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interviewLCI· 7 juin 2026 35 min

Gérald Darmanin ordonne une revue de 70.000 plaintes impliquant des enfants d'ici au 14 juillet|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir. C'est une émission exceptionnelle à la mesure des événements tragiques que la France traverse avec vous. Monsieur le ministre, bonsoir.

Bonsoir. Merci Gérald Armanin d'être là. La mort de la jeune Liana.

On va parler de la réaction au manquement de la justice dans cette affaire. Mais d'abord bien sûr ce dimanche la marche blanche organisée à Florence dans le Gers. Je vous propose d'écouter le moment évidemment le plus bouleversant, les parents qui perdent leur enfant. l'épreuve atroce et c'est le message qui est lu par la tante de Liana.

Aujourd'hui, ma fille Liana doit être tellement émue de voir tout là-haut, tout ce monde rassemblé spécialement pour elle. Les mots manquent. Personne, je pense ses prêt à vivre une disparition aussi brutale que celle que nous vivons depuis vendredi.

Notre petit monde tout entier s'est écroulé. Une fois de plus, jeai les mots pour décrire ce drame abominable qui touche notre famille. Merci infiniment pour elle.

Liana, pardon, pardon pour ce que tu as vécu. Nous t'aimons tellement. Merci.

Gérald Armin, que dire ? Il y a il y a il y a rien à dire. Quand on est quand on est père ou mère de famille, perdre un enfant, c'est déjà absolument ignoble.

Mais elle est perdre des circonstances ignobles, dramatique pour lequel manifestement les services publics au sens large, la justice en particulier mais pas seulement aurait pu éviter de ce que j'en comprends c'est absolument ignoble. On va entrer dans l'aspect vraiment judiciaire de ce qui s'est passé les manquements, l'aspect politique aussi. Est-ce qu'il y a un risque de rupture de rupture entre le peuple français et la justice ?

Il doit pas y en avoir parce qu'on a besoin de la justice. Toute société a besoin d'une justice quand on est dans un état démocratique, d'une justice qui soit par ailleurs indépendante. [grognement] Elle peut pas particulièrement avoir lieu cette rupture en France parce que les magistrats, qu'il soit procureur ou magistratège, les juges, ils rendent leur justice, dit notre déclaration des droits de l'homme, dit notre constitution, dit notre état de droit au nom du peuple français.

Et bien sûr, ils ont un statut d'indépendance qu'il faut absolument sauvegarder les magistrats. Mais cette indépendance, je l'ai dit, ne va pas avec l'irresponsabilité. Et donc, il faut avoir ce dialogue très important avec le peuple français pour comprendre ce qu'il souhaite par l'intermédiaire de ses représentants mais aussi pour comprendre la société dans laquelle nous sommes.

Et donc, il faut tout faire pour éviter cette rupture parce que ce serait la rupture de notre démocratie. Ça serait aussi la vengeance qu'on fera soi-même. Si je suis père de famille, si j'apprenais demain ou après-demain qu'un de mes petits garçons euh qui ont l'âge de petits enfants était abusé sexuellement et si j'allais porter plainte et que pendant 9 mois je n'ai aucune réponse et que la personne que je sais être l'auteur n'est pas entendue, n'est pas mis en cause, n'est pas mis en garde à vue, il y a un risque absolument énorme.

Et moi en tant que père de famille, pour moi ce risque existe. C'est ce qui est arrivé dans l'une des précédentes plaintes dans ce cas-là. En tout cas, le risque est énorme de faire justice soi-même, de d'imaginer que son fils ou sa fille a été violé par quelqu'un alors que c'est l'innocence même et de voir que les services publics ne prennent pas en considération cette parole alors que des actes médicaux le prouvent.

Alors que des ps se posent sur la question et disent oui oui, ces personnes ne ment pas. Alors oui, c'est absolument ignoble. Et on peut comprendre que si la justice fait pas son travail, les Français feront justice eux-mêmes.

Et en tant que ministre, en tant que chef de l'administration du ministère de la justice, c'est absolument ce que je dois éviter. Tout le monde est faillible. Tout le monde, y compris évidemment des juges et des procureurs.

Vous avez dit l'autre jour à Anneclacoudray que vous étiez prêt à envisager des sanctions. Est-ce que vous pouvez préciser si tentait évidemment que ces manquements soient vérifiés ? Les sanctions, ça veut dire quoi ?

D'abord, c'est la justice des hommes. Donc évidemment, il y a des procureurs, des magistrats qui sont faillibles. Il y a des gardiens de phare, des policiers, des gendarmes, des dentistes, des ministres qui sont faites.

Le problème n'est pas que les gens soient faillibles. Le problème, c'est que le système soit organisé. C'est tellement important la justice.

Il y a tellement mort d'homme, mort d'enfant si on ne prend pas une bonne décision que le système doit être organisé de telle sorte que lorsqu'il y a des failles, non seulement elle doit être repérée, éventuellement sanctionnée, mais qui a une corde de rappel. Moi ce qui m'intéresse dans l'inspection que j'ai commandé qui doit être rendue sous 15 jours, c'est quelles sont les failles individuelles ? Et ça l'inspection que de le dire.

Et public ce rapport d'inspection, je n'ai rien à cacher. Mais aussi, quelles sont les failles plus structurelles qui existent dans ces ressorts ? Pour répondre à votre question directement, les sanctions dont dispose de gardes des sauts vont du simple blâ jusqu'à la révocation, c'est-à-dire la fin de fonction euh d'un magistrat.

