LE RING - DOIT-ON ÊTRE RADICAL POUR GAGNER LES ÉLECTIONS ?
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
On n'a pas besoin que toute l'Afrique vienne se déverser en France.
Donc voilà, le problème c'est l'Afrique, c'est pas l'immigration. Merci.
Salut les amis, on se retrouve pour un nouveau débat. Aujourd'hui on va parler de la radicalité, de la nuance. Est-ce qu'il faut justement être de plus en plus extrême pour se faire entendre, pour être audible, que ce soit sur les réseaux sociaux, que ce soit sur les plateaux télé ? Est-ce que c'est ça qui va permettre qu'on repartage très massivement une opinion ? Alors que les partis comme les Républicains ou le Parti Socialiste semblent être aspirés par la logique macroniste, les partis extrêmes semblent être ceux qui émergent politiquement comme différenciants par rapport à notre actuel président de la République. Vos débatteurs sont prêts. Votre présentateur est prêt.
T'es prête Thomas Tilde ? On se retrouve dans le ring. Vous mentez.
Elle, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Allez-y, je pensais à quel chiffre là ? 70 milliards. N'importe quoi ! Je pensais à 1000. C'est pas le concours de la petite blague.
Est-ce que tu veux, j'entends pas. Non, non, oui. C'est normal ? Ni bien, ni pas bien, je peux venir pour avoir des bons, des mauvais points.
Que vous le voulez ou non, vous avez une tête d'arabe, vous ressemblez à mon oncle Mahfoud au Maroc.
Ah, monsieur Chambaud, votre adversaire vient de marquer un point, une réaction. Les gens n'ont plein de cul des arabes ! Eh, on se calme la merde ! C'est impossible, c'est pas une cour de regret, merde ! Faites la paix !
Donc on se retrouve au cœur du débat. Je suis aujourd'hui avec Tanguy David. Salut Tanguy. Salut. On est ravis de t'accueillir. Tu es militant pour Éric Zemmour. C'est ça, tout à fait. Et tu as fait beaucoup parler de toi, notamment par plusieurs interventions marquées sur tes PMP. Oui. Où quelques verbes acerbes et quelques rhétoriques ont marqué la toile.
Toujours. Je suis en train de prendre le métro, d'accord ? Il y a quelqu'un qui arrive qui murle au visage en disant « Eh, Tanguy, machin, etc. » Moi, je n'en ai rien à faire. Vous venez me voir, vous me dites « Excusez-moi, je peux vous parler. » Mais tu crois que les gens parlent comme ça, Tanguy ?
On accueille aussi Rémi Goubert, qui est membre du Parti Socialiste et cadre de l'UNEF. Salut Rémi. Bonjour. J'aimerais, du coup, commencer avec cette question. Peut-être qu'elle vous parlera plus qu'à des générations plus antérieures. Mais on est né, nous, avec cette idée que la nuance disparaissait au fur et à mesure qu'on s'intéressait, nous, à la politique. En tout cas, moi, c'est comme ça que je l'ai ressenti. Est-ce qu'aujourd'hui, ça paraît impossible de pouvoir être extrêmement viral ou même audible avec de la nuance ? Tanguy ?
Je pense qu'aujourd'hui, ce qui compte avant tout, c'est de pouvoir exprimer librement ses idées. Et que la radicalité est une certaine forme de nécessité pour pouvoir aujourd'hui parvenir à se faire entendre sur certains sujets, peut-être plus que sur d'autres. Mais qu'aujourd'hui, il est nécessaire d'être radical, aussi bien lorsque l'on fait, je pense, des réformes quand on est aux responsabilités, que lorsque l'on veut exposer des idées et présenter ses arguments.
Je pense qu'il faut être dans la radicalité, en tout cas dans le verbe, dans la parole, pour pouvoir peut-être réussir à percuter, à convaincre, et finalement à briser le plafond de verre qui permet parfois, enfin qui empêche plutôt de se faire entendre sur des sujets qui sont pourtant assez importants.
Mais est-ce que ce n'est pas au final un risque aussi d'attiser les tensions et de ne pas tellement résoudre des problèmes et plutôt de titiller une base militante ?
À partir du moment où on est radical sur des plateaux télé et qu'on gagne des milliers pour se faire comme Éric Zemmour, c'est-à-dire que pendant des mois et des mois, il a été radical sur des plateaux télé, il a gagné des milliers pour se faire, et il a constitué sa base ainsi. Il y a une radicalité qui est nécessaire, mais il faut savoir où. Il faut être radical dans la réforme. Et c'est ça aussi le but de la gauche, c'est être radical dans la réforme pour éviter de l'être dans la rue.
Parce que si on n'est pas radical dans la réforme, si lorsque la gauche arrive au pouvoir et déçoit, ce qui est toujours le cas parce qu'on n'espère pas avec la droite, on n'espère pas avec Pécresse, on n'espère pas avec Le Pen, on n'espère pas avec Macron ni avec Zemmour. Avec Zemmour, on ne peut pas espérer avec Zemmour. Si la gauche arrive au pouvoir, il faut qu'elle soit radicale dans la réforme. Il faut qu'elle fasse des réformes sur le service public, sur l'éducation, sur la mixité, sur la régularisation des sans-papiers, etc. pour ne pas être radical dans la rue. Personne ne veut voir les gens se battre dans la rue. Personne ne veut voir les gens être violents.
Par contre, et là peut-être qu'on peut être d'accord, il y a une radicalité à avoir face à l'extrême droite.
Je le considère. L'extrême droite est un combat, un combat que tout le monde met, un combat contre l'extrême droite. Ce sont des idées que nous avons connues au XXe siècle, des vieilles idées. Tu n'es pas d'extrême droite ? Je ne suis pas d'extrême droite. Moi, je suis de droite. La droite dure, c'est... Mais non, l'extrême droite, pour moi, c'est quelque chose qu'il faut combattre, qui porte des idées qui sont nuisibles, qui créent des tensions. Mais je pense qu'il faut être aujourd'hui... Enfin, qu'il faut... En tout cas, je me considère comme étant de droite. Je pense que ce sont mes idées qui sont aujourd'hui majoritaires dans le pays et qui peuvent apporter les meilleures solutions.
Et celle d'Éric Zemmour notamment, puisque Éric Zemmour n'est pas d'extrême droite, mais bien de droite. C'est bien quelqu'un qui propose un projet en français, qui souhaite lutter contre la radicalité, la dangerosité de l'extrême gauche, celle qui nous agresse dans nos meetings, celle qui vient m'insulter.
La radicalité des antifascistes, et moi, je le dis, je suis de gauche et je suis antifasciste. Et il ne faut pas avoir honte d'être de gauche et être antifasciste. On peut être de gauche, mais l'antifascisme est quelque chose de grave. L'antifascisme et la violence de l'antifascisme, c'est une réaction. C'est une réaction à la violence du fascisme, à la violence de l'extrême droite et à la violence des propos que peuvent tenir certains candidats. Et je termine, je termine. Comme ceux d'Éric Zemmour. Quand Éric Zemmour explique qu'il y a des prénoms français et des prénoms qui ne sont pas français. Soit le prénom n'est rien, puisque c'est ce que vous avez l'air de dire.
Et je ne vois pas pourquoi on ne donnerait pas un prénom français. Soit il est marqueur de l'identité. Il a raison. Ça heurte des millions de personnes dans ce pays qui sont français, qui payent des français. Et il faut dire ça à Ahmed, le gendarme tué par des terroristes à Charlie Hebdo, qui était gendarme, qui était policier, qui était français et qui s'appelait Ahmed. Il faut aller le dire à sa famille, il faut aller lui dire sur sa tombe, ton prénom n'est pas français, donc tu es moins français.
C'est tout à fait la technique larmoyante de la gauche qui essaye de nous faire peur, qui essaye de sensibiliser sur, voilà, d'utiliser certains cas comme celui de ce policier qui a été tué. Ce qui est assez abject dans le fond d'utiliser quelqu'un de décédé pour pouvoir faire passer... Ah mais on peut l'utiliser des... Non mais c'est assez, voilà. Ça en dit long sur la méthode... Mais il est français ou pas ? Non, ça en dit long... Non mais je veux dire, c'est pas le sujet. Ça en dit long sur la méthode de la gauche.
Un prénom français, un prénom non français, qu'est-ce que ça veut dire ? Un prénom français... C'est l'essence même d'une personne.
Éric Zemmour voulait tout simplement que les personnes adoptent un prénom français qui soit issu du calendrier chrétien. Il est revenu dessus alors. Non mais qui est issu du calendrier des saints chrétiens. Voilà, simplement. On est dans un pays laïc. Et alors ?
On est dans un pays laïc. Le calendrier, c'est le calendrier genre rien. Mais il me semble que la France...
S'il ne veut plus que la France soit laïque, dans ce cas-là, il faut aller ailleurs. La France, il me semble qu'elle est quand même la fille née de l'Église. On a quand même 13 siècles d'histoire derrière nous, catholiques. Et je pense que ce n'est pas...
On a aussi un partage de l'histoire avec l'Algérie, avec toute l'Afrique subsaharienne. Non, non, non.
L'Afrique aujourd'hui se déverse en France et c'est un grand problème. Nous avons besoin de contrer cette invasion migratoire. Et je pense... Emmanuel Macron a fait rentrer 2 millions d'étrangers pendant son quinquennat. Ce n'est pas vrai. Si.
On mettra les chiffres... Je les ai, hein. On mettra les chiffres officiels de toute façon.
Vous nous mettez sur la fiche, ça vient de l'INSEE ? Non, non, non. L'INSEE trafique les chiffres, c'est bien connu. Et Emmanuel Macron...
Oui, mais ça, c'est une rhétorique facile. Au-delà des chiffres, parce que nous, pour le coup, Aude Crayon, on essaie de faire en sorte que les débats aillent sur les idées plutôt que sur les chiffres. Parce que même si les chiffres étaient inférieurs, ils seraient quand même contre l'immigration. Évidemment. Donc, du coup, le sujet n'est pas les chiffres.
Mais je n'ai pas un problème avec les Arabes, comme certains ont tendance à le dire. Je préfère le rappeler. Mais contre l'immigration, qui vient pour imposer sa culture, pour imposer sa religion et ses manières de faire dans un pays qui a déjà les siennes, tout simplement.
Je suis d'accord avec Jean-Marie Le Pen qui dit... Bon, l'immigration, ça va, si c'est Léonard de Vinci, ça va.
Vous voyez des aspects positifs à l'immigration, qui était la question, la deuxième partie de la question ?
