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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 29 janvier 2025 59 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportSolidarités & famille

Ariane Ascaride & Robert Guédiguian : deux inséparables - l’intégral - 29/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a inspiré pour écrire ce livre sur les gestes ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous découvert que vous faisiez un geste de votre père ?

  • 5:50OuverteRéponse directe

    Les gestes qu'on ne fait pas sont-ils symptomatiques de notre société ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Quels sont les objets ou souvenirs que vous avez sauvés lors de l'incendie ?

  • 9:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir cité ce discours de Nasser dans votre livre ?

  • 10:50OuverteRéponse directe

    La fuite de la meilleure amie de votre personnage résonne-t-elle pour vous ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.

Pierre, Patrick et Mohamed, aux côtés de notre chef, M.McQueen. - M.Bouhafsi: Dans un de ses restaurants, il y avait récemment J.Bieber.

Mawa a grandi à Trappes et est désormais la star des crêpes américaines. Vous racontez tout cela dans ce livre. - M.McQueen: Exactement. "Une ambition sans limites", c'est pour pousser les gens à la création.

Les gens ont envie de faire des choses, mais ne savent pas comment. Je leur donne le mode d'emploi. Il faut avoir le bon état d'esprit pour réussir. - M.Bouhafsi: Grâce aux crêpes, au poulet et au saumon, on va cultiver un état d'esprit. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure. Quand un homme part en quête de son père pour mieux transmettre son histoire au petit garçon qu'il va adopter. Récit émouvant qui nous emmène en Egypte, en Italie, en Grèce et en France.

Ce père, un don Juan qui se rêve archéologue et qui devient chauffeur de taxi. Une saga familiale flamboyante sur 3 générations qui interroge l'importance de la mémoire, de la transmission et de l'héritage, qui passe autant par les mots que par les gestes. "Les Gestes", titre du nouveau roman d'A.Sthers, notre invitée, ce soir.

Bonsoir. J'ai été très touchée par cette saga généreuse et émouvante. Le point de départ est très original.

La façon dont vous mettez en lumière l'importance des gestes de chacun de vos personnages, des gestes qu'ils reproduisent parfois à 30 ans d'intervalle, qui se sont transmis de génération en génération. C'est un constat que vous avez fait? - A.Sthers: Un jour, j'ai croisé mon reflet dans la vitrine d'une boutique.

J'ai vu que je faisais un geste de mon père. Je ne savais pas que c'était en moi. Je me suis dit: "Quelle belle façon de raconter une famille, ces gestes que l'on reproduit, et ces gestes qu'on ne fait pas." Dans ce livre, je me demande à quel moment on peut rompre la malédiction du geste silencieux. - A.-E.Lemoine: C'est ce qui se passe quand la grand-mère de votre héros qui, faute de reconnaître son fils, parce qu'elle a un problème, qu'elle ne reconnaît pas les visages, cet enfant qui accourt vers elle les bras ouverts, elle a malgré elle un geste de rejet.

Ce rejet involontaire va déterminer la vie de son enfant. - A.Sthers: C'est le geste fondateur de la vie d'Hippolyte, le geste qui va le détruire.

Sa mère se protège de lui. Les autres femmes vont lui ouvrir les bras. C'est de ça qu'il va falloir guérir à travers les générations.

C'est un livre qui parle de guérison, de lumière, de comment rompre les malédictions familiales. - A.-E.Lemoine: Les gestes qu'on ne fait pas, qu'on ne fait plus, c'est assez symptomatique de la société dans laquelle on vit, ou le geste le plus commun est celui de scroller son téléphone. - A.Sthers: A chaque fois qu'on parle de la famille, qu'on regarde un microcosme et l'évolution d'une génération, on parle de la société.

A chaque fois qu'on se pose des questions sur cette petite société qu'est la famille, on se demande quelles sont nos limites, comment on peut améliorer les choses. Il y a toujours un geste politique dans l'écriture. - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'il manque le plus, aujourd'hui, les gestes, dans le monde dans lequel on vit? - A.Sthers: Les gestes symboliques.

Le geste, c'est aller vers l'autre, partager. Il y a une évidence de manque d'espace de discussion. Je vois beaucoup de gens crier ce qu'ils pensent être leur vérité, mais l'idée de faire un pas vers l'autre, d'échanger, de se réunir au milieu, l'idée de la nuance a complètement disparu du débat.

Ca passe par là. - A.-E.Lemoine: Les gestes font partie de cet héritage précieux, immatériel dont on n'a pas forcément conscience.

Mais il y a aussi ce qui est très matériel: les objets, les photos, les souvenirs de ceux qui ne sont plus, mais qu'on conserve. Autant de trésors qui, pour beaucoup d'habitants et de Français de Los Angeles, sont partis en fumée. L.Hallyday et sa fille sont retournées sur les lieux de leur ancienne maison.

Il ne leur reste rien. Ce désarroi, cette perte ne sont pas anecdotiques, elles sont abyssales. - A.Sthers: Ce qui est très violent, c'est de se dire qu'il n'y a plus de limites à ce que le réchauffement climatique est en train d'opérer.

On voit les crues à Rennes. Il va falloir apprendre à vivre avec ça. C'est assez désolant d'élire un président climatosceptique aux Etats-Unis.

Il s'est tout de suite retiré des accords de Paris. C'est douloureux pour toutes les familles. Perdre des choses qu'on ne peut pas remplacer, des albums photo...

J'ai dû évacuer ma maison à cause des incendies il y a 6 ans. Ce que j'ai pris, ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Je me suis rendu compte au bout d'une heure de route que je n'avais pas de vêtements, car j'ai pris les premiers pyjamas de mes enfants, des albums photo, des choses qui ont l'air anecdotiques pour les gens, mais qui ne l'étaient pas pour moi.

Ca nous ramène à l'essentiel. - A.-E.Lemoine: Votre livre a inspiré une pépite à Patrick. - P.Cohen: Il y a souvent des pépites qu'on va chercher profond.

