Macron : un tourbillon médiatique payant ?
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[Applaudissements] bonsoir bonsoir à toutes et à tous bienvenue dans ce sens public comme tous les soirs je vous propose 90 minutes de débat et de reportage pour prendre du recul sur l'actualité pour comprendre chercher à comprendre les mutations de notre société et voici le sommaire de ce 16 mai Emmanuel Macron promet 2 milliards de baisses d'impôts pour les classes moyennes mais où trouvera-t-il les financements sans creuser encore un peu plus le déficit pourquoi une telle frénésie d'annonce de déplacement d'interview médiatique en analyse la stratégie présidentielle et le réalisme de ses promesses économiques dans un instant et puis pour notre débat de société cette question pourquoi les Français boudent-ils la viande la consommation baisse régulièrement depuis trois ans c'est une bonne nouvelle pour la planète mais la vraie raison de cette désaffection c'est le prix les gens achètent beaucoup moins de viande Hachette moins de poissons achète beaucoup moins de produits qui sont à Fort valeur ajoutée qui sont chères et donc on a constaté qu'un quart des Français avait réduit tout simplement leur consommation alimentaire depuis le début de l'année comment réduire notre corps sommation de viande sans faire disparaître les éleveurs et leurs prairie qui façonnent le paysage français depuis des siècles le défi est à la hauteur des enjeux médiatiques on le relève avec nos invités dans trois quarts d'heure mais d'abord Emmanuel Macron au contact des Français retour sur ces déplacements censés et nous permettre de passer à autre chose Samia de chier courir d'autres fronts pour tourner la page de la réforme des retraites depuis la validation de la loi par le Conseil constitutionnel Emmanuel Macron multiplie les annonces et les déplacements de terrain fin avril il ouvre le bal à la Conférence nationale du handicap et sort le carnet de chèques pour améliorer l'accessibilité des lieux publics aux personnes en situation de handicap une vieille promesse non tenue l'État va consacrer 1,5 milliards d'euros c'est une ligne budgétaire lourde qui doit être suivie des faits direction la Charente-Maritime son ministre de l'éducation nationale est sur place mais c'était manuel Macron qui vient annoncer en personne débloquée un milliard d'euros par an pour réformer le lycée professionnel c'est pas simplement une réforme non je suis venu parler aujourd'hui sur laquelle nous travaillons depuis maintenant un an avec le ministre direct pour moi c'est une cause nationale après l'éducation l'industrie quelques jours plus tard le chef de l'État est à Dunkerque là encore pas de ministre au micro c'est lui qui vient d'annoncer l'implantation prochaine d'une usine de batterie électrique avec 3000 emplois à la clé 5 milliards 200 millions d'euros hier le sommet tchuss France marqué par un record de 13 milliards d'euros d'investissement étrangers aujourd'hui la visite de l'Institut Curie sur la recherche biomédicale le rythme ne faiblit pas omniprésent sur le terrain Emmanuel Macron restant mouvement pour contrer l'image d'un pays paralysé par sa réforme des retraites et pour décortiquer cette stratégie présidentielle j'accueille Mathieu Souquet bonsoir et bienvenue vous êtes consultant essayiste spécialisé en sciences politiques Stéphanie Villers bonsoir bienvenue aussi conseiller économique chez PwC France Jean garrigue bonsoir bonsoir bienvenue historia président du comité de l'histoire parlementaire auteur de ce livre Élysée contre Matignon le couple Infern publié chez tallendier j'accue également Emily s'appelle ski Monsoir Émilie spécialiste en communication politique éditorialiste pour sens publique on va parler des de l'annonce principale du jour enfin dire soir les deux milliards pour les classes moyennes un peu plus tard donc je vous demandais dans les premières interventions de pas trop y faire référence voir pas du tout ce serait idéal Mathieu se car qu'est-ce que vous retenez vous de l'interview d'hier soir pas du tout les deux milliards du coup ça tombe bien mais pas du tout les deux milliards non d'abord je note que il y a un changement radical de stratégie en tout cas en matière de communication il y avait une parole rare chez Emmanuel Macron ça faisait des mois et des mois que c'était comme ça et là en quelques semaines il parle comme rarement on a entendu un président parlé même à l'époque de Nicolas Sarkozy qui était sur le terrain tous les jours qui déclenchait une nouvelle actu tous les jours qui qui comme en rythmait l'agenda politique tout seul là pour le coup il y a un nombre de prises de parole démultiplié assez étourdissant avec un risque un trésor 20h des interviews à la presse écrite des interviews à la presse étrangère des interview fleuve des visites de terrain qui donne lieu à chaque fois à un son de son 300 500 on a l'impression qu'il s'arrête tous les 20 mètres pour dire quelque chose de différent de ce qu'il disait juste avant donc forcément quand on parle beaucoup c'est éventuellement qu'on a plein de choses à dire je ne sais pas s'il a plein de choses à dire mais je risque je crains en tout cas pour lui que on ne retiennent pas grand chose Jean Gary je reste avec vous sur le peut-être le coup d'oeil dans votre viseur le parallèle quand même avec Nicolas Sarkozy on peut le faire oui on peut dire le président jupitérien devenu hyper Président c'est un peu ça cela dit l'hyper président c'est-à-dire le fait d'être quand même omniprésent sur le terrain à part au moment de la crise des retraites c'est plutôt été aussi une de ces j'allais dire une de ces manies depuis que qu'il est arrivé il a été peu de temps Jupiter rien et puis très vite et la séance qu'on vit aujourd'hui me semble-t-il ressemble un tout petit peu quand même à celle de sortie des gilets jaunes il y a aussi besoin d'être là en permanence de montrer qu'on a de la proximité de l'empathie éventuellement et qu'on a et qu'on a des choses à dire parce ressort d'une on s'en sort