Iran : Israël a franchi “toutes les lignes rouges” - 07/06
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Venons-en maintenant à la toute dernière information de ce dimanche soir. Vous allez le voir, elle nous emmène en Iran et en Israël, puisque les tirs iraniens ont repris ce soir sur Israël. C'est une première depuis le cessez-le-feu du 8 avril dernier. L'armée israélienne communique ce soir. Partons tout de suite à Tel Aviv. Vous retrouvez, Milana Argelas. Que nous dit cette armée israélienne ?
Anne, je vous propose de retracer le fil de cette soirée avec d'abord l'armée israélienne qui a affirmé qu'il y avait eu trois salves de missiles iraniens en provenance d'Iran vers le nord du pays. C'est uniquement le nord d'Israël qui a été visé par des missiles israéliens ce soir selon Tsaal. Avec, sans aucune confirmation de Tsaal, mais plusieurs médias, de nombreux médias israéliens même dans le pays qui déclarent ici, en tout cas qui nous informent que tous ces missiles ont été interceptés. Tsaal, de son côté, a confirmé aux habitants du nord qu'ils pouvaient sortir de leurs abris. Pour bien comprendre pourquoi ces frappes iraniennes ont eu lieu ce soir, il faut rappeler le contexte.
L'armée israélienne a visé la banlieue sud de Beyrouth aujourd'hui. Or, Téhéran avait prévenu qu'en cas de frappes israéliennes sur Beyrouth, alors l'armée israélienne pouvait être... En tout cas, le territoire israélien pourrait être visé. Et c'est donc ce qu'a choisi de faire Téhéran ce soir. Les conséquences concrètes maintenant de ces frappes israéliennes, la première, ce sont les écoles israéliennes qui seront fermées à partir de demain matin. Concernant l'espace aérien israélien, il y a eu un doute, mais ils devraient bien rester ouverts. Pour l'instant, ce sont en tout cas les informations qui nous parviennent.
La suite maintenant, puisque c'est une question qui va se poser, est-ce que l'armée israélienne va choisir de riposter ? En tout cas, Tzahal a affirmé se tenir prête et attendre le feu vert. C'est ce qu'a déclaré l'armée israélienne dans un communiqué. De son côté, le ministre de la Sécurité nationale, Ben Gvir, a déclaré que Téhéran allait brûler cette nuit. Le président américain, Donald Trump, demande de son côté à Benjamin Netanyahou de ne pas riposter.
Milan Argelas en direct de Tel Aviv avec Morgane Dumont. Thierry Arnaud, il y a eu une conversation, visiblement, Donald Trump et Benjamin Netanyahou qui est terminée. Est-ce qu'on sait déjà ce qu'ils se sont dit ? On savait que Donald Trump, dans sa communication avec des médias américains, était très prudent, revenait plutôt à l'accord, disait que ça se passait bien. Et on l'avait analysé en se disant qu'il pensait certainement à l'interception des missiles qu'il y a eu. Néanmoins, l'armée israélienne dit qu'elle frappera avec force dès que le feu vert sera donné. Où en est-on ce soir, Thierry ?
Alors, on n'a pas encore le compte-rendu, le résultat de cette conversation. Ce que l'on sait, parce qu'il l'a dit à plusieurs journalistes, c'est que le président américain avait l'intention de demander au Premier ministre israélien, et c'était précisément, Han, de ne pas riposter. Il a été très clair à ce sujet. Il a demandé, par ailleurs, aux Iraniens d'arrêter leur frappe de missiles. Et il considère qu'on est très près d'un accord qui pourra intervenir, dit-il, à un journaliste de Fox News dès les prochains jours. Et de son point de vue, tout risque d'escalade serait de nature à compromettre cet accord que lui présente comme imminent.
Ce que l'on sait, ce que l'on a vu des réponses israéliennes, et des propos et des actes du Premier ministre israélien, incite à prendre cette invitation du président américain avec prudence. Il y a beaucoup de raisons de penser, si on se fie à son attitude passée, que le Premier ministre israélien choisira de riposter ce soir.
La question étant de savoir si la riposte sera d'une telle ampleur qu'elle remettra en cause cette négociation à laquelle Donald Trump se dit à ce point attaché et dit qu'elle est tout près de trouver son aboutissement, ou si, au contraire, d'une manière ou d'une autre, le président américain arrivera à faire passer le message que cette riposte, si riposte il doit y avoir, doit être proportionnée, calculée, calibrée, de manière à ne pas remettre en cause ces négociations qui continuent.
Mika Blujon-Mérette, comment vous voyez les choses ce soir ? On dit qu'il y avait ces premiers missiles balistiques tirés depuis le 8 avril, date de la mise en place du cessez-le-feu par l'Iran. On voit que Donald Trump n'a pas du tout envie de remettre les pieds dans la guerre. Et on voit ce que nous dit l'armée israélienne. Frapper avec force, tir puissant à venir, disaient des officiels israéliens à CNN. Est-ce qu'on est sur un fil, là ? Est-ce qu'on est à deux doigts de replonger dans la guerre ?
Alors, ça fait plusieurs semaines, sur ce plateau, dans ces mêmes heures, qu'on évoque ça chaque week-end.
Mais il n'y avait pas de tir de missiles balistiques iraniens sur Israël ?
