Le grand retour de Spike Lee à Cannes - C à Vous l’intégrale - 20/05/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Comme les 6 chipolatas à 2,25 euros. ... - "C à vous" à Cannes, émission 6, c'est parti!
Moteur, action! Applaudissements. - A.-E.Lemoine: "C à vous", c'est parti.
On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. On est avec 2 géants du cinéma, qui ont assuré hier le spectacle sur le tapis rouge: S.Lee en costume rayé orange et bleu, aux couleurs des New York Knicks, son équipe de basket de coeur, et D.Washington, inoubliable dans "Malcolm X" et "Inside Man".
Les 2 sont à nouveau réunis pour raconter l'histoire d'un mania de l'industrie musicale soumis à un dilemme. ... - A.-E.Lemoine: "Highest 2 Lowest", présenté hier, sort le 5 septembre en salle, mais S.Lee est dès ce soir notre invité. ...
Acclamations. Bonsoir. Ravie de faire votre connaissance et merci de votre joie communicative hier sur le tapis rouge de Cannes.
C'est une ville qui vous aime tant. Il y avait la joie de retrouver D.Washington et la joie de savoir les Knicks de retour au sommet, qualifiés en finale de la Conférence Est, pour la 1re fois depuis 25 ans.
Vous êtes comme un fou! - S.Lee: C'est formidable.
Je suis venu à Cannes en 96. C'était mon 1er long métrage, "She's Gotta Have It". C'était vraiment une bénédiction.
Et il y a eu "Do the Right Thing", en 99. Maintenant, nous sommes en 2025 pour "Highest 2 Lowest". C'était formidable.
C'était la 1re fois que Denzel...
Il a été dans le film. C'est un acteur formidable. Il a fait une composition formidable.
Quand je viens à Cannes, c'est comme être à la maison. Ce n'est certainement pas ma dernière fois ici. - A.-E.Lemoine: D.Washington est venu en coup de vent hier entre 2 représentations à Broadway pour être à vos côtés.
Vous lui avez réservé une surprise. ...
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: C'est à vos yeux le plus grand acteur vivant?
Il n'y en a pas d'autre? - S.Lee: Oui...
Je voudrais dire merci, d'abord, à Denzel. Il ne savait pas qu'il allait recevoir cette récompense. Il était très surpris, très impressionné.
On a pu voir les larmes dans ses yeux. C'était vraiment une bénédiction. Ca nous a tous émus.
C'était une surprise totale. Il nous a dit: "Oui, il faut le faire." - A.-E.Lemoine: C'est lui qui vous a envoyé le scénario de "Highest 2 Lowest".
Ca raconte l'histoire d'un homme qui a perdu quelque chose en route. Le sous-titre du film, c'est "tout l'argent n'est pas bon à prendre"? Il faut savoir gérer le succès, en prendre et en laisser? - S.Lee: Oui...
J'aime à dire que ce n'est pas un remake. C'est une réinterprétation du film japonais d'Akira Kurosawa, qui est appelé aussi "High and Low". On a essayé de faire un petit changement dans le titre.
C'est une réinterprétation. C'est la 5e fois que nous travaillons ensemble, avec D.Washington.
Avec "Inside Man", c'est la 5e fois qu'on travaille ensemble. Ca a été un honneur pour tous les films que j'ai faits avec lui. C'est un des plus grands acteurs vivants.
On l'applaudit très fort. Applaudissements. - P.Cohen: J'ai adoré la dimension musicale de votre film.
De bout en bout, vous mettez en scène un mania des musiques noires interprété par D.Washington, un jeune rappeur, l'immense Eddie Palmieri, qui rythme de sa musique latine une formidable course-poursuite dans le métro de New York, et une jeune chanteuse de soul. C'est quasiment un film musical? - S.Lee: Oui...
Je vais faire une comédie musicale à l'avenir, avec de la danse, etc. La musique, ça me tient à coeur. En tant que réalisateur, que cinéaste, ça soutient ce script, la cinématographie, la production, mais c'est aussi important que les costumes...
Ce sont des instruments à la disposition du réalisateur pour raconter l'histoire. C'est ce que je suis, ce que je fais. Je suis très intéressé par la façon de raconter des histoires, toutes sortes d'histoires. - M.Bouhafsi: Vous vous êtes toujours battu pour faire entendre votre voix, notamment pour que les artistes issus des minorités visibles puissent s'exprimer sur leurs conditions sans dépendre de la bonne volonté de tel ou tel réalisateur blanc, aussi talentueux soit-il.
Les choses ont évolué depuis 30-40 ans à Hollywood. On ne peut pas ne pas l'évoquer: D.Trump est revenu à la Maison-Blanche.
Il parle souvent de la situation à Hollywood. Vous craignez un retour en arrière? Vous êtes un historique New-Yorkais et vous vous exprimez souvent sur la situation politique aux Etats-Unis. - S.Lee: D'abord, je voudrais dire que même avant...
Les Noirs ont été bloqués en Amérique, avant même Trump, à cause de l'esclavage. Ils ont volé à l'Afrique...
Ils ont construit...
Des familles ont été détruites. Des enfants ont été tués. On aimerait être inclus dans les Etats-Unis.
C'est par notre travail qu'a été construit ce pays. Il y a des obstacles sur la route et il y a eu l'esclavage. Nous avons eu aussi des succès.
Nous avons fait beaucoup de choses. Nous avons eu un président noir, Obama. Un citoyen des Etats-Unis, ça ne veut pas dire la même chose pour tout le monde, mais la lutte continue. - A.-E.Lemoine: Comment vous continuez la lutte?
