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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 16 décembre 2025 88 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

L'intégrale du mardi 16 décembre 2025

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 26 %Défensif 38 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs poursuivent leur mobilisation et c'est aujourd'hui que le Parlement européen se prononce sur les clauses de sauvegarde du Mercosur. Pour un accord inacceptable, selon le gouvernement, la France peut-elle encore remporter la bataille et empêcher son entrée en vigueur ?

  • 10:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que la ministre de l'Agriculture, elle est à la hauteur de cette colère, selon vous ?

  • 21:08OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé ? J'imagine que c'est une question que vous vous posez.

  • 28:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette ouverture à la concurrence sur les rails normands, c'est une bonne chose selon vous ?

  • 32:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France pèse encore suffisamment pour s'opposer à cet accord ?

  • 34:37OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous jugez aujourd'hui l'action de l'actuel ministre de l'agriculture Annie Gennevar depuis le début de la crise actuelle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:04InvitéFait
    « À date, elle est maîtrisée. Il n'y a pas de cas de DNC aujourd'hui en France. »
  • 3:59PrésentateurChiffre
    « Marseille en grand annoncé en 2021, un plan de modernisation de la cité fosséenne avec 5 milliards d'euros annoncés à l'époque. »
  • 4:13PrésentateurFait
    « Le Sénat a voté sa version du budget qui porte le déficit à un niveau jugé inacceptable par le ministre de l'Économie. »
  • 4:51InvitéChiffre
    « Retenez 5,3% du PIB avec le budget que vous devenez voté. Ça ne passe pas. »
  • 6:58PrésentateurFait
    « Hier, à cause d'une fuite de gaz, un immeuble a été soufflé. Deux enfants de 3 et 5 ans sont morts. 13 personnes ont été blessées. »
  • 8:24InvitéFait
    « On a fait les choses assez tard, en tout cas l'Assemblée nationale et le Sénat. »
  • 11:44InvitéChiffre
    « C'est 22 millions de doses qu'il faut trouver. »
  • 18:17InvitéChiffre
    « 200 emplois perdus en 15 ans, alors que la fréquentation a augmenté de moitié. »
  • 19:43PrésentateurChiffre
    « Entre 2018 et 2024, le Louvre n'avait mobilisé que 87 millions d'euros pour des travaux d'entretien et de rénovation. »
  • 20:03PrésentateurChiffre
    « Il faudrait investir 83 millions d'euros pour tout remettre aux normes. »
  • 27:40InvitéFait
    « Il y aura à partir de 2027 des trains exploités par la RATP sur les lignes cannaises. »
  • 32:30InvitéFait
    « Je crois que la France pèse beaucoup puisque si la France n'avait pas été là, je pense que la signature du Mercosur serait déjà intervenue. »
  • 37:57InvitéFait
    « la filière bovine a bénéficié d'une hausse des prix qu'il ne faudrait pas casser justement aujourd'hui »
  • 38:18InvitéFait
    « il faut que l'État prenne mieux en compte les pertes d'exploitation »
  • 38:23InvitéFait
    « Depuis janvier 2024 les crises agricoles se succèdent quand même »
  • 41:35InvitéFait
    « il a tout à fait raison »
  • 41:49InvitéChiffre
    « on a travaillé pendant 165 heures il y a eu plus de 5000 amendements »
  • 42:24InvitéFait
    « moins de 3 en 2029 c'est pas possible »
  • 42:32InvitéFait
    « tous les autres pays arrivent et pas en mettant des impôts en plus comme propose la gauche aujourd'hui »
  • 45:48InvitéFait
    « peut-être que la solution du 49,3 qui permettrait d'avoir un budget avant le 31 décembre »
  • 47:04InvitéFait
    « il faudra trouver une autre source de financement notamment la consommation augmenter la TVA »
  • 47:26InvitéChiffre
    « un ou deux points de TVA c'était un point de CSG »
  • 52:10InvitéFait
    « l'erreur c'était le Front républicain avant les élections »
  • 52:45InvitéFait
    « le débat droite-gauche n'est plus entre la droite et la gauche il est entre l'extrême droite et l'extrême gauche »
  • 52:57InvitéFait
    « il y a des relents d'antisémitisme dessous »
  • 1:05:00InvitéFait
    « à date elle est maîtrisée, il n'y a pas de cas de DNC aujourd'hui en France »
  • 1:05:10InvitéChiffre
    « elle a annoncé l'élargissement des zones de vaccination avec un million de doses commandées »
  • 1:05:14InvitéFait
    « la ministre n'a pas complètement rassuré plusieurs syndicats »
  • 1:05:17InvitéFait
    « plusieurs syndicats ont d'ailleurs claqué la porte des discussions »
  • 1:05:24InvitéFait
    « la FNSEA appelle à suivre les consignes et appuie la stratégie des autorités sanitaires »
  • 1:05:30InvitéFait
    « nous la FNSEA on n'est pas là pour suivre le gouvernement, nous on est là pour suivre ce qu'est aujourd'hui le consensus scientifique »
  • 1:05:43InvitéFait
    « la coordination rurale appelle localement à durcir les actions avec de nouveaux blocages d'axes stratégiques »
  • 1:07:20PrésentateurChiffre
    « plus de 9 Français sur 10 ont une bonne image des agriculteurs »
  • 1:07:27PrésentateurFait
    « il y avait un mouvement au début de l'année 2024 de protestation des agriculteurs contre les normes environnementales, les charges financières, le coût du carburant agricole »
  • 1:07:34PrésentateurChiffre
    « 89% des Français soutenaient leur mouvement »
  • 1:08:02PrésentateurChiffre
    « l'an dernier 8 Français sur 10 estimaient que l'UE jouait un rôle négatif à l'égard des agriculteurs français »
  • 1:08:09PrésentateurFait
    « ils étaient tout aussi nombreux à considérer qu'Emmanuel Macron ne les soutenait pas assez »
  • 1:08:35PrésentateurChiffre
    « 21% de code de popularité pour Emmanuel Macron ce mois-ci »
  • 1:12:39PrésentateurFait
    « plus 5 points sur chacun des items les Français jugent majoritairement que Sébastien Lecornu est ouvert au dialogue et attaché aux valeurs démocratiques et humble »
  • 1:12:51PrésentateurChiffre
    « 47% des Français plus 9 points en un mois qui nous disaient qu'il était compétent »
  • 1:13:29InvitéFait
    « son image s'est restaurée et 35% de bonnes opinions dans un tel marasme politique c'est finalement pas mal »
  • 1:16:45PrésentateurChiffre
    « il dépassait les 40% au moment des européennes de 2024, il est à 29% aujourd'hui »
  • 1:16:52PrésentateurChiffre
    « plus 8 points à 39% de code de rejet »
  • 1:17:26PrésentateurChiffre
    « il perd 29 points de code d'adhésion chez les sympathisants Renaissance »
  • 1:17:32PrésentateurChiffre
    « il était au même niveau que Gabriel Attal le mois dernier à 55% »
  • 1:25:37PrésentateurChiffre
    « la sécurité arrive en tête, 50% des Français disent que ça doit être la priorité de leur maire »
  • 1:26:25PrésentateurChiffre
    « 6 Français sur 10 disent qu'ils ont du mal à avoir un rendez-vous avec un généraliste »
  • 1:26:30PrésentateurChiffre
    « 8 sur 10 disent qu'ils ont du mal à avoir un rendez-vous avec des spécialistes »

Temps de parole

  • Présentateur56 %
  • Invité21 %
  • Invité 211 %
  • Invité 35 %
  • Invité 42 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Tous très heureuses de vous retrouver en ce mardi 16 décembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Les agriculteurs poursuivent leur mobilisation et c'est aujourd'hui que le Parlement européen se prononce sur les clauses de sauvegarde du Mercosur. Pour un accord inacceptable, selon le gouvernement, la France peut-elle encore remporter la bataille et empêcher son entrée en vigueur ?

Dans une demi-heure, on reçoit l'ancien ministre de l'Agriculture, François Patria, qui préside aujourd'hui le groupe Renaissance au Sénat. Les municipales, c'est dans trois mois et la sécurité reste le thème de préoccupations majeures, selon notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. Et nous verrons aussi que 59% des Français sont prêts à faire barrage à la France insoumise. « Analyse dans une heure » avec Nathalie Moré et le sondeur Erwan Lestrouan.

Le Louvre fermé en raison d'une grève des salariés qui dénoncent leurs conditions de travail et le Sénat qui va réauditionner la présidente du musée demain et auditionner pour la première fois l'ancien directeur Jean-Luc Martinez qui avait reçu les audits alarmants peu suivis d'effets. On va en parler dans quelques instants avec la sénatrice centriste Sonia de la Provoté, qui est notre invitée. Et puis à la une de nos régions, nous vous emmènerons au cœur d'une opération fouille XXL menée en prison à l'initiative de Gérald Darmanin qui veut confisquer les objets interdits et lutter contre le narcotrafic. Nos partenaires de TV7 ont suivi cette opération à la prison de Gradignan, en Gironde.

Voilà pour le programme, on est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Commencez avec les opères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguay. Bonjour Auriane, bonjour à tous. Et à la une de ce mardi 16 novembre, la ministre de l'Agriculture qui défend donc sa stratégie sur la dermatose. Oui, avec un élargissement de la vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse pour essayer d'éviter les abattages de troupeaux. Mais les actions de blocage des éleveurs se multiplient partout en France à l'appel des syndicats agricoles. Jérôme Rabier.

2:12
Invité

Officiellement, la situation est sous contrôle. Mais la colère des agriculteurs s'amplifie contre les mesures pour éradiquer la dermatose nodulaire. De Boulogne sur mer à Pau, en passant par l'autoroute A64. Bloquée depuis 4 jours, les agriculteurs maintiennent la pression et attendent des mesures fortes. Il faut changer la procédure. Il faut isoler les troupeaux, il faut mettre en quarantaine, il faut faire des analyses de sang. Mais on n'a pas un troupeau parce qu'une vache réagit, c'est pas logique. Annie Gennevard a passé la journée en Occitanie pour tenter de rassurer.

Avec une visite dans un élevage sans caméra, une réunion de crise et des échanges avec des représentants de la profession. C'est une profession qui a peur, qui a peur de la maladie et qui l'exprime avec vigueur. Et je peux le comprendre, c'est une maladie qui est fraie. Mais je voudrais dire qu'à date, elle est maîtrisée. Il n'y a pas de cas de DNC aujourd'hui en France. Donc la situation est sous contrôle. Si elle a annoncé l'élargissement des zones de vaccination avec un million de doses commandées, la ministre n'a pas complètement rassuré. Plusieurs syndicats ont d'ailleurs claqué la porte des discussions.

Mais pour l'instant, la première organisation du pays, la FNSEA, appelle à suivre les consignes et appuie la stratégie des autorités sanitaires. Nous, la FNSEA, on n'est pas là pour suivre le gouvernement. Nous, on est là pour suivre ce qu'est aujourd'hui le consensus scientifique. Je crois que c'est d'abord à ceux qui sont les sachants de cette maladie de s'exprimer, parce qu'il faut lever les inquiétudes. Plus radicale, la coordination rurale appelle localement à durcir les actions avec de nouveaux blocages d'axes stratégiques prévus aujourd'hui.

3:51
Présentateur

Emmanuel Macron, de retour à Marseille aujourd'hui. Oui, le président de la République vient défendre le bilan de son plan Marseille en grand annoncé en 2021, un plan de modernisation de la cité fosséenne avec 5 milliards d'euros annoncés à l'époque. Le chef de l'État est aussi attendu sur la question du narcotrafic. Emmanuel Macron échangera aujourd'hui avec l'électeur de la Provence le cinquième échange du genre depuis un mois. Le Sénat a voté sa version du budget qui porte le déficit à un niveau jugé inacceptable par le ministre de l'Économie. Direction maintenant la commission mixte paritaire.

Une réunion à huis clos entre 7 députés et 7 sénateurs pour tenter de trouver un accord sur le budget de l'État. Ce sera vendredi. Et Roland Lescure, le ministre de l'Économie, appelle les sénateurs à faire des concessions.

4:34
Invité

Tout le monde va devoir y mettre du sien. Tout le monde. Parce que si on en reste sur les convictions honorables que j'ai mentionnées, si on en reste sur les césures qui continuent et qui se poursuivront sans doute dès les 8 mois qui viennent, on n'y arrivera pas. On n'y arrivera pas. Nous sommes prêts à aider. Mais s'il vous plaît, mesdames et messieurs les sénateurs, retenez 5,3% du PIB avec le budget que vous devenez voté. Ça ne passe pas. Et donc vous allez aussi devoir faire des concessions, y compris dans cette majorité, pour qu'on arrive à y arriver. Je suis persuadé qu'on peut le faire.

