manières d'extraire de l'énergie de l'atome. Là, on a parlé de fusion. La fusion, ça n'est pas encore opérationnel. C'est compliqué parce que ça suppose de pouvoir maintenir, c'est pour ça qu'ils font une espèce de donut tordu. Ça nécessite de pouvoir maintenir un plasma, c'est-à-dire une soupe à très, très, très, très haute température, dans des conditions de pression incroyables, de la confiner pour que la réaction de fusion puisse s'enclencher avec des rendements et des dégagements d'énergie qui sont phénoménaux. Donc ça, c'est le soleil. C'est le soleil, voilà.

Donc là, ce qu'ils sont en train de faire, c'est de faire des épisoleils qu'on peut mettre dans ces caves histoire de réduire la facture et que tous les copropriétaires soient contents. Donc ça, c'est très bien. Là où je trouve que ça pose question, c'est que les champions de la fusion, aujourd'hui en Europe, sont des Allemands qui ont débranché le nucléaire il y a dix ans. Et les champions de la fission, c'est-à-dire la désintégration du noyau de l'atome, c'est plus connu, c'est tous nos réacteurs, tout notre parc du réacteur nucléaire. Les champions de la fission aujourd'hui en Europe sont les Danois. Danois, puissance nucléaire, comme on le sait, industrie gigantesque, comme on le sait.

Et les Français sont jusqu'ici assez absents du débat, sauf quand il s'agit d'évoquer les retards des EPR, etc. Mais c'est intéressant de voir que ce sujet mobilise des entreprises privées, sachant qu'en plus, Proxima, elle est sortie du Max Planck Institute il y a trois ans. Donc c'est vraiment une start-up qui s'est attaquée à des sujets très difficiles. C'est de la deep tech, pour le coup. Et là, je prends ma casquette de France Deep Tech. C'est de la deep tech pure et dure, c'est de la science. C'est de la science très dure. Sur le temps long, en plus. Sur le temps long, mais avec des horizons de faisabilité.

On parle du courant des années 2030, alors que la grande blague, pendant longtemps, c'était que la fusion, c'est dans 50 ans, en glissant. Voilà, ils disent que c'est dans 2035. Oui, mais pendant l'année, on s'est annoncée la fusion pour 50 ans après, le jour où l'annonce était faite. Et puis là, on était sur 2050, et là, on vient de gagner 20 ans. Enfin, on gagne 20 ans, et sachant qu'ils ne sont pas les seuls. Il y a comme au Noël Fusion, aux États-Unis, chez qui Google a réservé de la capacité aussi. Donc ils financent.

Alors, cela étant intéressant dans le reportage qui a été montré, c'est que personne ne connaît, si je ne me trompe pas, le montant exact de l'investissement de Google aux côtés de la région Bavière. Enfin, il y a tout un dispositif public-privé qui a été monté, qui est conditionné à de l'apport de capitaux privés, donc avec un vrai effet de levier du privé. Mais voilà, le... Enfin, oui, pardon. Non, non, mais je trouve que c'est très intéressant, comme ce sont des géographies auxquelles on ne s'attend pas. Et dans des domaines qui, jusque-là, étaient encore... Enfin, la fusion, on n'en reparle que depuis deux ans.

Et la fusion, pour ceux des téléspectateurs et des auditeurs qui nous écoutent, la fusion, c'est propre.

6:11
Présentateur

Ce qu'il y a quand même de savoureux dans cette histoire, c'est qu'il y a dix ans, l'Allemagne voulait sortir du nucléaire. Et là, maintenant, Google a laissé dans une startup allemande... Non, non, non, mais bien sûr. Comme nous, d'ailleurs, aussi. Alors, de manière aussi moins importante. Mais voilà, d'un coup, le nucléaire revient sur le devant de la scène, quoi.

