Motions de censure, mobilisation contre la réforme des retraites, JO 2024, voitures thermiques... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Clément Beaune
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteÉludée
De quoi avez-vous peur face aux manifestations et violences ?
- 1:04FerméeRéponse directe
N'allez pas manifester sans dépôt préalable en préfecture ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Est-ce que vous-même, vous avez été menacé ?
- 2:24FerméeRéponse directe
Votre sécurité a été renforcée ou pas ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Le conflit est en train d'échapper aux syndicats en partie ?
- 3:13RelanceRéponse partielle
Les gilets jaunes ont obtenu plus avec davantage de violence, est-ce factuellement exact ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Invité politiqueFait
« Ce à quoi on a assisté beaucoup, ce sont des violences. Ce sont des incidents, parfois très graves, sur la place de la Concorde à Paris, à Lyon, face à une mairie d'arrondissement. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Ce sont des attaques contre des permanences parlementaires, je les condamne toutes, quelles que soient les sensibilités politiques concernées. »
- 1:10Invité politiquePromesse
« Je dis à tous ceux qui commettent des violences, nous n'aurons aucune faiblesse, aucun laxisme. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Dans ma propre circonscription à Paris, hier, je ne pense pas que cela me visait, mais il y a eu des incendies très sérieux, de poubelles, d'ordures délibérées, dans une rue du 12e arrondissement de Paris. »
- 5:10Invité politiqueChiffre
« À la SNCF, il y a un certain nombre de perturbations, mais il y a par exemple 9 TGV sur 10, 7 TER sur 10 dans notre pays. »
- 6:24Invité politiqueChiffre
« Sur les six raffineries françaises, toutes aujourd'hui vivent un certain nombre de perturbations. »
- 6:42Invité politiqueFait
« Nous avons pris d'abord des mesures d'anticipation, reconstitution des stocks stratégiques par exemple, qui sont à haut niveau et qui permettent, on l'a vu d'ailleurs, d'approvisionner les pompes à essence. »
- 9:36InvitéChiffre
« le Conseil d'administration de Total Energy va proposer d'augmenter de 10% la rémunération de Patrick Pouyanné lors de la prochaine Assemblée Générale des Actionnaires en mai prochain. »
- 10:10Invité politiqueFait
« Total a pris par exemple des mesures pour bloquer les prix à la pompe pour que ça ne dépasse pas 2 euros. »
- 10:51Invité politiqueChiffre
« Je pense que la motion de censure ne sera pas votée. »
- 12:21Invité politiqueFait
« Son groupe à l'Assemblée nationale et au Sénat, je pense que c'est le même parti, les Républicains, étaient largement représentés dans la fameuse commission mixte paritaire, a obtenu à sa demande de nouvelles avancées sur la question des carrières longues. »
- 19:31Invité politiquePromesse
« La France va défendre les engagements pris. Absolument, avec une grande détermination. »
- 20:21Invité politiqueFait
« Les constructeurs français, Stellantis, Renault, ils sont en train de mettre le paquet sur l'électrique pour qu'on ait en Europe, en France, produites sur notre sol, des voitures électriques abordables. »
- 22:24Invité politiqueFait
« Toutes les six semaines, moi, j'ai mis l'ensemble des acteurs des transports pour faire un point précis, notamment sur des infrastructures. »
- 22:59Invité politiqueChiffre
« Son calendrier d'ouverture, c'est le début de l'année 2024. »
Temps de parole
- Invité politique72 %
- Présentateur12 %
- Invité8 %
- Invité 27 %
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Bonjour Clément Beaune. Bonjour Marc Fauvel. On va parler dans quelques instants des deux motions de censure que le gouvernement s'apprête à affronter aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Mais d'abord, ces manifestations qui se poursuivent depuis jeudi dernier, depuis que le gouvernement a sorti le 49.3, manifestations spontanées dans plusieurs grandes villes de France, avec parfois également des violences, des incidents. Matignon a interdit à tous les ministres de se déplacer jusqu'à nouvel ordre. De quoi avez-vous peur ?
Ce n'est pas une question de peur. Il y a une détermination à avancer, on va y revenir j'imagine. Mais depuis jeudi, il ne faut pas confondre les choses. Ce à quoi on a assisté beaucoup, ce sont des violences. Ce sont des incidents, parfois très graves, sur la place de la Concorde à Paris, à Lyon, face à une mairie d'arrondissement. Ce sont des attaques contre des permanences parlementaires, je les condamne toutes, quelles que soient les sensibilités politiques concernées. Ce sont des intimidations, que je ne confonds pas avec une mobilisation sociale, syndicale, qui a eu lieu pendant plusieurs journées de manifestation, et qui s'est toujours passée dans le calme et dans la responsabilité.
