Budget, pouvoir d'achat, taxes... "Tout le monde doit se bouger"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
14h Sud Radio, la France dans tous ces états, le fait du jour. La progression du pouvoir d'achat français se traîne douloureusement derrière la moyenne européenne. Les débats autour du budget n'en finissent pas et en même temps que ce qui tracasse pardon le plus les Français, ce n'est pas le pouvoir d'achat.
Ce n'est même pas pour l'instant l'augmentation du prix de l'essence dont on parlait hier. Selon une étude, selon une étude du CVPOV pour l'opinion, c'est la responsabilité des politiques qui arrivent en tête des sujets de préoccupation des Français. Et on en parle avec le sénateur Horizon d'André Loir, Vincent Louau.
Bonjour. Bonjour. Bonjour Vincent Louau.
Merci d'être à l'antenne de Sud Radio. Vous êtes sénateur d'André Loire. Votre papa était sénateur centriste, Pierre Louau, maire de Chini.
Donc vous êtes un élu de terrain et vous êtes vous êtes donc vous êtes reconnu dans les valeurs du du groupe du groupe Horizon euh animé conduit par Édouard Philippe. On a l'impression qu'il y a un malaise aujourd'hui entre Horizon et l'ancienne majorité macronienne, entre Horizon et le socle commun. C'est un vrai souci politique sur un point législatif où c'est peut-être le besoin de rappeler que vous existez, que vous êtes une des composantes de de ce socle commun et que Édouard Philippe a besoin de ben de dire "Écoutez, nous on existe, on a aussi notre envie en donné, on n'est pas tout à fait d'accord sur ce qui est en train de se passer.
Comment interpréter les dernières prises de position ? Écoutez, ce qui est parfaitement clair chez nous, c'est qu'on a des valeurs, c'est qu'on a des valeurs de travail, c'est qu'on a envie de participer dans un contexte qui est très difficile pour nos habitants et de de mécompréhension de nos populations. Euh où nous avons envie de participer, mais pas à n'importe quelle prise.
C'est-à-dire que sans renoncer à toutes nos valeurs que sont celles de pas vouloir augmenter les impôts, pas vouloir augmenter les taxes, essayer d'avoir une lisibilité politique dans un moment qui est difficile, on on s'approche de Noël et au moment où tous les habitants regardent leur porte-monnaie, nous on est en train d'augmenter les taxes, augmenter les impôts. sont on s'inscrit dans une forme de rupture en fait de cette de cette grande dérive de nos politiques qui est de ne jamais travailler sur la dépense et seulement cramer encore plus d'argent tous les jours. Pourtant, monsieur le sénateur, vous savez bien la difficulté à laquelle est confronté Sébastien Locornu, le premier ministre, avec une composition à l'Assemblée nationale, composition politique très difficile, ingérable, voire insoluble.
Vous devez faire corps autour de lui pour dans la mesure où vous êtes engagé. Est-ce que ce genre de débat ne mériterait pas d'être tenu, j'allais dire en privé entre vous, que de le porter sur l'applique ? Ça veut dire que vous manifestez un mécontentement sur l'orientation globale de la politique budgétaire ou ou vous estimez ne pas être entendu, vous êtes obligé du coup de soulever la polémique remarquer le le le les grands équilibres politiques de l'Assemblée nationale avec la difficulté du stop encore des motions de censure et des et du 493 et de tout ce qui peut arriver.
Et aujourd'hui nous on veut bien participer à un élan collectif. Oui, on peut discuter mais pas n'importe quel prix et que certains ont fait monter les enchères très fortement et on fait du chantage et fond toujours du chantage euh pour faire de la politique politicienne, j'ai envie de vous dire. Et le problème c'est que nos habitants s'en aperçoivent et que même nous les plus modérés, nous avons toujours été autour de toutes les majorités euh dans un dans un dans un stockle en fait qui le seul Édouard Philippe a été clair avec nous.
En fait, on participe avec nos valeurs et on essaie d'aller le plus haut et le plus loin dans un respect d'équilibre. Mais sans jamais de mettre de lignes rouges. Aujourd'hui, on s'approche on s'approche de certaines lignes rouges qui sont la remise en cause de ce que nous sommes réellement chez Horizon.
