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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 janvier 2026 26 min

Budget : le gouvernement contraint d'utiliser le 49.3 ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, on est ravi de vous retrouver pour ce premier numéro de Parlement hebbdo de 2026. On vous souhaite une très belle année et on va continuer à vous faire vivre les temps forts de l'actualité au Parlement. Oui, comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.

Vous connaissez la formule aujourd'hui, François Jolivet. Bonjour. Bonjour, vous êtes député de l'Inde, du [musique] groupe Horizon, le parti d'Édouard Philippe.

Vous allez débattre avec Guillaume Gontard. Bonjour. Président du groupe écologiste au Sénat.

Vous débatterez du budget puisque les députés ont repris l'examen du projet de loi de finances 2026 après l'échec des débats en [musique] fin d'année dernière. Un accord semble toujours loin et le gouvernement pourrait décider d'utiliser l'article 493. Quelle réponse européenne face aux menaces impérialistes de Donald Trump après la capture du président vénézuélien par l'armée américaine et les États-Unis qui menacent d'annexer le Groenland par la force s'il le faut.

Mais d'abord le budget 2026 c'est reparti à l'Assemblée nationale le sujet d'Elsa Mondingava. Un budget d'ici la fin du mois de janvier c'est l'objectif du gouvernement. Certains députés commencent à s'impatienter et ont bien leur petite idée pour accélérer les débats.

Le monde tourne vite. Nous n'avons pas le temps de tergiverser. Dans ce contexte, monsieur le Premier ministre, nous vous demandons sans délai de pouvoir déclencher l'article 493 de la Constitution pour doter le pays en budget.

En coulisse, les socialistes se disent prêts à accepter un 493 négocié avec le gouvernement maisant perd pour l'instant leur position publique. On nous parle souvent du 493, mais je c'est le 493 n'est pas une arme entre les mains du groupe socialiste. On n pas de position de principe sur le 493, on a une position de principe sur le budget que s'il y a un 493 et qu'on ne le vote pas, faut qu'il y ait comme il y a eu la dernière fois une forme de pacte de non censure mais qui inclut des avancées significatifs.

L'utilisation du 493 inéluctable. L'option ne semble plus tabou pour le gouvernement, mais la ministre des comptes publics veut d'abord parler du fond. Les enjeux de méthode 1 appartiennent au gouvernement.

Deux, ils appartiennent à un temps qui n'est pas le temps du début du débat mais la plutôt de la fin du débat. Et 3, ils ne peuvent pas être posés en anticipation d'un enjeu de fond. Si vous n'avez pas d'accord politique, si vous n'avez pas stabilisé au fond le contenu des polies publiques que vous soutenez, des économies que vous allez faire, la manière dont vous allez réduire le déficit, de l'équilibre fiscal, mais vous pouvezir tous les articles de la Constitution.

Si à la fin ce qui se passe et vous avez toujours pas de budget et qu'en plus vous avez un gouvernement qui tombe, je ne vois pas très bien en quoi ça aide le pays. Après un passage en commission, les débats sur le budget reprennent dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale mardi après-midi. François Jolivé, compte tenu de l'urgence, la France n'a toujours pas de budget voté en en bonne et du forme.

Est-ce que les députés vont être responsables et vont accepter de faire des compromis pour trouver un accord sur ce budget ? Écoutez, les forces politiques en présence montrent et les déclarations de chacun d'entre elles montrent que un accord semble difficile. Ça veut donc dire que on peut sans doute que travailler un accord de non censure si nous devons passer par un 493.

Parce qu'aujourd'hui, force de constater queune France sans budget, ça va avoir des implications sur le terrain. Les collectivités territoriales dont monsieur le sénateur est le représentant dans son département l'ISER. Bien évidemment, DETR décile les toutes les décisions discrétionnaires de l'État ne peuvent pas être prises.

Les aides accordées aux entreprises, personne ne pourra les prendre. Et puis on ne parlera pas du budget de la défense dans un contexte international plus que tourmenté et inquiétant. Guillaume Grantard, vous êtes d'accord, un accord politique est impossible actuellement avec notamment le bloc central pour donner un budget au pays.