Ça veut dire, vous dites à ceux qui seraient tentés d'aller manifester sans qu'il y ait dépôt préalable en préfecture, n'y allaient pas ? Je dis à tous ceux qui commettent des violences, nous n'aurons aucune faiblesse, aucun laxisme.
Pour les autres, pour ceux qui veulent manifester contre la réforme ? Pour ceux qui veulent manifester contre la réforme, il y a une journée de mobilisation, je crois encore ce jeudi, à l'appel des organisations syndicales. Comme ils l'ont, comme elles l'ont toujours fait depuis le début, ou pour ceux qui voudraient le faire pour la première fois, c'est leur droit constitutionnel, tant mieux dans notre pays. Ils peuvent le faire, et nos forces de l'ordre se mobilisent avec un grand courage, une grande responsabilité pour que ça se soit toujours bien passé.
Et je le dis aussi, parce que je veux leur rendre hommage, on peut avoir un désaccord de fond, on peut avoir un désaccord profond, mais les organisations syndicales, la CFDT et les autres, ont toujours fait en sorte aussi, aux côtés de nos forces de l'ordre, pour que ça se passe bien. On a toujours fait en sorte que ça se passe dans les meilleures conditions. Et donc je ne veux surtout pas confondre, ni pour les syndicats, ni pour les manifestants, ni pour les responsables politiques, ceux-là, ces actions respectables et respectueuses, avec des violences qui sont totalement inqualifiables.
Et j'aimerais que tous les responsables politiques aient le même discernement, et ne confondent pas grève et blocage, violence et manifestation.
Clément Beaune, certains députés de la majorité font part de menaces qu'ils ont reçues, des lettres, des tweets, en tout genre. Est-ce que vous-même, vous avez été menacé ?
Non, je n'ai pas été menacé directement.
Votre sécurité a été renforcée ou pas ?
Ma sécurité personnelle n'a pas été renforcée. On a des consignes de prudence, parce qu'il peut y avoir des rassemblements et des violences, bien sûr. Mais je sais que plusieurs députés de la majorité ou des républicains, par exemple, ont reçu des messages de menaces, des tags sur leur permanence, tout au long du week-end. Dans ma propre circonscription à Paris, hier, je ne pense pas que cela me visait, mais il y a eu des incendies très sérieux, de poubelles, d'ordures délibérées, dans une rue du 12e arrondissement de Paris.
Je condamne tout cela, parce que ça, ce n'est pas la République, ça, ce n'est pas la mobilisation sociale, ça, c'est de la violence pure et simple qui appelle une réponse d'ordre public et de calme. Vous diriez que le conflit est en train d'échapper aux syndicats en partie ? Je ne l'espère pas, je ne le crois pas, c'est l'intérêt de personne. Moi, je souhaite que, quand il y a un conflit social, comme on dit, au sens mesuré, encadré du terme, ils puissent s'exprimer et se poursuivre.
Mais vous avez sans doute entendu, comme nous, ces personnes qui manifestent, certaines pacifiquement, certaines moins, je le précise, et qui disent que les gilets jaunes ont obtenu plus, avec davantage de violence, que nous, en mettant des millions de personnes pacifiquement dans la rue. Mais, on ne va pas s'en parler. Ce qui est factuellement exact.
Oui, mais attendez, encore une fois, ça, je le distingue complètement, c'est le discours de Laurent Berger, que je respecte et qui a fait preuve de cette responsabilité.
Il a raison quand il dit ça, on obtient plus en France par la violence.
Non, ce n'est pas vrai, parce que la preuve, toutes les violences qui ont eu lieu et qui n'ont rien à voir, je le redis, avec les manifestations depuis jeudi, nous les condamnons, nous nous mobilisons, et d'ailleurs, les responsables syndicaux même les ont condamnés. Il ne s'agit pas de donner droit, d'une quelconque façon, à ces violences qui ne sont d'ailleurs assorties d'aucune revendication, à part des slogans de haine, de détestation et de menace à l'égard des élus. Ensuite, les manifestations et la mobilisation, il faut l'entendre, évidemment.
Et je suis absolument convaincu que, bien sûr, dans ces manifestations, il y a eu des oppositions, il faut bien le dire, à la réforme des retraites, à l'évidence. Mais je crois qu'il y a eu aussi d'autres choses, un malaise plus profond qui s'est exprimé sur nos services publics, sur le pouvoir d'achat, sur la question des salaires, sur la question des conditions de travail. Vous craignez un retour des gilets jaunes ? Non, je ne crains pas un retour des gilets jaunes.
Je crois qu'encore une fois, il y a une minorité, qu'il ne faut pas non plus mettre trop en avant, qui a décidé de menacer, d'être violent, de commettre des actions totalement inqualifiables et injustifiables, qui n'ont rien à voir avec le mouvement syndical. Ça, il faut le condamner, ça, il faut le sanctionner. Et le mouvement syndical et le mouvement social, il s'est exprimé, et il exprime, je crois, des choses sur les retraites et au-delà.
