ALLIANCE AVEC LE PS, PURGES : QUAND LA MÉTHODE TONDELIER FAIT EXPLOSER LES VERTS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Marion ? Ouais. J'ai une question piège.
Allez. Pour toi les verts sont de gauche ? Les OK.
Les écolos. Le parti, hein. Le parti.
Oui. Oui. Ouais.
Bah ouais, c'est dur. Bah les militants, eux, ils sont de gauche. Les orgas de jeunesse sont grave de gauche.
Ouais. Sur le papier, le programme est de gauche. Ouais.
Bah non, en fait, le seul truc qui coince, c'est la direction. Ouais. [musique] Bonjour et bienvenue dans le récap.
Nous sommes le lundi 2 février et il y a du rififi dans l'air chez les écolos. À un mois et demi des municipales, les troupes de Marine Tondelier sont en ordre dispersé et la fracture n'a rien d'anecdotique. Elle touche au cœur de la stratégie électorale du parti.
Et on peut la résumer en quelques mots. Faut-il faire alliance avec le PS ? Vaste question.
Alors, d'un côté, il y a les partisans du oui et c'est notamment la direction du parti. De l'autre, ceux du non qui se sont fait connaître la semaine dernière en signant notamment une tribune dans Mediaapart qui a fait l'effet d'une bombe. Alors, elle est signée par plusieurs centaines d'adhérents ou ex-adhérents, hein, c'est quand même très important.
Ces derniers refusent que l'écologie se dissolve, je cite, dans la socialdémocratie. Ils disent que au passage on tourne le dos au programme comme à la logique unitaire du Nouveau Front populaire. Et ça c'est ce qui ne passe pas.
Pour eux, la ligne électorale des écologistes est devenue illisible en votant au même moment les motion de censure au Parlement à l'opposé du Parti socialiste. Et oui, c'est vrai qu'à force, c'est plus très clair. Les signataires de la tribune préviennent le temps des écologies dépolitisées et révolu.
Alors eux, ils militent pour être une force de recomposition sociale, altermondialiste, décroissante et démocratique. et surtout pour que le rassemblement de la gauche et des écologistes se fasse sur la base du programme du Nouveau Front Populaire, ce qui inclut évidemment, je cite, de travailler avec l'ensemble de la gauche et autrement dit la France insoumise parce que jusqu'ici c'est pas vraiment ça. Les insoumis font le plus souvent cavalier seul pour ces municipales pendant que les écologistes ont noué diverses alliances avec notamment les socialistes. souvent dès le premier tour et c'est par exemple le cas à Nant, à Lyon, à Rennes, à Marseille, à Brest ou encore à Paris.
C'est d'ailleurs même la première fois depuis 1977 que les écolos ne présentent pas un candidat pour tenter de remporter la capitale. Habituellement, les alliances existent évidemment, mais elle attendent le second tour pour émerger. Alors, il faut le dire, après la grande rasia sur les municipales de 2020, cette fois les écolos risquent d'avoir un peu plus de mal à ne serait-ce que conserver leur bastion.
Selon les sondages, c'est plutôt très mal barré un peu partout. Alors, le plus important est donc de sauver les meubles pour les écologistes et pour ça, la direction croit en l'union. Alors ça c'est d'ailleurs tout à fait la patte de Marine Tourelier depuis le NFP, le moment où elle a explosé en terme de notoriété et d'imagronne des vers ne vit que par l'Union de la gauche.
Pendant que les insoumis et les socialistes se chicanent d'un côté, les écolos tentent systématiquement d'arrondir les angles pour les réconcilier. Une posture donc rassembleuse qui est parfois un peu coûteuse politiquement. Bah oui, quand on est capable de faire des compromis à tout moment sur tous les sujets, on peut se poser la question des convictions profonde et c'est ça qui coince.
En tout cas, ce qu'on sait, c'est que pour les élections municipales, la direction des écologistes a quand même tranché la question et cette fois elle a fait le choix du rapprochement avec le PS plutôt qu'avec LFI. Et c'est justement ce choix qui ne fait pas l'unanimité dans les rangs. Surtout que quelques jours après la publication de la tribune dans Mediapart, certains écologistes ont joint la parole au geste concret.