Là, vous citez un épisode particulier en décrivant Alexandrie comme une ville joyeuse, cosmopolite avec des femmes en jupe dans une Egypte en pleine modernisation, traversée par l'émancipation féminine, et par le nationalisme de Nasser, qui a remplacé un prédécesseur proche des Frères musulmans. Nasser s'est moqué des revendications des Frères musulmans dans un discours très populaire. Voici un extrait. ... - P.Cohen: Il y a une part de mystère dans cette vidéo.

On sait qu'il a réellement prononcé ce discours, mais on ne connaît ni la date ni les circonstances. Pourquoi c'était important de citer ce discours dans votre livre? - A.Sthers: Je voulais parler de l'Egypte telle qu'elle était dans les années 50.

Ca ne crée pas le même personnage que l'Egypte qu'on imagine aujourd'hui. Il n'arrive pas avec la même enfance et la même mère. C'est une mère libre qui va à l'école, qui vit sa vie à la mode, très affranchie.

C'est un personnage musulman. Je voulais que ça fasse partie de son personnage sans que ça ne devienne l'épicentre du livre, quelque chose qui revendique autre chose que des traditions. Par exemple, quand il va enterrer son grand-père, il va respecter les rites musulmans, mais je ne voulais pas que ça devienne un sujet.

C'est important, aujourd'hui, de montrer des personnages musulmans qui ne soient pas radicalisés ou extrémistes. C'est important, socialement, de montrer des personnages différents. On attend ces modèles-là. - P.Cohen: Il y a une autre femme importante dans le livre, la meilleure amie d'une femme, qui va devoir fuir le pays lorsqu'en 1957, Nasser décide de dénaturaliser certains juifs égyptiens.

C'est une fuite qui résonne pour vous? - A.Sthers: Un romancier n'est pas forcément là pour donner des leçons.

Je ne suis pas essayiste. Je suis là pour interroger. Je donne des clés et je rappelle des faits qu'on a tendance à oublier.

Il n'y a pas d'événements politiques qui arrivent sans effet domino. ...

Il a donné un concert en décembre dernier, à Los Angeles, son 1er concert. Vous étiez là avec son père. J'imagine que vous étiez fière et impressionnée.

Quand il s'est lancé, vous étiez plutôt inquiète ? - A.Sthers: Je suis inquiète comme toutes les mères.

De voir un enfant qui se lance dans une nouvelle...

Je suis inquiète car il y a une ombre très forte, celle de son père. Quand on choisit la même voie, il faut pouvoir égaler ça, faire ce qu'il s'imagine être aussi bien. C'est assez complexe, mais il a pris son propre nom de scène.

Il vit sa vie d'artiste aux Etats-Unis. Il a signé avec un label américain. On le laisse faire.

On le laisse vivre sa vie et tracer son chemin. J'espère qu'il sera beau. Je lui trouve du talent.

Je suis très fière de lui et de son grand frère. - A.-E.Lemoine: Son grand frère a suivi une voie totalement différente, une carrière de neuroscientifique.

Ce n'est pas un geste hérité. - A.Sthers: Mon père est psychiatre.

C'est drôle. Vous ne prenez que les photos des réseaux sociaux. C'est amusant.

Il est rarement comme ça, aussi rigolo. - A.-E.Lemoine: Il est très sérieux? - A.Sthers: Non, il est très rigolo, mais très sérieux publiquement.

Il est neuroscientifique. Il a monté une société de neurotech aux Etats-Unis. Il fait une carrière complètement différente.

Je vais respecter sa volonté d'être son propre personnage et éviter de parler trop d'eux sans leur aval. - A.-E.Lemoine: "Les Gestes", c'est une saga généreuse, flamboyante, qui nous interroge sur ce dont on hérite et dont on n'a pas conscience, de ce qu'il faut éventuellement réparer.

C'est disponible aux éditions Stock. Restez avec nous, chère Amanda. Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Mon oeil n'aime pas les biopics, a fortiori des films consacrés à des gens dont j'ai été contemporain et dont on regorge d'images d'archives, pire encore, un biopic sur quelqu'un de vivant.

Par exemple, je n'attends rien du film qui se tourne en ce moment sur la vie de B.Springsteen. Pourtant, j'ai été curieux du pari insensé tenté par le surdoué T.Chalamet acceptant la proposition du réalisateur J.Mangold racontant la vie de B.Dylan.

Ce que fait T.Chalamet est exceptionnel. Regardez comment il chantait Dylan samedi soir à l'émission "Saturday Night Live". ...

J.Mangold, déjà auteur très réussi du biopic sur J.Cash, réussit son pari.

T.Chalamet a épaté toute l'équipe du film. Il y a le -P.Lescure: talent, les dons inouïs de Chalamet, mais la presque perfection qu'il atteint à interpréter Dylan tient un peu au covid. - P.Lescure: Le film sort aujourd'hui, et c'est une réussite.

Si on aime Dylan, on sera vraiment heureux. Pour les fous de Dylan, plein de propositions pour compléter le film, à commencer par le hors-série de "Rolling Stone". Il y a aussi un numéro mensuel avec T.Chalamet en couverture.

En cadeau, la traduction de tous les entretiens de B.Dylan à "Rolling Stone", version Amérique. Souvent, les interviews ont dérouté les journalistes. - Très souvent, les reporters de "Rolling Stone" veulent lui faire commenter l'actualité, comment il se situe.

On sait qu'il est démocrate, qu'il était ami avec J.Carter. Il a beaucoup soutenu Obama.

Personne ne sait ce qu'il pense de D.Trump, mais je pense qu'il ne le dira pas. Dans la Bible, il n'est pas question de droite ou de gauche.

Il le dit lui-même. Il est question du bien et du mal, de l'honnêteté et de l'hypocrisie. Il ne veut jamais s'impliquer dans le quotidien, dans le banal.