Il y a les manifestations, les rassemblements dans la rue, et ici, il y a aussi les grèves. Plusieurs actions sont prévues cette semaine, dans le transport aérien notamment, à la SNCF aussi. Est-ce qu'il faut s'attendre à des journées noires cette semaine, le jeudi 23 notamment ?
Alors, pour être précis, je ne sais pas ce qu'on qualifie de journée de telle ou telle couleur, il y a des perturbations en ce moment dans les transports publics qui sont limitées. Tant mieux. Aujourd'hui, par exemple, à l'RATP en région parisienne, le trafic est assuré, il est normal. À la SNCF, il y a un certain nombre de perturbations, mais il y a par exemple 9 TGV sur 10, 7 TER sur 10 dans notre pays. Ce n'est pas parfait, mais ça veut dire que ce sont des perturbations assez modestes. La grève ne se voit plus ? Elle se voit, et je la respecte, parce que dès qu'il y a des grévistes, ça exprime toujours quelque chose. Donc moi, je ne balaye pas ça d'un revers de main.
Je dis simplement, pour les usagers, pour le service public dont j'ai la responsabilité, c'est une bonne nouvelle qui soit beaucoup moins perturbée qu'il a pu l'être lors de mouvements précédents ou lors des précédentes journées. Je dis qu'il y aura sans doute un peu plus de perturbations. On a les premiers indices de déclaration de grève à l'RATP ou à la SNCF. Je ne crois pas que ce sera, pour répondre à votre question, mais on le précisera au fur et à mesure de la semaine, une journée sans transport public, une journée noire au sens où il n'y aurait plus de services de métro, de trains, de bus assurés dans nos grandes villes ou en France. Ça, je ne le crois pas.
Mais il y aura sans doute plus de mobilisations et plus de perturbations que ce qu'on vit ces jours-ci où elles sont heureusement réduites.
Plusieurs raffineries sont à l'arrêt ou bloquées en ce moment par des grévistes. Combien de temps est-ce que vous espérez pouvoir tenir comme ça sans avoir des pompes à sec comme ça commence à être le cas dans certains départements du sud-est, dans les Bouches-du-Rhône par exemple, une sur cinq aujourd'hui n'a plus de carburant ?
Il y a des situations locales qui sont plus préoccupantes que d'autres. Vous avez raison, c'est vrai notamment dans les Bouches-du-Rhône. Sur les six raffineries françaises, toutes aujourd'hui vivent un certain nombre de perturbations. Ça ne veut pas dire forcément un blocage complet, mais un certain nombre de perturbations parce qu'il y a des grèves ou des actions qui sont menées par des organisations syndicales. Je vais être très clair, nous avons pris d'abord des mesures d'anticipation, reconstitution des stocks stratégiques par exemple, qui sont à haut niveau et qui permettent, on l'a vu d'ailleurs, d'approvisionner les pompes à essence.
Il n'y a pas eu de problème d'approvisionnement des stations-services visiblement. Aussi parce qu'il y a eu des phénomènes parfois difficiles à expliquer, que je peux comprendre parce qu'il y a du stress, où des gens sont allés aux stations-services.
C'est uniquement lié à ça ce qui se passe aujourd'hui dans le sud-est ? C'est uniquement parce qu'il y a des pleins de précautions qui sont faites ? Ça joue, ça joue.
Je vais être très clair, encore une fois, on a pris des mesures d'anticipation. Je dis aussi aux Françaises et aux Français qui s'inquiètent légitimement pour leur déplacement, pour leur voiture, on prend ces mesures d'anticipation et je ne souhaite pas qu'on ait des réquisitions, pour être aussi très clair.
Vous ne le souhaitez pas, mais est-ce qu'il y a des anticiper ces réquisitions ?
Ce n'est jamais une décision facile, c'est une décision d'ailleurs qui est très encadrée juridiquement, tant mieux, parce que c'est une décision de dernier recours, mais comme nous l'avons fait précédemment, comme nous l'avons fait au mois d'octobre, si cela était nécessaire, si cela était nécessaire, nous n'hésiterions pas à le faire pour éviter un blocage économique et de la circulation dans notre pays.
Sur quels critères vous vous êtes fixé ? Un nombre ? C'est-à-dire à partir d'une station sous trois ?
Non, vous savez, Marfauvel, on a eu le débat au mois d'octobre, ça ne fonctionne pas comme ça, c'est encadré par la justice et par le droit, tant mieux, donc c'est très ciblé, vous ne faites pas une mesure générale, vous faites potentiellement une mesure ponctuelle sur telle ou telle raffinerie s'il y a un problème local, justifiée, contrôlée par le juge, on n'en est pas là.