Dans un certain sens, oui. Quand c'est... Bien sûr, si c'est Léonard de Vinci, c'est sûr.
C'est sûr que c'est très bien, ça nous a apporté beaucoup, il me semble. D'accord. Mais c'est mieux que des gens qui viennent pour casser, qui viennent pour agresser les Français, leur voler leurs logements sociaux, et pour jouer aux racailles. C'est-à-dire ceux qui m'agressent à peu près aux coins de rue toutes les semaines. Les racailles que l'on voit étrangères, qui viennent et qui, voilà, les sauvages, comme je les appelle.
Oui, mais si ces gens-là ont les papiers français, je ne prends pas une défense de cause, mais si ces gens-là ont les papiers français, est-ce qu'ils sont moins français ? Et est-ce que cette rhétorique, et je te pose la question, c'est justement pas une rhétorique radicale qui, finalement, ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus ?
Non, mais je pense que ce sont des jeunes français de papiers qui, voilà, sont là uniquement pour profiter du système. Il y en a beaucoup comme ça aujourd'hui, et je pense que le système français, le système social français, ceux qui viennent pour profiter des aides et pour profiter des logements sociaux. La fraude sociale, aux aides sociales ? Je n'ai pas dit ça. Mais alors, quels aides ? Qui viennent pour profiter des aides sociales qui sont allouées, tout simplement. Donc c'est combien ? Mais aussi des logements sociaux, d'accord ? Il y en a beaucoup, on le sait très bien. Et aujourd'hui, je pense, je pense que ces personnes sont nuisibles à la société.
Elles prennent la place des Français, tout simplement, nuisibles. Et je pense, comme l'a dit Eric Zemmour, qu'il faut nettoyer tout ça. Qu'il faut aujourd'hui passer un grand coup pour que nous puissions, enfin, vivre sereinement en France, et surtout avec les Français. Je vais me permettre de répondre, parce que c'est important.
Parce que là, on utilise un langage particulier. On ne parle pas d'une chaise ou d'une table. On ne va pas nettoyer les gens. On ne va pas nettoyer les gens. On ne va pas blanchir les gens. Quand on nettoie, souvent, c'est lié. Pourquoi blanchir ? Parce que lorsqu'on nettoie, on utilise des produits, l'Ajavel, etc., blanchir les gens. Parce que c'est ça. Il n'y a pas de problème avec l'immigration. Eric Zemmour n'a pas de problème avec l'immigration. Il a un problème avec les Noirs et les Arabes. C'est faux. Et précisément les Arabes. Eric Zemmour ne m'a jamais rejeté alors que je suis noir. Eric Zemmour n'a aucun problème. Eric Zemmour, mais peut-être que d'autres dans le mouvement, si.
Non. Eric Zemmour n'a aucun problème. Non, je ne peux pas te laisser dire ça. Eric Zemmour n'a pas de problème avec les Noirs ni les Arabes. Il a un problème avec l'immigration. D'où qu'elles viennent. Mais non, il accepte les migrants ukrainiens, même s'il y a envie du temps.
Mais non, pas sur la guerre. J'aimerais qu'on revienne justement sur ce sujet de la radicalité, dont ces cinq premières minutes ont été un bon exemple. Moi, j'aimerais vraiment comprendre et qu'on pose nos cerveaux pour se dire est-ce que ces discours-là, en fait, arrivent à convaincre ceux qui ne sont pas déjà convaincus. Mais oui. Parce que je pense que c'est ça aussi l'essence du débat et de la politique. Mais oui. C'est de réussir à convaincre des gens qui n'étaient à la base pas convaincus. Et sinon, en fait, j'ai envie de vous dire, la politique serait figée. Tout à fait. Une année serait vraie 20 ans plus tard. Qu'est-ce qui fait que ça change du coup ?
Est-ce que c'est des propos radicaux qui permettent de changer ?
Il y a deux phases, à mon sens. La radicalité dans l'expression peut être un moyen d'amener les gens à s'intéresser. Les fémen ont des actions radicales parce que ça choque, parce que ça fait parler. C'est repris par les médias. Le ring, on est là pour se taper dessus aussi. C'est repris. Et voilà, et ça fait parler. Et ça fait parler. Et ça fait parler dans des idées. C'est fait exprès. Et donc il y a cette première phase de choc, de radicalité, de mots qui peuvent être assez mètres, qui permettent d'intéresser. Puis ensuite, on ne gagne jamais à être dans la radicalité. L'extrême-gauche, que je respecte, n'est jamais arrivé au pouvoir. L'extrême-droite, n'est jamais arrivé au pouvoir.
Pour le moment, même s'il y a un risque, il faut toujours avoir le centre ou être un petit peu plus... Mais c'est ce qu'on dit en France, une élection se gagne sur le centre. Oui, mais regardez le taux d'indécision. Les gens qui ne savent pas pour qui ils vont voter, il y en a qui vont se décider là. Il y en a qui vont regarder cette vidéo, ils vont se décider là. Et ils vont se décider dans l'isoloir. Ça veut dire que la radicalité, si Zemmour, par exemple, qui est une preuve même de la radicalité, on ne peut pas l'interdire, qui dit des choses qui sont de l'impensable, qui remet en cause l'innocence de Dreyfus, enfin qui... Non, non, c'est faux, c'est faux, c'est faux.
Zemmour connaît l'histoire. Ben, il la connaît mal. Zemmour connaît l'histoire, contrairement à l'ignoble torchon qui s'appelle... Vous avez envie d'aller lire Zemmour contre l'histoire. C'est un sale torchon qui s'appelle Zemmour contre l'histoire, qui vient essayer de le discréditer, etc., etc. Face à un homme qui connaît parfaitement bien l'histoire, dont c'est le credo, voilà, Zemmour connaît l'histoire mieux que quiconque. Il n'est pas historien. Zemmour, si. Zemmour connaît l'histoire mieux que quiconque, en tout cas mieux que beaucoup.
Pour la radicalité, donc voilà. Première phase, on peut être radical pour intéresser, pour intriguer, mais après, il faut élargir sa base, parce qu'on n'est jamais élu sur sa propre base, à moins que dans ce cas-là, on ait quelqu'un de très charismatique avec un grand parti organisé. Aujourd'hui, en France, c'est parti organisé, malheureusement, parce que les partis politiques, ça fait la politique. Et quand on voit l'état du PS, dans lequel je suis, et dont je suis fier d'être... Quand on voit l'état des RLR, on devrait s'inquiéter, parce que c'est écrit dans la Constitution, les partis politiques participent à la vie démocratique de notre pays.
Mais ils ne le convainquent plus, c'est pour ça qu'ils disparaissent, tout simplement. Oui, mais ça dure combien de temps ? Ils n'ont pas les solutions pour le pays, c'est pour ça qu'ils disparaissent. Non, c'est pour ça qu'ils disparaissent aujourd'hui.
Parce qu'ils sont aussi nuancés, peut-être, Tanguy.
Un peu trop, et c'est pour ça qu'ils disparaissent. Quand on voit Reconquête aujourd'hui... C'est pas une forme de raison, je pose la question. Non, quand on voit Reconquête aujourd'hui, c'est un parti qui est dans la radicalité, qui va droit au but, mais si, qui nous parle...
Pourtant, il n'aime pas beaucoup Marseille.
Il y était encore il y a quelques jours.
Oui, mais il n'aime pas beaucoup Marseille au bout de ses déclarations.
Il y était encore il y a quelques jours. C'est totalement faux, j'invite chacun à vérifier. Non, c'est pas les Marseillais, c'est la racaille de Frères de Zidane qui la virait d'un terrain de foot que Zemmour avait payé. Zidane appréciera que son frère ait une racaille. C'est pas grave. Les Français aussi. Oui, oui, mais c'est vrai que son frère... Mais Zemmour avait payé par ailleurs et l'autre s'est permis de le foutre dehors, ce qui s'appelle être un peu malhonnête. Non, c'est la honte, c'est la honte.
Mais il a oublié de payer ses courses. C'est pas vrai. C'est la géométrie variable.
Non, c'est faux, ça arrive à tout le monde. Mais ça arrive à tout le monde, c'est petit, de l'attaquer. Oui, mais l'ancien président Hollande allait apporter des croissants à sa maîtresse en sortant de l'Elysée. Je veux dire, voilà, chacun a ses casseroles.
On revient à la fameuse histoire du scooter.
Toujours. Non, mais voilà, mais Éric Zemmour, lui, ne se balade pas en scooter pour faire ça. Et donc, du coup, qu'est-ce que je disais ?
Tu parlais du fait que la nuance dans les partis. Oui, voilà, reconquête directement aux Français. Contre leurs intérêts, en fait, même politiques.
Oui, mais il faut avoir une certaine nuance, mais il faut savoir la mesurer. C'est-à-dire qu'on ne peut pas être, je ne sais pas moi, on ne peut pas être nuancé d'un point de vue qui serait presque extrême, parce que sinon, on en perd sa radicalité. Et je pense qu'il est important, comme le fait Éric Zemmour aujourd'hui, de rester sur des thèmes qui sont importants. Lesquels ? L'immigration. Ça, c'est des thèmes importants ? Évidemment. Évidemment. L'immigration, la sécurité, évidemment aussi, les gens enjeux sociaux. On parlera après des enjeux. Il y en a de millions de pauvres, etc. Évidemment, il est temps de s'en occuper. Ah, je suis ravie de tendance.
Mais c'est normal, qui peut l'ignorer ? Il est temps, non, Zemmour ne l'ignore pas. Il est aujourd'hui temps de s'en occuper, évidemment. Et donc, je pense qu'en plus de l'immigration et de la sécurité, le social est quelque chose dont il faut s'occuper grandement. C'est important aussi, évidemment. Il faut s'occuper des gens. Bon, voilà. Mais ça passe aussi par l'immigration, de s'occuper des gens, évidemment. Parce que les gens sont envahis et chassés de chez eux. Donc, forcément.
On n'est pas envahis. Non, mais là, on ne peut pas dire.
Il y a une invasion.
Mais c'est Renaud Camus qui dit ça. La théorie du grand remplacement. Mais il est très bon, Renaud Camus. La théorie du grand remplacement. Oui, enfin, là, c'est plein de la nuance. La théorie du grand remplacement est une théorie qui est fausse. Le grand remplacement, c'est quoi ? C'est une notion qui dit qu'il y a une organisation, que les pays étrangers s'organisent ou que les pays étrangers s'organisent pour aller dans un autre pays, pour remplacer la population. C'est pas du tout ça. C'est une civilisation qui remplace une autre.