Elle continue aussi dans le cinéma? - S.Lee: Oui.
Il y a une lutte dans tous les domaines: l'éducation, le travail, la santé, le logement...
Il faut essayer de construire pas à pas...
Dans l'histoire des Etats-Unis et dans le monde, il y a des artistes qui se sont exprimés et qui ont été au pouvoir...
Ce n'est pas seulement la musique...
J'ai 68 ans. Je me souviens que pour la guerre du Vietnam, il y a eu de la musique qui a parlé contre cette guerre du Vietnam. Les artistes ont une importance.
Ils peuvent parler pour faire entendre leur voix, mais aussi les écrivains, contre le pouvoir. Ca ne va pas changer. - A.-E.Lemoine: Je ne vous présente pas P.Lescure, qui a longtemps présidé le Festival et qui vous présente un des jurés de ce 78e Festival de Cannes, que vous connaissez.
C'est l'heure de "faites entrer les jurés". - P.Lescure: Cher S.Lee, on va revenir sur "Jungle Fever", là où tout a commencé... - S.Lee: C'était le 1er film de H.Berry. - P.Lescure: Elle est jurée, cette année.
Elle est belle et concentrée, comme on va le voir sur les marches, pour un rôle qu'elle prend très au sérieux. Tout au long de sa carrière, elle a participé à de très grosses productions et à beaucoup de films indépendants. Elle a été Catwoman.
On l'a vue dans "X-Men". Elle a joué aussi dans le "Gothika" de M.Kassovitz.
Mais ce que l'histoire retient aujourd'hui, c'est qu'en 2002, pour son premier rôle, dans "A l'ombre de la haine", elle a été la 1re Afro-Américaine à recevoir l'Oscar de la meilleure comédienne. ... - P.Lescure: C'est dingue, par rapport à ce que vous venez de dire.
Cette année-là, la cérémonie des Oscars est présentée par W.Goldberg et celui qui a l'Oscar du meilleur comédien, c'est D.Washington.
On remonte 11 ans en avant. On est en 91 et un certain S.Lee est en train de travailler le casting de son prochain film, "Jungle Fever".
Vous castez une jeune femme, H.Berry. Peut-être qu'elle va jouer votre femme, mais elle se bat pour jouer une droguée aux côtés de S.L.Jackson.
Elle le raconte. ... - P.Lescure: Elle a été formidable! - S.Lee: S.L.Jackson...
Celui qui a fait le casting, il est revenu 4-5 fois...
Je lui ai dit: "Tu es trop belle pour être une droguée." Le directeur de casting a dit: "Il faut revenir pour la 5e fois...
C'est vrai, tu ressembles à une droguée." Elle a cru qu'elle pouvait le faire et le reste s'est déroulé. Elle a gagné l'Oscar.
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Spike, vous restez le président du jury de Cannes le plus pressé de l'histoire, le plus pressé de remettre la Palme d'or. - Monsieur le président, est-ce que vous pouvez nous dire quel sera le 1er prix? - S.Lee: Mais oui! - On a évité le pire.
T.Rahim va lui expliquer comment ça se passe. - S.Lee: Pourquoi vous applaudissez pour ça? - A.-E.Lemoine: Elle est restée dans l'histoire du Festival, cette image.
Vous étiez juste enthousiaste! - S.Lee: C'est la mauvaise histoire, si on peut dire... - A.-E.Lemoine: Vous avez soulagé J.Ducournau, qui a appris, avant la fin de la cérémonie, qu'elle était la récipiendaire de cette Palme d'or. - La Palme d'or est décernée à "Titane". - J.Ducournau: Désolée.
Ca me semble irréel. Je ne sais même pas pourquoi je parle anglais! Je suis française!
Tu étais incroyable, Spike. C'est grâce à vous que cette soirée a été si incroyable. Maintenant, je vais parler français, car mes parents me regardent. - A.-E.Lemoine: J.Ducournau de nouveau en lice pour une Palme d'or avec "Alpha", dans lequel votre juré T.Rahim est métamorphosé.
Merci de les accompagner, avec la jeune M.Boros, qui crève l'écran. ...
Je ne vous présente pas. Je vous laisse vous retrouver. Pardon...
On ne vous a pas entendu, Spike. - S.Lee: Dis donc!
C'était un peu sournois de votre part! Sournois, sournois, sournois...
C'était un moment très embarrassant. Mais on a choisi le bon film! - A.-E.Lemoine: Julia... - S.Lee: Quand j'ai demandé de quoi parlait le film, on m'a dit que c'était une femme qui était enceinte d'une voiture.
Je me suis dit: "Mon Dieu! C'est risqué!" Mais bravo.
Je peux poser une question? - A.-E.Lemoine: Bien sûr. - S.Lee: D'habitude, on dit qu'on garde le meilleur pour la fin.
J'ai fait une erreur colossale en tant que président du jury, donc je vais donner le nom de la personne qui gagne la Palme d'or. Qu'est-ce que vous en avez pensé? Vous avez pensé que je prenais quelque chose? - A.-E.Lemoine: Allez-y.
Il y a une traductrice. - J.Ducournau: Oui.
J'attendais avec impatience ce moment. C'était vraiment un bouleversement total. J'ai pensé que quelque chose ne marchait pas. "Qui a fait la bourde?" J'avais vraiment peur.