Quand j'étais mise à l'intérieur, il me semble avoir proposé au président de la République de me séparer de cinq préfets. J'ai aussi suspendu des policiers des gendarmes que je soutenais, je pense que tout le monde a vu que j'étais mise àintérieur qui était très très très en soutien des policiers des gendarmes. Mais j'ai suspendu des policiers des gendarmes.

Mais vous savez que pour les magistrats, c'est rarissime sauf pour des des faits de culpabilité écrasantes qui les concernent eux-mêmes en dehors de l'exercice de leur fonction. Chez les préfets, chez les policiers, c'est beaucoup plus sûr, beaucoup plus courant. Là, ce serait un cap si effectivement il y a des avertissements, des blâes, des révocations qui sont prononcées.

Donc, d'abord toute personne qui agit au nom du service public doit rendre compte à la nation. C'est dans la déclaration des droits de l'homme. C'est notre état de droit.

Je copartage cette décision de sanction avec ce qu'on appelle le Conseil supérieur de la magistrature. Voilà une différence avec les ministères précédents parce que les magistrats, ce que ne sont pas les policiers ou les gendarmes ou les préfets, sont indépendants et c'est très bien et c'est très important qu'il est statut d'indépendance. Comme il s'agit de magistratquet, j'ai le droit de proposer des sanctions.

Le Conseil supère de la magistrature dit notre constitution donne des avis et je suis ou je ne suis pas ces avis, ce qui est vrai. Donc pardon, vous pouvez vous-même seul décider de certaines sanctions. Vous pouvez révoquer vous-même seul.

Après un avis du conseil suprature, depuis les années 90, aucun garde des sauts n'a changé l'avis qui avait été rendu par un conseil supérieur de la magistrature, mais les sanctions que je proposerai quand je verrai le rapport d'inspection. Il s'agit pas ici de dire du mal de tel ou tel magistrat et dans ce cas précis, irez-vous jusqu'à la révocation s'il le faut. Il a peut-être fait très bien son travail, mais je parlerai avec le conseil supère de la magistrature et j'espère que nous prendrons ensemble la meilleure décision pour que évidemment au vu des faits, il s'agit pas de juger comme ça l'emporte-pièce sur ce la dicte populaire, nous prenons les sanctions et si cela mérite la révocation, je proposerai la révocation.

Euh, monsieur le ministre, chacun il la crise est tellement forte que tous les hommes femmes politiques prennent la parole. Dans les dernières heures, Bruno Rotaillot par exemple propose une cour disciplinaire de la magistrature qui serait évidemment une sorte de deuil qui surveillerait de fait les magistrats. Il se sentirait sans doute plus surveillés.

Qui êtes-vous favorable ? Moi, je suis en ministre en place et je ne suis pas dans une candidature à élection présidentielle. J'essaie de gérer mon ministère le mieux possible et chacun sait que c'est difficile de gérer le ministère de la justice et chacun sait sans doute que c'est le plus difficile à réformer du fait du statut notamment d'indépendance des magistrats.

J'essaie de le faire avec beaucoup de force, parfois je fais des erreurs mais j'essaie de me concentrer sur l'essentiel. Donc je vais pas commenter la proposition de telle ou telle aujourd'hui. Une idée c'est une idée concrète là mais je la respecte.

Moi je suis en fonction, je suis à la barre du navire. Euh donc je regarde pas les bateaux au loin. Je suis dans le navire et je suis dans la tempête.

D'abord, je voudrais dire que les sanctions, elles sont possibles, elles sont prévues par la constitution et le ministre a le pouvoir de prendre ses sanctions. Donc, il y a pas besoin de à mon avis de créer autre chose. Il suffit d'appliquer le pouvoir pour lequel on a la charge d'être membre du gouvernement.

C'est un honneur et c'est aussi une grande responsabilité. D'abord, je voudrais dire, comme j'ai pas beaucoup entendu ça, qu'il y a énormément de magistrats qui font extrêmement bien leur travail dans des conditions certes très difficiles où chaque décision comme un chirurgien peut mener parfois au pire ou au mieux. Personne ne le conteste mais là dans cette affaire, vous êtes d'accord, vous êtes bien d'accord que dans cette affaire, on va entrer dans le détail mais dans cette affaire, il y a beaucoup de choses normal.

Rappel de le rappeler, c'est important. Bon, ne pas la justice qui est mise au banc. En revanche, comme je l'ai dit dès vendredi soir et je pense pas qu'un un garde des saut a eu les propos que j'ai tenu depuis extrêmement longtemps sur une chaîne de grande écoute en allant lui-même au 20h pour présenter les excuses au nom de l'institution.

Oui. De ce qui m'est remonté de pas simplement la presse de ce que m'ont remonté mes services et procureurs généraux qui remontent les affaires au gard des saut. C'est comme ça que ça se passe.

Je ne parle pas en lisant la presse. Je parle à la suite des remontées de mes procureurs généraux qui me disent voilà comment ça s'est passé. Il y a eu des défaillances graves et l'inspection qui sous qu'un jour rendra son rapport qui sera rendu public verra qui sont les responsables de ces défaillances.

Vous voyez ce lundi, vous convoquez les procureurs généraux. Qu'allez-vous leur dire ? Ben d'abord, je vais leur rappeler ce qu'ils savent déjà puisque ce sont des magistrats extrêmement confirmés qui sont le chef de leur cours d'appel dans la ligne du parquet puisqu'ils gèreent les parquetiers [raclement de gorge] et que là ce qu' y a quelque chose de très différent des autres affaires dont vous pouvez me parler c'est que là il y a pas une décision d'un juge indépendant qu'on pourrait contester vous et moi peut-être en tant que citoyen dire c'est pas assez dur assez fort pourquoi il a été libéré de détentions provisoires pourquoi on n' pas choisi de le mettre en détention provisoire là il y a aucun juge qui est rentré dans cette histoire là il s'agit du parquet C'estàdire ceux qui sont sous l'autorité hiérarchique du garde des saut directement.