5:09
Présentateur

La maire de Christophe Glez, reçu au Sénat hier. Oui, une manière d'appuyer la demande de grâce formulée par la maire du journaliste condamné à ses temps de prison ferme en Algérie pour avoir contacté les membres d'un club de football soupçonné d'appartenir à un mouvement classé terroriste par l'État algérien. La condamnation de Christophe Glez avait été jugée excessive par Emmanuel Macron. Sa mère a donc demandé sa libération. Président algérien Abdelmagid Tebboune.

5:33
Invité

C'est donc une lettre de demande de grâce où j'en appelle à un geste d'humanité. Je fais appel à sa bienveillance et à sa clémence pour qu'il comprenne la douleur de notre famille, qu'il comprenne que ce qui est reproché à Christophe le dossier est vide et que ce n'est pas un conspirateur, un terroriste et que j'appelle à sa libération. Nous avons été reçus à la fois par le président Emmanuel Macron qui a souhaité justement rencontrer notre famille et également le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrault. Et pour nous, c'est un message très très fort comme aujourd'hui d'ailleurs être reçu par le président du Sénat, Gérard Larcher.

Ce sont des personnalités qui montrent que le cas de Christophe est un cas très important maintenant pour la France et donc il faut soutenir dans tous les domaines et appeler à sa libération.

6:46
Présentateur

Voilà la maire de Christophe Vélez qui était au micro de Clémentine. Louise, deux enfants décédés dans l'explosion de leur immeuble dans l'Ain. Oui, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est attendu sur place dans la matinée pour soutenir les secours et les habitants. Hier, à cause d'une fuite de gaz, un immeuble a été soufflé. Deux enfants de 3 et 5 ans sont morts. 13 personnes ont été blessées. Cette explosion a nécessité le relogement de 70 habitants de l'immeuble. Merci Stéphane et à tout de suite. Bonjour Sonia de La Provoté. Merci d'être notre invitée sénatrice centriste du Calvados. Après le cambriolage du Louvre, il y a deux importantes auditions cette semaine au Sénat.

On va évidemment revenir là-dessus avec vous. Mais d'abord, on commence comme tous les jours par la une de la presse régionale. D'abord la une du journal du Centre. Crise agricole, saison 2. C'est la question que pose le journal. Les annonces de la ministre de l'Agriculture qui, on l'a vu, n'ont pas convaincu les agriculteurs qui annoncent poursuivre le mouvement. Seconde une, celle du Courrier de l'Ouest du RN à LFI, le Front Républicain. Selon notre dernier baromètre politique Odoxa, une majorité de Français déclarent être prêts à faire barrage à la France insoumise plutôt qu'aux RN aux élections municipales.

Et puis, après la dernière une, c'est celle du Républicain, le Rhin politique, les femmes changent la donne, la parité qui gagne du terrain et devient même obligatoire dans toutes les communes aux commandes. Les femmes changent l'approche des dossiers. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Je parlerais bien des femmes. Ça vous étonne ? Non, ça ne m'étonne pas du tout. C'est pour ça que j'ai choisi cette une. C'est une nouveauté dans ces municipales, c'est-à-dire qu'il y a une parité dans toutes les communes. On entend qu'il y a quelques grincements de dents dans certaines communes qui ont du mal à constituer leur liste, vous le comprenez ?

Ah oui, oui, je comprends que le fait de changer la donne qui plus est le catenandrier n'a pas été favorable. On a fait les choses assez tard, en tout cas l'Assemblée nationale et le Sénat. Pour autant, les femmes changent la donne en politique. Non, les femmes ont toujours été présentes en politique, sauf que là, elles vont être à parité, c'est-à-dire à la juste représentation de le rôle qu'elles jouent dans notre pays quotidiennement et aussi leur capacité à impulser les changements pour l'avenir. Donc, je trouve que c'est un moment assez majeur. Et les Normandes, notamment, ils sont contents de ce changement du mode de scrutin ? Il y a de tout, c'est un peu comme partout.

Alors, il y a probablement des départements où c'est plus compliqué dans le Calvados. Un certain nombre d'élus disent que c'est complexe. D'autres disent, oh moi, ça fait longtemps que j'ai la parité. J'ai fait ça depuis très longtemps. Voilà, je pense que cette fois-ci, ça va être compliqué pour quelques communes. Et puis, la voie d'après, comme à chaque fois qu'on a mis en place la parité, ça ne sera plus un problème. Et donc, c'est vrai que là, il y a un moment parité. À un moment, il faut trouver des femmes. C'est ce qu'on peut entendre.

Et puis, c'est un moment pour les femmes aussi de se décider à accepter, à dire oui et à se lancer dans l'aventure politique qui est quand même un des plus beaux projets de vie qu'on puisse avoir en dehors des autres projets plus classiques. Moi, je n'ai aucun regret. En tout cas, en ce qui me concerne, moi, je n'ai aucun regret. Je suis un produit de la parité. Après, je charge à chacune et à chacun de faire ses preuves. Il faut travailler. Mais je n'ai aucun doute sur la génération qui va arriver. On va revenir à la crise agricole.

Et on l'a vu, Annie Genevard, qui était donc en Occitanie hier, les agriculteurs qui sont notamment en colère à cause de la stratégie du gouvernement sur la dermatose et les abattages de troupeaux. Est-ce que la ministre de l'Agriculture, elle est à la hauteur de cette colère, selon vous ? Je ne sais pas si c'est la question du jour de savoir si elle a la hauteur ou pas. C'est une question très complète, la dermatose nodulaire. Et on voit bien que, d'abord, un, ça inquiète, très clairement, parce que c'est quand même une maladie contagieuse. Et puis, quand elle s'installe dans un pays, ça peut vite diffuser et être assez dramatique.

Donc, il y a une inquiétude très légitime de la part des agriculteurs. Sous contrôle, dit la ministre. Sous contrôle, pour l'instant, de fait, sous contrôle, à la condition que tout le monde joue le jeu, qu'il n'y ait pas de transfert ou de déplacement de bêtes sous les écrans radars, hors des contraintes et des consignes qui sont données. Parce qu'en tout cas, c'est assez souvent ce qui arrive, c'est que le moucheron, il ne fait pas 100 kilomètres. Enfin, le moucheron, la mouche, le vecteur, en tout cas, ne fait pas 100 kilomètres. Donc, quand il y a 100 kilomètres de parcouru d'un point à un autre, c'est qu'il y a une bête contaminée qui s'est déplacée.

Donc, il faut quand même être un peu lucide là-dessus, que chacun assume les choses. Et d'ailleurs, les agriculteurs le savent bien aussi et ils transmettent des consignes dans ce sens. Et en réalité, quand on voit toutes les stratégies des différents pays, les situations ne sont pas les mêmes. Ce qui est certain, c'est que là où ça n'a pas été contenu, ça a explosé et ça a flambé. Donc, de toute façon, la question des abattages fait partie de l'arsenal, j'allais dire, thérapeutique, en tout cas, de traitement de la situation. Mais la vaccination, évidemment, est un point absolument essentiel. Donc, évidemment, à l'échelle du pays, c'est 22 millions de doses qu'il faut trouver.

Donc, si on devait vacciner 90% du bétail, très clairement… – Au moins, il y a une zone vaccinale assez précise. – Voilà. Alors, dans les zones vaccinales, il y a celles où des cas ont été identifiés. Donc, on vaccine à distance et puis on se rapproche du point où était présent le bovin contaminé. Il y a aussi la frontière avec l'Espagne, parce qu'il suffirait d'une bête contaminée qui arrive en Espagne. Et pour le coup, les décisions européennes seraient très dramatiques pour la filière dans notre pays. et, enfin, tous les points de frontière, de toute façon, sont des sujets importants.

Et puis, la vaccination, la question qui peut se poser, c'est de faire massivement une vaccination nationale, sauf qu'il faudra 7 à 8 mois. Donc, de toute façon, ça ne règle pas le problème dans les médias. Et donc, il faut des stratégies très précises. Et puis, encore une fois, il faut respecter la loi. Il faut comprendre la colère. Il faut comprendre le désespoir aussi. Quand on est éleveur, on n'élève pas du bétail comme on compte les grinderies. Ou les grains de blé, ce n'est pas le sujet. Il y a un attachement pour un très grand nombre d'entre eux. Et clairement, c'est un moment douloureux. Et donc, l'abattage, ce n'est pas quelque chose de neutre.

Outre la compensation pécuniaire, il y a vraiment à avoir un accompagnement autre. Et en tout cas, à ne pas traiter cette question comme étant un non-sujet. Bien au contraire, c'est très grave et très important pour eux. Et on va voir justement comment ça se passe, notamment dans le Jura. C'était un des premiers départements touchés. Bonjour Étienne Rougeau. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire d'Ecleu, président de la communauté de communes du Val d'Amour. Et c'est chez vous qu'ont été recensés six des sept foyers dans le Jura. C'était en octobre. Comment vous l'avez vécu ? Est-ce que vous attendiez à ce que ça prenne de telles proportions ?

Est-ce que la situation était difficile à gérer ? Comment je m'y attendais ? Non, je ne m'y attendais pas du tout. Quand on reçoit le coup de téléphone des services vétérinaires et qu'on nous annonce ça, il se trouve que je travaille dans le milieu agricole également. Je savais que les semaines allaient être difficiles. Je ne pensais pas à ce point-là. Donc la première chose, c'est qu'on a été contacté les éleveurs. On les a les uns après les autres avec le président de la Chambre d'agriculture et avec les services vétérinaires. On leur a demandé de venir en mairie pour donner un caractère solennel à la chose. On leur a expliqué la procédure.

Et en fait, on est directement dans le cadre d'un plan hors-sec sanitaire. Donc il y a des choses qui sont très cadrées avec les pouvoirs publics. Et donc en tant que maire, on applique la procédure, on applique le déroulé. Et comme le disait Madame la Sénatrice, en fait, il y a la procédure, mais il y a toute la partie humaine qui est essentielle. Et donc il faut être aux côtés des éleveurs. Il faut très vite mobiliser les psychologues. Il faut très vite être autour de ces éleveurs, mobiliser la population. Chez nous, très vite, on a eu des banderoles sur place de tout cœur avec nos éleveurs. On a toujours été à leur côté de manière à ce qu'ils ne se sentent pas seuls.

Sonia de La Provoté, comment vous réagissez au témoignage de M. le maire ? Je suis complètement en phase avec ce qui vient de dire. En plus, moi je suis dans un territoire où l'élevage, c'est un élément important. Et voilà, on connaît tous la tâche. Et du coup, le côté extrêmement cruel, ce n'est pas du tout normal de se retrouver face à un abattage massif de bêtes. C'est un moment assez tragique. Et même si on met de la solennité, même si on met de l'accompagnement, il y a une forme de douleur face à la situation. Et donc on ne peut pas répondre que dans le discours public, en tout cas par la compensation financière, il faut vraiment prendre en compte cette dimension-là.

Et même si on la prend en compte, c'est quand même une maladie très contagieuse, qui a un délai d'incubation qui est très long. La vaccination, c'est 30 jours pour être immunisé. Enfin tout ça, c'est des délais qui sont complexes à gérer. Et en plus, la surveillance sérologique est complexe parce qu'il n'y a pas toujours une charge virale dans le sang. Et donc on peut tomber à un moment où la prise de sang est négative alors qu'en fait, l'animal est porteur. Donc tout ça est très compliqué. Et c'est vrai que cette complexité amène de la difficulté à avoir un langage précis, rationnel et audible. Un dernier mot, Etienne Rougeau. Du coup, quelle est la situation chez vous aujourd'hui ?

Alors, dans le village, il n'y a plus une vache laitière. On avait trois élevages. Il y a eu 347 vaches laitières abattues, dépeuplées, puisque c'est le mot qui est aujourd'hui à la mode. Toute la partie nettoyage, désinfection des bâtiments est faite. Et si tout va bien, à partir du 17 janvier, les éleveurs du village pourront repeupler et donc ramener des animaux dans leurs élevages. Moi, je voudrais juste, en un mot, souligner l'importance et le rôle des vétérinaires. Ils ont fait un travail remarquable. Ils sont à la fois aux côtés des éleveurs pour leurs animaux, mais il y a une implication dans l'accompagnement qui est essentielle. Merci beaucoup.

