Débat : faut-il revoir notre modèle social ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
André leniel bonjour merci d'être avec nous vous êtes maire socialiste dissous d'un premier vice-président délégué de l'Association des maires de France Jean-René casen merci également d'être avec nous bonjour député renaissance du G rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale et vous êtes avec nous parce qu'on va parler du plan d'économie prévu par le gouvernement 10 milliards supplémentaires en 2024 20 milliards en 2025 et devant le Sénat Bruno le ma a envoyé un message aux élus il n'y a pas d'un côté les gentilles collectivités et de l'autre le méchant état en clair tout le monde sera mis à contribution les collectivités peuvent-elles faire plus d'effort vous en débattrez et Mathias on verra que le gouvernement veut également s'attaquer aux dépenses sociales et oui à tous les étages dépenses social collectivité territoriale médicaments voilà tout le monde va devoir participer à l'effort Orian et c'est tout de suite le débat de ce [Musique] club et Mathias on va commencer avec vous pour bien comprendre les chiffres ce qui se passe les déclarations de Bruno Lemire au moment des discussions sur les réductions budgétaires la semaine dernière Bruno LEM a parlé des collectivités locales oui mairie Communauté de Communes département région sont dans l'œil de Bery à la tête de son super ministère Bruno Le Maire refuse une vision maniquaine de la situation budgétaire de la France qui voudrait qu'il y ait d'un côté les gentils et de l'autre les méchants au moment de sortir son costume de raboteur le ministre a précisé que tout le monde devra mettre la main au portefeuille on peut pas dire qu'il y a le méchant état d'un côté les gentiles collectivités locales de l'autre oui activit locale augment leur dépenses et l'État compense soit par des subventions directes soit par des taxes affectées dont la TVA don les recettes ne cesse de diminuer pour l'État au profit des collectivités locales donc oui tout le monde devra participer et Bruno le a précis il y aura pas de tabou pour avancer sur le sujet et non r d'ailleurs Bruno Le Maire a exhumé devant des sénateurs représentant des collectivités locales un vieux serpent de mer celui de la simplification du millefeuille territorial écoutez-le vous me dites il faudrait peut-être supprimer des ministères des opérateurs oui ça me pose aucun problème peut-être qu'il faudra aussi regardez mais c'est pas le lieu du débat ici entre commune communauté de commune PCI département région s'il y a pas lieu aussi de simplifier les strates locales alors c'est probablement un projet plus ambitieux moi je suis prêt à ce débat car oui j'ai la conviction que lacumulation de strat administrative nationale comme locale un cout vertigineux et que si nous avions tous collectivement le courage de simplifier l'organisation administrative la nation française nous ferions des économies et BR le maire a raison ce n'était ni le lieu ni le moment pour le faire certains y verront peut-être un ballon d'essès lancé par la majorité présidentielle avant peut-être un futur choc de simplificationian on va continuer en parler avec vous André lel vous avez été surpris par cette déclaration pour le maire la semaine dernière pour particulièrement malheureusement on s'y attendait mais c'est en totale contradiction avec ce que Bruno Lemire disait lorsque nous avons mis en place le Haut Conseil des finances publiques locales où il nous disait on va parler d'égal à égal il n'y aura pas de contraintte sur les collectivités c'était le message de l'époque nous constatons aujourd'hui que nous sommes dans un registre totalement différent qui est celui j'allais dire du rabot de la ponction permanente dire que il faudrait que nous participions mais nous participons depuis des années depuis 2012 en cumulé et en euros constant nous avons contribué plus de 71 milliards à l'équilibre des finances de notre pays aujourd'hui les collectivités territoriales n'en peuvent plus et il faut bien entendu