Procès des assistants parlementaires : le remboursement des dommages et intérêts a "un coût qui n'est pas indolore" pour le RN, selon le député Gaëtan Dussausaye
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Bonjour Gaëtan Dussaucet. Bonjour. Après la France, c'est le Canada qui annonce son intention de reconnaître un État palestinien. C'est le signe qu'Emmanuel Macron réussit à faire bouger les lignes ?
Non, en réalité, je ne crois pas. On sait très bien qu'il y a un certain nombre de démocraties internationales qui, aujourd'hui, ont un avis que nous ne partageons pas, considérant l'avenir de l'État palestinien. Vous savez qu'au Rassemblement national, nous avons toujours considéré qu'il fallait à la fois trouver des accords et trouver des voies de négociation.
Vous êtes pour la solution à deux États ?
Nous sommes pour la solution à deux États, justement. L'Assemblée nationale a toujours été, par la voix de Marine Le Pen, attachée à ce qu'on puisse garantir la souveraineté pour l'État palestinien, mais aussi et surtout qu'on garantisse la sécurité pour l'État d'Israël et pour ses compatriotes. Or, en réalité, aujourd'hui, le calendrier n'est pas bon. Et c'est pour cela qu'on a énormément critiqué la décision, d'ailleurs, d'Emmanuel Macron d'essayer d'encourager la reconnaissance de l'État palestinien, parce qu'aujourd'hui, reconnaître l'État palestinien, c'est tout simplement donner la victoire au Hamas.
Parce que faire prendre une décision aussi importante, une décision aussi attendue, une décision aussi historique...
Le gouvernement français dit que ça doit s'accompagner d'un désarmement du Hamas.
Oui, mais aujourd'hui, les conditions ne sont pas là. Et on voit que le gouvernement français n'est absolument pas aux côtés de l'État d'Israël lorsqu'il s'agit de garantir sa sécurité et lorsqu'il s'agit de mener la guerre contre l'islamisme et contre notamment son bras armé, qu'est le Hamas, sur cette région du monde. Donc, en réalité, aujourd'hui, si on reconnaît l'État palestinien, ce serait de dire non seulement au Hamas, mais aussi à toutes les organisations terroristes et à toutes les organisations islamistes du monde, que le mode opératoire du Hamas est le bon. Et on ne peut pas tolérer ce genre de décision.
Sauf que ce que vous opposeront, ceux qui sont partisans d'une reconnaissance à court terme d'un État palestinien, c'est que si la guerre menée par Israël à Gaza continue, bientôt, il n'y aura plus rien à reconnaître.
Non, mais absolument pas. Il ne faut pas tomber dans ce genre de caricature. Il ne faut pas oublier aussi quel est le mode opératoire du Hamas. Aujourd'hui, on peut déplorer un certain nombre de pertes civiles et un certain nombre aussi d'exactions qui sont faites aujourd'hui sur l'abandon de Gaza. Mais il ne faut pas oublier la responsabilité qui est celle de cette organisation terroriste qui encore aujourd'hui détient un certain nombre d'otages, un nombre très important d'otages.
Et qui, on le sait très bien, utilisent la population civile comme bouclier, se cachent dans les écoles, se cachent dans les hôpitaux, mettent leurs centres de décision et d'opération directement dans des lieux publics avec une forte représentation de civils pour finalement se cacher derrière des boucliers humains. Aujourd'hui, le Président de la République a en réalité fragilisé la voie de la France en prenant une décision qui n'est pas la bonne.
Est-ce que vous préférez le positionnement du Royaume-Uni qui prend les choses un peu différemment en disant qu'on reconnaîtra un État palestinien en septembre, sauf si Israël met fin à la situation épouvantable à Gaza ?
Mais la première condition, et ce qui devrait d'ailleurs motiver l'intégralité des démocraties et des démocraties occidentales plus particulièrement, c'est la libération des otages. On ne peut pas considérer, on ne peut pas aller vers de la négociation pour un cessez-le-feu, on ne peut pas aller vers de la négociation de paix tant que nous n'avons pas eu la libération des otages et tant que nous n'avons pas éradiqué la menace que représente le Hamas, organisation terroriste islamiste, je le rappelle. Et dans ce sens, ça devrait être la seule motivation et le seul objectif de toutes nos négociations à l'échelle internationale.