Je me suis dit: "Mais c'est moi!" J'ai pensé que vous aviez dit le titre d'un autre film, car je m'étais convaincue que ce n'était pas moi. Je pensais qu'il parlait d'un autre film, donc la confusion était tellement complète que, pendant la cérémonie, j'ai pensé que ça avait tellement merdé, entre guillemets, qu'à la fin de la cérémonie, je pensais que je n'allais pas avoir de récompense parce que ça a tellement été fichu en l'air...
Jusqu'à la dernière minute, j'ai pensé qu'on m'avait appelée pour rien. - A.-E.Lemoine: Vous ne vous êtes jamais expliqué cette situation jusque-là. - S.Lee: C'était ton film qui était un winner. - A.-E.Lemoine: T.Rahim, vous aviez voté à fond pour Julia, aussi. - T.Rahim: Ce qui est à Cannes reste à Cannes.
En tout cas, elle est partie avec le prix. - A.-E.Lemoine: Merci, cher S.Lee, d'être venu.
On a été heureux d'organiser ces retrouvailles avec cette réalisatrice dont vous avez changé la vie. Merci de votre visite ce soir. S.Lee veut rester. "Highest 2 Lowest" était présenté hier en compétition et ça sort le 5 septembre en salle.
Merci beaucoup d'être venu ce soir sur notre plateau. - B.Chameroy: Il veut rester! - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Acclamations. Le 20 août, on découvrira en salle le 3e long métrage de J.Ducournau, qui imagine, dans une oeuvre splendide et radicale, qu'un virus transforme en pierre les malades, suffoquant avant de finir en poussière, une épidémie racontée à travers une femme médecin, sa fille et son frère.
Une métaphore puissante d'un monde submergé par la peur. Elle chante. Musique pesante.
Cris. - Tu te souviens pas de moi? Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Julia, vous nous ramenez dans les années 80-90.
Ce mystérieux virus, ça renvoie à l'épidémie du sida. A ce moment-là, c'est ça qui vous intéresse particulièrement? A la peur de mourir s'ajoutait la honte? - J.Ducournau: C'est ça.
Le film...
Un des thèmes, c'est la contamination, mais je ne voulais pas parler directement de ça. Je voulais parler de la contamination, de la peur de la société et des réflexes humains que ça engendre. En général, c'est le rejet et la honte, la peur de parler, la peur de l'autre.
C'était ça, l'idée. - A.-E.Lemoine: C'est dans ce monde-là que grandit le personnage de Mélissa, qui donne son titre au film.
Pourquoi "Alpha"? - J.Ducournau: Pour plusieurs raisons.
Son personnage a 13 ans. Elle est à la fois encore une enfant et elle est en train d'éclore pour devenir une jeune femme, mais pas tout à fait. Je me demandais comment on naît en tant que jeune femme dans un monde où tout meurt.
C'était alpha dans un monde oméga. C'est comme ça que je l'ai pensé. C'est aussi le nom qu'on donne à la 1re étoile d'une constellation quand on la découvre.
Il est question de constellations dans le film, puisqu'on parle d'un monde où tout le monde, d'une certaine manière, est à la fois déconnecté mais tiré par ce fil rouge...
La maladie et la peur de la maladie, ça me paraissait approprié. - M.Bouhafsi: Merci.
Un film incroyable. Tahar, vous jouez l'oncle toxicomane d'Alpha. Vous êtes allé très loin dans la transformation physique.
Votre performance physique est dingo. On voit parfois vos côtes. Chaque vertèbre de la colonne se détache.
Vous avez perdu 20 kg. Ca a été la préparation la plus éprouvante pour un film? - T.Rahim: La plus éprouvante physiquement.
Il faut se mettre dans la tête d'un athlète de haut niveau et ne rien lâcher jusqu'aux jours J. Ce n'était pas juste pour le spectacle. C'était nécessaire au personnage.
C'est inhérent au film. Avoir la chance de tourner avec Julia, c'est aussi avoir la chance d'être filmé d'une certaine manière, d'une manière unique et exceptionnelle. Le corps est quelque chose de capital dans son cinéma.
Je ne veux pas réduire ça à ça. Il y a une âme vibrante qu'il fallait incarner. Le corps était une porte d'entrée.
Si, dès la 1re image, ça ne marche pas, je serai responsable d'avoir fait mal au film. Il fallait que le spectateur puisse entrer et y croire au départ. - M.Bouhafsi: Ca vous a laissé des addictions pendant plusieurs semaines? - T.Rahim: Pistache et tomate cerise!
Un truc trop bizarre. - A.-E.Lemoine: On ne vous entend pas, Mélissa. - M.Boros: Ils étaient bien informés. - A.-E.Lemoine: Vous êtes saisissante, dans le film, Mélissa.
Vous êtes quasiment de tous les plans. Ce n'est que votre 2e rôle au cinéma. Vous tournez sous la direction d'une des cinéastes les plus encensées du cinéma français.
C'était une opportunité extraordinaire? - M.Boros: C'est sûr.
Je remercierai Julia toute ma vie. C'est un cadeau qu'elle m'a fait. J'ai beaucoup de gratitude envers elle. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous avez appris lors de ce film de Julia? - M.Boros: L'humilité...
C'est vrai! Quand j'étais fatiguée ou que j'en avais marre, je regardais Tahar et j'avais tout de suite de l'énergie. Il donnait tellement que ça m'a donné aussi envie de me dépasser et de tout donner.
