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Podcast / conversationRassemblement National (sur YouTube)· 7 décembre 2011 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Dauphine : des milices gauchistes empêchent Marine Le Pen de débattre avec les étudiants

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:20OuverteRéponse partielle

    Au fond, Franck, il y a un petit flottement dans les sondages et qu'on essaie de vous copier, vous essaie de le redire, que le droit d'autres étrangers, par exemple, c'était vous.

  • 6:15RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas le signe que le Front National n'est toujours pas banalisé ce qui se passe ?

  • 6:15FerméeRéponse directe

    Vous tenez-vous responsables ?

  • 9:33OuverteRéponse directe

    Mme Le Pen, est-ce que vous prévoyez, dans les jours qui viennent, de revenir dans une université ?

  • 10:29RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous n'avez pas peur, justement, de traiter le flanc aux critiques que vous décrétiez tout à l'heure, des EGF, des MNF, des associations, en venant ici ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « Des milices de gauche se sont introduites dans cette faculté, ont usé de violence, ont cassé le matériel, ont brutalisé les étudiants et ont obtenu l'annulation par l'université de ma venue. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Est-ce que le pouvoir va laisser ces milices de gauche faire la loi dans notre pays ? »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « Il y a dans cette affaire en cause le MGS, il y a l'EJF, il y a l'UNEF. »
  • 1:39Invité politiqueFait
    « Mais au fond, est-ce que ces violences ne sont pas plutôt bonnes pour vous ? »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « pour empêcher François Hollande de venir tenir un débat. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « Il est temps que cesse le deux poids deux mesures. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Non, mais là, ce n'est pas une diabolisation. Ce sont des violences antidémocratiques et antirépublicaines. »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « parce qu'après tout, les jeunes socialistes étaient dans cette affaire. Ils ont eux-mêmes appelé à manifester devant Dauphine. »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « Parce que si on accepte ça, eh bien demain, on dira que le monde est diabolisé parce qu'un certain nombre de nervis viendront saccager les locaux du monde. »
  • 5:53Invité politiqueFait
    « Est-ce que M. Batch, le président de l'université, a vraiment fait ce à quoi il s'était engagé, à savoir filtrer l'entrée de Dauphine pour qu'il n'y ait à Dauphine que des étudiants de Dauphine ? »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « Oui, oui, parce qu'à nous, il nous avait donné l'assurance qu'il ferait filtrer à l'entrée et qu'il n'y aurait que les étudiants de Dauphine qui auraient le droit d'entrée. »
  • 8:06InvitéFait
    « On a reçu Nathalie Arthaud, on a reçu Carlos Ghosn pour l'entreprise, Cécile Duflo, Dominique de Vipan en début d'année. »
  • 9:12InvitéFait
    « Je vous poursuit qu'ils soient responsables des événements. Il n'y a pas tellement de responsabilité. Puisque les étudiants sont vraiment rentrés par effraction. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen74 %
  • Invité20 %
  • Invité 23 %
  • Présentateur3 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Marine Le Pen

Je devais me rendre tout à l'heure dans les locaux de Dauphine pour pouvoir exprimer ma politique économique auprès des étudiants dans le cadre d'un débat qui avait été organisé de longue date. Des milices de gauche se sont introduites dans cette faculté, ont usé de violence, ont cassé le matériel, ont brutalisé les étudiants et ont obtenu l'annulation par l'université de ma venue, apprenant ça en arrivant sur les lieux. Je n'ai donc pas voulu que l'on me cherche une responsabilité quelconque dans ces comportements qui sont profondément inadmissibles. Donc je pose une question ce soir. Est-ce que le pouvoir va laisser ces milices de gauche faire la loi dans notre pays ?

Est-ce que le pouvoir va laisser ces milices de gauche brutaliser des étudiants, empêcher une candidate à la présidentielle de venir s'exprimer dans le cadre d'un débat républicain et démocratique ? Cette situation ne peut plus durer. Nous sommes en début de campagne. Il y a dans cette affaire en cause le MGS, il y a l'EJF, il y a l'UNEF. Eh bien moi je demande aux responsables de gauche et y compris aux candidats à la présidentielle M. Hollande de condamner formellement et solennellement ces violences et ces procédés qui sont inadmissibles dans un pays démocratique tel que la France. Mais au fond, est-ce que ces violences ne sont pas plutôt bonnes pour vous ?

Non, je ne me félicite pas quand on m'empêche de parler. Quand on m'empêche de rencontrer des jeunes, je trouve encore une fois que c'est un véritable scandale. Et j'attends, encore une fois, de la classe politique la même condamnation, aussi ferme et aussi solennelle qu'elle serait intervenue si jamais c'était des jeunes du Front National de la Jeunesse qui s'étaient permis, ce qu'ils ne se permettraient jamais de faire, de rentrer violemment dans une université, de battre des étudiants, de casser le matériel pour empêcher François Hollande de venir tenir un débat. Voilà.