C'est en ça qu'il rejoint la tradition de Shakespeare. Il travaille pour le temps géologique et pas pour l'actualité. - P.Lescure: Justement, il y a un autre cadeau, le bouquin que vient de sortir Y.Bigot.

C'est un essai passionnant et brillant. L'auteur considère que B.Dylan est le 3e d'un trio maître: Homère, Shakespeare et Dylan.

C'est pour vous, Amanda. - A.-E.Lemoine: Merci de gâter notre invitée.

Dans un instant, A.Ascaride et R.Guédiguian seront à vos côtés.

Voici Jibé et Lucien en coulisses. - Ils ont installé une table de ping-pong. - De quoi? - De ping-pong.

Tu viens? - De tennis de table! - Tu joues bien? - Ce n'est pas un jeu. - Tu as du matos de pro. - Semi-pro. - Fais voir. - Fais gaffe.

Je les ai depuis que j'ai 12 ans. - Elles ont l'air neuves. - Question de respect du matériel. - Je peux en prendre une pour le match? - Certainement pas. - Je m'en fous, je vais t'éclater.

On ne va pas astiquer les balles. Ils vont servir les frites dans 20 minutes à la cantine. - T'inquiète, tu y seras. - On peut y aller? ...

Tu es insupportable. Allez! Non... - Qu'est-ce qui te fait rire? - Si ça se trouve, je suis 10 fois meilleur que toi et je vais t'éclater. - Quand tu veux. 0-1. - A.-E.Lemoine: C'est une merveille de couple d'artistes.

Ensemble, ils vivent aussi bien qu'ils créent et font porter leur voix engagée depuis plus de 40 ans. Actrice dans 22 des 24 films du réalisateur de sa vie, il n'en est pas moins exigent. - Le metteur en scène est très exigeant ou il vous laisse aller? - A.Ascaride: C'est un renard.

Il fait semblant de nous laisser aller, mais il sait ce qu'il veut. Il arrive à obtenir ce qu'il veut. - A.-E.Lemoine: Un renard qui confie à son actrice fétiche un rôle de pie voleuse, une aide à domicile qui subtilise quelques dizaines d'euros aux personnes âgées dont elle s'occupe pour aider son petit-fils, pour agrémenter son quotidien, de quoi s'offrir des huîtres pour les déguster en écoutant son air d'opéra préféré. ... - A.-E.Lemoine: "La Pie voleuse", c'est un titre inspiré d'un opéra de Rossini.

C'est le nouveau long-métrage de R.Guédiguian. Il est en salle aujourd'hui.

Ce soir, R.Guédiguian et A.Ascaride sont nos invités.

Bonsoir. - A.Ascaride: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Comment allez-vous?

On est ravis de vous recevoir enfin tous les deux. - A.Ascaride: C'est rare. - P.Cohen: On apprécie d'autant. - A.-E.Lemoine: C'est rare, alors que vous êtes indissociables.

Vous avez construit une oeuvre à 2, voire à 4. Vous le précisez toujours. Vous n'oubliez pas votre copain d'enfance, G.Meylan, ni votre camarade de promo au conservatoire, J.-P.Darroussin.

Tous les 2 sont à l'affiche de "La Pie voleuse". Cette incroyable fidélité les uns aux autres, vous en tirez de la fierté, voire de l'orgueil? - R.Guédiguian: Les 2.

De la satisfaction aussi. On a le sentiment du devoir accompli. Des tas de belles choses.

Rien de négatif, en tout cas. - A.-E.Lemoine: La fidélité est un combat. - R.Guédiguian: Je le crois.

Pour des principes, pour des amis. On est toujours menacé par le désir, de l'extérieur. - A.Ascaride: Comment, le désir? - R.Guédiguian: Souvent, par le désir. - P.Cohen: Ariane, avec Darroussin, on vous a souvent vus amants, maris... - A.-E.Lemoine: Vous avez une place particulière dans cette troupe.

Vous n'êtes pas seulement la femme du réalisateur. Vous êtes la première avec laquelle Robert partage ses idées. - A.Ascaride: Oui et non.

D'un coup, il me dit dans la cuisine, un matin: "Je crois que je vais faire un truc comme ça. J'ai l'idée d'un machin." Mais ça s'arrête là. - A.-E.Lemoine: Et après, rendez-vous sur le tournage? - A.Ascaride: Pas loin.

La 1re fois qu'on a fait un film ensemble, je voulais me mêler de tout. On s'est foutu sur la gueule tellement fort...

Je me suis dit que ça n'allait pas fonctionner comme ça. Je fonctionne exactement comme Jean-Pierre et Gérard. - A.-E.Lemoine: Vous dites que cette troupe vous protège. - A.Ascaride: Oui.

Si je ne les avais pas eus, je ne sais pas si j'aurais travaillé de la même manière. Si je n'avais pas eu cette assurance de savoir que mes amis étaient avec moi... - A.-E.Lemoine: Vous avancez groupés dans un monde qui ne vous correspond pas forcément.

Vous parlez volontiers du couple que vous formez avec Robert. Il fait preuve de beaucoup plus de réserve, sauf quand il s'agit d'évoquer un point de discorde. - R.Guédiguian: Je suis venu à Paris pour suivre Ariane.

Sans elle, je ne serai jamais venu à Paris! Avec le temps qu'il fait, je suis terrifié. Je lui dis toujours que je ne serais jamais venu à Paris si je ne l'avais pas connue.

Ca fait 50 ans que je suis à Paris! - A.-E.Lemoine: C'est un problème. - R.Guédiguian: Surtout aujourd'hui, alors qu'il pleut des cordes. - A.-E.Lemoine: Dans "La Pie voleuse", votre personnage dit que les gens avec qui on s'engueule sont ceux qu'on aime vraiment.

Vous devez pas mal vous engueuler! - A.Ascaride: Tous les jours, ce n'est pas compliqué!

Ca commence le matin et ça finit le soir. On s'engueule tout le temps. C'est assez étonnant.