on essaie de sortir d'une émotion les visites de terrain quand il est au contact des Français alors il y a les casseroles comment ils les évitent il y a le fait de trouver toujours une étape un peu surprise pour pour éviter les 80 je pense qu'en termes de communication c'est plus efficace que l'interview dans un 20h un peu un peu solennel un peu traditionnel je le pense aussi mais je trouve quand même alors je sais qu'il y a beaucoup de Macron bashing etc et qu'il a il en est largement responsable j'ai l'impression que ça c'est un tout petit peu amélioré en termes de de style je veux dire que il y a quelque chose d'un petit peu plus authentique j'allais dire dans dans sa dans son discours et quand il se retrouve alors sur le terrain là finalement il est il est à l'aise parce que bon et il y a des choses à il y a des choses à dire parce que c'est du c'est du concret c'est c'est du vrai c'est du maintenant est-ce que ça convainc les Français est-ce que la le le gap le déficit pour pas employer un monde déficit de de crédibilité va être comblée de cette manière j'ai beaucoup de de doute parce que parce que historiquement on voit bien que c'est très difficile une fois que la défiance est installée c'est très compliqué de évidemment quand il y a autant de prise de parole autant de messages différents à transmettre le risque c'est que les Français que nous aussi observateurs si on si nous un petit peu c'est familière moi il y a un message que je pense important cette semaine c'est celui de l'attractivité française est-ce qu'elle est réelle qu'est-ce qu'on peut en dire de cette attractivité quand Emmanuel Macron reçoit des patrons en internationaux qui annonce comme ça des milliards et des milliards d'investissements où là ce matin quand il est à l'Institut Curie où il veut montrer un peu le mettre en avant l'excellence de la recherche française elle est réelle cette on voit que effectivement les idéaux eux donc les investissements directs qui prennent de l'étranger en fait ce reste toujours à des niveaux très élevés de plus en plus élevés donc on bénéficie quand même d'une d'une très bonne image vis-à-vis de l'extérieur du reste du monde qui a été quand même un peu restauré par Emmanuel Macron et on le voit bien à travers chou France ou véritablement les les entrepreneurs les entreprises étrangères se sont déplacés et on a même eu Elon Musk quand même une première et ça montre bien en fait que la France arrive toujours à attirer n'empêche que au niveau international on sait qu'il y a quand même une agence de notation qui nous a dégradé notre dotation avec Fitch qui nous a qui adressé un message à l'ensemble de la communauté internationale pour dire attention quand même les Français manquent de rigueur et le risque le fait que la population n'accepte pas la réforme des retraites et bien ça peut amener le gouvernement à faire davantage de dépenses pour essayer de d'apaiser les tensions sociales et ça ça veut dire des déficits supplémentaires donc en fait les étrangers veulent voir le verre à moitié plein jusqu'à présent il n'empêche qu'il y a quand même des signaux qui ont été adressés et tout n'est pas si rose que ça comme si l'agence Fitch anticipait sur les bilatérales qui se déroulent en ce moment en cette fin d'après-midi à Matignon entre la première ministre et les premiers syndicats et on fera un débat d'ailleurs demain soir dans cette émission on voit quand même que les projets qu'on accueille ils ont moins d'emplois ils créent moins d'emploi que nos voisins européens donc ça c'est aussi un signal voilà on est très attractif le plus attractif je crois parmi les pays européens mais je trouve aussi que c'est un message majeur que qu'il aurait pu mettre en scène moi je suis assez d'accord avec vous c'est quelque chose qui marque les esprits parce que après la crise covid avec l'Ukraine on a en tête je pense dans la majorité de des Français et des Françaises et en tête cette idée que il faut réindustrialiser la France que ça a été une grosse bêtise pendant ces 30 ou 40 années d'avoir laissé ça et c'est vrai que j'ai l'impression que ce message il a été un peu noyé parmi tous les différents messages qui nous a donné et il aurait pu centrer là-dessus encore plus fort que hier au moment de tous France et la semaine dernière où c'était vraiment une séquence industrie mais moi j'ai l'impression quand même que tous ces messages sont donnés aussi pour dire pas forcément pour marquer les esprits pour chaque thématique mais pour dire en gros je continue à avancer le Parlement me bloque des syndicats me bloquent mais quoi qu'il arrive je continue à avancer la France a besoin de progrès de réforme et on continue dans ce sens-là il me semble que c'est quand même un peu ce qui se trame oui effectivement alors après est-ce que ça infuse parce que ça percole dans l'opinion ça c'est encore une question ouverte on va évidemment consacrer un chapitre entier de ce débat à cette promesse de 2 milliards d'euros de baisse d'impôts pour les classes moyennes mais d'abord je voudrais quand même vous entendre sur l'une des informations de ce enfin qu'on a appris aujourd'hui l'agression dont a été victime le petit neveu d'Emmanuel Macron des manifestants qui participaient à une casserole c'est à la sortie il possède une chocolaterie à Amiens 8 personnes ont été placées en garde ça s'est passé juste après la location présidentielle Brigitte Macron dénonçait la lâcheté la bêtise et la violence des agresseurs est-ce qu'il le terme de lynchage que dit ce massage de l'état de notre pays d'après vous on franchit même là une petite étape et je parle sous le contrôle de l'historien il y a effectivement une montée des violences ou verbale des menaces et des violences physiques à l'encontre des élus y compris des élus locaux qui sont normalement les plus populaires ceux qui gardent une cote de confiance ça effectivement ça monte et c'est une tendance récente et ça traduit le fait que l'attachement à la démocratie s'effrite et que le rejet du système se met bien souvent