Maintenant, nous sommes tous, tous les responsables politiques français, chargés du bon déroulement de la démocratie et de l'élection présidentielle. Il est temps que cesse le deux poids deux mesures. Vous avez hésité ? Oui, bien sûr que j'ai hésité. Oui, mon caractère me porterait plutôt à aller dans les endroits et de ne pas me soumettre à la violence et à ce type de chantage. Mais si j'y étais allé, on m'aurait très certainement fait porter la responsabilité de ces violences. J'imagine qu'on aurait dit que ma venue était une provocation alors même que l'université avait annulé. J'ai donc décidé de faire demi-tour.

Mais je tiens à dire encore une fois l'indignation qui est non seulement la mienne, mais qui est celle de l'ensemble des étudiants qui m'attendaient, qui voulaient débattre avec moi, et probablement l'indignation aussi des 20% de Français qui aujourd'hui s'apprêtent à voter pour la candidate à la présidentielle que je suis et qui ont le sentiment probablement ce soir d'être eux aussi les victimes, comme ces jeunes, de violences.

3:20
Présentateur

Au fond, Franck, il y a un petit flottement dans les sondages et qu'on essaie de vous copier, vous essaie de le redire, que le droit d'autres étrangers, par exemple, c'était vous. Le fait qu'on vous diabolise, ça ramène aussi le fait que vous êtes l'original.

3:32
Marine Le Pen

Non, mais là, ce n'est pas une diabolisation. Ce sont des violences antidémocratiques et antirépublicaines. Ce sont des violences. On entre par violence dans une université. On bouscule et on frappe des étudiants qui ont prévu un débat. On casse le matériel. On terrorise. Ce n'est pas du tout de la diabolisation, ça. Ça, c'est une insulte à la démocratie. Ça, c'est la violation de la loi républicaine. Et moi, j'attends qu'il y ait des poursuites. Parce qu'encore une fois, on ne peut pas admettre qu'on puisse empêcher ainsi le débat démocratique de se tenir et on ne peut pas admettre que des jeunes soient frappés, soient bousculés comme ils l'ont été. Et je pense que M.

de Rugy va vous l'indiquer. C'est inadmissible. C'est inadmissible. Alors, encore une fois, nous sommes au début de la campagne présidentielle. J'attends une condamnation solennelle, d'abord de la part de M. Hollande, parce qu'après tout, les jeunes socialistes étaient dans cette affaire. Ils ont eux-mêmes appelé à manifester devant Dauphine. Ils sont donc responsables, entre autres, de cette situation. Et je demande également une condamnation solennelle de l'ensemble de la classe politique pour que ces faits inadmissibles ne se reproduisent plus.

4:45
Invité

Est-ce que ce n'est pas le signe que le Front National n'est toujours pas banalisé ce qui se passe ?

4:50
Marine Le Pen

Mais c'est trop facile, ça. C'est trop facile. C'est trop facile de considérer que le Front National n'est pas banalisé sous prétexte que quelques milices de gauche décident de venir perturber par la violence un débat démocratique. Parce que si on accepte ça, eh bien demain, on dira que le monde est diabolisé parce qu'un certain nombre de nervis viendront saccager les locaux du monde, que l'AFP est diabolisé parce qu'un certain nombre de nervis viendront dans les locaux de l'AFP pour tout casser ou dans les locaux de RTL ou dans les locaux de France 2 ou dans les locaux de France 3. Bon, je veux dire, où sommes-nous ? Sommes-nous, oui ou non, dans un pays libre et dans un pays démocratique ?

C'est une vraie question que je pose ce soir alors que je suis candidate à la présidentielle et que 20% des Français s'apprêtent à voter pour moi. Ai-je le droit, oui ou non, de rencontrer des étudiants qui m'invitent librement ? Est-ce que les responsables politiques et est-ce que le pouvoir politique trouvent cela normal ? Est-ce que M. Batch, le président de l'université, a vraiment fait ce à quoi il s'était engagé, à savoir filtrer l'entrée de Dauphine pour qu'il n'y ait à Dauphine que des étudiants de Dauphine ? Ou a-t-il pris le risque, en laissant entrer n'importe quel étudiant venant de l'extérieur, d'empêcher la tenue de ce débat et de permettre la perpétration de ces violences ?

6:15
Invité

Vous tenez-vous responsables ?

6:17
Marine Le Pen

Entre autres, oui, oui. Oui, oui, parce qu'à nous, il nous avait donné l'assurance qu'il ferait filtrer à l'entrée et qu'il n'y aurait que les étudiants de Dauphine qui auraient le droit d'entrée. Je remarque que ça n'a pas été le cas et que des éléments extérieurs à la faculté qui sont des violents professionnels sont venus pour saccager les locaux de l'université et empêcher l'association d'étudiants de tenir le débat dans lequel je devais venir en commettant, en plus à l'égard d'un certain nombre d'étudiants, des violences. M. Batch n'a pas voulu s'exprimer et vous l'avez eu en ligne depuis ? Ah non, je ne l'ai pas eu en ligne, mais j'attends qu'il m'appelle.

