Fabien Roussel vs Michel-Édouard Leclerc – Vie chère, marges et solutions | Fête de l’Humanité 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 32 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:32OuverteRéponse directe
Quel est votre diagnostic sur la crise de régime en France et la colère sociale actuelle ?
- 9:36OuverteRéponse partielle
Le pouvoir d'achat est-il lié à la faiblesse des salaires ou aux prix ? Quelles mesures urgentes proposer ?
- 17:43OuverteRéponse directe
Comment contenir les surtaxes douanières américaines et leur impact sur les prix ?
- 27:43OuverteRéponse directe
Fiscaliser les revenus financiers et numériques pour financer la protection sociale : est-ce réaliste ?
- 33:32OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour relancer l'ascenseur social et sortir de la trappe à bas salaire ?
- 38:37OuverteRéponse partielle
Les salaires dans la grande distribution sont-ils décents ? Comment les augmenter ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04:24non_speechFait
« le travail au sens noble du terme est essentiel pour rebâtir la société, la République, pour vivre ensemble, pour faire nation »
- 1:05:09non_speechFait
« le travail qui nous émancipe, le travail débarrassé de ces systèmes d'exploitation et de domination »
- 1:05:52non_speechFait
« Il va falloir produire plus. Mais c'est pas du productivisme. »
- 1:06:36non_speechFait
« Il y a des expériences qui fonctionnent et qui montrent que l'on peut faire tourner une activité, une entreprise sans être obnubilé par la rentabilité. Je pense aux coopératives par exemple »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
Nous ne pouvons pas rester sans rien dire. Nous ne pouvons pas laisser faire ce blocus sans le condamner.
[Musique]
Blocus qui est criminel est dénoncé par les Nations Unies.
[Musique] [Applaudissements] [Musique]
Nous nous allons continuer à nous battre et nous avons besoin de cette solidarité. Aujourd'hui, il est vraiment important que tout le monde se mobilise pour Cuba comme c'était le cas. il y a encore quelques années, il faut reparler du blocus, il faut dénoncer ce qui se passe et il faut être solidaire avec le peuple cuban.
[Applaudissements]
C'est une lutte pour la liberté.
[Musique]
Bonsoir. Bonsoir et bienvenue à vous toutes et vous tous ici au stand du Parti Communiste français. Bienvenue également à toutes celles et tous ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux pour ce débat consacré à la vie chère, aux marges et au profit de la grande distribution et aux solutions apportées aux Français qui vivent une crise absolument terrible. Pour ce débat, nous avons deux invités de marque. Tu m'excuseras Fabien, je vais peut-être commencer par notre autre invité, Michel Édouard Leclerc donc qui est président du comité stratégique de l'enseigne Leclerc. Bienvenue à vous. Michel Édouard Leclerc, merci et Fabien Roussell, secrétaire national du Parti communiste français.
[Applaudissements]
Tout augmente sauf nos salaires. Ce constate d'une chute vertigineuse du pouvoir d'achat, une large majorité de Français la subissent. Il n'arrive plus à faire face aux dépenses courantes. C'est encore plus vrai pour les foyers aux revenus les plus modestes. Face aux dépenses incompressibl, je pense au logement, à l'essence, au transport. C'est souvent la part de l'alimentation qui sert de variables d'ajustement. Le sentiment de moins bien vivre que la génération qui nous a précédé alimente ou nourrit plus exactement l'exaspération et la colère. La nomination de Sébastien Lecnu après la chute de François Bairou n'est pas de nature à apaiser cette exaspération structurelle.
Je voulais je vais vous faire un cadeau Michel Eddouard Leclerc. Nous publions cette semaine dans l'Humanité magazine un très bon journal que je vous offre un sondage exclusif de l'OP qui révèle que un français sur deux se dit révolter. Le motif de cette révolte, c'est que les salariés ne parviennent pas à boucler leur fin de mois. On parle de 89 % des sondés et ce chiffre monte même à 94 % dans les communes rurales. Des chiffres encore, et ce n'est pas un hasard, 87 % de ces mêmes sondés sont révoltés par la fraude fiscale à 82 % et par les inégalités sociales, à savoir les privilèges qui ruissellent. Je vais employer un mot que tuaimes bien Fabien.
pour les plus riches pour une petite minorité alors qu'on exige toujours plus de sacrifice pour pour une majorité de Français. Ce sentiment d'injustice est finalement au cœur du débat de ce soir dès lors que nous parlons de chairé de la vie, des marges et des profits réalisés par la grande distribution mais également les multinationales que vous aimez beaucoup Michel Édouard Leclerc trop souvent opérer au détriment du pouvoir d'achat des Français mais également des producteurs français.
Avant d'aborder toutes ces questions là, je voudrais je souhaiterais que Michel Édouard Leclerc et que Fabien Roussell nous livre un petit peu votre analyse de la situation actuelle que vous partagiez ici finalement votre opinion sur la crise de régime que traverse actuellement la France et est-ce que vous partagez cette image selon laquelle la France est devenue une sorte de cocot minute prête à exploser comme on atteste la première journée d'action de ce mouvement bloquons tout qui a vu le jour sur les réseaux sociaux cet été mais également les grèves territoriales je pense notamment dans l'énergie et de la journée d'action de l'intersyndical prévue le le 18 septembre.
On commence par qui ? Fabien. Allez allez j'y vais. Merci pour cette invitation débat et surtout merci à Michel Édouard Leclerc d'avoir accepté de venir de Bretagne ici à Paris à la à Brestin Surorge à la fête de l'humanité pour débattre. Merci d'abord sur le principe de ce débat parce que il faut pouvoir dialoguer entre nous, échanger les idées, le faire devant nos concitoyens qui eux peuvent se faire une idée, mais le sens retrouver le sens du débat et du dialogue, c'est très important en ce moment. C'est d'autant plus important que oui, je partage le le la colère immense qu'il y a dans notre pays et qui grandit de mois en mois.
Et c'est pas faute d'alerter nous les responsables gouvernementaux pour leur dire que ça va exploser. Ce n'est plus possible. Le pire dans notre pays et on va en parler ce soir et je vais pas je vais pas faire mon mon discours de demain mais le pire c'est que des gens travaillent travaillent parfois durement et ne peuvent pas payer leurs facture ne peuvent pas vivre ne peuvent pas vivre dignement et ça c'est insupportable. Je parle des salariés mais il y a aussi les retraités, ceux qui se sont fait pointer du doigt par le premier ministre, les boomers. Mais c'est retraité de la même manière. Je les rends compte qu'ils me disent qu'ils ont travaillé toute leur vie.
Ils ont cotisé toute leur vie et ils se retrouvent avec des petites retraites et si par malheur ils ne sont pas propriétaire de leur maison et parfois même ils le sont, ils n'arrivent pas à payer le chauffage, la taxe foncière, les moyens de l'essence, la voiture et ça c'est insupportable. Quand le travail ne paye plus, quand une vis au travail ne paye plus parce que les factures explosent, et bien la République explose. Et c'est ce qui se passe en ce moment. Et il faut entendre cette colère. Elle est elle n'a jamais été aussi forte. Elle est encore plus forte que celle de l'année dernière quand le Premier ministre Michel Barnier a sauté.
Là aujourd'hui, je crois que les Français sont à bout et il faut l'entendre parce que à force de ne pas entendre cette colère et bien il va y avoir un vent de dégagisme, de rejet des institutions, de rejet même de nos règles de vie démocratiqu et ça ça peut être dangereux aussi. Et donc il faut pouvoir débattre, échanger et j'espère surtout que celui qui est dans son château entendra ce qui se passe dans notre pays et acceptera que ça change enfin en France. Merci beaucoup Fabien Rousel, Michel Lecler. Alors pardon, excusez-moi d'être arrivé aussi en retard. Euh on aime tous les deux le Tour de France. Je pensais arriver premier en haut du col. Le maillot à poids sera pour Fabien.