qu'on en tienne compte et il y a une erreur fondamentale au point de départ c'est de croire que les collectivités sont une charge alors qu'en réalité elles sont un levier pour le développement de notre pays pas seulement le développement des territoires le développement économique de l'ensemble de la nation et tant qu'il y aura ce contesens de considérer que nous sommes une charge et non pas au contraire un moteur alors il y aura une incompréhension profonde gen cas ne le gouvernement considère les collectivités comme une charge non moi jefin je je on essayer de pas polémiquer d'être le plus objectif possible non les collectivités territorial ont un rôle évidemment fondamental pour les services publics locaux pour pour l'investissement je je partage pas tout à fait votre point de vue quand vous dites que les collectivités territoriales n'en peuvent plus 2023 4 le niveau d'investissement des collectivités territoriales c'est 80 milliards c'est absolument colossal on n jamais vu ça donc les collectivité territoriale aujourd'hui dans leur ensemble se porte plutôt pas mal mais en aucune manière c'est une charge au contraire c'est l'État a cette responsabilité des services publics et des collectivités territoriales oui moi j'ai jamais opposé jamais les collectivités territoriales et l'État je crois qu'on a le service public en commun et d'ailleurs vu des Français il les opposent pas et d'ailleurs ils savent pas très bien quand il faut aller chercher tel ou tel papier c'est pas toujours aussi clair que ça donc n notre intérêt c'est de travailler ensemble l'État et les collectivités territoriales au service des françaisiss répondre elle se porte pas si mal que ça les collectivités territoriales elles ne se porte pas bien car il faut voir que sur les investissements on nous parle d'une augmentation des investissements mais il y a eu de années complètement blanches ou quasiment et donc il y a un effet rattrapage mais surtout il y a un effet inflation l'augmentation de l'investissement en 2023 tient à 94 % à l'inflation c'est-à-dire que l'augmentation est très très modeste et est un tout petit effet de rattrapage par rapport aux deux premières années du mandat qui ont été en très large déficit en terme d'investissement donc non mais je veux dire aujourd'hui le gouvernement cherche 10 milliards mais il lu suffisait de ne pas supprimer la CVAE qui est bien entendu un handicap important pour les collectivités territoriales et un frein à l'industrialisation la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises c'est la cotisation la valeur ajoutée des entrepris la suppression de la taxe d'habitation a coûté une quinzaine de milliards à l'état aujourd'hui on nous dit il faut trouver 15 milliards 20 milliards mais ils existaient et il suffisait de laisser la libre administration s'exprimer et bien entendu l'autonomie fiscale subsist donc c'est ça la réalité c'est une politique qui va à rebours et manifestement je ne dis pas qu'on oppose les uns aux autres je constate simplement que l'État considère que les collectivités territoriales sont des sous-traitants une variable d'ajustement du budget de l'État monsieurel faites pas les questions et les réponses parce que franchement c'est c'est je suis là pour discuter non mais qui dit qui parle de sous-traitant personne tous les élus locaux mais non mais non mais non personne vous avez vous avez moi je je moi je suis heureux quand les collectivités territoriales euh se développe et je suis heureux quand elle développe leur capacité d'autofinancement et la réalité vous vous n'arrivez pas à vous réjouir la réalité c'est que sur le bloc communal euh aussi en 2023 les chiffres commencent à sortir le bloc communal va avoir son épargne brut record elle va encore augmenter de 8 % la capacité d'autofinancement du du du bloc communal donc évidemment c'est en valeur en volume ce serait probablement un tout petit peu différent mais l'inflation a été de 4,8 % je crois donc vous voyez qu'elle a quand même augmenté plus que l'inflation les recettes des collectivités