On n'en est pas aux réquisitions très clairement ce matin dans les raffineries et dans les dépôts.
On n'en est pas aux réquisitions à l'heure où nous parlons, nous avons pris des mesures d'anticipation qui nous ont permis de faire face largement jusque-là. Il y a des situations de tension, c'est vrai, quelques endroits en France, et s'il le faut, nous prendrions les mesures, mais je le redis, la réquisition, ce n'est jamais de gaieté de cœur et c'est toujours un dernier recours.
Clément Beaune, ministre des Transports, invité de France Info jusqu'à 9h, le fil Info à 8h41 avec Sophie Echène.
Elisabeth Borne joue son avenir cet après-midi. Les deux motions de censure déposées après son recours au 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites seront débattues à l'Assemblée nationale à partir de 15h30. Il faudra la majorité absolue, soit 287 voix pour faire chuter le gouvernement. Le coup d'envoi du bac pour un demi-million de lycéens cet après-midi, avec les premières épreuves de spécialité et un stress supplémentaire après l'appel à la grève des surveillants pour protester contre la réforme. Des surveillants supplémentaires ont été recrutés pour combler les potentielles absences.
Après plus de 8 ans de travail, le GIEC publie tout à l'heure son dernier rapport, c'est le 6e, Selon le groupe d'experts du climat, les effets du réchauffement climatique causés par l'homme sont de plus en plus visibles, mais des solutions existent toujours. Et puis en tennis, le jeune Carlos Alcaraz, 19 ans, reprend la place de numéro 1 mondial à Novak Djokovic. L'Espagnol a remporté hier le Masters 1000 d'Indian Wells en Californie. France Info
Le 8.30 France Info, Salia Bracchia, Marc Fauvel.
On toujours à Clément Beaune, le ministre délégué chargé des Transports. On parlait juste avant les titres de carburant. On a appris que le Conseil d'administration de Total Energy va proposer d'augmenter de 10% la rémunération de Patrick Pouyanné lors de la prochaine Assemblée Générale des Actionnaires en mai prochain. Vous trouvez ça scandaleux ou alors normal, vu les résultats exceptionnels de Total ?
On ne peut pas avoir des grands mots scandaleux, etc. Normal. Non, du coup normal. Non plus. Honnêtement, je pense qu'on aurait pu s'en passer dans la période qu'on vit. On aurait pu s'en passer. Chacun a une responsabilité. On le voit. Moi, je l'assume aussi qu'il y a une part de symbole dans les décisions publiques et dans les décisions des grands groupes. Donc, Total a pris par exemple des mesures pour bloquer les prix à la pompe pour que ça ne dépasse pas 2 euros. C'est une bonne mesure. Je l'ai dit au PDG de Total avec qui j'ai échangé sur ce sujet. Il faut le reconnaître.
On n'était peut-être pas obligés en ce moment d'avoir des mesures d'augmentation qui, pour beaucoup de Français, apparaissent extrêmement élevées parce qu'elles vont au-delà de l'inflation.
Donc, il doit renoncer à ces 10% d'augmentation ?
Ce n'est pas moi qui décide. Il y a des règles du Conseil d'administration. Vous souhaiteriez que ce soit le cas ? Mais je trouve que chacun doit faire un effort de sobriété à tous égards.
Le gouvernement affronte donc cet après-midi deux motions de censure à l'Assemblée nationale. Serez-vous encore ministre tout à l'heure ?
Écoutez, je l'espère. Vous savez, quand vous êtes ministre, il faut assumer une forme d'humilité. Vous êtes préparé à tous les cas de figure, y compris celui-là. Mais mon sort personnel n'a pas grand intérêt. Je vais être très clair. Moi, je pense que la motion de censure ne sera pas votée. Je souhaite évidemment qu'elle ne soit pas votée. L'émotion de censure, pour être précis, même s'il y a une grande confusion entre les partis qui s'y associent de manière peu claire et peu cohérente sur le plan politique, c'est le moins qu'on puisse dire. Et je pense et je souhaite que le gouvernement va continuer à travailler sous l'autorité d'Elisabeth Borne.
Vous êtes encore confiant quand vous entendez, malgré tout, ce matin Aurélien Pradié, député Les Républicains, dire qu'il la votera, cette motion de censure du groupe Liberté et Territoires ? C'est-à-dire que votre avenir dépend de la droite et il y en a certains qui sont prêts à voter pour vous renverser ?