Non, c'est faux. Il faut me laisser te dire. C'est une civilisation qui remplace une autre.
Laisse terminer Rémi.
Non, mais c'est pas vrai. C'est une civilisation qui remplace une autre. C'est pas ça, le grand remplacement.
Oui, oui, oui.
On a... On n'était pas censé parler. Non, mais termine sur le grand remplacement. Sur le grand remplacement, c'est-à-dire qu'il y a une population, ou plusieurs, bon, on sait bien que c'est les Noirs et les Arabes, surtout les Arabes, c'est pas les Ukrainiens. Non, c'est faux. Il faut être très clair. C'est faux. Les gens, non, personne n'a dit ça. Mais il faut être très clair dans les propos. Lorsqu'on parle des prénoms musulmans, lorsque Éric Zemmour parle des prénoms musulmans en permanence, ils ne parlent pas de l'immigration ukrainienne. Et alors ? Là, tout le monde est ravi, même Gérald Darmanin, d'accueillir, d'ailleurs. Ils ont mis du temps.
Mais c'est normal, ce sont des gens qui sont victimes de guerre, etc. Oui, mais en Syrie aussi, ils étaient victimes de guerre.
En Yémane aussi, ils sont victimes de guerre. En Algérie, ils sont victimes de guerre en ce moment, ceux qui viennent aujourd'hui. Il y a une situation... Non, c'est faux. À un moment donné, il y avait un conflit assez civil. Aujourd'hui, non. Ils viennent pour profiter. Et nous n'avons pas besoin de ces gens aujourd'hui.
Sortons du sujet de l'immigration dans ce cas-là et allons sur ces questions aussi un peu presque électorales. Beaucoup de gens regarderont ce débat, même après la présidentielle. Et on verra ce qu'il adviendra. Mais on a l'impression aussi que c'est l'espèce d'abandon de radicalité de Marine Le Pen et même de Jean-Luc Mélenchon dans cette fin de campagne qui leur permet aussi de rassembler plus largement.
Est-ce que ce n'est pas aussi une erreur de Zemmour mais même potentiellement d'autres politiques que d'en continuant cette radicalité, au moment décisionnel, au moment le plus important, ça fait quand même peur à des gens qui ne cherchent pas forcément à bouleverser l'ordre établi des gens.
Éric Zemmour est le meilleur agent électoral de Macron et il permet à Le Pen... Pourquoi ça ? Parce que la radicalité d'Éric Zemmour... Et d'ailleurs, tu seras bien mal quand il va falloir que tu appelles à voter Le Pen s'il y aller au second tour, parce qu'Éric Zemmour ne sera pas au second tour. Il sera au second tour. Il sera ni président de la République. Mais la radicalité, c'est la fenêtre d'Overton. Ça s'appelle la fenêtre d'Overton. Je préfère mon professeur, mais c'est intéressant.
Fais-le pour ceux qui ne savent pas ce que ça.
La fenêtre d'Overton, c'est un procédé par lequel, lorsqu'il y a une personne plus radicale que soi, on paraît plus sympathique, peut-être plus républicain. En fait, ça a permis, et c'est parfait pour Marine Le Pen, de finir son processus de dédiabolisation. C'est-à-dire que Marine Le Pen, aujourd'hui, on n'a plus honte de dire qu'on soutient Marine Le Pen. On n'a plus honte de dire qu'on est au Rassemblement National. Alors, je vous rappelle que le Front National a une histoire particulière. C'est un parti comme les autres. Fondé par des gens particuliers, etc. C'est faux. Donc, Éric Zemmour est le meilleur agent électoral de Macron. Pourquoi ?
Parce que face à Le Pen, Macron considère qu'il peut être réélu. Sauf que ça a l'air difficile au vu des derniers sondages. Et Marine Le Pen, ça permet d'avoir une nouvelle base électorale que Zemmour fait peut-être voter des abstentionnistes, etc. D'avoir une nouvelle base. Ou des gens des Républicains, par exemple. Ou des gens des Républicains. Et ça, c'est la fin de... Vous voyez, et je termine sur ça, parce qu'il faut que Tanguy parle aussi, même s'il parle beaucoup. Il y a des mouvements politiques comme Zemmour, comme la France Insoumise, qui ne durent pas dans le ton long. Je ne pense pas que ça va durer longtemps. Par contre, sur une présidentielle, c'est coup de poing.
Donc, dans les élections locales, ça ne fait pas beaucoup de bruit. Sur les élections présidentielles, c'est coup de poing. Et ça peut changer le cours des choses. Et moi, j'ai peur que Le Pen ait une grosse réserve de voix. Et avant, je disais que les électeurs du Front National n'étaient pas racistes. Pas tous, pas du tout. C'est vrai. Par contre, les électeurs d'Éric Zemmour, moi, je ne les méprise pas. On ne méprise personne. Comment peut-on voter, Éric Zemmour ? Parce que les enjeux, c'est le social et le climat. Ce n'est pas l'immigration. Si vous voulez vous renseigner, vous regardez les chiffres. Non, mais pardon. Ce sont des enjeux qui sont évidemment...
Ce sont peut-être des enjeux aussi. Non, mais ce sont... À mon sens, ce sont mes enjeux préférés.
Ça peut être des enjeux différents pour ton lit.
Pardon, c'est un discours officiel ? Non ? Je peux parler ? Non, mais comment dire ? Ce sont des enjeux qui sont importants pour tout le monde. Le social et le climat, évidemment. Surtout quand on a 18 ans. Il faut le dire à Éric. Je sais que le réchauffement climatique est quelque chose qui nous pend au bout du nez, qui est grave.
Ce n'est pas une création des Chinois. Évidemment.
Une création de qui ? Des Chinois. Mais non, on le voit aujourd'hui. Il n'y a qu'à regarder les chiffres, etc.
C'est là pourquoi il se complaît à appeler le monsieur qui expliquait que c'était une invasion d'une... Pas une invasion, mais tu vois, tu m'emmerdes avec tes trucs d'invasion. Tu parles du grand président Trump ? Ben voilà, le grand président Trump qui expliquait que c'était une invention des Chinois. Non, non, non. Qui soutient Éric Zemmour ? Ce ne sont pas des gens qui croient. Ce n'est pas des gens jouzelles. Ce n'est pas des spécialistes de la question. Ce sont des gens qui théorisent que c'est une putain d'invention des Chinois.
Mais laisse les Chinois tranquilles, franchement. C'est une invasion... Ce n'est pas une invention, pardon. C'est quelque chose qui est réel. Voilà, le réchauffement climatique, on le voit. L'eau sociale, il y a des pauvres aujourd'hui énormément. Qu'est-ce qu'on fait, alors ?
C'est un peu les deux thématiques qui avaient été énormément discutées pendant les gilets jaunes. Mais qui sont importantes. La fin du monde et la fin du mois.
Mais ils ont raison, ce sont des thématiques qui sont importantes. Aujourd'hui, il faut... On ne parle pas de Zemmour, il faut s'en occuper. Éric Zemmour, lui, pointe des sujets qui sont également très importants. Aussi important que cela, d'ailleurs. Ah oui ? Qui sont encore une fois... Si, si, si. Qui sont encore une fois de la sécurité. Quand on voit qu'un jeune homme juif a été écrasé par un tramway au mois de février après avoir lu s'échapper, après une agression par des racailles. J'ai hâte de connaître l'identité de ces racailles, d'ailleurs.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ? Comme ça. L'un prénom ? Savoir si c'est une... Non, non, non. Il faut dire les choses. Je dis ça comme ça. Qu'est-ce qu'il s'appelle Mohamed ?
Oh, franchement.
Qu'est-ce que tu vas en tirer après ?
C'est marrant, c'est toujours la gauche qui revient sur ce genre de racialisme en mode... Est-ce que... Non, non, non. Je vais sous-entendre. Non, on sous-entend ce qu'on veut. Mais c'est toujours la gauche qui revient sur... Mais c'est parce qu'il s'appelle Mohamed, etc. Moi, je n'ai pas parlé de ça. Tu n'as pas de problème avec les Mohamed. Moi, non plus. Je n'ai pas parlé. Nous, on n'a pas de problème avec ces gens-là. Moi, je n'ai pas... Avec ses citoyens, ses compatriotes. C'est ce que j'ai dit. Oui, c'est fait. Mais c'est une jolie chanson, ces gens-là, cependant. En effet. Mais bon, mais je veux dire...
Voilà, j'ai hâte de savoir, encore une fois, qui agresse et qui commet ce genre d'exaction.
Il y a des individus qu'il faudra punir. Qu'il faudra expulser du territoire quand on découvrira qu'ils sont des militants étrangers. C'est très intéressant. Tu considères de fait que ce sont des gens que l'on va pouvoir expulser parce qu'ils sont étrangers, parce qu'ils sont immigrés. Mais je vais t'apprendre une chose. Peut-être. Non, non. Il y a des Français, bien blancs, bien comme moi, qui agressent des gens, qui violent, qui agressent des femmes.
C'est quelque chose qui vous obsède la couleur de peau, ça. Bien blanc, bien comme moi. C'est quelque chose qui vous obsède la couleur de peau. Non, tu peux me tutoyer, tu sais.
Qui t'obsède la couleur de peau, pardon. Non, mais vous, la gauche, pardon. Mais je veux dire... Elle ne m'obsède pas. C'est toi qui sous-entends que ces gens auraient peut-être une connotation dans leur prénom. Non. En tout cas, qui serait expulsable. Mais on ne peut pas expulser des Français. On ne peut pas expulser des citoyens français.
On n'expulsera pas des citoyens français. Évidemment, on expulsera les délinquants. On expulsera les délinquants étrangers qui commettent des crimes et des viols, des exactions. Et les Français qui violent, alors, en toute sorte. Mais les Français qui violent, ils iront en prison.
D'expulser des étrangers qui commettent des crimes en France ?
Ça paraît logique.
Enfin, ça n'a pas le sens.
Non, mais c'est vraiment une question, beaucoup, ultra naïve, même. Très naïve. Il faut savoir pourquoi ils viennent, aussi. Considérer... Profiter. Posé cette question, c'est peut-être aussi sous-tendre qu'il y a une majorité d'étrangers qui commettent ces faits-là. Ah non, vraiment, pour le coup, c'est le cas particulier. Il faut expulser des étrangers s'il n'est pas possible de les expulser, ce qui est le cas aujourd'hui. Parce que c'est-à-dire, comment on fait pour expulser les gens ?
Ça, qui est logique concrète, d'ailleurs, des options qui sont très difficiles à mettre en place.