Je suis content de de dialoguer avec Fabien. Je pense qu'on est une société tellement fragmentée, tellement euh ilée que c'est important de dialoguer. J'ai rencontré quelquefois Fabien, j'ai rencontré euh euh j'ai apprécié cet homme et j'ai répondu à cette invitation. On partage pas tout mais au moins on peut dialoguer. Il m'a fait visiter d'ailleurs le siège du parti. Je sais je connaissais pas. Et voilà. Bon, on va pas c'est un débat euh je sais pas si je t'appelle monsieur le président, c'est peut-être trop tôt mais mais ça me plaît. Tu as de l'humour, tu as de la joie de vivre, tu es à la fois porteur de cette colère et en même temps ce que j'aime bien, pardon.
Je sais pas si on se voit, c'est on se tutoi. Ce que j'aime bien, c'est la simplicité, euh l'ouverture et j'apprécie cette qualité. Donc je réponds très favorablement à ce premier dialogue et j'espère qu'on en aura d'autres. Donc je partage dans le diagnostic cette préoccupation des Français. Alors moi j'ai le je suis pas politique, je suis sur le terrain. Enfin tout est politique mais je suis dans les magasins, je suis sur le terrain dans la relation avec les agriculteurs, avec les fournisseurs, avec les salariés, avec les collaborateurs. Et oui, le pouvoir d'achat c'est la première préoccupation des Français.
Et c'est assez curieux parce que le politique, j'allais dire un peu dans son ensemble ne sait pas répondre à cette préoccupation majeure. C'est il y a des luttes syndicales, il y a des projets de loi, il y a Mais en fait, j'ai l'impression qu'on ne mesure pas effectivement l'apauvrissement d'abord d'une partie de la population. Je crois que les ONG, les banques alimentaires estiment à 1 million supplémentaires depuis 2020 l'accroissement de la pauvreté, en tout cas du de personnes en dessous du seuil de pauvreté. Il y a près de 100 millions, je crois, c'est 9,8 millions de Français qui sont en dessous du seuil de pauvreté.
Et en même temps, le discours sur les logements sociaux, sur la politique de prix et de concurrence n'est pas adapté à cette situation. Donc on a beau avoir nos différences, je pense que ça au moins c'est quelque chose où on peut œuvrer ou en tout cas définir un diagnostic commun l'ampleur de des schémas pourrait nous nous diviser ou nous nous amener à dialoguer. Moi je pense aujourd'hui que le pouvoir d'achat n'est pas intégré par les décideurs politiques et même peut-être les décideurs d'entreprise euh par les décideurs en général. Je vais pas dire les élites, ça me renvoie ailleurs.
Mais c'est pas intégré dans les politiques sociales, dans les politiques de prix, dans les politiques de concurrence. Aujourd'hui, la moitié la moitié des produits consommés par les Français ne sont pas dans un système de concurrence. Il y a des produits qui se retranchent derrière le droit des marques, devant une distribution sélective, devant derrière des pratiques anticoncurrentielles ou qui sont non concurrentielles et qui coûtent très cher aux français. Moi, mon combat sur le terrain, c'est d'essayer de les vendre moins cher, mais c'est aussi d'obtenir du législateur qu'il fasse sauter ses barrières et j'y arrive pas.
ou plus exactement, j'ai l'impression qu'il faut tout recommencer depuis que mes parents ont créé les centres Leclercan. Vas-y, vas-y, vas-y. Alors, on va juste rappeler quelques règles du jeu. On est on va juste rappeler quelques règles du jeu qui sont pas franchement un jeu d'ailleurs, qui sont très à l'image de l'humanité. On aime le débat et on n' pas peur du débat et on adore la confrontation d'idées. Ici, c'est idée contre idée, projet contre projet. La lutte des classes 1000 fois oui. La haine jamais elle mène à une impasse.
Alors le débat tu le lances mais je voudrais quand même t'interpeller parce que quand tu dis les politiques ne prennent pas pas en compte la question du pouvoir d'achat ouf je me sens interpellé parce que si nous le parti communiste français nos députés nos sénateurs nous nous portions pas des propositions contre la vie chère pour la hausse des salair la baisse de la TVA sur les premiers les produits de première nécessité la baisse des factures d'électricité tout ça nous le portons avec ferveur avec vigueur, avec des propositions de loi. On le met dans le débat.
Et le problème c'est que ça fait 8 ans 8 ans que nous avons en face de nous un mur, un mur de glace, un mur d'un château avec un homme dans son donjon là-haut qui n'écoute rien et qui a même théorisé théorisé le ruissellement. C'est-à-dire qu'il faut bien soigner les premiers de cordé et qu'en leur donnant beaucoup ça va ruisseler derrière. Et bien on a vu aujourd'hui 8 ans après, le résultat c'est que le riche n'ont jamais été aussi riche et qu'il n'y a jamais eu autant de pauvreté dans notre pays. Le chiffre, c'est 12 millions de personnes vivants sous le seuil de pauvreté. C'est un triste record pour mon pays et c'est inadmissible.
Et c'est pour ça que quand lui parle du ruissement et bien moi je parle du rousseellement. On va commencer par là-bas la base et ça va remonter et vous allez voir que ça peut changer. On va peut-être laisser finir Michel Édouard Lecler. Je vous interrompu mais je voulais je voulais vraiment poser le débat pour qu'il soit le plus serein possible. Je vous en prie. Ah non mais je me sens bien. C'est Merci de votre accueil. C'est mais s'ils veulent pas de toi au parti communiste, tu es très bon en marketing. C'est tu as un job. Ouais. Euh première chose, c'est vrai que aujourd'hui quelqu'un l'a dit de manière polémique ou pas, l'alimentation sert de variable d'ajustement aux politiques de prix.
Essayez, moi j'ai New Balance dans les pieds. Essayez de trouver des New Balance, des Nike et tout ça moins cher par le droit des marques. Personne, on peut pas, je peux pas, je suis pas livré. Si j'essaie de faire si vous prenez dans la plupart du secteur des services, il y a des réglementations. Est-ce que vous savez que par exemple sous prétexte d'aider les agriculteurs, on oblige les distributeurs, il y a une loi qui s'appelle la loi égalim à à prendre un minimum de 10 % de marge sur des produits qui n'ont rien à voir avec l'agriculture. Je serais obligé de prendre 10 % de marge sur le Schweif, sur le chocolat, sur le chocolat, sur le Coca-Cola. On nen produit pas tant que ça en France.
On est d'accord sur le café et théoriquement c'est pour que ça ruisselle vers les agriculteurs. Voilà une législation, je voudrais la faire sauter. On pourrait la faire sauter. Aujourd'hui, il y a une loi qui s'appelle la loi descusaill qui m'empêche qui m'oblige à vendre des couches plus chères que je pourrais ne les vendre, des produits d'entretien. Ben, je me bats contre ça. Je je ne me pose pas en en Abépierre ou en Fabien Rousell de la consommation. Je suis chef d'entreprise, je sors des résultats et ça marche bien, mais je veux dire ça peut marcher beaucoup mieux et dans l'intérêt des Français.
Et donc il y a aujourd'hui un combat législatif à mener pour faire sauter ces lois qui sont des obstacles à ça. Après le pouvoir d'achat, c'est pas que les prix, c'est les prix. Ce sont les prix. 21 % d'inflation en en 3 ans. Il y avait beaucoup de spéculations là-dedans. Beaucoup de spéculations. Et c'est comme ça qu'on s'est rencontré d'ailleurs. Et et en fait, on n'est pas revenu là-dessus, hein. L'inflation aujourd'hui, elle est à 1 % ou 2 % en moyenne, mais les 21 %, ils ont été tapés dans le portefeuille des Français.
Et donc, on voit bien aujourd'hui qu'il y a une remise en cause à faire de la loi sur la concurrence, des politiques de concurrence dans l'intérêt des consommateurs français. Je m'arrête là. Vous az, on reviendra tout à l'heure sur la loi égalim parce que vous vous évoquez votre problème de de de concurrence. Elles ont aussi été pensées pour protéger les agriculteurs par exemple qui font face eux aussi à l'explosion de leur coût de production hein. Mais bon on on y viendra on y viendra un petit peu tout à l'heure juste. Vous voyez si on m'avait demandé de vendre un prix minimum sur le port, sur la salade sur les courgettes et cetera, je n'y crois pas hein.