Dès le départ, on s'est engueulés. C'est notre manière de fonctionner. On a peut-être une espèce de confiance, de certitude, qui nous permet de nous engueuler tranquillement. - A.-E.Lemoine: Sans savoir que ça va provoquer des cataclysmes. - A.Ascaride: C'est ça. - M.Bouhafsi: Dans "La Pie voleuse", Ariane est mariée à G.Meylan.

C'était déjà le cas dans "Rouge midi". Vous utilisez une photo de mariage du film comme élément de décor. Vous aviez déjà tout prévu il y a 40 ans. - R.Guédiguian: Bien sûr, je savais que j'allais déjà faire tout ça!

C'était un plan de carrière réglé au millimètre! - M.Bouhafsi: C'est du papier millimétré.

En 2002, G.Meylan est l'amant d'Ariane. Elle est mariée à J.-P.Darroussin dans le film "Marie-Jo et ses 2 amours". - Je ne suis tranquille que lorsque je fais l'amour.

Le reste du temps, je souffre. Si j'étais avec toi, je souffrirais aussi. Si tu trouves que c'est confortable, je pense qu'il vaut mieux tout arrêter. - Je ne veux pas tout arrêter.

J'attendrai. Je n'attends rien. Continuons comme ça.

On va rester d'éternels fiancés. - M.Bouhafsi: C'est peut-être un symbole du Sud, mais vous êtes quelqu'un d'assez pudique.

Vous dites que l'on peut prolonger les preuves d'amour à travers les films. Ce film était une déclaration d'amour à Ariane. Elle est de tous les plans. - R.Guédiguian: Bien sûr. - M.Bouhafsi: Attention, vous avez la pression. - R.Guédiguian: Les autres films aussi, ce sont des déclarations d'amour.

Je ne pourrais pas filmer quelqu'un ou quelque chose que je n'aime pas. C'est ma limite de cinéaste. Je dis ça de manière sérieuse.

Je ne pourrais pas rester comme ça, des jours, des mois, à regarder dans un oeilleton et filmer quelqu'un que je n'aime pas. C'est aussi vrai pour les décors et tous les personnages. Tous mes films sont des déclarations d'amour.

Ca explique peut-être ce que tout le monde dit sur mon regard. Quand on est méchant avec moi, on a pu me qualifier de naïf. Je ne suis pas naïf une seconde.

Plus le monde se porte mal, plus je le porte dans mon coeur. C'est comme ça. C'est une névrose. - A.-E.Lemoine: C'est une résistance. - R.Guédiguian: Pour que moi-même, je survive. - P.Lescure: Le regard d'Ariane à côté...

C'est magnifique! - R.Guédiguian: Je le redis, il n'est surtout pas naïf.

Il est volontariste. - P.Cohen: Ariane, grande nouvelle, vous vous racontez dans un seule-en-scène.

C'est sur la scène de La Scala, jusqu'au 9 mai. Ca s'appelle "Touchée par les fées. Ultima verba".

Je ne l'ai pas encore vu, mais j'ai quelques informations sur le contenu du spectacle. Vous dites que votre mariage est une bouillabaisse de passions politiques familiales et amoureuses. Vous dites que Robert est un fin cuisinier.

Vous êtes une actrice qui ne lui coûte pas cher. Selon son inspiration, vous faites... - A.Ascaride: Tout! - P.Cohen: Vous êtes toujours plus ou moins la madone des ouvriers.

Vous plaisantez en disant que vous êtes l'actrice française qui passe le mieux la serpillière. Vous êtes heureuse de représenter les femmes qui, malgré des horaires impossibles et des salaires inférieurs à la moyenne, sont des héroïnes du quotidien. Quoi d'autre? - A.Ascaride: Vous avez tout dit.

A un moment donné, un artiste, c'est son devoir d'être un peu un pas en avant, de raconter des choses qui sont peut-être moins entendues. Mon truc, c'est de parler des femmes sur lesquelles on ne se retourne pas mais qui peuvent être des femmes formidables. Tout le monde en a rencontré dans sa vie.

Pour moi, c'est fondamental. - A.-E.Lemoine: C'est le cas de Maria. - P.Cohen: Une aide à domicile qui vole avec parcimonie, comme pour s'octroyer le salaire qu'elle méritait mais qui ne lui est pas proposé, alors qu'elle se dévoue corps et âme aux personnes âgées dont elle s'occupe. - A.Ascaride: Elle est un peu décalée.

Elle est un peu touchée par les fées. C'est la traduction française de "fada". Elle est un peu fêlée.

Elle laisse passer la lumière, puisqu'elle est fêlée. Elle a ce truc. Elle a un amour incroyable pour son petit-fils.

Elle est fascinée par ce petit-fils qui fait de la musique, par son don. Le fait est qu'elle aime la musique. Ca arrive, même quand on fait des ménages. - A.-E.Lemoine: Elle ne comprend pas comment elle ne peut pas payer des leçons de piano alors qu'elle travaille. - A.Ascaride: C'est ça.

Pour elle, c'est une obsession. Il doit gagner le concours. C'est pour lui, pas pour elle. - A.-E.Lemoine: Robert, vous dites que l'idée de ce film, c'est qu'il y a des vols "moraux" et de mauvais vols. - R.Guédiguian: Oui.

J'ai fait un film qui s'appelle "L'argent fait le bonheur". Je disais déjà cela. S'il n'y a aucun moyen pour que la richesse se répartisse, volons-la.

Avec tout ce que l'on distribue comme aides, comme le RSA...

Si on ne faisait pas ça, on dévasterait les centres-villes. Dans les calculs que l'on fait pour établir les minima, on ne considère jamais les choses culturelles. Les choses sportives non plus, les voyages non plus.

On considère les protéines, le toit que l'on doit avoir sur la tête, la quantité de vêtements. - A.-E.Lemoine: Mais la beauté, on s'en fiche. - R.Guédiguian: Voilà.

On ne considère que la survie. Ce n'est pas une manière de vivre, avec des petits plaisirs, quelques huîtres, éventuellement l'écoute de Rubinstein au piano. - P.Lescure: Je précise que la scène de La Scala vous donne 2 cartes blanches.