Donc c'est très important de voir que là je vais parler directement à à mon bras armé. Vous savez le le chef des procureurs généraux m'a dit quand je suis arrivé à la chancellerie nous sommes votre bras armé monsieur le ministre. Utilisez-nous.

Et ben donc je vais utiliser. Je vais leur dire demain matin que cette affaire est extrêmement grave pour la confiance que les Français nous font et que nous devons être à la hauteur de ce qu'ils attendent. C'est-à-dire non seulement prendre en considération que quelque chose a raté et qu'il faut que nous le disions, qu'on savoir se remettre en cause, c'est très important dans la vie et ne pas mettre la poussière sous le tapis, mais je sais pour avoir échangé avec eux aujourd'hui qu'ils en ont conscience, leur dire qu'ils ont par ailleurs jusqu'au 14 juillet, c'est-à-dire un mois pour reprendre l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants.

L'intégralité des plaintes qui touchent les enfants. Il y en a à peu près 70000 qui touchent aujourd'hui les enfants, soit pour des viols, soit pour des attouchements sexuels. Vous allez demander pardon qu'on revoit d'ici à l'été 700 pas d'ici à l'été d'ici le 14 juillet.

Donc on se donne un mois, on va avec le M intérieur qui demain matin, je leur remercie, va donner une dépêche à l'ensemble de ces policiers, de ces gendarmes pour dire qu'ils doivent être sous l'autorité absolue des procureurs de la République. Et je remercie Laurent Nunes pour ça. On va prendre ressort par ressort toutes les plaintes et au 14 juillet, je vais les réunir à nouveau et moi je ne partirai pas en vacances et il y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances tant que j'aurais pas vu un par un les procureurs généraux pour qu'on fasse ce bilan de sa cour d'appel qu'on voit ce qui manque s'il y a des difficultés ici ou là peut-être des problèmes avec le ministère d'intérieur peut-être des problèmes d'experts parce qu'il il manque des psy ou des médecins légistes il peut y avoir ce genre de problème c'est pas manifestement le cas dans l'affaire de Liana mais je parle en général et personne partira en vacances donc je n'aurai pas la certitude que toutes les plaintes pour lesquelles les procureurs de la République ont ouvert une enquête qui concerne les enfants n'a pas été correctement pardon.

Je vous fais bien préciser parce que l'énormité du chiffre frappe, c'est-à-dire que les 70000 plaintes actuellement existantes toutes seront examinées dans cet esprit d'ici le 14 juillet. Exactement. Monsieur le ministre, les principaux manquements qui ont jalonné, il faut entrer vraiment dans le détail de l'affaire Liana parce que tout est vertigineux et en particulier si on résume le fait que il y a eu une plainte déposée à l'été 2025 et ensuite pendant 9 mois 9 mois écoulés, dites-moi si je me trompe, il n'y a eu ni audition ni garde d'abus.

Ce qui m'est remonté en effet, c'est que le principal suspect de cette affaire a déjà été accusé par deux fois de plainte en 2017 et 2020 pour viol qui ont été classés sans suite. H puis une troisème plainte a été déposée à la mi-août 2025 par une maman avec sa petite fille qui avait à peu près la même âge que Liana. Après avoir été aux urgences, on a constaté des faits tout à fait compatibles avec des viols d'une enfant.

Je vous passe ces détails qui sont absolument affreux, des lésions physiques, voilà, anal et les gendarmes de Haaron prennent la plainte. Un travail se fait avec le parquet de Toulouse. Le parquet Toulouse, comme il est d'ordinaire, demande à un psy de voir cette petite fille.

Le psy conclut qu'elle ne m manifestement pas. H à partir de là, il y a beaucoup de warning qui s'ouvre. C'est une enfant, c'est un viol, donc un crime.

Par ailleurs, on connaît le suspect, c'est pas contrix, on sait pas la petite fille, elle dit pas je sais pas qui. On connaît la personne. Cette personne, elle est connue.

C'est-à-dire que dans les fichiers de la justice, nous avons vérifié ce point, c'est pas un problème numérique, c'est pas un problème de moyens. Dans les fichiers de la justice, à la fois dans le fichier tage, mais aussi dans le fichier CIOP, c'est les applications du ministère de la justice. On sait que cette personne est déjà connue pour deux plaintes classées pour viol sur enfant.

Ça devrait quand même interpeller. Et surtout, on a un corps médical qui nous explique que tout ça est vrai. Toulouse, si j'en comprends bien l'histoire, regarde, voit que l'auteur et les faits se déroulent dans le GERS.

Ça c'est la loi. Ils doivent se dessaisir pour le parquoche. Bien.

Et on met trop de temps pour que le parqu avec les gendarmes d'Och manifestement mette en cause, auditionne ou mettre en garde à vue cette personne 9 mois en effet sans que personne n'était mis. Ça paraît délirant. Personne n'était mis.

Ça paraît délirant. Pardon. Je Il y a le transfert qu'on comprenne bien.

Il y a le transfert de juridiction. Alors ça dure de septembre à janvier. Et ensuite le le procureur de Hauche, la procureur mandate la la la gendarme pour des actes d'enquête.

On est en janvier et jusqu'en juin toujours rien. Ça paraît fou. L'inspection va faire son travail et je la rendrai publique.

Je vais pas faire inspecteur à la place de l'inspecteur. Mais c'est effectivement tout à fait contraire à ce qu'on devrait faire et au aux instruction que l'on donne. Moi, j'ai donné deux circulaires de politique générale depuis mon arrivée.

