Remaniement : Macron garde Borne, mais l'humilie quand même
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:50PrésentateurFait
« les services de l'Élysée annonçaient le maintien d'Elisabeth Borne à Matignon et faisaient un diagnostic pour le moins renversant. »
- 6:41PrésentateurFait
« Uber Files, c'est cette fuite de documents révélés par la cellule Investigation de Radio France et The Guardian en 2022. »
- 6:49PrésentateurChiffre
« Le rapport d'enquête confirme en effet le deal passé entre Macron et Uber, notamment sur l'abaissement du nombre d'heures de formation obligatoire pour devenir chauffeur Uber de 250 à 7. »
- 7:06PrésentateurFait
« Il confirme aussi le SMS qu'Emmanuel Macron a reçu d'un représentant d'Uber au moment où la répression des fraudes perquisitionnait les locaux de la société. »
- 8:28PrésentateurFait
« Le gouvernement a consulté lundi soir le Conseil supérieur de l'énergie pour mettre en place une nouvelle augmentation des prix de l'énergie. »
- 8:32PrésentateurChiffre
« Ainsi, nous annonçons ce matin que les prix de l'électricité vont augmenter de 10%. »
- 8:37PrésentateurChiffre
« En valeur absolue, ça représente en moyenne un surcoût pour les ménages de 150 euros par an. »
- 8:40PrésentateurChiffre
« Ils avaient déjà augmenté de 15% les tarifs en janvier dernier. »
- 9:13PrésentateurChiffre
« Il a annoncé une baisse des dépenses publiques de l'ordre de 4 milliards d'euros sur le budget 2024. »
- 10:01PrésentateurFait
« Ce rapport suggère tout de même de se pencher sur les manifestations de racisme de certains policiers et les difficultés d'intervention qui en découlent auprès de certaines populations. »
- 11:45Locuteur non identifiéFait
« La police tunisienne nous a arrêtés, battus, pris nos téléphones et tout notre argent. »
- 11:57Locuteur non identifiéFait
« Ils m'ont frappé là. Ils m'ont frappé là. Ils m'ont frappé là. Ils m'ont frappé là. »
- 12:09Locuteur non identifiéFait
« Ils disent qu'ils vont me tuer. Ils m'ont bien dit qu'ils vont me tuer parce que c'est un noir. »
- 12:13PrésentateurChiffre
« On dénombre quelques dizaines de milliers d'exilés subsahariens en Tunisie où leur sort s'est brutalement aggravé ces derniers mois. »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Locuteur non identifié6 %
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- ?3 %
- Locuteur non identifié 33 %
- Locuteur non identifié 42 %
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Le Média. Nous sommes le mardi 18 juillet 2023. Mercredi de la semaine dernière, notre dossier en vue d'un conventionnement par l'ARCOM, le gendarme de l'audiovisuel français, était examiné en collège plénier. C'est l'étape clé dans le processus qui nous conduira à être diffusé sur les box, bref, à être une chaîne de télévision à part entière. Nous attendons toujours une réponse de l'institution et vous tiendrons informés dès que nous l'aurons.
Entre temps, vous pouvez continuer à aller sur lemédiatv.fr et signer la pétition que nous avons lancée pour montrer aux institutions et aux groupes télécoms qui gèrent les box que nous ne sommes pas seuls, qu'il y a dans ce pays des dizaines et pourquoi pas des centaines de milliers de personnes qui signent pour plus de diversité dans le paysage audiovisuel français. Merci auprès de 57 000 personnes qui ont déjà signé. Je me suis réveillé avec un questionnement en tête. Je me demande comment les conseils d'Emmanuel Macron s'adressent à lui quand tout part en vrille. Je les vois très bien s'avancer prudemment, de peur de contrarier Jupiter dans le style
« Cela n'est rien, madame la marquise, cela n'est rien, tout va très bien, pourtant il faut, il faut que l'on vrille, on déplore un tout petit rien »
De fait, notre bien-aimé président de la République semble évoluer dans un monde parallèle. Dans un message envoyé hier soir à certaines rédactions, pas à celles du Média, mais on n'est pas contrariés, les services de l'Élysée annonçaient le maintien d'Elisabeth Borne à Matignon et faisaient un diagnostic pour le moins renversant. En gros, l'objectif des 100 jours d'apaisement a été tenu. Mais lol quoi ! De ce sujet et d'autres, nous allons parler dans cette nouvelle édition de notre bulletin d'info d'été.
La relation entre Emmanuel Macron et sa première ministre Elisabeth Borne relève-t-elle de l'amour vache, de la haine cordiale ou alors du pur sadisme plus ou moins consenti, comme j'en parlais début juin dans un épisode de l'actu démasqué ? De fait, le président de la République a encore humilié la chef du gouvernement dans la manière d'annoncer sa reconduction à Matignon. Une simple note informelle à l'usage de certaines rédactions triées sur le volet. D'ailleurs, ce n'est pas le verbe « reconduire » qui a été utilisé. Le président de la République a décidé de maintenir la première ministre. Maintenir. Quelle drôle d'expression en effet !