territoriales ont augmenté plus que l'inflation parce que vous savez que nous avons indexé les valeurs locatives à 7,1 % donc au-delà de l'inflation telle qu'elle a été constatée en 2000 en 2023 la TVA aussi a une dynamique extrêmement forte tant mieuxz essayez de vous réjouir quand les chiffres sont bons quand les chiffres sont pas bons on se dit comment mais non mais ok jeisre ce que vous dit oui ils le sont alors sur les 10 milliards sur sur les 10 milliards effectivement j'appartiens à une majorité qui depuis 2017 baisse les impôts à la fois des Français et à la fois des entreprises pourquoi pour relancer l'attractivité de notre pays et on est sorti il faut le reconnaître de dizaines d'années de chômage endémique pour arriver aujourd'hui depuis 2017 la création de 2000 2 millions d'emplois nouveaux pour une baisse du chômage pratiquement de points depuis 2017 pour une réindustrialisation de notre pays que tout le monde souhaite donc ça ça passe aujourd'hui non pas alors on comprend du point de vue des impôts des Français mais du point de vue des finances locales est-ce que ça a été une erreur de supprimer la taxe d'habitation non écoutez ça a été une erreur je je constate que il y a pas un seul amendement siz qui propose de la remettre ou les élus me disent les élus me disent non non on est très nostalgique de la taille d'habitation c'est pas ce que me disent les Français moi sur les marchés dans le gerse si vous voulez il y a pas un seul Français qui me dit oh c'est dommage que je je paye plus la taxe d'habitation ils sont bien content il y a pas seul maire non plus qui vous le dit mais bien sûr qu'il y a des maires qui aimeraient remettre un impôt mais qui le remett et qui disent comme ça on veut remettre un impôt universel sur les Français un impôt local je sais que c'est la position mais pour l'instant personne ne l'a déposé cet amendement je l'attends il y a eu 10000 amendements qui ont été déposés dernier PLF celui-là comme par hasard il y était pas donc ça a été compensé aux collectivités territoriales et donc maintenant ça c'est notre politique effectivement nous l'assumons relancer l'économie faire en sorte que l'économie crée de la valeur André l d'abord je constate que chaque fois que l'État veut faire un cadeau fiscal à nos concitoyens c'est en utilisant les impôts locaux et ensite on on a baissé l' on a baissérompus ne dites pas ne dites pas une contérité vous AZ étés très long je vous ai laissé parler sans vous interrompre alors évitez de le faire parce que ça je sais aussi le faire on est dans un débat alors allez-y mais justement oui é les cont vérités tout non mais vous cessez ou alors ça va être difficile qu'on continue allez-y vous avez la parole André Lénel et jeen cas va vous répondre c'est moi qui lui réponds pour l'instant d'abord allez-y bien donc d'abord je répète chaque fois que l'État veut faire un cadeau fiscal il le fait avec les impôts des collectivités locales c'est la taxe d'habitation c'est aujourd'hui la CV c'est fa c'est ça la c'est j'ajoute que aujourd'hui nous sommes face à une insincérité budgétaire on a voté un budget avec une prévision de 1,4 % de croissance alors que tout le monde savait que c'était erroné ça a été dit par le Haut Conseil des finances publiques à la présentation du budget qui a dit le consensus de ceux qui ont étudié ils sont autour de 08 l'État a maintenu en ver et contre tout à travers le 493 bien entendu 1,4 aujourd'hui on n dit 2 mois après ah bah faut tout bouleverser on s'est trompé non ils ne se sont pas trompés ils ont triché c'est de l'insincérité budgétaire c'est ça la réalité et quand on regarde ce qui est touché aujourd'hui on nous a annoncé dans le CRE de la loi de finance monsieur le député des priorités qu'on pouvait d'ailleurs tout à fait considérer comme allant dans le bon sens sur la transition écologique sur l'école sur toute une série de sujets aujourd'hui qu'est-ce qui est touché chez là ce qu'on sait de la ponction des 10 milliards c'est la transition écologique qui est touché à environ 2 milliards