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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 11 janvier 2021 7 minContradictoireActualité / polémiqueSantéTravail & emploi

Arrêts de travail automatiques : face au Covid-19, l’Assurance maladie veut aller "le plus vite possible"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Un arrêt automatique sans passer par un médecin, est-ce que c'est la bonne idée ?

  • 0:57RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il y aura des contrôles ? Est-ce que vous avez les moyens de faire des contrôles ?

  • 1:27ComplaisanteRéponse directe

    Donc prise en charge immédiate, aucun jour de carence, indemnisation totale dès le début.

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe ensuite, Thomas Fatome ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Que se passe-t-il pour celles et ceux qui sont en télétravail ?

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Et ceux qui sont cas contacts de personnes positives ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32InvitéFait
    « l'objectif, l'idée principale, c'est évidemment d'accompagner le respect de l'isolement et de le faire le plus vite possible. »
  • 0:40InvitéFait
    « On a vu dans la première vague et dans la deuxième vague, c'est vrai, des salariés qui nous disaient mais moi finalement, je ne peux pas m'arrêter, j'ai un jour de carence, je n'ai pas encore le résultat du test. »
  • 1:00InvitéFait
    « Oui, on a les moyens, simplement de repérer si une personne éventuellement, par exemple sur 15 jours, utilise deux fois le dispositif. »
  • 1:16InvitéChiffre
    « En début d'après-midi, nous avions 2500 attestations d'arrêt de travail demandées. »
  • 1:21InvitéChiffre
    « Chaque jour, il y a 30 000 arrêts de travail dans ce pays. »
  • 2:40InvitéFait
    « nous appelons les personnes positives et nous allons leur proposer à chaque fois qu'une infirmière, une infirmier libérale aille à domicile pour accompagner la personne dans le respect de cet isolement. »
  • 4:00InvitéChiffre
    « 140 000 infirmières libérales et qui font beaucoup de visites à domicile. »
  • 4:56InvitéChiffre
    « aujourd'hui, 90% des tests sont disponibles en 24 heures. »
  • 5:50InvitéChiffre
    « On est autour de 100 000. »
  • 6:50PrésentateurPromesse
    « Le gouvernement a fixé un objectif, un million de personnes vaccinées à la fin du mois de janvier. »

Temps de parole

  • Invité67 %
  • Présentateur33 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à tous, le patron de l'assurance maladie est notre invité ce soir. Bonsoir Thomas Fatome. Bonsoir. Depuis quelques heures, tous les travailleurs, salariés ou indépendants qui ont des symptômes du Covid-19 peuvent obtenir un arrêt de travail automatiquement. Il suffit de se rendre sur le site de l'assurance maladie, déclar.ameli.fr. Vous voulez éviter que les malades contaminent leurs collègues, mais le patronat craint déjà des abus, il craint que des salariés profitent de la situation. Un arrêt automatique sans passer par un médecin, est-ce que c'est la bonne idée ?

0:32
Invité

Écoutez, l'objectif, l'idée principale, c'est évidemment d'accompagner le respect de l'isolement et de le faire le plus vite possible. On a vu dans la première vague et dans la deuxième vague, c'est vrai, des salariés qui nous disaient mais moi finalement, je ne peux pas m'arrêter, j'ai un jour de carence, je n'ai pas encore le résultat du test. Et ça pouvait être source de contamination. Donc l'objectif, c'est vraiment d'accompagner les assurés dès le début. Bien sûr, nous allons surveiller très près le dispositif.

0:57
Présentateur

Est-ce qu'il y aura des contrôles ? Est-ce que vous avez les moyens de faire des contrôles ?

1:00
Invité

Oui, on a les moyens, simplement de repérer si une personne éventuellement, par exemple sur 15 jours, utilise deux fois le dispositif. On va se rapprocher de lui et on va vérifier que si oui ou non, il va avoir un échange avec lui, vérifier s'il a effectivement eu des symptômes. Mais honnêtement, moi je suis confiant. Le dispositif démarre ce matin. Un chiffre. En début d'après-midi, nous avions 2500 attestations d'arrêt de travail demandées. Chaque jour, il y a 30 000 arrêts de travail dans ce pays. Donc ça démarre. Ça démarre normalement. On va surveiller bien sûr le dispositif.