en détestation de ceux qui l'incarnent voilà il y a le rejet du système dans la bêtise absolue parce que c'est le petit bilan quoi les menaces et les agressions elle portait sur les élus eux-mêmes sur le personnel politique soi-même là on est sur un membre de la famille je dirais pas un membre de la famille proche alors c'est pas le premier cercle non plus donc on franchit effectivement un cap alors ça dit quand même quelque chose il y a un rejet de la réforme des retraites qu'il a aussi ce mur en un rejet du pouvoir d'une façon de gouverner et donc de celui qui gouverne et il y a quand même avec Emmanuel Macron un niveau de détestation de détestation pardon comme on l'a rarement observé s'agissant du premier personnage de l'État Jean Gary votre analyse d'historien sur sur ce qui vient de se passer c'est que la pulsion régicide elle s'est alors au sens figuré des choses mais vous voulez cette pulsion régicide resurgit dans des périodes de crise profonde comme celle-là et que effectivement comme le dit Mathieu le divorce avec les institutions ce mur en un rejet des de ceux qui l'incarnent et cette se rejet est particulièrement fort par rapport à Emmanuel Macron le style Macron la manière dont il a incarné la présidence on l'a vu ce d'ailleurs ce détériorer et ça a pas commencé avec le deuxième quinquennat en réalité ça ça fait longtemps et cette crise des retraites a fait exploser cette cette espèce de de rejet d'incarnation qui en dit long j'allais dire malheureusement sur le fonctionnement de nos institutions sur l'idée que que les gens se font de une sorte de monarchie républicaine son hypotense ce qui n'est pas le cas en réalité c'est à dire que au fond Macron est payant responsable de tous nos mots mais mais ça tout ça remonte vers lui alors par nos interrompre aussi une part de responsabilité d'autres personnalités politiques qui alors pour certaines qui ont rappelé on a déjà coupé la tête d'un roi en France et cetera vous avez enfin c'est pas notre quand on est à un homme ou une femme politique quand on tient de tel propos quand vous avez eu ce député je crois que c'était de la France insoumise qui avait la tête le ballon la tête de Macron qui l'écrasait de son pied enfin tous ces symboles là si vous voulez infuse dans la tête des gens et même j'allais dire la violence à laquelle on a que verbale en général à laquelle on assiste à l'intérieur de l'Assemblée nationale ça libère aussi des des pulsions dans dans chez les citoyens donc il y a on est dans une période de crise les gens ont peur les gens sont mal etc la société fracturée mais si en plus vous avez des politiques qui vous exonèrent de de cette responsabilité avec un effet boomande parce que parce que ce sont les politiques vous le disiez vous-même et des élus de terrain qui finissent par en être euh la radicalité des discours pardon la réalité la radicalité des discours elle est pas nouvelle Jean-Luc Mélenchon comme Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2012 de 2012 était précisément dans une sémantique politique encore plus agressive qu'aujourd'hui je note qu'il y a quand même quelque chose de spécifique avec Emmanuel Macron que je n'accable pas mais le côté premier de la classe ça fascine et ça agace beaucoup et ça peut susciter de l'estime ou de l'admiration mais ensuite ça peut aussi susciter une forme de détestation je reboucle avec l'interview d'hier soir ou Gilles Bouleau précisément pointé en fait le la critique le reproche le reproche sur le mépris que le Président de la République a balayé d'une main en disant le mépris c'est pas moi le mépris c'est les autres comme l'enfer l'enfer c'est toujours les autres mais précisément il y a quand même dans l'opinion une conviction de plus en plus ancrée que ce pouvoir très vertical il n'est pas seulement descendant il est condescendant il est méprisant qui a aussi moi je pense que la parole en effet des politiques comptent quand même je pense que ça peut compter et surtout c'est une gauche qui ne peut pas prendre le relais de cette complainte ou de cette opposition qui se passe c'est les syndicats qui actuellement reprennent toute cette opposition il y a pas de déboucher politique et quelque part je pense que c'est aussi cette espèce de de sans issue de voix sans issue que les citoyens ressentent comme si leurs idées qui ne sont pas les mêmes qu'Emmanuel Macron toute cette politique prolibérale dont ils ne veulent pas personne ne porte un projet opposé en tout cas crédible qui soit qui repose avec des paroles un peu sensées des projets alternatifs un peu sensé ce qui est pas du tout le cas pour l'instant ni à l'extrême gauche et ni même à l'extrême droite allez je reviens au fond du discours présidentiel d'hier et donc cette annonce principale de milliards de baisse d'impôts Quentin calmez-vous pouvez nous rejoindre que sait-on dites-nous tout sur cette annonce présidentielle bonsoir Quentin bonsoir Thomas bonsoir à tous effectivement regardons précisément ce qui a dit Emmanuel Macron hier au 20 heures de TF1 déjà il parle d'une trajectoire budgétaire jusqu'en 2027 où il y a 2 milliards de baisse d'impôts pour les ménages et en fait il demande à ce que c'est 2 milliards et bien le gouvernement fasse des propositions pour qu'ils se concentre sur les classes moyennes alors hier soir il a aussi sous-entendu que ça ne passerait pas forcément par l'impôt sur le revenu mais plutôt par une baisse de cotisation écoutez Emmanuel Macron hier j'ai demandé au gouvernement de me faire des propositions pour qu'ils se concentre sur ces classes moyennes vous l'avez très bien dit c'est-à-dire les Françaises et les Français qui travaillent dur qui veulent bien élever leurs enfants et qui aujourd'hui parce que le coût de la vie à monter parce que la dynamique des salaires est pas toujours là ont du mal à boucler la fin du mois mais il faut que eux on les aide en concentrant ces 2 milliards de baisse d'impôts sur ces françaises et ses français il y a quelques jours c'était dans le journal l'opinion il évoquait le fait