Et effectivement, l'enjeu, c'était qu'on se posait, et plusieurs autour de la table l'avaient déjà dit, qu'est-ce que Israël pourrait faire pour essayer, effectivement, de mettre l'accord par terre, d'une manière ou d'une autre ? Parce qu'effectivement, on l'a dit plusieurs fois, ce n'est pas forcément dans l'intérêt d'Israël, que l'accord avec l'Iran, entre l'Iran et les États-Unis, se fasse de la manière dont il était en train de se construire. Donc, dans ce contexte-là, il y a peut-être quelque chose qui n'est pas de nature surprenante. Mais le deuxième élément qui va rentrer en ligne de compte, c'est qu'on rentre dans une forme de money time symbolique pour Donald Trump, effectivement.
Aujourd'hui, c'est le centième jour, effectivement, de la guerre. Aujourd'hui, on est à sept jours de l'anniversaire de Donald Trump, qu'il veut être évidemment grandiose, et pour lequel il espère, évidemment, dire qu'il a un accord, qu'il a quelque chose. Effectivement, on a le début de la Coupe du Monde de foot, qui peut-être pour certains, ce n'est pas grand-chose, mais pour Donald Trump, c'est effectivement un point politique extraordinaire.
Et on voit comment il agit sur les visas, notamment de l'encadrement de cette équipe iranienne.
De l'équipe iranienne, absolument. On a le G7, évidemment, qui sera en France, là aussi, dans huit jours. Donc, si vous voulez, on a quand même une semaine devant nous qui va être particulièrement stratégique. Effectivement, ce qui est en train de se passer ce soir, de fait, c'est effectivement les frappes israéliennes sur Beyrouth qui le provoquent.
Avant de vous donner la parole à tous en plateau, partons tout de suite à Téhéran. Vous retrouvez, Siyavosh Ghazi. Siyavosh, vous êtes dans les rues de Téhéran. Que nous disent les autorités iraniennes, à la fois les gardiens de la Révolution, que nous dit le ministre des Affaires étrangères, Abbas Arachi, et que nous dit la population iranienne ?
Écoutez, là, je me trouve sur la place Tajvish, dans le nord de Téhéran. Il est une heure du matin, ici, à Téhéran. Donc, il y a toujours cette poule qui descend sur les grandes places de Téhéran, mais aussi dans les villes de province. Beaucoup de monde se retrouve jusqu'à 2h du matin, 3h du matin, depuis maintenant 87 jours. C'est là, c'est 3 jours après le début de la guerre. Il y a eu ces premiers rassemblements, donc qui ont continué jusqu'à maintenant. Et donc, il y a eu des sous-joies et des scènes de liesse, lorsque les missiles ont traversé le ciel de Téhéran pour aller vers Israël.
Et depuis plusieurs jours, les gens qui se rassemblent tous les soirs ont demandé que l'Iran intervienne pour aider le Hezbollah libanais et les associations chiites et au Liban. Et donc, c'est chose faite. Aujourd'hui, les gardiens de la mission ont s'affirmé d'avoir lancé 4 vagues de missiles contre Israël, notamment contre la base aérienne de Ramad David, à 20 km au sud de Haïfa, dans le nord d'Israël.
Et puis, nous en gardons aussi, à la fois contre Israël, mais aussi les États-Unis, si jamais Israël trappe de nouveau des routes ou si jamais Israël riposté contre l'Iran ou si jamais les États-Unis intervenaient, ça sera une riposte encore plus dure, plus vaste contre Israël, mais aussi les bases américaines dans la région. Et ce soir, en même temps que ces trappes de missiles contre Israël, il y a eu des trappes de missiles contre une base d'un groupe d'opposition turde iranien, donc armé, autour d'Iran irakien. Cela fait régulièrement depuis le cessez-le-feu que du grand trappe tous les deux ou trois jours ses bases des groupes kurdes iraniens au fur et à l'instant irakien.
Donc, message de calmeté, mais le fil dans les négociations n'est pas rendu. Mais aujourd'hui même, un ministre pakistanais est venu à Téhéran pour apporter une lettre écrite au guide suprès iranien. Donc, c'est toujours que les discussions se poursuivent, même si ici à Téhéran, les citoyens dénoncent ce qu'ils appellent les revirements continuels des dirigeants américains sur les différentes questions qui n'ont pas encore trouvé de solution, notamment le cessez-le-feu au Liban, notamment le contrôle du détroit de Rousse ou encore le débloquage des abords iraniens que l'Iran réclame pour un accord avec les cessez-Unis.
Siavoj Ghazi, en direct de Téhéran, merci à vous. Un mot sur cette image, Maëli Mirkan, qu'on voit. On a tellement parlé avec vous depuis janvier dernier, février, de cette population iranienne. Ce n'est pas la population iranienne qui se trouve là, derrière Siavoj Ghazi. C'est une infime partie de la population, vous diriez ça ? C'est les fameux 10 à 15 %. Des chiffres même officiels du régime, ils ne vont jamais au-delà pour qualifier leur base de supporters. Donc ça n'a rien de surprenant. Ils n'ont jamais vidé la rue. C'est la base dure qui veut empêcher toute négociation, qui veut empêcher toute sortie de crise et qui aujourd'hui revendique...