On est nous sommes des libéraux, nous sommes, nous avons une valeur qui est celle du du travail mais même pour les parlementaires. Il est temps encore une fois de se mettre au travail de la des réformes pour faire des économies dans ce pays. Et nous faisons des propositions mais on n'est pas forcément entendu.
L'an dernier, on avait fait une très bonne proposition au Sénat sur l'apprentissage qui qui économisait 1 milliard 200 millions. Elle a été balayée par le gouvernement et elle n'a même pas été considérée. Donc voyez, en fait, c'est compliqué pour nous les parlementaires de trouver un équilibre et une et une entente, une écoute, j'ai envie de dire, une écoute des des parlementaires pour avancer.
On on vous écoute, Vincent Louot et même on vous entend. Pour pour autant, le Premier ministre cherche à obtenir un consensus avec le Parti socialiste en faisant des concessions. On comprend bien que certaines concessions votent au-delà de ce qui pour vous est le tolérable.
S'il y a blocage, s'il y a pas d'issue, voir une motion de censure. Peut-être l'usage du 493. Je pense que vous n'êtes pas contre l'idée.
C'est monsieur le cornus est engagé à dire je n'utilise pas finalement. On se rend compte dans la configuration actuelle que ce 493 peut être très utile. S'il y a blocage, on va à la dissolution.
Ça vous fait pas peur ? Vous estimez que c'est peut-être une option à laquelle il faudra se résoudre ? Moi, je ne résis rien.
D'abord la dissolution, vous savez, c'est le premier ministre, c'est le président de la République qui décide. Oui, mais si c'est bloqué, il yir, pour moi, c'est pas un sujet. L'utilisation du 493, c'est pleinement la possibilité pour le premier ministre.
Il s'en est coupé. Il peut revenir sur sa parole s'il y a un accord politique de revenir au 493. Nous, on n'est pas opposé mais c'est pas à nous de commenter et de dire comment le premier ministre doit trouver les une bonne utilisation de notre constitution.
Donc à un moment, il faut être parfaitement clair. Nous, on s'adaptera pour que tout se passe le mieux possible avec une seule chose, c'est certaines buté sur lequel il faut quand même pas il faut quand même pas abuser. Après, nous sommes pas des grands révolutionnaires, nous accompagnons en permanence, nous travaillons en permanence et d'ici à voter une fois de plus de motion de censure.
Je pense que c'est pas forcément dans ADN surtout quand les motions de censure sont déposées par des blocs extrêmes. J'ai bien compris Vincent Lou que vous n'êtes pas des révolutionnaires. Pourtant c'est le prix de la stabilité à payer pour la stabilité.
Vous êtes en train de mettre en cause cette stabilité en disant cette stabilité implique des concessions que nous ne voulons pas faire. C'est quoi la solution ? Est-ce que vous pensez que Sébastien Coronu peut dire aux socialistes : "Allez vous faire voir, je ne cèderai plus rien.
Je reviens sur les bases de l'ancien socclocomè ancienne majorité et on va au blocage". Là, vous êtes d'accord ? On va à la motion de censure.
Ça ça c'est inévitable. On va au blocage. On va moi, écoutez, les décisions doivent se prendre en haut lieu.
Les décisions doivent trouver un équilibre, un équilibre politique que nous porterons une une fois que nos dirigeants auront décidé d'un atterrissage. C'est-à-dire que c'est pas moi Vincent Lou sénateur. Je vous rappelle, je suis pas député, je suis sénateur et et en tant que sénateur, moi nous nous serons là toujours pour accompagner.
Nous allons voter un budget au Sénat. Euh le mon groupe des indépendants va sûrement s'abstenir parce que euh il y a quand même beaucoup d'impôts et de taxes qui ont été remis. Euh il y a même une taxe sur les une taxe sur les sur les croisières qui a été mise avant-hier.
Euh on va sûrement s'abstenir euh pour euh pour dire on est on n'est pas d'accord sur tout mais ça va passer au Sénat. Il y aura une CMP, une commission mix paritaire après qui peut aboutir si tout le monde fait des efforts. Nous avons une place en commission mix paritaire en tant que sénateur chez les indépendants.
C'est Emmanuel Capu qui va nous y représenter. Donc on a déjà paramétré toutes les choses pour que ça se passe bien. En fait, il faut juste que tous les blocs fassent les pas les uns vers les autres.
