"La France est attractive en matière de défense" (Alice Rufo)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Alice Rufo. Ce qui est assez symbolique et très intéressant c'est que c'est assez rare que la défense soit mis comme ça en avant à ce sommet True France.
- 1:57OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il peut y avoir pas cette problématique qui se joue aujourd'hui dans cette ruée des drones en Ukraine ?
- 3:10RelanceRéponse directe
On n'est pas l'Ukraine. Est-ce que quelque part il y a pas cette problématique qui se joue aujourd'hui dans cette ruée des drones en Ukraine ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Est-ce que ce modèle économique à tenir en temps de guerre peut être applicable aussi en temps de paix ?
- 5:43OuverteRéponse directe
Est-ce que ça peut faire l'objet d'un accélérateur de décision d'investissement juste avant Eurosatori ?
- 6:21OuverteRéponse directe
Comment est-ce que ce message est perçu et lu par la ministre déléguée aux armées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:01Alice RufoFait
« on a pris les décisions au bon moment. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Et c'est désormais la ministre déléguée aux armées, aux anciens combattants Alice Ruffent de nous retrouver dans le studio délocalisé de BFM Business dans ce cadre assez spectaculaire et extraordinaire du château de Versailles pour cette 9e édition de Tes France. Bonjour Alice Rufo. Bonjour. Euh ce qui est assez symbolique et très intéressant c'est que c'est assez rare que la défense soit mis comme ça en avant à ce sommet True France qui attire des investisseurs et des industriels du monde entier. Et ça ça dit peut-être quelque chose aussi de notre époque. Oui, je suis d'accord avec vous. Ça dit quelque chose. C'est vrai que ça fait 9 ans et que la partie défense est très affirmée, mais en fait ça correspond à l'évolution de l'époque comme vous le dites très justement. D'abord la France
est assez attractive en matière de défense parce qu'elle a comme on dit dans cet univers là un écosystème assez puissant. Des industries de défense fortes, des écoles d'ingénieurs très importantes qui ont qui ont des liens avec la défense historiquement. Deuxièmement DGA qui montre DGA qui qui existe et qui est très qui est voilà qui est reconnu exactement. Et puis euh on est aussi dans une phase où ce qu'on appelle le dual, c'est-à-dire dans les nouveaux nos nomètes de conflictualité comme l'espace, les fonds marins, le spatial et puis tout ce qui relève de la haute technologie, l'intelligence artificielle, le cyber, le numérique prend une place de plus en plus importante dans les systèmes de défense. Et donc nous, on est évidemment très intéressé pour aller à la rencontre
d'entreprises. C'est ce que je fais aujourd'hui, qui travaillent dans le champ de la dualité, qui sont évidemment intéressés par la défense et nous aussi, on est intéressé par ce qu'elles font. La dualité, elle est au cœur de ce concept qu'on découvre un peu tous en ce moment d'ailleurs, en toile de fond euh euh de cette guerre en Ukraine où ça fait un peu plus de 4 ans 4 ans après l'invasion russe euh qu'on nomme la guerre hybride. Euh voilà et où et où et où on voit que la technologie est au cœur euh de nouvelles menaces ou de nouveaux systèmes de déstabilisation notamment la guerre électromagnétique sur le champ de bataille ukrainien sur l'IA embarqué auprès des des drones qui volent en essin. Ça c'est des choses qui changent complètement la donne sur le champ de bataille.
Oui, ça change la nature de la conflictualité et du champ de bataille. Ça change pas le fait que c'est nécessaire d'avoir des équipements qui se font sur le très long terme comme le porte-avion, les rafales qui sont des éléments qui durent dans l'investissement qui demande des décennies d'investissement. Mais il y a toute cette partie qui s'est considérablement accélérée et qui évolue très vite au plan technologique et qu'il faut parfois savoir produire en masse quand quand c'est nécessaire par exemple pour les drones. D'où aussi la coopération qu'on lance nous au ministère des armées avec l'industrie civile pour la production de masse. Et la production de masse. Vous soulevez là aussi un autre point très intéressant de notre époque qui est peut-être un
enjeu industriel clé, c'est celui de du modèle économique à tenir en temps de guerre. Est-ce qu'il peut être applicable aussi en temps de paix ? Euh je je vous dis ça parce qu'il y a un haut gradé qui m'expliquait la semaine dernière. Regardez, il me disait regardez, faites le parallèle avec 141. 141, il y a eu un essort de l'aéronautique et après l'armistice en 1918, d'un coup des centaines de milliers d'emplois qui se retrouvaient un peu sur le carreau et une bulle productive qui a explosé parce que en temps de paix, il y avait plus besoin de telle commande militaire. Je referme la parenthèse mais est-ce que est-ce que quelque part il y a pas cette problématique qui se joue aujourd'hui dans cette ruée des drones en Ukraine ? Alors c'est très intéressant comme