Monsieur le Maire avait dit en présentant son plan les collectivités territorial ne seront pas touché c'est faux près de 4 milliards concernent les politiques locales près de 4 milliards concernent les politique local bah écoutez j'ai le détail si ah ben donnez-moi le détail j'adorai je vous le donnerai demain en commission des finances parce que nous aurons à nouveau le bat demain ah bah donnez-le le maintenant allez-y ça serait trop long ça serait trop long mais qu'on comprenne quand même non mais rien que sur le fond vert c'est 500 millions donc on va très vite vous savez il y a voulez que alors je vais vous donner quelques détails sur le quotidien des Français c'est 40 % des crédits de la politique du très haut débit qui est remise en cause sur la jeunesse et la vie associatif c'est près de 15 % sur la politique de la ville c'est une ponction de 8 % on parle des collectivité territoriale et alors la politique de la ville c'est pas les collectivités territoriales ah tiens ça c'est surprenant en ce qui concerne la vie de l'élève c'est une ponction qui servait à rémunérer les aides aux enfants handicapés et aujourd'hui on nous en supprime une part fondamentale et cetera et cetera quant au sport on nous parle que nous sommes une nation sportive qu'il y a les Jeux Olympiques les crédits dédiés au sport sont en baisse de 6,5 % dans cette modification de la loi de finance pour le moins extraordinairement contradictoire avec les ambitions qui avaient été affichées lors de la présentation de la loi de finance c'est ça la réalité et d'ailleurs le la Cour des comptes le dit aujourd'hui en disant que il y a eu une estimation très optimiste on va laisser répondre c'est c'est sur sur le les projections qui ont été faites il y a des mots il y a des mots qui qui vous dépassent j'imagine mais non non non TR mais vous êes vous êtes toujours dans dans dans l'agressivité si c'est c'est c'est c'est Monsieur Monsieur le Maire Monsieur le Maire la France est dans une situation extrêmement difficile parce que l'Europe est dans une situation extrêmement difficile et le monde est dans une situation extrêmement difficile donc si vous voulez on peut faire de la politique politicienne non d'accord faire l'autruche la réalité c'est que ce qui se passe en Ukraine et ce qui s'est passé au au ProcheOrient a complètement changé les perspectives en matière de croissance alors certes quand les prévisions on étaient faites en septembre de 1,4 % de croissance en 2004 c'était le haut de la fourchette mais à cette époque-là certains organismes l'OCDE la Communauté européenne donnit 1,2 1,3 % de croissance bien sûr que si la moyenne CIT 08 mais je vous je vous donne des exemples précis maintenant ça été révisé tous les pays il y a une douzaine de pays européens qui sont en récession en 2023 donc la France fait plutôt mieux que ces voisins européens que ce soit en matière de croissance en matière d'inflation mais la France n'est pas une île si vous voulez et quand l'Allemagne est en récession c'est notre principale partenaire économique ça un impact sur la France bon alors on peut toujours dire que c'est la faute du président de la République la réalité c'est qu'on a un contexte économique aujourd'hui qui nous oblige à réviser nos prévisions et donc on a révisé nos prévisions à hauteur de 10 milliards on a fait 10 milliards d'économie pour 2024 il y a pas un centime qui se fait au détriment des collectivités Terri ce sont exclusivement des dépenses de l'État et donc sur sur le fond vert il était près il était l'année dernière de 2 milliards il il était dans le budget initial monté à 200 milliards 5 une illustration supplémentaire du soutien de l'État au collectivité territoriale il va pas augmenter 2li 5 il va augmenter à 2 c'est une augmentation c'est pas une suppression le budget l'éducation il va augmenter 3 milliards 9 il va augmenter 3 milliards 3 effectivement c'est 600 millions de moins la transition écologique qui a l'air d'intéresser soudainement monsieur liel elle va passer de au lieu de passer de plus 7 