La France va larguer 40 tonnes d'aides humanitaires sur la bande de Gaza à partir de demain. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous soutenez comme initiative de la France ?
Bien sûr, à partir du moment où on peut aussi s'assurer que ces biens qui sont mis à disposition et que ces biens humanitaires aillent bien aux civils palestiniens et qu'ils aillent bien aux civils de Gaza. Il ne faut pas que cela soit détourné à d'autres fins, il ne faut pas qu'ils soient retenus notamment par les terroristes du Hamas.
Vous savez, au Rassemblement National, nous avons toujours considéré que si l'État d'Israël aujourd'hui est dans son légitime droit à vouloir éradiquer non pas une simple organisation terroriste mais une organisation qui vise à la destruction de l'État d'Israël, qui vise à la disparition de l'État d'Israël, il faut évidemment que cette riposte se fasse dans un souci humanitaire et que l'on puisse préserver également le destin et la survie du peuple de Gaza.
Gaëtan Dussousset, Emmanuel Macron s'est finalement exprimé hier sur l'accord commercial entre l'Europe et les États-Unis. Le chef de l'État dit que l'Europe n'a pas été assez crainte mais il ajoute que nous n'en resterons pas là. Est-ce que vous êtes d'accord avec le chef de l'État sur ce point ?
C'est toujours un peu le problème avec Emmanuel Macron, c'est qu'il dit beaucoup, il parle beaucoup, mais il le fait toujours un petit peu tard. Et je pense que le président de la République...
Il a trop attendu pour réagir à cet accord de dimanche ?
C'est surtout qu'on se demande qu'est-ce qu'il n'a pas fait parce que cette situation, on l'attendait, elle était prévisible, elle était écrite noir sur blanc. D'abord parce qu'on a tous en souvenir, et les Français particulièrement, le premier mandat de Donald Trump où il avait déjà été agressif sur le plan économique et commercial, notamment à destination des viticulteurs et des producteurs de vins français, parce qu'il l'avait dit également pendant sa campagne électorale en 2020, il avait dit, je mettrai un terme à la mondialisation des échanges, à la mondialisation économique et commerciale sans limite telle qu'elle existe, parce que je veux pour les États-Unis un protectionnisme dur.
Donc le Rassemblement national au pouvoir n'aurait pas fait autrement qu'Emmanuel Macron ? On n'aurait pas pu faire autrement qu'Emmanuel Macron ?
Il faut être capable d'anticiper. Encore une fois, ces droits de douane et le fait de rehausser les droits de douane américains, c'était un enjeu de la campagne américaine, présidentielle américaine de Donald Trump. Dès avril, on se souvient de cette conférence de presse où il présentait sur un panneau l'intégralité des évolutions des droits de douane.
Pour les pays avec des pourcentages parfois largement surévalués.
On savait très bien comment le président américain voyait les choses dans les prochains mois. Et qu'est-ce qui a été fait depuis ? Qu'est-ce qui a été fait par les dirigeants européens ? Qu'est-ce qui a été fait par le président de la République française ?
Vous dites le président de la République, mais la politique commerciale, c'est une compétence de la Commission européenne. Les États laissent la main à la Commission sur ce point-là. Donc vous ne pourriez pas faire autrement si vous étiez au pouvoir.
Mais ce qu'il faut savoir, c'est que la puissance, ça ne se décrète pas. On ne s'autoproclame pas puissance mondiale. Ça s'organise. Et en fait, aujourd'hui, ce qu'il manque cruellement, aussi bien dans les enjeux des négociations européennes, mais aussi dans la responsabilité du gouvernement français et du président de la République, c'est de se donner les moyens de cette puissance. Qu'est-ce qui est fait, par exemple, pour essayer de garantir encore une énergie peu chère, décarbonée, abondante et pilotable ? Où est-ce qu'on met des moyens ?