Merci, Etienne Rougeau, d'avoir été avec nous. Vous êtes maire des Clos et dans le Jura. Merci d'avoir été là. On va passer à l'actualité du Sénat. Et Stéphane, c'est avec vous, puisque près de deux mois après le spectaculaire braquage du Louvre, les portes du musée ne se sont pas ouvertes. Hier, les salariés sont en grève. Oui, les visiteurs ont trouvé porte close devant le musée du Louvre toute la journée d'hier, parce que les agents du Louvre, vous l'avez dit, ont voté une grève qui est reconductible, un vote à l'unanimité pour dénoncer leurs conditions de travail et l'accueil du public. Ils se réuniront à nouveau demain pour savoir s'ils prolongent ou non cette grève.

Aujourd'hui, les portes du musée restent fermées, puisque c'est le jour de fermeture hebdomadaire du musée du Louvre. Les demandes des syndicats sont évidemment en lien avec les questions de sécurisation du palais du Louvre, soulevées après le braquage spectaculaire du 19 octobre dernier. Écoutez Christian Galani, il est représentant CGT au musée du Louvre.

18:17
Invité

Dans l'immédiat, il faut tout simplement s'occuper de la sûreté de cet établissement, il faut s'occuper de la rénovation du bâtiment, il faut créer des emplois, parce que pour l'instant, le plafond d'emploi n'est pas desserré. La ministre se refuse à desserrer le plafond d'emploi. 200 emplois perdus en 15 ans, alors que la fréquentation a augmenté de moitié, c'est lourd à porter pour les personnels. Et surtout, redonnons sens à nos missions en affirmant l'universalité qui est portée par notamment l'égal accès aux services publics. C'est en ce sens que nous nous opposons à la tarification différenciée.

18:58
Présentateur

Et justement, Stéphane, le représentant de la CGT, parle de la fréquentation du musée du Louvre. Combien de personnes s'y rendent chaque année ? Alors, tout simplement, le musée le plus fréquenté du monde, devant le British Museum de Londres, devant le Vatican, ou encore le Met à New York, le Louvre, a accueilli l'année dernière 8,7 millions de visiteurs, quasi autant que l'année précédente. Le musée du Louvre fonctionne au quotidien avec 2200 agents et un autre chiffre oriane, 24 hectares. Si on compte toutes les salles du Palais, le musée du Louvre s'étale sur 24 hectares en tout. Et avec cette surface, on se doute que l'entretien du musée est un travail colossal.

Et les travaux se comptent en centaines de millions d'euros. Dans son dernier rapport qui est paru au mois de novembre, la Cour des Comptes avait établi qu'entre 2018 et 2024, le Louvre n'avait mobilisé que 87 millions d'euros pour des travaux d'entretien et de rénovation, contre 169 millions d'euros pour des achats d'oeuvres, ou encore pour modifier le parcours des visiteurs dans le musée. La Cour des Comptes s'est aussi penchée sur le budget dédié à la sécurité du musée. Il faudrait investir 83 millions d'euros pour tout remettre aux normes. C'est ce que disait un audit qui date de 2017.

Aujourd'hui, près de un peu moins de 10 ans après, c'est seulement 3 millions d'euros qui ont été investis. C'est donc seulement 4% de la somme nécessaire. Et ça fait écho aux conclusions sur le rapport de l'enquête administrative sur le Louvre qui a été dévoilé jeudi dernier au sénateur. Tout à fait. Les auteurs de ce rapport ont témoigné devant la Commission de la Culture du Sénat. Je vous rappelle ce qu'il disait en résumé. Des risques sous-estimés depuis 20 ans. Sous-équipement en matière de sûreté, vétusté de la vidéosurveillance ou encore une mauvaise protection de la galerie Apollon. La galerie ciblée par les braqueurs pour les joyaux de la couronne Calabrite.

Bref, des défaillances à tous les étages. Leurs auditions en amènent justement deux autres. Celle de l'ancien président directeur du Louvre, Jean-Luc Martinez. Ce sera tout à l'heure à 16h30. L'autre, ce sera la deuxième fois. Laurence Descartes, l'actuelle patronne du musée, viendra être auditionnée au Sénat demain à 16h30 avec, j'imagine, cette question qui peut sembler absurde à ceux qui nous regardent. Sur les cinq audits réalisés ces dernières années, la direction actuelle n'était au courant que de deux audits, celui de 2017 dont je viens de parler et un autre de 2018.

Vous qui êtes à la Commission de la Culture, Sonia de la Provoté, j'imagine que vous allez apporter une attention particulière sur ce point à Jean-Luc Martinez. Qu'est-ce qui s'est passé ? J'imagine que c'est une question que vous vous posez. – Oui, on se la pose, les inspecteurs aussi se la posent. – Oui, oui, et puis surtout la manière dont les audits ont été retrouvés a été archivés, mais pas dans le bon service, au service patrimoine, après ce que j'ai compris. et donc en fait la direction n'était pas au courant de cette audite. Celui de Ville 19, de Van Cleef & Arpels, qui avait été demandé dans le cadre d'un mécénat de compétences et en fait le scénario y est écrit.

Donc voilà, celui-là c'est quand même dérangeant de savoir qu'il n'avait pas été transmis, ou en tout cas que l'information n'avait pas été transmise et puis celui de 2017 qui a été fourni par l'ancienne équipe, par l'équipe de M. Martinez, par lui-même d'ailleurs, aux inspecteurs. Donc effectivement il y a quand même un doute sur la façon dont les choses se sont déroulées, déjà du point de vue de la transmission de l'information. D'autant plus qu'un nouvel audit avait été commandité par la nouvelle équipe en 2021, mais qu'on a eu aussi des audits voiture-bélier par la préfecture de police, par…

enfin voilà, donc en fait on se retrouve avec cinq ou six audits, puisqu'il y a un audit aussi informatique et numérique de 2007 ou 2009, on s'y perd. – Mais vous êtes un peu hallucinée de ce que vous apprenez dans ce dossier ? – Hallucinée, non, mais il y a un côté rocambolesque, on a l'impression que l'histoire des pieds nickelés c'est celle du vol, mais en fait, non mais c'est des obligants de dire les choses, parce que tout le personnel, tous les agents du Louvre sont très mobilisés sur cette affaire, ils sont même vexés, blessés, enfin il y a une dimension aussi personnelle dans cette affaire.

parce que c'est quand même, le Louvre c'est pas rien quoi, et évidemment tous les yeux de la planète sont braqués sur ce qui vient de se passer, et du coup il y a une forme de ridicule qui n'est pas agréable pour ceux qui se décarcassent tous les jours pour que ça fonctionne bien. Et donc en fait on est halluciné par l'absence de procédure, par le retard pris, enfin de 2017 à 2026, parce que c'est ça en réalité, et bien on a investi à partir de 2021 1,3 million d'euros, et avant un peu plus, enfin bref, on n'a pas réglé les problèmes, on a amélioré les conditions de sécurité de la galerie Apollon, mais l'intérieur, pas l'extérieur. Selon qui est responsable de tout ça ?

Est-ce que c'est une responsabilité gouvernementale ? Est-ce que c'est une responsabilité qui se circonscrit au Louvre ? Alors nous ne sommes ni le gouvernement ni la justice, donc ce n'est pas notre objet, notre objet c'est le contrôle de l'action et puis d'améliorer les conditions de fonctionnement de ce sujet, sécurité, sûreté du Louvre. Il y a probablement un responsable, mais il y en a sûrement des, donc voilà, on va laisser les choses se faire tranquillement. En tout cas, nous ne réconnamons pas pour un certain nombre la tête de qui que ce soit, ce qu'on cherche à savoir, c'est comment on peut éviter que ça se reproduise.

Il y a des sénateurs qui demandent la démission de Laurence Descartes. Oui, bien sûr, mais enfin, moi, je n'ai pas de réponse claire sur ce sujet-là, parce qu'après tout, on ne peut pas démissionner le précédent, donc voilà, puisqu'il n'est plus là, mais il y a quand même un sujet de transmission et qu'il l'est encore en main, on peut se poser la question aussi. Il y a une forme d'omission aussi dans les informations qui nous ont été transmises. Il y a quand même 30 secondes, à 30 secondes près, on évitait que les cambrioleurs s'enfuient. Donc on se dit, il y a quand même quelque chose.

L'histoire des caméras périmétriques, c'est une histoire ancienne, c'est-à-dire on se rend compte, on comprend au fur et à mesure des auditions, parce qu'on en a quand même eu quelques-unes, et donc on a appris des choses nouvelles à chaque fois. Là, on a appris par exemple que les vitrines n'étaient pas conçues pour des disqueuses, mais il faut qu'ils aillent au cinéma quand même, parce que je permets juste de dire que la disqueuse, et puis il y a eu quand même quelques événements aussi, notamment au moment des Gilets jaunes, qui ont montré que les disqueuses portables, c'était utilisable.

Donc je veux dire, il y a besoin que chacun se mette un peu à niveau et en fait prenne en compte le sujet comme étant une priorité. Il y a un problème de hiérarchie, de priorisation, on ne comprend pas pourquoi les informations ne se sont pas transmises, on ne comprend pas pourquoi il n'y a pas eu des arbitrages budgétaires en faveur de ça, et en fait on ne comprend pas pourquoi il n'y a pas un pilotage aussi, parce que finalement la tutelle, c'est qui ? C'est le ministère. La tutelle, c'est le ministère. Donc réclamer des têtes, moi je veux bien, mais c'est open bar. Non mais voilà, ce n'est pas le sujet.

Le sujet c'est que ça ne se reproduise pas, et puis surtout qu'on en tire les conséquences pour les autres musées dans notre pays, parce qu'il y a quand même des viols qui ont été violents, des vols, excusez-moi, des vols qui ont été violents, et d'autres moins, et en tout cas au-delà du rocambolesque, il faut quand même qu'on regarde toutes les étapes de ce qui s'est passé, et qu'on mette en place une stratégie nationale.

Un schéma de sécurité du Louvre, c'est parfait, et c'est même idéal, et surtout que ça devienne urgent, il faut vraiment qu'on le mette en place, mais au plan national, ça se regarde avec beaucoup d'attention, parce qu'on va avoir des histoires à raconter le soir devant la cheminée, si ça continue comme ça, et si on ne fait pas mieux. Et on rappelle l'audition de Jean-Luc Martinez, c'est cet après-midi, et la réaudition de Laurence Descartes, ce sera demain après-midi, on suivra bien évidemment tout ça. Pour terminer, on va voir l'actualité dans votre département du Calvados, avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Caen. Bonjour Lilian Firmin, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes chef d'édition à Tendance Ouest, et Lilian, vous allez nous parler, vous, d'un mouvement de grève massif qui a touché le trafic des TER. Quelles en sont les raisons ?

27:14
Invité

Eh oui, hier, il était bien difficile de monter dans un train en Normandie, surtout si ce train desservait la gare de Caen. Les élus de la région Normandie y étaient rassemblés hier en assemblée plénière. Ils ont décidé que la SNCF n'exploiterait plus en exclusivité les rails normands. En fait, c'est une directive européenne, celle de la mise en concurrence. Et c'est RATP Développement, une filiale de la RATP, donc une autre entreprise publique qui a remporté le marché de l'étoile de Caen. Donc en résumé, il y aura à partir de 2027 des trains exploités par la RATP sur les lignes cannaises.

La région, elle justifie ce choix par une offre meilleure que celle de la SNCF, déjà car elle coûte moins cher, et surtout car la fréquence des liaisons est augmentée de 50% en moyenne. Quelques exemples, il y a aujourd'hui un aller-retour par jour entre Caen et Évreux. Il y en aura bientôt huit. On aura aussi deux fois plus de Caen-Cherbourg ou de Caen-Rennes à l'avenir. Mais vous l'avez compris, ce n'est pas une décision qui a plu aux cheminots normands puisqu'ils se sont mis en grève hier. Parmi leurs craintes, il y a celle de la perte de leurs acquis sociaux. Il y a aussi une forme d'incompréhension.

On ne saisit pas forcément pourquoi évincait la SNCF alors que le service fonctionne plutôt bien actuellement. Les syndicats craignent aussi de leur côté un tarif qui pourrait augmenter. C'est la région qui fixe les prix. Pour l'instant, elle s'en défend. Tout ça, ce n'est pas fini puisque dans les années à venir, l'étoile de Rouen doit être ouverte à la concurrence puisque ce sera autour de l'étoile Mancel, puis de la ligne Paris-Grandville et enfin les lignes Normandie-Paris-Saint-Lazare. Là, on parle d'un horizon 2030-2034. D'où ma question pour vous, Madame la Sénatrice. Est-ce que cette ouverture à la concurrence sur les rails normands, c'est une bonne chose selon vous ?