Il y a d'abord ce seule-en-scène, mais aussi "Paris retrouvé", jusqu'au 14 février. Le théâtre, c'est votre terre d'origine. On a retrouvé une archive de vous.

Avec votre frère, vous jouiez chez les gens. - A.Ascaride: Vous avez retrouvé ça? - P.Lescure: On est heureux de vous montrer cette archive.

Avec son frère, Ariane allait chez les gens. - Maquillés, Pierre et Ariane Ascaride arrivent dans ce HLM de Bobigny, au 8e étage. Leurs seuls accessoires, un vieux poste de TSF, un projecteur et 4 valises. - La maison était froide.

Pourtant, il se déshabilla en grelottant. - Pas de message ni de théorie révolutionnaire dans cette expérience, mais tout simplement l'envie - P.Lescure: C'est magnifique. - A.Ascaride: C'est très émouvant de voir ça.

J'étais au conservatoire quand on a fait ce spectacle. Ca m'a appris énormément de choses. On jouait sur 2,50 m.

On jouait des nouvelles d'I.Calvino. Ca n'était que des petites histoires comme ça.

C'était toujours des espèces d'épopées incroyables à partir de très petites choses. On arrivait avec tout ce qui faisait le théâtre. On était en costume, maquillés.

On sortait des tas de choses des valises. C'est la 1re réalisation de Robert. Il y avait une nouvelle.

On l'avait filmée pendant l'été. C'est l'histoire d'une femme qui met un bikini pour la 1re fois dans les années 50 et qui perd sa culotte dans l'eau. Elle se dit qu'elle ne peut pas retourner sur la plage.

C'est terrible, pour elle. A un moment donné, quelqu'un arrive sur une barque avec une grande jupe. Quand elle monte dans la barque, elle se rend compte que le fond de la barque, c'est une vitre.

Donc elle se rend compte que le mec l'a vue. - A.-E.Lemoine: C'est donc le 1er court-métrage? - A.Ascaride: Oui, c'était projeté sur une des valises. - A.-E.Lemoine: On est ravis d'avoir ravivé ce souvenir. - A.Ascaride: C'est très émouvant. - A.-E.Lemoine: "La Pie voleuse" est en salle depuis aujourd'hui. "Touchée par les fées", c'est à La Scala de Paris jusqu'au 9 mai. "Paris retrouvé", jusqu'au 14 février. - A.Ascaride: Je suis avec toutes mes copines. - A.-E.Lemoine: Sans Robert? - A.Ascaride: Il est très mauvais acteur. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous pour le dîner.

Juste avant, le Pas vu, pas pris de Mohamed. - A.Ascaride: Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: Mohamed, le mot du jour? - M.Bouhafsi: Vous qui portez l'amour dans vos oeuvres, cette histoire va vous plaire.

Un simple mot a littéralement changé la vie de 2 personnes: "Hello." Tout commence en 1998 en Angleterre. Un jeune homme découvre les SMS.

Pour s'amuser, il envoie "Hello" à des numéros au hasard. Il compose un numéro au hasard. Contre toute attente, quelqu'un lui a répondu "Coucou".

Ce message, c'est Kirsty. 6 mois plus tard, les 2 personnes décident de se rencontrer alors qu'elles habitaient à 600 km l'une de l'autre. A l'époque, il n'y avait pas de fonction caméra.

Ils se sont donc découverts pour la 1re fois sur le quai de la gare. Là, le coup de foudre est immédiat. Ils passent leur 1re soirée ensemble en boîte de nuit et ne se quitteront plus.

Aujourd'hui, ils sont mariés depuis 23 ans et ont 2 enfants. Ils renouvelleront leurs voeux le jour de la Saint-Valentin. Un véritable conte de fées, tout ça grâce à un simple "Hello" envoyé au hasard.

Notre reporter cherche désespérément l'amour. On a pu voir s'il pouvait faire confiance au destin et aux SMS. - "Hello". - P.Lescure: Pourquoi je reçois "Hello"? - A.-E.Lemoine: Ca ne changera pas sa vie... - M.Bouhafsi: Ni celle de Pierre.

Ca pourrait faire un début de film ou de livre, cette histoire incroyable. - A.-E.Lemoine: Il faudrait que ça se passe à Marseille pour intéresser Robert. - M.Bouhafsi: Sans faire le "c'était mieux avant", avant, les rencontres amoureuses étaient peut-être plus romantiques. - A.Ascaride: Il y avait beaucoup plus de hasard.

Le hasard est pas mal. Il a quelque chose de miraculeux. - M.Bouhafsi: Ca pourrait faire un bon début de roman, cette histoire-là? - A.Sthers: Oui, mais je ne suis pas fan du "c'était mieux avant".

Le hasard est toujours là. Il faut autoriser tout ce qui rentre dans la vie. - A.Ascaride: C'est peut-être ça, le problème. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, on souhaite le Nouvel An lunaire. - M.Bouhafsi: C'est une célébration très importante en Asie.

On entre dans l'année du Serpent. Le Nouvel An lunaire a été célébré à la mairie du 10e arrondissement ce matin, à Paris. Notre reporter n'a pas trouvé l'amour pour le début du Nouvel An lunaire.

Il était en immersion dans cet événement plutôt dépaysant avec des visiteurs qui ont l'air d'être venus surtout pour le buffet plutôt qu'autre chose. - Que mangez-vous de bon? - Un peu de tout.

C'était excellent. - Des nems. - Le riz cantonnais.

Il y a le riz "quand on meurt" et le riz "quand on est". - Du riz, des pâtes... - Vous vous régalez? - Je ne pense qu'à ça. - J'ai fait tomber votre coupe.

Je vous en dois une. Savez-vous quel est le signe astrologique de ce Nouvel An chinois? - Je ne sais pas. - Le Serpent. - Vous vous méfiez du serpent? - Oui.