Je suis très contente d'avoir fait cette 1re expérience à leurs côtés. Déjà, ce sont des gens extrêmement humbles et humains. Ce sont des immenses acteurs également.
J'ai beaucoup appris avec eux. - A.-E.Lemoine: Julia, vous aimez faire confiance à des actrices qui sont au tout début de leur carrière.
C'était le cas dans "Titane". - J.Ducournau: C'était le cas aussi avec G.Marillier dans "Grave".
J'ai un grand plaisir à découvrir des nouvelles énergies féminines. Je ne sais pas exactement pourquoi et d'où vient ça. Ca s'applique plus aux actrices, pour l'instant.
Il y a une énergie, un instinct de vie très fort. Quand on découvre quelqu'un, c'est comme si cette personne avait déjà la note juste à l'intérieur d'elle et que cette note ne demandait qu'à sortir. Quand on trouve ça chez quelqu'un, c'est une chance incroyable.
C'est comme trouver une aiguille dans une botte de foin. Je remercie aussi ma directrice de casting au passage. C'est aussi grâce à elle.
C'est un plaisir. On sait qu'on va avoir des surprises et qu'on va découvrir des choses tous les jours sur le tournage avec cette personne, et qu'on va participer d'une certaine manière de la croissance de cette personne. Ca crée des relations très fortes entre nous. - P.Lescure: Tahar, vous êtes un habitué de Cannes.
On va vous reproposer votre 1re venue, en 2009, pour "Un prophète" de J.Audiard. Vous n'en revenez pas d'être sur la Croisette.
Julia et Mélissa, vous allez voir... 16 ans ont passé.
Il y a maintenant un très grand. Il a une grande et belle famille. Et le salopard, il n'a pas changé!
Il a la même tête. - Pour incarner Malik, J.Audiard a trouvé la perle rare dont c'est la 1re apparition au cinéma et qui, cet après-midi, n'en revenait toujours pas de sa présence à Cannes. - T.Rahim: Comment vous expliquer un rêve éveillé...
Je n'ai pas les mots. C'est un événement dont tous les comédiens rêvent, dont j'ai rêvé. Ca me paraît irréel.
Je suis sur un nuage. - P.Lescure: Vous parliez déjà tellement bien des choses! - T.Rahim: Merci de m'avoir fait voyager! - A.-E.Lemoine: J'aime bien qu'on puisse traiter de "salopard" T.Rahim sur un plateau de télévision!
Tous les jours, Patrick nous fait partager des scènes de cinéma classiques. Ca s'appelle "Le Classique de Patrick". Il vous est consacré, cher Tahar. - P.Cohen: Un classique dédié à un immense acteur américain qui s'est souvent impliqué physiquement dans ses rôles: D.Hoffman.
Voici à l'image 3 de ses métamorphoses parmi des dizaines d'autres. L'autiste de "Rain Man", le comédien travesti de "Tootsie" et un 3e rôle, dans "Little Big Man", son nom chez les Indiens. Et il y a Jack, le cow-boy. ... - P.Cohen: Voilà comment toucher une bouteille avant même d'avoir touché le revolver.
D.Hoffman, dans "Little Big Man", c'est disponible sur Arte.tv jusqu'au 3 juin. - T.Rahim: Très grande admiration pour D.Hoffman.
Pour moi comme pour beaucoup d'acteurs. C'est un western très important dans le genre western. Ils appellent ça le "western crépusculaire".
Ils viennent construire la radiographie des Etats-Unis où elle est dans son histoire, à ce moment-là. Ils viennent détruire le mythe. - P.Cohen: Ils dénoncent le massacre du général Custer. - A.-E.Lemoine: Pendant le tournage de "Alpha", L.Bekhti se grimait. - L.Bekhti: Lors de nos derniers essais prothèses, on m'a dit d'appeler quelqu'un qui connaissait mes traits du visage par coeur.
J'appelle T.Rahim. On a parlé un peu.
Je lui ai dit que j'étais grimée en 85 ans et qu'il était en Aznavour et qu'on se parlait...
C'était n'importe quoi. - A.-E.Lemoine: Comment vont vos enfants? - T.Rahim: Ils vont très bien. - A.-E.Lemoine: L.Bekhti était présente hier à Cannes.
Soutien indéfectible? - T.Rahim: Toujours.
C'est...
C'est ma femme, quelqu'un d'hyper important pour moi. J'ai un peu de mal à en parler. C'est une personne très importante dans ma vie, qui me porte chaque jour et qui est capitale dans mon coeur, dans ma vie...
Elle m'a offert ce qu'il y a de plus beau au monde, mes 4 enfants. - A.-E.Lemoine: On vous conseille d'aller voir, à partir du 20 août prochain, "Alpha", avec T.Rahim, M.Boros et E.Mackey, notamment.
Beaucoup disent que vous êtes "palmable". Une 2e Palme d'or, Julia. - J.Ducournau: On est superstitieux, tous.
On ne parle pas de ça. - A.-E.Lemoine: Il n'en est pas question? - J.Ducournau: Pas du tout. - B.Chameroy: S.Lee vient de l'annoncer il y a 5 minutes. - J.Ducournau: Je crois que...
Applaudissements. Etre ici, c'est ce qu'on souhaitait tous. C'était le plus important pour nous, de pouvoir partager ce film qu'on a fait avec beaucoup d'amour, avec le monde entier.
On est heureux. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation.
Vous auriez envie de dire quoi au petit gamin de Belfort, Tahar? On a une photo de vous, à Belfort. - T.Rahim: L'affiche!