C'est le cas par exemple de Jérôme Glaise, un proche de Sandrine Rousseau et vice-président du groupe des écologistes qui a annoncé rejoindre la liste de l'insoumise Sopia Chikirou pour les municipales à Paris, tout comme Émile Meier, élu du parti qui préside la commission urbanisme au Conseil de Paris. un choix à rebour de celui de David Béliard à la tête de l'IST écologiste dans la capitale qui lui s'est rangé derrière la candidature du socialiste Emmanuel Grégoire au mois de décembre. Ce dernier qui lui refuse catégoriquement tout accord avec la France insoumise que ce soit au premier ou au second tour a-t-il dit.
Et il n'y a pas d'ailleurs qu'à Paris que les frondeurs existent un peu partout en France. des élus écologistes ou candidats ont fait le choix de ne pas respecter l'alliance avec les socialistes décidé au national pour rejoindre plutôt les insoumis. C'est le cas notamment à Avignon, à Nant, à Montpellier ou encore à Toulouse.
Et tout ça euh ça n'a pas vraiment été du goût de la direction Écolo. Jeudi dernier, lors d'un bureau politique exceptionnel, elle a décidé de sévir et a donné 72 heures aux signataires de la tribune pour retirer leur paraf sous peine d'être suspendu du parti. Ils avaient donc jusqu'au dimanche 1er février pour se décider.
Et oui, les écolos, tu les aimes ou tu les quittes, mais surtout pas, tu les critiques. Ce chantage n'a pas vraiment été très bien reçu, hein. Certains dénoncent un manque de démocratie interne.
C'est une critique qui revient régulièrement. C'était déjà le cas lorsque Marine Tondelier a annoncé, sans vraiment prévenir, qu'elle serait la candidate écolo pour 2027. De l'autre côté, chez les proirections, toute cette affaire ne serait qu'un coût de déstabilisation mené par la France insoumise.
Certains cadres ont dénoncé une opération d'ingérence, voire même des barbouseries, ambiance. Alors évidemment de l'autre côté les insoumis s'en défendent et avance qu'ils ont proposé à plusieurs reprises depuis un an aux écolos de travailler ensemble en vue des municipales des propositions qui auraient été refusées voire ignorées. La France insoumise ne manipule personne et n'agit pas autrement que par une démarche de conviction basée sur des engagements politiques clairs a répondu sur X le coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard.
Alors de leur côté, les signataires de la tribune tentent aussi de justifier la charge. À leurs yeux, la ligne politique du parti devient tout simplement illisible. Les manœuvres tactiques ont peut-être leur utilité, mais encore faut-il que les idées suivent et là difficile de garder le fil.
Comment comprendre qu'un jour Marine Tondelier celle des alliances municipales avec Olivier Fortin elle torpie sa stratégie budgétaire à l'assemblée ? Alors faut s'accrocher parce que ce genre de dissonances se sont multiplié ces dernières semaines entre le PS et les verts. La patronne à la veste verte, n'hésitez pas, il y a peu à accuser les socialistes de servir de béquille au gouvernement, ce qui ne l'a pourtant pas empêché de poser le 24 janvier dernier au côté du premier secrétaire du PS pour annoncer une grande primaire de la gauche sans LFI.
Encore une fois, en vue de la présidentielle, on est en train de revenir à la pire période de notre histoire quand on était un satellite des socialistes, recrète notamment Jérôme Gaise, certains prédisent même une explosion du parti à l'issue des municipales, faute de ligne politique clair. Au fond, tout ça nous ramène toujours à la même impasse. À force de vouloir jouer les traits d'union permanents entre un PS social libéral et une gauche plus radicale, Marine Tondelier a fini par étirer le fil jusqu'à le rendre invisible.