On va créer un ministère de la rémigration avec des avions à la Henri de Lesquins ?
Mais Éric Zemmour l'a dit, il mettra en place des charters pour permettre la rémigration. Oui, bien sûr. Mais tu sais ce que c'est ? Pour mettre en place la rémigration de tous ces étrangers dont on ne veut pas, comme il l'a dit.
Mais ça, qu'est-ce qu'on en sait ?
De tous ces étrangers dont on ne veut pas, dont les Français ne veulent pas, et qui doivent revenir repartir d'où ils viennent. Les Français n'en veulent pas, et qui doivent repartir d'où ils viennent. Parce que nous n'en avons pas besoin de ces gens, tout simplement.
La France, elle n'avait pas besoin non plus des Espagnols. Elle n'avait pas besoin des Italiens l'ancienne l'université. Les temps ne sont pas les mêmes. La France, ce n'est pas un pays qui prend des gens par besoin.
Ce n'est pas un pays métissé non plus, la France. Ah si, c'est un pays métissé. Alors là, non, le peuple français. Là, on entre dans la théorisation, non, non, non. Mais non, mais on vient d'où, nous ? Les Gaulois, ils se font coloniser par qui ? On se fait coloniser, on a un peuple qui colonise après d'ailleurs. On parle aujourd'hui, mais on n'a pas besoin de créolisation, de métissage de la société. On n'a pas besoin, c'est le cas. Non, ce n'est pas le cas aujourd'hui. On n'a pas besoin de métissage, on n'a pas besoin de créolisation de la société, c'est un fantasme.
Je ne sais pas pourquoi on aurait besoin de rajouter quelque chose dans la civilisation française qui va très très bien aujourd'hui. On n'a pas besoin de ces gens-là, pardon. Non, la société ne va pas être très bien. On n'a pas besoin que toute l'Afrique vienne se déverser en France. Donc voilà, le problème c'est l'Afrique, ce n'est pas l'immigration, merci. Il faut dire les termes. L'immigration sous problème c'est l'Afrique, elle gère l'Afrique. On s'occupe de l'Afrique. On n'a pas à s'occuper de l'Afrique. Non, elle est aujourd'hui massivement africaine, il faut le dire.
Non, mais les chiffres, c'est les chiffres de l'INSEE. Alors les chiffres de l'INSEE, j'y prête même pas attention.
Vous nous enverrez vos chiffres, on les mettra en bio et dans la vidéo. Non. Mais j'aimerais du coup qu'on fasse évoluer le débat et qu'on déclare du coup la mi-temps ouverte. Et qu'après on bascule justement sur les solutions et peut-être les grands chantiers de la France dans le quinquennat qui va arriver. Quelle est, vous, une anecdote personnelle qui vous rend sensible justement à cette logique de nuance et de radicalité dans les idées, dans les propos et dans les réformes, comme tu disais toi-même Rémi ? Comment voyez-vous la radicalité ou la nuance comme étant le fer de lance de quelque chose de positif pour la France ?
Par exemple, je ne sais pas moi, ne serait-ce que par exemple Marie-Le Pen si on en prend l'exemple ?
Non mais une anecdote personnelle.
Ah, une anecdote personnelle ? Oui, personnelle. C'est-à-dire, qui ne ferait que quoi ?
Qui te serait arrivé dans ta vie et qui te rendrait plus sensible à titre personnel sur justement ces logiques de nuance. Sur la radicalité ? Oui, sur la radicalité.
C'est Éric Zemmour. Quand je le regardais, c'est tout simple, c'est tout bête. Quand je le regardais étant un peu plus jeune à la télé, non, on n'est pas couché, je le voyais seul à face à toute cette bande-là qui s'en prenait à lui. Très courageux, toujours fort dans le verbe, etc. C'est autre chose qu'Hidalgo quand elle parle, je veux dire très fort dans le verbe, etc. Vraiment un mec... Pourquoi t'accueillis Hidalgo ? Parce que, parce que... Vraiment...
Vraiment les faibles et faibles avec les forts, ça on connaît, oui.
Bon, moyen, moyen, moyen. Mais voilà, c'est quelqu'un qui a du verbe, qui a du charisme, etc. Et donc, on voyait bien que c'était quelqu'un de radical. Quand il parlait, il n'hésitait pas à dire des choses qui dérangeaient beaucoup à l'époque. Il pleurait tout sur le plateau. Non, mais comment vous pouvez dire des choses pareilles, etc. Et je me disais, cet homme-là, il va convaincre, quoi. S'il continue de parler comme ça, il dit des choses qui sont réelles, il va au fond des choses. Je pense qu'il peut faire quelque chose, quoi. Je me disais, c'est l'homme dont on a besoin. Ce n'est pas quelqu'un qui va nous dire, non, il ne faut pas faire ça, ça ne va pas plaire, etc.
Non, même si ça ne plaît pas, il le dit. Il dit ce qui est vrai, il dit ce qu'il pense, mais il s'appuie sur des faits concrets pour pouvoir exposer ses idées. Et je pense que la radicalité, aujourd'hui, est en soi quelque chose d'important.
Ok, donc c'est vraiment... Même à cette époque-là, tu te projetais comme étant un soutien politique de Zemmour ?
Ah, s'il faisait de la politique, oui. Je me disais que peut-être un jour, je pourrais peut-être le soutenir s'il faisait de la politique. Mais bon, il n'y avait pas d'ambition politique à l'époque. Peut-être qu'il en avait, mais il n'en parlait pas en tout cas. Donc voilà, il était encore journaliste, pas polémiste comme on aime bien dire à tort. Non, journaliste, écrivain, non, auteur. Si, il faisait la polémique. Non, il faisait la polémique parce qu'il disait de vérité, c'est tout. Et donc du coup, voilà...
Comme le fait que les femmes ne peuvent incarner le pouvoir, j'imagine.
Je ne vais pas parler de ça. Non, mais il disait la vérité. Je ne sais pas de quoi tu parles, mais du coup, voilà, je pense qu'Éric Zemmour peut convaincre par cette radicalité.
Très bien. Je suis un étudiant boursier. Je touche la bourse, je suis échelon 5, je touche 465 euros de bourse. Cette bourse-là, je la touche parce qu'il y a eu des combats politiques. Donc je lis un truc personnel du général parce que je touche la bourse. Sans cette bourse, je n'aurais pas pu monter à Paris. Je n'aurais pas pu étudier à Paris parce que je viens du Cantal, je viens de l'Auvergne, c'est un peu le provincial qui monte, vous voyez. Et cette bourse, pourquoi elle est là ? Parce qu'il y a eu du combat politique derrière. Il y a la gauche qui a créé les bourses étudiantes, qui les a augmentées en tout cas, qui a augmenté les minima sociaux.
Donc cette méritocratie républicaine-là qui ne fonctionne plus aujourd'hui. Il n'y a que des exceptions. Moi, je suis conscient peut-être d'être une exception parce que je viens d'un milieu très modeste, je viens du Cantal, je monte sur Paris, je suis dans une faculté dite prestigieuse parisienne. Je suis une exception parce qu'il y a beaucoup de reproduction sociale en ce pays. La promesse républicaine méritocratique n'existe pas et c'est le pire des problèmes.
Pas ou plus.
Elle est en panne. Il y a des exceptions, mais en majorité, elle est en panne. Sinon, on aurait davantage de fils d'ouvriers dans les bains de la fac ou en école de commerce. Donc le fait que je touche cette bourse, je regarde d'où elle vient et je vois les combats politiques sur le ton long, qui sont une forme de lien entre radicalité et synthèse parce que c'est le PS avec d'autres partis politiques aussi, lorsqu'ils ont été au pouvoir, qu'ils l'ont mis en œuvre. L'augmentation des minima sociaux, le parti socialiste le fait avec Mitterrand, avec Hollande, avec Jospin, avec la Baisse du temps de travail, etc. Ce sont des constructions sur le long terme.
C'est radical parce qu'aujourd'hui, expliquer à quelqu'un que non, un chômeur n'est pas un assisté et ce n'est pas la personne qui prend tout l'argent dans le pays, c'est compliqué. Parce que c'est admis aujourd'hui qu'on considère que les gens sont des assistés. Sinon, on ne parlerait pas de conditionner le RSA, etc. Expliquer à quelqu'un que non, ce n'est pas l'étranger qui vient piquer votre travail, etc., c'est compliqué.
Non, mais ce n'est pas vrai. Ce qui est vrai, on le voit aujourd'hui. Je termine mon anecdote personnel.
Par conséquent, je regarde cette bourse et je me dis qu'il y a du travail derrière, qui lit radicalité et réforme. C'est la raison pour laquelle je dis qu'il faut être radical dans la réforme. Il y a ceux qui disent social traître, il y a ceux qui parlent de la social traîtrise et il y a ceux qui font le social. Moi, je considère qu'il faut faire social.
Ok, je comprends très bien. On va passer à des questions peut-être un peu plus concrètes, un peu moins philosophiques, dira-t-on. Cette radicalité, voire cette nuance, elle est au service de quelle grande cause à titre personnel ? Et plus globalement, pourquoi ces priorités sont aussi évidentes pour certains dans votre propre prisme et qu'elles ne l'est pas pour d'autres ? Si jamais ta priorité, c'est l'identité française ou l'immigration, pourquoi c'est aussi évident pour toi et ça ne l'est pas pour Rémi ? Si ton évidence, c'est le social, pourquoi c'est aussi évident pour toi et ça ne l'est pas pour toi ? C'est étroitement lié.
C'est étroitement lié, je pense, la France et le social, puisqu'aujourd'hui, comme l'a dit Rémi, on a encore beaucoup d'étudiants qui sont précaires. Il y a beaucoup de personnes qui sont encore dans des situations de grande précarité. Pour prendre ma situation personnelle, j'ai connu ça il y a quelques temps, ça a été assez compliqué. Donc j'y suis assez sensible aussi. Et je pense que défendre la France, c'est défendre les Français avant tout également. Et donc s'occuper des Français qui sont aussi dans le besoin. Ce n'est pas que s'occuper des étrangers qui viennent, etc. C'est pas que s'occuper des étrangers. Il faut aussi... Non, il ne faut pas s'occuper que de ça.