Et Bruno Rotaillot, président du groupe LR au Sénat, ne s'y est pas trompé. Entre deux propos peu surprenants venant de lui sur les liens entre les révoltes des quartiers populaires et l'immigration, il a fait une analyse plutôt juste de ce qui s'est joué au sommet de l'État.
C'est une femme qui est à la fois travailleuse et courageuse. Je trouve que la méthode d'Emmanuel Macron à utiliser pour la maintenir est assez cruelle. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que d'abord, on a appris hier matin, simplement par la nomination de son nouveau directeur de cabinet, qu'elle serait sans doute maintenue. Ensuite, ça a été un off à des rédactions. Ensuite, il utilise le terme maintenu. Maintenir, vous regardez dans le dictionnaire, la définition c'est conserver, c'est laisser durer. Donc il n'y a pas un acte pour l'instant solennel, comme si c'était à la sauvette, comme si en réalité c'était un choix contraint.
S'il avait voulu, vous voyez, délégitimer par avance sa première ministre, en tout cas l'affaiblir, il ne s'y serait pas pris autrement.
Et pourtant, Elisabeth Borne avait insisté pour que son maintien soit mis en scène d'une manière qui respecte sa dignité, comme nous l'expliquait la newsletter Paris Playbook du média spécialisé Politico.
Ce n'est pas faute pour la première ministre d'avoir tenté de peser sur la scénarisation de l'annonce de sa prolongation rue de Varennes. La question aurait même occupé une bonne partie de sa conversation avec Emmanuel Macron. Borne aurait souhaité pouvoir remettre sa démission et celle du gouvernement pour être renommée et gagnée en légitimité. Sans succès, à ce stade. Ça a fait l'objet d'une petite négociation un peu raide. Euphémisait notre interlocuteur, joint dans la soirée.
Dans la continuité de ces humiliations rituelles, une information a fuité. Emmanuel Macron a également appelé, dimanche dernier, Gérald Darmanin, le premier flic qui voulait être premier ministre à la place de la première ministre, pour expliquer son choix et donc, d'une certaine manière, pour légitimer ses prétentions. Toujours selon Politico, le ministre de l'Intérieur aurait demandé que le périmètre de ses attributions soit renforcé, notamment avec la gestion de l'Outre-mer. Un mini-remaniement qui ne concernera qu'une dizaine de ministres et dans les tuyaux au moment où nous enregistrons ce bulletin d'info. Nous n'avons donc pas les noms des partants et des entrants.
Mais une prime donnée à Gérald Darmanin serait un revers de plus pour Elisabeth Borne, la souffre-douleur de sa majesté. En réalité, les mauvaises manières d'Emmanuel Macron traduisent sa propre impasse politique. En mars dernier, en pleine bataille des retraites, il avait confié à Elisabeth Borne une mission qu'il savait impossible, élargir sa majorité. Car oui, en dehors des 49-3, des 47-1 et autres joyeusetés antidémocratiques, la Macronie n'a pas de majorité parlementaire. Il savait qu'elle échouerait. Il pensait sans doute trouver une formule et une incarnation lui permettant de s'attacher les services de tout ou partie des LR d'ici 2027.
Mais, comme a méchamment ironisé Mathilde Panot de la France Insoumise, personne ne veut monter sur un bateau qui coule. Quelle solution à cet impasse qui est de fait aussi celle de la France ? Jean-Louis Debré, pilier de la Chirakie du temps jadis, a une solution qui devrait irriter Emmanuel Macron, dissoudre l'Assemblée nationale ou organiser un référendum. Mais vous n'y pensez pas, malheureux ? Laissez la main au peuple, à la populace, à la piétaille, aux gaulois réfractaires ? Mais quelle idée bassement démocratique, pardon, quelle idée outrageusement populiste ! Qui gouverne et fait les lois dans ce pays ?
Le gouvernement et les parlementaires, ou les cabinets de conseil et autres pôles affaires publiques des grandes entreprises ? C'est ce qu'on se demande après les nouvelles révélations de la commission d'enquête parlementaire présidée par le député Renaissance Benjamin Haddad sur l'affaire dite Uber Files. Pour vous rappeler un peu de quoi il s'agit, Uber Files, c'est cette fuite de documents révélés par la cellule Investigation de Radio France et The Guardian en 2022. La commission d'enquête confirme donc comment Emmanuel Macron a favorisé le développement d'Uber en France à l'époque où il était ministre de l'économie.