Ni vraiment partenaire des socialistes, ni franchement arrimé au reste de la gauche plus radical. Le parti écologiste peine désormais à dire ce qu'il est, ce qu'il défend et surtout avec qui. Cette stratégie de l'entreu, pensé comme un artement tourne un peu au brouillage idéologique.
Quand un parti ne sait plus clairement où il se situe, il cesse d'exister politiquement ou devient un simple àoint électoral. Reste à savoir si ces municipales marqueront un sursaut ou bien le début d'une longue dilution verte. Et on marque une toute petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité.
Si vous aimez le recap, que vous avez envie qu'on discute ensemble, de connaître un peu les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info. Et d'ailleurs, sans vous, pas de récapé non plus.
Depuis plus de 8 ans, notre chaîne télé tient bon en Indé dans un paysage audiovisuel toujours plus concentré et réactionnaire. Chaque jour, nos plus de 25 travailleurs et travailleuses mènent la bataille de l'info. Mais pour tenir, nous avons besoin de vous.
Notre antenne, notre histoire, c'est vous qui la faites vivre. Alors, aidez-nous à continuer à vous informer. Abonnez-vous au média ou faites un don défiscalisé.
Toutes les infos sont sur notre site internet et grâce à vous, le combat pourra continuer. Et c'est la fin de la séquence budgétaire à l'Assemblée. Les deux dernières motions de censure contre le Premier ministre ont été examinées ce lundi.
L'une était déposée par la gauche hors PS et l'autre par le RN. Sans surprise, ces deux motions ont été rejetées. Mes collègues Lisa Lape et Andre Manivit étaient à l'Assemblée nationale juste avant le vote pour recueillir les réactions des députés.
Personne n'est complètement satisfait de ce budget. Nous sommes satisfaits d'avoir un budget parce que les collectivités territoriales l'attendent, parce que le budget de la défense l'attend, parce que nos concitoyens attendent enfin un budget. Mais c'est vrai qu'il ne satisfait personne complètement.
Je sais pas si on tourne la page Le Cornu ou la page budget. J'espère qu'on tourne celle de le corps nuit. En tous les cas, si on tourne la page du budget, ça n'est que temporaire parce que de toute façon, il faudra y revenir.
Il y aura des budgets rectificatifs de manière obligatoire. Donc évidemment, ce sera une étape importante, c'est un moment de rendez-vous important. Mais est-ce que est-ce que c'est la fin de l'histoire, ça je ne suis pas en mesure de vous le dire encore aujourd'hui.
Et quel est votre sentiment, votre analyse aujourd'hui sur le fait par exemple que les socialistes ne votent pas à la censure ? Est-ce que le NFP existe encore ? Par exemple, opposition opposition ferme à ce budget.
Il y a rien de sauvable dans ce budget. Il y a rien qu'on peut sortir comme positif. Donc enfin vraiment je dis aux socialistes, réveillez-vous les amis là, réveillez-vous vraiment quoi.
Pour vous, il y a rien de gauche là dans ce budget ? Ah non, rien. Est-ce que vous remerciez les socialistes de ne pas avoir suivi le reste de la gauche ?
Écoutez, j'ai pas à remercier les socialistes, à donner des bons points aux uns et aux autres. Je constate simplement qu'il y a d'un côté ceux qui cherchent le chaos, hein. Donc bonne partie de la gauche dont les insoumis et le Rassemblement national qui vote main dans la main contre ce budget.
Et puis le bloc de la raison très élargi au centre avec le le le bloc le socle commun et les socialistes. Et vendredi dernier, le premier ministre Sébastien Lecornu a eu recours une dernière fois à l'article 493 de la Constitution pour faire définitivement adopter ce budget. Un passage en force supplémentaire alors même que le chef du gouvernement s'était initialement engagé auprès des socialistes notamment à renoncer à l'utilisation de cet outil.
Le chef du gouvernement aura donc dégainé 3 493 au total, un sur la partie recette, un autre sur la partie dépense et enfin un dernier sur le texte définitif. À partir de ce lundi, le tribunal correctionnel de Bobini juge 21 personnes et trois sociétés de BTP pour avoir employé pendant des années des travailleurs sans papiers. Ces derniers auraient été employés sur différents chantiers depuis 2017. dont des infrastructures des Jeux Olympiques.