Il faut aussi s'occuper des Français qui souffrent. Mais bien entendu, mais comment on fait ? Bien entendu. Oui, mais d'accord, mais ce n'est pas la gauche qui peut faire ça aujourd'hui. Il faut s'occuper... Qui l'a fait ? Il faut s'occuper. Il faut s'occuper. Aujourd'hui, Éric Zemmour s'occupera de chaque Français qui souffre. Moi, je pense tout simplement qu'il faut commencer par expulser... Commencer... Social, on va expulser. Qu'est-ce qu'il se passe ? Expulser. Putain, on parle du social. En effet. Donc, qu'est-ce qu'on fait en expulse ? Social et en expulse. Mais est-ce que je peux continuer ? Ah, mais tu peux. C'est vrai ? Ah oui, je t'autorise.
Je disais tout simplement qu'il faut commencer par expulser ces étrangers dont on ne veut pas, dont les Français ne veulent pas, même si ça semble te faire bouillonner. Mais on n'en veut pas, de ces étrangers qui viennent profiter. On n'en veut pas. On n'en veut pas, on n'en veut plus. On a assez accepté de monde. Ils ont assez profité de nous. Ils nous ont assez remplacés jusque-là. Et il faut que le grand remplacement prenne fin immédiatement, avant qu'il ne soit trop tard. Sinon, d'ici 2060, comme l'a dit l'excellente Marion Maréchal, nous serons devenus une république africaine. C'est-à-dire qu'en France, il n'y aura plus de Français, mais bien que des Africains, tout ce qu'on veut.
Donc, voilà. Mais c'est pas social, c'est identitaire. Si c'est des Africains du Sud, ça va ? Non, mais ça, c'est identitaire. Comment ? Pardon ?
Si c'est des Africains du Sud, ça va ? J'imagine, parce que c'est pas le problème des Africains, parce que c'est pas un pays, l'Africain. Mais on va pas parler de ça, c'est bon. On va parler du social, parce que bon, on va arrêter... Ça, c'est pas social, c'est identitaire.
Il a du mal à répondre sur le social. Non, mais d'accord. Non, mais sur le social, il faut venir en aide aux Français qui sont dans une situation de précarité. Il faut faire en sorte que les étudiants, qui soient dans une situation précaire aussi, puissent pouvoir vivre décemment quand ils font leurs études. Et les étudiants étrangers ? Apporter... Quoi, les étudiants étrangers ? Ils repartent chez eux à la part de leurs études. Ah, non, c'est plus les étudiants étrangers qui étudient, très bien. Et ensuite, je n'ai pas dit...
Ils repartent à la fin dans les étudiants.
Ah, donc on les aide quand même, les étudiants étrangers ? Voilà. Et ensuite... Comme quoi, ils ne sont pas tous mauvais. Bah, quelqu'un qui vient étudier, c'est pas... Pardon, mais... Mais c'est un tiers de l'immigration. Quelqu'un qui vient étudier n'est pas un délinquant. C'est un tiers de l'immigration. Pardon. Déjà, il y a une bonne partie qu'on laisse tranquille, c'est très bien. Non, mais évidemment, toute l'immigration n'est pas achetée à la poubelle. Évidemment. Mais c'est un peu trop facile. Pardon. Mais voilà, c'est pas une raison d'accueillir tout le grand remplacement africain pour pouvoir... Non, mais pardon, mais pour pouvoir retrouver sa famille. Ça, c'est une excuse.
Sa famille, voilà, ils sont 55, c'est facile. Voilà, on retrouve...
C'est très caricatural. Oui, oui, mais c'est souvent comme ça.
Donc voilà. C'est comme les mineurs isolés qui ont 41 ans. Non, mais c'est comme les mineurs isolés qui ont 41 ans. À un moment donné, il ne faut pas nous prendre pour des cons. Voilà, ça ne marche pas comme ça aujourd'hui. On ne se fera plus avoir. Et il faudra, à mon avis, à tour de bras ou plutôt à tour de charter, refaire rémigrer tout ce monde-là, gentiment. Mais voilà, concernant le social, je pense qu'il faut s'occuper des 9 millions de pauvres qu'il y a aujourd'hui. Comment ? Toutes les personnes... Non, mais je ne suis pas président de la République, je ne suis pas candidat, moi.
Et s'occuper...
Ah bon ?
Lesquels ? Vas-y, vas-y, vas-y. Lesquels ? On va être très clair. Le problème social dans ce pays, il est systémique. Oui. C'est-à-dire qu'on a un problème, et il faut dire les choses très clairement, c'est l'héritage. On est dans un pays où il y a une volonté de dire, quelle que soit votre origine sociale, ethnique, culturelle, vous avez les mêmes chances de réussir. C'est faux. C'est vrai. Il faut que les gens comprennent, c'est faux.
Par conséquent, il faut faire en sorte que celles et ceux qui héritent souvent, parce qu'en fait, c'est le processus de reproduction sociale, ils héritent non pas seulement de biens économiques, mais d'un biens culturel, des savoir-être, savoir-faire qui permet d'évoluer dans la société plus facilement. Donc, il faut repartager tout cela. Il faut que l'impôt soit payé par celles et ceux qui touchent le plus. Il faut que l'impôt soit payé par celles et ceux qui ne payent pas l'impôt aujourd'hui, avec tous les scandales qu'on voit, notamment avec Emmanuel Macron, avec la fraude fiscale qui est estimée entre 80 et 120 milliards d'euros.
C'est un peu plus que la fraude sociale aux aides sociales qui existent, qui est un peu moins de 1 milliard d'euros. Qui sont les assistés ? Qui profite vraiment du système de l'optimisation fiscale ? Ce n'est pas la personne qui touche le chômage, parce qu'on ne survit pas avec le chômage. Personne n'a dit cela. Non, mais tu dis... Enfin, je vais finir. C'est la personne qui a les moyens, par exemple, de se payer un avocat fiscaliste pour aller mettre son compte en banque dans un paradis fiscal. Donc, on a l'argent, on sait où le trouver. Il faut juste aller le chercher pour s'occuper des personnes qui sont les plus pauvres.
Alors, je le dis quand même, c'est comme les questions de remigration qui sont concrètement très compliquées à mettre en place. La lutte contre la fraude fiscale est aussi très compliquée à mettre en place également. Il y a beaucoup de paradis fiscaux qui ne collaborent pas, de une. Et de deux, il faut tracé les fonds. Et le fisc et peut-être l'administration publique la plus performante et compétente à la base, elle a quand même énormément de mal à mettre la main sur tout. Mais je te laisse continuer. Je voulais juste faire cette précision.
En 2016, sous le mandat de François-Lande, on a réussi à choper 8 milliards d'euros d'évasion fiscale. Donc, c'est possible d'avoir de l'argent qui vient de l'évasion fiscale. Mais c'est compliqué. C'est compliqué, mais c'est possible. Donc, on peut lutter contre l'évasion fiscale pour faire en sorte que les personnes qui sont dans une situation précaire ou qui sont fils d'ouvrier, fils d'employé, etc., puissent avoir une ascension sociale. Et encore, vous voyez, l'ascension sociale, c'est de se dire qu'un fils d'ouvrier va devenir cadre. Mais est-ce que c'est vraiment ça à réussir ? Donc, en fait, la question, elle est très simple.
C'est comment faire pour faire en sorte que les gens vivent dignement, vivent de leur travail, parce qu'il y a des gens qui veulent vivre de leur travail, lorsqu'ils se plaisent dans leur travail, ce qui n'est pas souvent le cas. Et comment faire pour anticiper aussi la robotisation et l'automatisation des gens, l'automatisation des moyens de production. Parce que ça va être une grande question qui va m'être beaucoup. Je suis très content que tu en parles. C'est un vrai sujet, effectivement. Bien sûr. Et on n'en parle pas. On n'en parle pas du tout. Parce que dans cette présidentielle, on parle d'immigration, ce qui était un sujet. Des sujets principaux. On ne parle que de ça.
Alors qu'on ne va pas parler des milliers de personnes qui vont être mises au placard parce qu'on va remplacer les caissières et les caissiers par des caisses automatiques. C'est un sujet important également. Il faut le préciser.
Ça ira même jusqu'à des avocats ou des médecins. Et même la justice, bien entendu. Parce que remplacer un avocat ou un médecin, c'est ultra rentable. C'est un sujet qui est important aussi, évidemment. Parce que remplacer quelqu'un qui coûte 100 000 euros ou 200 000 euros par an, capitalistiquement, c'est un bon investissement pour le robotiser. Je le précise pour dire que c'est un vrai sujet. Mais on n'en parle pas assez dans la campagne. Il faut le reconnaître. On n'en parle pas assez dans la campagne. Oui, mais justement, c'est peut-être parce que si les sujets sont un peu, au-delà de la campagne, même dans le pays, sont un peu pollués parfois par des débats à répétition. Du genre ?
Par des débats à répétition sur, en fait, le social, ça ne serait globalement que les gilets jaunes et les fins de mois difficiles. Et l'identité ne serait qu'une question d'immigration. Et je trouve que parfois, il y a beaucoup de sujets, on parle de la robotisation, mais il y en a pour prendre des centaines, qui sont aussi des sujets ultra importants dont il faudra se préoccuper et dont on ne se préoccupe pas et dont aujourd'hui le privé, en fait, prend le contrôle de ces sujets-là.
Mais parce que l'enjeu majeur en 2022, c'est de régler le problème de la sécurité des Français, qui n'est plus assuré par le gouvernement d'Emmanuel Macron, qui ne l'a pas été sous le gouvernement de François Hollande du tout, mais aussi, même si on était dans un état d'urgence permanent, d'ailleurs, régime d'exception, mais je dois le dire, aujourd'hui, il y a un problème de sécurité en France qui est d'être important de résoudre, qu'on ne peut pas faire passer à la trappe. Tu as tout à fait raison.
Il y a même un gros souci d'insécurité économique, parce qu'on va revenir sur le sujet de l'insécurité économique.
Non, non, non, dans la sécurité, tout court, on parle des agressions, on parle des meurtres aujourd'hui, qui sont très fréquents, qui sont causés par... Ils ne sont pas plus fréquents qu'avant. Si. Non, on va regarder. On ne va pas regarder les chiffres de l'INSEE, on les connaît très bien, mais... Ils sont pratiqués par ailleurs.
Enfin, on va parler peut-être de l'immigration et de la sécurité.
Pourquoi ? Mais pourquoi ça gêne autant la gauche de parler de ces sujets qui sont...
Même, je peux te parler d'identité française, si tu veux. C'est vrai ? Si tu sais quel est le... Le mot « nation », il vient d'où ? Non, mais je veux dire, le mot « nation », la première fois qu'il est prononcé, c'est lors de la bataille de Valmy. Et alors ? Il y a des républicains qui utilisent le terme « nation » face au monarchique. Et alors ? C'est un mot de la gauche. La définition de la nation, il y en a plusieurs. Il y a celle d'Éric Zemmour qui est reprise, c'est celle de Schmitt, c'est l'Allemande. Il y a la française, celle d'Ernest Renand. Ça y est, forcément, l'Allemagne.