de faire profiter de ces baisses d'impôts je cite ceux qui sont trop riches pour être aidés et pas assez riches pour bien vivre avec des revenus il cite entre 1500 et 2500 euros alors en regardant ensemble les réactions politiques notamment celle des sénateurs on a interrogé le président de la commission des finances au Sénat ainsi que le rapporteur général du budget et ils sont pour le moins dubitatif Thomas déjà il rappelle que le gouvernement n'a toujours pas fait voter la trajectoire budgétaire des prochaines années au Parlement bien qu'elle a été envoyée à la commission européenne à Bruxelles quant aux annonces sur les deux milliards et bien écoutez le socialiste Claude Raynal qui a plutôt minimisé l'annonce d'hier écoutez on voit bien que pour l'instant c'est une annonce d'une annonce pour sortir en fait de du débat sur la retraite essayer de sortir en faisant un peu rêver sur quelque chose d'assez faible je rappelle que la taxe d'habitation c'était 25 milliards rendus aux Français là on parle de voilà c'est tout ça reste très modeste et en fait est plutôt un effet d'annonce politique que réellement quelque chose de solide et concret à droite on note que cette annonce va rebours de ce que recommande le gouverneur de la Banque de France ou encore le Haut Conseil des finances publiques des personnalités qui ont été reçues au Sénat il y a peu de temps par exemple Villeroy de galop à la Banque de France il avertissait et d'ailleurs il l'a redit à la presse il y a pas il y a deux jours on ne peut pas en même temps dire qu'on va réduire l'endettement et promettre de nouvelles baisses d'impôts non financé alors écoutez à ce propos le rapporteur général du budget au Sénat c'est Jean-François Husson on a des prélèvements obligatoires très importants et on ne baisse pas nos dépenses publiques c'est à dire que c'est une équation impossible à résoudre sauf à un moment commencer à faire des efforts à réduire nos dépenses publiques et à faire en sorte de rendre toutes nos dépenses de choisir pour les rendre les plus efficaces possibles au service de la Russie de la France elle a une dernière info puisque il y a quelque chose qu'on notait les observateurs au Sénat cette séquence pourrait acter la fin d'une promesse de campagne la baisse d'un pot sur les successions jusqu'à 150 000 euros par enfant cette mesure-là et bien elle était financée elle coûtait 3 milliards d'euros elle semble maintenant avoir été mise sous le tapis merci beaucoup Quentin calmer Stéphanie Villers est-ce que si on essaye de bien comprendre ce qui s'est passé c'est c'est la ventilation différente d'annonces de baisse d'impôts qui avait déjà été faite ce sont pas des milliards supplémentaires c'est ça comment vous le l'analysez je pense que la principale info c'est de voir que le les deux milliards c'est vraiment pour la somme maximum que peut allouer ce gouvernement compte tenu en fait des des dérives budgétaires qui s'expliquent parce que il y a eu cette crise covid il y a eu cette crise énergétique qui a dû être financée il y a eu des mesures fiscales qui ont été prises depuis 2017 avec notamment la suppression d'attaque d'habitation donc tout ça en fait bien sûr ça dégradé les comptes publics alors évidemment quand on regarde par rapport aux gilets jaunes c'était 17 milliards qui avaient été accordés en regard de milliards tout le monde est déçu mais la première information qu'il faut bien voir c'est que c'est réellement certainement une somme maximum qui peut être allouée sans déclencher si vous voulez une inquiétude à la fois des étrangers mais aussi de Bruxelles des investissements et donc là on voit les premières limites et il faut le comprendre en fait de pas il doit pas y avoir un constat d'étonnement en disant de milliards c'est pas assez de milliards c'est juste le maximum et même ça va être compliqué à faire passer et on est bien d'accord c'est pas de nouveaux c'était des baisses des baisses d'impôts qui étaient prévus là on parlait de succession et qui sauf que Emmanuel Macron demande qu'elle soit concentrée sur les classements il y avait vis-à-vis suite à la réforme des retraites qui est mal passé donc c'est essayer d'adresser à des mesures qui cible sur les classes moyennes mais les classes moyennes c'est à peu près j'ai fait le calcul en fonction de des 1500 euros à 2500 euros mensuel c'est 40% des des salariés en France donc c'est quand même c'est quand même une un nombre important de Français qui vont devoir se partager ces deux milliards donc il me filer ça va pas faire grand chose par par moi je m'étais en miroir un petit peu tout ce qui a été accordé ou tout ce qui est accordé en termes de de réduction d'impôts pour les entreprises c'est là qu'il y a une énorme annonce pour ces deux milliards qui comme vous le dites sont déjà dans les tuyaux quelque part simplement ils vont être fléchés pour les classes moyennes à côté de ça on sait que c'est quoi 20 milliards d'euros qui ont été retirés en termes d'impôts de production notamment pour les sociétés donc industriel donc on a vraiment un choix quand même très libéral et là une focale en terme de communication des leviers de l'attractivité des communes françaises aujourd'hui communication il y a beaucoup beaucoup de bruit pour tout ça pour ça en quelque sorte en charge du chômage partiel qui a pu bénéficier à l'ensemble des salariés qui pouvaient pas travailler donc on peut c'est pas que les entreprises qui ont pu bénéficier des aides rien que la suppression de la taxe d'habitation ça ça a coûté 25 milliards c'est 25 milliards de manques à gagner donc on peut pas véritablement dire que à les entreprises ont été les grandes gagnantes de ces diverses mesures fiscales si on fait le combat Jean Gary comment vous l'analysez cette annonce est-ce qu'elle va dans le bon sens pour vous cibler à les classes moyennes politiquement on voit bien l'intérêt mais par rapport au contexte actuel on voit on voit l'intérêt c'est c'est ce bloc des classes moyennes c'est un enjeu majeur et particulièrement en ce moment