Les prévenus sont donc poursuivis pour des faits de travail dissimulés en bande organisée, de blanchiment de travail organisé, de recours par personne morale à du travail dissimulé et d'abus de biens sociaux. Sur les chantiers, on faisait le sale boulot, on portait les charges lourdes, on coulait le béton, on posait les étés, témoigne un salarié. Face à ces pratiques, le syndicat CGT s'est constitué partie civile dénonçant une logique de sous-traitance en cascade.
L'Ursaf est également partie civile dans le dossier. Le préjudice pour les finances publiques est estimé à plus de 5 millions d'euros. Les audiences doivent se poursuivre jusqu'au 20 février.
Et on passe à l'actualité international avec un nouveau rebondissement dans l'affaire Jeffrey Epstein. Vendredi dernier, le ministère américain de la justice a rendu public plus de 3 millions de nouveaux documents liés au réseau d'Ebstin. Mort en détention en 2019 alors qu'il était poursuivi pour trafic sexuel de mineurs. photos, vidéos, échangil, messages, documents administratifs.
Cette nouvelle vague d'archives s'ajoute aux dizaines de milliers de pièces déjà dévoilées en décembre dernier. Ces documents révèlent des liens entre de nombreuses personnalités politiques et médiatiques du monde entier. Parmi les noms cités figurent notamment Elon Musk, Bill Gates ou encore Donald Trump.
Le président américain est mentionné à plus de 3000 reprises à lui seul et l'affaire ne s'arrête évidemment pas aux États-Unis. La future reine de Norvège, le conseiller du Premier ministre slovaque, l'ex-ambassadeur britannique ou encore l'exprce Androu font également partie des noms cités dans ces nouvelles archives concernant la France. Méapart révèle notamment l'existence de liens financiers entre Jeffrey Epstein et la famille Lang.
Selon le média d'investigation, Caroline Lang, la fille de Jack Lang, figurait même sur le testament du financier sur lequel 5 millions de dollars lui étaient promis. De son côté, le gouvernement américain a réitéré qu'il n'entendait pas lancer de nouvelles poursuites malgré la publication de ces nouveaux document. Et ce lundi, un responsable israélien a annoncé la réouverture du point de passage de Rafa bande de Gaza et l'Égypte.
Fermé depuis plus de 20 mois. Il doit désormais permettre le passage de Palestinien dans les deux sens, mais sous certaines conditions. Parmi ces restrictions, le poste frontière n'ouvrait qu'environ 6 heures par jour et seul une cinquantaine de personnes par sens serait autorisé à transiter quotidiennement.
En revanche, le passage restera fermé à l'entrée d'aide humanitaire internationale dans le territoire palestinien. Dans le même temps, les autorités israéliennes ont ordonné à médecin sans frontière de quitter la bande de Gaza d'ici le 28 février. Ce retrait fait suite au refus de l'ONG internationale de fournir aux autorités israéliennes la liste détaillée de ses employés palestiniens.
Dans un communiqué, MSF déplore une pression inacceptable. Les autorités israéliennes contraignent les organisations humanitaires à un choix impossible. exposer leur personnel à des risques ou interrompre des soins médicaux essentiels pour des personnes désespérément dans le besoin, soulligne MSF.
Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et n'oubliez pas que l'indépendance a un coup.
Alors si vous avez envie ou la possibilité de nous donner un petit coup de pouce, n'hésitez pas à vous abonner au médiia. ou à faire un don défiscalisable sur notre site internet. Vous pouvez aussi, et ça ne coûte rien, parler de nous autour de vous et nous suivre et nous partager sur les réseaux sociaux.
Et d'ailleurs, en attendant la TNT, retrouvez-nous sur nos deux chaînes YouTube, le Média et Le Média 247 pour ne rien rater de nos programmes. Très bonne soirée sur le média.
Marine Tondelier