28:49
Présentateur

De toute façon, c'est la loi. Elle s'impose. Donc, il y a eu une ouverture à la concurrence. Elle s'est traduite par ce choix. Quand on entend les raisons du choix, finalement, voilà, en tout cas, on peut considérer qu'un, il y a un service plus important qui est proposé. Deux, ça coûte moins cher. Trois, il y a un certain nombre de mesures mises en place qui permettent une plus grande fiabilité et une régularité plus importante. C'est compliqué dans l'appel d'offres, en tout cas, de l'ouverture à la concurrence, de dire, ah ben non, cette offre, elle n'est pas bien, je garde celle du partenaire traditionnel.

Donc, de toute façon, qu'on comprenne ou pas, on nous le reprocherait à l'échelle d'une ville. Il n'y a pas de raison que pour le train, à partir du moment, les règles sont celles-là, qu'on fasse différemment. Et puis, enfin, la situation des finances est escalée. Et quand le coût est nettement moindre, évidemment que ça a un impact aussi, que ça fait partie de la décision. Après, qu'il y ait des interrogations, des inquiétudes de la part des salariés de la SNCF, ça peut tout à fait s'entendre. Et clairement, c'est quelque chose qui doit être traité à la hauteur de ce que ça mérite.

On ne peut pas avoir commencé dans une entreprise et puis se retrouver, avoir ces règles du jeu et ces conditions de travail complètement métamorphosées du jour au lendemain parce qu'il y a eu un appel d'offres. Et donc, c'est important de prendre ça en compte. Enfin, je ne doute pas que ça fait partie des sujets et des questions qui ont été posées à l'entreprise qui a été retenue. Moi, j'attends de voir, en fait. On ne peut pas crier avant d'avoir mal. Il y a un nouveau... Il y a une nouvelle structure qui est retenue, RATP, et derrière, eh bien, on va voir comment les choses se mettent en place.

Mais jusqu'à présent, on ne peut pas considérer que, en tout cas, ceux qui ont répondu ne sont pas compétents parce que ce n'est pas la SNCF. Merci beaucoup. Très rapidement, Lilian.

30:53
Invité

J'allais juste vous demander le transport ferroviaire reste public. Est-ce que, pour vous, une arrivée du secteur privé sur les rails normands, ça aurait un intérêt dans les années à venir ?

31:01
Présentateur

Écoutez, alors là, vous me posez une question. Ça ne peut pas être oui ou non. On va attendre de voir ce que ça donne, tout ça. Et puis, après, on verra. avançons. De toute façon, on ne peut qu'améliorer aussi la qualité. C'est le but pour les usagers. Donc, regardons et faisons les choses sereinement et de façon pragmatique. Merci, Lilian Firmin. Merci d'avoir été avec nous, chef d'édition. Attendons ce Ouest depuis quand ? Dans le Calvados, chez vous, Sonia de La Provoté. Merci d'avoir été notre invitée pendant cette première demi-heure. Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale.

Oui, on parlera notamment de la colère agricole à la une de beaucoup de quotidiens régionaux ce matin. Et on va y revenir tout de suite avec notre invité, c'est François Patria qui nous rejoint. Bien sûr, vous êtes là. Bonne journée. Bonjour François Patria. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invité. Sénateur de la Côte d'Or, président du groupe RDP Renaissance ici au Sénat et ancien ministre de l'Agriculture, évidemment. On va en parler avec vous. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Rianne. Bonjour François Patria. Bonjour.

Et François Patria, on commence donc par cette colère des agriculteurs, vous l'avez vu. Alors, colère liée à la question de la dermatose mais aussi au Mercosur sur lequel l'Europe doit se prononcer cette semaine. Est-ce que la France pèse encore suffisamment pour s'opposer à cet accord ?

32:30
Invité

Je crois que la France pèse beaucoup puisque si la France n'avait pas été là, je pense que la signature du Mercosur serait déjà intervenue. C'est parce que la France résiste et elle résiste à juste titre même si on voit bien que dans le Mercosur il y a les avantages et les inconvénients pour l'industrie française ou même pour une partie de l'agriculture française. Je pense au lait en particulier et au vin que je connais bien. Donc la France pèse parce qu'elle a réussi je crois à mobiliser autour d'elle encore des partenaires européens qui permettent de dire ce qu'a dit le Président de la République cette semaine.

33:03
Présentateur

Non mais là elle demande un report du vote la France. Elle obtiendra un report

33:06
Invité

du vote ? Je pense que si l'Italie se joint à nous et qu'on a d'autres partenaires oui je pense.

33:10
Présentateur

Mais ça fait beaucoup de ci. Vous l'avez la minorité de blocage la France là ? Vous vous espérez encore ? Je pense oui. Est-ce que du coup les sénateurs examinent une proposition de résolution européenne pour empêcher la ratification de l'accord avec le Mercosur ? Quelle est l'utilité du coup ? C'est quoi ? C'est symbolique ?

33:27
Invité

Non c'est montrer qu'il n'y a pas une unanimité en Europe que certains pays comme l'Allemagne on peut en parler que pour l'automobile comme l'Allemagne aujourd'hui pousse parce que c'est leur industrie qui voit leur intérêt particulier sans voir l'intérêt général de l'Europe aujourd'hui donc je crois qu'il y a intérêt à réveiller le maximum de pays autour de nous une prise de conscience pour voir que ne cédons pas à la facilité ne cédons pas non plus à la démagogie c'est pas ça je crois qu'il faut un accord doit être équilibré avec surtout des garanties pour l'instant on peut dire tout ce qu'on veut s'il n'y a pas les garanties qu'il y aura une équité de traitement et que tout sera vérifié par rapport aux importations c'est difficile d'accepter

34:02
Présentateur

Mais pour vous Emmanuel Macron il pèse encore depuis la dissolution avec la crise politique avec les difficultés budgétaires il est encore entendu dans l'Union Européenne ?

34:09
Invité

Écoutez moi je pense que contrairement à ce que pensent beaucoup de Français aujourd'hui à l'extérieur de notre pays le Président il est respecté et je crois qu'il pèse encore et il a sur le plan international le rôle qu'il assume totalement aujourd'hui et je crois qu'il est reconnu aller chez nos voisins aujourd'hui aller dans l'étranger vous verrez ce qu'on dit

34:24
Présentateur

Et si Mercos aurait signé cette semaine ce sera aussi l'échec d'Emmanuel Macron ?

34:28
Invité

Je crois que ce sera un échec européen parce que ce qu'on aura cédé pour quelques avantages

34:33
Présentateur

C'est ça François Patria vous avez été ministre de l'agriculture

34:37
Invité

Comment est-ce que vous jugez aujourd'hui l'action de l'actuel ministre de l'agriculture Annie Gennevar depuis le début de la crise actuelle ? Est-ce qu'elle aurait pu éviter les barrages en agissant plus rapidement ?

Non je pense que dans cette affaire il y a la raison et l'émotion La raison c'est de suivre les avis scientifiques moi j'ai connu en tant que vétérinaire j'ai connu la fièvre rafteuse c'est le même modèle viral aujourd'hui donc je sais je pense que scientifiquement et d'ailleurs la majorité le syndicat majoritaire et la filière bevine aujourd'hui soutient l'action de la ministre de l'agriculture en ce que l'abattage et pour des raisons évidentes l'abattage systématique doit être recommandé parce qu'il y a deux choses le délai d'action d'un vaccin après la vaccination il faut plusieurs semaines parfois trois ou trois semaines et deux l'incubation est longue ce qui veut dire que si on n'abat pas les troupeaux cette période à la fois la vaccination ne résout rien parce qu'on peut vacciner des animaux déjà atteints et d'autre part si on n'abat pas on a des animaux non apparents non cliniques qui peuvent transférer la maladie mais là les agriculteurs demandent un élargissement de la vaccination pour éviter la propagation alors on est d'accord on est bien d'accord que là c'est ce qu'a décidé la ministre hier on l'a déjà fait vous savez moi j'habite le département de la Côte d'Or c'est-à-dire Mathéos est à côté dans le Jura elle est à côté donc elle est tout près elle est arrivée et on a réussi qu'on le veuille ou non et moi je n'ai pas entendu ce genre de réaction même s'il y a de l'émotion je comprends qu'il y a de l'émotion mais ce genre de réaction dans l'Est de la France quand il y a eu il y a un climat en Occitanie avec les difficultés du monde agricole qu'on a commu déjà il y a deux ans dans ce secteur mais je pense qu'il faut être ferme et que la raison l'emporte donc je ne crois pas que Annie Gennevar ait perdu du temps je crois qu'elle a pris la bonne décision quand il fallait c'est difficile à faire entendre c'était arrivé sur un cheptel il y en a un deuxième cheptel dans l'eau d'aujourd'hui qui intervient immédiatement vous avez vu dix animaux dans le cheptel abattus immédiatement on aura circonscrit je pense la maladie le problème c'est que si on vaccinait tout le pays on ne peut plus exporter on ne pourrait plus exporter donc ça veut dire parce que les bêtes sont considérées comme suspicieuses voilà que la filière bovine vit de l'exportation surtout en élevage à l'étang dans les élevages à l'étang on exporte aujourd'hui les brutards les jeunes animaux de l'année on les exporte en Italie en particulier si on n'exporte plus c'est désastreux pour la filière donc je pense que en réagissant comme ils le font aujourd'hui ceux qui appellent à des solutions alternatives qui n'ont pas d'efficacité sanitaire ils mettent en danger l'ensemble de la filière et c'est ce que la ministre ne veut pas et elle a raison Vous dites il y a un climat particulier en Occitanie qu'est-ce que vous voulez dire par là ?

Je veux dire par là qu'il y a beaucoup de petites exploitations qui ont subi des difficultés on a bien vu au moment de la crise bovine qui s'est passée il y a deux ans leur revenu moyen par habitant ce sont des exploitations qui ont un équilibre fragile qui sont en difficulté souvent mais par contre là je reviens un instant sur ce qu'il faut c'est que pour que cet abattage soit accepté il faut d'abord une indemnisation juste du cheptel deux il faut prendre C'est pas le cas là ? C'est pas suffisant pour vous ?

Non c'est juste aujourd'hui vous savez que le prix des animaux a beaucoup monté depuis la filière bovine a bénéficié d'une hausse des prix qu'il ne faudrait pas casser justement aujourd'hui parce que la filière est en plein essor actuellement bon donc il faut que c'est fait deux l'État prend aussi en compte les frais annexes des infections etc est-ce qu'il faut aussi je crois que il y a peut-être quelque chose à faire là de mieux c'est sur les pertes d'exploitation parce que pendant le moment vous remplacez votre cheptel vous avez des pertes à ce moment-là je crois qu'il faut que l'État prenne mieux en compte les pertes d'exploitation là il y a un effort à faire pour faire mieux passer je crois l'abattage Depuis janvier 2024 les crises agricoles se succèdent quand même donc on a l'impression aujourd'hui c'est la dermatose nodulaire mais il y a eu d'autres problèmes les années précédentes donc ça laisse penser qu'il y a des problèmes sous-jacents plus graves et plus profonds vous ministre de l'agriculture qu'est-ce que vous proposeriez aux agriculteurs pour améliorer un petit peu leurs conditions et éviter ces crises récurrentes qui reviennent tous les ans entre décembre et janvier alors les crises elles ne sont pas toujours sanitaires il y a aussi le problème du loup on ne l'a pas éviter à l'instant bon il échappe-t-elle aujourd'hui avec le loup non mais est-ce que là la crise agricole

38:59
Présentateur

elle est politiquement difficile à gérer pour le gouvernement

39:01
Invité

ça a toujours été difficile attendez quand j'ai dit mis de l'agriculture il y avait les problèmes de la viticulture parce qu'il y a le problème des viticulteurs aussi aujourd'hui qui sont sous-jacents dans le sud-ouest vous me disiez pourquoi le terrain là-bas tout le sud-ouest est touché par une crise viticole importante aujourd'hui il y a des crises économiques des crises conjoncturelles des crises sanitaires des crises structurelles il y a tellement de crises mais la situation des agriculteurs vous savez c'est un ministère de crise voilà

39:22
Présentateur

mais là c'est Annie Gennevard qui est plutôt sur le terrain est-ce qu'à un moment Sébastien Lecornu doit aussi y aller doit prendre la parole doit aller rencontrer les agriculteurs écoutez moi

39:31
Invité

je pense vous savez j'ai dit d'autant plus qu'Annie Gennevard n'appartient pas à ma famille politique elle n'a pas un souci elle est là aujourd'hui mais je pense qu'elle assume totalement avec beaucoup de raison beaucoup de calme beaucoup de elle s'appuie sur les avis scientifiques sur les avis des conseillers des conseillers vétérinaires de France sur les avis de la profession j'ai entendu les leaders syndicaux dire qu'il fallait faire comme tel j'ai même dans mon département un responsable agricole et non des moindres qui a été président de la FNB j'en ai parlé avec lui il m'a expliqué etc il est sur la position de la ministre donc à tout un moment quand la crise est trop grave on demande toujours à quelqu'un à un numéro à dessus d'y aller mais moi je trouve que je crois qu'il faut surtout aujourd'hui calmer le débat mais sauf que le débat il ne se calme pas vous voyez

40:15
Présentateur

la colère des agriculteurs elle est toujours là les mobilisations elles sont toujours là hier elle n'a pas forcément rassuré Annie Genevard est-ce que vous craignez que ça devienne un dossier politiquement compliqué pour Sébastien Lecornu ?