ça l'a toujours été Valéry Giscard d'estain on avait fait un peu son totem de Français sur trois dans les années 70 mais dans une période où ce cette classe moyenne a été relativement homogène elle était en pleine croissance elle regardait positivement vers l'avenir et donc pouvait constituer le socle d'une d'une politique d'un électorat aujourd'hui on a une classe moyenne qui est beaucoup plus fragmentée émietté et surtout en déclassement avec toute une partie qui en déclassement et dès classement d'une classe moyenne qu'est-ce que ça fait en tout cas historiquement ça fait des transferts de voix vers les extrêmes et en général historiquement c'était l'extrême droite ou la droite dite populiste si vous voulez et là l'enjeu à mon sens pourrait Emmanuel Macron alors sur un plan politique il est là je veux dire qu'il est il faut éviter que ce transfert qui a touché alors les les couches populaires massivement le monde ouvrier mais déjà depuis des années mais que là en l'occurrence une partie des couches moyennes déclassée aille vers des parties de protestation voire mais ça c'est ce qui s'est passé au moment de la crise des gilets jaunes vers d'autres types de d'intervention publique enfin vers la rue vers la vers la violence etc donc il y a un enjeu sous les politiques derrière ça c'est un enjeu d'ailleurs presque ça va dépasse même la politique pure enfin c'est quelque chose de socioculturel c'est que il faut que c'est ces classes moyennes là se ressentent encore comme des classes moyennes parce que ce qui mobilise les classes moyennes de tout temps c'est de ne pas se sentir déclassé c'est la distinction qui est faite entre ces classes moyennes et les couches populaires c'est comme ça que ça fonctionne évidemment avec une question de cohérence quand même Mathieu soutien moi ma première érection quand j'ai entendu le chef de l'État de dire ça je me suis dit ça veut dire quoi ça veut dire que quoi qu'il en coûte finalement on l'a pas abandonné totalement enfin vous voyez c'est ça fait ça fait des mois que et le chef de l'État et des ministres Bruno Le Maire et Gabriel Attal nous disent de quoi qu'il en coûte c'est terminé il y a un côté assurément opportuniste peut-être même quand même un peu signé puisque précisément il s'agit il s'agit d'un billet différemment en fait des choses dont on a déjà parlé donc cette dimension là elle paraît évidente je ne sais pas si ça suffira à gommer l'image qui colle quand même à Emmanuel Macron qui est celle qu'on a collé déjà à son prédé à Nicolas Sarkozy de président des riches c'est à dire que la politique fiscale qui a été menée depuis six ans effectivement était tourné vers l'attractivité en fait de notre économie donc de ce point de vue là ça a marché mais il reste quand même le président des riches ou le président des patrons patrons qu'il recevaient pas trop étrangers qui l'ont recevait en grande pompe à Versailles symbole particulier hier ou avant-hier je ne sais plus donc voilà cette dimension là elle existe ensuite tout de même sur le la dimension très conjoncturelle très très présente très actuelle du sujet vos collègues du Cepremap et en particulier Claudia cynique en fait pilote des des travaux sur le lien entre sur l'économie du bonheur et ce sur le lien entre le mal-être et la prospérité économique la dernière livraison en fait du CPM décrit bien deux choses le mal-être continue de monter dans ce pays ont dépit par exemple du chômage qui recule on sait depuis Lionel Jospin en particulier que il ne suffit pas de faire reculer le chômage pour faire reculer l'extrême droite c'est plus compliqué que ça et donc en dépit des très bons résultats en fait sur le front du chômage on voit bien que le mal-être continue de progresser et avec deux ressorts particuliers un ressort très conjoncturel qui est l'inflation l'inflation effectivement ça pèse de façon très forte sur le moral des gens et ça alimente leur mal-être et une deuxième dimension beaucoup plus structurelle la menace climatique qui désormais en fait dans toutes les strates de la population pèsent sur le moral et alimente le sentiment de mal-être donc il est sans doute important que sur l'inflation comme le fait déjà le gouvernement on envoie des signaux et en particulier au classe moyenne le plus vite possible mais que aussi sur la menace climatique et la planification environnementale qui est censée être une des priorités en fait de ce quinquennat on avance peut-être plus vite alors vous parliez de l'inflation c'était évidemment l'un des message porté par le Président de la République hier et ça va nous permettre de d'ouvrir un chapitre sur la le poids ou la crédibilité de la parole présidentielle puisque voilà ce que dit Emmanuel Macron il dit je veux traquer les marges exceptionnelles des grands groupes agroalimentaires et rouvrir les discussions avec la grande distribution on écoute donc oui on va remettre un peu tout le monde autour de la table pour essayer de baisser certains prix pour accompagner nos compatriotes et l'objectif c'est qu'on absorbe en quelque sorte cette inflation d'ici à l'automne pour j'espère revenir dans des dans des je dirais des terres plus connus et plus normal Stéphanie Willers de quel levier dispose l'État pour faire baisser l'inflation est-ce qu'il peut tordre le bras des des jets de CG sont des géants mondiaux dont on parle en mondiaux de l'agroalimentaire parce que on fait de les négociations sur les prix alimentaires ont eu lieu le 1er mars donc des les entreprises on peut productrices ont pu négocier des hausses de de prix et c'est compliqué après normalement les négations sont annuelles de revenir voir les producteurs en disant bah non il faut il faut renégocier à la baisse eux ils restent droit dans leur boîte en disant mais non mais c'est annuel les négociations donc en fait il y a un peu un jeu de un rapport de force un peu biaisé un fallacieux parce que bien sûr eux on voit bien que les maths les prix des matières premières notamment agricoles sont en train de baisser donc normalement en fait