Au moins, on parlait de produits agricoles et on on pourrait parler de plché, de prix minimum. Le danger, c'est comme les la trappe à bas salaire. Quand on ne parle que du prix le plus bas, ça crée pas forcément de la valeur pour le pour la mont. Mais vous voyez, c'est même pas de ça, c'est on on m'a pas obligé à prendre des prix minimum sur les produits agricoles, c'est sur des produits transformés. Et donc c'est pour Nestley, c'est pour Unilev, c'est pour Pampers, c'est pour ça n'a rien à voir avec l'agriculture et on a vendu ça pour aider les agriculteurs et donc faut faire sauter ça.
Merci Michel Leclerc, je voulais aborder une question, faire une petite digression sur le champ international mais voyez ça va être très lié à notre débat. C'est c'est une des questions qui agite d'ailleurs le monde à savoir les surtaxes douanières. Depuis l'intronisation de Trump, Trump est parti en guerre contre la Chine et l'ensemble des pays se retrouve se retrouve dans dans dans cette guerre dans cette guerre économique d'ailleurs qui ne dit pas son nom. Euh peut-être que le public ne le sait pas, mais Michelard Lecler n'est pas que des PDG, il est aussi euh président de l'Institut euh de recherche internationale et stratégique.
Est-ce qu'il est possible de contenir les injonctions du locataire de la de la Maison Blanche en matière de commerce international dont on sait que c'est que ces sur taxes douanières auront forcément un impact sur le prix et donc sur la facture des consommateurs ? Euh oui, en fait je suis assez étonné. Euh, on est le premier distributeur français, hein. Je je dis pas ça pour satisfaire mon ego. On a 16 millions de clients en France et je suis dans un Lecler est dans un pool d'acheteurs avec le numéro 2 allemand, le numéro 1 hollandais, les premiers italiens, COP Italia et tout ça.
On n jamais été sollicité par les instances européennes ou même les instances nationales pour savoir si on pouvait peser à travers nos achats ou le refus de nos achats sur l'an internationale. Alors c'est vrai que quand de la Maison Blanche on vient nous dire que nos viticulteurs alors que çaissent de Cognac ou qu'il s'agisse de vin de l'autre c'est je sais pas celui qui s'exporte peut-être les vins de Bordeaux qui s'exporte le plus et que on doit gérer ça derrière. Moi, je j'ai l'impression que si j'avais eu à négocier ça euh je l'aurais fait autrement. Tu es peut-être un bon futur président, mais moi je pense que j'aurais été un bon négociateur européen.
Maintenant, personne ne nous a demandé notre avis, personne ne nous a donné notre aide. Et c'est vrai que c'est une Lego, c'est un rapport de force et il y a du cinéma à faire et il y a de la pression et euh et aujourd'hui alors on peut pas en accuser. On peut celui qui a pris l'initiative c'est l'Américain, c'est et de manière assez mal élevée, il est parti comme ça. Mais face à ça, justement, c'est on est dans un rapport de force. B je pense qu'il faut souder la société française. Faut faire société, qu'on soit patron ou collaborateur, salarié et cetera. Parce que là euh par exemple, il y a 4500 boîtes américaines en France, elle nous crée des emplois. On aime bien aller chez McDo.
On on nos agriculteurs roulent américains dans leurs tracteurs, hein. John Deere, les machines les machines. Mais mais il y a un message à faire passer aussi à travers les sociétés américaines. Non pas de forcément de les boycotter, mais de leur dire "On vous aime bien, mais vous êtes 4500 boîtes américaines en France. écrivez à vos sénateurs républicains que nous les Français euh on on est peut-être un bon débouché mais on n'est pas on n'est pas des naïfs quoi. Et donc à un moment donné on vous aimera un petit peu moins. Bien.
Je souhaite dire un mot euh sur cette question des parmes extrêmement préoccupés par ce par la nouvelle présidence des États-Unis et avec un président des États-Unis que je considère extrêmement dangereux qui a fait l'analyse que son pays était aujourd'hui dépassé par la Chine, qu'il était extrêmement endetté, en difficulté et face à cette compétition contre la Chine, il a décidé de faire payer le reste du monde son budget en nous imposant des droits de douane, en nous vendant son pétrole, son gaz naturel liquéfié obtenu par la fracturation de la terre en nous demandant de payer ces armes que l'on veut utiliser dans la guerre en Ukraine.
Il nous fait donc payer et en plus de ça, il veut nous entraîner dans la guerre contre les Chinois. Il est dangereux. Ça c'est le contexte. Ça c'est l'analyse que nous nous faisons. On ne peut pas laisser faire. Et on ne peut pas laisser faire parce que tout simplement là, il vient d'imposer à l'Union européenne et à la France 15 % de droine sur toutes nos exportations là-bas. Et bien sûr, ça met en difficulté un tas de professions qui exportent et qui échangent. Je pense notamment à nos viticulteurs par exemple.
Et euh et je dirais que si la réponse de l'Union européenne, c'est de mettre aussi des droits de douane à l'encontre des pays qui viennent des des produits qui viennent des États-Unis, mais de la même manière, nous allons subir ces droits de douane sur les produits américains et c'est nous consommateurs, qui allons payer payer plus cher tout comme les Américains vont payer plus cher les produits qui viennent de l'Union européenne. En gros, qui sont les larons de cette histoire ? Qui sont les ceux qui payent à chaque fois ? C'est le peuple américain, c'est le peuple français, c'est le peuple espagnol, les peuples européens, ce sont toujours les mêmes qui payent.
Nous, les travailleurs du monde entier, les salariés, les familles, les retraités. Et donc, nous devons combattre cette logique. J'en veux énormément. Je suis en colère contre la présidente de la Commission européenne qui sans aucun mandat d'aucun pays de l'Union européenne est allé se mettre à genou embrasser la bague du président américain et signer des accords à 15 %.
C'est une honte et la France doit refuser refuser de payer ses droits de douane, refuser de se mettre à genou face aux États-Unis et nous devons même pour se faire respecter soumettre ce traité au vote du parlement et même pour se donner plus de force, exiger un référendum et faire entendre la voix du peuple français et dire "Nous n'acceptons pas, nous ne serons pas à genoux, nous ne serons pas les vassaux des États-Unis. Nous avons une industrie forte, une agriculture extraordinaire et nous ne voulons pas la brader, nous voulons la défendre. Un peu de fierté et un peu de fierté économique et de patriotisme quand même français.
Et chaque pays de l'Union européenne devrait avoir le même combat. Nous sommes un continent de 450 millions d'habitants. Nous sommes une force si nous unissons pour nous faire respecter plutôt que d'aller nous vendre comme ça au dollar américain. Et donc oui, il faut résister, il faut se battre et il ne faut pas accepter cette forme d'impérialisme économique que nous impose Donald Trump et ses amis. N'hésitez pas à vous répondre entre vous hein si vous voyez d'abonder hein. Je je rappelle quelques règles. N'hésitez pas si si vous voulez. Je pense qu'on est dans une période très dangereuse. Alors on est tous d'accord là-dessus.
On est une période où les les réponses aux préoccupations des Français sont assez illisibles. Euh en fait, chacun dans son métier aujourd'hui est remis en cause et a peur pour son emploi. Le numérique, l'IA, tout ça, c'est un peu fantas fantasmé mais c'est quand même le truc ambiant hein. On entend pas quand la question de l'intelligence artificielle. Ouais, moi je je voyais un monsieur là-bas avec la petite moustache. Je me rappelais de notre rencontre. Martinez, ancien secrétaire général de la CGT qui est parmi nous.