40:28
Invité

Non ce que je pense c'est qu'au bout du compte la démonstration sera faite comme elle a été en Savoie que l'abattage peut permettre de se reconstruire je pense que non je pense que les choses j'entends bien la colère qui monte et qui se développe pour d'autres raisons pour des raisons politiques on le voit bien j'ai la coordination rurale soutenue par l'extrême droite etc j'entends bien il y a d'autres raisons beaucoup moins invoables de la situation agricole mais bien entendu quand on voit aujourd'hui écoutez des députés du Rassemblement National aller poser des gerbes dans une exploitation où on a battu les animaux vous imaginez la récupération politique c'est pas digne c'est pas à la hauteur vous pensez que les agriculteurs sont quelque part manipulés par le Rassemblement National ils sont pas manipulés c'est l'inverse c'est que c'est pas manipulé c'est le Rassemblement c'est l'extrême droite de ce pays une partie de la droite qui utilise ça aujourd'hui pour faire de la politique c'est différent

41:22
Présentateur

on va parler du budget qui a donc été voté hier par le Sénat modifié par la majorité sénatoriale de la droite et du centre est-ce que comme Roland l'escure vous jugez ce budget inacceptable parce que le déficit est à 5,3 désormais

41:35
Invité

il a tout à fait raison écoutez nous avons voté ce budget et hier j'ai appelé à la raison au compromis j'étais pas de ceux qui fustigeaient tout en disant le Sénat a travaillé sur un budget ce budget on a travaillé pendant 165 heures il y a eu plus de 5000 amendements bien très bien on arrive au bout un budget qui présente pas les nécessaires urgences que nous avions citées c'est-à-dire plus d'économies et pas forcément d'impôts en plus ce que je note c'est que on n'arrive pas dans ce pays à faire passer les économies je répète ce que j'ai dit sur votre plateau il y a quelques semaines en disant je pense que les français ne comprennent pas aujourd'hui que les efforts qu'on leur demande sont sans commune mesure avec ce qu'on pourrait leur demander demain si nous ne faisons pas les économies nécessaires rester à plus de 5 aujourd'hui ça veut dire que moins de 3 en 2029 c'est pas possible on peut pas être quand même les mauvais élèves de l'Europe tous les autres pays arrivent et pas en mettant des impôts en plus comme propose la gauche aujourd'hui ils arrivent à faire des économies nous nous n'arrivons pas à le faire donc ce budget j'attends de la commission mixte paritaire que de part et d'autre on prenne conscience que 1 l'objectif des moins de 5 doit être atteint pas plus de 5 en tout cas moins de 5 et que 2 pour ce faire on doit faire des concessions de part et d'autre s'il faut remettre sur l'IS les 4 milliards qu'on a prévus mais qu'on fasse des économies à côté qu'on mette l'année blanche en excluant bien entendu les bas salaires pour les bas revenus mais qu'on mette l'année blanche qui permet de gagner 4 milliards aussi mais François Patria c'est la droite qui a écrit ce budget ça veut dire qu'elle est moins bonne gestionnaire finalement

43:10
Présentateur

que ne peut l'être la gauche

43:12
Invité

non parce que si ça avait été la gauche on ne ferait pas ça qu'on aurait 6,5,7 donc rassurez-vous mais ou en tout cas on aurait plus d'impôts et on casserait la mécanique d'un pays qui a besoin de la mécanique fonctionnelle pour s'en sortir voilà donc ce que je pense c'est qu'on n'est pas on n'est pas arrivé à faire les économies qu'on pouvait souhaiter en tout cas mais ça vous a surpris les économies étaient différentes moi je pense que la copie ça vous a surpris

43:38
Présentateur

la majorité de la droite et du centre

43:39
Invité

la copie plutôt du genre a baissé le déficit non mais je soutiens la copie du budget tel qu'elle avait été écrite par le par le gouvernement qui était à 4,7 avec des amodiations et on a voté des amendements pour revenir sur certains points d'économies demandées par le gouvernement mais en faisant des économies ailleurs bon on n'a pas été entendus sur ce sujet on voit bien que oui la France a besoin d'un budget alors comme le choix nous est donné vaut mieux certains ont dit un mauvais budget que pas de budget si c'est pour un mauvais budget qui donne un signal à la fois à nos prêteurs à nos voisins à l'Europe et aux Français pour demain qu'on n'avance pas et qu'on n'y arrive pas je pense qu'il faut à tout prix il faut vraiment que le gouvernement alors je ne sais pas ce qui va se passer demain dans les deux jours si on arrive à faire un peu d'économie supplémentaire on n'augmente pas trop les impôts et qu'on arrive à 4,8 4,9 en tout cas moins de 5 ce sera une avancée parce qu'on aura progressé par rapport à l'an dernier mais quand on arrive aujourd'hui avec le budget de la cycle sociale où on est arrivé à 20 milliards de déficit alors qu'on devait arriver à 17 la copie du départ c'était 11 préalablement supplémentaires et 17 milliards d'économies on n'en est pas là je crois qu'il faut se rapprocher de cela après tous les scénarios sont envisageables effectivement j'entends bien tous ceux ils ont peut-être raison ils demandent un 49,3 ils demanderaient à Sébastien Lecornu de revenir vous vous le demandez ?

moi je ne le demande pas c'est au gouvernement de juger de peser la loi spéciale vous dites qu'ils ont peut-être raison c'est Gérard Larcher

45:11
Présentateur

c'est Elisabeth Borne l'ancière Premier ministre qui disent pour faire passer le budget il faut revenir au 49,3 est-ce que vous vous dites la même chose à Sébastien Lecornu ?

45:18
Invité

il faut regarder ordonnances compliquées parce que la crise arrive très vite mais ce serait peut-être la façon de faire des économies de loi spéciale qu'est-ce qui ira mieux dans nos débats si on échoue dans les deux jours le 15 janvier que le 20 décembre je ne vois pas donc on aura les mêmes difficultés on aura repoussé dans un mois donc dans le même temps si on veut que la France ait un budget peut-être que peut-être que oui je crois qu'Elisabeth n'a pas tort en disant peut-être que la solution du 49,3 qui permettrait d'avoir un budget avant le 31 décembre ce budget serait voté dans le 49,3 le gouvernement mettrait les économies qu'il souhaite ou en tout cas les présidents qu'il va ça pourrait se solutionner maintenant les oppositions ont hurlé pendant des mois et des années en disant que c'était un scandale une dictature etc le 49,3 mais il a tort que c'est passé à l'automne

46:13
Présentateur

de s'arc-bouter sur pas de 49,3 pas de 49,3

46:16
Invité

c'est-à-dire qu'il fait la démonstration aujourd'hui que s'il n'y a pas de directives très strictes et des mesures prises en dehors du parlement les parlementaires sont incapables de prendre leurs responsabilités surtout à la veille des années électorales personne ne veut vous avez compris il n'y a pas de démagogie bien entendu je pense que beaucoup de parlementaires se moquent de l'intérêt général aujourd'hui et préfèrent défendre leur intérêt ça n'a pas été vrai sur le budget de la sécurité sociale ça n'a pas été vrai sur le budget de la sécurité sociale tout le monde a fini par trouver par accepter une forme de compromis pour qu'il soit voté à quel prix il n'y a pas assez d'économie même dans le budget de la sécurité sociale il n'y a pas assez d'économie je pense qu'on en est revenu sur un certain nombre de mesures d'économie qui étaient demandées dans la santé et puis je crois qu'on ne pourra pas continuer à faire payer le social de ce pays par le travail il faudra trouver une autre source de financement notamment la consommation augmenter la TVA j'étais pas cette forme de budget j'en avais parlé avec Michel Barnier avec François Bayrou je pense que faire comme d'autres pays autour de nous je crois que un ou deux points de TVA c'était un point de CSG et puis des économies une année blanche à côté permettait d'avoir un budget mais on voit bien que tout le monde recule tout le monde a peur de l'ancienne TVA sociale je pense que c'est malgré ce qu'on dit si on exonère tous les produits de première nécessité non concernés par une hausse de la TVA ça permettrait aujourd'hui d'avoir un budget qui donne les ressources de permettre de faire des économies en même temps graduellement et d'avoir un budget en équilibre c'est pas le choix qui a été fait mais là ce matin

47:53
Présentateur

vous dites la priorité c'est un budget au 31 décembre et donc pour ça il faudrait se résoudre il faudrait se résoudre à en passer par le 49.3

48:00
Invité

on va voir ce qu'il va dire la CMP

48:02
Présentateur

vous pensez qu'elle peut être conclusive ?

48:04
Invité

je pense que la CMP peut être conclusive c'est l'accord entre député et sénateur oui si elle est conclusive les socialistes décident de laisser passer ce budget ou pas eux demandent une mesure de justice sociale pour au moins s'abstenir vous savez qu'ils n'en ont pas eu assez ? ils en ont eu trop ? je trouve qu'ils en ont eu beaucoup quand même mais c'est ce qu'ils réclament donc qu'est-ce qu'ils ont ? ils ont voté le budget ok mais qu'est-ce qu'ils ont proposé comme avancé de leur côté ? alors ils réclament aujourd'hui dites-moi ou une taxation des entreprises ou une taxation des revenus de votre point de vue quel pourrait être le point d'atterrissage sur une mesure de justice fiscale ?

je vous l'ai dit peut-être rétablir je vous dis c'est agir sur les revenus sur l'IS pardon l'IS sur l'impôt sur les sociétés je crois qu'il y a 4 milliards à récupérer là on peut trouver ces 4 milliards mais il faut trouver dans le même temps 4 milliards d'économies à côté voilà est-ce que ce budget il a fracuré ? il faut trouver 10 milliards pour arriver à un point d'équilibre il y a peut-être 4 milliards à rétablir que le Sénat a supprimé il y a peut-être là mais il y a aussi 4 milliards à trouver à côté je pense que allez on va dire 5-5 il faut faire 5 000 donc éléments supplémentaires et 5 milliards d'économies pour arriver au 10 voilà

49:16
Présentateur

est-ce que ce budget il a fracturé ce qui restait du socle commun ? qu'est-ce que vous avez pensé par exemple de la position d'Edouard Philippe ?

49:23
Invité

le socle commun au Sénat Edouard Philippe n'y est pas et le socle commun l'Assemblée ça s'est pas très bien passé vous imaginez quand même moi j'ai vu une réunion du socle commun hier au Sénat avec Gérard Larcher il y avait les disciples d'Edouard Philippe Claude Maluret était là ils ont voté le budget donc les LR vous les mettez encore comme le socle commun au Sénat hier le socle commun a fonctionné

49:44
Présentateur

avec les LR ?

49:45
Invité

oui tout le monde a tous voté le budget vous considérez aujourd'hui que Corizon fait toujours partie du socle commun ? oui c'est toujours un allié dans le vote d'hier et dans la déclaration de Claude Maluret qui est à mon estime et à mon amitié par ailleurs il n'y a pas de hier nous sommes réunis socle commun hier au Sénat on est tombé d'accord pour dire que c'était insatisfaisant qu'il fallait faire autre chose qu'il faut que toutes les choses soient sur la table dès aujourd'hui pour que chacun des participants à la CMP puisse voir où est la marge de manier donc c'est-à-dire pour vous un chef de parti qui s'abstient

50:16
Présentateur

sur le budget de la sécurité sociale qui fustige le budget qui demande le départ d'Emmanuel Macron c'est encore un allié ?

50:22
Invité

alors attendez Edouard Philippe c'est pas le socle commun je veux dire le socle commun c'est les parlementaires dans les assemblées bon je me suis exprimé très clairement je me suis et au Sénat ?