milliards elle passe à plus 5 milliards donc effectivement elle augmente moins mais elle augmente quand même donc oui c'est un ralentissement de l'augmentation de nos dépenses mais n on est dans un contexte chacun do le reconnaître extrêmement tendu alors un mot sur la question des strates Mathias une petite précision oui justement Bruno le ma a ouvert une boîte de de Pandor en en parlant de la possibilité de supprimer des strates des collectivités locales ce n'est pas ce que préconise la la mission vert un mot là-dessuscez moi j'attends les les d'abord ça c'est pas de de de mon ressort je pense qu'il faut une grande su écoutez je je je moi je je ne crois pas je ne crois pas alors qu'il faille clarifier un certain nombre de responsabilités et de compéten queil y a souvent des doublons ça c'est normal qu'il faille le faire qu' faille aligner probablement les responsabilités les ressources avec ses compétences là aussi il y a un travail important qui doit être fait qui fallait faire de la différenciation en fonction des du niveau des collectivités territoriales qu'on puisse avoir une approche différente en Corse en en Alsace ou dans tel ou tel département là aussi ça s'entend mais moi j'attends les conclusions de la mission qui est aujourd'hui dans une grande phase de de de concertation il a rencontré à plusieurs reprises laamf tout à fait j'ai rencontré à deux reprises monsieur vert et nous en parlons euh et je vous confirmé il m'a confirmé que lui n'était pas sur cette position don acte nous verrons évidemment la suite des événements surtout vous savez les redomontades qui consistent à dire on va supprimer un échelon est-ce que vous imaginez un instant le Sénat accepit la suppression du département ou de la région or bien entendu ces échelons étant constitutionnel il faudrait une réforme constitutionnelle donc même si par aberration le gouvernement en avait la volonté je ne vois pas où il trouverait une majorité parlementaire pour le faire donc soyons sérieux mais sur le fond il a pas été sérieux Bruno leverert il a il a un peu parlé dans le vide la semaine dernière sur cette question des j'ai parlé de Rodeau montade un mot on va on va continuer à parler de ces questions puisque il y a pas que les collectivités qui sont concernées par les les économies demandées par le gouvernement euh bercy veut aussi s'attaquer aux dépenses sociales Mathias ouais 849 milliards d'euros par an soit 32,2 % du PIB orien voilà c'est ce que représente les dépenses sociales dans le budget de la Nation alors un premier axe d'attaque pour dégraisser et bien on va s'attaquer au travail on le sait le gouvernement l'a annoncé il souhaite durcir à nouveau les règles de l'assurance chômage avec un double objectif réduire le coût des chômeurs pour la société en remettant le maximum de personnes au travail et dans le même temps faire rentrer plus d'argent avec plus de contributions alors sur ce point le gouvernement a une piste privilégiée il s'agirait d'augmenter la CSG contribution sociale généralisé aujourd'hui cet impôt s'élève à 9,2 % pour les actifs contre 6,2 pour les bénéficiaires de laallocation chômage et 3,8 % pour ces mêmes bénéficiaires lorsqu'ils ne sont pas redevables de l'impôt sur le revenu en revanche toujours pas question d'augmenter cette même CG pour les retraité et l'autre poste de dépenses social ce sont c'est la santé oui dans l'œil de Bery trois postes de dépenses sont particulièrement visés un les dépenses de médicaments 32,7 milliards d'euros par an en ambulatoire 2 les arrêts maladies 20 9 20,9 milliards d'euros d'indemnité journalière sur ces deux premiers points le gouvernement veut mettre la pression sur les médecins libéraux pour les inciter à réduire leur prescription pour les médicaments l'exécutif veut ouvrir le dossier des AL affection longue durée qui représente tout de même 66 % des remboursements qui sont souvent couverts pour tout à 100 % pour ce qui est des arrêts l'État entend juguler l'absentéisme notamment dans la fonction publique enfin un dernier point il s'agit des