on devrait petit à petit voir un tassement de l'emballement des prix qu'on avait connu sur l'énergie notamment la même critique sur des démarches qui restent exceptionnelles ou surdimensionnés par rapport à la réalité du marché voilà mais il va y avoir un retour à l'équilibre la raison de se faire le marché c'est quand même c'est un rapport d'offre et de demande sauf qu'il y aura un décalage dans le temps forcément et je pense que voilà le gouvernement la seule option qui peut mettre sur la table c'est la pression en disant mais revenez renégocier les distributeurs sont d'accord pour essayer de le mettre en scène ça le pré dans la République ah oui le retour de de négociation entre les gens de l'agroalimentaire et la grande mission c'est en train d'être mis en place c'était la semaine dernière ça a commencé le jeudi en fait pour essayer de trouver un point d'entente en motivant les producteurs pour qu'ils arrivent de à baisser leur prix plus tôt mais il faut quand même donner leur arguments des producteurs et se disent oui mais ok là les prix des matières premières sont en train de de diminuer mais est-ce que ça va être pérenne est-ce que ça va être durable un ei voilà c'est aussi c'est le même ils ont cette problématique là bien sûr Jean Garric sur la question de la crédibilité de la parole de d'Emmanuel Macron il nous a donné une borne c'est les 100 jours donc on va on va tous à ce moment-là reprendre ce qu'il avait annoncé et évalué la voilà la puis alors comme il y a eu d'autres annonces et d'autres promesses depuis évaluer sa capacité à tenir sa parole j'avoue que j'avais pas très bien compris puisque je répète les 100 jours c'est quelque chose qui faisait référence à une situation qui était celle de Franklin Roosevelt où il avait une majorité où il était capable de visiblement changer les choses où il avait la confiance de de son peuple ce qui est un peu l'inverse de la situation d'Emmanuel Macron donc c'est on est en sudation moi ce qui me frappe dans cette situation je prends un peu de recul si vous voulez mais c'est à quel point ce monarque républicain qui est qui s'est construit sur le volontarisme et à qui on fait tourmenter en fait finalement ça c'est un peu tous les présidents de la République tout à fait la Cinquième République à quel point on s'aperçoit que finalement ces marges de manœuvres sont extrêmement réduites non seulement par rapport à la confiance ou l'absence de confiance des des corps intermédiaires ou des Français mais par rapport au contrainte on l'a vu tout à l'heure à propos de de ces deux milliards qui représentent pas grand chose parce qu'il y a des contraintes européennes on le voit par rapport à ces grands groupes qu'il est très difficile de de faire fléchir donc vous voyez enfin il ferait rien et il baisserait les bras on lui reprocherait aussi tout à fait mais je veux dire que que ce qui est ce qui est frappant c'est que nous avons une image d'un président omnipotent enfin le président en réalité on voit bien qu'il dispose finalement d'assez peu de marge de manœuvre à une nuance presse si je peux rebondir sur une nuances près vous en parliez tout à l'heure avec le covid on a redécouvert les vertus en fait de l'économie administrée en tout cas on a cru pendant un certain nombre de mois que enfin on a cru on a même vu on a constaté que le pouvoir politique pouvait reprendre la main sur le pouvoir économique de crise justifie par la BCE je ne dis pas le contraire je note toutefois que tout ce qu'on s'était raconté sur les questions d'équilibre des comptes publics nos dettes etc en quelques jours on a tout brûlé on a brûlé tout à fait etc sur la monnaie la règle des 3% au niveau européen et puis objectivement avec la question énergétique derrière on a continué un peu sur le problème mais d'ailleurs on sur le même on l'a dit ensemble Mathieu c'est on disait que c'était une drogue dure cette cet argent public qui qui déferlait sur la société française il y a 10 ans à la présidentielle de 2012 l'endettement public était la première préoccupations des Français à égalité avec le chômage 20 ans après je crois qu'elle est reléguée à la 17e ou à la 18e place l'endettement public n'est plus du tout un sujet donc c'est vrai que si vous justifiez par exemple votre réforme des retraites avec la question de l'équilibre des comptes publics vous êtes sûr dans l'opinion de ne pas faire recette et c'est d'ailleurs pour ça que c'est pas l'argument qui a été qui a été porté en premier alors que c'était peut-être le meilleur argument un mot là-dessus quand même en fait on voit qu'il y a quand même une incompréhension à des mécanismes économiques qui effectivement reposent sur la confiance c'est à dire que si la BCE qui est notre organisme qui nous permet en fait d'avoir des liquidités et d'accord pour financer avec un plan en disant bah je vous financement toute cette période covid mais après en fait on va tous un collectivement les 19 pays de la zone euro aller vers plus de rigueur parce qu'on peut pas faire marcher comme ça la planche à billes et parce qu'autrement la monnaie l'euro vaudrait plus rien si l'Argentine a essayé de faire ça plein de pays sous-développés ou en voie de développement et ça toujours ça c'est toujours mal fini donc en fait il faut maintenant en fait réduire la voilure forcément parce que en fait on vit à crédit en fait ce sont les investisseurs internationaux qui croient notre monnaie et qui veulent bien nous prêter l'argent le jour en fait on voit que on ne rembourse pas nos dettes ça va poser un immense problème et ça on l'explique pas assez et alors justement on va se tourner vers un pays qui est censé avoir une Rida une rigueur budgétaire on va dire supérieur ou strict puisque vous êtes intéressé Émilie à une sorte de modèle économique pour Emmanuel Macron modèle politique économique et politique si on regarde ce que nous propose actuellement notre président réforme des retraites lutte contre le chômage on en a parlé amélioration de la compétitivité de l'attractivité de la France le