Ça fait un peu plus d'un an que je suis ministre de la justice. J'ai pris deux circulaires politiques général, pas 48, pas 76, deux où j'ai dit il y a plusieurs priorités. D'abord le narcotrafic, chacun voit que c'est un problème puis les violences faites aux femmes et aux enfants.

Et enfin les personnes qui qui a qui touchent à la laïcité. Les deux premières étant des crimes très importants, on doit prioriser. J'en ai même repris une il y a un mois où je leur ai dit les plaintes sur les enfants suite au drame du périscolaire à Paris, c'est une urgence absolue.

Dans un monde normal et sans toucher ni au secret de l'enquête ni au aux instructions individuelles. Moi, je trouis que les Français comprennent que le garde des saut n'a pas le droit n'a pas le droit de donner des instructions individuelles dans chacun des Mais ça on comprend monsieur. Non non, je termine sur ce point parce que des gens qui peuvent légitimement se dire pourquoi Mise la justice c'est pas intervenu dans ce dossier.

Je n'ai pas le droit depuis 2013 et la loi de madame Tobira de le faire. Bon, je peux dire en général vous devez vous occuper des viols sur enfant et pas en particulier vous occuper de ce viol sur enfant. Mais pardon, on sait qu'on gérer Gérardman quand même finir ensuite on revient au cœur de l'affaire.

Je pense pour vous donner mon avis que cette affaire a été traitée un peu comme n'importe quelle autre affaire et que on n'a pas compris ni à la gendarmerie mais le ministre de l'intérieur va s'exprimer ce soir ni sans doute dans la magistrature concerné dans cette affaire précise. Je dis pas que c'est en général comme ça, mais précisément on n' pas compris que quand il y a un vol sur enfant, c'est urgence absolue et on devrait commencer par entendre la personne qui est accusée, le mettre en garde à vue, regarder son téléphone portable pour savoir s'il y a pas des images pédopnographiques, s'intéresser à ses enfants, il en avait pour savoir s'ils n'ont pas été touchés ou violés. Est-ce qu'il travaillent dans le milieu éducatif ?

C'était le cas. On n' pas eu de signalement. Peut pas comprendre pardon. une enfant un viol en tout une accusation de viol sur une enfant avec effectivement le médecin qui vérifie des lésions et comme vous le dites que en plus il y a une une une expertise psychiatrique toute personne sensée il y a pas besoin d'avoir des études de droit pour comprendre qu'il faut agir très vite que ça peut pas durer des mois on est d'accord on est d'accord je pense que dans donc c'est une faute.

Je pense que dans la majorité des cas, c'est ce que font désormais les magistrats, les policiers et les gendarmes qui sont sous leur autorité. Manifestement, et on verra ce que dira d'inspection, euh que 9 mois une enquête avec une preuve d'épreuves aussi éclatante. La personne n'est pas été entendue, qu'il n'y ait pas de contrôle qui soit prononcé.

Je parle même pas de détention provisoire évidemment bon ou de garde à vue, qu'on ne vérifie même pas comment il traite ses propres enfants de pas voir dans quel environnement il travaille. il était manifestement dans un lycée où manifestement lui reprochait déjà d'avoir des relations avec des jeunes filles. Évidemment que on peut constater qu'une très grave défaillance des services publics.

Glen, il y a le formel et l'informel, j'imagine bien. Alors, il y a le formel, vous pouvez pas vous mêler tout et cetera, mais ces jours derniers, vous avez forcément été au renseignement, vous avez appelé, j'imagine, au parquet à Hauche pour dire "Mais comment est-ce possible ? On vous a dit quoi ?" Alors, une mise à justice peut pas appeler directement un procureur de la République.

Ça aussi c'est interdit que les [raclement de gorge] gens comprennent dans quel monde nous sommes aussi. mise à justice, il demande à la directrice des affaires criminelles et des grâces qui est une très haute magistrate au qui j'ai toute confiance d'appeler les procureurs généraux pour monter les informations. Elle appelé, elle l'a appelé.

Moi, j'ai mis, je leur ai demandé de le faire. Ouais. Qu'est-ce qu' vous ont dit ?

Moi, j'ai demandé moi, écoutez, j'ai mis 6 jours à parler de cette affaire. J'ai pas parlé tout de suite, je vais pas parler dans la minute qui vient. J'ai voulu avoir les informations exactes augmentées par les procureurs généraux.

Quand je parle de défaillance graves, c'est que je lis les rapports qui me sont remontés. Il y a des défaillances graves et quiconque joue aux trois petits singes pour dire "J'ai pas entendu, j'ai pas vu et j'irai rien", ce n'est pas rendre service à la justice notre pays. Et nous allons regarder parce qu'il y a eu la mort d'une petite fille exactement quelles sont les défaillances individuelles et collectives dans cette situation ?

Est-ce que vous avez une hypothèse par exemple dans le cas de la procureur d'Ache, il y a un certain nombre d'informations à vérifier qui remonte sur le fait que c'est un procureur où les choses allaient de façon tout à fait diligente par exemple quand il s'agissait de plainre contre les agriculteurs et pas ici ? Je ce que je peux vous dire c'est que j'ai entendu qu'il manquait des moyens. Alors il y a en effet 1 an, il y avait que trois procureurs à Huche.

Ouais. Les parlementaires m'ont saisi. Monsieur Topiac, monsieur Cazu.

Il y a eu un 4e procureur depuis septembre dernier. Donc il y a le nombre de procureurs qui est normalement dans un ressortation normal. Ouais.