[Applaudissements]
Et je me rappelle de moi j'ai un on parle du pouvoir d'achat. Le pouvoir d'achat c'est les prix. Et pour pouvoir aussi augmenter les rémunérations, sortir de la trappe à bas salaire, il me semble aujourd'hui que il faut regarder que le travail lui-même est concurrencé par du travail non humain. J'ai j'ai ça là, on a tous ça. Moi, mon grand-père était maternel était photographe. Aujourd'hui, on a plein de photos sur nos téléphones. Personne n'a payé de cotisation salariale. Personne n'a payé de cotisation patronale. On a des milliers de mail de SMS de WhatsApp. Hier, il y avait des postiers.
La poste payait des cotisations patronales, enfin j'imagine et la les les salariés payaient des charges sociales. Beaucoup de fonctions aujourd'hui sont concurrencées de fonctions de travail sont concurrencées par le numérique, par la robotique, par le digital. Je dis pas que c'est pas bien mais ça crée aussi des emplois. Mais je pense que le vivier de financement de la de notre système social ne peut pas reposer que sur les gens au travail au travail physique. D'abord, la démographie fait que on va être quand même une population plus vieille, donc de moins en moins le nombre de quotisans et de travailleurs et de cotisans et puis de l'autre côté ça paye rien. Ça paye rien.
Est-ce que vous pensez que c'est réac ? Est-ce que vous pensez que c'est conservateur ? Est-ce que vous pensez que c'est déplacé ? Que d'imaginer que quand même toutes ces fonctions aujourd'hui qui ont remplacé leich le guichetier de ma banque, hein, et on peut on peut te les payer aujourd'hui, personne ne perd de charge sociale. Est-ce qu'on pourrait imaginer une fiscalisation d'une partie des charges sociales ? Est-ce que tu es d'accord avec ça ? et et au fond le champ de ressources que ça représente si on transférait progressivement une partie des charge sociale sur c'est un débat sur ce travail non physique, est-ce que ça vous choquerait ? Moi, j'ai l'impression qu'on refuse ce débat.
Quand on parle fiscalisation, on parle TVA social mais TVA social, il y a déjà une TVA et il y a il y a il y a le les taxes à l'importation, il y a l'écologie et cetera. Mais ça, le financier, les transactions et cetera, est-ce qu'il ne ça ne devrait pas participer, je vais vite au financement de notre système social ? Monsieur le président Roussell, alors je me permets juste, j'ai deux questions sur le code. Une sur les sal Non, non, je vais te laisser réagir bien sûr Fabien. Une question sur les salaires bien évidemment que je je souhaiterais vous poser et justement sur le travail. Vas-y Fabien à toi. La question du financement de notre modèle social. Elle est importante.
Elle est importante parce que nous vivons plus longtemps. Se soigner nécessite des technologies de plus en plus modernes qui nécessitent des investissements et donc c'est normal que nous y consacrions plus d'argent. Vivre plus longtemps, c'est pas un problème, c'est bien. Autant vivre heureux et en bonne santé et que on puisse pour ça avoir une bonne retraite et le plus longtemps possible. Donc que ce financement prenne plus de place dans le PIB, dans les richesses produites, ça ne me choque pas. Tu mets sur la table l'élargissement des cotisations sociales à d'autres ressources, d'autres richesses créées. Et bien oui. Allons-y. Je vais donner deux exemples et qui va rejoindre le portable.
D'abord, le premier exemple, c'est ce que nous appelons nous les revenus financiers. Ça, je sais que c'est pas dans ton programme, mais c'est dans le nôtre. Mais tu peux en prendre une partie. Les revenus financiers, ce sont ces revenus issus de la spéculation. Ce sont les intérêts bancaires que les banques prennent, c'est euh les dividendes, ces revenus financiers. C'est plus de 500 milliards d'euros par an. Il ne cotise pas. Il ne côtise pas. il paye des impôts mais comme moi je paye des impôts mais moi sur mon salaire il y a des cotisations salariales patronal qui financent les différentes branches de la sécurité sociale. Et bien ces revenus financiers ils payent des impôts.
Il devrai aussi cotiser à notre système de sécurité sociale 11 % sur 500 milliards c'est 50 millions. 50 milliards. Et là la retraite à 60 ans, elle est financée. Voilà, pas de problème, direct. Par contre, c'est vrai que ce financement, il dépend du montant des revenus financiers, mais en tout cas, il y a de la marge. Deuxième chose, tu parles de cet exemple, le numérique, l'intelligence artificielle qui explose mais derrière le numérique et l'intelligence artificielle, il y a des hommes, il y a des femmes qui travaillent, qui produisent, qui créent.
Il y a de la richesse créée et il y a des entreprises, il y a des groupes, il y a des gros groupes même qu'on les appelle les les gars femmes, ils sont énormes. Moi, je suis pour qui contribue plus parce que effectivement l'intelligence artificielle et le numérique c'est une technologie qui se développe et on va en entendre de plus en plus parler. Et bien par exemple Apple qui fait des téléphones, comment ça se fait qu'il met son siège social en Irlande pour moins payer d'impôts sur les sociétés et qu'il ne paye pas donc les impôts en France sur toutes les dividendes qu'il fait en France ?
Nous, on a une proposition, c'est le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales, quel que soit leur siège, tu gagnes en France, tu payes en France. Affaire régler. D'ailleurs, les Américains, ils ont mis un petit peu ça en place et ils s'emportent pas plus mal. Mais donc derrière toutes ces technologies, bien sûr, je suis d'accord avec toi, il y a de la richesse créée. Il y a peut-être moins d'hommes et de femmes que pour produire un véhicule, mais il crée beaucoup de richesse et il n'y a aucune raison pour qu'il ne paye pas d'impôts ni de cotisation sociale comme nous nous le faisons.
Et le problème, c'est qu'ils échappent à toute fiscalité parce qu'ils vont se loger dans des paradis fiscaux pour négocier les impôts zéro. Et bien ça basta fini terminé. Je nationalise pas mais je leur fais payer des impôts ici. Merci Michel. Finalement, je me suis peut-être trompé. C'est peut-être pas président que tu dois faire, c'est négociateur international pour l'Europe. Oui, parce que tout à fait et c'est comme ça, on commence par ça. Parce que parce que sinon je je vais pas pouvoir en placer en placer une. Michel Édouard Lecler, vous disiez dans vos propos introductifs que la politique des prix n'est pas du tout adaptée à la situation en raison de la chè de la vie.
Mais est-ce que le problème n'est pas la faiblesse des salaires aujourd'hui ? En fait, quelle mesure d'urgence en matière de salaire et à plus long terme pour que les Français puissent vivre dignement ? Mais je suis d'accord. Et donc qu'est-ce qu'il faut faire pour relancer l'ascenseur social ? Bah déjà sortir de la trappe à bas salaire parce que sur un salaire par rapport Moi, je suis pour réduire l'écart entre le salaire net et le salaire brut. Déjà, si on supprime cet écart en transférant son financement sur le téléphone là, sur toutes les les transactions qui ne payent pas, et bien on y arrive. Et déjà c'est on peut augmenter les salaires de 30 30 même si ça se fait sur 5 ans 6 ans.
L'important c'est que les salariés aient une espérance d'augmentation rapidement de gain pour pouvoir acheter un logement, pour pouvoir avoir assuré l'avenir descendre leurs enfants et cetera. Et ça si tu veux alors c'est moi qui interpelle le politique monsieur le politique pourquoi est-ce que aujourd'hui par exemple pour organiser ce débat que que dont j'apprécie l'ambiance est-ce que euh est-ce qu'il y a des études qui nous montrent si vraiment c'est faisable ou pas faisable ? Pourquoi est-ce qu'on Bercy n'étudie pas cette ce transfert et qu'on ait des chiffres pour ne pas parler dans le vide quoi ? Mais c'est sur la table. C'est sur la table. avec ces mêmes chiffrets.
Il y a même des instituts très connus qui théorisent là-dessus. C'est-à-dire qu'il faut supprimer les charges, les cotisations et qui est plus qu'un salaire net et tout le monde va gagner plus. Mais ça, je l'entends, ça c'est ce que veut mettre en place d'ailleurs. C'est ce qu'ils ont commencé à mettre en place et c'est ils veulent aller plus loin dans ce sens-là. Mais si on supprime les cotisations sociales, on les transfère, on les transfère. Je je veux pas le supprimer. B mais qui paye qui qui finance la retraite, la maladie, les accident du travail, la politique familiale qui finance notre modèle social.
