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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 23 septembre 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Discours de Trump à l'ONU : "Le sujet migratoire est le premier des sujets" (Gauthier Le Bret)

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Bonsoir à vous.

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Écoutez ce qu'a dit Donald Trump.

  • 1:31OuverteRéponse partielle

    Revenons au sujet de fond de l'immigration que dénonce Donald Trump.

  • 3:46OuverteRéponse partielle

    Parce qu'il y a aussi un sous-texte économique, évidemment.

  • 7:13OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a des hommes politiques, hommes ou femmes politiques, qui sont des vrais libéraux, aujourd'hui en France, dans notre pays ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45InvitéFait
    « L'ONU ne contribue pas à résoudre les problèmes et souvent, à vrai dire, l'ONU crée de nouveaux problèmes que nous devons ensuite résoudre. »
  • 0:53InvitéFait
    « Le problème des migrations non contrôlées. C'est hors de contrôle. »
  • 1:10InvitéChiffre
    « En 2024, quelques 350 millions de dollars ont été apportés par l'ONU pour permettre à des centaines de milliers de migrants de se rendre aux États-Unis. »
  • 1:40InvitéFait
    « Il y a un risque de disparition de l'Europe si elle ne contrôle pas ses frontières et qu'elle ne contrôle pas l'immigration. »
  • 2:26InvitéChiffre
    « Emmanuel Macron promettait aux camarades Louis Dragnel d'atteindre 100% des OQTF, on n'est même pas à 10%. »
  • 3:31InvitéFait
    « Cette loi est censurée par le Conseil constitutionnel. »
  • 4:43PrésentateurFait
    « Il dit, ça va détruire, ça va conduire à la mort de l'Europe de l'Ouest. »
  • 5:06InvitéChiffre
    « Taxe sur les très riches, sur 2% des patrimoines des très riches. »
  • 5:31InvitéFait
    « En France, on a un modèle économique qui n'est pas libéral. Mais qui est socialiste. »
  • 8:19InvitéFait
    « Défendre le libéralisme, c'est mal parce que libéralisme égale capitalisme. »

Temps de parole

  • Présentateur48 %
  • Invité25 %
  • Présentateur 217 %
  • Invité 29 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

18h20 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1 en été rejoint par Marc Fiorentino, économiste. Bonsoir à vous. Bonsoir. On va écouter Donald Trump parce que c'est vrai que le discours qu'il a prononcé il y a quelques instants à l'Assemblée Générale des Nations Unies, à la tribune de l'ONU en tout cas, a remué un tout petit peu l'Assemblée qui était là avec tous les pays qui hier applaudissaient Emmanuel Macron. Ce n'est pas exactement la même tonalité avec Donald Trump. Vraiment gros coup de semence contre l'ONU notamment, contre l'immigration qui détruit nos pays.

a-t-il dit, et puis aussi il a dit qu'il ne servait à rien de reconnaître un État de Palestine tant que tous les otages israéliens n'étaient pas libérés. On va peut-être se focaliser sur ce qu'il a dit sur l'ONU et ce lien entre l'ONU et l'immigration. Écoutez ce qu'a dit Donald Trump.

0:45
Invité

L'ONU ne contribue pas à résoudre les problèmes et souvent, à vrai dire, l'ONU crée de nouveaux problèmes que nous devons ensuite résoudre. À titre d'exemple, le principal dossier politique, le problème des migrations non contrôlées. C'est hors de contrôle. Vos pays sont en train d'être détruits. L'ONU finance des attaques qui visent les pays occidentaux, qui visent leurs frontières. En 2024, quelques 350 millions de dollars ont été apportés par l'ONU pour permettre à des centaines de milliers de migrants de se rendre aux États-Unis. Vous vous rendez compte ? L'ONU aide ces migrants à se rendre illégalement aux États-Unis. Et ensuite, nous devons les chasser.

1:31
Présentateur

Voilà. Là, il parlait de l'ONU par rapport aux États-Unis. Il a dit la même chose que ça finance, Gauthier Lebrecht. Le moyen finance des migrants qui veulent entrer dans nos pays.