Il y a la définition de la nation, la française, celle d'Ernest Renand, qui dit que ce sont plusieurs personnes qui ne viennent pas forcément du même milieu, des mêmes horizons, mais qui ont une volonté, celle de vivre ensemble. Ça, c'est ma conception. La nation française, c'est une… La nation de Schmitt, laisse-moi finir. Non, la nation française, il faut laisser finir. Non, la nation française, il faut laisser finir. Non, mais la nation française… Il y a des règles, il y a des traditions à respecter. Il faut laisser finir. Non, mais franchement…
Vas-y, t'as mis sur Schmitt, après.
Ça, c'était la définition de la nation d'Ernest Renand, celle qui est française, avec un partage d'une histoire commune, bien entendu. Et il y a la définition de Schmitt, l'Allemande, qui explique que, et c'est ce, d'ailleurs, les nazis se basaient sur cette définition, c'est le partage d'une histoire commune, comme Ernest Renand, d'un passé commun, comme Ernest Renand, et d'un sang commun. Et ça, c'est la conception de race. D'un côté, il y a la conception de race, et d'un autre, il y a la conception de la volonté de vivre ensemble. Eric Zemmour n'a pas parlé de race. Je ne parle pas d'Eric Zemmour, là, je parle de la conception…
On ne parle pas de race.
Tu ne parles pas d'Eric Zemmour, je parle de la définition de Schmitt. Moi, je te dis qu'on ne parle pas de race. Mais tant mieux, là, personne n'a parlé de race, ici. Mais encore heureux. La question, je te dis, la volonté de vivre ensemble, c'est possible, même si la personne n'est pas née en France ou pas. C'est-à-dire qu'on peut vivre ensemble avec quelqu'un qui vient d'Algérie. Mais tout à fait. Ils n'ont pas à jeter ou à renvoyer chez eux.
Parce que chez eux, c'est la France. Qui a dit le contraire ? Qui a dit qu'on ne pouvait pas vivre ensemble avec quelqu'un qui vient, qui se comporte correctement ? Qui se comporte correctement, mais encore faut-il qu'il y ait la même chose. Non, mais est-ce que quelqu'un a dit ça ? Tu l'as dit durant toute l'interview. Bon, tu ne m'as pas écouté. J'ai dit qu'on ne pouvait pas vivre ensemble avec les délinquants, tout simplement. On ne peut pas vivre... Mais ils sont sanctionnés par la justice française aussi, tout simplement. Il y a une justice en France. Mais qu'il faut rendre plus ferme, d'ailleurs, il me semble.
Mais tout simplement, je pense que les délinquants étrangers, on n'a pas à s'imposer de vivre avec ces gens-là. Pardon ! On n'a pas à s'imposer à vivre avec des personnes qui viennent pour agresser, pour violer, pour tuer. Ils ne viennent pas pour agresser. Ils viennent si nous n'avons pas besoin de ces personnes-là.
C'est la généralisation que tu fais qui rend flou, en fait, ce que tu définis.
Non, mais non, mais non. Par contre, quelqu'un qui est algérien, il vit en France. Le mec, il vient, pardon, il travaille. Mais la majorité... Il fait sa vie, il ne dérange personne. Il n'y a pas de souci. Mais celui qui vient, qui tue, etc., qui viole, pardon du mot, mais il dégage.
Franchement, selon le discours, parfois, on ne sait même pas si tu pensais ça aussi. Mais si, je le dis très clairement. Moi, quelqu'un qui vient...
Moi, je viens d'ailleurs, moi. Il faut le savoir. Je viens d'Afrique. Mais est-ce que je suis un délinquant ? Non, mais je vais vous dire franchement. Si un jour, je ne sais pas, moi, je commets un meurtre, etc., qu'on me renvoie chez moi. Mais tu es à la nationalité française. Non, mais je ne veux pas le savoir. Tu es à la nationalité française. Pardon, mais ce sera la pure logique. Est-ce que tu es à la nationalité française ? Ce sera la pure logique. Est-ce que tu es à la nationalité française ? Mais ça me regarde. Évidemment. Il va demander aux gens qui vont l'expulser. Ce sera la pure logique.
C'est attentatoire à sa propre liberté de demander à la nationalité française. Non, non.
Ce sera la pure logique. Ce sera de la pure logique et du bon sens. Si un jour, je commets un crime, que je fais une connerie, ce genre de choses-là... Évidemment, je n'ai rien à faire ici. Mais tu es à la nationalité française. Je viens d'ailleurs... Si je viens pour faire des conneries, je n'ai rien à faire ici. Pardon.
Mais c'est la nationalité française.
Non, mais arrêtez avec la nationalité. Non, mais c'est la question que tu vas poser. On parle aujourd'hui de personnes. On parle de civilisation. On ne parle pas de nationalité. On ne parle pas de nationalité tout de suite. La nation, c'est notre communauté nationale. Ça, c'est la nation. Qui est diverse.
Non, il faut être fier. Dans quel pays ? Juste pour te répondre pour les... Dans quel pays ?
Deux.
Qui est diverse. On parle de quel pays ? La culture française, c'est une culture diverse. Ah bon, d'accord. C'est une culture... Et je l'ai rappelé tout à l'heure, les Gaulois, les ancêtres des Gaulois, comme disait Sarkozy, on a été colonisés par les Roms. Ensuite, on a colonisé. Et juste un chiffre très simple, très intéressant. 70% des... Parce que j'ai fait des fiches, je me suis préparé. On a vu. 70% des hommes immigrés ont un emploi. D'accord ? Donc, comment on fait... Les chiffres de l'INSEE encore ? Mais oui, mais... Ah, pour changer, tiens. Mais Zemmour utilise aussi les chiffres de l'INSEE, mais enfin, il ne faut pas... Ça, c'est très intéressant. C'est comme la technique de Trump.
Je ne t'accuse pas, enfin, si tu viens bien de Trump. J'adore Trump. C'est de remettre en cause, et c'est peut-être un peu une idée de complot aussi derrière. Ah, les chiffres sont faux. Quel chiffre Trump parlait en cause ? Ceux de la présidentielle ? Non, mais je ne parle pas de ça, mais je parle de... Sur les 70%, tu me dis, quel chiffre pour discréditer l'INSEE ? Tu m'as parlé de Trump. Oui, mais parce que c'était un exemple. Parce que Trump, souvent, utilisait des fake news ou des choses qui étaient fausses. Non, non. Quand il remet en cause l'élection des États-Unis d'Amérique... Qu'est-ce qu'il a fait ? Non, mais... Il n'avait pas été réélu, Donald Trump.
Non, mais ce n'est pas le sujet.
Il n'a pas été réélu. Il y a eu une élection, certes, qui s'est déroulée dans les conditions qu'on connaît. De très bonnes conditions. Oui, c'est sûr. Ça fait très long de moi. Et Trump a... Et Trump, bon, Trump a perdu, c'est comme ça. Il a perdu. Mais ce n'est pas pour autant que je le considère responsable comme de l'assaut du Capitole, qui a été orchestré par ses partisans qui sont un peu exaltés et qui ont envahi le Capitole. Exaltés. Oui.
Puisque, d'accord. Après, c'est peut-être Boulanger qui voulait faire ça en France. Il avait perdu son courage au dernier moment. Il voulait prendre l'assaut de l'Elysée. Il a perdu son courage.
Je m'attendais à ce que tu me parles du 6 février 1934, plutôt. En Boulanger. Je ne sais pas la date. 6 février 1934. Mais si, les ligues d'extrême droite à Paris veulent prendre d'assaut le Palais-Bourbon. Oui, d'accord. Mais ils ont renoncé au dernier moment. Oui, comme quoi. Ils voulaient renverser la République, ce que je condamne, évidemment. Il n'y a pas à renverser la République. Tu es républicain ? Évidemment.
Il n'y a pas à renverser la République. Je ne veux pas prendre ta place, mais deux petites questions. Vas-y, vas-y. Parce que la 5e République, la République française, il y a des... Je vais prendre la tienne, du coup. Tu peux, on peut échanger. Il y a des moments qui fondent une nation, qui fondent un passé commun. La République, c'est deux moments, je pense. C'est Dreyfus et c'est Vichy. Parce que c'est un rapport particulier au régime politique que l'on souhaite. Dreyfus, il y a les anti-dreyfusards et les dreyfusards. Il y a une volonté un peu retour monarchique. On dit, bon, Dreyfus est juif, donc il est contre la France. Il est avec les Allemands. Et Vichy, ce n'est plus la République.
C'est un système fasciste. En effet. C'est un système dictatorial. En effet. Et il y a un rapport à la République particulier. Et lorsque Éric Zemmour remet en cause, parce qu'il l'a fait, l'innocence de Dreyfus, il le sous-entend. Et lorsqu'il considère que Pétain n'a pas à sauver les juifs français, il le réhabilite. Tu ne peux pas dire ça, ce n'est pas vrai. C'est de la diffamation. C'est de la diffamation.
Éric Zemmour n'a jamais dit que Pétain n'avait... Non, mais ce n'est pas grave. Éric Zemmour n'a jamais dit cela. Il a dit que Pétain avait protégé certains juifs français. Sauvé, non. Protégé certains juifs français.
En tout cas, ça sert à quoi de dire ça ?
Pourquoi il ne faut pas le dire ? Parce que c'est faux. Non, mais ça sert à quoi de dire ça ?
Il y a plein d'écoles maternelles, c'est terrible d'ailleurs. Dans Paris, il y a des plaques où il s'est écrit que des enfants juifs français ou non ont été expulsés et ont été gazés à Auschwitz.
D'accord, donc on essaye en plus. Donc là, tu essayes un peu de faire le lard moyen. On ne parle pas de ça. Ce n'est pas du lard moyen, c'est des faits historiques. On ne parle pas de ça. Je te dis qu'Éric Zemmour a dit que Pétain avait protégé certains juifs français. Quelques-uns ont été sauvés.
Oui, mais c'est la thèse du glaive et du bouclier qui était que De Gaulle était à Londres pour préparer l'offensive et que Pétain était en France pour faire face au régime occupant nazi. Non, mais Pétain était un collabo, on le sait. C'est une thèse qui est ultra contestée quand même de par les historiens. Oui, enfin bon, d'accord. Mais Éric Zemmour... Moi, je ne porte même pas de jugement là-dessus. Je dis juste qu'elle est ultra contestée par les historiens.
