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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 mars 2026 13 min

Philippe Juvin, député LR, est l'invité de la matinale de Franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Philippe Juventin. Bonjour. On va entrer dans le détail des résultats et des alliances.

Mais d'abord d'un mot, dimanche soir, les Républicains sont arrivés en tête dans 133 villes de plus de 3500 habitants. Comment est-ce que vous qualifiez ce premier tour ? Alors pour les républicains, c'est un succès, mais traditionnellement nous tout le monde dit ça.

Oui. Oui. Non mais bien sûr et je suis toujours énervé un peu comme vous.

Je trouve que tout le monde dit "J'ai gagné, j'ai gagné." Mais objectivement, les Républicains ont connu des succès qui font que ils sont une force locale. Nous nous nous dirigeons la majorité des villes en France.

C'est ça qu'il faut avoir en tête. Ça n'enlève rien au grand débat de notre poids national qui est un autre sujet. Mais objectivement, oui, c'est un succès.

Les municipales sont globalement un succès pour les républicains. Bruno Rotaillo s'était fixé un un objectif, conserver ses bastions et en concurrre de nouveau. Alors, je vais regarder un peu ville par ville.

Ça c'est très serré à Paris hein. Les résultats de Rachi Adati au au premier tour sont décevants. Qu'est-ce qui n'a pas pris dans cette campagne ?

Euh écoutez, d'abord il y a un sujet. Les républicains sont présents dans majorité des villes en France à l'exception globalement des grandes villes. Et ça c'est et votre plus grosse ville, vous m'arrêtez si je me trompe, c'est Nî qui n'a que 150000 habitants.

Elle s'est déchirée au premier tour la droite avant de fusionner. Mais il y a un petit risque dimanche, il y a d'autres grandes villes par il y a Boulog Billancour dans les Hautes Ses qui est une très grande ville qu'on qu'on va garder même si on sera au second tour mais on va la garder. Donc il il en reste toutefois que c'est vrai et ça ça doit être une réflexion que nous devons avoir nous à droite et au centre, c'est que les métropoles, pour faire simple, nous sommes affaiblis dans les métropoles.

Pourquoi ? probablement parce que il y a une population qui a des aspirations particulières auxquelles nous ne sommes pas capables de répondre et il faut avoir une réflexion spécifique sur ça veut dire quoi précisément bah par exemple il est très clair que les populations métropolitaines ont des préoccupations assez spécifiques sur la question des transports sur le développement durable sur le réchauffement climatique et ça c'est probablement le point faible des parties droite et du centre alors pour Rachid Adati il y a une forme de page blanche qui s'ouvre pour le second tour il y a eu le désistement de Sarah Knafo et la fusion avec la liste du candidat Horizon Renaissance Pierrive Bournael. Mais Pierre Bournael, il a pas voulu figurer sur la liste.

Est-ce que c'est pas une manière de dire aux électeurs ben ne votez pas à Chidati ? Non non, je ne crois pas non. Je crois que Bronazelle s'était présenté pour être maire de Paris.

Il a vu, il a compris qu'il ne serait pas maire de Paris. Donc il il laisse, il passe la main et il a fait tout à fait correctement en en proposant à Rashida Dati une alliance. Donc je pense que Rachidati est en position de gagner à condition qu'il y a une bonne mobilisation.

La vraie question qui se pose aujourd'hui désormais aux Parisiens, c'est de savoir s'ils veulent continuer avec l'ancienne équipe, s'ils sont satisfaits de la gestion actuelle avec la dette que vous connaissez particulièrement, pardon de parler de de questions budgétaires mais c'est fondamental ou s'ils veulent tenter désormais une nouvelle expérience avec une droite plus traditionnelle. Je je pense que c'est le moment pour Paris de de changer d'époque. Quand vous entendez Jordan Bardella appeler à voter Rachid Adati, quand vous voyez Sarah Knafo s'effacer pour elle, est-ce que ça ne place pas Rachid Adati de fait comme la candidate de l'extrême droite ?