D'abord, je vais vous faire une remarque générale. Nous sommes dans un parlement où il y a une majorité relative. Donc, moi, j'ai été ministre des Affaires européennes, j'ai vu comment fonctionnait beaucoup de démocratie parlementaire en Europe. On devrait avoir collectivement cette maturité qui consiste à pouvoir travailler ensemble, texte par texte. Malheureusement, on voit bien qu'on ne l'a pas tout à fait. Je pense sincèrement que le gouvernement et la majorité gouvernementale ont fait beaucoup d'efforts pour avoir des accords. Moi, ça ne me choque pas qu'il y ait des discussions, des négociations. C'est ce que font tous les pays européens sur toutes les grandes réformes.
Ça n'est pas sale, ça n'est pas incohérent. Je regrette en revanche que certains, je dis bien certains, dont Aurélien Pradié, au sein du groupe Les Républicains, aient abandonné toute forme de cohérence. Aurélien Pradié, il est finalement cohérent dans son incohérence. Depuis le départ, il veut faire une forme de campagne de notoriété. Il veut se mettre en avant. Il veut dire, je veux telle ou telle mesure, je veux discuter. Ça, pourquoi pas ? On peut discuter dans une démocratie et dans un parlement. Mais on ne sait pas ce qu'il voulait. Qu'est-ce qu'il voulait dans cette réforme ? Il a fait beaucoup de demandes.
Certaines ont été entendues par le gouvernement, soutenues par d'autres dans son groupe. Il ne voulait pas plus de 33 ans pour personne, ce qui n'a pas été repris exactement dans la réforme. Son groupe à l'Assemblée nationale et au Sénat, je pense que c'est le même parti, les Républicains, étaient largement représentés dans la fameuse commission mixte paritaire, a obtenu à sa demande de nouvelles avancées sur la question des carrières longues, que je pense d'ailleurs très positives. Et je ne l'ai pas entendu dire à la sortie de la CMP, c'est un scandale.
Bizarrement, trois jours après, en patriote, nous dit-il, il a dû entendre une voix, il nous dit, je vote la motion de censure, je ne soutiens pas le gouvernement. Pardon, moi je ne viens pas des Républicains, je ne viens pas de la droite républicaine. Mais je suis très inquiet quand je vois certains, je ne mets pas tout le monde dans le même sac, au sein de cette droite qui a une tradition de gouvernement et de responsabilité, juger uniquement sur des critères personnels ces décisions politiques.
Qu'est-ce qui se passera pour les députés, les Républicains, qui tout à l'heure vont voter la censure du gouvernement ? Qu'est-ce que vous leur dites ? C'est un aller sans retour, vous serez dans l'opposition jusqu'à la fin du quinquennat. Par exemple, on ne négociera pas avec vous pour les futurs textes, par exemple pour la loi sur l'immigration qui va arriver dans quelques semaines.
Je ne suis pas leur chef, je ne suis pas leur responsable de parti. Je leur dis simplement, comme quelqu'un qui ne vient pas de la droite, comme un responsable politique qui essaye de chercher un peu de dignité et un peu de cohérence, est-ce que vous voulez ajouter de la difficulté à la difficulté ? Est-ce que vous voulez jouer l'instabilité ? Ce n'est pas seulement un vote sur la réforme des retraites, le 49-3 dans notre pays. C'est un processus démocratique, constitutionnel, où on pose une question de gravité. C'est-à-dire l'argument, c'est c'est nous ou alors le chaos ? Non, ce n'est pas nous ou alors le chaos, parce qu'on est neuf mois après le début de la législature.
Il y aura effectivement beaucoup de textes à discuter, tout le monde pourra s'exprimer. Moi, je dis aussi, par exemple, à la gauche modérée de gouvernement, « Travaillons ensemble à l'avenir sur un certain nombre de textes ». Mais le choix qui doit être fait cet après-midi, ce n'est pas seulement un choix sur la réforme des retraites. Aurélien Pradié, il a toujours dit qu'il n'aimait pas beaucoup cette réforme des retraites. Pourquoi alors s'est-il lancé dans des négociations ? Vous lui poserez la question. Mais le choix qui doit être fait cet après-midi, c'est est-ce qu'on veut renverser un gouvernement ? Est-ce qu'on veut aller à des élections ou à une période d'instabilité ?
Les élections, ce n'est pas une obligation. C'est Emmanuel Macron qui a dit « Si le 49-3 est adopté, je dissous ». En tout cas, ça veut dire une motion de censure. Mais il peut très bien reconduire les élections.
C'est-à-dire que c'est vous qui avez le choix, ou pas, de convoquer à nouveau les électeurs ? Pardon, une motion de censure, ce n'est pas rien. Vous avez raison, il n'y a aucune automaticité dans notre constitution. On en a connu, des gouvernements, deux, trois, quatre, avec le même premier ministre. C'est arrivé qu'une fois sous la Ve République. Donc, ce n'est pas quelque chose d'anodin. Moi, j'avais compris que quand on était issus des Républicains, on pouvait avoir des désaccords avec un gouvernement qui n'est pas de droite, qui n'est pas des Républicains.