1:40
Invité

Au-delà de ces attaques contre les Nations Unies, il dit surtout qu'il y a un risque de disparition de l'Europe si elle ne contrôle pas ses frontières et qu'elle ne contrôle pas l'immigration. On a souvent eu ce débat. Quel est le premier sujet ? Est-ce que c'est le pouvoir d'achat ou est-ce que c'est le sujet migratoire et identitaire ? Et on voit à la veille d'une nouvelle élection européenne, évidemment, qu'il y a des problèmes gigantesques de pouvoir d'achat dans le pays. On voit avec les crises sociales et les manifestations qui se sont déroulées encore la semaine dernière.

Mais le sujet identitaire, le sujet migratoire est peut-être le premier des sujets parce que de nombreux autres en découlent. Le sujet sécuritaire. Et ce soir, je vous conseille de regarder le long format qu'on va diffuser sur les OQTF et ce fiasco français. À 21h. Puisqu'Emmanuel Macron promettait aux camarades Louis Dragnel d'atteindre 100% des OQTF, on n'est même pas à 10%. Donc c'est un fiasco gigantesque. Et vous allez voir à quel point on est dans un processus kafkaïen. On ne peut pas en sortir puisqu'on a créé nous-mêmes des barrières aux expulsions des personnes sous OQTF. Et là, je parle de ceux qui ont été pris en flagrant délit de délinquance au minimum.

Et on ne peut pas les expulser alors qu'ils ont commis des actes de délinquance sur notre sol. Donc on est prisonnier de garde-fous que nous avons nous-mêmes créé. Je ne parle même pas du Conseil constitutionnel. Avec la douleur de la maman de Philippine qui était hier chez Christine Kelly. Vous savez ce qu'elle avait fait ? Elle a acheté cinq lisses. Elle est allée poser les cinq lisses sur la tombe de sa fille Philippine. Et elle lui a dit, Philippine, ça c'est les cinq vies que tu as sauvées en sacrifiant la tienne. Puisque désormais, il y a une loi portée par Olivier Marlex et Bruno Rotaillot qui va allonger la durée en CRA, centre de rétention administratif pour les clandestins.

Et cet homme a été libéré à la fin d'un délai beaucoup trop court. Et beaucoup trop court par rapport aux normes européennes. Eh bien cette loi est censurée par le Conseil constitutionnel. Donc à l'heure où on se parle, on ne peut quasiment rien faire, rien changer si on ne modifie pas la Constitution et si on ne fait pas sauter un certain nombre de garde-fous qui nous empêchent d'agir et d'expulser ceux qui doivent être expulsés.

3:46
Présentateur

Marc Florentino, revenons au sujet de fond de l'immigration que dénonce Donald Trump. Parce qu'il y a aussi un sous-texte économique, évidemment. Il dit, ça va détruire, ça va conduire à la mort de l'Europe de l'Ouest. Et il dit, vous avez le droit de maîtriser vos frontières. Ce sont vos contribuables qui ont fabriqué cette nation. Vous entendez ce discours-là ? Alors je l'entends, c'est un discours qui a un avantage, c'est qu'il est sans filtre. Moi j'ai été très frappé, je l'ai écouté de bout en bout, parce que je me suis dit, c'est un exercice auquel on n'a pas l'habitude d'assister. Donc il faut souligner qu'il a cité l'immigration et il a cité l'écologie.

Il considère que finalement, on a fait des choix qui sont des choix de modèles, qui sont des choix qui font qu'en fait, on va bien au-delà de, j'ai envie de dire, on va au-delà du problème de l'immigration, on va au-delà du problème de l'écologie. On est dans un choix de société. Et ce qu'il est en train d'expliquer à l'Europe, à tort ou à raison, c'est que vous avez fait un choix en matière d'écologie, en matière d'administration, et en ce qui me concerne d'un point de vue économique, parce que ce qui m'a frappé, c'est aussi son discours économique.

C'est-à-dire, et ça boucle avec ce qu'on entend sur Zuckman, ce qu'on entend du côté du Medef, c'est-à-dire qu'on voit très bien qu'il y a un combat de modèles, et il y a même un combat auquel on assiste, et moi je suis content d'être là parce que je voudrais tirer la sonnette d'alarme, c'est-à-dire qu'on a un combat idéologique, économique. Zuckman, ce n'est pas simplement un truc qui nous amuse, dont on dira c'est un économiste, n'importe quoi. Taxe sur les très riches, sur 2% des patrimoines des très riches. Non, écoutez, ce n'est pas trop grave, puisque finalement ça va toucher que les très riches, pourquoi pas, en fait, c'est plutôt une bonne idée.