6:29
Invité

Mais ce qu'il faut voir aussi dans ce rapprochement, enfin, ce rapprochement de ces co-investissements Google et l'Allemagne de l'énergie, RWE, c'est à la fois que Google veut sa décarbonation, ils cherchent de l'énergie, comme les autres. Microsoft a relancé des tranches de centrales nucléaires aux États-Unis, etc. Mais Google, il vise aussi un marché, parce que ce marché de l'énergie, c'est aussi un marché. Je regarde les chiffres, 10 milliards de dollars d'ici 2050. Et Google se dit, tiens, si on devient bon là-dedans... Peut-être qu'on pourra vendre l'électricité. Peut-être un peu une source de revenus aussi. Et ça, je trouve que c'est aussi un aspect...

Il ne faut pas voir qu'ils visent juste pour sécuriser leur approvisionnement. Ils se disent, tiens, plus tard, peut-être qu'on sera aussi des énergéticiens. Et c'est ce qu'on est en train de se dire. J'étais à un débat l'autre jour avec Isabelle Cocher, ancienne patronne d'Engie, qui le disait. Peut-être que les géants de l'infrastructure de demain, ce ne seront plus les géants numériques, ce seront les géants des infrastructures énergétiques. Et je pense que des gens comme Google commencent à se positionner aussi, parce qu'ils imaginent aussi ce futur plausible.

7:35
Présentateur

Oui, Google qui est partout. Ils ont leurs infrastructures télécom. Je rappelle qu'ils ont leurs câbles sous-marins à eux. Leur infrastructure télécom, ils sont en train de créer leur infrastructure énergétique.

7:47
Invité

Et maîtriser ces infrastructures énergétiques. Clément ? En fait, c'est la continuité de ce qu'on a vu avec les débats sur les centrales nucléaires. En fait, moi, ce qui me touche dans cette histoire, je ne suis pas très surpris. Ils vont capter un maximum de capacités de production partout où ils peuvent, et ils vont le faire eux-mêmes, parce que comme ça, ils vont sécuriser de A à Z la chaîne d'approvisionnement. Ils ne dépendront pas de quiconque. Exactement. Et on l'a vu chez Microsoft, on l'a vu chez AWS. En plus, c'est de l'énergie décarbonée. On sait que ça fait toujours bien de pouvoir dire que ton énergie pour les data centers, elle est décarbonée. Bon.

Donc en fait, la continuité est assez simple. Moi, il y a deux questions qui se posent pour moi. La première, c'est que je suis un peu mal à l'aise avec le fait que... Tu vois, le deal public-privé, très bien, etc. Je suis un peu mal à l'aise avec le fait que les Américains commencent, des entités américaines qui sont quasiment aussi importantes que des pays, tu vois, en termes d'argent, tu parlais d'infrastructures, tout, commencent à développer ces compétences-là chez nous. Je considère que l'Allemagne, ça reste chez moi parce que c'est l'Europe, parce que machin.

Dans une démarche de réflexion autour de la souveraineté, je trouve que c'est un pas qui est franchi, qui est relativement inquiétant, parce que jusqu'à présent, on vit dans un paradigme où une centrale nucléaire, elle est en France, elle est française. Étrange. Alors là, ils soutiennent le développement R&D. On ne sait pas encore de quoi l'avenir sera fait d'un point de vue juridique, d'un point de vue possession. Tu veux dire qu'ils s'attaquent quand même à une...

9:11
Présentateur

Comment dirais-je ? À une ressource hyper souveraine qui est l'électricité, finalement.

9:17
Invité

Le nucléaire, c'est que tu vas faire un sondage dans la rue, tu dis aux gens qu'est-ce qui doit être souverain en premier comme type d'entreprise, ils vont te dire les centrales nucléaires. Donc, en fait, ils s'attaquent. Je ne sais pas, on ne sait pas comment ils vont structurer le deal. N'empêche que j'ai un malaise, déjà. C'est un truc évident pour moi qui s'effrite en tout cas un petit peu. Le deuxième, si tu parlais d'Arthur Mensch, il disait... Oui, en effet, il faut sécuriser un maximum la source énergie.