On est en train de discuter depuis plusieurs semaines et plusieurs mois, grâce à l'intervention de Marine Le Pen et du premier groupe de l'Assemblée nationale de la programmation pluriannuelle de l'énergie.
La programmation pluriannuelle de l'énergie.
Et on voit que, là encore, les mauvaises décisions sont prises par le gouvernement français, puisque Emmanuel Macron et le bloc central s'évertuent et essayent de mettre une énergie incroyable à défendre à tout prix l'énergie intermittente, ce qui coûte une fortune et qui, en plus, oblige ensuite le reste du continent européen à acheter de l'énergie et à être dépendant, justement, de la production énergétique étrangère.
Et alors, justement, dans cet accord, il est question que l'Europe se fournisse à hauteur de 750 millions aux États-Unis en énergie fossile, même si ça n'est pas une compétence de l'Union européenne d'acheter de l'énergie.
Si vous me permettez, à ce sujet, c'est littéralement l'illustration de la double peine. C'est-à-dire que, non seulement, vous avez la peine pour les producteurs français de se voir imposer des droits de douane qui n'existaient pas dans des matières aussi importantes il y a encore quelques mois et quelques années, mais, en plus, cette peine de continuer à organiser notre propre soumission et notre propre impuissance en se rendant dépendant de produits énergétiques américains, alors qu'il faut mettre en place un véritable plan de relance de nucléaire pour produire notre propre énergie.
Donald Trump est assez proche du Rassemblement national, politiquement. Ça ne vous met pas mal à l'aise qu'un de vos alliés potentiels mette l'Europe aussi dans cet état-là ?
Non, Donald Trump n'est pas un allié ni du Rassemblement national ni de la France. Donald Trump, il fait ce que nous, on aimerait faire pour la France. Donald Trump, il fait ce que nous, on aimerait et ce qu'on souhaiterait pour le pays, c'est-à-dire qu'il défend l'intérêt de la France, il défend les intérêts des États-Unis, pardon, et des Américains d'abord, et nous, on aimerait avoir aussi des dirigeants patriotes qui défendent l'intérêt de la France et des Français d'abord.
Vous savez, dès avril dernier, en avril 2025, Marine Le Pen disait que finalement, l'élection de Donald Trump nous disait une chose, c'est que la donne, elle avait changé, que la Louvain donne, elle avait changé et cette nouvelle donne, elle dit quoi ? Elle dit tout simplement que les nations maintenant défendent leurs intérêts et je pense que dans cette nouvelle construction du monde, la France manque d'une chose très importante, c'est des dirigeants qui la défendent avant tout.
Gaëtan Dussault, c'est le Rassemblement national a commencé à rembourser les 3,5 millions d'euros de dommages et intérêts qu'il doit au Parlement européen, c'est après la condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires, 1,7 millions pour le moment, le reste en octobre, ça veut dire que vous reconnaissez la culpabilité du parti sur les emplois fictifs sans attendre le procès en appel ?
Absolument pas, vous savez pertinemment que nous plaidons notre innocence et que nous gardons, parce que nous faisons appel de cette décision, nous gardons notre présomption d'innocence. Mais vous savez que cette amendement n'est pas parce qu'elle est exécutée de façon provisoire, c'est-à-dire que dans le jugement qui a été rendu, il n'y a pas eu seulement la volonté de tuer politiquement Marine Le Pen en l'empêchant de se présenter à l'élection présidentielle, mais il y a eu aussi la volonté d'assécher les finances du premier parti de France et du premier parti d'opposition et de le pénaliser financièrement.
Ça va vous poser des problèmes pour financer les prochaines campagnes à des municipales l'année prochaine et une présidentielle qui approche ?
Évidemment que ça apporte un coût qui n'est pas indolore. Vous savez pertinemment que lorsque vous demandez à un parti de payer une amende de plusieurs millions d'euros, ça a forcément un coût important sur son train de vie, sur sa capacité à financer nos propres campagnes électorales. Vous savez qu'en plus, en la matière, le Rassemblement National souffre d'une véritable discrimination bancaire puisque à notre parti politique, l'intégralité des banques françaises se refuse de nous prêter de l'argent pour qu'on puisse financer nos campagnes. Ce qui fait que nous sommes obligés d'avoir recours à deux moyens de financement.