Quatre procureurs à Hoche. Il y a pas des centaines tous les jours d'affaires criminelles dans le département du GER. C'est fort heureusement.

Il y a 11 magistrats du siège, la clé c'est 11 et il y a 58 greffiers me semble-il sont 60. Donc c'est un petit tribunal Hauche, c'est vrai, mais qui n'a pas de moyens particulièrement. Voilà.

Par ailleurs, je rajouterai que entre Toulouse et Hoche, c'est une heure de route. Il existe une connexion internet et je crois le téléphone. Quand on envoie par la poste, parce que il y a pas qu'une question qui peut se poser pour H à Toulouse.

Quand on envoie par la poste un dossier comme ça et que manifestement, c'est ce qui m'est remonté des procureurs généraux, il y a pas de coup de téléphone, il y a pas de mail pour dire attention c'est une affaire grave, il y a un dysfonctionnement évident. Ça aussi c'est martien. C'est on croit comprendre que les fameux papier craft je croyais que ça n'existait presque plus les enveloppes sous papier craft où on envoie tout en dossier et ça transandit d'une d'une juridiction à l'autre donc entre Toulouse et Hauche et visiblement personne ne prend son téléphone.

L'inspection le dira mais c'est ce qui m'était remonté en effet. Quand on remonte le fil et là on entre encore plus dans la précision de l'affaire parce 2017 on parle de Jérôme Barella. 2017 signalement d'une mère de famille sur la relation entre sa fille mineur et Jérôme Barella. 2021 licenciement c'est quand même pour aller licenciement c'est que l'alerte était quand même considérable dans le lycée où il travaillait comme agent d'entretien la plainte sans suite mais pour viol d'une enfant viol présumé d'une enfant de 7 ans classé sans suite c'est l'effet de mon 2022 et ensuite l'affaire dont on vient de parler l'affaire de Rosa 2025 avec ce long délai de 9 mois et en plus alors on ne compte même pas ça mais enfin ça s'est ajouté maintenant les plaintes qui depuis la disparition de Lana on ont eu lieu.

Est-ce que cet homme était fiché ? Non, euh il était euh au fichier des personnes auteurs, même s'il pas condamné, ce qu'on appelle le tage, voilà. Il y a à peu près 15 millions de personnes dans ce fichier hein [grognement] et parce qu'il y a un tâche victime et un tâche auteur et puis il était dans le fichier d'icopé c'est le fichier qu' les magistrats euh notamment du parquet qui consultent si une affaire arrive quelqu'un est mis en garde à vue arrêté la première chose que fait un magistrat c'est de regarder s'il n'est pas dans Copé et quels sont ses antécédents.

Donc il n'a pas été condamné mais il est dans ses fichiers et il n'était pas dans un fichier de délinquence sexuel par ailleurs puisquil n'a pas eu de condamnation et seul un juge peut décider de l'inscrire dans un fichier. Mais pardon à votre connaissance quand la quand la plainte principale celle de 2025 arrive est-ce que quelqu'un va consulter ce fichier pour voir si ça correspond ? L'inspection le dira mais je n'imagine pas un seul instant que les magistrats n'entai pas fait puisque c'est la première chose qu'on fait en général quand on est parcier.

Et puis deuxièmement euh ça en tout cas je peux vous dire quelque chose. Vous voyez bien que ça colle pas. Je vous avez je peux vous dire qu'ils sont que monsieur Barella était bien dans ce fichier.

Je mets pas votre parole en doute mais ça ne colle pas. C'est on peut pas faut être fou pour voir un nombre d'alertes pareil constater qu'il est dans le fichier donc constater qu'il y a tout ça et dire oh bon b on va attendre encore quelques mois avant de d'auditionner. C'est tout à fait contraire à mes instructions générales.

En effet, je c'est pour ça que je me suis permis de m'exprimer de commander une inspection qui sous qu'un jour rendra ses conclusions. Est-ce que ça demande d'aller plus loin dans le fichage ? On sait la responsable de DGSI notre nos invités il y a pas longtemps, il disait avec une certaine franchise, il y a certains domaines où on ne peut pas ficher.

Je crois que notamment les écoutes sont impossibles pour le narcotrafic. C'est ça pour les narcotraafiquants. On peut le faire mais on on n pas la même niveau de d'écoute que pour le terrorisme.

Disons les choses franchement, il s'agit pas de devenir un état policier, personne ne prône la Chine ou je ne sais quoi, mais est-ce que il faut revenir à davantage de fichage policier ? Je pense qu'en l'occurrence ça n'aurait pas changé grand-chose dans cette affaire très précise. Donc j'éviterai de généraliser.

Il était déjà fiché, il était déjà connu. Tout le monde pouvait consulter le fait que c'est quelqu'un qui avait déjà eu deux plaintes classées. Faut qu'on améliore nos process, ça c'est sûr.

Quand il est viré manifestement de son lycée, il n'est pas embauché par l'éducation nationale, il est embauché par la collectivité territoriale. À ma connaissance, il n'y a pas de signalement au ministère de la justice. C'est un problème aussi qu'il faudra régler qui est pas le problème principal mais je vais vous dire vous l'avez très bien dit monsieur Darius Rochin de bon sens h et surtout de priorisation ce que je nous disons au magistrat et aux enquêteurs, on sait que vous avez beaucoup de travail, on sait que dans certains endroits par ailleurs vous pouvez être débordé et oui, il faut plus de moyens pour la police, pour la justice.

Et d'ailleurs, mon budget augmenté de 60 % et on a créé 1500 postes de magistrat. C'est vraiment des moyens très importants comme le président de la République, mais on vous demande de prioriser. Vous savez, 70000 plaintes hm qui touchent les enfants sur 3 millions de plaintes en attente 025 %.