Mais on avait, dans les moments de gravité, le 49-3, c'est ça au fond, c'est un choix fort, le sens de la stabilité et de la responsabilité. C'est ça la question qui est en jeu cet après-midi. Et je trouve ça dommage que certains préfèrent être des francs-tireurs que des responsables politiques au sens plein du terme.
Concrètement, pour ceux qui nous écoutent, si les motions de censure n'aboutissent pas à cet après-midi, vous faites passer la réforme des retraites via le 49-3, malgré ce qui se passe dans la rue, et c'est terminé.
Alors, ça, c'est la question politique de fond. Non, ce n'est pas circuler, il n'y a rien à voir. Il y a des procédures.
Il va se passer quoi après ?
Si le 49-3, qui est encore une fois un outil de notre Constitution, permet l'adoption du texte des retraites conformément à notre loi fondamentale, nous aurons cette réforme qui s'appliquera. Je crois profondément qu'il faut évidemment entendre les mobilisations. Moi, j'ai mené, dans le secteur des transports publics, un dialogue social quotidien sur des sujets comme les conditions de travail, comme des congés de fin d'activité, comme les déroulements de carrière dans le secteur des routiers, des transports terrestres, etc.
Je pense que ça nous oblige à, en effet, avoir un agenda social, à travailler sur la future loi emploi et travail du ministre du Travail pour que l'emploi des seigneurs soit revalorisé, pour que les inégalités femmes-hommes soient mieux traitées dans l'entreprise.
Mais vous pensez que les syndicats vont revenir demain matin ? Mais je ne sais pas que c'est facile. Laurent Berger, ce matin, dans Libération, dit, il y aura un avant et un après. Ça va laisser des traces.
Je suis d'accord qu'il y aura un avant et un après. Je suis lucide sur le fait qu'après des mobilisations, il y a un moment difficile et il y a un moment, en quelque sorte, où il faut recoudre. Mais est-ce qu'on se regarde les bras croisés en disant c'est fini, c'est foutu ? Pas du tout. Mais on recoue avec les mêmes. Mais on recoue. Moi, j'ai rendu hommage, et je le fais encore ce matin, à Laurent Berger en particulier. Je ne parlais pas côté syndicat, je parlais côté gouvernement. Non, mais pardon, côté syndicat, c'est très important. Je pense qu'on doit reprendre l'angle, discuter, il y a un désaccord. Ça laisse forcément des traces.
Quand il y a des semaines de mobilisation, on ne va pas être naïf. Mais est-ce qu'on a envie de travailler sur le partage de la valeur où les partenaires sociaux ont obtenu un accord très bon,
y compris pour la période de négociation des retraites ? Des textes qui arrivent et vous cochez sur l'après. Il y aura un après, évidemment. Mais avec qui on reconstruit, effectivement ? Est-ce qu'il faut garder le même gouvernement ? Est-ce qu'il y aura un remaniement ? Ou alors vous préférez que le président de la République dissout l'Assemblée ?
Ça, c'est une décision qui appartient au seul président de la République. Donc je respecte nos institutions aussi à cet égard. Moi, je vais vous dire très clairement, je souhaite, pour répondre à votre question, qu'Elisabeth Borne conduise le gouvernement, continue à conduire le gouvernement.
Elle peut encore rester.
Mais je souhaite qu'elle reste. Je pense qu'elle peut et qu'elle doit rester. Elle n'est pas cramée ? Mais pas du tout, je crois. Elisabeth Borne, elle vient de la même sensibilité politique que moi, mais au-delà de ça, c'est une femme du service public. C'est une femme d'engagement. C'est une femme de détermination. Je crois que même ceux qui ne sont pas d'accord avec la réforme des retraites reconnaissent qu'elle fait les choses avec la conscience de l'intérêt du pays, de la gravité du moment. Et je pense que c'est une femme politique, une responsable politique dont on a besoin dans les mois qui viennent à la tête du gouvernement de la France. Ensuite, ce n'est pas moi qui choisis.
Je vous dis mon sentiment. Je suis à 200% derrière la Première Ministre.
Sophie Echène pour le fil Info à 8h50. On vous retrouve dans un instant. Clément Beaune, Ministre des Transports.
Elisabeth Borne, pourra-t-elle rester à Matignon ? Les deux motions de censure déposées contre le gouvernement après le recours au 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites sont débattues cet après-midi à l'Assemblée. Il faudra la majorité absolue, soit 287 voix, pour renverser le gouvernement. Le député LR Aurélien Pradier fait savoir qu'il votera la motion de censure déposée par le groupe Liotte. En parallèle, les grèves se poursuivent dans les raffineries, notamment actuellement 4% des stations-service manquent d'au moins un type de carburant en France. Une station sur cinq dans les Bouches-du-Rhône.