Le rapport d'enquête confirme en effet le deal passé entre Macron et Uber, notamment sur l'abaissement du nombre d'heures de formation obligatoire pour devenir chauffeur Uber de 250 à 7, en échange de l'interdiction d'Uber Pop. Il confirme aussi le SMS qu'Emmanuel Macron a reçu d'un représentant d'Uber au moment où la répression des fraudes perquisitionnait les locaux de la société. La rapporteure de la commission d'enquête regrette cependant, et dès l'introduction du rapport, de n'avoir pas pu auditionner les membres du cabinet Macron de l'époque. Audition systématiquement empêchée par le bureau de la commission.
C'est dommage car nous, on aurait bien aimé les entendre, les subordonnés d'Emmanuel Macron à Bercy. Il faut savoir que le bureau de la commission d'enquête est composé de quatre députés du groupe Ensemble, deux renaissances dont le président Benjamin Haddad, un Modem et un Horizon, ainsi qu'un député RN. Seulement deux députés NUPES composent ce même bureau, Daniel Simonnet, rapporteur de la commission, et Sébastien Dologu, parmi les quatre vice-présidents. Si vous posez la question de savoir qui a empêché l'audition des anciens membres du cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy, la réponse se trouve peut-être là.
Bon à savoir, le président de la commission d'enquête s'est très vite rebellé contre les conclusions de la rapporteure de la commission. La fin du bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie d'ici fin 2024 commence déjà à montrer ses conséquences. Le gouvernement a consulté lundi soir le Conseil supérieur de l'énergie pour mettre en place une nouvelle augmentation des prix de l'énergie. Ainsi, nous annonçons ce matin que les prix de l'électricité vont augmenter de 10%. En valeur absolue, ça représente en moyenne un surcoût pour les ménages de 150 euros par an. Ils avaient déjà augmenté de 15% les tarifs en janvier dernier.
Après la SNCF qui a décidé d'augmenter le prix de sa carte avantage de 10 euros, les Français vont encore plus se sentir pris à la gorge. Les prix augmentent, les super-profits, les entreprises avec, mais le gouvernement reste sourd. Le FMI et la Banque Centrale Européenne ont pourtant reconnu ce fait selon lequel les profits créent de l'inflation. Même l'autorité de la concurrence en France a menacé les entreprises de sanctions. Mais Gabriel Attal, ministre du Budget, regarde ailleurs. Il a annoncé une baisse des dépenses publiques de l'ordre de 4 milliards d'euros sur le budget 2024 avec en ligne de mire le logement et les arrêts maladie. Bref, on n'est pas sorti des ronces.
Si la police n'est pas raciste comme le disent ses défenseurs, pourquoi enterrer un rapport qui vient soutenir cette thèse ? C'est grosso modo ce qu'il se passe à la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, la DILCRA, où un rapport évoquant la question de la xénophobie systémique au sein de la police dort depuis deux ans dans un fond de tiroir. Remis en juillet 2021, ce travail interministériel récuse effectivement l'existence d'un racisme systémique dans la police.
Il s'agit d'un petit texte de cette page rédigé par le conseil scientifique de la DILCRA et qui, selon l'organisme, aurait été adressé au ministère concerné et a bien sûr nourri les réflexions dans le cadre de l'élaboration du plan national de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations liées à l'origine. Ce rapport suggère tout de même de se pencher sur les manifestations de racisme de certains policiers et les difficultés d'intervention qui en découlent auprès de certaines populations.
Les auteurs du rapport ont aussi fait quelques recommandations comme l'accompagnement à l'entrée progressive dans le métier, le fait de valoriser les ressources existantes de lutte contre le racisme auprès des policiers. Mais la plus audacieuse entre elles, et c'est peut-être en partie cela qui a rebuté Elisabeth Borne et Gérald Darmanin, concerne l'IGPN puisqu'elle suggère le rattachement au ministère de la Justice.
Pour Smaïn Lahaché, sociologue et ancien président du conseil scientifique de la DILCRA, la non-publication du rapport s'expliquerait par un probable mélange d'indifférence, de désintérêt et peut-être de suspicion à l'endroit de ce travail mené en toute indépendance par des chercheurs. Peut-être aussi qu'il n'est nullement envisageable pour le patron de Beauvau, Gérald Darmanin, d'oser parler de racisme. Dans la police. Une info internationale maintenant. La scène que vous voyez s'est déroulée au poste frontière d'Al-Assa entre la Tunisie et la Libye où les températures dépassent allègrement les 40 degrés. Devant les caméras, les autorités libyennes distribuent de l'eau aux malheureux.
Ces personnes exilées, ressortissantes subsahariennes, ont été chassées de Tunisie avec violence, comme cette femme nigérienne dépouillée de toutes ses affaires.