On dit juste au magistrats et aux policiers gendarmes prioriser les 0,25 %. Manifestement là, elle n'a pas du tout été priorisée. Est-ce qu'il y a un manque de moyen ?

On voit bien la société se divise, c'est un très très grand scandale, un très très grand scandale national entre ceux qui disent manque de moyens, ceux qui disent manque de volonté, ceux qui disent les deux. Euh vous avez raison de rappeler qu'il y a eu des grands progrès euh budgétaires depuis le dans l'Air Macron depuis 2017. Je crois que le budget de la justice a augmenté de 54 %.

Mais on est très loin par exemple de ce que font les Allemands, bâtonniers sûr par exemple publier les chiffres où on voit que euh la France reste très en dea de l'effort que les Allemands euh donnent pour la justice. Oui, c'est pour ça que j'entends tout tout un tas d'hommes politiques à la télévision dire vraiment c'est scandaleux ce qui se passe cette année mais ils étaient en responsabilité. J'entends monsieur Vilpin qui a été premier ministre qui a été secrétaire général de l'Élysée dans des leçons.

Vous savez qu'on avait 2500 magistrats en moins lorsqu'il était en responsabilité. Et un magistrat d'un cheval. C'est quelqu'un qui fait des hautes études qui est formé et qui met grosso modo 7 à 8 ans à partir du moment où il a le bac pour pouvoir devenir magistrat.

Et c'est pas bon de mettre des magistrats de 25 ans tout de suite partout en responsabilité. Donc c'est malheureusement on paye des additions qui sont très anciennes. Il s'agit pas de nous défausser.

Bien sûr que ça a été un manque absolu dans cette histoire, mais de manière générale, si les gens avaient mis les moyens qu' mis le président de la République dans la justice, on nen serait pas là, c'est certain. C'est terrible à dire, mais quand on voit la succession de tout ce qu'on devient tout ce qu'on vient de rappeler, est-ce que Liana devrait être vivante ? Sans doute.

C'est très difficile à dire. Sans doute. Sans doute parce que je voudrais quand même dire que évidemment cet auteur, il n'est pas condamné mais manifestement il a une un problème qui est je crois de l'ordre de quasiment incurable.

La question c'est comment on traite les pédophiles dans notre pays ? Je pense que malheureusement on a encore une certaine naïveté la façon dont nous les traitons avec des faits répétitifs parce que les faits notamment la proximité avec les familles c'est hisire de soirée pyjama c'est le côté où il se rapproche des familles les échanges d'enfants avec les familles visiblement il y avait un mode extrêmement répétitif et depuis 2017 en tout cas si cette petite fille est morte c'est de la c'est de la faute absolue de celui qui l'a violé et tué c'est pas quelqu'un d'autre qui est responsable en revanche là où le nous avons raté lamentablement et avec une immense sentiment d'échec comme je l'ai déjà dit, c'est que si gendarmerie, justice, éducation nationale et principalement justice, moi je suis pas là pour me défausser, avait été au niveau d'exigence que le peuple attend de nous, que le parlement attend de nous et si je peux me permettre que le ministre a déjà demandé à ses magistrats, sans doute que cette petite fille n'aurait pas connu ce fait, mais peut-être que d'autres petites filles auraient été tuées. Vous venez de lâcher le mot incurable.

Il y a des pédophiles incurables ? Je crois qu'il y a des gens qui manifestement ont de Je vois pas très bien comment la rédemption est possible. Euh je vois pas comment on peut pardonner l'impardonnable sans prendre à à une l'innocence même et pardon d'être extrêmement vulgaire mais avoir des avoir envie des relations sexuelles avec une enfant de 10 ans.

Moi je vois des dossiers ou des bébés plusieurs mois sont agressés sexuellement. C'est c'est ça c'est ça malheureusement la remontée du quotidien parfois des des parquets. Je vois pas comment on peut ensuite relâcher une personne même après 15 ou 20 ans de prison sans se dire qu'il y a pas un risque pour la société.

Est-ce que vous vous heurtez, disons les choses très franchement à une certaine idéologie judiciaire ? C'est celle en réalité qui domine en Europe qu'on l'approuve ou qu'on la désaprouve qui est qu'au contraire tout le monde est amendable. C'est ce qu'on dit.

Chaque fois qu'on a voulu faire des peines réellement incompressibles, l'idée, il faut qu'il meure en prison, hein. Chaque fois, vous le savez bien, les juridictions européennes disent "Ah non, la peine de mort a été supprimée." Et on admet là l'esprit de la justice moderne et de dire toute personne a droit à la possibilité d'être amendée.

Est-ce que vous dites "Non, il y a des gens réellement incurables ?" Moi, je le crois. Je pense ça veut pas dire que pour autant je sois pour la peine de mort.

Ça veut dire qu'en effet, je pense que il y a des gens qui sont en tout cas chez les pédophiles. Je crois que cela relève d'autre chose que la possibilité d'éviter la récidive de ce que parce que j'en ai vu comme maire de Tourcoin où j'ai vu des choses affreuses comme ministre de l'intérieur où j'ai vu des j'ai créé l'office euh le premier office judiciaire de protection des mineurs l'OFM, c'est moi qui l'ai cré au ministère de l'intérieur. Avant ça n'existait pas, j'ai doublé les effectifs de la brigade des mineurs de la préfecture de police à Paris.

Ils font des choses incroyables pour protéger les enfants. Et d'ailleurs franchement c'est le métier le plus difficile qu'il soit d'être policier, d'être gendarme, de se faire passer pour un enfant pour attraper un pédophile. J'ai vu des cas objectivement où je me demande comment les choses sont possiblement soignables.