Merci beaucoup! - A.-E.Lemoine: Vous lui diriez quoi, à ce petit gamin de Belfort?
Vous lui diriez: "Je t'explique...
Sois rassuré, tu vas avoir 2 César, 2 nominations aux Golden Globes, une nomination à Hollywood, un film présenté à Cannes en compétition officielle..." - T.Rahim: Je lui dirais de ne rien changer.
De garder le polo et la coupe de cheveux. J'ai un nid d'oiseaux sur la tête. Mais de garder...
De marcher main dans la main avec le gamin qui est à l'intérieur de lui. Il y a d'autres dossiers? - A.-E.Lemoine: Et voilà! - J.Ducournau: Tu parlais d'adolescence, à quel point c'est ingrat... - A.-E.Lemoine: C'était la fin, à ce moment.
On va parler de N.Mathieu dont 2 romans à succès sont devenus des films de cinéma. "Leurs enfants après eux", en compétition à la Mostra de Venise en août dernier.
C'est son "Connemara" qui sera en compétition en salle le 10 septembre. - J'ai quitté cette ville pour devenir cette femme efficace et conséquente et... ...
Et là, comme une conne...
Ce resto franchisé coincé entre un cimetière et un parking... ... 20 années d'efforts n'ont servi à rien. - A.-E.Lemoine: "Connemara", un film signé A.Lutz, qui confirme qu'il a tous les talents.
Il est notre invité aux côtés de M.Thierry. Et de N.Mathieu. ...
Bonsoir à tous les 4. Bonsoir. Merci de votre présence ce soir pour ce "Connemara" qui nous a tous emballés.
Je vous l'avais dit, Alex, je vous l'ai écrit. J'imagine que je ne suis pas la seule. Mais je voulais vous rassurer.
Ca doit faire un drôle de truc de présenter un film à Cannes. - A.Lutz: Je suis un gros traqueux, mais je suis heureux. - A.-E.Lemoine: Il y a une personne qui a très envie de voir le film. - Alex, je ne suis pas très contente.
Il semble que tout le monde ou presque ait vu ce film. Moi, je ne l'ai pas vu. J'étais quand même sur le tournage pendant un jour.
J'ai rencontré des acteurs. Je ne l'ai toujours pas vu. Tout Strasbourg veut le voir.
A très vite! Bonne chance! - A.-E.Lemoine: Pourquoi Francine n'a pas vu le film? - A.Lutz: Comment ça se fait que Francine ne l'ait pas vu?
Je suis très mal organisé. - A.-E.Lemoine: Et Francine n'est pas à Cannes. - A.Lutz: En plus, j'ai réfléchi à ce qu'elle vienne.
On en a même parlé avec Mélanie. - M.Thierry: Parce que moi, j'ai fait venir ma mère.
Je lui ai dit de faire venir la sienne. - A.-E.Lemoine: Elle avait conseil municipal, ce soir.
Patrick... - P.Cohen: C'est une très grande réussite.
Vous avez la caméra sensible, cher Alex. Vos flash-backs de l'adolescence, vos audaces de la réalisation, images et bande-son, votre façon de cerner les corps et les visages nous font partager les tourments intimes de votre personnage féminin interprété par M.Thierry.
Vous interprétez de façon formidable ce qui sort du roman de N.Mathieu. Il y a de la mélancolie, de la nostalgie, de la sensualité, la vie qui va et beaucoup d'émotions. - A.Lutz: La vache!
Venez demain...
Avant que le film commence, vous redites ça. - P.Cohen: Les gens s'en rendront compte par eux-mêmes. - A.-E.Lemoine: Vous avez choisi Alex parce que vous sentiez que vous labouriez un peu les mêmes thématiques, Nicolas? - N.Mathieu: Pour plusieurs raisons.
Déjà, il a le même âge que moi. Générationnellement, ça s'annonçait pas mal. Il vient aussi de l'est de la France.
Ce sont des terrains auxquels il est coutumier. J'avais, entre autres choses, beaucoup admiré "Guy". C'était un film qui avait inventé sa propre forme et qui était très fort dans le mélange de l'humour et des choses plus graves.
Enfin, il est romancier et a fait tout un bouquin sur un radiateur. Je m'étais dit qu'il était capable de tout. - A.-E.Lemoine: Et il le prouve.
Le film est aussi un sublime portrait de femme incarnée par Mélanie. Vous vous êtes reconnue dans ce sentiment de transfuge de classe, Mélanie? - M.Thierry: Oui.
Je crois qu'on partage quelque chose comme ça, où je me sens très proche d'elle. On a quelque chose de commun. Je ne sais pas ce qui nous lie, mais...
Je crois qu'on est assez nombreux à s'identifier à ce personnage. Dès lors qu'on quitte sa province ou sa banlieue, qu'on s'arrache de sa famille, à son milieu social, et qu'on est en quête de vouloir réussir une autre vie, de vouloir aller ailleurs, faire quelque chose d'autre en ne sachant pas...
C'est un saut dans le vide. Mais il y a quelque chose de cet ordre que je retrouve...
Je me retrouve dans Hélène. - A.-E.Lemoine: Dans "Connemara", vous êtes celui qui reste, Bastien.
Dès que Mélanie vous voit, elle sait qu'elle ne pourra pas résister à son amour de jeunesse. Euh...
Vous ne vous connaissiez pas. Vous avez failli tourner ensemble. Votre duo est magnétique.