C'est celui du financement par nos soutiens, par nos militants, par nos adhérents et celui du propre financement du parti de ces campagnes électorales.
François Bayrou a repromis il y a quelques semaines une banque de la démocratie qu'il aimerait présenter à l'automne pour pallier justement les difficultés d'emprunt auprès de banques traditionnelles. Sur ce point, j'imagine que vous dites au Premier ministre « Allez-y, on vous soutiendra ».
Bien sûr qu'on le dit mais est-ce qu'on lui en laissera la possibilité ? Toute la question est là parce que cette proposition elle date de 2017. Ça fait donc huit ans qu'en réalité les macronistes qui sont au pouvoir dans notre pays avaient la possibilité de répondre à cette impasse démocratique et de revitaliser la vie démocratique en mettant en place cette banque de la démocratie qui permettra pas seulement au Rassemblement National d'ailleurs mais à l'intégralité des partis politiques et des candidats qui souhaitent se présenter d'avoir accès à un financement des campagnes électorales qui coûtent on le sait très cher dans notre pays. Vous dites que le Premier ministre n'aura pas forcément
le temps de le faire avant le budget donc avant une éventuelle censure ?
Ça, ce sera de sa responsabilité la balle est aujourd'hui dans son camp et je sais qu'on aura l'occasion de revenir sur cette question du budget pour que je vous le dise exactement ce que le Premier ministre a à faire pour éviter la censure dans notre pays.
Qu'est-ce qui vous dérange le plus dans ce budget ? C'est l'année blanche sur les prestations sociales ? C'est la suppression de deux jours fériés ?
J'ai envie de vous dire absolument tout mon capitaine. Tout ? En fait, le véritable problème de ce budget si vous voulez c'est que c'est à la fois un budget de punition et un budget de fainéant. Un budget de punition parce qu'encore une fois sur les 43 milliards d'euros et de recettes supplémentaires et d'économies qu'on cherche à faire c'est plus de la moitié qui correspondent à des augmentations de taxes des augmentations de cotisations des augmentations d'impôts des privations nouvelles pour les Français notamment en doublant la franchise sur les médicaments donc on voit qu'encore une fois on pénalise toujours mais les Français n'ont pas besoin d'être responsabilisés
en payant ces médicaments en payant peut-être 2 euros au comptoir les Français n'ont pas besoin
d'être pénalisés ceux qui font responsabiliser ce sont ceux qui prennent les décisions politiques ce sont les gouvernements qui ont mis la France dans cette situation de déficit budgétaire et quand je vous dis que c'est un budget de fainéant c'est justement parce que le gouvernement en face ne fait pas sa partie du boulot 44 milliards d'efforts vous estimez que c'est fainéant ? Mais elles sont où les réformes structurelles ?
Elles sont où
les réformes structurelles ? Elles sont où les chasses au gaspillage dans la mauvaise dépense publique ? Je pense au coût de l'immigration je pense à la contribution nette française au budget de l'Union Européenne
Elle va être diminuée la contribution nette à l'Union Européenne ? Non attention
ce n'est pas la contribution nette française qui diminue c'est l'augmentation prévue qui diminue donc dans tous les cas elle va augmenter d'une année à une autre et nous on considère que les Français n'ont pas voté pour qu'on augmente notre contribution française au budget de l'Union Européenne de plus de 5,6 milliards d'euros comme le prévoit ce budget-ci donc encore une fois les Français il faut qu'on les défende ils ont aujourd'hui un pouvoir d'achat qui est largement pénalisé avec l'augmentation du prix du timbre l'augmentation encore des factures énergétiques du fait de la hausse de la TVA sur le gaz à partir de demain à partir de demain donc il faut évidemment qu'on mette en place un budget de justice sociale et de justice fiscale qui leur rendra du pouvoir d'achat Nous sommes toujours
avec Gaëtan Dussaucet député des Vosges porte-parole du Rassemblement National sur fond de présentation du budget il y a un appel sur les réseaux sociaux à bloquer le pays le 10 septembre est-ce qu'au Rassemblement National vous soutenez cette démarche ?