Mais non, enfin vous savez très bien que tout ça est faux. L'extrême droite s'est présenté systématiquement contre les républicains partout partout. Voilà.

Alors pour pour des alliés putatifs don que vous suggérez, c'était pas vraiment une une vraie preuve une vraie preuve. Non, nous av nous n'avons pas d'alliance. Voilà, il y a pas d'alliance LR RN nulle part.

Enfin, il y a un ou deux exemples de de gars qui dans leur coin on fait on fait un peu de tambouille à Reince et à Bri contre ces deux villes. Voilà, à Bri contre Ouert effectivement, il y a il y a des alliances mais qui ne comptent pas au plan national. C'est pas il y a 36000 communes en France.

Donc il y a pas d'alliance LR RN et il y a eu du RN partout contre les LR. Moi-même j'ai été élu au premier tour donc on peut en parler maintenant puisqu'il y a plus de campagne. J'avais un candidat ren voilà dans une ville de 30000 habitants.

Donc non il y a pas d'alliance. On est très loin de l'alliance entre le PS et LFI qui là pour le coup devient la règle et c'est ça qui est assez surprenant. Ça vous a choqué ?

Ben en fait oui parce que le PS avait dit non jamais d'alliance avec le la LI et on et en fait on s'aperçoit que globalement la règle c'est qu'ils font alliance. L'exception c'est quand ils ne font pas alliance. Quand Catherine Trottman à Strasbourg dit "Moi, je veux pas d'alliance avec elle filles".

Tout le monde la regarde en disant c'est extraordinaire. Elle a été exclue du Parti socialiste parce qu'elle a fait alliance avec un candidat horizon avec un candidat centriste. D'ailleurs, on se demande pourquoi le candidat centriste n'a pas fait alliance avec le candidat LR.

Ça, j'avoue que c'est un mystère pour moi. Je trouve que c'est un coup de canif dans l'alliance du bloc central entre LR, les Macronistes, Horizon et l'UDI. Euh, on a un petit sujet là-dessus mais globalement euh malheureusement la règle, il faut que les gens le comprennent. il y a une gauche de la honte et le Parti socialiste sous sous désert je de Saint Nitouche en fait a fait alliance avec la LI façon quasi quasi systématique.

Et c'est pareil par exemple, j'ai vu à Clich à Clichi, j'ai vu à Colombe, j'ai vu à Toulouse à Limoge, il y a des alliances LFI qui ne sont pas acceptables. C'est aussi compliqué à Lyon pour la droite où où Jean Jean-Michel Holas a moins bien fini la campagne qui ne l'avait commencé. Euh, il a manqué quoi ?

D'expérience politique ? Je ne sais pas, on fera écoutez, je je ne sais pas. D'abord, la la campagne n'est pas terminée.

Euh il y a un taux de participation, comme vous le savez qui a été euh euh en demi-te. Donc euh tout va jouer au second tour. Euh moi je dis à tous les électeurs qui nous écoutent euh qu'il faut maintenant penser qu'il y a une deuxième élection qui s'ouvre.

Il y a une deuxième élection parce qu'il y a des gens qui sont pas allés voter. Il y a une deuxième élection parce qu'il y a une clarification. Est-ce que vous voulez ouvrir la porte de vos villes à des gens qui sont capables en réalité de faire le contraire de ce qu'ils ont dit au premier tour, c'est-à-dire de s'allier avec LFI à Marseille ?

Compliqué aussi pour Martine Vassal, la candidate LR qui n'a qui s'est jamais vraiment imposé dans le match entre le maire sortant de gauche Benoît Paillant et et le Rassemblement national. Pourquoi est-ce qu'elle s'est maintenue au second tour justement au vu de son score ? Bah pourquoi elle ne se serait pas maintenue ?