1:27
Présentateur

Donc prise en charge, immédiate, aucun jour de carence, indemnisation totale dès le début. Vous envoyez les gens se faire tester. Ils ont 48 heures pour le faire. Qu'est-ce qui se passe ensuite, Thomas Fatome ?

1:38
Invité

Si le test est négatif, l'arrêt de travail s'arrête. Si le test est positif, l'assurance maladie appelle la personne positive, comme on le fait tous les jours dans le cadre du contact tracing. Et la durée de l'arrêt de travail est ensuite ajustée en fonction du début du symptôme. Donc dès que le test est négatif, l'arrêt de travail bien sûr s'arrête.

1:59
Présentateur

Que se passe-t-il pour celles et ceux qui sont en télétravail ? Est-ce qu'ils peuvent utiliser ce service ?

2:03
Invité

Non, l'objectif c'est vraiment de réserver ce dispositif à ceux qui ne peuvent pas télétravailler.

2:07
Présentateur

Et ceux qui sont cas contacts de personnes positives ?

2:10
Invité

Alors, depuis le mois de septembre, ce dispositif existe pour les cas contacts qui peuvent s'autodéclarer avec un arrêt de travail. Mais ce sont les cas contacts qui sont désignés par l'assurance maladie. Et lors qu'une personne positive, on l'appelle, on identifie ces cas contacts, on les appelle et eux-mêmes peuvent faire un arrêt de travail. Et ça marche très bien depuis le mois de septembre.

2:28
Présentateur

La semaine dernière, le Premier ministre a annoncé une nouveauté importante, la visite d'un infirmier ou d'une infirmière chez tous les malades qui le veulent. Il n'a pas encore donné les détails. Vous nous les donnez ce soir, comment ça va se passer ?

2:40
Invité

Très simplement, dans le cadre du contact tracing que j'évoquais tout à l'heure, nous appelons les personnes positives et nous allons leur proposer à chaque fois qu'une infirmière, une infirmier libérale aille à domicile pour accompagner la personne dans le respect de cet isolement. C'est un des enseignements que nous avons également tiré des premières vagues. C'est de se dire que les personnes ont besoin de conseils à domicile. Cette infirmière pourra aussi faire des tests, par exemple des tests antigéniques pour les cas contacts qui vivent dans le foyer. Elle pourra accompagner s'il y a des besoins sociaux, par exemple des portages de repas.

Elle pourra se rapprocher des cellules d'accompagnement social. Et elle pourra donner tous les conseils très pratiques. Le respect des gestes barrières, comment on s'isole chez soi, comment on gère les repas, comment on gère les sanitaires. Toutes ces questions-là, on les a eues dans les échanges avec nos assurés dans le cadre du contact tracing. Et vraiment, je remercie les infirmiers et les infirmières qui vont se mobiliser à compter de la semaine prochaine pour réaliser cette visite à domicile.

3:35
Présentateur

Donc ça, ça commence la semaine prochaine avec des libéraux, infirmiers, infirmières. Est-ce que vous aurez les moyens humains de réaliser cette opération ? Les chiffres sont impressionnants, les contaminations sont nombreuses. Quand vous avez 20 000, 25 000 cas positifs nouveaux par jour, comment envoyer des infirmiers et des infirmières à domicile chez tout le monde ?

3:55
Invité

On a la chance d'avoir un réseau d'infirmières libérales dans notre pays qui est très dense. 140 000 infirmières libérales et qui font beaucoup de visites à domicile. C'est leur métier, un de leurs métiers. Donc c'est vrai que c'est évidemment un défi, mais elles peuvent l'assumer. On ne sait pas évidemment combien d'assurés vont dire oui à cette visite, mais honnêtement, moi je suis très confiant sur le déploiement de cette visite qui sera un atout important pour accompagner nos assurés dans le respect de l'isolement.

4:19
Présentateur

Combien va coûter cette mesure ?

