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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 12 mars 2026 4 min

Municipales : la bataille des alliances aura-t-elle lieu ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Lesdito politique surin avec le Figaro. Bonjour Alexis Brezer. Bonjour Dimitri.

Bonjour à tous. Nous votons dimanche pour le premier tour des élection municipal. Déjà on nous explique que le grand sujet de la soirée électorale c'est la bataille des alliances électorales entre la droite et le Rassemblement national ou entre la gauche et LFI.

Est-ce que ça vous paraît probable ces mariages électoraux Alexis ? C'est sûr, Dimitri que partant d'un paysage politique aussi fragmenté que le nôtre ou par définition, aucun parti ne peut avoir seul la majorité, bah des élections de liste à la proportionnelle avec la possibilité pour chaque liste de se retirer ou de fusionner entre les deux tours et bien c'est la porte ouverte à toutes les combinaisons et toutes les tractations. Donc on peut effectivement prévoir sans grand risque que les soirées télévisées tourneront autour de cette épineuse question des alliance qui dessine des lignes de fracture dans tous les camps.

Et pendant 48 heures, jusqu'à la clôture des listes pour le second tour, la scène politique retentira d'anathèmes et d'excommunication au nom pour les uns du combat contre le fascisme et pour les autres de la lutte contre les idées nauséabondes de Mélenchon. Bon, est-ce que cette agitation politicienne débouchera comme certains le prévoient sur une explosion généralisée ? Très franchement, je n'y crois pas.

Et qu'est-ce qui vous fait dire cela, Alexis ? Ben d'abord, le fait que si l'on prend la peine d'examiner les choses de près, on se rend compte que pour des raisons qui tiennent à la géographie comme à la sociologie électorale, les villes que LR pourraient conquérir ou sauver grâce à un accord avec le RN se compte tout au plus sur les doigts d'une main. Et puis surtout Marine Le Pen a déjà répondu à ceux qui seraient tenté hier dans une déclaration qui a été insuffisamment remarquée.

Elle leur a fermé la porte au nez. Pas de retrait, pas de fusion. Nous maintiendrons nos listes partout à-elle affirmé.

Notre objectif c'est de rassembler les Français pas la droite. Bon ben voilà, c'est clair. Pour se marier, il faut être deux et là il y en a au moins un qui ne veut pas.

Alors la seule inconnue et elle est de taille évidemment c'est Paris. Alors que Pierre Bournael s'enfer dans sa stratégie perdante. Est-ce que Rachid Adati va saisir la main que lui tend ostensiblement Sarak Nafo ?

C'est une question décisive pour la capitale bien sûr, un dilemme stratégique pour la droite l'air dont bon nombre d'électeurs ne comprendrait pas qu'elle cède une fois encore au Zouas de la gauche. Mais enfin quel que soit son choix que Rachidati va peut-être donner tout à l'heure à Laurence Ferrari dans un instant, bien quel que soit ce choix, le cas Paris restera une exception. Qu'on la souhaite ou qu'on la redoute, l'Union des droites ne se fera pas au municipal.

Mais alors quand on entend les noms d'oiseaux hein dont les candidats et les filles à câlent leur rivaux du Parti socialiste, on dit que l'Union des gauches n'est pas vraiment mieux partie. Alexis he trompez-vous Dimitri ? Tout le monde répète en cœur que Jean-Luc Mélenchon va faire la politique du pire, qu'il va montrer sa force en faisant mordre la poussière à un maximum de candidats socialistes.

Et ben moi, je vous dis que ceux qui prédent prétendent cela n'ont rien retenu des leçons du passé. Que fait Jean-Luc Mélenchon les soirs d'élection ? Même quand ces résultats sont médiocres, surtout quand ces résultats sont médiocres, il parle à 20h05 pour prendre le leadership stratégique et idéologique sur son camp et toujours sur le même thème, le rassemblement des gauches.

Il l'a fait au soir de la présidentielle de 2022 et il a imposé la NUPES. Il l'a fait au soir des européennes de 2024 et ça a donné le NFP. Et ben vous allez voir, il va prendre tout le monde de vitesse, tout le monde à contrepied et proposer aux forces de gauche sinon l'union du moins des alliances techniques partout à Paris, à Toulouse, à Marseille, au Havre, à Bordeaux.

Et vous les verrez, vous les verrez tous ces socialistes qui se bouchent le nez en parlant de lui qui juge son antisémitisme intolérable, sa brutalité insupportable. Vous les verrez détourner pudiquement les yeux pendant que partout se mettra en place la convergence antifasciste. Cette unionlà apparemment va de soi.

L' dit politique sur europein. Merci beaucoup Alexis Brazet. La une du F.

Municipales : la bataille des alliances aura-t-elle lieu ? — Jean-Pierre Bataille · Pourquijevote