Ca pique. Ce sont des gens espiègles, craintifs. - Avez-vous passé un bon moment? - C'était très bien. - C'est mieux que le Nouvel An français!

Je préfère. - M.Bouhafsi: Petit conseil pour bien entrer dans la nouvelle année du Serpent, il faut nettoyer la maison ce soir.

Ca permet d'avoir un meilleur chakra. - A.Ascaride: Ah, oui?

Je n'aurai pas le courage... - A.-E.Lemoine: On finit avec la Certif. - M.Bouhafsi: C.Ménager a créé sa mini-série.

On suit les aventures d'une trentenaire parisienne. Le casting est assez fou. Je suis réalisatrice de la série "Ménagez-moi".

C'est l'histoire de Chloé. C'est très inspiré de ma vie. Ce n'est pas vraiment un rôle de composition.

C'est une trentenaire parisienne. Ce sont ces péripéties et ses histoires d'amour. Le simple fait de pouvoir tourner avec des guests comme F.Foresti, Artus, de faire toute cette histoire avec S.Astier, c'est une folie.

J'ai la phobie des échasses, des personnes sur échasses. - M.Bouhafsi: Chacun ses phobies bizarres.

On ne juge pas. Comment ne pas avoir envie de faire du cinéma, Robert, quand on voit les immenses stars que Chloé a croisées pendant ses études? - J'ai eu la chance de rencontrer des grosses stars américaines pendant mes études.

Je me suis retrouvée dans un ascenseur avec M.Freeman. J'ai vu L.Neeson, S.Stone...

C'est fou. Epouser J.Black, c'est mon but dans la vie.

Dans un monde un peu plus accessible, faire un long-métrage. - M.Bouhafsi: Vous pouvez jeter un coup d'oeil à "Ménagez-moi".

C'est sur YouTube. - A.-E.Lemoine: Merci.

Notre cheffe est en cuisine depuis tout à l'heure. Elle a une histoire hors norme. Elle est franco-ivoirienne.

Elle est issue d'une fratrie de 20 enfants. Elle a pris au mot le rêve américain, la possibilité de réussir quel que soit son milieu d'origine grâce au travail, à la détermination et au mérite. C'est aux Etats-Unis qu'elle est devenue millionnaire à la tête d'un empire culinaire qui doit sa renommée à une spécialité: la crêpe la plus chère du monde. - M.McQueen: C'est la Bougie Crêpe, avec le caviar.

Ca m'a rendue riche. C'est une crêpe bourgeoise. Du saumon, notre sauce maison...

Tout est fait maison. On finit avec le caviar. On met toute la boîte.

Et voilà. Ca, c'est 148 dollars, sans taxes! Avec les taxes, c'est beaucoup plus cher. - A.-E.Lemoine: Merci de nous rejoindre aux côtés d'Ariane, Amanda et Robert.

On va déguster ensemble des crêpes un peu moins chères que celles que vous vendez aux Etats-Unis, mais qui ont tout de même de la truffe. Truffe, fromage, poulet et pesto, saumon fumé...

Cette crêpe au caviar, c'était une blague, au départ, mais le succès a été tel que ça vous a sidérée. Vous n'êtes pas dupe sur le fait que c'est indécent. Vous dites que cette crêpe au caviar est une gourmandise décadente. - M.McQueen: Oui.

Au départ, c'était une blague. Je voulais savoir si ça allait marcher. J'avais mis une crêpe au foie gras et je m'étais fait lyncher.

Ils sont contre le foie gras. Quand j'ai mis le caviar, tout le monde est venu. Plus le prix augmentait, plus ils venaient.

C'était très bien. - A.-E.Lemoine: A l'origine, vous vouliez juste ouvrir une crêperie dans une station de ski qui n'en avait pas.

Ca vous paraissait anormal. - M.McQueen: Oui.

Je suis française. J'ai grandi avec les crêpes, surtout dans les stations de ski. C'est le casse-croûte.

A 16h, quand tu as fini de skier, tu prends ta crêpe. Pour moi, c'était aberrant qu'il n'y en ait pas. C'est tellement "confort"... - A.-E.Lemoine: Vous ouvrez cette crêperie à Aspen, dans le Colorado.

Le 1er jour, vous vendez 600 crêpes. - M.McQueen: Des crêpes au sucre.

Poulet et pesto, saumon... - A.-E.Lemoine: Vous avez quand même tenté la crêpe au boeuf bourguignon.

Ca n'a pas pris? - M.McQueen: Non. - A.-E.Lemoine: Si vous vous êtes retrouvée à Aspen, dans le Colorado, c'est grâce aux "Feux de l'amour". - M.McQueen: Je regardais "Les Feux de l'amour" quand j'étais petite.

Il y avait une scène à Aspen. C'était tellement romantique, magnifique...

Le personnage principal avait ramené sa copine. Je m'étais dit que je voulais aller à Aspen. C'était magnifique, avec la neige... - A.-E.Lemoine: Ca vous a fait rêver et ça vous a donné l'idée de vous installer dans ce lieu, mais votre détermination, vous la devez à une autre série télé, le "Cosby Show".

La 1re fois que vous avez vu une famille noire à la télé, accomplie, heureuse, qui réussissait et qui était respectée. Vous racontiez à tout le monde que la mère de famille dans la série était votre mère. - M.McQueen: Totalement.

Elle ressemblait à ma mère, mais dans mes rêves. Ma mère était l'opposé. - A.-E.Lemoine: C'est là que votre rêve a pris naissance?

Vous vous êtes dit que là-bas, c'était possible? - M.McQueen: Oui.

On me disait que je n'étais pas réaliste. J'étais toujours en train de rêver. Le "Cosby Show", je me disais que ça existait, que des Noirs réussissaient.

Je ne voyais pas de Noirs qui réussissaient ici. Donc je me suis dit que j'allais aller là-bas. Quand j'y suis allée, je me suis dit que je ne partirais pas tant que je ne réussirais pas comme eux.