Vous savez qu'au Rassemblement National nous avons toujours considéré que évidemment le droit à la manifestation était très important qu'il fallait le préserver dans tous les cas et que dès que les Français se saisissent de sujets politiques et se saisissent de débats parce qu'ils considèrent qu'ils n'ont pas été suffisamment entendus c'est évidemment une bonne chose maintenant nous ne nous associons pas nécessairement à des rassemblements nous pouvons les soutenir sur le fond sans forcément s'y associer physiquement
Là il s'agirait d'arrêter de payer par carte bancaire d'arrêter de travailler ce serait une mobilisation très différente d'une manifestation
Ça fait peut-être partie d'ailleurs des nouvelles méthodes et outils de la vie démocratique de notre pays et je me satisfais à chaque fois que les Français se ressaisissent d'un débat et d'un sujet politique maintenant il faut aussi entendre ce qu'ils disent ce qu'ils nous disent c'est que les Français ne veulent plus payer pour l'incapacité et pour les défaillances de l'État et des gouvernements qui se sont succédés quand je vous le disais quand on prévoit aujourd'hui plus de 20 milliards d'euros d'impôts de taxes de cotisations de privations nouvelles pour les Français quand au même moment on continue de déverser des milliards d'euros dans plus de 1244 agences et opérateurs publics sans qu'on en fasse l'inventaire oui mais vous voyez là-dessus encore il y a un an justement François Bayrou avait demandé un audit pour essayer d'avoir le recensement parce qu'il se trouvait que dans notre pays on ne savait même pas quelle agence et opérateur il n'y avait pas une liste bien détaillée le Premier ministre a fait cette demande on en a repéré 1244 et aujourd'hui il ne veut faire que quelques dizaines de millions d'euros quelques dizaines millions d'euros d'économie dessus et qu'on ne peut économiser
que 540 millions d'euros sur les agences sauf à supprimer leur mission quand on vous entend Gaëtan Du Saucé on ne voit pas le chemin pour que vous ne censuriez pas François Bayrou
mais pour cela il faut d'abord qu'il y ait de la négociation et du dialogue et d'ailleurs ce qu'on regrette et c'est ce qu'a écrit notre présidente Marine Le Pen au Premier ministre François Bayrou dans une lettre qu'elle a rendue publique ce qu'on regrette c'est qu'il n'y ait pas eu de concertation quasiment immédiatement ou du moins quelques jours après les annonces qui ont été faites par le Premier ministre sur les orientations budgétaires en juillet 2015 il y en a eu juste avant tout à fait il y en a eu juste avant vous avez bien raison de le préciser mais il n'y en a pas eu après parce qu'aujourd'hui on n'est que à l'état d'orientation et ensuite c'est du rôle des ministres de nous présenter un à un quelle est la concrétisation de ce budget et les décisions concrètes qui vont être prises et là dessus moi on s'inquiète au Rassemblement national pour le coup de voir qu'il y a même une grande hésitation de la part des ministres qui ne savent pas vraiment où aller et on se retrouve dans un concours de l'épine de la mesure la plus injuste socialement et la plus injuste fiscalement
il n'y a pas chez vous la tentation de laisser François Bayrou faire le sale boulot entre guillemets et d'essayer de rétablir un peu les comptes pour si jamais vous arrivez au pouvoir en 2027 avoir une situation financière plus assainie
non mais qu'on ne raconte pas de salade faire un budget c'est pas de dire oui à tout le monde et de chercher à faire plaisir à tout le monde faire un budget c'est déjà un de prendre en considération la situation financière la situation économique dans laquelle est de notre pays du fait de la responsabilité et du bilan calamiteux en la matière du président de la république Emmanuel Macron et des gouvernements qui sont succédés depuis 2017 et deux c'est de rétablir un peu de justice sociale je vous parlais à nouveau de la question du pouvoir d'achat qui est primordiale et de la justice fiscale parce qu'aujourd'hui on ponctionne toujours plus les travailleurs on ponctionne toujours plus les petites et les moyennes entreprises quand de l'autre côté on ponctionne toujours moins ou les ultra riches ou ceux qui se font de nombreux cadeaux notamment sur les plus riches qui n'est pas encore définis ou sur les surachats d'actions donc il y a un moment donné quand on fait un budget c'est pour imposer impulser une vision dans notre pays et moi ce que je remets encore une fois et la vision