Ils diraient surtout, faites attention, parce que les Américains, ils vont venir profiter de notre énergie pas chère et décarbonée pour nous revendre après les tokens, mais qui seront passés par les modèles qui vont les transformer en un truc à plus haute valeur ajoutée pour nous les revendre plus chers. Et c'est un peu comme si les gens récoltaient nos patates à un centime l'unité, les transformer aux États-Unis en boîte de purée à 2 euros, et te revendaient, ou en frites, et te revendaient la boîte de purée dix fois plus chère. Manifestement, c'est... L'oracle a parlé. Et puis, moi, je rajoute un petit truc et je vais faire un lien avec une news qu'on a commentée hier qui était Waymo.

Les voitures Waymo, elles se rechargent en électricité, qui nous dit que Google ne va pas se commencer à mettre un peu ses bandes de recharge un peu partout et faire un peu comme Tesla, développer son propre réseau pour ses Waymo et tout ça. Oui, il pense à tout ça, ses data centers, les centres de calcul d'IA, et ça. Et puis, derrière, et l'autre partie d'énergie, on la revendra à d'autres. Et ça, sur cette logique d'intégration verticale, c'est fascinant parce que c'est sous nos yeux depuis des dizaines d'années.

La maîtrise progressive de toute la stack, on y reviendra peut-être d'ailleurs sur le sujet suivant parce qu'on est à nouveau sur une question de je m'intègre verticalement, je fais mes propres puces jusqu'à un certain point. Ils sont tous en train de faire ça. Nous, on est encore sur des modèles extrêmement en couche avec au centre la partie la plus puissante de toutes les grandes organisations qui s'appelle la direction des achats et qui gère des empilements et des millefeuilles de sous-traitance. Et on voit que le modèle est questionné.

Maintenant, pour mettre une petite lueur d'espoir quand même, moi je suis très marqué par ce qui est en train de se passer sur ces sujets d'énergie parce que ce qui est annoncé là montre qu'on se rapproche du jour où nous allons pouvoir produire en abondance, voire en surabondance, une énergie décarbonée très peu chère. Et quand vous avez résolu la question de l'énergie, vous avez résolu la question de la pauvreté, vous avez résolu la question de l'alimentation, vous avez résolu toutes les autres grandes questions qui aujourd'hui limitent le développement d'un certain nombre de pays ou le développement d'un certain nombre de personnes.

11:55
Présentateur

Il faudra qu'on revienne sur ce sujet, évidemment.

11:58
Invité

Oui, juste un dernier mot, la levée de millions, c'est 400 millions d'euros. Ce n'est pas non plus... Non. Pas de 400 milliards. Non, non, non, c'est clair. Il y a ça aussi. Surtout quand on... Oui, mais Google, le risque est mesuré. Ils avaient dépensé 2 milliards et demi pour acheter les robots Boston Dynamics. Le risque est mesuré par rapport à l'apport que ça peut...

12:20
Présentateur

Quand on sait qu'une centrale nucléaire, c'est plusieurs dizaines de milliards.

12:23
Invité

En tout cas, dans sa conception actuelle, parce que là, il y a aussi tout un sujet, mais il faudrait qu'on fasse une émission là-dessus, sur les small and medium reactors, sur les deux filières, il y a la filière EPR qu'on connaît, mais il y a une filière à sel fondue qui est extrêmement intéressante à explorer. La seule raison pour laquelle c'est la filière EPR qui aujourd'hui domine dans le monde, c'est que lorsque les États-Unis, dans les années 60, ont dû faire des coupes budgétaires et ont dû choisir entre leurs deux programmes de recherche, ils ont choisi l'EPR. Pourquoi ? Parce que les produits dérivés, à la sortie de l'EPR, c'est le plutonium, avec lequel on peut faire des bombes.