Donc aujourd'hui, voilà, je peux pas vous dire ce qui va se passer. On vote la on est en train de travailler le budget au Sénat. On finit la première partie, donc les les recettes euh demain cette nuit et après on passe à la deuxième partie qui que sont les dépenses.
Et on verra aussi dans ce qu'on ce qui se passe pour les dépenses si on peut nous au Sénat présenter des choses qui sont intelligentes pour réduire un peu la la dépense qu'on appelle le train de vie de l'État sans faire du populisme mais en commençant réellement à s'attaquer à des choses qui sont le mille feuille à des à des suppressions d'agence des on peut avoir présenté au premier ministre des quelque chose qui a un peu de gueule. Il faut juste que que il faut juste que tout le monde se bouge pour participer à faire moins de dépenses. Vincent Louis, on écoute Édouard Philippe.
On ne contraint pas le président de la République à partir. Je ne suis pas pour sa démission immédiate et brutale. Elle aurait un impact terrible. elle en elle interdirait une élection présidentielle qui se passe dans de bonnes conditions.
H mais je crois qu'il doit prendre une initiative et il me semble qu'il s'onorerait si euh si par exemple il proposait un nom de Premier ministre, il nommait un premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget. Hm hm. de faire adopter ce budget et qu'à l'issue, dès lors que ce budget est adopté, dès lors que la France est dotée d'un budget et c'est indispensable, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.
Vincent Lou, est-ce qu'elle est pas là la solution ? Est-ce que d'abord est-ce que le blocage n'est pas là institutionnel et est-ce que l'option que suggérait Édouard Philippe ressemble toujours semble aujourd'hui plus en plus pertinente ? Cette cette cette discussion d'Édouard Silipe a a posé beaucoup de débats et a eu le mérite de clarifier les choses sur le fait que le président de la République prend une décision qui prendra pleinement et entière sur différentes solutions qu'il a qu'il a devant lui.
Je suis pas là pour com RTL hein. Oui oui c'est oui oui je m'en souviens je m'en souviens parfaitement. Je suis pas là pour commenter.
C'est une potentialité. Dire qu'on en est rendu aujourd'hui à cette position-là, je sais pas et c'est une décision totalement personnelle du président de la République. Et moi, vous savez, je suis assez légitimiste en fait.
Moi, j'ai un président de la République, je fais avec, on fait tous avec, on essaie de faire tous avec, mais parfois c'est un peu difficile euh de suivre la logique, une certaine logique. La dissolution a été une mauvaise affaire et une très mauvaise idée euh comme souvent quand on prend les choses un peu euh trop rapidement. Donc dont aujourd'hui euh une nouvelle dissolution serait encore euh mettre un bazar institutionnel qui serait difficile, même si parfois moi je me dis bah on retourne devant les urnes et puis on va clarifier les choses même si ça coûtera pleinement très cher au socle commun euh bah face à la poussée des extrêmes.
Donc j'ai envie de vous dire euh moi je crois encore au fait qu'on puisse faire une CNP conclusive et qu'après les députés deviennent un peu raisonnables. Donc si les députés deviennent un peu raisonnables, le 23 décembre, on a un budget et tout va bien et tout va bien finir. Après, vous savez tout ça, c'est un peu un jeu de du département du gouvernement.
Le gouvernement, c'est interdit d'utiliser le 493. Donc, il force parlementaires en en regardant un peu leurs échecs. Bon bah, donc tacte, la constitution a été faite avec une tout un tout un tas d'outliage.
Se couper de certains outils provoque d'autres difficultés. ont bienvenu dans le monde réel, j'ai envie de dire et j'ai envie de dire après tout ça euh il y aura il y a une potentialité de loi spéciale, d'ordonnance. Donc on peut on peut encore faire beaucoup de choses avant d'arriver à un blocage totalement du pays.
Donc il faut pas exagérer. Il faut pas exagérer. Il faut rester calme, il faut travailler pour faire ce que nous demandent les nos habitants, c'est baisser les dépenses.
Merci Vincent Louau pour ces précisions. Vous avez été très clair et ça, j'allais dire ça ça apporte un petit peu de sel au débat. Merci.
Christophe Gaise jugé aujourd'hui en Algérie, Martine Vassal a deux doigts de faire alliance avec le Rassemblement national.
Vincent Louault