Benjamin Lucas-Lundy, député Génération.s: "Madame Le Pen n'est pas candidate à l'élection présidentielle, elle est candidate à l'immunité présidentielle"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Enfin, pardon, Mme Le Pen n'est pas candidate à l'élection présidentielle, Mme Le Pen est candidate à l'immunité présidentielle. Mme Le Pen a été reconnue, je ne vous ai pas interrompu, a été reconnue par l'autorité judiciaire comme ayant détourné des fonds publics. Mme Le Pen est une délinquante, c'est une voleuse. Elle est présumée innocente, ça a été rappelé ce matin. Je note que Mme Le Pen, qui a passé 30 ans de sa vie à dire fermeté, fin du laxisme, quand il s'agit de taper dans la caisse du Parlement européen, là il n'y a plus de problème de manque de fermeté avec les délinquants. Et on nous parle de... Pourquoi ? Mais pardon, mais tout ça est grotesque quand même.
Il y a une opération de communication, effectivement. Ils ont un intérêt à ce qu'on tourne vite la page, à ce que les Françaises et les Français ne s'intéressent pas à ce qu'a dit la Cour d'appel hier. D'ailleurs, même M. Bardella dit innocence partielle. Lui-même reconnaît donc ce matin qu'il y a de la culpabilité partielle. Parce que s'il y a de l'innocence partielle, il y a de la culpabilité partielle. Le Rassemblement national, ce n'est pas que Mme Le Pen, a mis en place un système de détournement de fonds publics. Mais que dit-vous ? Ils ont payé le majordome. Là, c'est bien, elle s'affiche avec la sœur. Ils ont payé le majordome de Jean-Marie Le Pen.
Pardon, Mme Le Pen, courageuse et résiliente, alors qu'elle est à la tête d'un parti fondé par d'anciens collabos. Je termine. La partie fondée par d'anciens collabos et qu'elle porte un projet d'apartheid raciste avec la préférence nationale. Pardon, mais c'est un peu gonflé. Il est ?
C'est un peu à tous.
Benjamin Lucas-Lundy