transports sanitaires les trajets à domicile médecin pour les malades souvent assurés par les taxis 5,8 milliards par an l'idée est d'aller vers des transports partagés une sorte de covoiturage sanitaire objectif chiffré réduire de 100 millions par an la voilure jusqu'en 2027 merci Mathias j cas Mathias le rappelé 849 milliards par an consacrés au dépenses sociales c'est le niveau le plus élevé d'Europe vous trouvez que c'est trop écez il y a une promesse française de de de solidarité hein et donc c'est important de rester à ce niveau de de Solid solidarité donc l'idée une fois de plus c'est pas de baisser la dépense pour le plaisir de baisser la dépense d'abord quand on parle de baisse de dépense on parle de ralentissement de la hausse he faut quand même faire attention à ce qu'on dit donc on parle de ralentissement de la hausse aujourd'hui quand vous regardez les dépense publi c'est à peu près 50 % le social 30 % l'État et 20 % les collectivité territoriale et aujourd'hui face à ce ce contexte international extrêmement difficile face à l'obligation que nous avons de financer la transition écologique face à l'obligation que nous avons de renforcer nos moyens militaires en particulier chacun ici peut le comprendre ça nous oblige à regarder nos dépenses publiques toutes nos dépenses publiques l'ensemble de nos dépenses publi pour voir ce qui peut-être ralenti hein en terme de dépensees et c'est ce que les Français n nous demandent d'ailleurs les Français à 80 % d'entre eux nous disent et qui sont stressés par le niveau de l'endettement de notre de notre pays ça pèse aujourd'hui vous le savez 50 milliards ça pourrait être le premier poste de l'État les intérêts de la dette à horizon 2000 2027 donc ça n'amuse personne si vous voulez de rembourser à ce niveau-là et de dépenser autant d'argent comment prend est-ce que par exemple il faut est-ce qu'il faut rembourser les frais de santé en fonction du niveau de revenus des Français on pourrait regarder ce niveau ce ce ce sujet là il y a beaucoup de sujets aujourd'hui qui sont regardés le ministre du Budget a engagé une discussion avec l'ensemble des partis politiques qui on en train de leur remettre leurs proposition sur le sujet il y a une revue des dépenses qui est organisée par le Premier ministre gabrielal avec de de conclusions qui arriveront fin mars oui donc je pense que collectivement nous devons réfléchir pour trouver quells sont les les le où on peut ralentir l'augmentation de la dépense publique André l qu'il y ait une réflexion sur la dépense publicque ne me choque pas ce qui me choque c'est que ce sont toujours les plus fragiles qui sont que ça soit à travers le chômage que ça soit à travers la santé quand on sait dans quel état est notre système sanitaire aujourd'hui en France avec 80 % de la population qui est dans des déserts médicaux se dire que le secteur où il faut faire le plus d'économie c'est le secteur de la santé j'avoue que j'ai du mal à comprendre et à suivre mais ce que je n'entends jamais monsieur casazenu c'est une revue des recettes moi quand je vois l'explosion des résultats du CAC et que rien n'est envisagé pour une meilleure répartition de la charge entre les citoyens qu'en matière de dépenses on tape sur ceux qui ont les plus bas revenus mais qu'en matière de recette on ne touche pas à ceux qui ont de plus en plus de richesse alors ça me pose des questions des questions éthiques des questions philosophiques mais surtout tout simplement des questions de répartition des richesses de la nation aujourd'hui c'est ras des bois à l'envers on prend au pauvres pour donner au riches et ça ça n'est pas acceptable dans une société qui se veut une république sociale ce qui la définition même que la Constitution donne de la France Monsieur le Maire franchement le le ou c'est notre c'est notre majorit quand vous parlez en disant mais vous exagérez arrêtez de me caractériser mais je j'ai rien dit ah si si si B non j'ai dit Monsieur le Maire non vous avez ajouté un qualificatif pas du tout Monsieur le Maire on fera un replay