12:57
Présentateur

Allez, je débranche la prise de la centrale nucléaire, parce qu'il ne nous reste même pas un petit quart d'heure pour évoquer vos coups de cœur et coups de gueule, parce que vous avez chacun... Alors, un coup de cœur et un coup de gueule. Je pense qu'en 13 minutes, on va vraiment galérer pour arriver à rentrer tout ça. Ce que je vous propose, c'est que malgré tout, vous en choisissez un. On va commencer par toi, Philippe. Coup de cœur ou coup de gueule, tu choisis celui que tu veux. On peut mentionner l'autre qu'on avait sans argumenter ? Juste en disant... Si tu veux, oui. Mais il ne faut pas que ça ouvre un débat, parce qu'on n'aura pas le temps. Dis-le lui à lui.

13:32
Invité

Peut-être que tu vas commencer. Son coup de gueule, c'était sur moi, je suis sûr.

13:37
Présentateur

Philippe, parce que tu avais un sujet, c'était la RoboCup. Oui. Donc à Imcheon, c'était en Corée du Sud, mais tu voulais aussi évoquer, ça c'était ton coup de gueule, tout ce qui touche à l'IPTV, etc.

13:52
Invité

C'est-à-dire qu'on voit aujourd'hui des ayants droit qui commencent à demander à débrancher carrément tout Internet pour protéger leurs droits. Voilà.

14:02
Présentateur

Juste le contexte, l'IPTV, ces boîtiers qui vampirisent aujourd'hui les droits sportifs, les droits cinéma, les droits télé, etc. Pour quelques dizaines d'euros par an, vous avez toutes les offres pour vous.

14:15
Invité

9 millions en France, 34 millions en Europe. Voilà. Pas de TVA. Et si vous rapportez ça à la valeur des championnats, vous comprenez qu'il y a un vrai sujet mais auquel personne n'arrive à s'attaquer proprement. Ça fait un an que tu en parles. Oui, ça fait un an que j'en... Il y a fait une intervention brillante dans l'after foot que j'avais écoutée.

14:35
Présentateur

Oui, c'est vrai. Parce que c'est un sujet, évidemment... Et ça n'a toujours pas bougé. ...qui touche notamment la retransmission des droits sportifs.

14:41
Invité

Ça bouge, mais pas forcément au bon endroit et pour des raisons qu'on n'a pas le temps de... Non, mais moi, je voulais parler de mon coup de cœur quand même parce qu'on va rester positif. Moi, je suis fasciné par ce qui se passe dans le monde de la robotique et de la robotique humanoïde. J'avais adoré le semi-marathon de Pékin et le fait d'engager des coureurs dedans. Je trouve que cette idée de... La RoboCup, ce n'est pas nouveau, ça existe depuis longtemps, mais on voit que ça monte en puissance. Et je trouve que donner à voir ce dont sont capables ou pas, parce qu'il y a un côté parfois pitoyable dans la manière dont les robots se cassent la figue, etc.

Mais donner à voir ce qu'on peut faire aujourd'hui en faisant s'affronter ces machines, ça donne une dimension qui est très ludique. Ça permet de préparer les esprits à ce qui arrivera sans doute un jour quand nous serons vieux et que nous aurons besoin d'être assistés et qu'on sera très content qu'il y ait des machines qui soient capables de faire des choses à nos côtés parce qu'on n'aura pas tous la chance d'avoir des enfants auprès de nous. Je trouve que la démarche est intéressante. Je trouve également que la démarche de mise en scène et le soft power, la dimension géopolitique.

Le grand gagnant du semi-marathon de Pékin, c'est la ville de Pékin parce qu'ils ont organisé une partie de la course pour des robots. Le grand gagnant de la RoboCup, c'est les universités qui continuent à gagner devant tout le monde. Et moi, je refais, puisque la grande boucle a commencé, je me dis que ça aurait vraiment de la gueule, mais vraiment de la gueule si l'année prochaine, il y avait une étape du Tour de France qui soit réservée, dans laquelle le Tour de France lance un défi en disant, bon, faire courir un robot pendant 22 kilomètres, c'est déjà pas mal. Maintenant, est-ce que vous êtes capable de le mettre sur un vélo ?