Je pense qu'il faut déjà peut-être repartir de de du pourquoi pourquoi on est dans cette situation là ? parce que c'est on a toujours l'impression que ça nous tombe du ciel, que il faut faire des économies très rapidement, qu'il faut passer sous la barre des 5 % de déficit, mais on a quand même 1000 milliards de de de dettes, elles ne sont pas tombées du ciel. Je veux dire, c'est toute une politique qui a été mise en place depuis 8 ans avec Édouard Philippe et puis d'autres d'autres Premier ministres, il y en a eu un certain nombre et on essayait de nous dire que en fait il faudrait poursuivre cette même politique et c'est bien ça le problème.

C'estàd qu'on a une politique qui nous a mis dans le trou et on voudrait coûte que coûte continuer cette politique et c'est la mission qui a été donnée par le président de la République à Sébastien Lecnu. Et c'est pour ça qu'on arrive dans cette situation. C'est pour ça que le budget euh une seule personne a voté le budget à l'Assemblée nationale parce que il n'y a pas de majorité, parce qu'il n'y a pas de ligne politique, parce qu'il n'y a pas de prise de conscience qu'il faut changer de politique et qu'il faut mettre en place de la justice fiscale qui permettra justement de rassembler du monde.

Alors en tout cas au groupe Horizon, vous demandez d'utiliser sans délai le 49 mois pour pour passer en en force sur le budget. Mais donc vous admettez qu'il y a un risque de censure. Ben c'est bah à partir du moment où il y a un 493, il y a un risque de censure.

Mais je voudrais dire à à mon collègue parlementaire que la copie de l'Assemblée nationale qui était celle du gouvernement puisque le budget n'a pas été adopté euh avait un déficit à 4,9, il est revenu euh avec un déficit de 5,4 et que les 1000 milliards dont vous parlez monsieur, il y en a quand même 400 qui sont liés à la période Covid et ensuite la France emprunté de manière régulière 100 milliards par an. Donc en fait il y a rien de pire, il y a rien de mieux. Non, c'est pour ça qu'on s'est avé le Covid.

Voilà. Non mais non mais voilà c'est c'est à l'une des événements tout dans la caricature parce qu'en fait non mais bien sûr qu'on assume mais mais on assume d'avoir payé les salariés du secteur privé. Oui.

Pendant la période Covid on l'assume. D'autres pays s'en sortent mieux. Donc ben je je pense qu'il va mieux être français qu'anglais ou allemand espagnol ou portugais.

Mais monsieur Jolet, est-ce que votre camp doit faire quand même des concessions, des inflexions par rapport à la politique budgétaire qui a été mise en place ces dernières années pour trouver un accord avec la gauche ? Je fais partie de de d'un d'un parti politique où mon président considère qu'il souhaite la stabilité. H donc évidemment que nous aurons un budget.

Nous aurons un budget et vous avez des députés horizon qui ont voté d'ailleurs le PLFSS. D'autres se sont abstenus à ma connaissance, il y a pas de contre. Donc voilà, nous ce qu'on souhaite c'est donner un budget à la France et de faire en sorte qu'en 2027 les grands combats politiques interviennent. 493 avec accord de non censure.

Est-ce que c'est négociable pour les écologistes ? Et si oui, à quelles conditions ? La question c'est pas négociable.

Déjà le 493, c'est la décision du premier ministre. Pour l'instant, de toute façon, on est on est sur un budget qui n'est qui n'est pas acceptable. Monsieur le député me me parlait justement des collectivités. la copie du gouvernement avant passage au Sénat, mais en tout cas, c'était 5 milliards euh de moins pour les collectivités, c'est-à-dire justement sur la DETR, sur le fond vert, sur ce qui permet justement aux collectivités de mettre en place leur politique euh publique, de palier justement aux défaillances de l'État sur les services publics, de palier aux défaillances de l'État sur bah les questions notamment de rénovation thermique, de transition écologique qui sont des politiques d'avenir.

Et si on coupe ça et donc on est face à un budget pour nous qui n'est absolument pas un budget d'avenir, qui n'est absolument pas acceptable en l'état et dans le moment où on est avec le système de l'entonoir, de toute façon, je dirais, on ne peut plus rien faire. Donc que le premier ministre prenne ses responsabilités, mais nous on n'acceptera pas un budget de cette manière-là. On entend les socialistes qui sont prêts à négocier, à faire quand même évoluer vers un pacte de non censure après 493.