Mélanie dit qu'elle joue sans chichis et que vous êtes un peu comme elle. C'est vrai, Bastien? Elle était longue, cette question. - B.Bouillon: Oui. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ce rôle vous a plu? - B.Bouillon: Le mot "défi" est vulgaire...
Il y a quelque chose, quand j'ai lu le scénario d'Alex, qui tenait à la virilité et à la masculinité. C'est quelque chose dont je ne me caractérise pas du tout. Comme Alex avait fait un film "5ème set" où il joue un sportif, il y avait cette grande envie d'incarner le personnage par le corps et par son vécu de sportif et par sa combativité de sportif de haut niveau.
J'avoue que ça m'a plu. Il m'a fait découvrir un coach qui s'appelle L.Lafitte. - A.Lutz: C'est vrai, oui, oui. - A.-E.Lemoine: Pas l'acteur. - B.Bouillon: Non, pas l'acteur. - A.Lutz: Je l'ai vu sur le film "5ème set". - P.Cohen: C'est un champion de hockey. - B.Bouillon: Au-delà de ça, le scénario, la rencontre avec Alex et l'envie de travailler avec Mélanie...
Mélanie m'a demandé de faire des réponses courtes, donc je vais m'arrêter là. - M.Bouhafsi: Elle était parfaite, la réponse.
Ce n'est pas un hasard que vous ayez choisi "Connemara", comme le titre de votre roman, qui reste le même titre pour le film. - Terre brûlée au vent des Landes de guerre autour des lacs, c'est pour les vivants. Un peu d'enfer, le Connemara. - M.Bouhafsi: Ca y est, c'est cadeau.
Vous l'aurez dans la tête pour toute la soirée. Cette chanson est importante parce qu'elle est sérieusement...
Elle réunit les classes populaires et aussi les élites. C'était votre choix. Mais il y avait aussi une provocation derrière.
Juste après le concours, c'était une volonté de s'affirmer plus avec un titre populaire? - N.Mathieu: C'était une chanson intéressante parce que, ce qui m'intéresse souvent dans les bouquins, c'est de montrer ce qui nous divise en tant que pays, ce qui traverse les classes sociales comme frontières et aussi ce qui nous lie.
Cette chanson est intéressante pour ça. Elle est partagée et elle n'est pas écoutée de la même manière dans les fêtes de HEC et dans les bals populaires. C'est ce qui me plaisait.
Effectivement, après avoir reçu le prix le plus légitime de la littérature française, mettre un titre de Sardou, c'était un peu une provocation. On me l'a fait remarquer en librairie. - A.-E.Lemoine: Je suis à fond Sardou.
N'est-ce pas, Alex? - A.Lutz: Ma playlist, il y a tout dedans et cette chanson est dingue. - A.-E.Lemoine: Ca donne lieu à une scène extraordinaire à la fin du film. - A.Lutz: J'adore le livre, la manière...
La façon dont la chanson arrive, ce qu'elle raconte...
Et il y a du T.Rossi. Sur "Les Pêcheurs de perles" qui est un morceau de dingue...
Je voulais que ce soit la version de T.Rossi qui est peut-être en supplément de "La Redoute". Moi, je l'ai appris comme ça. - A.-E.Lemoine: Je me suis demandé ce que penserait Catherine de "Catherine et Liliane" du pitch de "Connemara". - A.Lutz: Elle s'y rendrait. - A.-E.Lemoine: C'est sûr qu'elle irait.
Allez voir "Connemara". C'est en salle le 10 septembre. C'est un film adapté du formidable roman de N.Mathieu.
Merci d'être venus sur notre plateau. "Sexe, grog et rocking-chair", où vous êtes génial...
Je ne l'ai pas vue, mais on me l'a beaucoup dit. Ca se prolonge au Cirque d'Hiver. C'est la révélation pop de l'année, une météore qu'on n'avait pas vue venir mais qu'on n'oublie pas.
On avait déjà adopté sa façon de crier "Graou" à chaque fois qu'il lui arrive un truc pas cool mais pas grave. C'est la sortie de son premier EP. Elle a déconcerté et bluffé J.Cohen sur notre plateau. - Miki: Echec et mat...
J'aurais vraiment tout fait. Echec et mat. Et puis, on contre-attaque.
Echec et mat...
J'aurais vraiment tout fait, j'aurais vraiment tout fait. - A.-E.Lemoine: A l'Olympia le 10 octobre. - J.Cohen: Elle est incroyable. - A.-E.Lemoine: En tournée dans toute la France.
Elle fera son premier Olympia le 10 octobre. Elle est ce soir sur notre plateau pour nous interpréter "cartoon sex". ... - Miki: On s'amuse bien, mais je suis souvent québlo.
Je kiffe pas les filles qui ne kiffent pas les filles. Chérie, c'est pas parce qu'elle est belle que tu es moins jolie. On me dit souvent que j'ai une tête de chat.
C'est peut-être pour ça que je suis allergique à moi. J'ai les cuisses qui se touchent parfois. Je dis des balivernes quand on ne m'écoute pas.
J'ai un prof de tennis qui m'a touchée là où fallait pas. Depuis, je suis un peu ping-pong ding-dong. Oui, c'est qui?
Je vois ma vie comme les pages d'une bande dessinée. J'aimerais effacer certaines cases. A me faire draguer par des alligators.
Un peu bouffis, un peu mal dans leur corps. Parfois, je me sens comme un garçon. Ca me fait du bien, j'ai l'impression.