Il faudra bien aller chercher le budget de la sécurité sociale et c'est pas un petit budget, c'est 600 milliards d'euros. C'est c'est quand même une somme que nous cotisons tous sur le comment dire la sécurité sociale. C'est ce qu'il y a de plus beau dans notre République. Chacun cotise en fonction de ses salaires et chacun reçoit en fonction de son état de santé, de sa situation familiale, de de ses accidents, de la vie. C'est un un système solidaire et généreux. On a besoin de le préserver plus que tout. Et donc la la question ce ne sont pas les cotisations sociales qui pèsent sur les salaires. Enf ce sont parce que les charges les charges. Moi je j'appelle ça des cotisations. D'accord.
D'accord. Les cotisations. Les cotisations. Les charges. Les charges. OK. OK. OK. Les charges. Les charges, ce sont les intérêts. Je lâche, je lâche, je lâche. Les charges, ce sont les intérêts bancaires que tu payes à ta banque quand tu investis. OK. OK. Les charges, c'est l'assurance qui t'a augmenté de 10 % sa cotisation parce que tu as beaucoup d'entrepôts et ce sont des voleurs. Les charges, c'est l'électricité qui abandondit de 30 % parce que la France a vendu et s'est bradé à l'Union européenne. Ça, c'est des charges et ça, je suis pour qu'on les baisse. Et là, tu vas gagner des sous là-dessus et tu pourras augmenter les salaires.
J'ai en face de moi, je les connais, des salariés de Monoprix. Je suis allé les voir dans leur magasin. Je vais parler de Monoprix et pas de Leclerc. Mais à Monoprix par exemple, ces dames que je connais, elles ont 32 et 35 ans d'ancienneté à Monoprix. Elles travaillent 35 cœurs par semaine. Elles sont à 1500 € bruts. Elles sont toujours au SMIG. Est-ce que c'est décent ? Est-ce que c'est décent qu'un homme ou une femme toute sa vie durant, toute sa carrière donnée à une entreprise, à un groupe finisse au moment d'arriver en retraite avec un SMIC qui veut dire qu'elle percevra une retraite en dessous de 1000 € nets. C'est honteux. Honteux.
Et c'est bien pour ça, c'est bien pour ça qu'aujourd'hui nous demandons nous demandons et on peut créer les conditions de le faire. Nous demandons une augmentation générale des salaires et pas que du SMIC qui lui a augmenté en fonction de l'inflation. Mais tous les salaires au-dessus du du SMIC, ils n'ont pas augmenté. Et donc c'est ceuxlà sur lesquels il faut travailler aujourd'hui et je dirais même que tous les salaires devraient être indexés sur le SMIC et comme ça à chaque fois que le SMIC progresse, tous ceux qui sont au-dessus progressent en même temps. Ça s'appelle l'échelle mobile des salaires. Elle existait avant et il suffit de la remettre en place.
Là, je suis désolé, il y a des convaincus en face. Ouais. Ouais. MEDF c'était pas pareil. Quand je suis allé à l'université du MEDF, ils étaient pas tout à fait d'accord en face. En même temps, en même temps reconnaît que je t'ai un peu servi la soupe. Oui. W augmenter les salaires, vous êtes pour Michel Edard et Lecler. Il y a eu quelques mouvements de grève, je pense notamment au Lecler de Montbéliard sur cette question des salaires où la majorité des salariés de de de ce magasin sont payés au SMIC avec une prime à l'intéressement et à la participation, prime qui ne rentre pas d'ailleurs dans les cotisations sociales.
Euh bon, c'est une question, vous voyez bien, qui est structurelle, qui est très épineuse. Je suis d'accord que la participation et l'intéressement dont nous nous sommes fait un les porteurs ne paye pas les retraites, ne participeent pas au financement des retraites. Après, ça n'est pas opposable à une vraie politique salariale, c'est en plus. D'accord. C'est comme les gratifications. D'accord. Mais je suis assez pour quand même l'intéressement et la partie je dans le golisme. C'est ça me plaisait bien ça cette idée de quand les entreprises marchent bien qu'elles mettent en plus des salaires euh cette participation et cet intéressement.
Et dans la distribution dans notre branche on est il y a il y a du bon et du moins bon mais on est une branche quand même chez Monoprix c'est 13 mois de salaire. Après Ah bon ? Pas chez vous. pas un monoprix. À part un monoprix. Oh ! Eh franchement franchement Monoprix, c'est pas non plus mon concurrent hein. Ils sont très chers. D'accord. Mais oh je me je me sers un peu. Ça s'appelle une balle perdue. Paf. Ah ouais ouais. Non, mais je reconnais que c'est pas la meilleure enseigne. Euh c'est
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Non, pour revenir, je pense qu'effectivement il y a deux leviers pour augmenter le va au moins deux leviers qui est une politique de revenu salariale, les retraites et cetera et de l'autre côté il y a une politique de prix. Les deux c'estes deux piliers de l'augmentation du pouvoir d'achat. C'est deux piliers du pouvoir l'augmentation du pouvoir d'achat. Moi, je suis euh sur le terrain très pragmatique. J'interpelle le politique sur les conditions d'augmentation de salaire. Moi, c'est mon intérêt même capitalistique aujourd'hui que les revenus augmentent. Vous comprenez ?
C'est c'est je le dis peut-être mal mais vous le comprenez bien, en intérêt d'entreprise, c'est qu'il y a plus de pouvoirs d'achat, plus de monde dans les magasins et cetera. Mais d'un point de vue social, c'est quand même le politique qui a la clé des conditions de l'augmentation de ses salaires. Donc quand il sera président, il faudra qu'il trouve une solution, hein. Et moi aujourd'hui ce qui le cœur de ma bataille à moi c'est dans les magasins, c'est concret, c'est d'essayer de rendre toute c nouvelles économies plus vertueuse, plus décarbonée, plus écologiquement compliqué à produire et aussi pour pas laisser tout en en partir dans les pays de l'Est ou en Asie.
Il faut bien euh aujourd'hui que sur le terrain dans les conditions d'incertitude qui sont les nôtres et bien on on soit un acteur de la transition énergétique, un acteur de l'écologie, de la décarbonation et cetera. Tout tous nos fournisseurs en profitent pour dire ça va coûter plus cher. Mon rôle c'est de faire en sorte que ça reste accessible. Donc le rôle de Fabien, c'est de travailler sur et et de tous les députés et sénateurs qui sont ici, les autres Fabiens aussi, c'est de faire évoluer le la législation sociale positivement. J'y ai intérêt, je veux bien accompagner et moi sur le terrain, mon combat prioritaire, c'est les prix.
Alors euh on a aujourd'hui en en France, on découvre les plateformes chinoises, on découvre la concurrence de TMU, de Chine, de Chine, je sais pas comment vous le prononcez. Ouais. Chine. En fait, on dit les Chinois, on dit les produits de merde, on dit les bas de gamme, mais en fait au-delà de ce qui est dit, c'est quand même des des produits qui nous arrivent qui n'ont pas dont les taxes dont les conditions d'arrivée n'ont pas été négociées. Ça, il y a pas eu de négociation particulière entre la France et la Chine sur ces produits-là.
Ce sont des conditions, des produits qui ne respectent pas et s'il ne respectent pas les normes françaises, je c'est pas Michel Édouard Leclerc qui doit les sortir du marché. C'est quand même la direction des fraudes, c'est quand même l'administration et si il respecte pas les normes écologiques, soit on leur fait payer, soit on les sort du marché. Et donc c'est un vrai sujet. Euh ce sont des commerçants, c'est pas à moi commerçant de critiquer l'autre commerçant, c'est au consommateur de choisir. Mais les conditions aujourd'hui de la concurrence, elles ne sont pas réunies, je trouve. Pardon, monsieur Rous, est-ce qu'elles sont réunies ? C'était une question que je voulais vous poser.