Je l'ai rencontrée, d'ailleurs. Elle a fait du théâtre. A la fin, je suis allée la voir.

J'ai son numéro de téléphone, d'ailleurs. Elle m'a dit: "Je suis fière de toi. Tu es la fierté des Américains.

Pas seulement des Américains noirs, mais des Français." Aspen, c'est très prisé. Il n'y a pas de Noirs. - A.-E.Lemoine: Il y a du racisme? - M.McQueen: Il y en a partout.

Il faut se dire qu'on veut réussir, qu'on peut réussir. - A.-E.Lemoine: Ne pas s'autocensurer. - M.McQueen: Partout où on va, il y a des problèmes.

Je m'en fous. Il y en a partout. Il faut avoir le bon état d'esprit. - P.Lescure: Vous aviez 12 ans quand vous êtes arrivée en France.

Vous avez rejoint votre mère qui était déjà à Trappes. Vous avez retrouvé 11 de vos frères et soeurs. Dans votre livre, vous avez dit: "J'avais compris que j'étais là pour m'occuper de tout et faire la boniche", mais ça a été un entraînement extraordinaire pour tout. - M.McQueen: Je me suis rendu compte que j'étais née pour diriger.

Je faisais la police à la maison. J'aimais ça. J'ai tout appris avec le "Cosby Show".

Dans notre culture, on ne dit pas les choses. Tu apprends toi-même. J'ai tout appris. "Vous allez tous à l'école." Je me suis dit qu'ils allaient tous réussir grâce à moi.

Je n'avais pas compris que c'était moi qui allais... - M.Bouhafsi: Dans cette aventure, vous avez embarqué votre famille. - M.McQueen: Avant de venir aux Etats-Unis, j'étais femme de ménage.

En France, j'étais très endettée. J'avais un loyer de 800 euros. Je ne m'en sortais pas.

Je n'arrivais pas à payer. J'étais à la rue. J'avais 8 enfants sur les bras.

Ma fille a changé ma vie. Je suis très émue de la réussite de ma fille. - M.Bouhafsi: Vous avez emmené plusieurs de vos proches, là-bas.

On a revu l'émotion de votre mère. C'est un pied de nez à toutes les années de galère que vous avez connues. - M.McQueen: Bien sûr.

Je les vois heureux. Je leur ai donné l'opportunité de faire les choses. C'est incroyable!

Je suis très fière d'eux. Je suis contente qu'ils me fassent confiance. Ce n'est pas évident.

La mentalité américaine, comparé à la française...

On ne travaille pas 8 heures. Ma mère travaille 12 heures. Elle est heureuse, mais elle ne compte pas ses heures.

Elle ne se plaint pas. Elle est contente de contribuer au succès de la famille. C'est ça qui est génial. - A.-E.Lemoine: "Une ambition sans limite", c'est le titre de votre livre.

C'est le right set of mind. C'est aux éditions MCQ. - M.McQueen: C'est moi-même! - A.-E.Lemoine: Ah mais oui!

M.McQueen! - M.McQueen: C'était compliqué d'avoir un éditeur.

Je ne voulais pas que l'on change mon histoire. Je voulais inspirer les gens. On a tous des aptitudes.

Il faut seulement les trouver. Je ne voulais pas qu'on change ma façon de parler, mon langage. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venue.

Les crêpes disparaissent à vue d'oeil! Si j'avais pu, j'en aurais offert une à Augustin, en direct depuis le plateau de "La Grande Librairie". Il fallait vous installer pas loin de nos studios!

Vous auriez eu une crêpe. - A.Trapenard: Salut!

J'ai été très ému par les mots de votre invitée. Dans "La Grande Librairie", on va justement parler de nos mamans. J.-C.Grumberg, J.Gamblin et M.Rovère, un jeune philosophe.

Il a écrit un livre qui s'appelle "Parler avec sa mère". Dans un premier temps, on va se souvenir, à l'occasion du 80e anniversaire de la libération des camps. Il y aura la journaliste A.Cojean et le témoignage bouleversant d'E.Senot.

J'espère que vous allez regarder. - A.-E.Lemoine: On sera au rendez-vous.

Avant de conclure l'émission avec les actualités de Pierre-Antoine, je rappelle que l'on peut aussi écouter cette émission. "C à vous" est aussi un podcast. Je vous encourage à réécouter ou revoir l'émission.

Tout de suite, les actualités de P.-A.Damecour. - P.-A.Damecour: Bonsoir.

L'actu du jour, ce sont les crues exceptionnelles qui touchent l'ouest de la France. Les chaînes d'info ont envoyé absolument tout le monde sur le terrain. - On part en Loire-Atlantique. - Vous êtes à Pont-Réan. - Pauline, vous êtes en Loire-Atlantique. - Laura, vous êtes avec la maire de la commune. - Cédric, vous êtes à Redon. - Lola, vous êtes dans le Morbihan. - P.-A.Damecour: Vraiment tout le monde.

Visiblement, ils ont aussi envoyé les techniciens sur le terrain. Du coup, ils ne sont plus en régie, à Paris, pour gérer les problèmes. - Comment ça se passe, aujourd'hui, à Guipry-Messac? - On vous écoute. - P.-A.Damecour: On vous écoute... - De toute évidence, Celia a du mal à nous entendre. - Voici un pompier que l'on a interrogé tout à l'heure. - Merci, David. - Malgré la situation qui reste un peu angoissante... - P.-A.Damecour: Allô?

On n'entend plus rien...

Avec toutes ces galères sur le plancher des vaches, j'espère qu'ils n'ont pas tenté le duplex hélico. Quand même pas! - Vous voyez quelque chose?

Décrivez-nous le paysage. Rotor. - P.-A.Damecour: Il faut parler l'hélico couramment.

Sinon, on ne comprend pas. - Une communication compliquée. - P.-A.Damecour: Oui...

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Ils ont tenu bon jusqu'au bout, comme l'orchestre du Titanic. - On est obligés de faire une remarque sur ce vent.