Ce serait quand même la moindre des choses. pour me donner une explication sur les carences et les manquements qui ont été celles de son organisation. Mais encore une fois, je ne tiens pas non plus à décharger, bien entendu, ceux qui ont commis ces actes de leur responsabilité. Et je ne tiens pas à décharger la responsabilité morale des organisations politiques auxquelles ils appartiennent. Parce qu'on sait très bien de qui est proche l'UNEF, tout de même. Et je ne parle même pas du mouvement des jeunes socialistes. Parce que là, au moins, les choses sont claires. Donc, c'est aussi la responsabilité des partis politiques auxquels ces gens appartiennent.

C'est le cas également du NPA, parce que je crois qu'il y avait aussi des militants du NPA. Et encore une fois, il faut que les partis politiques dont dépendent ces organisations s'expriment.

7:39
Invité

J'étais un petit peu stressé, car les événements ont été verbalement, physiquement, à l'égard d'un étudiant de l'association, qui ne souleait pas très bien en ce moment, et surtout violent pour la démocratie. Parce que nous, nous sommes de fine discussion-débat. On est une association absolument apartisane. On a reçu tout le monde. On a reçu Nathalie Arthaud, on a reçu Carlos Ghosn pour l'entreprise, Cécile Duflo, Dominique de Vipan en début d'année. On reçoit Jean-Pierre Chevènement, là, la semaine prochaine, et Ségolène Royal, dans deux mois. Et des gens nous disent qu'on est une tribune fasciste, qu'on est le porte-parole du Front National.

Nous ne sommes pas le porte-parole du Front National. Marine Le Pen est une responsable politique. Nous voulions discuter d'économie. Elle a un programme économique. Nous voulions en débattre. Le débat devait durer une heure. Une heure où on discute à fond un sujet déco. On voulait parler d'évaluation. On voulait parler euro. On voulait parler de sujets intéressants. Il peut y avoir un débat. Parce que nous, on aime le débat. On aime quand les gens ne sont pas d'accord. Il y a des sujets qui sont sérieux. On parle de présidentielle. Et donc, ces gens de l'UNEF, de l'UEJF, ces gens du NPA, ils se disent démocrates, mais ils ont saccagé en amphi. Ils ont violenté quelqu'un.

Donc non, ce n'est pas eux les démocrates. Les démocrates, c'est nous. C'est ceux qui veulent faire parler tout le monde. Et aussi, je voulais ajouter quelque chose par rapport à M. Batch. Je vous poursuit qu'ils soient responsables des événements. Il n'y a pas tellement de responsabilité. Puisque les étudiants sont vraiment rentrés par effraction. Ils ont forcé les passages. Là, ils ont vraiment été violents. C'est-à-dire qu'ils se sont installés de manière totalement... Enfin, ils n'étaient pas dans leur droit.

9:33
Présentateur

Mme Le Pen, est-ce que vous prévoyez, dans les jours qui viennent, de revenir dans une université ?

9:38
Marine Le Pen

Ben, écoutez, la question, encore une fois, j'ai été invitée, et ça, encore une fois, il faut le dire parce que c'est un véritable scandale. J'ai été déjà invitée dans deux écoles de commerce. Une école de commerce de Toulouse, une école de commerce de Lille, qui ont été obligées, sous les menaces, d'annuler, là encore, ma venue. Va-t-on, oui ou non, me laisser faire campagne ? Ou va-t-on soumettre mes déplacements à des menaces physiques pour m'empêcher de faire campagne ? Si c'est le cas, je pense que les Français, l'ensemble des Français, quelles que soient leurs opinions politiques, jugeront extrêmement durement ceux qui continueraient à tenter de m'empêcher de débattre.

Surtout quand cela se part du drapeau de la démocratie, alors même qu'ils le foulent aux pieds et qu'ils le souillent par leur comportement.

10:29
Invité

Est-ce que vous n'avez pas peur, justement, de traiter le flanc aux critiques que vous décrétiez tout à l'heure, des EGF, des MNF, des associations, en venant ici ? Vous n'avez pas peur qu'ils disent « Vous voyez, la preuve, il vient au local de la campagne de Marie-Laure. »

10:44
Marine Le Pen

Il vient de juste s'exprimer quelque part. Vous êtes drôles, vous. Ce n'est pas facile de s'exprimer au milieu des nervis.

10:50
Invité

Je vais convoquer une conférence de presse chez moi et aucun journal n'a répondu. Non, là... Non, mais on m'offre la possibilité de m'exprimer, mais alors j'en profite, évidemment. Je suis étudiant. Je suis président d'une association étudiante. On n'a pas un grand rôle dans les médias. Donc là, je profite de cette tribune. Je ne suis pas du Front National, de finition des discussions-débats, et totalement apartisane. Voilà. Par contre... Je n'ai pas un témoignet. Totalement. Enfin, nos débats, on essaye d'être très contradictoires, etc. On essaye d'aller au fond des choses. C'est tout. Nous, on veut du débat. Point. Et on veut tout le monde dans le débat. Sous-titrage Société Radio-Canada

11:24
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada

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