Parce que là, subitement, les sujets d'équilibre et de stress sont assez... Donc pour moi, ce serait une très bonne prochaine étape pour mesurer la capacité des robots. Mais bon, il faudrait que le Tour de France...

16:31
Présentateur

Vous parlez de ça aux organisateurs du Tour de France ?

16:34
Invité

Mais tu les fais en contre-la-monde, tu les fais courir tout seuls, tu les mets pas dans le peloton, surtout pas. Mais voilà. Donc ça, pour moi, c'est un... Voilà, je trouve ça génial. Et donc, c'est mon coup de cœur. Bon, en dehors de Frédéric, de François et de... Moi, je serais prêt à soutenir cette initiative, je crois. Oh là là là ! Le Tour de France, c'est super. Comme si c'était fait.

16:53
Présentateur

Cette fraternité entre débriefeurs, moi, ça m'émeut.

16:56
Invité

Non, mais calme du Tour de France. Finalement, c'est... Oui, il faut qu'on mette un robot sur un vélo. Ce serait rigolo. Moi, j'adore. On a eu plein de start-up qui ont essayé de faire des vélos. Marc Simoncini, si tu nous écoutes. Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas mettre un robot ? Jean-Louis Consenza, est-ce que tu nous écoutes ?

17:11
Présentateur

C'est vrai que ça a moins de sens d'avoir un robot sur un vélo, si tu veux. Autant un robot qui marche,

17:18
Invité

qui court. Mais dans l'image, l'image que ça pourrait donner, Pékin a donné son image. Là, nous, l'image de la France dans le sport s'appelle... Non, mais d'accord, mais on est d'accord, ça n'a pas...

17:25
Présentateur

La maîtrise qu'il faut

17:26
Invité

pour tenir en équilibre... Oui, bien sûr.

17:28
Présentateur

Mais ça, parce que tu parles en tant qu'ingénieur, mais pour le grand public, ça n'a aucun sens de faire pédaler les robots. Mais ça n'avait aucun sens,

17:36
Invité

a priori, de voir une espèce de machine clodiquée

17:38
Présentateur

et pourtant, elle fait 20 de kilomètres. Parce que tu te dis, elle peut avoir l'autonomie et la possibilité technique, mécanique, de courir ou de marcher pendant des dizaines de kilomètres. Ça a un sens, parce qu'on sait que demain, peut-être que ces robots le feront à la maison. Mais un robot qui, sur un vélo, je ne vois pas trop le truc. Mais bon.

17:56
Invité

Pour moi, tu as l'environnement, la maîtrise, l'équilibre, la capacité de ne pas fondre.

18:02
Présentateur

Et on met juste un bridou dedans et c'est réglé. Exactement. Non, je ne pouvais pas. Je crois que c'est Cochonou. Ah peut-être, excusez-moi. J'ai trébuché juste avant l'arrivée. Clément. Mon coup de cœur,

18:16
Invité

c'est Franck Ferrand autour de France. Écoute, mon coup de cœur, ce n'est pas celui que je voudrais expliquer, mais c'était pour AmiLabs. Oui. Côté Yann Lequin. La boîte de Yann Lequin. Parce que voilà, c'est un mec qui va... Il veut révolutionner l'IA. Il va au bout de ses idées, il n'était pas content, on ne lui filait pas les moyens de ce qu'il voulait. Il fait son propre truc, il le fait à Paris. L'honnêteté intellectuelle de la démarche me plaît bien. Bon, voilà, parenthèse refermée. Non, mon coup de cœur. Après, il faut qu'il y arrive. Mais bon, ça, c'est un autre débat. Non, mais il a été assez transparent. Il a dit, les mecs, je ne vous prouviens pas qu'on va sortir un truc.