Est-ce que les écologistes peuvent l'envisager ? et les écologistes, on a toujours été clair. On a été à toutes les réunions, on a fait des propositions, on a travaillé avec en réunion avec le Premier ministre et c'est très bien notre ligne à un moment donné forcé de constater que le compte que le compte n'y est pas en terme de de justice fiscale qui est quand même la base, d'aller chercher des recettes, aller chercher des recettes.

Est-ce que nous avons pas besoin aujourd'hui de recette quand on voit l'état de nos services publics, quand on voit justement la position de de nos collectivité territoriales, on a besoin de recettes supplémentaires. On a voilà, on nous dit ce n'est pas possible, on ne voudra pas aller dans cette orientation et tout simplement on ne veut pas changer de politique. Et c'est ça tout le problème.

Il y a quand même une mesure qui est proposée par le gouvernement qui est au cœur de la négociation, la hausse de l'impôt des sur les sociétés pour les grandes entreprises qui ont réalisé des bénéfices. La gauche, on espère au moins 8 milliards. à droite au maximum 4 milliards.

Est-ce qu'on peut pas trouver un juste milieu sur cette par que le juste milieu pourrait être de 6 milliards ? Je pense que le groupe horizon indépendant ne s'opposera pas à cela puisque ça concerne que les grosses très grosses entreprises. Donc ce qui veut donc dire que les compromis sont possibles.

Euh pour revenir sur le débat des collectivités puisque je suis un élu municipal depuis 31 ans encore et et ma pendant 23 ans. Je je voudrais dire à à mon collègue que moi je n'ai jamais vu une actualisation des valeurs locatives et collectivités locales qui avait donné 13 % de recette de plus à une commune sans qu'elles augment elle augmente ses taux. et l'inflation elle a baissé mais les augmentations sont acquises.

Je ne dis pas que les collectivités sont toutes en bonne santé. Si on parle de département, je peux dire que oui. Voilà, je peux dire que les départements les départements mais mais pour autant pour autant les collectivités territoriales et je les défends tout le temps, elles font partie aussi du monde dans lequel on vit et leur premier partenaire c'est l'État.

Alors, restons restons sur l'effort des grandes entreprises. Vous dites François Jolivet, un juste milieu, un compromis est possible sur cette hausse de l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises qui ont réalisé des bénéfices. Ça pourrait aller dans le bon sens Guillaume Gontard, une hausse de 6 milliards d'euros, des recettes en plus pour l'état.

Faut toujours voir de de quoi on part. C'était une disposition de Michel Barnier, donc de l'année dernière hein, c'était 8 milliards. C'est ce qu'on avait hein, de de contribution exceptionnelle.

Et d'ailleurs ce qui était prévu, c'est que cette contribution exceptionnelle soit sur cette deuxème année par moitié. Donc 4 milliards. Donc en fait, on gagne rien.

Je veux dire, on est juste sur la situation euh de l'année dernière. Donc oui, évidemment que c'est un minimum. Évidemment et que c'est vrai que c'est au Sénat d'ailleurs avec la majorité LR qui a supprimé justement cette disposition.

Mais pour nous, c'était une base. Euh nous ce qu'on dit c'est comment on va chercher justement quand on met à contribution bah ceux qui ont pour parfois doubler doubler leur fortune à un moment donné. Je ne vois pas si on nous dit que la situation du pays est effectivement catastrophique, mais il faut mettre tout le monde à contribution et mettre notamment ceux qui s'en sont mieux sortis pendant cette période de crise, pendant le Covid.

Et c'est ça le le le vrai sujet et c'est cet except cette tension là qui peut effectivement réorienter un budget. Mais je dirais que hélas c'est un peu tard et c'est pas faute de l'avoir dit, c'est pas faute d'avoir fait des propositions. Vous chez Horizon, vous prenez une des baisses massives de la dépense publique.

Là encore, quel point d'accord peut-il y avoir avec la gauche ? renoncer par exemple à la suppression des 4000 postes d'enseignants. C'était ce qu'avait fait François Bairou pour éviter la censure.

Ça c'est possible. Je peux pas parler au nom des joueurs Philippe et de mon coup puisque ce sujet n'est pas venu au corps mais je peux vous donner mon opinion. Je pense que le groupe horizon et indépendant fera tout pour qu'il y ait un budget.

H h parce que la France en budget c'est encore pire. Et quand j'entends mon collègue sénateur je me dis bah oui il y en a pas assez. Il y en a pas assez.