Mais c'est pas une excuse. Moi je trouve aucune excuse envers les pédophiles. Je pense que les magistrats et les policiers gendarmes on fait pas ça pour avoir simplement sa paye à la fin du mois.

C'est un métier de vocation. H aucun [raclement de gorge] d'entre eux, j'en suis absolument certain, surtout ceux qui s'occupent de ces dossiers parce qu'ils sont volontaires pour s'en occuper, ne se disent chouette chouette, je vais relâcher les pédophiles ou je vais pas le mettre en garde à vue. Je comprends la détresse peut-être des magistrats qui disent aujourd'hui, j'ai pas pris la bonne décision.

Je je ne leur mets surtout pas l'idée qu'ils aient organisé cela. C'est pas du tout mon propos. Je pense qu'on doit voir nos défaillances, on doit se remettre en cause, mais je veux dire aux français que je connais vraiment personnellement des policiers, des gendarmes, des magistrats qui font pour le bien.

Mais peut-être que globalement nous sommes naïfs et que un certain nombre de personnes dans le système judiciaire, dans le système policier au parlement pensent que ces personnes ne sont pas incurables. Dans le cas de Jérôme Barella, au fond, quand on voit la succession 2017 2026, où est-ce qu'il aurait dû être d'après vous là ? Le vendredi 29 mai au lieu d'aller chercher Liana, où est-ce qu'il aurait dû être ?

Je je difficile à dire mais depuis plusieurs mois, il aurait dû être mis en garde à vue. Sans doute, il aurait dû être mis en détention provisoire, c'està-dire en prison. Et s'il ne l'a pas été, parce qu'un juge indépendant aurait décidé qu'il a pas été, un contrôle judiciaire qu'il le pointait tous les jours au commissariat ou à la brigade de gendarmerie, l'empêchant de rentrer en contact avec des enfants, euh regardant ce qui s'est fait et gestes.

Rien de tout ça pour l'instant n'a été fait puisque il n'a pas été mis, on n'a pas été entendu, pas été mis en garde à vue, il n'a pas été présenté à un magistrat. Ce que vous dites est terrible parce qu'on mesure là effectivement qu'il y avait une logique qui soit simplement en prison. Alors, vous savez que résumé innocent, l'enquête devait suivre son cours.

Mais en aujourd'hui, aujourd'hui, il y a plus de 20000 personnes qui sont en prison parce qu'ils sont autant de violence sexuelle sur des femmes ou des enfants. Quand le président de la République est arrivé en responsabilité en 2017, c'était 7 % des détenus. Aujourd'hui, c'est 21 %.

Aujourd'hui, la machine judiciaire et policière, elle fait de plus en plus attention à la parole des femmes et des enfants. Elle ne fait pas encore à 100 % attention la preuve et et malheureusement devant nous est ignoble parce qu'elle nous rappelle toutes nos défaillances. Mais des gens qui sont en prison, y compris en détention provisoire, c'est-à-dire sans condamnation mais qu'on met de côté de la société pour protéger à tripler en cant.

Il faut simplement qu'on aille encore plus loin, encore plus fort. Monsieur le ministre, Robert Banatter lui-même était pas suspect d'être douteux sur le sujet, disait "Oui, je suis à 100 % contre la peine de mort et j'estime que la peine de mort serait en retour en arrière." Mais il disait, il est pas interdit d'en débattre.

Il y a des gens qui ont le droit d'être pour la peine de mort. Vous savez que ce débat va reprendre forcément dans ce genre d'affaires. Quel est votre avis sur la peine de mort ?

Je pense que la prison à perpétuité réelle me paraît la meilleure des peines parce que on ne peut pas être le bourreau des bourreaux. Je suis très très fondamentalement et pour toujours je pense contre la peine de mort mais il est interdit de penser que ce genre de personne est une deuxième chance. Ça c'est je le pense aussi tout à fait personnellement.

La prison vraiment incompressible. C'estàdire vraiment pour l'instant à chaque fois on ment un petit peu parce qu'on dit on a on a établi ça et en fait il y a toujours cette logique effectivement du on peut être amendé, on peut être libéré, c'est autre chose de dire comme les Américains le font. Alors eux sortent parfois du droit.

Il faut dire il faut dire au français qu'il y a aussi des gens qui meurent de vieilless en prison. Ouais, les juges euh l'administration pénitenire ne relâche pas toute personne qui condamné parité. Il y a des gens qui chaque année meurent en prison de vieillesse, de maladie.

Donc il y a des gens qui font vraiment leur perpétuité. La question qui se pose est très précise. C'est celle sur les pédophiles, les pédocriminels qui violent et qui tuent des enfants.

Des enfants qui ressemblent à des enfants qui sont des bébés, qui ont moins de 18 ans, des des personnes qui ont une innocence. La question se pose, je pense, ça per de la perpétuité réelle. Je n'en ai pas les moyens politiques parce que je n'ai pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Si vous l'aviez, vous la proposerez. Si j'étais en responsabilité et si on aviez une majorité, je pense que c'est quelque chose de très important. Alors maintenant, aujourd'hui, les magistrats qui ont à juger ce monsieur dans quelques années, ils auront la possibilité de la perpétuité réelle à prononcer.

Il y a pas besoin de modifier la loi. Ils ont la possibilité de le faire. On verra et après un long procès évidemment avec sa défense mais s'en prendre s'en prendre à un enfant le violer, le tuer.