question. On n'est pas l'Ukraine. Voilà si vous voulez que je réponde très directement. On n'est pas dans la même situation parce que c'est une guerre d'attrition. Extrêmement attrition, ça veut dire c'est une guerre de masse contre masse qui est qui est qui est très dure et qui est de très haute intensité. Mais pour autant on n'est pas dans une situation de paix comme on l'a connu avant. C'est-à-dire qu'on peut avoir des déstabilisations, des tests. On peut avoir une situation où à l'est de l'Europe, ça se dégrade très brutalement où il faut se tenir prêt à un choc. Donc, on n'est pas du tout dans une situation de guerre comme on peut l'imaginer en Ukraine, mais on n'est pas non plus dans une situation de paix telle qu'on l'a connu jusqu'à maintenant. Donc en tout état de cause,
nous ce qu'il faut c'est se préparer à la possibilité d'un choc et y compris dans le domaine que vous décrivez très bien qui sont des domaines technologique et d'hybridé où il faut qu'on apprenne à être résilient et prêt et surtout supérieur sur le plan technologique et agile avoir des avoir aujourd'hui l'enjeu d'avoir des usines dans la BTD enfin le secteur de lié à la des industriels liées à la défense des usines qui soient soient capable d'être assez agile pour adapter la production en fonction du besoin du moment. Oui. Et puis vous avez ça l'innovation en la matière notamment sur les drones par exemple si on prend cet exemple là ou sur l'intelligence artificielle, elle est très rapide. C'est très ça ça change un peu tout le temps. Donc en fait à la
fin c'est un process, c'est une manière de faire et c'est ça qui est très intéressant parce que là je voyais pas mal d'entreprises qui investissent en France beaucoup autour de Toulouse mais aussi dans d'autres parce que il y a beaucoup de spatial évidemment mais dans d'autres régions aussi à Caor par exemple il y a il y a une entreprise qui vient de s'implanter et d'investir. Ce qui est très intéressant c'est qu'en fait il y a besoin d'un lien avec les forces armées et nous ça nous intéresse et il y a besoin de de centre d'essai de tests comme il y en a notamment à la direction générale de l'armement. Il y a besoin de tout cet écosystème où la France quand même est très performante et où effectivement nous il faut qu'on aille plus vers le civil et il faut que
le civil vers plus viennent plus vers nous. Je ne sais pas si c'est un hasard du calendrier ou pas mais T France cette édition se tient de semaines avant le grand salon mondial de la défense Rosatori qui se tient à Ville Peinte. Est-ce que ça il peut y avoir un effet comment dire euh pré préannonce ou est-ce que tout peut faire l'objet d'un accélérateur de décision d'investissement juste avant Eurosatori ? Là en fait alors à Satori c'est plutôt des rencontres entreprises et gouvernement et des stands mais là en fait vous avez moi par exemple je viens de rencontrer plusieurs entreprises européennes qui et je tiens à le préciser quand même militent pour davantage de souveraineté européenne sur laquelle la France a quand même été un peu pionnière en la
matière ça les intéress de la souveraineté des chaînes de valeur parce qu'on est quand même dans un monde où il y a ça aussi qui est un enjeu majeur et donc en fait qui viennent et qui annoncent d'ors et déjà plusieurs leur centaines de millions d'investissements y compris dans des domaines qui ont trait à la défense, qui touchent à la défense parce que encore une fois nous sommes attractifs, il s'agit d'entreprise européenne donc c'est bienvenu et puis qui évidemment vont participer à cette et vont travailler avec nous à la suite. Dernière question, je me permets de de sortir un peu quand même du secteur de la défense mais c'est d'ordre éthique ou philosophique mais ça concerne aussi sûrement le secteur de la défense. La semaine dernière, pour la première fois,
le pape Léon X a publié une encyclique qui est un peu la circulaire du Vatican euh où il dit notamment sa pensée autour de l'intelligence artificielle. Je vous en parle parce que Lia, elle est vraiment au cœur de ce sommet de Tus France aujourd'hui et son grand message au monde entier, à l'humanité d'ailleurs s'appelle Magnifica Humanita son sa circulaire, c'est il faut désarmer l'IA. Comment est-ce que ce message est perçu et lu par la ministre déléguée aux armées ? Écoutez, dans le domaine de l'intelligence artificielle, dès la loi de programmation militaire de 2023, donc celle qu'on accélère aujourd'hui, on a on a décidé d'investir très fort dans l'IA militaire. Pourquoi ? Parce que tout le monde le fait, tous nos grands compétiteurs le font et que euh il faut
être dans la course. Et on l' c'est-à-dire, on n' pas pris de retard, on a pris les décisions au bon moment. Maintenant effectivement, il y a des questions éthiques qui sont posées évidemment en particulier dans le domaine militaire mais si vous voulez si vous faites pas partie de la course vous êtes pas capable de réguler. Donc il faut pas opposer, je crois l'investissement et le fait qu'on y aille dans une compétition mondiale où il s'agit de notre propre défense et de nos propres intérêts d'une part et la régulation d'autre part parce que sinon on va subir. Donc nous au ministère des armées, on a une position qui est très alente sur l'IA militaire mais en même temps qui nous permettra d'être responsable parce que l'objectif des forces armées c'est plutôt la paix. Yeah.
Alice Rufo