Ca change quelque chose pour l'évacuation de l'eau? - Il va falloir regarder, tout au long de la journée, à combien grimpe l'eau. - P.-A.Damecour: Galère de parapluie!

Bien sûr, le plus important, dans une crue, c'est de surveiller le niveau de l'eau. J'ai trouvé une super technique. Je regarde le reporter B.Waret.

Il a passé la journée dans l'eau. - Nous sommes sur une artère avec énormément d'eau. - P.-A.Damecour: Là, ça va.

Là, c'est grave chaud. - Nous sommes dans l'artère principale. Ce n'est plus qu'un immense lac. - P.-A.Damecour: A la fin, on l'a perdu.

L'eau était trop haute. Brandon? Il a disparu.

J'ai une autre technique pour savoir où en est la tempête. Je regarde le visage du journaliste D.Unal. - David, on vous retrouve. - P.-A.Damecour: Il n'a pas envie d'être là. - L'eau est montée cette nuit de 10 cm. - P.-A.Damecour: "Je n'ai pas envie d'être là." Il fait froid.

Si jamais les personnes touchées par les intempéries ont un doute sur la situation, la journaliste A.Chevalier est là pour leur rappeler que c'est la même mer. - On s'est équipés de façon à prévoir les inondations.

Il y en a depuis très longtemps. - Néanmoins, aujourd'hui, vous êtes inondés. - P.-A.Damecour: Vous n'avez pas réussi à bien vous protéger!

On pense à eux. On part à Angers. Le maire, C.Béchu, dirigeait le conseil municipal.

Il y avait une belle ambiance. On se serait crus au spa. - C.Béchu: J'entends les propos de monsieur.

Non...

Vous commencez votre intervention en nous expliquant que nous travestissons la réalité. Ce sont vos mots. Les mots ont un sens.

Vous ne pouvez pas venir diffamer cette majorité dans cette enceinte et ensuite vous étonner qu'on vous réponde. Madame, le respect, c'est de ne pas venir dans cette enceinte pour diffamer qui que ce soit. - P.-A.Damecour: L'autorité naturelle qui se dégage de cet homme...

J'ai cru qu'il allait dire: "Je suis furibond!" Depuis qu'il n'a plus G.Attal au-dessus de lui, c'est lui, le chef. - C.Béchu: Vous avez un vrai problème avec le respect de la parole et le respect du fait d'écouter les autres.

Il y a un minimum, dans cette enceinte, de règles et de respect des uns et des autres. Quand quelqu'un a la parole, on s'écoute. Comment osez-vous?

Vous n'avez aucune dignité, aucun honneur! - P.-A.Damecour: C'est qui, le patron?

On dirait plutôt un CPE de collège. La ville a eu de bonnes notes en écologie. Il se la raconte. - C.Béchu: Dans quasiment chacun des domaines, nous avons la note maximale.

On a eu 17/18, 14/15, 19/20. - P.-A.Damecour: Ca se la raconte.

C.Béchu a une petite galère de lunettes. Visiblement, elles ne sont pas à sa vue.

Ou alors, c'est une feinte et il n'y a pas de verres. - C.Béchu: Je les enlève.

Chacun garde son identité. Cela s'inscrit dans une stratégie de parc à rayonnement. - P.-A.Damecour: "Je les enlève.

Je les remets." "Je les remets." La feinte!

Direction le Centre-Val de Loire avec un journaliste qui devrait faire des exercices d'élocution. Sinon, le sens des phrases n'est plus le même. et le reste alcool...

Avec le projet de baise aux entreprises... - P.-A.Damecour: Il faut articuler.

Le Tournoi des 6 nations commence vendredi. L'entraîneur n'est plus F.Galthié.

C'est O.Simpson. - Bienvenue à Marcoussis pour cette conférence de presse. - P.-A.Damecour: Ouh, punaise!

Oui, je tente des imitations. Il y a une petite galère au niveau des lumières. D'ailleurs, le technicien a été puni.

Il a été nommé adjoint de C.Béchu...

F.Galthié continue ses feintes de phrases. On ne sait pas très bien quand on peut poser une nouvelle question. - F.Galthié: On va continuer à construire une équipe de France performante. - P.-A.Damecour: Je voudrais savoir, par rapport à A.Dupont... - F.Galthié: Tatafu devait nous rejoindre, mais il est malade. - P.-A.Damecour: On ne sait pas quand il finit ses phrases.

F.Galthié nous a régalés avec ses analyses aussi fines qu'un 3e ligne de Montauban. - F.Galthié: C'est une composition assez longue, mais aussi en forme de sprint. - P.-A.Damecour: C'est long, mais c'est rapide.

Nous sommes mercredi. C'est le jour des sorties cinéma. Pierre, je ne vais pas vous piquer votre boulot.

Je tenais à vous partager mon coup de coeur. C'est un film qui aborde un sujet qui nous touche tous en ce mois de janvier interminable. ... - C'est le jour de la galette.

Tout le monde t'attend. - C'est la 147e du mois! Je n'en peux plus. - La semaine dernière, c'était la brioche des rois, pas la galette. - Passage sur l'Hexagone de la tempête Eowyn. - Banqueroute!

Les cadeaux de Noël, tout ça, plus rien! Comment on va faire? Je rêve!

Je suis bloqué au mois de janvier! Putain de grippe...

Je vais crever! Chérie, le petit a la gastro! Ou alors, il est possédé.

J'en peux plus de ce mois de janvier! - Pour la galette, il y a du cidre. Brut ou doux? - Vivement février! - A.-E.Lemoine: Au cinéma, il y a "La Pie voleuse", un film de R.Guédiguian.

Merci, A.Sthers. Merci à tous les quatre d'avoir accepté notre invitation.

Pierre-Antoine, on vous retrouve dans "Estelle midi" chaque jour. On se tourne vers Nicolas pour saluer nos téléspectateurs. Merci de votre fidélité.

A demain, en direct. Ciao!