Je ne pense pas que on puisse penser que cette personne puisse se réinsérer dans la société. Est-ce qu'il y a une idéologie cachée ou en tout cas peut-être une idée cachée dans la magistrature du le moins de prison possible ? On l'a vu dans les grandes violences après la victoire du PSG avec un certain nombre de cas où des gens commettaient des violences y compris comme des policiers, des gens qui ont agressé physiquement des policiers. et qui ne se trouvait pas en prison le soir.

Est-ce que c'est pas la preuve que à Taureau a raison de magistrat considère beaucoup beaucoup d'entre eux que ma fois il faut donner sa chance aux gens et que la prison on l'évite le plus possible. Dans l'affaire des émeutes inacable du PSG, le parquet les procureurs ont appliqué la loi et circulaire. Ils ont demandé de la prison ferme.

Ils ont eu parfois des réponses positives, des gens qui le soir même ont dormi en prison et parfois il n'y a pas eu de réponse positive de la part des magistrats du siège. Ça vous a choqué ? Je suis ministre de la justice.

Je suis le seul en France à ne pas pouvoir dire si ça me choque. Et je suis le seul en France citoyen aussi. Je suis le seul en France à pas pouvoir faire une dénonciation.

Vous savez ça contredit pardon monsieur le ministre ce que vous-même vous aviez dit parce que vous aviez dit quelqu'un qui agresse physiquement un gendarme ou un policier doit aller en prison. Or là on a l'exemple vraiment sous nos yeux que ce n'est pas le cas. Alors il y a il y a il y en a qui vont en prison le soir même pas tous.

Les procureurs ont fait ce que j'ai demandé, je les en remercie. Et il y a une loi en ce moment qui a été présentée au Conseil d'État qui arrive au conseil des ministres qui prévoit justement que ce que je puisse dire ce soit une peine automatique. Voilà que quand on agresse un policier un gendarme on est en prison.

Mais pardon, est-ce que ça révèle pas le fond de l'oridé ? C'estàd là on n'est plus dans l'épicerie de savoir si il y a deux postes et demi ou trois postes et demi ou s'il y a 2 millions 2 million5 de budget. C'est et d'ailleurs certains l'expriment beaucoup de franchises.

Guillaume Fard, notre chroniqueur justice, le disait sur notre plateau. Il disait voilà les gens trapensent ça peut se défendre d'ailleurs que un tel qui a lancé une chaise contre un policier. B voilà, il c'est un acte de violence mais il est père de famille, c'est la première fois, il a demandé pardon, on lui donne sa chance, on voir monsieur rentrer.

Est-ce que c'est possible pour vous ? Je je crois pas que la majorité des magistrats pensent ça. Il y en a peut-être qui le pensent, mais je ne crois pas que la majorité des magistrats pensent ça.

La majorité des magistrats, ce qui voit c'est que les prisons sont pleines mais que tous les jours ils essayent d'envoyer les ceux qui sont les plus méchants en prison. On va dire ça comme ça. Voilà.

Mais je crois qu'il y a beaucoup de juges et il y a beaucoup de parcetiers qui sont très fermes. Aujourd'hui, on a compris ce que vous avez dit. Donc ce lundi, vous voyez les procureurs généraux, vous allez leur dire de revoir tout, de vérifier toutes les procédures concernant des plaintes, concernant les enfants, n'est-ce pas ?

Et ça jusqu'au 14 juillet, ça représente 70000 plaintes. Est-ce que c'est un cas pour vous ? Est-ce que il y a un besoin de réconciliation quand on rend la justice, on dit au nom du peuple français, hein.

Est-ce qu'il faut rétablir ça, ce lien ? Écoutez, moi j'ai eu aujourd'hui [raclement de gorge] des haut magistrats au téléphone euh et ils m'ont dit "Mais monsieur le ministre, nous le faisons." Et ben, je suis vu ce qui s'est passé puisque si c'est une exception ignoble et affreuse, ça vaut leut de revérifier.

Et ils m'ont dit "Oui, vous avez raison. Donc, j'ai tout à fait confiance en eux pour euh dossier par dossier, dentelle par dentelle, refaire l'intégralité de tous ceux qui se sont adressés à la justice pour demander justice. Dans l'histoire des grands cas judiciaires, il y a eu des grandes affaires politiques, on par monter à l'affaire de Réfus, il y a des grandes affaires aussi de fait d'hiver, l'affaire de papoise qui peuvent changer vraiment le cours dans un sens ou dans l'autre, hein.

Pour vous, cette affaire Liana, on sent bien qu'il y a une émotion dans le pays qui est majeure, hein. Qu'est-ce que ça représente ? Alors, je objectivement je je réfléchis plutôt à me dire euh quelle est la prochaine petite fille ou petit garçon qu'on peut protéger ?

Ah ! pas à me dire quel est le point dans les sondages ou la présidentielle. Il me reste un an au ministère de la justice.

Chaque minute, chaque heure sera consacré à cela. Vous savez, en un an, j'ai fait les prisons d'autres sécurité pour les pour les plus hauts trafiquants. Ça avait jamais été fait auparavant.

On a fait un parquet national anticriminalité organisé. Ça a jamais été àond ça a jamais été fait avant. Désormais, ça fait plusieurs semaines que je le dis, cette ignoble affaire le confirme.

Nous n'entendons pas assez la parole des enfants et surtout nous ne mettons pas assez de bon sens dans le traitement de la parole des enfants. Il me reste un an, je vais je vais m'occuper de ça parce qu'il y a des décisions que prend tous les jours et qui évitent ces drames affreux. On les connaîtra par définition pas, mais ce sera mon honneur que de l'avoir fait avec les magistrats qui sont sur son autorité.

Monsieur le ministre, merci d'avoir été notre invité dans ce format exceptionnel.