Éric Zemmour a fait de longues études sur cette histoire. Il le sait très bien. Non, mais il a étudié l'histoire. Je veux dire, il s'est intéressé, si tu préfères. Non, mais il n'est pas historien. Il s'est, je n'ai pas dit ça. J'ai dit qu'il s'était intéressé en profondeur à l'histoire. Tout le monde peut se tromper, l'erreur est humaine. Mais il n'a pas fait d'erreur sur ce sujet-là. Et donc, non, c'est faux. Il faut le reconnaître.
Et là, il y a un problème avec le rapport à la République. Quand tu dis que tu es républicain et que tu dis qu'il n'a pas fait d'erreur en traitant de Dreyfus sur son innocence... Je n'ai pas parlé de Dreyfus. Vous pourrez revoir.
Tu soutiens peut-être Hidalgo et tu n'es peut-être pas d'accord avec toutes ces prises de position.
Oui, mais Hidalgo, elle ne dit pas que Pétain a sauvé Dreyfus. Mais Hidalgo, Hidalgo ne dit rien. Mais je veux dire... Mais elle n'avait pas le même temps d'antenne que Zemmour, c'est vrai.
Oh, pour dire quoi, de toute façon. Mais je veux dire, voilà... On parle de social et d'écologistes. C'est faux. Non, à part défendre l'Ukraine et nous parler... Il y a vraiment à défendre l'Ukraine ? Non, mais je veux dire... Et je veux dire... Ah, quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Il n'y a pas de problème à défendre l'Ukraine. Non, et alors ? Il faut défendre l'Ukraine. Mais du coup... Il faut défendre l'Ukraine. Contre Poutine. Bah, Poutine... Ah, là, c'est assez compliqué. Non, mais... Il monte sur des ours, il est viril. Evidemment. Non, non, mais Poutine est un homme qui a fait réunir l'ordre dans son pays. Mais qu'il faut qu'on a... Il est réunir par la peur et la... C'est pas vrai.
Si c'est ton modèle, dans ce cas-là, on ne veut pas... Par la loi. Mais la loi, mais la loi, c'est pas... Par la loi. Par la loi. C'est pas lui la loi. C'est pas lui la loi. Il y a une justice en Russie. Il y a...
La règle de ce que Macron, s'il veut passer des lois, il se prend des manifestations de dingos dans la rue. Bah, c'est Macron. Mais Poutine, il faut respecter la loi. Évidemment.
Et donc, quand Zemmour est condamné pour incitation à la haine, il n'a pas respecté la loi. Ah, alors, c'est ça. C'est un délinquant. C'est intéressant. C'est un délinquant. C'est très intéressant.
C'est-à-dire que Zemmour a été condamné pour incitation à la haine raciale. Les étrangers, les délinquants, les mineurs isolés ne sont pas d'une race. Il a dit que les mineurs isolés étaient tous des violeurs, tous des criminels et tous des voleurs. Bien sûr. Et alors ? Bien sûr, et alors ? Non, mais il a dit ça. Mais, bien sûr, mais Eric Zemmour, d'ailleurs, a dit qu'il avait... Enfin, voilà, il a dit ça, certes. Mais je vois pas en quoi les mineurs isolés sont d'une race. C'est pas le... Il a été condamné pour incitation à la haine raciale, nous sommes d'accord.
Mais, mes amis, mes amis, revenons du coup à cette question centrale qui est... Mais pourquoi ça dérange ? On s'en fout, ça me dérange pas. Non, mais on s'en fout pas, pardon.
Mon candidat a été condamné pour incitation à la haine raciale. Je veux qu'il me dise pourquoi. Je veux qu'il me dise pour... Mon candidat... Non, mais mon candidat respecte la loi, respecte les règles, contrairement à d'autres. Sauf quand il me contrôle... Mon candidat n'est pas un délinquant sexuel. Ah, mais pourtant, il est accusé de pléthore de l'agression sexuelle. Mon candidat, contrairement à gauche, nous, on n'a pas de personnes, voilà, qui... On n'a pas de pédophiles, on n'a pas de conne bandit, on n'a pas de machin comme ça. Enfin, on va pas rigoler. Pardon, mais voilà, c'est pas Éric Zemmour, le délinquant, non plus.
Pardon ? On va pas traiter des rencontres qu'il peut faire avec une fille de 14 ans. De qui tu parles ? Non, mais on va pas aller sur ce sujet. De qui tu parles ? On peut y aller.
Non, mais c'est pas un sujet, c'est quelque chose de grave. Ce sont des délinquants. On s'en fout complètement.
On s'en fout pas, c'est parce que ça dérange, il me semble.
Non, c'est juste que j'aimerais qu'on se concentre sur des sujets plus intéressants.
Oui, bah voyons, oui, c'est ça.
Oui, non, mais si, réellement, et qui sont, globalement, quelles sont, en fait, les directions qu'on donne à notre pays ? Parce que la réalité qu'on est très concrète, c'est que, mine de rien, nous, on va commencer à vieillir, et on va commencer... Bah oui. C'est ce que vous ferez de vos vies, mais vous allez commencer potentiellement à prendre aussi vous-même peut-être des fonctions politiques à terme, d'élus locaux, de députés, d'assistants parlementaires, voire même, si jamais vos partis sont élus à terme, potentiellement, d'élus de secrétaire d'État, qu'est-ce que vous ferez, vous, quand vous serez dans ces positions-là, en fait, aussi ?
Ah, mais c'est une bonne question, parce que...
Parce que, pour le coup, je le dis, mais c'est le cas d'énormément de Français, on en a un peu marre, parce qu'on a l'impression d'être extrêmement éloignés des politiques qui nous gouvernent, c'est l'impression que ça donne, et pourtant, on les voit sur des plateaux de télé toute la journée débattre, mais on a l'impression qu'ils sont très loin de nos considérations. Quelles sont vos considérations ?
Mais pourquoi ils sont loin ? Parce que leur situation... Enfin, si on veut se sentir proche des gens qui nous représentent, il faut voter pour des gens qui nous représentent. La situation sociale des personnes que l'on élit est importante. À partir du moment où l'Assemblée nationale est composée non pas d'ouvriers ni d'employés, mais de seulement presque que des cadres ou des chefs d'entreprise, il y a un problème, mais c'est le cas. Franchement... Il faut repenser, il faut regarder l'origine sociale des gens. Il y a près de 20% d'ouvriers, 20% d'employés dans ce pays, on est une majorité... Tu voudrais une assemblée qui soit exactement proportionnelle à ça ? Non, non, non.
Que l'Assemblée soit composée d'ouvriers ou pas, que les problèmes, ce sont des élus du peuple, ils représentent le peuple.
Non, mais pardon, c'est scandaleux. C'est ce qui compte. Mais si, si, si, si. C'est scandaleux, ces gens sont élus, ils représentent le peuple. Quel est le problème ? Qu'ils soient d'ouvriers d'origine d'un milieu, je dis qu'il n'y en a pas assez. Tu n'as rien contre les députés en marge, alors ?
Comment ? Tu n'as rien contre les députés en marge.
Mais ce sont des élus de la nation, je ne vais pas les attaquer parce qu'ils sont ouvriers, parce qu'ils sont cadres ou entrepreneurs, je m'en fous. Non, mais ce sont des élus de la nation, ils ont été élus par le suffrage démocratique par le peuple, la République, comme on disait tout à l'heure, et donc il est important, eux, que... Enfin voilà, ils ont ce statut-là, c'est comme ça. Je n'ai pas pu finir. Ce n'est pas grave, je veux dire, c'est comme ça, voilà.
Ce que je voulais dire, je ne m'attaque pas aux gens qui sont cadres et chefs d'entreprise, je les respecte. Ce que je dis, c'est que si on souhaite être représenté par des gens qui nous ressemblent, il faut que l'accès à la politique ne soit pas réservé aux filles et fils d'eux, aux filles et fils d'héritiers, de familles politiques ou de familles qui sont dans les entreprises ou dans l'économie depuis longtemps. Il faut faire en sorte que les personnes... Parce qu'en fait, la politique, c'est la vie de la cité, donc il faut que ce soit les gens qui soient au plus près des choses, qui en agissent.
Donc moi, j'invite les gens qui en ont marre ou qui ne se sont pas représentés à aller vous investir dans les partis politiques, déferler dans la rue, déferler dans les partis politiques, déferler dans les associations politiques, déferler partout, là où vous pouvez avoir de l'influence. Venez débattre si vous êtes invité, et merci d'ailleurs pour l'invitation, pour débattre. Il va bientôt nous appeler à la barricade et aller... Mais non, mais continue, il faut faire en sorte que l'accès aux partis politiques, à la vie politique, aux institutions...
Et d'ailleurs, Montebourg avait fait un truc intéressant, je ne soutiens pas à Montebourg, mais un truc, un parlement, avec former les gens qui viennent de milieux ouvriers. employés aux codes, parce qu'il y a des codes dans la vie politique, qui ne sont pas donnés à toutes et tous. Il faut peut-être en effet porter le costard, ou avoir les moyens de... Je le porte aussi. Tu portes admirablement bien. Oui, je le porte très bien, j'aurais mis une cravate rouge, mais ce n'est pas grave. Donc il faut faire en sorte que les gens puissent pouvoir être proches de leur politique. Et moi, j'ai une chose sur ça, on dit que Macron en effet est très éloigné, c'est vrai.
Hollande, en 2012, il disait « je serai le président normal ». Et il était ce président normal, il n'était pas dans les artifices. On a reproché à Sarkozy d'être bling-ling avec les montres, etc. C'est très mal. Et les gens n'étaient pas forcément ravis, même si aujourd'hui on considère peut-être que Hollande, ça va, il paraît proche des gens. Il faut plus de choses comme ça. Mais être proche des gens, c'est aussi peut-être faire des politiques plus proches, avec plus de décentralisation, plus de démocratie. Il faut décentraliser. On peut dire plus d'irondines.
Non, pardon, mais un président de la République normale, comme on dit, ce n'est pas possible en France. On l'a vu ce que ça donnait avec François Hollande. Ça a été 5 ans de raillerie, 5 ans de moquerie, 5 ans d'humiliation internationale aussi. Un président international. Ah bon, par qui ?
Ben écoute, quand on est intervenu au Mali. Non, ce n'est pas vrai. Le Mali qui nous a très bien traité d'ailleurs. Lui n'a vidé pas Poutine à Versailles. Et il a permis avec Merkel, avec l'accord de Normandie.