Ils sont dévoués aux gardiens de la révolution. Voilà. Et aujourd'hui, c'est ceux qui ont exigé que sur les missiles soit collé une étiquette de « on n'abandonnera jamais le Liban ». Donc on ne parle plus de Hezbollah, on parle de l'ingérence dans un pays qui est là depuis 50 ans. Et ce qu'ils ont fait ce soir, c'est précisément ce qu'on devait à tout prix éviter, c'est de raccrocher le dossier libanais avec les pourparlers sur le cas iranien. Il fallait à tout prix séparer ces deux-là. Ce que Trump est en train de faire est une erreur monumentale, c'est de relier encore les deux. Et je pense que... Alors cette scène, évidemment, qu'on ne peut pas qualifier ça de la population iranienne.
La population iranienne est vraiment en souffrance par une guerre qui n'est toujours pas finie, et par des conditions économiques, et par la répression. Alors c'est génial d'avoir eu quand même cette reconnaissance des frappes qui n'ont jamais arrêté sur les Kurdes iraniens au Kurdistan, malgré les conditions de cessez-le-feu. Ces frappes continuent depuis le début de la guerre. Depuis le début, oui. Et aujourd'hui, on sait pourquoi. Parce que les Kurdes étaient une des forces de résistance qui était prévue pour intervenir au sol et pour pouvoir servir de force de libération. Et les forces des gardiens de la révolution n'ont jamais arrêté de frapper sur ces forces kurdes en Irak.
Anthony Dabila, vous vouliez réagir ?
Oui, alors pour moi, je vois une mise en scène complète avec quelques dizaines de personnes tout au plus à l'écran. Donc le cadrage est de plus en plus serré pour faire croire qu'il y a du monde dans les rues. Ça, c'est une chose, mais ça veut dire que c'est coordonné. Il y a autant de drapeaux que pour la victoire en Coupe d'Europe du PSG, mais il y a moins de monde. Donc ça veut dire que tout le monde avait son petit drapeau qui était prêt. On est clairement devant une mise en scène. Ce qui est intéressant, c'est que c'est fait juste en coordination avec la frappe. Et la frappe, tous les missiles ont été interceptés. On ne parle pas de drones.
Donc ça veut dire qu'au niveau opérationnel, les Iraniens n'ont pas cherché à saturer les défenses pour ensuite toucher au but. Et je me demande quels sont les missiles qui ont été utilisés. Parce qu'il y a différents outils dans la panoplie iranienne et ils ont peut-être pris ceux qui étaient les plus interceptables, pas les plus rapides, pas les plus difficiles, pour que ce soit un signal. On envoie quelque chose, les Israéliens interceptent et ensuite on met en scène des scènes de joie pour montrer la solidité du régime.
Et on nous dit qu'il y a une dizaine de missiles, là, visiblement. Voilà, 11, 4 salves, 10 missiles. 4 salves et 10 missiles, exactement. Qu'est-ce que ça nous dit, justement, du reste de missiles ? Par exemple, Trump disait hier, il en reste 21-22. Après avoir dit il y a deux semaines, ils n'en ont plus du tout.
Au niveau quantitatif, ça ne nous dit rien. Parce qu'on est sur plusieurs centaines. Même si c'est 20% ou 50%, on serait sur plusieurs centaines. Donc, même avec ceux qu'ils ont lancés sur le Koweït cette semaine et ce soir sur Israël, ça ne désemplit pas les réservoirs. Par contre, je pense que c'est vraiment l'effet qui a été décrit par Maneli qui est recherché. C'est-à-dire qu'on cherche à séparer les alliés. C'est comme si vous avez un conflit de famille. Vous savez que votre belle-fille, votre belle-sœur ne veut pas venir à Noël. Vous allez inviter votre frère quand même pour dire, voilà, jetez encore un peu plus d'huile sur le feu, de sel sur les plaies, l'image que vous voudrez.
Mais c'est une manière de dire, voilà, on vous attaque, même si c'est symbolique. Et c'est ça que je voulais dire avec l'idée que les missiles étaient peut-être facilement interceptables. et ça met en scène les différents...
Donc ça va avec le langage des gardiens de la Révolution qui nous dit frappe d'avertissement. Vous voyez ça comme ça ce soir ?
Et pour montrer qu'il n'y a pas... Il y a la lune de miel entre Netanyahou et Trump et bel et bien terminé.
Général Sido, et après David Kalfa, Général Sido, quelle peut-être la réponse ? On est tous d'accord pour dire qu'il y aura une riposte israélienne. On va voir comment, après le narratif s'exprimera. Mais quel peut être ce genre de riposte graduée ? Vous avez commencé à l'expliquer avec notamment quelques raids aériens.
Quelques raids aériens, effectivement. Et là, ce serait un petit peu sérieux. Parce qu'en fait, le raid qu'il y a eu sur Beyrouth ce matin est un peu bizarre. Bon, ils ont dit qu'ils ont attaqué un poste de commandement. Bon, ils n'ont pas tué grand monde.
Une frappe condescente de commandement terroriste dans le quartier de Daria, Beyrouth, disait-il ?