Comment bien manger ? Comment bien se vêtir avec des aliments, avec des produits qui sont socialement et environnentalement de de qualité. Là-dessus, vous portez en tant que distributeur aussi une responsabilité sur la qualité des produits que vous vendez dans vos grandes surface. Absolument. Et donc moi, je vends je je dois être jugé sur ce que je fais, mais là on élargit la l'analyse à des nouveaux acteurs qui ne sont pas français sur lequel euh l'administration française, je sais pas quel est le son pouvoir et donc au moins son premier pouvoir, c'est au niveau européen de demander un niveau pour pour qu'il y ait pas de distorsion de concurrence par rapport à nos producteurs.
C'est vrai pour Mercours, c'est vrai pour les les produits d'importation non alimentaire. Pour qu'il y ait pas de distorsion de concurrence, il faut bien qu'il y ait une autorité publique qui la juge, qui dise la norme et qui fasse appliquer à l'étranger ce que moi je ne sais pas faire. Je n'ai pas le pouvoir de ça. Quel contrôle Fabien ? Avant de parler de contrôle, je dirais que pour bien manger, pour bien se vêtir, pour avoir accès à des bons produits, faut avoir un bon pouvoir d'achat, un bon salaire, une bonne retraite.
la base déjà c'est si on n pas de sous effectivement on se retourne vers les prix les plus bas et parfois vers du bas de gamme et parfois avec des produits de basse qualité pas bon y compris écologiquement et qui respecte pas des normes sociales et environnementales. Donc ça passe d'abord par une relance du pouvoir d'achat. Je suis désolé, c'est la base, mais pour nous, l'augmentation des salaires et des retraites, c'est la première chose à faire pour permettre à chacun de de d'apporter une contribution au climat, à la production française, à l'agriculture française et cetera. La deuxième chose, c'est bien sûr de produire en France.
Donc c'est la question de la production parce que si on augmente demain fortement les salaires mais qu'avec ces bon salair vous allez acheter demain du bœuf argentin, des machines à laver sud-coréennes, des télés chinoises, ça sert à rien. On fait pas travailler le peuple. Donc en même temps qu'il faut relancer le pouvoir d'achat, en même temps, il faut relancer la production et produire en France ce que nous consommons en France. Ça c'est la deuxième base sinon ça marche pas.
Et enfin alors moi aussi j'entends parler de Shine et TMU avec des ministres de ce gouvernement qui disent enfin là il y en a plus de gouvernement avant qui dit "C'est honteux les Chinois nous envahissent." Ah le péril jaune. Puis moi, ils viennent de me voir, il dit "hm chez vos camarades, qu'est-ce que vous faites ?" Mais là, je leur dis, "Non mais dites donc, non mais dites donc, c'est qui qui a signé tous les traités de libre échange avec la Chine, avec l'Argentine, avec le Brésil, avec tous ces pays qui nous envahissent de leurs produits ?
Ce sont eux qui ont signé les traités de libre échange et qui fait qu'aujourd'hui on est envahi de tous ces produits et il faudrait donc qu'on les taxe et que l'on rende responsable les consommateurs de les utiliser. Et il y a là une incohérence que je combat justement.
Et donc si on veut protéger notre économie, si on veut que les gens aient accès à des produits sains, qu'ils mangent sainement, qu'il puisse se vêtir avec des produits que des vêtements qui ont été conçus euh de bonne manière et plutôt en France, il faut de l'argent et il faut surtout que ce soit produit ici et enfin mettre en cause tous les traités de libre échange qui ont fait que la mondialisation de l'économie aujourd'hui est un non sens quand on défend la planète. Et quand on défend la production, vous partagez Michel ?
Non non, je le le problème que je vois c'est en fait Fabien le dit brillamment mais les agriculteurs qui me demandent de ne pas importer sont aussi des agriculteurs qui demandent d'exporter. Et donc je ne sais pas si ça se traduit par un traité de libre échange, mais il faut quand même une négociation. Je veux dire aujourd'hui les des agriculteurs viennent dans les magasins pour dire pas de tomate marocaine ou pas de fraise marocaine. Je comprends. Mais en même temps, l'invité du Salon de l'agriculture, c'était le Maroc. D'accord. Et on a signé un traité, c'est pas des élites parisiennes qui l'ont signé, qui s'appelle tomate contre céréales ou céréales contre tomates, tu vois.
Donc ce que je veux dire, c'est que tu vois, on va avoir un vrai débat. Ce que je veux dire, c'est que les corporations, les métiers doivent dire aussi ce qu'ils veulent quoi. D'un côté, on veut exporter et de l'autre côté, on veut pas importer. Donc je pense que c'est une ego. Alors, il faut créer un rapport de force. Mais en même temps, il faut trouver la bonne et tu peux et tu peux pas balayer en disant on nimporte pas quoi. Je suis d'accord avec toi.
et entre des accords de libre échange qui organisent la concurrence, qui tirent par le bas les salaires des normes sociales et environnemental et des accords de coopération qui respectent les travailleurs des deux pays, qui respectent le vivant, qui respectent la nature et des normes sociales élevées. Et bien, il y a toute une différence et ça c'est ce qu'un pays, une nation doit promouvoir d'abord. Et par exemple, on peut décider d'avoir des accords de coopération avec d'autres pays en y mettant des clauses miroirs, en ayant des contrôles, en ayant des exigences sur des normes sociales et environnementales. Ce qui ne se fait pas.
Et d'ailleurs, bien souvent, bien souvent, on tire par le bas les normes sociales et environnementales. Je vais faire une petite digression sur la loi du plomb. La loi du plomb, ça m'a beaucoup amusé cet été. La loi du plomb. La loi du plomb qui avait pour projet de rétablir un pesticide l'accamépride pour produire des noisettes et des betteraves en France. Et bien sûr, les gens, les hommes, les femmes, les jeunes se sont levés d'un seul tenant pour signer une pétition des demandant l'abrogation de cette loi et demandant surtout que l'on ne rétablisse pas cette ce pesticide.
Mais je me suis rendu compte en débattant avec nos concitoyens, avec les Français que beaucoup ne savaient pas que cet asset pride, ce pesticide, il est déjà interdit en France depuis 2018. On ne l'utilise pas en France et donc nos agriculteurs aujourd'hui produisent des noisettes et des betteraves de qualité. ce qu'il demandait, ce que proposait Duplomb, c'était de le réintroduire pour être à égalité avec tous les pays de l'Union européenne qui eux l'utilisent. Et donc ce que nous devons demander, c'est que ce pesticide ne soit pas utilisé mais que tous les pays qui l'utilisent n'envoient plus leur cochonnerie dans notre pays.
Nous ne voulons pas de noisettes qui viennent de Turquie, d'Espagne ou d'Allemagne pourri par la cétamide. On veut manger des noisettes françaises. Alors alors alors quand on signe la loi du plomb, je vous le dis à vous toutes et vous tous, on mange pas de crêpe au Nutella parce que dedans il y en a plein de pesticides. On mange de la pâte à tartiner française et là vous allez et là vous avez un geste pour l'environnement et pour la production nationale. C'est un exemple concret que on doit mener des combats de ce type, mais il faut être cohérent dans tous les gestes de la vie quotidienne. Et c'est pour cela que j'ai fait ma recette de pain perdu pendant mes vacances.
Oui, je l'ai fait mais parce que je voulais faire un petit clin d'œil aux producteurs de betteres sucères de ma région qui produisent des betteraves sucrières pour faire de la gervoise et ces betteraves depuis 5 ans ne contiennent plus ce pesticide et donc ils ont besoin d'être soutenus donc manger du pain perdu. Voilà.