Moi, j'adore. L'ingénieur, c'est... Comme Philippe. Les coups de gueule. Non, mon coup de gueule, c'est qu'on va le faire tous les ans jusqu'à ce qu'Apple ait une stratégie IA compréhensible. C'est-à-dire que ça y est, on est donc à la fin de la saison 2025-2026. Je ne suis toujours pas capable d'expliquer ce qu'est Apple Intelligence. Mon royaume pour la personne qui sera capable de me l'expliquer. On a des modèles in-house, on-device. Mais t'inquiète pour les tâches complexes si il y a de chat GPT. Mais en fait, pour Siri, on galère un peu, mais ce sera Gemini. Il n'y a pas de souci.

On a un narratif sur Privacy First des données qui fait que, vous ne t'inquiétez pas, on ne minera jamais sur vos données. Et puis ensuite, la personne à qui on confie Gemini, c'est les gens de Google dont on dit depuis des années, attention, eux, ils font très très mal. C'est pour ça qu'on est les gentils. Je suis désespéré. C'est des réactions dans l'urgence. Je ne comprends rien. Écoute, moi, j'ai fini par commencer à le faire tout seul. C'est très très bricolé, ce n'est pas bon. Mais ça commence à marcher.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si tu as une machine un peu puissante et avec les modèles de langage qui tournent en local, tu commences à pouvoir faire des choses pour donner le contexte. Mais t'imagines que, c'est génial ce que tu dis, parce que l'image d'Apple, c'est tellement accessible, c'est tellement bien foutu, c'est tellement simple que n'importe qui peut s'en servir et le fera avec une expérience utilisateur irréprochable. Et là, tu me dis, moi, ingénieur spécialiste des télécoms, super smart, super machin, j'arrive à peu près à faire un truc. T'imagines, c'est l'exact inverse de la promesse Apple.

Sauf que la promesse Apple jusqu'ici, elle s'est traduite essentiellement par le fait de me résumer des e-mails dont je n'ai pas besoin et de me proposer des trucs qui ne m'intéressent pas. Sauf, alors que le truc qui m'intéresse moi, c'est que je me lève le matin, c'est sur quoi dois-je focaliser mon attention ? On attendait Jarvis et pour l'instant, on a un truc qui dit, bien sûr, je peux mettre un minuteur de 6 minutes parce que, j'allais dire, les oeufs à la coque, je ne sais pas si c'est 6 minutes. Non, mais Siri est un minuteur. Non, mais c'est terrible.

20:52
Présentateur

Non, mais Siri y arrive. Alors, on ne sait pas quand est-ce qu'il arrivera en Europe, mais en théorie, on aura la future génération. J'imagine, ça fait 3 ans

21:00
Invité

qu'on aurait dû avoir un chat GPT-like, je m'en fiche, mais intégré à Siri et qu'on peut discuter, c'est fou.

21:06
Présentateur

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi parce que je me dis que finalement, aujourd'hui sur l'iPhone, tu as chat GPT, tu as cloud, tu peux poser des questions à ton téléphone via chat GPT. Est-ce que c'est dans le rôle d'Apple visiblement d'avoir cette brique-là ? En fait, c'était leur volonté. Oui, non, mais d'accord. L'échec reste là. On a vu qu'ils se sont plantés, mais est-ce que vraiment, c'est important qu'ils ne soient pas présents sur l'IA ? Je ne suis pas certain.

21:29
Invité

En fait, ce n'est pas important s'ils ont une stratégie globale où ils disent en fait, ce n'est pas notre vision, on n'y va pas. La vérité, c'est qu'ils ont investi des milliards et ils se sont plantés stratégie après la stratégie depuis 3 ans. Donc, ça dit quelque chose peut-être moins sur notre utilisation que sur la boîte.

21:42
Présentateur

Peut-être. Frédéric Simotel, ton coup de cœur. Vous voulez nous parler de Samsung ?