Et si je te parle mal, c'est que je me parle mal. Bas les pattes, j'en fais pas un drame. J'ai les cuisses qui se touchent parfois.
Je dis des balivernes quand on ne m'écoute pas. J'ai un prof de tennis qui m'a touchée là où fallait pas. Depuis, je suis un peu ping-pong ding-dong. ...
Oui, c'est qui? C'est Miki. Qu'est-ce que tu fais là?
J'ai vu que tu étais rentrée un peu plus tôt. Il n'y a pas de problème. Par contre, je suis sur le plateau de "C à vous" avec Babeth, Alex, Mélanie, Bastien, Nico...
Je vais te laisser. Je te retrouve après. Je vais juste refaire un refrain.
Ca va? Pas de problème. J'ai les cuisses qui se touchent parfois.
Je dis des balivernes quand on ne m'écoute pas. J'ai un prof de tennis qui m'a touchée là où fallait pas. Depuis, je suis un peu ping-pong ding-dong.
Oui, c'est qui? ...
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Miki sur le plateau de "C à vous".
C'est dingue. Là, vous ne venez pas juste de chanter une chanson, mais de réaliser un clip en direct. C'était une mise en scène, une chorégraphie. - Miki: Oui. - A.-E.Lemoine: Chacun de vos clips...
Vous faites du cinéma de tout. Tout est décor de cinéma, avec vous. - Miki: J'aime bien utiliser la réalité pour en faire des trucs un peu hors de l'ordinaire.
Vous en faites bien partie. Vous avez un bon casting. - A.-E.Lemoine: D'habitude, c'est une station-service, une autoroute ou une zone industrielle.
Vous avez fait des études de cinéma. - Miki: Exactement. Des études d'écriture de scénario et de réalisation.
J'ai fait beaucoup de montage aussi. - A.-E.Lemoine: On ne serait pas étonnés de vous voir bientôt sur grand écran, Miki, non?
Applaudissements. Ce qui est formidable avec vous aussi, c'est que vous faites tout de A à Z. - Miki: A peu près tout.
Je collabore beaucoup, mais les idées, la vision...
J'essaie de tenir les rênes au maximum. - A.-E.Lemoine: Demain, V.Macaigne est notre invité.
Vous avez un petit faible pour lui. Vous lui chantez dans la chanson "Miki cow-boy". Vous dites "je me touche en pensant à V.Macaigne". - Miki: Depuis que j'ai fait ce son, je l'ai croisé 4 fois d'affilée en 10 jours.
Je ne sais pas ce qui s'est passé...
Quand il me regarde, il fait: "Ah!" - A.-E.Lemoine: Il est à l'aise avec l'idée? - Miki: Je pense qu'on se regarde un peu de loin et...
Une fois, il était avec ses copains: "C'est Miki, vous savez..." Tout le monde a dit: "Ah!" On échange beaucoup d'onomatopées. - A.-E.Lemoine: Il y aura peut-être des phrases un jour.
Vous nous avez interprété ce soir "cartoon sex". Votre EP "Graou" est disponible. Vous faites un bien fou.
Votre 1er Olympia sera le 10 octobre prochain. C'est l'heure des actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Regarde au-dessus de toi, Babeth.
Dans le ciel! Juste derrière, regarde! Voilà... *-Capitaine de bord pour B.Chameroy.
Nous survolons la zone. - B.Chameroy: Merci, mon gars. *-Ca fera 50 balles. - B.Chameroy: Bonsoir, Cannes!
Acclamations. C'est un vrai avion. J'ai cramé la caisse.
Bonsoir. Cannes, 8e jour. Pour vous faire vivre le Festival au plus près, j'ai demandé à mon compère Régis d'aller à la Croisette, mais il s'est perdu.
Il est allé à Cagnes. Avez-vous réussi à rejoindre Cannes? - Bertrand, on a cramé tout le budget.
Du coup, on essaie de s'organiser pour vous rejoindre à Cannes. On va faire du stop. Monsieur, vous n'allez pas à Cannes?
Bonjour, vous n'allez pas à Cannes? On va à Cannes. Personne n'y va? - C'est compliqué pour Régis qui tente de trouver une voiture pour le ramener à Cannes. - B.Chameroy: On va tenter ça d'ici la fermeture.
Merci à Stéphane Rotenberg. - A.-E.Lemoine: Il a fait la voie express? - B.Chameroy: Bien sûr!
Le Festival bat toujours son plein. - Comment il s'appelle? - Attendre, toujours attendre.
A Cannes, la patience est une vertu qui ne s'acquiert qu'avec de la patience. Chasse d'eau. - Avec nous sur ce plateau... - B.Chameroy: Un enchaînement pas facile après un sujet sur les WC.
Mais Cannes, c'est avant tout le glamour et les paillettes. Mais un rien émerveille les journalistes. Il y a toutes les couleurs sur le palais des Festivals.
Quoi de plus merveilleux qu'une poubelle? Rencontre ce soir avec un critique, Christophe. Il cite le nom de tous les auteurs du reportage. - Parmi les festivaliers de Cannes, Christophe est un habitué du monde du cinéma.
Equipé de son carnet et de son stylo, il fait et défait des carrières. - J'arrive! - Ses avis sont redoutés car, depuis plus de 20 ans, il exerce un métier que beaucoup lui envient: critique de cinéma. ... - Ouais...
Pas mal. Je reconnais. C'est de l'italien.
Des artisans de qualité. - Taille du siège, propreté de la salle, distance entre le public et l'écran, Chris inspecte tout. - Vous êtes critique de salles de cinéma? - Oui.