Bon, ils savaient qu'ils allaient provoquer une réaction. En même temps, ils n'ont pas fait une frappe gigantesque. En même temps, cette frappe, elle n'a pas d'effet extraordinaire, militaire. Je ne sais pas ce qu'elle a détruit. Elle ne correspond pas même aux difficultés de l'armée israélienne. Aux difficultés, oui, de l'armée israélienne au sud-Liban, des pertes qu'ils sont en train de subir face au Hezbollah. Bon, c'est vrai que les tirs du Hezbollah sur le nord d'Israël pouvaient amener une riposte. Oui, certes. Mais en même temps, les tirs israéliens n'ont pas été gigantesques. Alors peut-être que là, et puis il savait, Netanyahou savait qu'il allait contrarier Trump en faisant ça.
C'est certain. Mais en même temps, la réaction de Trump n'est pas gigantesque. Trump lui demande de réduire sa riposte. Il va certainement riposter. Il riposte toujours, les Israéliens. Sinon, il perd la face. Il va riposter, effectivement. Il a des...
Les ripostes puissantes ou pas ? Comme certaines sources israéliennes le disent à CNN ce soir. Est-ce que la riposte
est puissante ? C'est que dans une dépêche, enfin dans une source d'information iranienne, ils donnent quatre endroits où ils ont tiré les missiles. C'est assez surprenant. Et puis il y a eu une information qui n'a pas été confirmée disant que les Israéliens avaient déjà frappé sur deux de ces quatre sites. Oui, c'est très amusant. Les noms qui passent. Donc effectivement, on peut s'attendre à ce que les Israéliens lancent une frappe avec des F-15 ou des F-35 de quelques avions avec quelques bombes pour une réponse. Et dès la nuit prochaine ? La nuit prochaine, effectivement. Oui, peut-être pas instantanément. Bon, mais là, c'est très difficile de dire effectivement l'horaire.
Mais on peut s'attendre à une réponse israélienne.
David Kalfa, avant qu'on écoute ce que nous disent les forces armées iraniennes.
Sur Beyrouth, pour qu'on comprenne bien ce qui se passe, c'est une question de dissuasion pour les Israéliens. En fait, ils ont établi une équation très simple, c'est que toute frappe du Hezbollah, donc la milice islamiste chiite pro-Iran, visant les villes et villages frontaliers d'Israël, donc le nord du pays, ferait l'objet de représailles contre le quartier général du Hezbollah à Beyrouth d'Arié. On l'a cité il y a un instant. Donc c'est exactement ce qui s'est passé ce matin avec les frappes du Hezbollah. Du coup, les Israéliens ont riposté.
Mais dans le même temps, les Iraniens aussi, parce qu'ils essayent, si vous voulez, dans ce jeu très complexe de billard à trois bandes, il ne faut pas oublier les Américains, eux aussi, d'être en position de force. Et donc, ils ont annoncé une nouvelle équation stratégique qui vise à imposer aux Israéliens ce bras de fer, c'est-à-dire que toute frappe contre le Hezbollah à Beyrouth serait suivie de représailles iraniennes directement contre le territoire israélien. Donc c'est ça, c'est le contexte qu'on est en train de commenter ce soir.
Maintenant, pour le Premier ministre israélien, c'est un moment de vérité, c'est un véritable test, c'est un piège de mon point de vue parce qu'en fait, de deux choses l'une, soit il ne riposte pas et là,
il perd les élections
parce que dans quelques mois il y a les élections, c'est un suicide politique, il est déjà pilonné aujourd'hui par la droite israélienne par des gens qui sont des membres de son propre cabinet et a fortiori par l'opposition. Soit il riposte et là, il se met à dos Trump. alors je crois que la solution intermédiaire ce serait des ripostes calibrées visant en effet des bases de missiles mais moi je ne suis pas du tout définitif sur le sujet, je n'exclus pas qu'Israël ne riposte pas même si ça peut évidemment surprendre.
Vous pensez qu'Israël peut aller jusqu'à une réponse puissante qui a été évoquée là ?
La réponse puissante au-delà de représailles directes contre des centres de commandement ou en tout cas à minima contre des bases de missiles je n'en suis pas sûr parce que les pressions américaines sont telles que je ne vois pas Netanyahou qui quand même a besoin de jouer cette carte Trump lors des prochaines élections dans quelques mois il est en mauvaise posture se le mettre à dos maintenant alors que publiquement déjà Trump a assumé en fait ces bisbis de ces 48 dernières heures avec le premier ministre israélien avec un langage très fleurique qu'on lui connaît je ne crois pas que ce soit le cas donc encore une fois il est dans une espèce de dilemme c'est un véritable piège qui est en train de se refermer contre lui même si je pense que traditionnellement en effet Israël riposte face à ce type d'attaque là les choses sont beaucoup moins sûres et les Iranians d'une certaine manière ont bien joué le coup
Alors avant de continuer à en débattre en plateau j'aimerais qu'on aille retrouver Antoine Ellard Antoine on vous retrouve en direct de Washington l'appel entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou est terminé est-ce qu'on en sait un peu plus Antoine ?