écoutez les parlementaires aussi bien à l'Assemblée qu'au Sénat n'ont pas écouté les directives d'Edouard Philippe Philippe disait qu'il fallait voter contre le but de s'abstenir beaucoup de ses députés ont voté à l'Assemblée nationale et les sénateurs élés ont voté ici donc je ne fais pas le procès à eux par contre je l'ai déjà fait ici je ne suis pas d'accord du tout avec Edouard Philippe sur la position qu'il a émise à deux reprises déjà il y a un an en disant je suis candidat à l'élection présidentielle à un moment où le président avait une difficulté cette fois-ci alors qu'il souhaite être candidat en 2027 et que il sera peut-être le centre humain du socle commun je ne sais pas mais et que lui-même de partisans de la rigueur de mesures difficiles aspirées à une fonction qui l'aurait lui-même dégradée donc moi je veux dire que j'ai très très mal reçu la demande de démission du président de la République anticipée je trouve que ce n'est pas une bonne manière ça peut être une façon d'accélérer les choses parce qu'on pense qu'on est en tête mais voilà je suis en désaccord sur ce profond sur les municipales mais ça c'est pas il n'y a rien à voir avec le vote au Sénat

51:45
Présentateur

sur les municipales il y a le baromètre d'OXA pour Public Sénat et la presse régionale qui sort ce matin qui dit que 59% des français seraient prêts à voter à ces municipales pour faire barrage à la France insoumise ils ne sont que 44% à dire la même chose pour le Rassemblement national est-ce qu'aujourd'hui il y a un nouveau Front républicain selon vous ?

52:04
Invité

je me suis déjà essayé exprimé aussi sur ce sujet on s'est beaucoup bossé sur la dissolution de 2024 je pense que à mon avis l'erreur c'était le Front républicain avant les élections j'ai vu beaucoup de gens me dire tu sais moi je suis centriste mais le Front national etc. je dis non tu ne peux pas voter pour lui mais on les a obligés à voter pour des gens d'extrême gauche aujourd'hui le racisme etc. pas le racisme mais l'antisémitisme ressort aujourd'hui que les gens qui disent

52:32
Présentateur

c'est contre LFI que contre le RN qu'est-ce que vous en dites ?

52:36
Invité

je pense que je pense que c'est aujourd'hui le débat droite-gauche n'est plus entre la droite et la gauche il est entre l'extrême droite et l'extrême gauche et je combats les deux de la même façon de la même façon je trouve que l'extrême gauche aujourd'hui en tout cas le schéma dans lequel s'engage la France insoumise est insupportable est extrémiste il y a des relents d'antisémitisme dessous on l'a dit il y a l'appel au chaos au désordre et ça de quoi inquiéter les Français qui aujourd'hui ne sont pas très politiques mais qui disent non mais ce que propose le Front national c'est le chaos c'est le désordre c'est l'insurrection après tout les gens du RL ils se tiennent bien ils mettent des cravates à l'Assemblée ils paraissent plus plus acceptables comme tel regardons ils le font des choses les arrières pensées parce que le RL fait feu de tout bois il a des positions de gauche alors qu'il a d'extrême droite il défend des tout et son contraire donc voilà ce que je vois bien ce que vous me dites ça existe sur le terrain je vois des gens sur le terrain et ça m'inquiète beaucoup et je leur en parle qui me disent effectivement qu'ils préfèrent voter par quelqu'un aujourd'hui de la droite ou de l'extrême droite plutôt que de voter à la France insoumise ça existe je le déplore mais je pense que les deux sont à combattre de la même façon comment ça doit se traduire ça en termes d'alliances pour les élections municipales c'est-à-dire que les candidats renaissances doivent se maintenir dès qu'ils le peuvent partout où ils le peuvent je pense que d'abord les candidats renaissances doivent trouver aujourd'hui on voit bien où on est où nous sommes positionnés en termes de sondage une partie je pense que nous devons le plus possible trouver des alliances avec les forces entre guillemets républicaines ça va d'où à où les forces républicaines selon vous moi c'est vrai ça va écouter ça va des républicains aux partis socialistes voilà et moi je pense que chez moi on peut trouver des accords avec la gauche et à droite trouver des accords dans notre ville avec la droite qui est républicaine

54:27
Présentateur

merci beaucoup François Patria merci d'avoir été notre invité Christelle la une de la dépêche les agriculteurs évidemment la crise jusqu'à Noël c'est la question à la une de votre journal on va en parler dans la revue de presse notamment du déplacement d'Annie Genevard en Occitanie on y revient avec votre collègue de la dépêche mais d'abord c'est la une de nos régions c'est l'heure de notre reportage en région depuis le 26 novembre Gérald Darmanin le garde des Sceaux a lancé dans les prisons françaises une opération de fouille XXL pour confisquer les objets interdits qui circulent dans les cellules et lutter contre le narcotrafic Thibault Lambert et Antoine Rivalin ont suivi cette opération c'était la semaine dernière au centre pénitentiel de Gradignan en Gironde c'est un reportage de TV7 la nuit est tombée sur la prison Bordeaux-Gradignan il est 22h le silence est de marbre dans les couloirs casqués et armés les unités d'élite de l'administration pénitentiaire se positionnent face à une cellule

55:33
Invité

le détenu n'oppose pas

55:52
Présentateur

de résistance

55:53
Invité

sa cellule va être fouillée

56:07
Présentateur

méticuleusement à la recherche de téléphones portables et de drogue avant l'entrée des agents Nordic le malinois de l'unité synophile lève le doute sur la présence d'explosifs les équipes de sécurité de la prison inspectent maintenant chaque centimètre carré de la pièce cette brique peut être modifiée décollée et posée

56:30
Invité

dans un double fond le contenu également que je vais devoir contrôler qu'on ne conçoit pas sur des produits interdits

56:39
Présentateur

le joint du frigo n'est pas oublié ce soir là les cibles de l'opération 91 détenus ayant des liens avec le crime organisé situés à l'isolement ou dans le bâtiment A de la prison 16 téléphones et 128 grammes de drogue sont saisis

56:56
Invité

on est réellement sur une dimension de sécurité qui doit permettre aux établissements et aux agents qui les composent de se sentir plus en sécurité qu'ils ne sont actuellement et surtout d'éviter et de pallier au fait que les personnes détenues peuvent via des moyens de téléphonie mobile traiter leurs affaires depuis l'année d'ençue

57:14
Présentateur

les opérations XXL commandées par le garde des sceaux Gérald Darmanin se poursuivront jusqu'au 31 décembre dans toutes les prisons et on poursuit le tour de l'info dans nos régions Stéphane on va regarder ce qu'il y a à la une de nos quotidiens et c'est bien sûr la crise agricole qui fait la une de beaucoup de quotidiens avec la dépêche que vous avez déjà montrée Auriane qui s'interroge est-ce que la crise va durer jusqu'à Noël Centre Presse le journal de l'Aveyron titre lui colère des éleveurs la fièvre ne redescend pas ce qui fait dire Obéry Républicain crise agricole saison 2 car les images des barrages sur les autoroutes et des manifestations rappellent celles de l'hiver 2024 cette fois les éleveurs sont vent debout contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse qui entraîne l'abattage de certains troupeaux et les mots de la ministre de l'agriculture n'en semblent-ils pas rassurés Annie Gennevard a annoncé l'élargissement de la zone de vaccination mais le vaccin fera-t-il tomber la fièvre se demande Midi Livre en tout cas le Obéry Républicain donne la parole à un éleveur de vaches limousines et charolaises Emmanuel Tardivon se lamente dans les colonnes du quotidien pourquoi abattre tant d'animaux je suis totalement contre il explique que si demain cela arrive dans sa ferme il ne pourra pas le supporter je travaille avec des animaux parce que j'aime les animaux dit-il Et on va aller en Occitanie où était hier la ministre de l'agriculture Annie Gennevard à Toulouse Bonjour Brice Vidal merci beaucoup d'être avec nous responsable adjoint des éditions de la Haute-Garonne à la dépêche du midi on va évidemment revenir avec vous sur cette visite d'Annie Gennevard c'était hier à Toulouse comment a-t-elle été accueillie la ministre de l'agriculture ?

58:48
Invité

C'est un peu difficile de vous dire comment la ministre a été accueillie par la foule de paysans puisque son cabinet s'est bien gardé d'organiser une visite médiatisée sur le terrain des rumeurs couraient dans l'après-midi sur un possible crochet d'Annie Gennevard du côté du blocage de la 64 mais ça n'a pas été le cas c'est donc dans les salons feutrés

59:09
Présentateur

de la préfecture au final que la ministre a rencontré les représentants syndicaux une ministre toujours arc-boutée sur la décision d'abattage des troupeaux quand un cas est décelé seule solution pour elle pour éradiquer la maladie c'est une aberration disent les contestataires du monde paysan alors seul pas en avant

59:33
Invité

de la ministre et votre confrère l'a rappelé il y a un instant et bien c'est l'élargissement de la zone élargie dans la zone de vaccination des bovins quand un cas de dermatose est décelé à proximité sur ce point donc Annie Gennevard a dit oui ça obligera à mettre en circulation un million de vaccins en tout cas les propositions n'ont pas permis de calmer la fronte paysanne car dès hier soir notamment sur le périphérique de Toulouse les agriculteurs ont continué

1:00:06
Présentateur

de se mobiliser ils en ont bloqué une petite partie donc entraînant pas mal de bouchons alors est-ce que c'est le prélude à un blocage plus important

1:00:16
Invité

c'est un peu la semaine de tous les dangers on va voir dans les airs qui viennent si les agriculteurs vont maintenir et durcir les blocages alors que se profile aussi la signature du Mercosur

1:00:27
Présentateur

Un petit mot à Brice sur la situation épidémique chez vous ça en est où ?

1:00:33
Invité

Alors il y a eu un cas confirmé de dermatose nodulaire et un troupeau qui a été abattu 35 bêtes en fait ont été abattus dans le village de Touille dans le sud de la Haute-Garonne

1:00:46
Présentateur

et parallèlement on est encore sur des tests dans une autre commune une exploitation d'une autre commune à Benck d'Orignac où là plusieurs tests ont été pratiqués pour l'instant il n'y a pas eu

1:01:00
Invité

de confirmation d'un nouveau d'un autre foyer de DMC mais voilà sur place les paysans sont appuyés par des comités de soutien locaux parce qu'il ne faut pas négliger en fait la portée émotionnelle de ce que le gouvernement appelle avec une nitote le dépeuplement donc l'abattage

1:01:21
Présentateur

parce que ça évidemment ça choque pas mal dans les communes de voir tout un troupeau être abattu puisque c'est souvent

1:01:28
Invité

des troupeaux qui sont sélectionnés depuis de nombreuses années et puis qui constituent évidemment le chiffre d'affaires des éleveurs

1:01:36
Présentateur

Merci beaucoup merci Brice d'avoir été avec nous on revoit la une de la dépêche du midi agriculteur la crise jusqu'à Noël c'est à la une de votre journal merci Brice Vidal on continue avec les autres une on va à Marseille Stéphane puisque c'est l'heure de tirer le bilan de Marseille en grand Emmanuel Macron est sur place aujourd'hui Oui Marseille en grand du nom de ce vaste plan lancé par le président de la République en 2021 pour que la cité fosséenne rattrape son retard en matière de sécurité de santé d'éducation d'emploi ou encore de culture 5 milliards d'euros étaient mis sur la table mais seuls 1,3% des sommes ont réellement été engagées rappelle la Provence citant un rapport de la Cour des comptes bataille des chiffres les services de l'Etat assurent que 62% des crédits ont été engagés dans ces pages la Provence passe au crible chaque domaine transport école emploi logement à découvrir donc ce matin avec les différentes inaugurations que fera Emmanuel Macron un mois après l'assassinat aussi du petit frère du militant anti-trafic de drogue médic et s'assinat on reviendra sur cette visite et sur l'échange d'Emmanuel Macron avec les lecteurs de la Provence ce sera demain avec le directeur de la rédaction de la Provence Olivier Biscay le village de Trévoux dans l'Ain en deuil après l'explosion d'un immeuble hier deux enfants de 3 ans et 5 ans sont morts 13 personnes ont été blessées un drame provoqué par une fuite de gaz hier en fin d'après-midi 70 personnes ont dû être relogées le progrès raconte le courage des habitants de l'immeuble qui se sont organisés très rapidement pour permettre l'évacuation des personnes âgées ou encore des personnes handicapées Radouane témoigne dans les colonnes du progrès d'une réelle solidarité entre voisins même s'ils sont tous profondément choqués par le décès des deux enfants au rez-de-chaussée la mère de famille et le plus grand des fils de 18 ans eux aussi ensevelis ont survécu une bonne nouvelle pour les habitants de Saint-Louis agglomération en Alsace l'eau est de nouveau potable bah oui l'eau était contaminée au pifas les polluants éternels et la consommation était interdite dans cette zone depuis le mois d'avril mais l'installation de 6 unités mobiles de traitement au charbon actif donne des résultats satisfaisants les habitants des 11 communes concernées par l'interdiction peuvent désormais à nouveau boire l'eau du robinet puisque les dernières analyses montrent que le taux de pollution baisse significativement après le traitement dans ces gros silos bleus que l'on voit de quoi aussi inspirer d'autres communes concernées par la pollution au pifas Merci beaucoup merci Stéphane pour cette revue de presse et on va revenir sur la mobilisation des agriculteurs tout de suite avec nos éditorialistes la colère qui ne retombe pas et on l'a vu en déplacement hier en Occitanie Annie Gennevard a défendu sa stratégie sur la dermatose