vous ne la voyez pas aujourd'hui
aujourd'hui on ne voit pas la vision encore une fois c'est un budget de fainéant le gouvernement ne fait rien il préfère aller faire ponctionner et donc vous allez le censurer à tous les coups il préfère aller ponctionner la France du travail la France qui a travaillé il préfère revenir sur l'abattement fiscal de 10% pour l'intégralité de nos retraités il préfère augmenter les franchises sur les médicaments alors qu'au même moment on continue de déverser 1,2 milliard d'euros dans l'aide médicale d'Etat c'est-à-dire les soins gratuits réservés aux clandestins comprenez que il y a un moment donné ça a créé un sentiment d'injustice
ça protège aussi la population française d'éventuelles épidémies
je me doutais en venant ici que je serais entre guillemets contesté sur les chiffres alors je suis allé chercher un petit peu ailleurs que dans le programme du Rassemblement National en me disant que peut-être j'arriverais à vous convaincre là-dessus il y a un rapport
Stéphanie Évin qui disait qu'il n'y avait pas beaucoup d'abus dans l'aide médicale d'Etat vous savez très bien
que cette aide médicale d'Etat c'est-à-dire le fait de réserver des soins gratuits aux clandestins c'est-à-dire à des personnes qui sont en situation irrégulière sur notre sol n'existe pas dans d'autres pays européens et d'autres pays européens sont revenus justement dessus je ne vois pas pourquoi on devrait garder cette exception à la française l'immigration ce n'est pas le Rassemblement National qui le dit c'est un rapport de 2021 de l'OCDE l'immigration elle ne finance que 86% de ce qu'elle coûte en réalité à l'Etat ça veut dire que vous avez 14% qui restent à la charge des Français aujourd'hui du fait de l'immigration
Gaëtan Dussossé un tout dernier mot le nombre de jours de vacances des députés suscite la polémique sur les réseaux sociaux qu'est-ce que vous faites vous de ces 45 jours entre les deux sessions parlementaires ces 45 jours de vacances ?
Non ce n'est pas 45 jours de vacances en réalité c'est 45 jours pendant lesquels l'Assemblée Nationale ne siège pas et donc c'est des jours qui sont utilisés par les députés pour ou travailler des sujets de fond ou être également en circonscription à la rencontre des élus des associations de nos concitoyens qui ont besoin d'aide du député sur tel ou tel dossier moi je retourne régulièrement évidemment dans ma circonscription à Saint-Dié-des-Vosges pour pouvoir justement aller à la rencontre de mes électeurs et des citoyens notamment sur les vigreniers sur les fêtes de villages que nous avons en ce moment de l'année
Cette longue pause elle alimente l'antiparlementarisme selon vous ?
Non ce qui alimente et ce qui peut alimenter l'antiparlementarisme c'est surtout plutôt l'attitude de certains députés je pense en particulier à l'extrême gauche de cet hémicycle qui donne le sentiment que les députés ne sont pas du tout au niveau et ne respectent pas finalement le vote des électeurs ce qui peut jouer dans l'antiparlementarisme c'est aussi le fait d'avoir une assemblée qui aujourd'hui ne prend pas en compte justement ce que dit les français dans leur large majorité et notamment dans ces discussions du budget que l'on va avoir à la rentrée la question n'est pas de savoir est-ce que les députés doivent siéger plus longtemps la question est surtout de savoir que font les députés lorsqu'ils siègent qu'est-ce qu'ils prennent comme décision et nous nous avons hâte d'avoir un gouvernement rassemblement national pour qu'enfin les décisions qui soient prises soient décisions bonnes et largement plébiscitées par les français
et les députés retourneront à l'assemblée mi-septembre merci Gaëtan Dussaucet
je vous en prie merci pour votre invitation
Gaëtan Dussausaye