Non pour le moment on ne sait pas ce que les deux hommes se sont dit mais on sait que Donald Trump avait appelé Benyamin Netanyahou avec un objectif en tête retenir le premier ministre israélien pour éviter une escalade avant l'appel Trump avait annoncé qu'il allait demander à Benyamin Netanyahou de ne pas riposter on voit en tout cas à travers toutes les déclarations de Donald Trump ce soir à différents médias que le président américain veut à tout prix éviter un embrasement il a donc la première chose qu'il a faite ça a été de décrocher son téléphone pour appeler Benyamin Netanyahou pour essayer de calmer le jeu et puis la deuxième chose que Donald Trump a faite et bien ça a été de minimiser finalement ce qui s'est passé à la fois les frappes israéliennes contre contre Beyrouth ce matin et la riposte iranienne avec ses salves de missiles qui ont été tirés ce soir Trump d'ailleurs en parle avec des mots assez il minimise d'une façon assez surprenante en disant et bien que les deux parties israéliennes et iraniennes se sont amusées mais que désormais c'est terminé il faut arrêter de continuer les tirs alors pourquoi Donald Trump réagit de cette façon et bien tout simplement parce que le président américain ne veut surtout pas reprendre les hostilités il ne veut surtout pas retourner en guerre évidemment l'administration Trump continue de dire et on l'a entendu encore ces dernières semaines que si les discussions n'avancent pas avec l'Iran alors oui les frappes reprendront mais ça c'est de la rhétorique la réalité c'est de la posture la réalité c'est que Donald Trump ne veut pas reprendre la guerre il sait qu'elle est impopulaire et il veut se sortir au plus vite de ce bourbier iranien et pour lui la façon de s'en tirer le plus vite et bien c'est de conclure un accord avec les iraniens et il ne veut surtout pas que son allié israélien fasse déraper ces discussions des discussions qui selon Donald Trump continuent et avancent vite Trump dit même ce soir qu'un accord pourrait être conclu dès le début ou le milieu de la semaine prochaine
Merci Antoine Delar en direct de Washington Maneli Mirkan c'est de la pensée positive cette histoire d'accord qui pourrait être conclue la semaine prochaine Non je pense que le protocole d'accord est en train d'avancer d'ailleurs on a eu d'autres mouvements Et est-ce qu'il n'est pas mis à mal ce soir par ces frappes vous ne dites pas du tout ?
Alors non je ne dis pas pas du tout je dis que c'est l'objectif des gardiens de la révolution de le mettre à mal c'est l'objectif des gardiens de la révolution de le saboter ils n'ont pas arrêté de le faire via le Hezbollah ces derniers jours et ils le font ce soir directement avec une confrontation directe et je suis d'accord qu'ils sont en train de créer cette divergence comme vous le disiez entre Israël et les Etats-Unis ou en tout cas l'amplifier le mettre à nu de la même manière qu'ils l'ont fait avec les pays du Golfe donc c'est une opération je répète comme je l'ai dit tout à l'heure pour moi c'est une opération de sabotage des gardiens de la révolution de tout processus d'accord potentiel est-ce qu'ils vont réussir à le faire ou pas je pense que ça dépend beaucoup de ce que Trump va faire si justement ils s'interposent pour relier encore une fois ces deux dossiers c'est une erreur monumentale ils ont tout fait depuis le début pour séparer les dossiers libanais pour séparer le cessez-le-feu libanais du cessez-le-feu iranien il faut rester dans cette ligne la riposte israélienne évidemment je pense que c'est la tendance plutôt en Israël c'est de dire il faut riposter et que s'il n'y a pas de riposte il est mis à mal Netanyahou vous dites il perd les élections s'il n'y a pas de riposte comment ?
il perd les élections s'il n'y a pas de riposte je pense que là c'est vraiment la capacité d'Israël à prendre ses propres décisions qui est vraiment en jeu et regardée par l'ensemble de la population et je pense que l'opposition évidemment va en jouer mais c'est l'ensemble de la population de l'autre côté ce qui va se passer côté iranien quand cette riposte aura lieu c'est ça en fait qui va être déterminant est-ce que ce sera une riposte complètement calibrée comme on a tendance à le dire et les négociateurs iraniens vont garder la main sur le processus dans ce cas là le processus d'accord continue de faire son chemin si en revanche comme on le voit de plus en plus ce sont les gardiens de la révolution qui ont la main là je pense que ça peut aller loin Mika on disait Netanyahou coincé Trump l'est tout autant
mais oui ici la logique de piège je souscris tout à fait ce qu'ont dit nos collègues ici c'est la logique de piège on voit d'une part Netanyahou qui tombe dedans mais a-t-il le choix de tomber dedans a priori plutôt pas et pour ce qui est de Donald Trump ce qui est très intéressant c'est de voir comment il est dans une démarche de déni dans la discussion qu'il a par rapport à son propre peuple sur la question par exemple des impacts de cette guerre on l'a vu notamment avec sa dernière interview aujourd'hui même à Meet the Press donc avec ABC où très clairement il explique qu'il n'y a aucun problème pour les citoyens américains pour les agriculteurs américains en dépit à la fois du bon sens et surtout des chiffres mais le deuxième élément qui est très intéressant c'est la logique de désescalade qu'il a à la fois dite dans un échange téléphonique avec Axios et dans un échange téléphonique là aussi avec Fox News un peu plus tôt dans la soirée où très clairement et moi c'est là que
même avec le New York Post il dit ça se passe très bien ça s'est très bien passé
oui et je vois un petit indice dans une des déclarations qui a été rapportée par Fox News où Donald Trump aurait donc dit durant la conversation ce que je suggérerais à l'Iran maintenant c'est ok vous avez envoyé vos missiles maintenant vous revenez à la table et vous faites un deal sous-entendu si je comprends bien ils ne sont pas ils ne sont plus à la table et c'est difficile de se dire qu'un deal pourrait arriver dans les deux prochains jours c'est la question que vous posiez à Maneli si effectivement aujourd'hui ils ne sont pas du tout à la table et ils sont même dans une logique de piéger les partenaires des Etats-Unis par ailleurs
j'arrive tout de suite Thierry Arnaud d'accord avec ce que dit Mika ?