1:04:09
Invité

officiellement la situation est sous contrôle mais la colère des agriculteurs s'amplifie contre les mesures pour éradiquer la dermatose nodulaire de Boulogne sur mer à Pau en passant par l'autoroute à 64 bloquée depuis 4 jours les agriculteurs maintiennent la pression et attendent des mesures fortes il faut changer la procédure il faut isoler les troupeaux il faut mettre en quarantaine il faut faire des analyses de sang mais on n'abat pas un troupeau parce qu'une vache réagit c'est pas logique Annie Gennevard a passé la journée en Occitanie pour tenter de rassurer avec une visite dans un élevage sans caméra une réunion de crise et des échanges avec des représentants de la profession c'est une profession qui a peur qui a peur de la maladie et qui l'exprime avec vigueur et je peux le comprendre c'est une maladie qui est frais mais je voudrais dire qu'à date elle est maîtrisée il n'y a pas de cas de DNC aujourd'hui en France donc la situation est sous contrôle si elle a annoncé l'élargissement des zones de vaccination avec un million de doses commandées la ministre n'a pas complètement rassuré plusieurs syndicats ont d'ailleurs claqué la porte des discussions mais pour l'instant la première organisation du pays la FNSEA appelle à suivre les consignes et appuie la stratégie des autorités sanitaires nous la FNSEA on n'est pas là pour suivre le gouvernement nous on est là pour suivre ce qu'est aujourd'hui le consensus scientifique je crois que c'est d'abord à ceux qui sont les sachants de cette maladie de s'exprimer parce qu'il faut lever les inquiétudes plus radicale la coordination rurale appelle localement à durcir les actions avec de nouveaux blocages d'axes stratégiques prévus aujourd'hui

1:05:48
Présentateur

et on va y revenir avec vous Nathalie Moret merci d'être là Nathalie journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe EBRAS les journaux de l'Est de la France bonjour Auriane bonjour et Erwann Lestrouant bonjour merci également d'être avec nous directeur conseil à l'institut de sondage au DOXA on va revenir évidemment dans quelques instants sur notre baromètre consacré au municipal mais d'abord la colère des agriculteurs Sébastien Lecornu qui réunit ce matin plusieurs ministres à Matignon autour de cette question c'est un sujet politiquement explosif pour lui

1:06:16
Invité

ça a toujours été le cas en fait la colère agricole c'est quelque chose qui est tellement comprise par les français c'est tellement quelque chose de populaire en tous les cas spontanément et vous allez pouvoir nous le dire Erwann les français sont derrière les agriculteurs que effectivement ça a toujours été un problème pour l'exécutif en place quel que soit l'exécutif quand il y a eu des colères agricoles donc oui c'est un sujet explosif oui c'est compliqué pour l'exécutif en place qui est déjà fortement impopulaire et qui est en pleine période de budget Sébastien Lecornu il doit trouver un budget il doit faire voter un budget avant une dizaine de jours donc sans doute trouver des solutions pour les exploitations qui sont en danger et qui doivent voir leur cheptel disparaître donc oui c'est un moment important et c'est à risque toujours toujours pour un exécutif

1:07:10
Présentateur

et d'autant qu'il y a le soutien des français et Erwan c'est un des sujets c'est de plus en plus rare maintenant où le soutien est un peu transpartisan le soutien aux agriculteurs oui absolument c'est la population préférée des français plus de 9 français sur 10 ont une bonne image des agriculteurs il y avait un mouvement au début de l'année 2024 de protestation des agriculteurs contre les normes environnementales les charges financières le coût du carburant agricole 89% des français soutenaient leur mouvement c'est très important c'est évidemment transpartisan et ce qu'on observe avec les mouvements de contestation des agriculteurs c'est qu'ils sont même soutenus dans le temps il n'y a pas d'érosion quand bien même il y a des débordements des actions de blocage on voit que le soutien populaire reste très élevé parce qu'il y a un sentiment aussi très fort dans la population française qu'ils sont peu soutenus par les politiques publiques l'an dernier 8 français sur 10 estimaient que l'UE jouait un rôle négatif à l'égard des agriculteurs français et ils étaient tout aussi nombreux à considérer qu'Emmanuel Macron ne les soutenait pas assez donc c'est une profession pour laquelle les français ont une grande sympathie et sont extrêmement attentifs pour ce qui concerne leur devenir et on va voir justement si ce mouvement agricole a des conséquences notamment sur la popularité d'Emmanuel Macron de Sébastien Lecornu on va commencer à parler de notre baromètre d'OXA pour Public Sénat et la presse régionale comme tous les mois on commence par la popularité du chef de l'État et ce mois-ci Erwan elle est stable 21% qu'on pense qu'Emmanuel Macron est un bon président c'est ça 21% de code de popularité pour Emmanuel Macron ce mois-ci comme le mois dernier ça reste ancré à un niveau très bas juste 5 points au-dessus le record négatif de François Hollande sous la Ve République c'est un niveau très bas et l'hypothèse qu'on peut faire c'est que les choses ne s'amélioreront pas tant qu'on restera dans une crise politique dont il est considéré comme le principal responsable en revanche c'est vrai qu'on le revoit prendre la lumière ou aller sur le devant de la scène sur des sujets comme aujourd'hui à Marseille où la sécurité et la lutte contre le narcotrafic est une attente importante des Français et puis il y a aussi la volonté d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans qui est une mesure qui est soutenue par 80% des parents qui est plutôt sociétale par rapport aux récentes réformes d'Emmanuel Macron donc c'est des choses qui peuvent restaurer son crédit mais tant qu'on est dans un certain immobilisme politique et qu'il est considéré comme étant celui qui a appuyé sur le bouton du bouleversement des équilibres politiques ça reste très compliqué pour lui et son crédit ne se restaure pas auprès des Français – Effectivement Emmanuel Macron qui revient sur des sujets intérieurs peut-être moins clivants Nathalie il fait un tour de France de la presse régionale vous avez d'ailleurs animé un de ses c'était dans les Vosges un de ses face aux lecteurs ça peut marcher ça

1:09:54
Invité

auprès des Français ?

– En tous les cas à Mircourt je peux témoigner que ça a fonctionné c'est-à-dire à Mircourt dans une zone qui vote quand même beaucoup Rassemblement National et qui n'était pas pro-Emmanuel Macron la venue du Président a été appréciée et appréciée de le voir s'exprimer sur des sujets qui les concernaient eux donc je pense que la clé pour le Président comme le disait Erwan c'est effectivement de s'adresser aux gens par rapport à leur quotidien et je sais qu'à l'Élysée ils sont en train de réfléchir justement à la dernière année du quinquennat qu'est-ce qu'on peut faire pour restaurer l'image du Président alors même que la réforme des retraites aura sans doute été suspendue donc le bilan du deuxième quinquennat sera finalement assez maigre qu'est-ce qu'on peut faire pour restaurer l'image du Président sur quoi on peut le faire travailler de façon à ce qu'il soit en connexion directe avec les Français et qu'il y ait en parallèle des avancées pour les Français est-ce que par exemple ça peut être dans l'organisation d'un référendum dont on sait qu'il a été quasiment prêt à être annoncé au mois de mai et finalement on n'a pas vu venir est-ce qu'il peut y avoir un objet assez fédérateur pour justement qu'il s'appuie là-dessus c'est une des possibilités c'est pas la seule mais en tout cas effectivement le Président et son entourage travaillent à avoir une dernière année utile et justement pour restaurer son image auprès des Français

1:11:17
Présentateur

Et on va parler de la popularité de Sébastien Lecornu qui est supérieure à celle d'Emmanuel Macron il est à 35% alors il perd un point par rapport à novembre et Rouen mais il prend 5 points depuis sa renomination Oui et puis c'est surtout ce mois-ci il était à 36% le mois dernier 35% pour le mois de décembre c'est une stagnation mais une stagnation en trompe l'œil parce qu'on sort d'un mois extrêmement chargé pour Sébastien Lecornu et en réalité quand on regarde les chiffres de plus près ce qu'on voit c'est que sa popularité baisse auprès des sympathisants des mouvements les plus radicaux donc du RN d'une part de LFI de l'autre alors qu'elle a plutôt tendance à progresser chez les sympathisants Renaissance mais même chez les sympathisants écologistes et à se maintenir à un bon niveau chez les sympathisants PS et LR ce qu'on observait quand on a fait un sondage la semaine dernière au lendemain du vote du projet de loi de finances de la sécurité sociale c'est que c'est un projet où la méthode Lecornu a été particulièrement validée autant on a deux tiers de français qui nous disent ce budget c'est pas une bonne nouvelle pour les finances publiques c'est pas socialement juste autant ils étaient 60% à dire c'est la méthode qu'il fallait adopter les concessions ont été faites dans le bon sens et c'est un compromis équilibré entre les différents groupes parlementaires parce que les français n'y croyaient pas à cette capacité de l'Assemblée nationale à arriver à un compromis entre les différents groupes parlementaires il y est arrivé et ça a crédité son image on mesurait la semaine dernière qu'aujourd'hui plus 5 points sur chacun des items les français jugent majoritairement que Sébastien Lecornu est ouvert au dialogue et attaché aux valeurs démocratiques et humble on avait même 47% des français plus 9 points en un mois qui nous disaient qu'il était compétent 47% c'est 22 points de plus que ce qu'on mesure pour Emmanuel Macron sur cet item donc son image s'est beaucoup restaurée sur le plan de la méthode plus que du fond mais il y a un lien avec les français il y a une confiance des français qui lui accorde une grande crédibilité sur ce qui relève de la méthode donc c'est une stabilisation ce mois-ci mais pour autant il est bien crédité auprès des partis du bloc central et ça en fait Nathalie un poids lourd désormais de ce bloc central aux côtés d'Edouard Philippe de Gabriel Attal il y a désormais Sébastien Lecornu ?

1:13:23
Invité

J'allais dire que pour deux raisons un parce que vous l'avez dit son image s'est restaurée et 35% de bonnes opinions dans un tel marasme politique c'est finalement pas mal et puis il est aussi en creux j'allais dire en miroir face à Edouard Philippe qui lui est plutôt en difficulté et face à Gabriel Attal dont le mouvement politique n'a pas une ligne absolument claire donc par rapport à ça lui il a un message très clair je trouve qu'il a essayé d'imprimer vis-à-vis des Français depuis trois mois et qui est toujours le même je suis là je suis un moine soldat et j'ai une mission c'est de faire adopter un budget donc effectivement on peut regretter nous journalistes qui ne nous parlent pas beaucoup il ne répond pas à des interviews il est peu présent dans les médias en revanche dès qu'il a quelque chose à dire il met un micro dans la cour de Matignon et il parle directement aux Français en disant regardez ce qui s'est passé à l'Assemblée c'est pas bien moi je vais essayer de faire comme ça donc il y a une espèce de communication directe avec les Français quand il a quelque chose à dire très fort il va soit au journal de France 2 c'est arrivé à une reprise soit dans la cour de Matignon et il établit comme ça un lien à chaque fois en mettant en scène son abnégation de personnel politique et l'abnégation politique c'est une valeur quand on a l'impression que tous les élus travaillent avant tout pour eux-mêmes je ne dis pas que c'est la vérité je dis que c'est une impression qui est donnée donc par rapport à ça effectivement il devient en poids lourd

1:14:50
Présentateur

et d'autant on va en parler dans le palmarès de l'adhésion qu'Édouard Philippe chute lourd devant dans ce palmarès alors pendant des mois on commentait l'indétrônable Édouard Philippe à la première place désormais il est cinquième derrière Gabriel Attal derrière Sébastien Lecornu et Gabriel Attal