on fera on fera on fera une vare si vous voulez franchement mais vous savez c'est c'est notre majorité et c'est pas la gauche quand elle était au pouvoir à laquelle vous appartenez qui a imposé les gant du numérique en France c'est notre majorité pas la vôtre quand elle était au pouvoir qui a imposé un impôt minimum des sociétés au niveau mondial qui est maintenant fixé à 15 % c'était dans le PLF que vous n'avez pas voté dansoi quoi vous n'avez pas souhaité vous ne l'avez pas voté vous vous l'avez voté et vous n l'avez pas voté vous savez très bien qu'il a été vous ne l'avez pas voté donc si vous voulez on n pas de leçon à recevoir de de vous en la matière aujourd'hui nous avons le niveau de prélèvement obligatoire le plus élevé de vous appartenez à une majorité qui a été championne du monde mais si vous appartenez à une majorité qui a été championne du monde des impôts et on voit ce que ça a donné on a été le pays qui a le plus imposé et donc bah les emplois sont partis le chômage a explosé la pauvreté s'est installée dans notre pays donc aujourd'hui oui je je l'assume aujourd'hui nous essayons d'avoir une fiscalité au niveau moyen d'accord donc la fiscalité aujourd'hui le taux marginal pour l'impôt sur le revenu est à 49 % sur le le les successions modèle social Jean est-ce qu'il faut revoir notre modèle social non écoutez il faut simplement adapter notre modèle social mais comme il faut adapter dépens publ ça veut dire qu'il faut le revoirah écoutez il faut peut-être le modèle social existe auourêre voir un certain nombre il faut peut-être voir un certain nombre de taux je les Français me disent aujourd'hui vous parle du chômage on sait aujourd'hui que c'est absolument essentiel fait partie du PACT républicain que d'aider nos concitoyens qui sont au chômage mais on sait aussi qu'on a un certain nombre de nos concitoyens qui jouent un peu avec les règles donc les Français nous demandent aujourd'hui de dur un peu les règles parce que il y a des entreprises qui cherchent de des salariés qui sont toujours en attente que ce soit dans le domaine du BTP dans ce domaine de la restauration il dans ce secteur aujourd'hui il y a pratiquement un million d'emplois qui sont en attente donc il faut faire ce travail alors c'est c'est pas simplement un travail sur le niveau des prestations évidemment c'est aussi un travail sur la mobilité c'est ai un travail c'est tout ce qu'on fait aujourd'hui mais voilà oui on peut revoir voulez tous les Français font ça dans le foyer toutes les entreprises font ça quand elles ont un problème sur le revenu quand les associations font ça quand elles ont un problème sur le recette elles regardent le dépenses il y a des choses à revendre hénel dans le modèle social ah oui améliorer certainement bien sûr il y a pas il y a des économies à faire ou pas sur mais toujours toujours mais sur tout le monde sur tout le monde et pas seulement sur ceux qui sont en difficulté en touchant au domaine de la santé ou en touchant au chômeurs oui il y a des améliorations à apporter mais il y a des améliorations aussi en matière de justice fiscale et justice sociale aujourd'hui je répète c'est exactement l'inverse qui se produit donc à partir de là nous avons quand même le droit d'avoir j'allais dire une autre vision de la société française que celle que vient d'écrire Monsieur C ex est-ce que vous seriez pour un remboursement des frais de santé en fonction du revenu est-ce que ça vous ça vous paraît une piste possible tout peut s'examiner tout peut s'examiner mais je rappelle qu'on a un impôt sur le revenu qui devrait sans doute être amélioré et mieux prendre en compte euh les grandes fortunes aujourd'hui quand on cherche des milliards faut se rappeler que cette majorité a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune ce qui était simplement de la justice à l'égard de nos concitoyens donc il y a un déséquilibre en matière de fiscalité qui a été engendré par cette majorité au bénéfice de quelques-uns et non pas du plus grand nombre Bruno le ma il propose également de s'attaquer