lien il est vite fait c'est du struder tout craché alors pour ceux qui l'a prononcé du Schroder pour ceux qui ne se seraient pas intéressés à l'histoire politique récente de l'Allemagne gérarch rudder c'est l'ancien chancelier social-démocrate qui était donc chancelier entre 1998 et 2005 et alors l'Allemagne vivait à l'époque une situation assez catastrophique on l'appelait l'enfant malade de l'Europe c'était surtout lié à la réunification avec l'Allemagne de l'Est et le chancelier a décidé de lancer l'agenda 2010 donc c'était un train de réforme très très radicale sur le marché du travail le financement des retraites les dépenses publiques un train de réforme qu'il a assumé qu'il a réussi à imposer à son pays mais au détriment de sa popularité en gros à l'issue de cette séquence il sera pas réélu mais c'était pas son point important l'essentiel pour lui c'était de penser à agir pour son pays de transformer son pays et c'est là que j'ai vu quelques ressemblances avec Emmanuel Macron même si il ne peut pas être réélu et président oui effectivement donc le en quoi il s'inspire notre prénom du style Schroder alors si on fait un petit retour en arrière on avait durant la crise des gilets jaunes et on en parlait tout à l'heure un Emmanuel Macron qui avait plutôt cherché à se faire aimer en satisfaisant les demandes il avait arrêté la hausse de la taxe carburant qui avait été le déclencheur du mouvement d'éligie gilets jaunes et il avait offert 7 milliards d'euros en termes de pouvoir d'achat cette fois-ci dans le cadre de la réforme des retraites on est sur quelque chose de complètement différente c'est une option différente beaucoup plus chrétienne il décide finalement de se sacrifier pour le bien de la France et il assume en quelque sorte son impopularité et si vous écoutez bien la rhétorique qui l'enfloue depuis quelques temps en témoigne on a eu le 22 mars au 13h de TF1 et France 2 Emmanuel Macron qui nous disait qui nous demandait est-ce que vous pensez que ça me fait plaisir cette réforme non j'aurais voulu ne pas la faire ce n'est pas un luxe ni un plaisir c'est une nécessité pour le pays il en rajoutait en expliquant entre les sondages de court terme et l'intérêt général du pays je choisis l'intérêt général du pays s'il faut endosser l'impopularité aujourd'hui je l'endoserai et hier au moment du JT de 20 heures il a réitéré un petit peu les mêmes propos on l'écoute et bon pour ma pomme de faire ce qu'on fait sur les retraites de porter des textes difficiles de subir et d'accepter la popularité qui va avec est-ce que c'est bon pour ma pomme avec ses petits mots comme ça un peu des huîtres mais c'est nouveau en quelque sorte parce que Emmanuel Macron il assume là le fait d'être détesté par sa population qui critique les réformes que lui juge indispensable pour le pays pour que la trans la France retrouve sa véritable place économique et son poids et il estime même que on le remerciera plus tard finalement est-ce que ça peut marcher toujours en comparant avec l'époque Schroder alors c'est vrai que les réformes de Shredder avait porté leurs fruits ça avait réduit énormément le taux de chômage de 12% à 4%, ça avait améliorer la compétitivité ça avait fait baisser la part de l'État dans les dépenses publiques mais attention parce qu'il y a eu quand même des conséquences très négatives sur la société avec une augmentation des inégalités sociales une augmentation aussi de la pauvreté alors moi je me suis dit et puis par rapport à ce qu'on se à l'instant que si Emmanuel Macron voulait absolument et c'est ce qui semble être laissé une trace dans l'histoire comme l'ancien chancelier allemand la fée sans trop causer de dégâts sociaux il aurait peut-être pu s'intéresser à cette question de la démocratie qui est vraiment tellement au cœur des discussions et des polémiques en ce moment et trouver peut-être des moyens qui permettraient aux Français d'être plus rassurés d'avoir à nouveau confiance en leur responsable politique mais bon c'est pas du tout le sens que ce pro libéral a pris schrodeur à la française choisi plutôt un axe un petit peu plus stricte merci beaucoup Emilie pour pour cette analyse et alors justement ce qui est intéressant si vous parliez de bien à la perception par l'opinion de du passage en force dans le cadre de cette réforme des retraites il y a un nouvel épisode et c'est l'une des informations de cette journée puisque face à la proposition de loi du groupe Lodge je vous le rappelle qui pour abroger 64 ans les députés des trois groupes qui composent la majorité présidentielle donc la naissance horizon et modem ont décidé de brandir l'article 40 de la Constitution qui dit ceci les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur action aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques soit la création ou l'aggravation d'une charge publique alors c'est intéressant d'être sur Souka c'est quoi une sorte de nouveau bras de fer institutionnel là auquel on va insister notamment avec Eric Coquerel le président France insoumise je le rappelle de la commission des finances ça va ça va se jouer là et la perspective que soit de nouveau en fait escamoté le débat au Parlement le débat n'a pas eu lieu et désormais on le reproche au président de la République autant que d'avoir porté la réforme sur le fond le fait qu'il y ait un recul démocratique en même temps qu'une régression sociale et donc évidemment ceux qui risquent de se passer la précisément dans les prochaines semaines pourrait réalimenter ça et ça pour le coup encore une fois c'est très bien parce que c'est un style de pouvoir qui du coup devient précisément critiqué contesté la réforme c'est une chose et la réforme un populaire s'en est une effectivement en particulier parce que c'est imposer l'idée désormais que un bon gouvernance était un gouvernement courageux et donc quelqu'un qui prenait en fait des mesures impopulaires donc Emmanuel Macron surf là dessus juste en trait d'image je termine sur ce point parce qu'il y a quand même cette ambivalence dans les