Sur France Info, le ministre délégué au Transport Clément Beaune assure que le gouvernement n'hésitera pas à réquisitionner du personnel gréviste. UBS, la plus grande banque de Suisse, rachète le crédit suisse à rival en difficulté. La transaction s'élève à plus de 3 milliards d'euros. C'est presque trois fois moins que sa valeur vendredi à la clôture de la bourse. Et puis le président chinois Xi Jinping commence aujourd'hui une visite de trois jours en Russie où il s'entretiendra avec son homologue Vladimir Poutine. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Chine n'a jamais condamné l'offensive russe. France Info
Le 8.30 France Info Salia Brachia, Marc Fauvel Toujours avec le ministre des Transports Clément Beaune, l'Allemagne a décidé de faire marche arrière sur la question de l'interdiction des voitures à moteur thermique. L'Europe avait décidé de les interdire à la vente à partir de 2035. L'Allemagne, mais aussi l'Italie, la Pologne, la Bulgarie ne veulent plus de cette échéance. Est-ce que la France va se lancer dans un bras de fer sur cette date butoir ?
La France va défendre les engagements pris. Absolument, avec une grande détermination. Pourquoi ? Parce que c'est indispensable sur le plan écologique. On a besoin, moi j'ai défendu que c'était par l'Europe qu'on faisait la bonne écologie. J'en suis absolument convaincu. Parce qu'on a 450 millions de personnes d'un coup qui s'accordent sur les mêmes règles. Donc ça a de l'impact. Ce que disent les Allemands, c'est pas le moteur le problème,
c'est le carburant qu'on met dedans. Et si on trouve demain ou dans dix ans, puisque l'interdiction est dans un peu plus de dix ans, des carburants propres, il faut continuer avec ces moteurs-là. Je ne vais pas rentrer dans la technique, mais il y a quelque chose...
Mais elle est importante dans ce dossier-là. Mais c'est pour ça que j'en dis un mot. Les constructeurs eux-mêmes nous disent, j'en ai rencontré encore la semaine dernière, soyez clairs, soyez simples, soyez clairs. On peut faire plein de choses avec des investissements, avec de l'innovation, mais il faut qu'il y ait un signal très clair. 2035, c'est à la fois très proche, et c'est quand même dans douze ans. Nous avons le temps de faire des adaptations. Les constructeurs français, Stellantis, Renault, ils sont en train de mettre le paquet sur l'électrique pour qu'on ait en Europe, en France, produites sur notre sol, des voitures électriques abordables, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Donc c'est clair, si on ne fait pas nous le choix de l'électrique, le virage industriel électrique, on se met entre les mains des Chinois. Et donc on aura le choix entre des voitures thermiques polluantes ou des voitures chinoises électriques dans dix ans. Ce n'est pas ça que je veux, même si la conversion est difficile, même si la transition est difficile, pour mon pays, pour mon économie et pour mon industrie. Donc je pense qu'il faut faire ce choix courageux. Il est difficile. L'État va le soutenir par des subventions, par des aides à l'investissement. On est en train de produire, par exemple, des batteries électriques en France.
On ne va pas tout casser parce qu'il y a des discussions internes dans la coalition allemande. Donc je respecte les questions qui doutent aujourd'hui. Il y a l'Italie, la Pologne, la Végérie. En fait, essentiellement, l'Allemagne, l'Italie et la Pologne, mais peu importe, l'immense majorité des pays européens. Mais ça fait une minorité de blocage aujourd'hui. Et on va discuter. Moi, j'ai eu des échanges avec le ministre des Transports allemand, comme dans tous les moments, il y a des difficultés franco-allemande.
Mais vous voyez bien qu'il défend son industrie automobile, qui, elle, n'est pas prête à particuler.
Qui n'est pas si claire que ça parce que beaucoup de constructeurs allemands ont eux-mêmes dit, attendez, on ne comprend plus rien, on veut un signal clair. Donc vous nous dites ce qu'on doit faire en 2035, ça, c'est la décision des politiques, c'est notre responsabilité. Et ensuite, les industriels, ce n'est pas magique, mais ils investissent et ils s'adaptent. Et la question, pour en dire un mot, des carburants, ce qu'on appelle les e-carburants parfois, ou des carburants propres, c'est une ressource assez rare. Et donc, on en aura besoin pour décarboner, pour verdir d'autres modes de transport. Moi, je suis en charge des transports au pluriel. Il y a aussi l'aérien, par exemple.
Dans l'aérien, les biocarburants, les e-carburants, c'est quelque chose dont on aura un besoin indispensable pour faire un avion plus propre et propre à terme. Donc, il faut qu'on fasse des choix simples et clairs. Je crois que c'est très important pour les voitures individuelles que maintenant, on fasse le choix de l'électrique. Sinon, les Chinois vont le faire à notre place. Et ça va faire mal.