21:47
Invité

Oui, exactement. Je voulais faire un petit teasing, mais bon, c'est assez manqué. Ah, il t'a pété ton annon. Oh, pardon, excuse-moi. Non, je voulais dire, je suis un acteur asiatique. Oh là là, en plus, il voulait nous faire un petit coup de mise. C'est trop chou. Je fais tourner le monde tech sans finalement... Question pour un champion, s'il croit. Je fais tourner le monde. J'ai fait Question pour un champion. Pardon ? Il y a une très vieille vidéo de moi avec des cheveux. Oh non, non, non. Dans une superbe chemise parme où j'ai fait Question pour un champion. Non, c'est pas possible. Avec Julien Lepers, c'est tout ? Avec Julien Lepers, c'est vrai.

22:19
Présentateur

Incroyable !

22:19
Invité

T'avais des cheveux, en plus ? J'avais des cheveux. Bref, je ne veux pas foirer le... Non, mais la prochaine fois,

22:24
Présentateur

il faut qu'on diffuse ça. Écoute, tu peux autrement. Un jour. En te présentant, tu vois. Un jour, pour mon jubilé, on mettra 5 secondes. Prénom président de Theodo Cloud et joueur dans Question pour un champion, tu vois. C'est extraordinaire. Ancien joueur. J'ai perdu assez vite. Ah, ça, c'est un détail.

22:39
Invité

Pardon, je suis loue. Une entreprise qui fait tourner le monde tech sans que personne ne s'en rende compte. Moi, je trouve que c'est Samsung. Ils sont, je regarde, leader mondial des semi-conducteurs, leader des écrans, acteur majeur des smartphones, machine à cache ultra résiliente. C'est ça qui m'a fait réagir. Ils viennent d'annoncer leurs bénéfices du deuxième trimestre. On est à entre 54 et 58 milliards de dollars. Un bénéfice pour quelqu'un qui fait des machines, des écrans, tout ça, des semi-conducteurs. En fait, ils fournissent tous les constructeurs, tous les fabricants d'électronique. Ils ont une diversification intelligente. Ils sont plutôt résilients face aux crises.

Ils ont un moteur d'innovation assez discret, mais assez révolutionnaire. Ils ont su gérer la crise avec un peu l'intelligence. On sait qu'il y a quelques semaines, tout le monde, chez eux, voulait se mettre en grève. Ils ne bénéficiaient pas assez des dividendes. Après, c'est une entreprise très... Ils étaient au pied du mur. Ils étaient obligés quand même. Après, c'est une entreprise très proche du gouvernement coréen qui a été poussée, comme ces grands conglomérats. Mais moi, je trouve que c'est un peu mon coup de cœur. C'est vraiment ce qui m'a enclenché. C'est le deuxième trimestre avec ces 58 milliards ou 55 milliards.

Enfin, je ne sais pas si je me trompe de quelques milliards à ce niveau-là. Oui, fois 19. Oui, fois 19 de bénéfices. Et je me dis... C'est vrai, c'est la boîte quand on te parle. On te parle des grands Américains. On te parle des Chinois. On te parle des Huawei, etc. Des TSMC, des NVIDIA. Et puis, il y a un Samsung qui se profile tranquillement. Et donc, voilà. Moi, c'est mon coup de cœur de cette saison. Alors, ton coup de gueule, Fred ? Mon coup de gueule,

24:11
Présentateur

ce sont tous les... Alors, très rapidement, il a droit. Non, mais... Alors, attendez. Non, mais... On a eu quand même un petit bout de l'IPTV de Philippe. Toi, tu nous as parlé de ton coup de cœur et ton coup de gueule. Ton coup de gueule aussi.

24:25
Invité

Moi, très rapidement, mon coup de gueule, c'est les dépenses massives. 4 800 milliards de dollars investis entre 2026 et 2030. Enfin, tout ce qui va arriver avec les Oracle, les Apple et tout ça. Et mon coup de gueule, c'est tout cet argent investi massivement, toute cette communication pour entendre aujourd'hui des entreprises qui se questionnent sur la rentabilité de la course au calcul pour entendre un petit signal faible qui est tout le monde... Finalement, est-ce que tout le monde va vraiment gagner dans l'IA ? Et je trouve qu'à là, on est en train un peu de décrédibiliser toutes les transformations que l'IA va apporter. Ça ne va pas venir aussi vite qu'on l'imagine.