Mais au bout du bout au bout du bout est-ce qu'on a un budget ou pas un budget pour la France ? Donc vous êtes prêt à faire des compromis. Évidemment qu'on sera prêt à faire des concessions.

Ce qu'on souhaite c'est la stabilité du pays. La stabilité du pays et de faire en sorte de ne pas bloquer les investissements publics et notamment des collectivités territorial qui aujourd'hui sur leur tranche 1 de toiture d'église n'arrivent pas à faire le clocher et les entreprises démontent les échafaudages parce que l'État ne peut pas notifier la subvention. C'est stupide.

Aujourd'hui, l'instabilité, elle est bien créée par ceux qui sont au pouvoir. Donc, je dire, faut pas inverser les choses. Je dire si on est dans cette situation là, encore une fois, c'est bien parce que ces politiques là ont été ont été menées et on ne peut pas accepter un budget en fait qui tire un trait sur toutes les politiques d'avenir.

Le fond vert divisé par 4 en 2 ans, c'est pas possible. Ben je veux dire, c'est ce qui permet de mettre la transition écologique, ce qui permet de mettre de la sobriété, ce qui permet de créer aussi notre indépendance notamment en matière énergétique. On va parler d'international, on va parler euh on a entendu le président de la République qui parle d'indépendance énergétique, parle de souveraineté alimentaire.

Et puis François Jev, on peut aussi rajouter que quand même ces derniers mois Édouard Philippe, dans votre camp, on n' pas eu l'impression que euh c'était le le camp de la stabilité, du soutien à la politique gouvernementale avec des menaces de ne pas voter le budget de la sécurité sociale, des demandes de départ du président de la République. C'est pas un souhait stabilité. Édouard Philippe Édouard Philippe s'est exprimé sur le sujet et je crois que vous plus je crois que vous n'entendez plus sur le sujet.

Il on va voir si le temps lui donne raison ou pas. En tous les cas, ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, nous n'avons pas de majorité et nous n'avons pas de Dieu dans un contexte international extrêmement tourmenté. Après, on va parler de monsieur Trump tout à l'heure.

Je pense qu'on a pas besoin de monsieur Trump pour mettre entre guillemets, vous me pardonnerez la vulgarité, l'expression, le bordel chez nous. On est très fort tout seul. On va parler juste d'une mesure avant de venir au contexte international.

En commission, euh les députés ont rétabli, vous avez rétabli l'indexation du barê, de l'impôt sur le revenu pour amortir le choc de la hausse des prix. Euh on peut trouver euh aussi un compromis sur cette mesure-là ? Mais en fait et c'est là où il y a un problème de méthode.

C'estàdire qu'on va pas aller euh on n plus dans ce temps-là. En fait, ce temps-là, il était il était justement sur la première lecture où là, il y avait il y avait bah il y avait des des Oui, il y avait des réelles orientations, des réels choix à faire et et on a posé on a fait nos propositions justement encore une fois de comment aller chercher de recettes supplémentaires pour justement investir dans les politiques d'avenir. C'était vraiment là le débat.

Le choix a été fait clairement par le Premier ministre euh par madame De Monchalin qui l'a réexpliqué euh par Bruno l'Escur euh de dire "Non, nous n'irons pas chercher Roland l'Escure, nous n'irons pas nous n'irons pas chercher de recettes de recettes supplémentaires à partir de là ça devient très compliqué. Donc après voilà, après c'est du petit bidouillage je dirais mais qui n'a hélas pas d'intérêt et donc à un moment donné bah oui que le premier ministre prenne ses responsabilités. Alors, second thème de débat, la situation internationale qui était au cœur des débats parlementaires cette semaine, notamment au Sénat après la capture du président vénézuélien Nicolas Madoro par les forces spéciales américaines et la menace de Donald Trump d'annexer le Groenland par la force s'il le faut.

Cécile Sou, peut-on se taire quand le droit international est piétiné ? Mercredi, lors des questions d'actualité, les sénateurs ont interpellé le Premier ministre après le coup de force de Donald Trump au Venezuela. Ils veulent comprendre pourquoi l'Europe a si peu réagi, mais aussi pourquoi Emmanuel Macron n'a pas directement condamné les violations du droit international.