traits d'images il demeure le fait qu'il Emmanuel Macron est un président compétent en matière économique c'était d'ailleurs son ADN dès le départ c'était quelqu'un qui était censé bien connaître le monde de l'économie et le monde des entreprises il l'a démontré depuis cinq ou six ans pour autant la réforme des retraites montre que dans le même temps c'est quelqu'un qui semble méconnaître le monde du travail qui est du côté des chefs d'entreprise mais qui méprise les syndicats et ça pour le coup ça crée un déséquilibre qui est en termes d'image et forcément pénalisant et peut-être même dangereux Jean garrix cette ce bras de fer là qui commence sur l'article 40 ça pourrait se jouer où au bureau de l'Assemblée c'est ça c'est une sorte c'est une instance collégiale peut-être expliquer comment ça marche en quelques mots ce qu'il faut dire quand même c'est que ce même bureau a validé il a proposition de loi liotte une première fois accepté donc il y aurait une contradiction si cet article était brandi l'argument pour les membres de la majorité pour les députés c'est de dire que que cette article 40 va empêcher justement le vote de cette de cette loi mais je pense que le le commentaire je le bénéfice de cette suspension ou de cette absence de de vote serait compensé par un déficit de de notoriété encore plus fort je veux dire que par là que ça ça se retournerait contre c'est grave le reproche en passage en force exactement ça ne serait que confirmer ce l'impression qu'on a eu d'un passage en force il faut rappeler malgré tout parce que j'essaye quand même quelques fois de compenser un peu les choses ce qui a abouti au non vote de l'assemblée au départ c'est aussi la stratégie d'obstruction de de d'une partie de l'opposition de la France insoumise ça a été aussi une partie de du problème mais là en l'occurrence on ne comprendrait pas jamais d'ailleurs il n'utilise pas l'article 40 mais que malgré tout il fasse de l'obstruction on comprendrait pas qu'il recourt à ce qu'ils ont eux-mêmes reproché à l'opposé j'entends vos arguments à l'un à l'autre et je suis d'accord sur le fond mais alors si on reprend le texte de cet article 40 c'est familière effectivement il y a une question sur l'aggravation la diminution des ressources publiques ou la création ou l'aggravation des si on revient à si on si on détricote les 64 ans cet argument il est il est recevable quand même absolument économiquement c'est pour ça que ça par exemple en Allemagne ça a marché pour revenir avec avec Shredder les mesures c'est que en Allemagne c'est inscrit dans la Constitution en fait que l'Allemagne ne peut pas en fait se lancer dans des dérives budgétaires de manière trop imprudente et les Allemands là le comprennent en fait il y a d'air complètement en fait à ce à se postulat on va pas on a on va vers plus de dépenses publiques et bien il faut il faut faire des économies l'opinion publique est d'accord avec ça alors en France en fait on a une distorsion entre effectivement un Emmanuel Macron qui comprend bien l'économie contre qui ne comprend bien aussi les contraintes économiques qu'on met qui ne sait pas en fait l'expliquer à l'opinion publique c'est à dire qu'il y a vraiment deux de vitesse entre des contraintes en fait qui de toute manière une invente rien Emmanuel Macron il est obligé de faire face et les deux milliards en fait c'est juste pour il montre bien en fait son impuissance au niveau dans ces marches de de Madame mais pour autant il faut que les gens le comprennent et c'est bien ça c'est que on n'arrive pas à imposer un des des contraintes et des et avoir des repères en économie pour l'opinion publique et c'est ça le plus dangereux pour les gens concernant le projet la proposition liotte il faut quand même rappeler qu'ensuite elle irait au Sénat et oui on l'a déjà dit plusieurs fois vous avez raison voilà est-ce qu'il va la probabilité que effectivement ça aboutisse un retour à 62 ans elle est ultra ultra ultra faible ça serait un symbole en terme de communication et je pense que cet avec le 40 est un petit peu cette agitation au niveau de Macron et du gouvernement c'est la peur de voir éventuellement cette proposition de loi qui serait votée à l'Assemblée nationale ça serait un vote qu'il n'y a pas eu comme vous le disiez pour le projet de loi sur la réforme des retraites donc ça serait au niveau communication un symbole quand même assez fort et je pense que ça montre vraiment qu'il y a quelque part un petit peu d'effrayeur sur sur cet aspect là bien sûr une réforme phare c'est compliqué de passer après politique même si ça ne remettrait pas forcément en cause l'avenir de la réforme en fait c'est ce qu'on peut se dire compte aussi quand même en fait le passage en force là ça a déjà été très mal vécu et vécu comme un passage en force alors que le Parlement n'a pas voté dès lors que le Parlement vote et que le Parlement vote contre c'est quand même très compliqué de dire je m'assois sur le vote du Parlement elle est tout dernier mois représentation nationale et donc on aurait on se trouvera en conflit entre le entre les deux assemblées entre les majorités des deux assemblées et c'est et que il se pourrait très bien que le Sénat face durer le vote jusqu'à ce que la loi ne soit pas votée enfin que la loi la loi la proposition liotte la séquence retraite n'a pas été refermée par le le Conseil constitutionnel la validation du conseil mais qu'est-ce qui est plus grave pour pour les macronistes c'est de passer en force à nouveau ou de se laisser mettre en minorité à l'Assemblée moi je sais pas je pense que à long terme mais pour moi à long terme le plus grave c'est de passer en force à suivre dans les prochains jours et ça donnera beaucoup d'intérêt aussi à cette première semaine du mois de juin qu'on suivra comme les autres ici dans ce sens public merci à tous d'avoir participé à ce débat Jean Gary que j'appelle le titre de votre livre Élysée contre Matignon le couple infernal qui est publié aux éditions Tallandier à bientôt sur sur public
Emmanuel Macron