Là, c'est 8 sur 10. Je n'ai pas assez de place pour les jambes. - Et que se passe-t-il si un cinéma ne remplit pas les critères? - Je lui mets un mauvais avis sur le Web.
Je n'y vais pas avec le dos de la cuillère. "La chaise laisse à désirer. Peu de place pour les jambes.
Néanmoins, bonne qualité de pop-corn." - Des avis dont tout le monde se fout. Christophe n'a pas d'amis et a vraiment une vie de merde. - B.Chameroy: On parle du plus grand festival de cinéma.
On tente de bonnes blagues. - On continue avec un sujet qu'on met parfois un peu sous le tapis. Le tapis rouge, pourquoi pas. - B.Chameroy: Vous l'avez?
C'est l'heure du point moquette. Sponsorisé par Tristar. - Je peux faire plus triste. - B.Chameroy: Vue, sur le tapis, la robe qui permet de gâcher le film de ceux assis derrière.
Madame qui a passé la soirée avec Patrick. On a croisé une pluie de stars. Heureusement, Rihanna avait son...
Umbrella. Comme chaque soir, c'est l'heure de vous donner la parole, dans le public. Je rappelle que... - P.Cohen: C'est truqué. - B.Chameroy: Non.
Ce soir, ce sera...
J'hésite...
Je vais donner la parole à monsieur qui a le chapeau. Bonsoir. Vous êtes? - Ventriloque de formation.
Je suis venu avec mon ami, mais il est un peu timide. - B.Chameroy: Votre prénom, en fait. - Salut, c'est Jean-Luc! - B.Chameroy: On dirait que c'est la marionnette qui parle. - Est-ce que j'ai le droit de vote?
La personne qui a... - B.Chameroy: La voix est insupportable.
F.-N.Buffet vient de clarifier les choses. - Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution.
Il est toujours universel, égal et secret. Sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi tous les nationaux français majeurs des 2 sexes jouissant de leurs droits civiques et politiques. - B.Chameroy: C'est plus clair? - C'est mieux. - B.Chameroy: On retourne sur la Croisette.
Y a-t-il vraiment des cinéphiles ici? T.Frémaux est le président... - A.-E.Lemoine: De la sélection. - B.Chameroy: Autant pour moi.
Je n'ai plus l'organigramme en tête. Sont-ils cinéphiles? - Si je vous montre cette personne, vous savez qui c'est? - Inconnu. - Qui c'est? - Euh... ... - C'est un réalisateur anglais... - Il me dit quelque chose. - Un acteur ou un producteur. - Journaliste?
Acteur? - Réalisateur de films. - Un ingé son? - De la politique?
Je ne sais pas du tout. - T.Frémaux. - Non. - Ca ne vous dit rien? - Ca ne me dit rien du tout. - T.Frémaux?
Le président du Festival de Cannes. - Ah, OK. - Au moins, on saura. - C'est T.Frémaux, oui. - Vous êtes très fort. - Ca a toujours été. - B.Chameroy: Vous avez enfin trouvé quelqu'un pour vous ramener à Cannes, Régis? - Et oui.
Après 24 heures d'attente, quelqu'un a enfin daigné nous prendre en stop. Maria nous conduit tout droit vers Cannes. - Encore désolé. - S.Rotenberg: Régis va-t-il réussir à rejoindre la Croisette? - B.Chameroy: Record...
Le titre de championne de tunnel a été détenu par E.Tran Nguyen. Elle vient d'être détrônée. - C'est l'histoire d'un quadra bienveillant, normal sous tous rapports.
Un jour, sa vie vacille quand sa femme lui annonce qu'elle veut divorcer. Il ne sait pas quoi faire. Il est un peu troublé.
Il va demander de l'aide auprès de ses amis, un couple d'amis. Là, stupeur. Il comprend que le secret de la longévité du couple de ses amis, c'est qu'ils vivent en union libre.
Rien que le pitch donne super envie. - B.Chameroy: Bah oui...
Hier encore, sur le tapis rouge, il y avait du beau monde. - B.Chameroy: Nous, on a croisé une pluie de presque-stars à qui nous avons fait croire qu'elles étaient en direct. - Bonjour, A.Caron.
Qu'est-ce que vous faites ici? - Comme beaucoup de monde, je viens voir des films. - Vous avez beaucoup d'invitations, en tant que député? - J'aimerais bien en avoir plus. - Bonjour, F.Civil et M.Barthélemy.
Qu'est-ce que vous faites sur la Croisette, François? - Je suis là pour le taf. - Est-ce qu'on peut imaginer un projet entre vous 2? - On est très proches. - Hello, M.Streep.
Bonjour, J.Audiard. Qu'est-ce que vous faites sur la Croisette, J.Audiard? ... - Vous parlez français, normalement.
Bonjour, Alexandra Lamy. Vous parlez très bien anglais, mais vous parlez français... ... - Vous êtes bien A.Lamy?
Vous êtes M.Poupaud? Vous me faites marcher.
Vous êtes M.Poupaud. - C'est moi. - Vous êtes heureux? - Avant que vous ne me reconnaissiez, ouais. - B.Chameroy: Le Festival continue demain.
Bonne soirée! Acclamations. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation.
Si vous voulez bien vous tourner vers la caméra pour saluer nos téléspectateurs...
Merci de nous avoir suivis. On se retrouve à 19h, en direct de Paris, et à 20h,
Xavier Bertrand