La communiste Cécile Cuckerman demande au gouvernement une position claire. Comment exiger le respect de la souveraineté et de la charte des Nations- Unies si nous restons muettre ? La France va-t-elle condamner clairement l'intervention au Venezuela et l'arrestation de ses dirigeants ?

Le Premier ministre reconnaît que l'opération américaine n'a absolument pas respecté le droit international, mais selon lui, le changement de régime au Venezuela était souhaitable. C'est pas parce que tout est illégal et que rien ne va en matière de droit international qu'il faut pas se réjouir qu'un autre avenir soit possible pour le peuple vénésélien. Sébastien Lecnu s'est aussi engagé à organiser un débat au Parlement dans les 15 jours et je pense que le moment est venu d'aller plus loin dans la réflexion stratégique et plutôt que d'aller dans un simple constat, se poser aussi les bonnes questions de ce qu'il faut peut-être réorienter ou adapter dans les circonstances.

Aller plus loin dans la réflexion stratégique, Cédric Perin, le président de la commission des affaires étrangères au Sénat, espère que ce débat sera l'occasion de réfléchir à l'organisation de la défense européenne. Qu'il faut être capable de se réarmer industriellement, de se réarmer économiquement, de se réarmer militairement pour pouvoir peser, pour pouvoir exister à nouveau dans ce concert des nations pour nous qui sommes là au milieu et qui ne pesons plus grand-chose aujourd'hui. Encore faut-il pour Sébastien le cornu que les parlementaires oublient quelques instants leurs division politique pour se mettre d'accord sur les dossiers prioritaires.

Guillaume Gontard, on a entendu la gauche, notamment la gauche sénatoriale, critiquer la première réaction d'Emmanuel Macron à la capture de Nicolas Madoro par les forces spéciales américaines. Quand même, le départ d'un dictateur, on peut s'en réjouir pour le peuple vénézuélien. Mais moi je pense qu'il faut ce qui ce qui s'est passé est particulièrement particulièrement grave. inquiétant.

Euh, on voit un Donald Trump qui est capable de faire tout ce qu'il veut, n'importe quoi, et de s'extraire totalement du droit international. Mais à partir du moment où on s'extrait du droit international, bah c'est la porte ouverte à tous les impérialismes, à toutes les guerres. Euh et ce qu'on a besoin face à ça, c'est une parole forte, c'est une parole claire et en matière de diplomatie, le en même temps ne fonctionne pas. et euh la déclaration du président de la République telle qu'il l'a faite, ce n'est pas possible.

C'est un aveu de de faiblesse et du coup c'est une autorisation. Après, on peut penser tout ce qu'on veut du gouvernement de Caracas et cetera, peu importe, mais à ce moment-là, on va avoir du travail sur beaucoup d'autres d'autres pays. Euh le droit international, nous on a toujours été clair en tant qu'écologiste, on n pas de double standard et le droit international doit être doit être notre ligne, doit être notre cap, doit être notre boussole.

Euh sinon euh oui, on va vers un avenir très sombre. Hm. Justement François Jolvé, effectivement euh la position d'Emmanuel Macron a un peu dérouté tout le monde jusque dans son camp en saluant euh la chute de Maduro mais sans dire un mot de la méthode employée par Trump.

Est-ce que pour vous la position française est claire ? Je pense que le principe d'intangibilité des frontières a été violé et que c'est une atteinte au droit international. Après, je laisse lim le président de la République de ses propres réflexions et c'est vrai qu'on peut se réjouir peut-être pour le peuple vénézuélien qui fait plutôt la fête et qui a envie de la faire.

Donc et vous avez vu c'est la DEA qui intervenait et sous mandat de justice américain. Donc c'est un peu ouais c'est un peu surprenant. En revanche, en revanche, François Joliv considère que c'est une vraie atteinte au droit international mais que ça va bien avec ce kidnapping comme ça avec avec les déclarations du du président américain.

Je veux prendre le Groenland, les accords mondial du commerce, je m'assoie dessus et je vous mets 25 ou 30 % de taxes. On est dans la vraie politique et pas dans la politique du droit. Si vous voulez, en France, nous on est dans un truc assez fort, c'est que on peut mourir en ayant juridiquement raison.