Est-ce que on considère que l'offre en face est une offre satisfaisante ? Non. Non.

Le maire sortant, nous considérons qu'il n'a pas un bon bilan. Et était-il possible de s'allier avant avec le RN Francisio ? Non.

Donc il est normal qu'elle se maintienne. À Nice, Eric Siotis semble bien parti pour l'emporter face au maire sortant Horizon. Christian Estros qui est soutenu par la droite et et le centre.

Et pourtant Bruno Retaillot s'est refusé hier à donner des consignes de vote et à lui apporter son soutien. Est-ce que le patron des républicains a eu tort ? Non, mais Bruno Rota est revenu, vous savez, sur cette polémique et il a clarifié les choses.

Il y a pas d'ambigué. Quand on est un homme politique, on passe des accords politiques et ces accords politiques et bien on les respecte. Donc l'accord politique, c'est que les LR soutiennent le candidat Estros qui est un candidat horizon.

Si vous commencez à ne pas respecter les accords politiques, et bien vous finissez comme le Parti socialiste qui de temps en temps soutient les filles, de temps en temps les soutient pas. Donc euh vous trouvez qu'il a suffisamment clarifié les choses parce qu'effectivement il a réécrit un message sur X ou enfin c'était pas écrit noir sur blanc qu'il soutenait le candidat Estros. Mais d'abord la commission nationale d'investitueurs DLR soutient euh soutient Estrosie.

Donc il y a pas de sujet. En fait la question n'est pas de savoir je ne sais pas quel est le niveau de sympathie de Bruno Rota avec tel ou tel candidat parce que pourquoi il a fait ça ? Mais on peut t'avoir on peut avoir des sympathies, y compris pour des adversaires politiques.

Moi, j'ai des sympathies pour des adversaires politiques, mais la politique ce sont aussi des engagements que l'on prend et quand on est un responsable politique, on respecte ces engagements. Michel Barnier a rappelé, Gérard Larch a rappelé, je rappelle ici que nous avons des accords politiques et les accords politiques, c'est que les LR soutiennent Estrosie. Point final.

Mais vous êtes quand même beaucoup plus clair que Bruno Retaillot. Mais c'était à l'occasion d'une d'une interview, vous savez ce qu' une campagne politique, c'est un truc de truc de fou en fait où on est dans un ami noir permanent. Il a eu une phrase un peu imprécise qu'il a clarifié ensuite.

Donc voilà, il y a pas de mauvaise polémique. Euh la droite LR dans cette campagne municipale a souvent fait candidature commune avec Renaissance et avec horizon. Est-ce que ça préfigure ce qui va se passer à la présidentielle, c'est-à-dire un candidat unique de la droite et du centre ?

Ah mais de toute façon, je vais vous dire, si la droite et le centre ne s'allit pas, il n'y aura pas de candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle puisque par définition, s'il y a deux trois candidats entre LR, on va dire et et Renaissance, les Macronistes avec tout le bloc central au milieu entre deux, si on est plusieurs à aller à la compétition, nous ne serons pas au second tour et donc vous aurez un second tour Bardella Mélenchon. Est-ce que c'est ça que vous voulez pas que nous voulons pour la France ? Non.

Donc, on doit se mettre d'accord et c'est vrai que euh du coup cette campagne municipale était de la campagne de tous les dangers puisque il y avait toutes les raisons euh localement euh que l'on s'affronte euh entre les LR, Horizon et cetera. Globalement, moi je trouve que ça s'est plutôt bien passé euh puisqueà partir de lundi prochain, la campagne des présidentielles commence et on peut pas se permettre de se diviser. Malheureusement, il y a eu des divisions.

La commune que j'ai que que j'ai que j'ai dont j'ai assumé la présidence durant quelques années, la garine de Colombe. J'ai été réélu sur une liste il y a il y a il y a il y a une semaine. Moi, j'avais un candidat macroniste certes qui a pas mis son étiquette mais qui était contre moi.