au transport médical on sait que ça a suscité la colère notamment des taxis notamment dans M rural ça peut représenter jusqu'à 90 % du chiffre d'affaires des taxis dans le milieu rural le transport médical pour vous c'est une piste envisageable ça il faut revoir les choses en matière de remboursement de transport médical écoutez surtout en matière d'aménagement rural on a souvent aucune autre possibilité que le transport sanitaire il suffit de voir je le disais il y a quelques instants les déserts médicaux qui envahissent notre pays pas seulement d'ailleurs dans le monde rural mais en particulier dans le monde rural on peut toujours améliorer à la marge mais c'est pas une piste centrale et c'est pas sur ce genre de choses qu'il faut rétablir les équilibres car les équilibres ils ont été effectivement touchés mais ils ont été touchés par une politique économique et fiscale de la majorité relative actuelle qui va dans le mauvais sens un dernier mot je r les cas ne il nous reste 10 secondes le le les les baisses fiscales qui ont été faites depuis 2017 ont contrairement à ce que dit Monsieur Daniel permis une augmentation du rendement de ces impôts l'impôt sur les sociétés a été à son niveau record l'année dernière parce que les résultats des entreprises ont été supérie c'est ce qu'on veut on veut que les entreprises se portent bien pour générer de la valeur pour créer des pour créer des emplois pour créer des investissements et tous les territoires en profitent et toutes les communes de France en profitent merci cro messieur bon vous viendrez redébattre merci d'avoir été avec nous regarde ce qui de nos quotidiens régionaux et Mathias on commence par un texte qui arrivera fin mai à l'Assemblée nationale on parle évidemment du texte sur la fin de vie promis de longuees dates par Emmanuel Macron le républicain Laurin met à sa Une un débat déjà lancé entre les partisans d'une aide active à mourir et certains soignants ainsi que des responsables religieux et politiques la Provence parle d'un débat sans fin sur ce modèle français de la fin de vie quand ni ce matin fait un peu dans la provoque sur un sujet aussi délicat avec ce titre bientôt la mort sur ordonnance La Voix du Nord revient sur l'hommage hier à haras oui l'hommage annuel aux victimes du terrorisme a eu lieu cette année à haras 5 mois après l'assassinat de Dominique Bernard Gabriel hatal a donc célébré cette cérémonie dans la cité scolaire Gambetta Carno l'école où a été tué le professeur le Premier ministre a au cours de l'hommage décoré CIN héros qui se sont interposés lors de l'attaque deux d'entre eux témoignent ce matin dans les pages du journal on va à montpolier oui ou d'importantes cru ont ravagé le département du gare en l'espace d'un weekend quatre adultes ont perdu la vie et deux enfants ENF sont toujours activement recherchés Midi Libre revient sur le tragique épisode sur les anticipations qui aurait pu être fait et sur les questions qui persistent après un bilan humain aussi lourd on reste enxanie Mathias un peu plus à l'ouest dans les terres Toulouse et cet immeuble qui s'est effondré en plein cœur de la ville rose les la dépêche donne la parole ce matin au Riverin du vieux Toulouse sur l'état du patrimoine immobilier après l'effondrement d'autres immeubles adjacent pourrait être fragilisé allez on fini cap encore plus au sud oui direction la Corse Oriane enfin entre bovau et ajaacou disons hier les élus corses en délégation dans la capitale et Gérald harmanin sont parvenus à un accord le texte qui pourrait déboucher reconnaîtrait un pouvoir normatif propre à l'assemblée de cors sans Habilitation du Parlement une forme d'autonomie constitutionnelle qui devra être fixée par une loi organique merci Mathias merci André Lenel merci Jean d'avoir été avec nous pour ce débat merci à tous de nous avoir suivi prochain rendez-vous à 18h Thomas H sans public et puis je vous rappelle que jeudi à 17h vous suivrez sur notre antenne le premier grand débat de la campagne des Européens très bonne journée à demain
Bruno Le Maire