Et bien les autres, ils s'y prennent autrement. Il va falloir qu'on se qu'on se remette en cause et monsieur Perin, président de la commission des affaires étrangères, a bien raison au Sénat. C'est-à-dire qu'il faut qu'on arrive à se mettre d'accord sur des dossiers prioritaires pour que la France existe et on s'aperçoit que notre grand pays de 67 millions d'habitants, il est tout petit et que si on arrive pas et si on narrive pas avec l'Union européenne à avoir des solutions communes et à sortir de la judéricisation qui nous enfonce, et bien parlons avec voix forte.

Guillaume Gard, une réaction. Ben, j'entends mais ça ça veut pas dire qu'il faut s'asseoir sur le droit international. Au contraire, au contraire.

La France à la fois à travers son histoire, à travers ses valeurs, doit justement et le pays qui doit fédérer et qui doit du coup fédérer au niveau européen. On voit bien la puissance américaine, on voit bien la puissance russe, on voit bien les Chinois. si à un moment donné l'Europe n'est pas en capacité justement de montrer à la fois sa force, mais c'est pas forcément c'est pas sa force militaire, sa force économique, mais tout sur son unité.

Et là, on attend le président de la République. Là, on l'attend justement sur sa capacité à fédérer justement au niveau européen une défense européenne, une stratégie européenne et une indépendance. Une indépendance par rapport aux États-Unis, une indépendance par rapport aux Russes et pour l'instant, on n'y est pas.

Et ça revient avec la question budgétaire. On apporte 86 % on a augmenté de 86 % nos importations d'engrais envers les Russes. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on donne plus d'argent aux Russes encore euh que à travers Ça vient beaucoup d'Inde, monsieur.

Bah, vous regardez les chiffres, mais en tout cas, on achète énormément d'engrais russes. On a besoin de cette indépendance. On a besoin de sa indépendance aussi sur le sur le numérique.

Comment on peut dépendre euh d'un ami de monsieur de monsieur de monsieur Trump euh sur les sur les satellites ? Ce n'est pas possible. Donc on doit travailler aussi sur notre indépendance numérique, sur nos renseignements et ça c'est indispensable.

Question sur le une question sur le Groenland puisque Emmuel Macron dit "Ne pas imaginer Donald Trump violer la souveraineté du Danemark dont fait partie le Grosland malgré les menaces d'annexion de Donald Trump. Est-ce qu'on n'est pas trop naïf ? Moi, je pense qu'aujourd'hui euh monsieur Trump Poutine et ainsi que le premier secrétaire du parti communiste chinoise que l'on appelle faussement président, sont s'assoit un peu à la technique de bismarque sur les chiffons de papier et que leur volonté c'est de grandir et d'affaiblir le premier marché mondial qui est celui de l'Europe.

Et si l'Europe ne se réveille pas et là on aurait un point commun ensemble, monsieur. Et bien et bien d'ailleurs, on on va disparaître, on ne saura plus qu'à marcher. Mais je voudrais dire aussi que beaucoup que la contribution européenne, elle n'est pas votée aujourd'hui par deux grands mouvements à l'Assemblée nationale, que ce soit la RA nationale ou la France insoumise et parfois dans des alliances avec eux qui sont compromettantes pour ceux qui ne votent pas.

Donc on ne peut pas dire nous devons être puissants tous ensemble et de dire que lorsqu'on doit contribuer, on ne contribue pas. Aujourd'hui, l'Europe est un n'est pas un état fédéral. Je suis pas persu la solution, mais en tout cas ne partage pas assez sur le domaine de la défense et sur le domaine de la diplomatie internationale.

Vous avez aujourd'hui des ambassadeurs de de l'Union européenne puisqu'ils ont ce titre là à Washington, l'ambassadrice de Suède qui vient d'arriver en France avec ce statut-là. Mais cette parole là, elle est écoutée plus ou moins de manière lointaine. Peut-être fa-il s'organiser sur comment l'Europe se gouverne aujourd'hui.

Et puis justement dans ces relations compliquées entre Donald Trump et les Européens, il y a forcément la question de la guerre en Ukraine, du soutien à l'Ukraine. Guillaume Grontard, en tant que président du groupe écologiste au Sénat, vous avez participé à la réunion à l'Élysée avec Emmanuel Macron et les présidents de groupe de l'Assemblée et du Sénat sur sur les garanties de sécurité à apporter à l'Ukraine en cas d'accord de paix avec on le rappelle Emmanuel Macron qui a parlé d'envoi de milliers de soldats français en Ukraine pour garantir cette paix. Qu'est-ce qui ressort de cette réunion ?