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Bien sûr vous pouvez répondre. Donc euh tu as utilisé le mot clause de réciprocité, clause miroir. Clause miroir. Donc j'achète ça pas cher hein mais j'achète. OK. La, je je pense que de toute façon, on reviendra pas en arrière. Les jeunes générations veulent manger et acheter des produits de meilleure qualité, plus vertueux pour l'environnement et cetera. Il y a des résistances aux motcologie parce que c'est aussi un parti politique parce que c'est des grandes gueules parce que c'est des injonctions. Chaque métier déjà pris dans la révolution numérique, le digital et tout se retrouve avec des nouvelles injonctions comme on dit. Mais on reviendra pas en arrière.
Et je vais vous dire, je je vous fais une annonce. Je suis persuadé que dans les 5 8 ans qui viennent, on ne boira plus de l'eau en bouteille. D'accord ? trimballer de l'eau à travers toute la France pour les faire revenir en camion vide. Je suis persuadé que c'est l'euro du robinet, c'est l'eau avec des filtres peut-être qui va y avoir et donc versus les pesticides, versus tous les traitements, les les les traces de plastique aujourd'hui comment tu dis les pifac pface. En fait, ce qu'il faut que nos élus locaux, que nos gestionnaires de territoire se rendent compte qu'on va on est responsable de l'eau du sous-sol, que ce soit des distributeurs, des producteurs, des transporteurs.
Et donc de toute façon, la question elle va être posée par la jeune génération qui va exiger de nous d'abord l'information. L'information. Est-ce que ce produit euh produit trop de carbone ? Est-ce qu'il est il y a trop de pesticides, pas de pesticides ? Ça c'est je pense que ça revient, il faut que chaque profession s'adapte à ça. Et la deuxième chose c'est que au niveau de nos territoires, la gestion de l'eau, la gestion d'une eau de qualité, la gestion de l'eau du robinet, elle va être prépondérante. Elle va être prépondérante.
Et donc si on ne veut pas entendre parler d'écologie professionnellement parce que c'est une contrainte, sanitairement, du point de vue de la santé de chacun, ça va s'imposer. Oui, j'allais juste me permettre de vous reprendre un petit peu sur le terme d'écologie. L'écologie, c'est pas un gros mot, c'est une véritable préoccupation aujourd'hui qui est très lié d'ailleurs aux vêtements que l'on porte, à ce que l'on met dans son assiette, à ce que l'on mange tous les jours. Fabien Rousel avait beaucoup insisté sur tout le monde a le droit de bien manger, de manger bon et effectivement ça ça a un coup.
Et je reviens, j'insiste vraiment sur cette question sur comment à un moment donné respecter l'ensemble du processus, l'ensemble de la chaîne, à la fois le consommateur ou la consommatrice pour pas qu'il paye des prix absolument exorbitants, mais également des producteurs parce qu'on sait que eux aussi sont confrontés à l'explosion à l'explosion des coûts. Je pense notamment aux paysans. Alors, d'abord première chose, faut être informé sur le produit. D'accord. Est-ce que vous me permettez est-ce que tu me permets juste ce cette petite fenêtre personnelle aujourd'hui dans mon Je suis plus patron de l'exécutif de Leclerc, j'ai 74 ans.
J'ai il y a des genunaux qui demandent de continuer le le combat et c'est très bien comme ça. Et par contre en tant qu'influenceur interne, tous nos toutes nos marques imposent le Nutriscore. Toutes nos marques mettent origine info. Les quatre principaux ingrédients d'un produit, ils disent d'où ils viennent. Toutes nos marques vont afficher leur poids carbone. Les consommateurs savent pas encore le lire mais ça va venir et nous ça nous oblige que ce soir. Et tout les 7000 marques de distributeurs de Leclerc affichent leur poids carbone et à partir de l'année prochaine, on fait la même chose sur tout le nonalimentaire et on va le faire progressivement.
faut qu'on trouve les bons labels et que ce soit lisible et que ce soit pas non plus noyé une information qui noit le consommateur. Donc ça c'est un engagement personnel qui va je pense dans ce sens-là. Euh après, je pense que ceux qui vendent très cher sont pas ceux qui rémunèrent le mieux les producteurs. D'accord. Moi, la centrale d'achat de Monoprix, enfin Monoprix était 30 parce que maintenant aujourd'hui c'est un groupe qui se porte mal. Enfin en tout cas c'était Monoprix Casino, ça se portait mal. et il vendait 30 % plus cher que nous, mais ils achetaient pas plus cher le paysan. D'accord. Donc je suis pas contre euh enfin c'est plus un débat là.
Est-ce que tu es d'accord pour qu'il y ait des des prix minimum par exemple dans les négociations comme le demande la confédération paysane ou est-ce que tu penses que c'est par un investissement de chaque distributeur qu'on doit garantir la rémunération des agriculteurs ? Comment tu vois le truc ? Et bien, on a travaillé dessus notamment avec André Chasseigne qui a notamment André Chassigne qui a beaucoup défendu le monde paysan et le monde agricole et le la proposition que nous portons pour préserver nos agriculteurs et leur permettre de vivre de leur travail d'abord c'est ça c'est leur garantir un un revenu un revenu minimum qui puisse vivre de leur production.
Sinon, il y a aucun jeune qui va avoir envie de travailler dans les champs et cultiver, élevé et cetera. Il faut leur garantir un revenu. Donc, nous disons que l'État doit intervenir pour là on narrive pas à se mettre d'accord, mettre en place des prix planchés, des prix minimum. C'est-à-dire que on n pas le droit de vendre à perte. Les producteurs, les paysans ne devraient pas avoir le droit de vendre en dessous de ce que ça leur coûte. Et donc l'État doit être là pour garantir un prix qui correspond au prix de production mais aussi qui leur permet d'avoir un salaire. Ça c'est la première chose. Des prix planchés, il en faut.
La deuxième chose, c'est qu'entre le prix que de que l'agriculteur va vendre à un distributeur et le prix que moi je vais l'acheter, des fois, il y a une bascule qui est énorme. Le kilo de tomate, le producteur, l'agriculteur va le vendre 45 centimes et on va le retrouver à Leclerc à 2 € 2,50 € 4 € à monoprix. Oh la vache ! C'est vraiment très très cher. Oui mais c'est Monoprix Paris chez vous c'est très très cher. Et donc vo à Leclerc Saintamand allez 2 € 2,50 € ça tu band des tomates. Les grosses tomates de Crimé c'est très très cher. La tomate grappe 2 € 2,50 € mais elle a été achetée. Je je confirme qu'il fait ses courses. Je fais mes courses à Lecler avec ma chérie.
Et donc quand il y a une augmentation de ce tarif, c'est normal. Il y a des personnes qui sont intervenues entre deux et là je parle pas d'un produit transformé, je parle de la tomate. Ce que nous proposons nous, c'est que cette valeur ajoutée, cette différence de prix et bien elle soit justement et équablement répartie de l'agriculteur jusqu'au distributeur. C'est-à-dire que s'il y a eu 100 entre le prix de base et le prix dans le consommateur et bien ces 100 doivent être justement réparti entre chaque phase de la distribution du produit. C'est ce que l'on appelle le coefficient multiplicateur.
On a mis ça en place après guerre et ça a marché pour garantir à chacun d'avoir des prix pour travailler et des prix pas trop chers pour les consommateurs. On a su faire ça quand la France était au plus bas, quand la France était en ruine. Aujourd'hui, la France a les moyens, elle est riche et elle peut mettre ça en place en travaillant filière par filière avec les producteurs, les distributeurs et même l'industrie agroalimentaire quand il s'agit de produits transformés. Partageons la valeur azoutée, partageons la richesse et que chacun en prenne sa part tout simplement. C'est c'est le coefficient multiplicateur. Alors et donc tu pourras tu auras ta part. Ah ouaisas.
Je veux bien partager mais tu vois, tu es un mec vachement plus jeune que moi et tu sais pas que les producteurs ont demander de sortir de ce système-là du temps de mon père même, tu vois. et parce que ça créé justement un peu comme pour les salaires un effet de de prix minimum et donc de prix moyen. Donc je ne me rappelle plus comment ça fonctionnait ce coefficient multiplicateur mais en fait les producteurs sont assez opposés à cette à cette à ça en fait c'est assez contradictoire. Je comprends intellectuellement ce que tu veux faire mais c'est eux qui ne le veulent pas. Alors, d'un autre côté, euh le le en je ne sais pas la solution.