La police tunisienne nous a arrêtés, battus, pris nos téléphones et tout notre argent. Les autorités tunisiennes nous ont forcés à aller en Libye. Abou est lui originaire de Côte d'Ivoire mais son histoire est similaire. Ils m'ont frappé là. Ils m'ont frappé là. Ils m'ont frappé là. Ils m'ont frappé là. Ils disent qu'ils vont me tuer. Ils m'ont bien dit qu'ils vont me tuer
parce que c'est un noir. On dénombre quelques dizaines de milliers d'exilés subsahariens en Tunisie où leur sort s'est brutalement aggravé ces derniers mois. Déjà en novembre dernier, le journaliste Mehdi Chebile racontait les expulsions sommaires vers le Niger. On l'écoute. Il y a deux choses qui m'ont marqué
dans ces expulsions. C'est d'abord le caractère soudain. C'est-à-dire, on parle de gens et ce sont des migrants africains qui étaient en Algérie, certains depuis quelques mois, certains depuis plusieurs années. Tous travaillaient et ils ont été vraiment saisis dans leur quotidien, raflés, soit dans la rue, dans un restaurant, au moment où ils déjeunaient. Ça pouvait être également à leur domicile, les policiers qui arrivent, qui frappent à la porte, qui les embarquent aussitôt. mais également très souvent justement sur leur lieu de travail. Ils nous parlent d'une véritable chasse à l'homme.
La deuxième chose qui m'a frappé dans ces récits d'expulsion, c'est le fait que les policiers algériens leur confisquent à chaque fois leur argent et leur téléphone. Une fois au centre de refoulement de Tamaracet, ils sont envoyés à la frontière avec le Niger. C'est un endroit qu'on appelle le Point Zéro. C'est un lieu désertique en fait. Il n'y a absolument rien à proximité. Ils sont abandonnés dans cet endroit désertique et ils doivent se débrouiller pour rejoindre le premier village, le premier point de chute en territoire nigérien qui est justement le village d'Assamaka. C'est vraiment un tout petit village.
En février dernier, la situation est devenue dramatique lorsque le président Kay Sayed a qualifié les exilés de hordes, les accusant publiquement de violences et de crimes, ce qui a grandement attisé les haines et les violences. Il y a deux semaines, une personne de nationalité tunisienne mourait lors d'une altercation avec des personnes exilées dans la ville de Sfax. Durant la nuit qui a suivi, des centaines de Tunisiens sont descendus dans les rues de la ville, bloquant des rues, incendiant des pneus et autres objets pour réclamer l'expulsion des exilés.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des agents de police chassant des dizaines de migrants de leur domicile sous les acclamations d'habitants de la ville. D'autres montrent des exilés à même le sol, les mains sur la tête entourées par des habitants munis de bâtons, rapporte le Figaro. Les soyants des urgences de la ville ont déploré une nuit inhumaine, sanglante, racontant que certaines personnes ont été jetées de terrasses, d'autres agressées avec des sabres. Depuis, les expulsions sont nombreuses, tout comme les violences et les exactions de la police tunisienne sur ces personnes alors abandonnées en plein désert.
Et on termine ce flash avec l'image du jour en lien, vous allez le voir, avec l'info précédente.
Assis sur le safran, la partie immergée du gouvernail de cet immense cargo, ces quatre hommes, des migrants, viennent de passer 13 jours en mer et ont miraculeusement survécu. Partis du Nigeria, ils ont traversé l'océan Atlantique jusqu'au Brésil et Rio de Janeiro. Un voyage dans des conditions extrêmes et dangereuses. En pleine mer, le safran se retrouve parfois complètement sous l'eau, sans compter le vent et les tempêtes qui peuvent les déséquilibrer à n'importe quel moment.
Un miracle après ce qu'on imagine être un périple cauchemardesque. Et au final, un retour à la case départ. Eugénio Ricasse, le directeur de la police fédérale brésilienne de l'État où le navire a accosté, a déclaré que les quatre personnes miraculées ont été arrêtées pour faire l'objet de procédures administratives avant d'être renvoyées dans leur pays d'origine. Ce n'est pas et de très loin la première fois que des personnes choisissent de migrer dans de pareilles conditions.
N'ayant pas d'autres alternatives, la semaine dernière par exemple, tout comme aussi en novembre dernier, des personnes parties du Golfe de Guinée ont pu rejoindre les îles Canaries en Espagne, accrochées au safran d'un cargo après 11 jours en haute mer. Là aussi, elles ont été arrêtées et renvoyées dans leur pays d'origine. Ces actualités dramatiques doivent questionner les politiques en termes de migration humaine manifestement non adaptées à la situation. Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'info quotidien qui entre dans notre programmation d'été. Comme à chaque fin de saison, nous réduisons quelque peu la voilure avec notamment la mise en pause de nos directs.
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