Clément Bonne-Légio, c'est l'année prochaine. Il va falloir transporter jusqu'à 500 000 personnes par jour en région parisienne. Est-ce qu'on en a les moyens ?
Oui, on en a les moyens. Nous sommes un grand pays qui accueille des événements internationaux régulièrement. Et là, c'est un défi majeur. Mais nous sommes en train de le réussir. Toutes les six semaines, moi, j'ai mis l'ensemble des acteurs des transports pour faire un point précis, notamment sur des infrastructures. Il y aura des lignes de métro et de RER en Ile-de-France qui vont d'ailleurs, évidemment, rester après les JO et apporter des solutions aux galères de transports publics. Donc, on est en train de se mettre en main.
Et qui vont être prêtes, ces lignes, ces rallongements de lignes ? Est-ce que ce sera prêt ? On sait que ça a pris du retard.
Mais c'est un défi. Mais oui, ce sera prêt. Je le vérifie. Je peux vous dire, heure par heure, j'exagérerai un peu, mais jour par jour. Vous avez, pour prendre un seul exemple très concret, une ligne 14 qui est une ligne automatique de métro qui ira du nord de l'Ile-de-France à l'aéroport d'Orly au sud de l'Ile-de-France qui est en train d'être prolongée. Son calendrier d'ouverture, c'est le début de l'année 2024. Il est tenu. On le vérifie, puisqu'il peut toujours y avoir des problèmes sur des chantiers. On le vérifie. Donc, c'est un combat. Mais c'est aussi un magnifique défi. Et les JO, ce n'est pas seulement 15 jours ou un mois de Jeux Olympiques et de Jeux Paralympiques.
Ce sont des décennies d'investissement, notamment dans le transport public, au service des Parisiens et des Français.
Est-ce que vous recommandez aux Parisiens et plus généralement aux Franciniens de quitter la région pendant les Jeux ?
Pas de quitter la région tout court, mais vous avez raison de le dire. Il y aura, sans doute à partir de l'automne prochain, parce qu'il faut anticiper, des consignes d'organisation pour les entreprises, pour les personnes qui restent bossées en Ile-de-France. On a des hôpitaux qui tournent. On a des gens qui ne prennent pas leurs vacances au mois d'août. C'est évidemment leur droit. Il faudra s'adapter un petit peu. Il y aura des transports publics qui, à certaines heures, seront très chargés parce qu'il y a des compétitions. Donc, il y aura du télétravail. Il y aura un certain nombre de mesures mais on se prépare à tous les scénarios. Il se passe quoi dans ces cas-là ?
Je crois très sincèrement, le droit de grève, il est respecté et respectable. Je crois très sincèrement qu'à la RATP et à la SMCF, j'espère qu'il y en aura une. Mais vous savez, je ne dis pas de manière combinatoire, ne faites pas grève. Je travaille notamment avec la RATP pour qu'on améliore le climat social. J'ai beaucoup travaillé avec Jean Castex le président de la RATP et ça se traduit, je crois aussi, dans le fait qu'il y ait un service de transport normal sans grève aujourd'hui de la RATP ou quasiment parce qu'on a amélioré le climat social, on a revalorisé des salaires, on a amélioré les déroulements de carrière.
Je crois profondément au dialogue social, même dans les périodes de tension, même dans les périodes sensibles comme les Jeux Olympiques.
L'ouverture à la concurrence, c'est le 31 décembre 2024 pour les bus de la RATP. Vous songez à repousser cette date pour qu'on ait des JO parfaits ?
Pas que pour les JO. Moi, je l'ai dit, c'est indépendant des JO. J'ai dit à la présidente de région Valérie Pécresse, je pense qu'il faut prendre un petit peu de temps supplémentaire et décaler de quelques mois parce que cette ouverture à la concurrence, elle peut être utile pour les usagers. Ce n'est pas une privatisation, contrairement à ce que je n'entends pas du tout. C'est les autorités publiques qui organisent les transports toujours et ça ne changera pas. Mais l'organisation d'une telle transition, c'est compliqué, ça crée du stress. J'étais dans un dépôt de bus encore la semaine dernière, on ne m'a pas parlé beaucoup des retraites, on m'a parlé d'ouverture à la concurrence.
Ça stresse ? Je vous assure que le premier sujet, venez avec moi à 6h du matin un dépôt de bus RATP. Je ne peux pas, je suis ici. On sera midi pour le changement de service, je pense qu'ils seront ravis de vous accueillir, très sincèrement. Mais le stress principal, c'est l'ouverture à la concurrence, c'est normal, c'est la vie quotidienne. Donc prenons le temps de faire un service public qui marche et de respecter les agents de la RATP. Merci Clément Bonnet, bonne journée à vous.