On ne passe pas d'un assistant... de créer un assistant robot à un modèle moteur argentique aussi vite. Mais je trouve que ça... Bon, nous, on en est... Tu es en colère contre les investissements ou contre le pessimisme ? Non, je suis en colère contre le fait qu'ils communiquent autant sur tous ces investissements, ce qui pousse ces investissements. Je suis un peu en colère contre eux d'y aller avec tant de milliards parce que du coup, tu as l'impression que quand AmiLabs l'avait un milliard, on dit à quoi ça sert.

Moi, je m'en suis même venu l'autre jour à me dire mais finalement, avec la canicule, qu'est-ce qu'on va mettre de l'argent dans Mistral alors que l'argent, on ferait mieux de le mettre dans les climatiseurs, dans les hôpitaux et dans les écoles ? Non mais tu vois, à te dire, est-ce que ça vaut le coup de mettre de l'argent en attendant ? Parce que tu es un peu dégoûté. Quand tu vois les autres qui mettent des antennes de milliards et surtout derrière que tout cet investissement, tu as des entreprises qui se posent la question parce que les promesses qu'ils invoquent, elles ne sont pas forcément au rendez-vous parce que c'est beaucoup plus complexe qu'on ne le croit.

Et voilà, mon coup de gueule, c'est de dire ça. Alors, on en est un peu aussi les... pas les victimes mais les instigateurs parce que nous tous les soirs on dit vous vous rendez compte ils mettent 500 milliards et tout ça et on trouve ça super. Mais je trouve que là, il y a un moment on doit dire voilà, l'argent c'est bien, mettre des milliards parce que c'est des technologies du futur.

Mais je leur en veux un peu de autant communiquer dessus, de jouer autant la surenchère pour des résultats qui tardent et qu'à force on risque un jour de dire tout ça pour ça, écoutez, moi je vais continuer alors que ça va quand même on le sait ça va transformer 10 secondes je pense que c'est parce qu'on s'est habitué à la magie on s'est habitué au moment magique de Tchad GPT et on a envie que tout arrive tout de suite on est comme des gamins face à l'IA donc on a envie que tout arrive tout de suite et il est où mon goûter et l'idée qu'il faille construire un truc qu'il faille poser des parpaings qu'il faille raccorder l'électricité etc.

et que donc c'est pas parce que Musk est capable de te déployer un data center en 3 mois que tout le monde sait le faire déjà il faudrait 3 mois c'est le temps pour envoyer son serfa pour le permis de construire donc on est tous très très pressés et on a perdu les horizons de temps et quand tu rajoutes ça à ça le fait que les milliards on parle de milliers de milliards là c'est des chiffres qui veulent plus rien dire pour personne donc pour moi c'est assez normal allez on arrête là

27:03
Présentateur

merci beaucoup Clément bonnes vacances c'était un plaisir on se retrouve à la rentrée on se retrouve à Bodrum évidemment forcément

27:09
Invité

parce que tu invites tout le monde le plateau en tout cas Léa ça vaut pas pour toi oh là là non mais attends je peux pas inviter la terre entière j'invite ceux qui sont là tu vas la croiser dans un instant

27:17
Présentateur

c'était très très peu stratégique de ma part non non non c'est vrai vraiment Clément David président de Théodoclad merci aussi à Philippe Devost stratégique advisor chez Jol Capital président de Phileos et cofondateur de Wanadu mon Fred Ademar bien sûr le coup de coeur c'est quand même de se retrouver ici tous les soirs c'est bien

27:36
Invité

voilà merci François pour ça

27:37
Présentateur

ne l'oublions pas voilà du consensus mais de rien de rien