4:21
Invité

Écoutez, ça va dépendre du taux de recours à ce dispositif, mais vraiment c'est un investissement utile. Prévenir des sources de contamination, on sait que sur le plan sanitaire comme sur le plan économique, c'est un investissement utile.

4:32
Présentateur

Vous avez à l'instant expliqué que ces infirmières, ces infirmiers pourraient réaliser des tests à domicile, tests antigéniques. Qu'est-ce que vous attendez de cette partie-là ? Aller à la source vraiment ? Aller encore plus loin dans la détection des...

4:46
Invité

Aller plus vite. L'un des éléments du contact tracing, c'est une course contre la montre. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, on a signé un accord avec les biologistes en décembre, vous savez, pour avoir des résultats tests qui arrivent plus vite. Aujourd'hui, 90% des tests sont disponibles en 24 heures. Et donc des tests antigéniques, par exemple, qui sont faits directement par les infirmières au domicile pour les cas contacts qui sont dans le foyer, là aussi, c'est des résultats éventuellement plus rapides. Et c'est un tracing qu'on peut enclencher immédiatement. Donc c'est vraiment une course contre la montre et essayer d'identifier tous les leviers pour aller plus vite.

5:17
Présentateur

Vous avez conscience, Thomas Fatoum, que vous prenez un engagement ce soir après le Premier ministre en disant que toutes celles et tous ceux à partir de la semaine prochaine qui accepteront la visite d'une infirmière le recevront. Vous allez tenir cet engagement ?

5:29
Invité

Écoutez, on va le proposer. C'est d'abord aux assurés qui diront oui ou non. On ne va pas les forcer, ce n'est pas le sujet. Mais oui, nous nous mettons tout en œuvre. Et c'est une mesure sur laquelle nous travaillons avec les représentants des infirmières au niveau national et au niveau régional. depuis maintenant plus d'un mois. Donc je suis confiant.

5:44
Présentateur

Nous sommes le lundi 11 janvier. Combien de Français ont été vaccinés ?

5:49
Invité

Écoutez, le ministre l'a indiqué. C'est lui qui donne les chiffres très régulièrement. On est autour de 100 000. La dynamique est en train de s'accélérer fortement depuis la semaine dernière. Et je suis là aussi très confiant sur le fait qu'on voit au niveau local les centres de vaccination se mettre en place. Et je crois que ça va continuer à décoller.

6:06
Présentateur

La semaine dernière, vous avez promis un bilan quotidien des vaccinations. Ça devait commencer mardi dernier. Nous n'avons pas vu ce bilan. Où est-il ?

6:13
Invité

Chaque jour, le ministre de la Santé donne les chiffres.

6:17
Présentateur

Enfin, il n'y a pas de bilan donné ou ouvert pour savoir en temps réel où on en est des vaccinations, pourquoi ?

6:22
Invité

Il sera donné de façon détaillée dans le courant de la semaine. Vous savez qu'on a ouvert lundi seulement, lundi dernier, ce téléservice vaccin Covid qui permet de suivre de façon détaillée le déploiement de cette vaccination. Comme tout système d'information, comme tous téléservices, il y a quelques jours pour que les acteurs s'en emparent, pour qu'il soit complet. Et je pense que dans le courant de la semaine, on aura un système d'information qui sera véritablement complet et qui permettra de donner tous les chiffres.

6:47
Présentateur

Le gouvernement a fixé un objectif, un million de personnes vaccinées à la fin du mois de janvier. Est-ce que cet objectif sera tenu vu le retard pris ?

6:55
Invité

Écoutez, je vous l'ai dit, en tous les cas, la mobilisation, elle me semble extrêmement forte sur les territoires. Les hospitaliers, les médecins libéraux, les infirmières, les EHPAD. Je crois que notre pays s'est vacciné vite. Il le montre chaque année en cas de la grippe. Il y a des contraintes logistiques importantes. Mais honnêtement, je crois qu'on va avoir des chiffres qui vont continuer à augmenter très fortement cette semaine et dans les semaines à venir.

7:18
Présentateur

Thomas Fatoh, merci. Le directeur général de l'assurance maladie, invité éco de France Info ce soir.