1:15:09
Invité

oui comment dire il avait depuis longtemps théorisé le fait qu'il était trop haut dans les sondages et qu'il y aurait une stagnation donc je pense que si on lui posait la question il serait content que ça ait lieu maintenant et pas dans six mois il ne faut pas oublier que effectivement la popularité ça va et ça vient il a dit récemment qu'en commentant justement ces mauvais sondages que ça lui glissait dessus et qu'il savait que les sondages ne veulent rien dire je vous rappelle qu'il était proche d'Alain Juppé qui a chuté dans la dernière minute la primaire de la droite cela dit ça c'est ce qu'il projette je pense quand même que c'est un avertissement assez net pour toute l'équipe d'Horizon sans doute sur l'histoire de la loyauté au président de la République parce que certes le président de la République est fortement impopulaire et il essaye de s'en détacher en même temps les Français n'aiment pas les gens qui peuvent apparaître très déloyaux donc il faut qu'il travaille là-dessus je pense qu'il en a conscience et le vrai moment d'Edouard Philippe ce sera après les municipales où là on attend son projet qu'il annonce comme massif c'est le gain

1:16:18
Présentateur

des municipales déjà

1:16:19
Invité

et les municipales là on voit où il y a un petit assement sans doute un petit peu dans son équipe c'est que petit à petit il commence à distiller un certain nombre de propositions alors qu'il ne devait pas le faire donc on voit bien que sans doute il y a un petit stress qui naît

1:16:33
Présentateur

Erwan est-ce qu'il est sur une pente glissante Edouard Philippe ou est-ce que c'est circonstanciel et ça peut changer non non il est sur une pente glissante parce que la baisse est continue il dépassait les 40% au moment des européennes de 2024 il est à 29% aujourd'hui moins 3 points en un mois mais surtout plus 8 points à 39% de code de rejet c'est-à-dire que l'hostilité à Edouard Philippe progresse très fortement dans l'opinion on savait vous le disiez depuis quelques mois qu'il avait perdu la première place du classement des personnalités préférées au profit de Jordan Bardella mais ce mois-ci deuxième signal négatif il perd la première place du classement des personnalités préférées des sympathisants de la droite et du centre il est devancé par Sébastien Lecornu et il fait jeu égal avec Gabriel Attal pourquoi cette baisse dans cette population qui est quand même sa base électorale de référence en vue du scrutin de 2027 il perd 29 points de code d'adhésion chez les sympathisants Renaissance autrement dit il passe de 84% il était au même niveau que Gabriel Attal le mois dernier à 55% en un mois donc visiblement son attitude sur le PLFSS n'a pas du tout été appréciée la déloyauté lui est particulièrement défavorable auprès de cet électorat qui va être son électorat de référence quand même pour la présidentielle ça c'est le premier point mais son image se droitise un peu parce que dans le même temps il gagne 9 points auprès des sympathisants LR il passe de 50 à 59% de code d'adhésion néanmoins il y a quand même une détérioration de sa base électorale qui est le risque et là cette déloyauté à l'égard d'Emmanuel Macron ce sentiment qu'il joue peut-être plus sa campagne présidentielle que la stabilité politique française ça peut lui coûter notamment parce que cet électorat de centre droit et LR est très sensible à cette question-là de la stabilité politique

1:18:20
Invité

le vrai sujet pour Edouard Philippe c'est qu'il voulait apparaître comme le candidat naturel de la droite et du centre pour 2027 et si les sondages continuent comme ça à lui être de plus en plus défavorables il n'apparaîtra plus comme le candidat naturel et donc devra se soumettre à une primaire de la 3D du centre qui est un sujet qui monte dans l'opinion donc on voit bien que là il y a quelque chose qui se joue

1:18:43
Présentateur

Edouard Philippe qui sera probablement un candidat au municipal et on va parler des municipales c'est le thème de ce baromètre premier renseignement Erwan c'est une élection qui intéresse les français 76% d'entre eux Très fortement 3 français sur 4 disent qu'ils s'intéressent aux élections municipales qui auront lieu en mars c'est 12 points de plus que la mesure du mois de juin donc on voit que l'intérêt progresse et ce niveau d'intérêt très haut il est intéressant à plus d'un titre et notamment parce que c'est peut-être une bonne nouvelle pour la participation elle était de 62% en 2001 elle était comprise entre 55 et 60% en 2008 et en 2014 et on sait qu'en 2020 l'élection municipale a été télescopée par le Covid et l'urgence sanitaire qui a relégué tous les autres sujets on a eu uniquement 42% de participation donc là ce fort niveau d'intérêt pour les municipales on est quasiment au niveau d'intérêt pour une présidentielle ça montre que c'est des élections qui pourraient susciter une participation forte les français sont ravis de revenir aux urnes après avoir demandé une présidentielle anticipée des législatives anticipées les français seront très contents de retourner aux urnes ça reste une élection locale mais le contexte national et les enjeux à un an de la présidentielle prendront forcément le pas ou une partie des réflexions des français parce qu'on est à un an de la présidentielle chacune des forces politiques a un coup à jouer sur ces élections donc c'est vraisemblablement une bonne nouvelle pour la participation et peut-être pour le débat citoyen aussi sur des grands sujets donc c'est une très bonne chose cet intérêt élevé pour les municipales et si ça relançait la participation ça renouvellerait aussi peut-être le personnel dans les mairies parce qu'en 2017 on a vu un très fort renouvellement alors déjà à l'Elysée mais aussi à l'Assemblée nationale en 2020 ça n'a pas du tout été le cas parce que ça a été une élection on a reconduit des sortants 74% des sortants ont été réélus en 2020 donc peut-être qu'il peut y avoir une nouvelle donne municipale si la participation est forte en tout cas c'est ça qui va être intéressant à suivre

1:20:42
Invité

Moi je pense que c'est fondamental et je ne suis pas du tout étonnée que le débat comme ça intéresse les Français à trois mois des municipales pour une simple et bonne raison on a tous beaucoup écrit que ces municipales allaient être en quelque sorte le premier tour de la présidentielle parce que en fonction des résultats certaines forces politiques vont être boostées et d'autres vont être freinées je vous donne un exemple si le Rassemblement National par exemple et on voit que Jordan Bardella et Marine Le Pen sont en tête de votre palmarès d'adhésion si le Rassemblement National parvenait à avoir plusieurs villes de 100 000 habitants et à accroître considérablement son implantation locale jusqu'à avoir un groupe au Sénat en septembre prochain puisqu'il y a un renouvellement des sénatoriales sans doute ce parti là se retrouverait beaucoup renforcé sur le terrain et en position de force pour la présidentielle même chose pour Edouard Philippe imaginez qu'Edouard Philippe rate son implantation locale avec son mouvement Horizon qu'il fasse de mauvaises municipales dans sa ville du Havre pour lui ça changerait totalement la donne donc ces municipales là qui se situent à un an de la présidentielle ont une importance nationale et ça je pense qu'en dehors du débat local les français en ont conscience

1:22:04
Présentateur

et justement Erwan vous avez posé la question du vote barrage au municipal est-ce que vous avez demandé aux français est-ce que vous pourriez voter pour un candidat ou une liste que vous ne soutenez pas pour empêcher la victoire de tel ou tel parti et c'est la France insoumise qui arrive en tête il y a 59% des français qui disent qu'ils pourraient voter pour faire barrage à la France insoumise c'est largement devant le Rassemblement national qui est à 44% oui c'est vrai c'est ce qu'on voit c'est que la France insoumise est aujourd'hui la seule force politique qui pourrait susciter un vote de barrage majoritaire quasiment 20 points devant le vote de barrage majoritaire à l'égard du Rassemblement national alors que le Front républicain contre le RN c'était tout de même la référence du vote de barrage dans les scrutins électoraux français on voit que la France insoumise est en train de prendre cette place tout l'enjeu pour la France insoumise ça va être de peut-être recréer du lien avec les Français parce qu'aujourd'hui autant ils peuvent avoir des scores importants au premier tour on a vu aux élections européennes aux législatives qu'ils ont réalisé des très bons tours dans de nombreux territoires en revanche au deuxième tour rassemblés ça va être très compliqué quand on a une telle levée de bouclier dans les électorats de l'opposition et on peut se dire aussi que dans des deuxièmes tours LFI RN peut-être que le vote de barrage se fera plus défavorable à LFI donc ça c'est un élément important c'est que cette capacité à rassembler au second tour elle est très détériorée pour LFI et qu'eux qui veulent transformer l'essai des européennes et des législatives et s'implanter dans de nombreuses villes ça risque d'être très compliqué mais le fait que le vote de barrage à l'égard du RN soit réduit on l'a dans la popularité de ces deux partis aujourd'hui il y a 4 Français sur 10 qui ont une bonne image du rassemblement national ils sont moins de 2 sur 10 à avoir une bonne image de LFI donc c'est un parti qui a une très mauvaise image auprès des sympathisants de la droite et du centre mais aussi auprès d'une partie des sympathisants de la gauche il y a 43% des sympathisants PS qui disent dans le sondage je pourrais faire un vote de barrage contre la victoire de LFI donc c'est tout de même un niveau important qu'il faut avoir en tête et ce rejet de LFI qui prime sur celui du RN va être aussi un des éléments importants de cette municipale

1:24:23
Invité

quand je vous disais que ces municipales étaient un élément déterminant de la recomposition politique en France je pense que cette histoire de rejet inédit de LFI par rapport au RN en est totalement l'illustration et il y a un chiffre qui est très intéressant dans le sondage c'est celui de l'électorat du Parti Socialiste l'électorat du Parti Socialiste j'ai plus le chiffre en tête mais est comment dire

1:24:49
Présentateur

c'est les 43%

1:24:50
Invité

c'est les 43% effectivement qui sont prêts à faire barrage à LFI et on voit bien que ça traverse tout le questionnement du Parti Socialiste où il y en a dans certaines villes le Parti Socialiste pour garder ces villes sera sans doute obligé de faire un accord de second tour avec des élus insoumis qui soient qui sont encartés ou pas et ça arrivera peut-être pas dans d'autres donc on voit bien que là il y a un élément important de la recomposition politique ça va se jouer dans l'entre-deux-tours entre le 15 et le 22 mars prochain et ça donnera aussi des indications pour la suite

1:25:27
Présentateur

Et dans le même temps juste un petit mot sur le dernier sondage Erwan vous avez aussi demandé les priorités qu'elles étaient les priorités des Français au moment de voter pour les municipales c'est la sécurité qui arrive en tête Alors la sécurité arrive en tête 50% des Français disent que ça doit être la priorité de leur maire pour le prochain mandat on voit que c'est un sujet incontournable mais attention ça l'était déjà en décembre 2019 seulement en 2020 crise du Covid qui démarre en mars 2020 c'est uniquement en mars 2022 qu'on enlève les masques dans la rue ça a duré très longtemps et ça a pris le pas sur toutes les attentes en matière de sécurité donc ça reste un thème très important d'autant plus que les Français ont le sentiment que la délinquance augmente les incivilités pèsent lourd sur la tranquillité publique le narcotrafic gangrène certains quartiers donc la sécurité c'est très important devant l'offre de soins et l'accès à la santé 35% des mentions on mesurait le mois dernier que 6 Français sur 10 disent qu'ils ont du mal à avoir un rendez-vous avec un généraliste 8 sur 10 disent qu'ils ont du mal à avoir un rendez-vous avec des spécialistes ça c'est très ancré dans le concret et le niveau des impôts locaux troisième thématique qui comptera et qui est une attente à l'égard des futurs maires forcément dans le contexte d'endettement de l'État et de baisse des dotations des collectivités locales les Français ont bien en tête que ça peut rejaillir sur leurs impôts locaux et ça les inquiète aussi donc voilà sécurité, santé et impôts locaux trois grandes préoccupations des Français à 3 mois des municipales et on suivra bien sûr tout ça à 3 mois des municipales on suivra évidemment cette campagne de très près dans cette émission merci beaucoup Erwan merci Nathalie on va terminer par l'histoire du jour c'est une belle histoire c'est une initiative très touchante de Liliane elle habite à Saint-Privat-du-Dragon c'est en Haute-Loire elle aura 90 ans le 1er février prochain et pour son anniversaire elle a appelé ceux qui le souhaitent à lui adresser des lettres ou des cartes postales écrire et lire sont devenues mes occupations les plus précieuses dit-elle je lance cette bouteille à la mer si le cœur vous en dit écrivez-moi racontez-moi votre village votre journée une anecdote ou simplement quelques mots venus du cœur et je vous répondrai toujours et alors l'appel a été plus qu'entendu c'est pas une bouteille à la mer c'est un tsunami de lettres qu'elle a reçu une cinquantaine par jour en moyenne venue de toute la France et même des îles s'amusent Liliane qui ne s'attendait pas du coup à une telle déferlante c'est énorme mais ça me fait chaud au cœur dit-elle elle consacre du coup ses journées désormais à lire et à répondre à son courrier et pour elle dit-elle les correspondances sont des chemins d'amitié voilà on va terminer sur l'histoire merci beaucoup merci à tous les deux merci à tous de nous avoir suivis et on se retrouve demain très bonne journée public sénat public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public sénat