oui complètement et on voit bien que Donald Trump risque d'être à court d'arguments convaincants dans sa conversation avec Benyamin Netanyahou parce que le Premier ministre israélien il ne veut pas danser ses de feux au Liban il ne veut pas renoncer aux opérations militaires pour se débarrasser du Hezbollah et il considère d'autre part que dans l'hypothèse où il accepterait ce scénario ce qui en serait le résultat ce serait un accord entre les Etats-Unis et l'Iran qui ne peut pas convenir à Israël et donc je ne vois pas très bien comment il accède à la demande du président américain pour toutes les raisons qui viennent d'être détaillées de ne pas riposter de quelque manière que ce soit je pense que la seule question qui est vraiment posée ce soir on ne peut pas exclure totalement Cédarion on ne sait rien ce qu'il y a dans cette conversation mais c'est la question qui est posée c'est quelle est l'ampleur de la riposte israélienne est-ce qu'il va choisir d'entendre pour partie ce que dit Donald Trump et d'avoir une approche un peu ciblée comme nous le décrivait le général Sido c'est d'aller chercher par exemple les sites d'où sont partis les missiles qui sont allés chercher à taper Israël ou est-ce qu'il va aller beaucoup plus loin et marquer le coup l'expérience nous dit quelque chose c'est que le réflexe israélien c'est plutôt de répliquer de manière disproportionnée par rapport à l'attaque c'est ça la méthode israélienne et donc c'est le nom de la doctrine d'Eye d'ailleurs oui il va falloir qu'il accepte au minimum de changer le pied pour diminuer la proportion de cette riposte si jamais il l'accepte ça ne correspond pas tellement à ce que l'on sait de lui et à ce qu'il a fait par le passé
avant de faire tourner la parole je voulais qu'on écoute ce que nous dit le chef du commandement des forces armées iraniennes son discours a été lu à la télévision communiqué publié à la télévision lu par un journaliste écoutez ce qu'il nous dit au sujet de la façon de faire israélienne
malgré les avertissements répétés de la république islamique d'Iran le régime sioniste coupable de meurtre d'enfants a franchi toutes les lignes rouges et intensifié ses attaques dans le sud du Liban prenant pour cible la banlieue de Beyrouth nous avions déjà prévenu que si les crimes commis dans la banlieue de Beyrouth s'étendaient nous attaquerions des cibles dans les territoires occupés David Kalfa
est-ce qu'on peut imaginer un scénario tel que la guerre des 12 jours Israël commence les Etats-Unis arrivent on n'est plus du tout dans la même sphère telle qu'on l'a connue encore même fin février
je suis assez sceptique parce que je pense qu'en effet la question c'est pas est-ce qu'Israël va riposter c'est l'ampleur de cette riposte je vois mal comment en effet Netanyahou ne peut pas riposter parce qu'encore une fois je l'ai dit il y a deux minutes à peine ce serait politiquement suicidaire pour lui mais ça va encore une fois être très très compliqué et je pense que c'est l'objectif du régime iranien c'est de créer des tensions d'accroître des tensions entre les alliés américains et israéliens ça paraît assez évident de la même manière qu'ils l'ont fait entre les pays du Golfe on a bien vu la fracture se consolider notamment entre l'Arabie saoudite d'un côté et les Émirats arabes unis de l'autre donc c'est ça qui se joue ce soir on est dans une escalade donc on n'est pas en effet en train de commenter de vulgaires escarmouches et le propre d'une escalade c'est que évidemment vous avez une rationalité des acteurs qui est présupposée mais cette escalade elle peut échapper aux belligérants donc tout va dépendre de la manière dont ensuite éventuellement à la riposte israélienne les Iraniens pourraient également riposter et là ce qui peut s'engager c'est quelque chose qui justement pourrait vraiment échapper aux belligérants et donc il faudra voir dans quelle mesure Trump pourrait agir de manière extrêmement ferme vis-à-vis de l'Israélien pour l'inciter soit à reporter sa riposte c'est un peu ce qui se dit désormais là en Israël sur les réseaux sociaux c'est commenté par des chercheurs et aussi par des spécialistes des affaires politiques en Israël et apparemment c'est ce que Trump aurait dit à Netanyahou en fait il lui a dit qu'il n'a pas opposé un veto à une riposte sur le principe mais il lui a dit de patienter parce que promet-il il y aura un accord et cet accord sera bon on n'est pas obligé de le croire ça fait des semaines et des semaines que Trump nous promet un accord et bien meilleur que celui que ses prédécesseurs avaient signé donc là on est dans une période extrêmement critique moi je pense que les 48 prochaines heures vont être très compliquées