Bon, parce que c'est vrai que c'est une bonne technique d'éviter de discuter avec les autres chefs d'État. Là, on ne discute pas avec quelqu'un qui a envahi un pays. On discute avec tout le monde. On discute pas avec quelqu'un qui a envahi un pays. On doit discuter avec tout chef d'État.
Le cas de Poutine est très compliqué.
Mais non, on ne discute plus, on a assez discuté. On n'a pas discuté. On doit discuter avec tout le monde. Quand Zébourg sera élu président de la République, on discutera évidemment avec Vladimir Poutine. On discutera avec tout le monde. Mais il faut faire quoi ? Le tuer ? On doit discuter avec tout le monde.
Je suis d'accord, il faut faire de la diplomatie. Mais bien sûr, la diplomatie, on en a fait beaucoup. Macron, il est allé à Moscou. Et la diplomatie doit prévaloir. Et Poutine, il s'est lui-même, en fait, mis tout seul. Il a été bête, sur le coup. Parce que envahir un pays comme il l'a fait avec l'Ukraine, personne n'y pensait. Même moi, je considérais que ce n'était pas le cas. Les États-Unis le disaient, les services d'enseignement américains. Personne ne les croyait. Moi, je ne les croyais pas. Personne ne les croyait pas non plus.
Mais je pense que c'est, peut-être, là, on sort du sujet, mais peut-être qu'on conclura sur le conflit russo-ukrainien. Je pense que c'était peut-être même une stratégie américaine de la jouer. Ça ne va jamais arriver. Il le fait. Et du coup, il se retrouve lui-même piégé dans une espèce de... Mais il est prêt à son propre piège aujourd'hui. C'est une erreur d'un point de vue humain, d'un point de vue géostratégique. C'est le meilleur moyen pour les Américains de renforcer l'OTAN aussi.
Mais quand le président américain dit, on ne va pas intervenir, ça veut dire, Poutine peut envahir l'Ukraine, on ne fera rien. Donc, pour Poutine, si les États-Unis auraient dit, s'il se passe quelque chose, on sera là. Et Poutine ne serait pas intervenu.
Oui, mais peut-être que les Américains avaient envie qu'ils interviennent. Je n'en sais rien.
Mais non, personne n'a souhaité ça, franchement. Quel intérêt ? Ça renforce l'OTAN, certes, mais je ne crois pas que ce soit une bonne chose.
Il était en pleine crise de légitimité. Je ne crois pas que ce soit... Au point que Marine Le Pen, Zemmour et Mélenchon, qui sont quand même les trois candidats qui suivent Macron en termes de possibilités électorales, voulaient sortir de l'OTAN carrément.
Mais que là, c'est devant Zemmour.
Non, mais renforcer l'OTAN en prise de vie humaine, est-ce que vous voulez que je vous y discutez tous les deux ? Oui, regarde, tu peux. Ça va ? Ça y est ? Bon, et je disais, je crois que renforcer l'OTAN en prise de vie humaine, ce n'est pas quelque chose dont on a besoin, pardon. Mais je ne crois pas que c'est ce qui est voulu les États-Unis, franchement. Personne ne souhaitait l'invasion de l'Ukraine, à part Poutine, qui aujourd'hui délire un peu. Mais il faut... Il ne délire pas, non. Tu ne trouves pas que...
Il sait très bien ce qu'il fait, Poutine.
Non, mais il sait ce qu'il fait, mais c'est quelque chose de grave que d'envahir, que de déclencher une guerre d'agression.
C'est ce que je veux dire par là. Je suis ravi de t'entendre dire que Poutine mène une politique très grave.
Juste avant, tu expliquais qu'il tenait l'ordre dans son pays. Je parle simplement de la guerre d'agression contre l'Ukraine, je ne parle que de ça. C'est tout. Je parle de la guerre d'agression contre l'Ukraine, qui est un conflit d'agression. L'Ukraine ne lui a rien fait. Je veux dire, pardon, il agresse un peuple. Il y a eu des massacres, on l'a vu, à Voucha, qui ont eu lieu, qui sont absolument ignobles. Des crimes de guerre qu'il faut dénoncer, haut et fort. Et voilà, mes pensées vont pour les proches, évidemment, de ces personnes disparues. Et je pense qu'on doit venir en aide de façon humanitaire à l'Ukraine aujourd'hui. Mais ne pas intervenir militairement.
Il faut faire attention aux influences russes que pourraient avoir certains candidats à l'élection présidentielle aujourd'hui.
Je n'en connais pas, mais je suis sûr que... Marine Le Pen et Éric Zemmour. Non, non, non. Mais simplement pour revenir aussi sur le président normal tout à l'heure. Je pense qu'aujourd'hui, on a besoin d'un président dans une République forte, d'un président fort, ayant de l'autorité, mais d'un président aussi qui soit respectable. C'est-à-dire pas d'un président normal, c'est-à-dire pas d'un président qui soit, comment pourrait-je dire, qui n'est pas un certain prestige, quelqu'un qui incarne la fonction, qui la respecte, la fonction de président de la République. Pour respecter la fonction, il faut respecter les gens. Mais tout à fait.
Et à partir du moment où on divise en permanence et on joue sur cette stratégie-là, moi, je considère qu'on ne peut pas être président de la République. Lorsque l'on divise en permanence. On ne divise pas.
Mais du coup, on en revient au débat de départ. Ça veut dire que finalement, quelqu'un de radical a l'air d'être considéré comme... Non, là, je parlais de l'apparence du pouvoir. Oui, mais je sais, mais je lis le sujet à ce qu'on disait au début. Du coup, est-ce que finalement, en fait, quand on est radical, on ne se peut pas dans une position dans les yeux de certains Français et Françaises de, justement, ne pas pouvoir être considéré comme sérieux et rassembleur pour le pays ?
D'ailleurs, on voit la volonté de Zemmour sur son affiche de paraître plus lisse avec les yeux verts qui sont trafiqués, d'ailleurs. Sur les affiches, regardez aussi, mais c'est très important. Ça ne va pas. Marine Le Pen qui...
Les yeux verts trafiqués. Mais qu'est-ce que tu racontes ? Mais non, mais franchement... Non, mais non, mais ce n'est pas un souci, on s'en fout. Non, mais ce que je veux dire, c'est que les affiches... Tu ne voulais pas que je parle tout à l'heure de la vigueur dans la braguette qu'avait Strauss-Kahn, et là, tu me parles des yeux verts de Zemmour, franchement.
Est-ce que c'est que c'est ce sujet ? On s'en fout.
Il a failli une affiche qui avait une affiche... C'est de la communication politique, mais je dis ça ! Et qui parle au français, franchement. Oui, mais si ça fait une affiche de propagande, c'est l'électorale.
Oui, mais si ça fait une affiche de propagande, c'est le lycée, et je ne sais pas, je ne voulais pas... C'est normal, c'est normal ! Mais oui, donc ça montre bien qu'on ne peut pas être radical. On peut être radical.
Il le reste, il a toujours été radical, il reste radical, Éric Zemmour, aujourd'hui, il le restera, soyez ensemble. Parce qu'il est président de la République, en tout cas, il ne peut pas être... Quand il sera président de la République, il sera toujours aussi radical. Non, parce qu'il faut qu'il rassemble, il faut qu'il l'assure... Et il rassemblera les Français qui, aujourd'hui, sont dans cet état d'esprit, en homard, et ne veulent plus qu'une bande de sauvages, comme ceux qui, malgré ce qu'aujourd'hui, continuent à pulluler et à pourrir le pays, tout simplement. Le champ lexical... Non, mais oui, on a été assez mâle avec ces gens-là, qui nous tue.
Il faut aujourd'hui se débarrasser de cette racaille. C'est qui qui tue des rugbymans dans les rues de Paris ou qui fout des baffes à des femmes ? C'était un militant d'extrême droite qui, j'espère, sera condamné sévèrement, par ailleurs, parce que c'est ignoble. Parfait, c'est très bien, d'accord. Non, mais je condamne toute forme de meurtre, évidemment. Et les saluts nazis dans les meetings de Zemmour, etc. Je n'ai pas vu de saluts nazis, si on n'était pas en plus. Tu n'as pas vu ?
Non, mais il n'y a pas de ça. On va conclure là-dessus, les amis. J'étais vraiment ravi de faire ce débat. Il faudrait que le verbe était haut et les blagues très présentes. Ça fait très plaisir. Il faut. Continuez sur vos lancers et peu importe les élèves.
Je vais te dire un truc rapidement. Vas-y. Moi, quand je te dis que je suis touché par tout ce qui est social, etc., c'est parce que moi-même, je ne dis pas que à cause de ça, mais moi-même, j'ai connu récemment, personne ne le sait, jusqu'à là, une situation précaire. J'ai passé la nuit à la rue, si tu veux tout savoir. Ça a été très compliqué pour moi ces derniers temps. Et je sais aujourd'hui ce que c'est. Je sais ce que c'est que de vivre ça. Et je n'ai franchement pas envie que d'autres personnes continuent à vivre ça. Donc ça me fait franchement mal et ça me fait franchement de la peine de voir aujourd'hui des Français qui souffrent de ce genre de situation de précarité.
Je pense qu'il faut vraiment, urgemment, leur venir en aide et que le prochain gouvernement devra mettre en place un plan d'urgence pour venir en aide à ces Français qui souffrent aujourd'hui, qui sont dans le besoin vraiment, parce que c'est une situation qui est tout simplement terrible. Maintenant, il faut parler davantage de social que d'immigration et de sécurité. Il faut en parler tout autant.
Et ça va être, j'ai envie de dire, un problème réglé ou un problème qui va gronder dans les prochaines années. Merci beaucoup. Merci beaucoup, les amis. Continuez vos engagements respectifs et continuez de vous battre pour… La France. Surtout pour la vision que vous avez de la France. Impossible, n'est pas français. Merci beaucoup, les amis, d'avoir suivi. Ça a été quelques fois un peu décousu, mais j'espère que c'était très intéressant. On se retrouve très bientôt pour d'autres débats, d'autres interviews, d'autres vulgarisations et d'autres tables rondes. C'était Valran pour Le Crayon. Donnez vos avis en commentaire et débattez dans le respect. Merci. Ciao.
Cette émission du Crayon est maintenant terminée. Je compte sur vous pour vous abonner, pour liker la vidéo, pour nous donner aussi votre avis en commentaire. C'est très important de savoir ce que vous en pensez. N'hésitez pas à débattre, évidemment dans le respect. On se retrouve très bientôt pour de nouvelles vidéos. C'était Valran. Ciao.
Éric Zemmour