En fait, ce qu'on ne voit pas derrière, c'est qu'il y a un vrai combat idéologique qui est en train de se mener, où on a d'un côté le libéralisme, et de l'autre côté une forme de socialisme extrêmement abouti. C'est-à-dire que ce que j'essaye d'expliquer, c'est qu'en France, on a un modèle économique qui n'est pas libéral. Mais qui est socialiste. Il y a un modèle économique qui est socialiste, presque idéaliste. C'est-à-dire que moi, je m'amuse toujours en me disant que dirait un Karl Marx, en arrivant ici, on lui expliquerait tout ce qu'on fait aujourd'hui pour tout le monde. Il se dirait, mais c'est... Non, vous me racontez des craques, ce n'est pas possible, ça n'est pas arrivé.

Donc, ce que je pense, c'est que là où il faut tirer la sonnette d'alarme, et moi, je suis totalement en phase avec toutes les initiatives, et elles sont insuffisantes, qui sont prises par les patrons et par le BDF, c'est qu'on est dans un combat de fond. Moi, je pense, et c'est un peu triste, je pense qu'il est en partie perdu. Ça ne peut pas dire qu'on ne va pas continuer à se battre, nous les entrepreneurs, nous les dirigeants d'entreprises, mais aujourd'hui, on est dans un combat où on a d'un côté, un peu comme dans tous les domaines que vous traitez au quotidien, le bien et le mal. Le mal, c'est le capitalisme, et le bien, c'est le socialisme.

Le libéralisme, on est dans un combat qui est un combat à mort. Il faut le dire, on n'est pas juste dans la taxation, excusez-moi, d'un système. On n'est pas juste dans, on va taxer les plus riches et puis les patrons vieux. C'est plus que ça pour vous, Marc Fiorentino. Bernard Arnault va crier, et puis on se dit, bon, chacun est dans son rôle. Moi, je pense que même nous, qui combattons la taxe Zuckmann, il faut sortir de notre rôle. Même nous, les gens qui sont liés à l'économie, il faut arrêter de dire, ah, mais finalement, ça produira moins, il y a des gens qui vont partir à Milan. On s'en fout qu'il y ait des gens qui partent à Milan, ce n'est pas le sujet.

Le sujet, c'est qu'on est dans un combat de fond, où on essaye de détruire ce qui reste de libéralisme dans le pays, de liberté d'entreprise. C'est un vrai combat, il faut respecter les gens qu'on a en face de nous. Ils mènent un combat qui est un combat à visage découvert, et nous, on répond avec des jets d'eau. Et ce n'est pas du tout sur ce terrain qu'on doit se poser. Est-ce qu'il y a des hommes politiques, hommes ou femmes politiques, qui sont des vrais libéraux, aujourd'hui en France, dans notre pays ? Marc Furentino. Il y a eu aujourd'hui un événement fantastique à la Défense. Il y avait le big de la BPI. C'est quoi ? C'est une grande rencontre d'entrepreneurs.

Il y avait une effervescence, il y avait une volonté d'entreprise, il y avait une envie d'avoir envie. Et donc, vous étiez là-dedans et vous vous disiez, tiens, je suis ailleurs. Et vous sortez de là, et vous avez, pour répondre à votre question, je pense, malheureusement, à gauche comme à droite, je vais être un peu dur, une déconnexion totale de la réalité économique. Bon, on a eu quand même un Bruno Le Maire qui venait du camp de droite, qui a fait un travail juste lamentable. J'ai appris qu'après un an, il sortait du silence. Il faudrait qu'il y retourne. Parce que franchement, après... Il n'est pas là pour se défendre. Comment ? Il n'est pas là pour se défendre sur ce plateau.

Non, non, c'est pour ça que... On parlerait de plus grand, sinon. Mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, il y a probablement un problème de... Il y a à la fois un problème de connaissance, ça, ce n'est pas grave parce qu'on peut apprendre. Mais surtout, il y a un problème où on n'ose pas défendre le libéralisme parce que défendre le libéralisme, c'est mal parce que libéralisme égale capitalisme. Mais on vous l'apprend à l'école que c'est mal. L'entreprise, c'est mal et que le capitalisme... C'est pour ça que je dis que c'est un combat idéologique.