Est-ce que tout peut arriver Anthony Davila selon vous est-ce qu'on peut assister à une riposte israélienne graduée ou pas et encore des tirs de missiles par exemple sur les pays du Golfe des envois de drones aussi comme ça a été le cas dans le détroit d'Hermouz on l'est commenté hier
Il y a beaucoup de scénarios qui sont imaginables et là les responsables israéliens ils sont en train de faire la même chose que nous ils sont en train de dire qu'est-ce qui s'est passé comment l'interpréter et quelle est la réaction à avoir il y aura des avis divergents autour de la table avec des gens qui vont proposer des choses et à votre place Anne Netanyahou qui va dire je prends ce ce ce parti et on prend cette direction et il impose sa décision son arbitrage à son conseil de sécurité c'est très difficile de savoir déjà quelle a été la nature de la conversation entre Trump et Netanyahou quelles sont les positions à l'intérieur de l'armée du ministère des affaires étrangères du ministre de la défense des différents partis c'est une coalition il ne faut pas oublier et donc il y a des équilibres très différents et très fragiles et il y a quand même une position je donnerai un peu une autre lecture sur la position de Trump en fait je crois que pour l'instant les républicains voient leur position comme pas trop mauvaise il y a eu le standard le standard en pourse donc l'équivalent du CAC 40 qui a passé les 50 000 points il y a 10 jours à peu près il s'est stabilisé à un niveau historiquement haut ça veut dire que la bourse fonctionne pas trop mal il y a eu les chiffres des emplois créés vendredi qui étaient une bonne surprise on attendait 90 000 créations d'emplois il y en a eu 170 000 c'est quand même plutôt une réussite c'est à dire qu'au niveau c'est pas trop mal c'est pas trop mal on sait que ce sont des emplois de très faible qualité ce ne signifie pas qu'il y a une croissance supérieure si ça avait été 20 000 au lieu de 90 000 ça aurait été beaucoup plus desastres bien sûr la question c'est la vessie surtout et donc il y a la coupe du monde qui commence dans 5 jours maintenant des hommes politiques aux Etats-Unis plutôt alliés de Trump et plutôt de dire tout ce qu'on aura pris on l'aura finalement pris avec une quasi non-guerre de notre côté que des frappes à distance 13 morts bon c'est quand même relativement peu pour une opération de cette ampleur le général même si c'est 13 morts
et plusieurs centaines de blessés Thierry c'est ça à peu près 400
c'est un coût assez faible quand même pour les américains il faut être réaliste sur ce point là ne serait-ce que s'il y a le nucléaire iranien qui est négocié ou ralenti très fortement là pour Trump ce serait quand même quelque chose qui est de l'ordre de la très bonne opération
allez on va repartir vous retrouver à Tel Aviv Milane puisque c'est l'information de la soirée ces tirs iraniens de missiles balistiques qui ont repris une première on le disait depuis le cessez-le-feu du 8 avril
oui un centième jour de guerre au Moyen-Orient tout pile aujourd'hui et après des attaques israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth au Liban aujourd'hui Téhéran a choisi de riposter puisque l'armée israélienne fait état de trois salves de missiles iraniens tirés donc en provenance d'Iran vers le nord du pays vers le nord d'Israël c'est uniquement le nord d'Israël qui a été visé ce soir c'est là-bas que les alertes ont retenti Tsaal ne fait pas état de dégâts à ce stade les médias israéliens eux assurent que l'ensemble des missiles tirés depuis l'Iran ont été interceptés par l'armée israélienne ce soir Tsaal qui a d'ailleurs assuré il y a environ une heure et demie que les habitants du nord pouvaient sortir de leurs abris l'armée israélienne qui ensuite a réagi dans une conférence de presse de la part de par la voix pardon de son porte-parole qui assure que l'Iran a commis une grave erreur ce soir écoutez-le le régime terroriste iranien a commis une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voie du terrorisme en ripostant aux attaques de l'armée israélienne contre Daïe par des tirs directs sur notre territoire le régime tente de changer la donne nous ne le permettrons pas quelle suite maintenant l'armée israélienne va choisir de donner justement après ces attaques iraniennes est-ce que l'armée israélienne va choisir de riposter en tout cas Tsahal affirme se tenir prêt et attendre le feu vert pour frapper l'ennemi c'est le communiqué qui a été publié par Tsahal sur ses réseaux sociaux de son côté le ministre israélien de la sécurité nationale Ben Gvir a assuré que Téhéran allait brûler cette nuit ce sont ses mots
Milan Argelas en direct de Tel Aviv avec Morgane Dumont général Sidos est-ce que Benjamin Netanyahou peut accepter de reporter cette éventuelle riposte ?