Donc attention au coup de canif. Les coup de canif vont être cette fois-ci mortels si on continue à jouer à ça. Donc attention avec sa probable victoire au Havre dimanche prochain, est-ce que finalement Édouard Philippe n'a pas pris une longueur d'avant sur tous les autres candidats pour cette présidentielle et y compris sur Bruno Retaillon qui est le candidat des carrés des Républicains ?

Écoutez, on verra. Euh moi je pense qu'il faut une primaire de type ouverte comme en 2017 où on appelle les Français à voter pour le candidat qu'il souhaite entre les LR et et une primaire qui irait de qui à qui ? Parce que c'est vrai que c'est intéressant de mettre parfois les noms sur la table.

Lr UDI euh Horizon les sorties reconquist jusqu'à Sarnafo comme dirait Laurent Voquet. Non mais justement ça c'est un sujet bien sûr on nous dit toujours mais est-ce que Saraknafo sera dedans ? Et et ça et l'erreur c'est justement de mettre des noms.

Je pense la politique ce sont d'abord des valeurs. Donc moi la méthode que je préconise et la suivante, elle est assez simple, c'est que il faut écrire une charte des valeurs et toute personne qui signera cette charte des valeurs pourra participer qu'elle s'appelle du pont ou du rang. Donc vous voyez, partons des valeurs, partons du fond parce que en politique, c'est pour ça que les gens ne votent pas, ne votent plus ou mal ou nous regardent d'un air mauvais, c'est qu'en fait on ne parle plus de valeur, on parle de personne, d'ambition et de parcours personnel.

Je je vous propose de mettre quelques valeurs sur la table. Ça peut faire ça ne peut faire que du bien au débat politique. Et une primaire qui se tiendrait quand ?

Qui serait donc avalisée par par qui ? Par Horizon, Renaissance. Oui, aussi Gabrippe.

Oui, bah forcément, il faudra que tout le monde accepte d'y participer. Si vous en avez deux ou trois qui disent "Moi, je vais pas la primaire et je me présente à l'élection présidentielle sans passer par la primaire, dans ces cas-là, les 30 % du bloc central, on va dire, seront divisés en autant de candidats et donc nous n'aurons pas la chance d'être au second tour." Donc, il faut que tout le monde y participe quand ? on va dire entre l'été et et Noël pour avoir le temps de faire une campagne.

Mais il faut une primaire ouverte, attention pas une primaire de 2022, celle à laquelle moi j'ai participé, qui était une primaire qui a miniaturisé le débat puisqu'on a fait voter que des adhérents d'un parti. Ça c'est pas possible. Donc c'est le modèle 2017 où il y avait François Fillon notamment Sarkozi, Jupé et cetera faire en sorte que tout le monde puisse participer, tout le monde puisse voter, pardon, à condition évidemment d'adhérer à un socle de valeur, la fameuse charte des valeurs qu'il conviendra de signer.

Si on ne fait pas ça, je ne prétends pas que c'est la solution idéale. Ce n'est pas la solution idéale. Et si on ne fait pas ça, euh bah on a'ura pas de candidat au second tour.

Vous savez ce que disait Churchill de la démocratie ? C'est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. Mais en fait c'est pareil.

La primaire c'est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. Et un tout dernier mot sur Jordan Bardella qui a eu un discours enfin où il se positionne de plus en plus quasiment comme quelqu'un qui issu de la droite et il en appelle aux électeurs de droite et il en appelle aussi aux élus de droite. Vous pensez que la DC peut céder à tel point que le RN a mis des candidats contre tous les candidats de droite aux élections municipales.

Donc je crois qu'il a beaucoup de chemin à à faire encore pour progresser vers son objectif. Merci beaucoup Philippe Juvain. Bonne journée à vous.

Yeah.

Philippe Juvin, député LR, est l'invité de la matinale de Franceinfo — Philippe Juvin · Pourquijevote