Alors, je vais te dire, les producteurs, les les paysans, ils disent pas qu'ils n'en veulent pas. Ouais. Ils disent quand on arrive à se mettre d'accord sur les prix, c'est pas la peine que l'État intervienne et la filière sait s'organiser et on sait s'arranger entre nous. Par contre, il demande que l'État intervienne quand ils se font voler et qu' vendent à perte. Et c'est là où on peut mettre en place un coefficient multiplicateur pour garantir un prix et une juste répartition de la valeur ajoutée. Ça veut dire qu'on peut y mettre de la souplesse.
On n'est pas obligé de le faire à l'ancienne de manière dirigée et pour tout le monde, mais on peut le faire quand la profession nous le demande et quand il y a besoin pour protéger une filière. D'abord OK. de la souplesse, de la soupling. Oui, c'est bien. La réalité c'est que la loi égalime, elle devait produire ça et en fait ce sont les multinationales de l'agroalimentaire qui bénéficient de cette protection et elle nous est applicable à nous alors qu'on n'est pas le plus gros acheteur de l'agriculture française. C'est pas applicable à ce qui est vendu à Ringis et c'est pas applicable dans la restauration. La restauration est un des plus gros acheteurs.
La restauration collective est un des plus enfin la restauration en général, la restauration hors foyer est un des plus gros acheteurs de produits agricoles. Si la réglementation ne porte que sur les produits transformés, pas sur les produits agricoles et que dans les supermarchés, ça peut pas marcher. Donc on peut débattre entre nous. De toute façon, aujourd'hui le système est assez pervers. Bon, on va le retricoter mais on est d'accord là-dessus et sur la loi égalime. On a partagé des points de vue à peu près similaires. Alors, on me fait signe que le débat touche à sa fin. Je voulais pourtant vous poser une question sur le travail sur la revalorisation salariale.
Est-ce que c'est pas finalement aussi remettre au cœur de nos sociétés et valoriser ce qu'est le travail ? et on me dit qu'on risque d'être très court. On a commencé une première question sur votre constat sur votre constat. Oui, mais il y a il y a le reste du programme Michel Eddouard Leclerc en jeu de la musique après. Ah bah après il y a plein plein plein d'autres choses et durant tout mais vous avez le droit de revenir demain aussi hein. Euh mais la première question portait finalement sur le constat que vous faites de la de la situation sociale et économique. Un constat assez assez négatif. Peut-être pour une dernière question.
Euh quelle solution apporter euh immédiatement et à plus long terme à cette situation de crise de régime, de crise sociale, de crise économique, de de crise politique ? Et et et ne dites pas "Mais moi, je ne suis pas un politique parce que vous faites beaucoup de politique Michel Edouard." Et là, on a combien de temps ? Alors là, vous avez entre tous les deux parce que là s'il faut aborder toutes les crises, voilà, on fait moi je vais dire je vais aller je vous avez chacun au moins 5 minutes.
Non mais demain demain euh justement à 11h30 ici je fais je tiendrai meeting pour parler justement comment on peut sortir de la crise en est et d'offrir des perspectives aux Français, à nos concitoyens, nos concitoyennes. un mot sur le débat qu'on a et sur le travail. Nous disons nous au Parti communiste français que le travail au sens noble du terme est essentiel pour rebâtir la société, la République, pour vivre ensemble, pour faire nation, mais le travail en lui redonnant du sens, le travail qui nous émancipe, le travail débarrassé de ces systèmes d'exploitation et de domination, le travail qui permet que les femmes et les hommes gagnent le même salaire et ne sont pas discriminés.
un travail où quand on va au travail, on sait pourquoi on y va, on sait ce que l'on produit, on sait ce que l'on fait et on nous fait confiance dans ce que l'on dans dans le dans le travail que nous avons tous ensemble. Ça c'est pour ça que pour moi c'est un projet de société parce que ça nous permet de répondre à tous les défis que nous avons devant nous. Il va falloir produire plus. Mais c'est pas du productivisme. Il y a aujourd'hui beaucoup de gens qui cherchent du travail qui ne demandent que ça de pouvoir vivre de leur travail avec un bon salaire. Donc nous pouvons produire plus en France, réindustrialiser le pays, faire la transition écologique, investir dans les services public.
Il y a tellement besoin d'infirmières, de soignants, de de d'enseignants, de chercheurs. Il y a tellement de jeunes qui veulent travailler dans toutes ces professions. Offronsl offrons-leur des perspectives. Et puis il y a des expériences qui fonctionnent et qui montrent que l'on peut faire tourner une activité, une entreprise sans être obnubilé par la rentabilité. Je pense aux coopératives par exemple et j'ai une coopérative qui me vient en tête, c'est les 136 qui font du thé et qui se sont battu pendant 1336 jours et qui ont créé leur propre coopérative. Et bien, mais ils sont géniaux. Ils se réunissent entre eux.
Ils décident ensemble une fois par an dans leur assemblée générale comment ils vont organiser la direction de l'entreprise, là où ils vont investir, comment ils répartissent les bénéfices, est-ce qu'ils vont augmenter les salaires, est-ce que c'est possible ? Ils le décident ensemble, il se respectent et il n'y a pas d'actionnaire au-dessus qui se gavent et qui leur demandent toujours de bosser plus sans savoir pourquoi. Et bien ce modèle là, c'est un modèle que l'on devrait promouvoir beaucoup plus. Il respecte l'être humain, il respecte l'activité professionnelle, il respecte l'entreprise, il crée des richesses, il ne crache pas justement sur le fait d'en créer.
Et c'est un système qu'on devrait promouvoir et d'ailleurs, je crois que 1336 est aussi vendu dans les magasins Leclerc. Tu devrais leur faire un peu de pub et les mettre en tête de gondole de temps en temps. Ça leur fera du bien à nos amis de 1336. Voilà ce que je pense moi de cette question. Je je si vous voulez bien, moi je je suis venu ici à l'invitation de Fabien. C'est lui qui je lui donne la fin. Enfin, c'est Je suis très heureux d'être là à débattre avec lui. Je veux vous dire euh beaucoup de gens autour de moi, je suis sûr, ne comprennent pas pourquoi je suis venu débattre ici à la fête de Luma euh derrière le MDEF et tout ça.
En fait, moi la rencontre avec Fabien, c'est quelque chose qui m'a vachement positivement cétait ça comptait pour moi. Ça fait j'ai 45 ans de vie professionnelle. J'ai rencontré toute une génération politique avec qui c'était facile de parler. Depuis 5 6 ans, je ne connais pas mes ministres. Je ne connais je les ai rencontré une fois, je connais peu l'Assemblée nationale. Fabien, il a pris son téléphone, il m'a invité à venir, il a pris des notes, on a discuté, on a dit nos différences. Voilà. Et donc, je voulais lui rendre euh la société est tellement fracturée, la société française est tellement euh euh cassé que c'est très important de renouer le dialogue.
Et vous voyez, moi j'ai du plaisir, j'ai sincèrement d'être avec un homme politique qui dit sa différence, qui dit le dit avec force et on a besoin de ça et c'est en tant que citoyen, je pense pas comme lui, je vote pas comme lui mais j'apprécie cette manière de recevoir et de dialoguer. Merci. Merci beaucoup à nos deux débatteurs. Je vous rassure Michel Édouard Leclerc, vous n'êtes pas le seul patron ici à la fête de l'humanité puisque Patrick Martin débattait avec Fabien Guayet et ça a dû beaucoup discuter des 211 milliards d'aide aux entreprises sans aucune contrepartie. Donc merci à Fabien Roussell, merci à Michel Édouard Leclerc, merci à vous chers public.
Sans vous il y a pas de fête de l'humanité. Merci à ceux qui nous ont suivi à distance et vous retrouverez de larges extraits de ce débat. dans les colonnes de l'humanité. Merci à vous. Bonne fête.