je pense qu'il ne va pas la reporter parce que déjà c'est lui qui a enflammé la situation en frappant le quartier de Daïe où il y a des structures de commandement du Hezbollah donc il savait qu'il y aurait une riposte iranienne il pouvait frapper ailleurs il pouvait frapper de façon disproportionnée ailleurs puisqu'il avait le Hezbollah frappait des objectifs civils sur le territoire israélien donc leur habitude c'est de frapper d'autres civils soit vaguement appartenant au Hezbollah soit des civils libanais c'est leur habitude ils ont beaucoup frappé tir récemment d'abatillés donc pourquoi il a frappé Beyrouth et ce quartier en particulier c'est pour provoquer une réaction iranienne et une potentielle escalade c'est un petit peu comme ça que je le vois maintenant
David Kalfa est-ce que vous voyez est-ce que vous partagez la vision de Général Sido c'est à savoir que c'est Benyamin Netanyahou qui a enflammé la situation
je crois que c'est plus compliqué que ça parce que d'abord je pense qu'il ne faut pas personnaliser à outrance les enjeux stratégiques de cette région qui sont hyper complexes il n'y a pas que Netanyahou il y a plusieurs acteurs en face de lui évidemment on parle de deux groupes qui sont fondamentalistes qui ont une vision complètement apocalyptique millénariste il ne faut pas oublier un peu ce que c'est que le cœur idéologique de ces mouvements la Mukawama ce qu'on appelle la résistance en français qui est un beau mot mais qui est assez mal traduit de cette vision qui en gros vise à imposer chez soi d'abord un ordre politico-social qui est fondé sur une vision très une interprétation très restrictive de l'islam et qui vise aussi à l'imposer ailleurs dans la région c'est un peu ça le cœur de la révolution islamique c'est pour ça qu'émerge en 79 ce régime et c'est pour ça que ce régime crée le Hezbollah parce que ce sont les gardiens de la révolution qui le créent au début des années 80 il ne faut pas oublier d'ailleurs que le même Hezbollah pour l'Iran aujourd'hui c'est le glacis défensif c'est la profondeur stratégique du régime et c'est un outil de dissuasion régionale et c'est pour ça que ce régime prend ce risque en frappant aujourd'hui Israël pour protéger son mandataire de toujours alors que c'était historiquement plutôt l'inverse ses mandataires servaient au contraire à sanctuariser le territoire iranien s'il le fait aujourd'hui c'est parce que c'est le maillon faible de l'axe de la résistance le Hezbollah aujourd'hui parce qu'il est affaibli d'un point de vue structurel parce qu'il a été décapité souvenu de l'élimination de Hassan Nasrallah qui était vraiment la figure emblématique du Hezbollah pendant plusieurs décennies donc c'est un peu dans ce contexte qu'il faut voir les choses c'est pas un jeu à somme nulle le Moyen-Orient la réalité c'est que le Hezbollah aussi a augmenté sa riposte parce qu'ils ont imposé une nouvelle équation avec des drones à fibre optique qui sont très difficiles à intercepter pour les armées régulières et qui ont tué un certain nombre de soldats israéliens ces dernières semaines et je pense que côté israélien il y a une volonté face à cette impasse au Liban avec une promesse de victoire totale qui n'a pas été tenue par Netanyahou justement de renverser un peu cette tendance avec cette frappe contre le QG du Hezbollah enfin en tout cas une cible du QG du Hezbollah dans ce bastion historique de ce quartier d'arrié à Beyrouth ce qui a enclenché ensuite les frappes iraniennes donc vous voyez c'est une espèce de jeu à plusieurs enfin d'équations à plusieurs inconnues et on voit bien que chacun aujourd'hui essaye encore une fois d'être en position de force les Iraniens je pense qu'au fond ils se sentent aujourd'hui en position de force pour imposer une nouvelle équation à Israël et c'est ce qui d'ailleurs met Netanyahou vraiment en difficulté parce qu'encore une fois soit il ne frappe pas et là c'est une humiliation vis-à-vis de sa propre population ça sera interprété fatalement par le régime iranien le Hezbollah et ses mandataires comme de la vulnérabilité comme d'une faiblesse soit il réposte et on risque d'assister à un affrontement public avec Trump dont on sait qu'il ne mâche pas ses mots et ça pourrait être très compliqué politiquement pour Netanyahou
Mika et Maneli ensuite Mika
une conséquence qui ne surprendra personne évidemment c'est la montée des CFD donc des contrats pour différence tout simplement du pétrole l'index pétrolier américain le WTI 4% d'augmentation bien sûr à 94 dollars le baril à l'instant même on est effectivement sur une logique de volatilité qui va se poursuivre sur ce marché des énergies je le cite et je le mentionne parce que ça a été un des éléments qui a justement fait
et construit à chaque fois nous chaque week-end
alors tout à fait et ça a été un des éléments qui a fait littéralement péter un câble pardon pour la trivialité du terme mais qui a fait péter un câble à Donald Trump dans son interview Meet the Press avec ABC un peu plus tôt dans la journée où effectivement il ne supportait pas qu'on lui rapporte ces évolutions de prix sur la question de l'essence sur la question du gasoil sur la question du diesel sur la question des fertilisants pour les agriculteurs américains quand je parlais du déni tout à l'heure de Donald Trump c'est notamment par rapport à ces facteurs économiques là qui donc évidemment sont directement liés à ce qui se loue
Maneli Myrkan juste le mot de la fin très vite est-ce que vous voyez les gardiens de la révolution continuent à faire d'autres attaques dans les heures qui viennent alors les gardiens de la révolution en tout cas ils s'y préparent ils sont en train de vider les deux aéroports iraniens des avions civils ils sont en train de donner des signaux d'être prêts en fait pour tous les postes israéliens je pense qu'ils sont bien conscients qu'Israël doit riposter et doit répondre tout ce qu'ils souhaitent c'est une désolidarisation de Trump par rapport à son allié israël c'est ça qu'ils sont en train d'essayer de créer aujourd'hui et de voir aussi moi je pense qu'il faut aussi attendre une réaction de la part de l'état libanais là-dessus l'état libanais doit être vocal parce que là c'est vraiment une affaire d'ingérence des Iraniens sur l'état libanais merci à tous