Quel est votre sentiment ? Bah, c'est donc c'est ce qui s'appelle la coalition des des volontaires, c'est-à-dire que c'est une organisation sous l'égide française et britannique euh pour réfléchir en fait à ce qui pourrait se passer s'il y avait euh justement un cess un cess un cesser le feu, euh un accord de paix pour garantir euh justement à la fois la sécurité euh ukrainienne, le respect justement et la garantie euh de sécurité euh suite à un accord à un accord de paix. Euh c'est quelque chose d'assez intéressant parce que un pour une fois on réfléchit à la fois euh on va dire au niveau européen mais de manière plus large mais surtout en s'extrayant euh euh bah de justement euh du pouvoir euh du pouvoir américain.

Et ça c'est intéressant et c'est pour le coup là un moyen justement de fédérer des pays européens, d'aller plus largement aussi et de montrer qu'on a une capacité d'indépendance par rapport aux Américains, qu'on a une capacité aussi bah de montrer aussi une puissance par rapport au aux Russes et de montrer que il y aura cette présence là au niveau au niveau européenne. C'est quelque chose qui est en construction mais en tout cas en tant qu'écologiste que nous que nous soutenons et qui est important. Ça peut être une bonne chose cette force européenne indépendante des États-Unis qui œuvrerait en Ukraine mais reste certes à définir sous quelle condition mais vous vous trouvez que c'est une bonne chose il reste encore beaucoup à faire il reste beaucoup à faire mais évidemment c'est une bonne chose.

Ça veut dire que l'Union européenne se prend mais entre parenthèses c'est c'est les Français et les Anglais les Anglais n'en font plus partie. la Grande-Bretagne qui considère donc la Grande-Bretagne considère que ce qui se passe en Europe la concerne parfaitement y compris pour des raisons de défense et et et c'est il faut être capable d'enregistrer les signes faibles. Ça veut dire que la Grande-Bretagne est inquiète mais vous accepté de mettre son puissan et ce sont deux puissances nucléaires.

Et donc évidemment que c'est très bien que l'Europe se prenne en main. Maintenant, je je souhaiterais que les autres pays également contribuent parce que ça ne peut pas porter que sur le dos de la Grande-Bretagne et de France qui sont encore à régl vous savez et et pour démystifier un peu la chose, on a connu les casques bleus, les forces d'interposition et ben là ça pourrait être un peu la même chose mais ce serait européen. Il y a quand même des manœuvres russes qui se poursuivent à la frontière notamment vers la Finlande.

Ah ben ben les il y avait 200000 conscrits m'a-ton dit qui faisaient des exercices et des manœuvres au nord de la Finlande de la de la Finlande de la SU et la Norvège. Là, je crois qu'ils sont passés à 250000. La Suède a réouvert ses abris qu'elle a construit entre 1956 et 1978 pour mettre à l'abri.

Tout le nord de l'Europe, en tous les cas géographiques, est extrêmement inquiète. Des soldats français et britanniques, seul en Ukraine face à Poutine, c'est souhaitable sans les États-Unis. Al déjà ça serait c'est pas c'est pas la France et et le et la Grande-Bretagne, c'est une coalition beaucoup plus large avec la Polne, avec la Pologne, avec l'Espagne, avec et et et on est c'est une réflexion, donc c'est pas encore euh et puis c'est une force qui serait là dans le cadre d'un accord de paix, d'un accord de cesser le feu justement pour garantir justement l'application de ce cesser le feu parce qu'on sait qu'en la matière, il faut être tout sauf naïf.

Et on sait très bien, je veux dire, je me rappelle des discours qui pouvaient y avoir où on nous expliquait que Poutine n'enveillerait jamais l'Ukraine. On voit ce qui se passe de la même manière pour pour Trump et et je partage les inquiétudes sur le sur le Groenland. Donc il faut être tout sauf naïf et que le fait qu'on travaille sur cette questionl et sur cette fédération européenne me paraît importante.

Et c'est la fin de ce débat. Merci à tous les deux d'y avoir participé. Merci à tous de l'avoir suivi.

On se retrouve la semaine prochaine pour suivre les temps forts de l'actualité au Parlement. Même lieu, même heure. Ciao ciao.